Dans la droite lignée de Survivor, Dead Aim tente de recycler la formule Resident Evil sur PS2, sauce simili rail-shooter… avec un résultat qui m'a semblé à peine moins catastrophique.
L’intrigue nous propulse sur un bateau contaminé par le virus-T, avec Bruce, probablement l’un des héros les plus fades de la série, chargé d’arrêter un certain Morpheus — mégalomane aux ambitions absurdes et au design final grotesque.
Entre satellite chinois tueur, missiles chargés de virus magique et base sous-marine financée on ne sait comment, le scénario accumule incohérences et dialogues consternants, sans jamais parvenir à susciter le moindre intérêt.
(J'avoue que cela fait partie du charme des anciens RE en qui me concerne, mais ici, c'est particulièrement gratiné)
Côté gameplay, le titre alterne entre troisième personne et phases de tir à la première personne (pensées pour le Guncon 2), dans une maniabilité lourde et peu intuitive.
Les combats manquent de punch, le bestiaire est peu inspiré, les boss oscillent entre le ridicule et le dysfonctionnement.
Le tout s’étire sur environ trois heures, ponctuées de backtracking laborieux dans des environnements ternes (mention spéciale aux égouts interminables, qui restent décidément une malédiction de game-design à travers les âges).
La réalisation a une certaine fragrance de cheap : doublages médiocres, animations inégales, design de monstres discutable, mise en scène sans relief.
Si l’ensemble peut provoquer quelques rires involontaires, l’expérience reste surtout laborieuse.
Dead Aim.pdf