La gloire discrète des oubliés
Sorti uniquement au Japon, Valkyria Chronicles III est sans doute l’épisode le plus sombre et le plus adulte de la saga.
On y incarne l’escouade 422, unité pénale composée de déserteurs et de criminels, envoyée accomplir les missions que l’armée régulière ne peut accomplir, pour des raisons de risque trop grand ou de déni plausible — avec la mort comme seule alternative à l’échec.
Le concept fonctionne remarquablement bien : ton plus grave, enjeux plus crédibles, personnages auxquels on s’attache malgré (ou grâce à) leurs défauts. Le récit gagne en maturité, même s’il conserve quelques écarts “japanimation” et une galerie de personnages parfois caricaturale.
Côté gameplay, le cœur tactique reste solide, avec des moments de blitzkrieg jouissifs et une incitation permanente au rush… mais toujours au prix de limites maintenant bien ancrées :
=> des cartes largement recyclées,
=> une IA inconstante,
=> Ordres beaucoup trop puissants qui renversent trop facilement le cours d'une bataille,
=> des classes dont l'utilité reste toujours aussi inégale,
=> un tank relégué à l’arrière-plan ou des fonctions marginales.
Les Calamity Ravens, antagonistes moralement plus nuancés, dynamisent l’intrigue mais finissent par perdre en crédibilité à force d’affrontements répétés.
Malgré tout, la progression mieux intégrée, la durée de vie généreuse et l’ambiance plus dure donnent à cet épisode une vraie identité.
S'il demeure imparfait, parfois répétitif, il se montre plus abouti que Valkyria Chronicles II.
Si vous aimez la saga et acceptez ses travers, je ne peux que vous le conseiller.
Valkyria Chronicles III- Unrecorded chronicles.doc