Lightstar

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About Lightstar

  • Birthday 07/31/1992
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    Divers et variés, mais principalement jeux vidéos, mangas, comics, musique, cinéma et sports (sauf l'équitation, le curling et le cyclisme notamment)
  1. Lightstar

    Monster Hunter 3 Ultimate

    Pas mal de jeux vidéos anciens et récents vous proposent d'aller casser du monstre. Mais dans la plupart de ces jeux, l'éradication de monstres n'est qu'une tâche parmi tant d'autres. Pourtant dans Monster Hunter, c'est bien la chasse au monstre qui est mise au cœur du jeu, en nous mettant dans la peau d'un chasseur chargé d'éradiquer des bêtes toutes plus dangereuses les unes que les autres. D'autant plus que ce Monster Hunter 3 Ultimate vient agrémenter la recette éprouvée avec l'opus Wii par une tonne de contenu supplémentaire. Alors, est-ce une bonne idée de mettre autant en avant la simple chasse de monstres ? Ou est-ce cela revient à une simulation de braconnage fantaisiste mais fade ? Préparez vous bien, car aujourd'hui nous allons chasser du gros gibier ! La chasse est ouverte !Comme vous avez pu le deviner, le jeu vous met dans la peau d'un chasseur débutant que vous pourrez personnaliser à loisir avant de débuter. Vous arrivez ensuite dans le village Moga qui a décidé de recourir à vos services afin de trouver la cause des mystérieux séismes qui envahissent le village. Car selon ses habitants, la cause se trouverait chez le Lagiacrus, un monstre marin particulièrement puissant contre lequel vous n'êtes pas de taille, du moins pour l'instant. C'est pourquoi il vous faudra gravir les échelons et s'améliorer pour devenir un chasseur de talent apte à pourfendre toutes les bêtes dangereuses qui sévissent les contrées du jeu. Mais si le scénario est bien expliqué et quelque peu mis en scène avec quelques cinématiques, ses dernières ne sont pas légion. De plus, le récit reste quand même en arrière-plan par rapport au but premier du jeu qui est de massacrer moult monstres pour obtenir un meilleur équipement afin de poutrer des monstres encore plus forts. On sent clairement une volonté de mettre l'histoire de côté au profit de l'expérience de jeu. Par conséquent, difficile de donner une appréciation pertinente du scénario. Un dangereux mais chouette safariEn revanche, il est déjà plus aisé de donner un avis sur l'aspect graphique du jeu, ainsi que sur sa bande-son. Côté graphismes, on a affaire à du travail de qualité. Si effectivement un tel rendu graphique sur une console de salon laisserait perplexe mais pour de mauvaises raisons, on peut néanmoins constater que le travail réalisé sur la console portable de Nintendo est de très bonne facture quand on tient compte des capacités techniques de la console. Notons toutefois certains bugs nous permettant de passer au travers de la matière (et même des monstres) assez déplaisants au regard. Ceci étant, les différents décors proposés sont variés et ont tous des ambiances particulières, même si certaines zones paraissent un peu vides en contenu, mais cette impression est vite contrebalancée par d'autres zones qui proposent plus de relief ou une nature plus luxuriante. La réalisation des personnages est elle aussi satisfaisante, même si leur charisme n'est pas la chose que l'on retient en premier lieu. Tel n'est pas le cas du style des armes et armures qui bénéficie d'un soin tout particulier, malgré le ridicule certain de certains de ces équipements. Mais dans l'ensemble, ces derniers sont franchement agréables à l'oeil, si bien que l'on sera parfois admiratif lorsqu'on verra notre personnage s'équiper de ces magnifiques outils de braconnage. Sauf certaines exceptions, le design des monstres s'avère lui aussi réussi. Enfin, citons l'animation réussie des personnages et monstres qui bénéficie d'une fluidité bienvenue. Question bande-son, il sera difficile de s'attarder sur les dialogues du fait de leur absence manifeste. Pour être plus précis, il y a des dialogues mais non parlés, la totalité des personnages du jeu (vous y compris) ainsi que les monstres (même si ici la logique se comprend) ne s'exprimant qu'en onomatopées. De ce fait, les bruitages habillent efficacement le jeu. Sans être non plus transcendants, ils sont pour la plupart réussis, quoique certains peuvent d'avérer agaçants. Pour ce qui est de la musique, elle s'avère d'une qualité tout particulière. On retrouve des thèmes récurrents pour les combats dans des décors donnés, et certains monstres plus imposants que les autres se paient même le luxe d'avoir leur propre thème. De ce fait, les musiques s'adaptent parfaitement aux situations et ambiances rencontrées, ce qui lui permet de remplir son rôle de la meilleure des manières. La différence entre le bon et le mauvais chasseurIci, il n'est point question d'aller chasser la galinette cendrée. Non mesdames et messieurs, il va falloir tuer du monstre, du gros, du vrai ! Et il est important de savoir comment on s'y prend, histoire de ne pas mourir rapidement. Car comme certains ont pu le dire, la chasse est un art, et surtout dans Monster Hunter. D'emblée, on est déjà étonné par la variété d'armes qui sont mises à notre disposition. C'est en effet pas moins de 12 styles d'armes différents qui nous sont proposés dans cet opus, toutes ayant leurs particularités. On peut toutefois diviser simplement les armes en deux types, c'est-à-dire les armes de mêlée et les armes à distance. Et dans ces deux catégories, il y a des armes plus ou moins maniables et simples à utiliser. Mais il faut garder à l'esprit que chaque type d'arme à ses spécificités et qualités propres, l'intérêt étant d'en utiliser le plus possible pour trouver son arme de prédilection. Ainsi, la variété des armes proposées s'avère franchement intéressant d'un point de vue du gameplay, car les combats ne se joueront pas de la même manière selon le style d'arme choisi. Justement, parlons-en des combats. Concrètement, pratiquement tous les boutons de la 3DS ont une utilité. Ainsi, le bouton B vous servira à esquiver, le bouton A vous permettra d'effectuer une attaque légère, le bouton X sera quant à lui utilisé pour effectuer des attaques plus puissantes et le bouton Y vous servira à rengainer l'arme. Mais pour quoi faire me direz-vous ? Et bien rengainer l'arme vous permet d'effectuer des actions que vous ne pourriez pas effectuer autrement. Grâce à cela, le bouton R vous servira à courir alors qu'avec l'arme dégainé il sert à effectuer une attaque ou capacité spéciale changeant selon le type d'arme utilisé, et le bouton L vous permettra de circuler dans votre inventaire alors qu'il est impossible d'y accéder autrement. Vous devinez alors la grande richesse que réside le système de combat de Monster Hunter 3, puisque permettant différentes combinaisons de touches afin de réaliser les combos les plus meurtriers possibles. Mais on touche également du doigt un point polémique du jeu, dont le point central réside dans la certaine lourdeur du gameplay, celle-ci étant plus ou moins accentuée selon le type d'arme que vous utilisez. Il s'avère en effet que les attaques portées ont une impression générale de lenteur, et surtout pendant les premières heures de jeu, alors même que le gameplay de ce premier opus a été simplifié par rapport aux précédents. Et cette impression n'est guère atténuée par l'utilisation des objets qui nécessite de ranger son arme avant de les utiliser. Mais ce n'est pas tout, car le personnage prend le temps d'effectuer une petite animation après l'utilisation d'un objet, qui peut parfois s'avérer fatale en plein combat. Et pour couronner le tout, certaines armes auront besoin d'être aiguisées en plein combat, sous peine d'être rapidement rendues inefficaces à force d'être utilisées. De ce fait, le gameplay de Monster Hunter en frustra plus d'un, tant il faudra faire preuve de patience pour l'assimiler, et certains n'auront pas la patience de le faire. Mais ceux qui le feront découvriront un gameplay riche aux possibilités multiples en termes de combat. La chasse ne meurt jamaisC'est bien beau de dire qu'on va aller chasser du monstre, encore faut-il savoir à quoi ça sert concrètement ! Simplement, tuer du monstre vous permettra de récolter des matériaux nécessaires pour confectionner des armes et armures toujours plus puissantes pour affronter des monstres toujours plus dangereux. Toutefois, le braconnage de monstres ne sera pas le seul moyen de récolter de précieux matériaux pour réaliser vos équipements. Il vous sera également nécessaire d'aller récolter du minerai grâce à votre pioche, de capturer des insectes avec votre filet, d'aller parfois pêcher du poisson (enfin, surtout pour les adeptes des armes à distance)... bref, bien d'autres activités plus ou moins intéressantes. Mais il est possible de choisir la solution de facilité pour crafter les objets de soutien comme les potions et autres réjouissances. S'il est possible de créer ces dernières en réunissant soi-même les ingrédients nécessaires à leur réalisation en allant les chercher ou en recourant à la ferme ou encore aux marins du village Moga , il est possible de les acheter chez des marchands. Mais certains d'entre d'eux ne seront pas disponibles à l'achat, ce qui obligera le joueur à les faire soi-même ou à passer par l'échange avec le capitaine de l'Argosy. Et il est également possible d'améliorer les armes et armures ainsi créées, en utilisant là encore les matériaux nécessaires à cette amélioration ou en incrustant des joyaux augmentant certaines statistiques de l'équipement en question. A noter que pour les armures l'amélioration passe par l'utilisation de sphères d'armures que l'on peut trouver notamment en allant miner, mais il est également possible d'ajouter des joyaux à l'instar des armes. Là encore, on soulève un point polémique. Certains n'auront peut-être pas la patience de faire toutes ces opérations fastidieuses afin d'obtenir le meilleur équipement possible. Mais pour les autres, il leur faudra de l’abnégation et de la patience pour crafter tout ce qui est possible et imaginable, tant le contenu ajouté dans cette version Ultimate est littéralement pléthorique. De quoi passer de nombreuses heures de jeu à essayer de tout collectionner ! Sales bêtes !On avance, on avance, mais on a toujours pas évoqué le déroulement concret du jeu. Avec un principe de jeu aussi basique que la chasse au monstre pure et simple, le déroulement du jeu n'allait pas se perdre en conjectures. Après un tutoriel plutôt long, s'il est possible d'explorer librement la plaine Moga de jour comme de nuit, vous allez devoir la plupart du temps accepter des quêtes venant de la guilde des chasseurs, les mener à bien pour ensuite réaliser des quêtes à la difficulté grandissante pour devenir le gratin des chasseurs. Si la plupart des quêtes consistent à tuer un gros monstre, voire même plusieurs, certaines demandent d'aller trouver des objets pour les ramener à la base. Des quêtes Fedex en somme, étonnantes dans un jeu centré sur le braconnage de monstres ! Il est également possible de demander à vos amis chasseurs croisés via Streetpass de remplir des quêtes pour vous, histoire qu'ils vous apportent quelques précieux matériaux. Outre l'augmentation du niveau de puissance des monstres, l'avancement dans les quêtes aura également pour conséquence d'atténuer l'assistance prodiguée par la guilde des chasseurs. Car si dans vos premières quêtes vous disposerez d'objets supplémentaires dans un coffre situé au début du niveau, ces objets apparaîtront plus tard dans des quêtes plus difficiles, voire n'apparaîtront plus du tout. Pire encore, vous commencerez dans une zone aléatoire dans ce genre de quêtes, ce qui vous amènera parfois à tomber nez à nez avec un grand monstre ! Pour continuer sur la difficulté des combats en eux-mêmes, ces derniers ne seront pas évidents dans vos premières heures, le temps de s'adapter au gameplay. Mais c'est parfois la caméra qui vient s'ajouter à la difficulté des combats, celle-ci se plaçant parfois dans des angles improbables, surtout dans des zones étroites où le monstre a eu la bonne idée d'aller se planquer en changeant de zone dès qu'il subit trop de dommages. Et cette gestion de la caméra n'est pas facilité par le fait qu'en l'absence d'un second joystick, gérer la caméra avec la croix directionnelle de la 3DS s'avère franchement fastidieux si on décide de se passer d'un circle pad pro. Et le problème s'accentue pour les combats sous-marins qui demandent de gérer de manière plus régulière pour réussir à se mouvoir correctement. Ainsi, la gestion de la caméra ajoute de la difficulté, tant elle est loin d'être évidente et mettra la patience de certains à rude épreuve. Toutefois, elle est parfaitement gérable pour peu que l'on prenne le temps de s'y faire. Les développeurs ont eu la bonne idée d'intégrer un bouton de lock pour les grands monstres qui permettent de se dispenser quelque peu de la gestion manuelle de la caméra. Il est vrai toutefois que la gestion de la caméra est loin d'être optimale. Heureusement en mode solo, on pourra compter sur l'aide bienvenue des Shakalakas, des petits êtres qui pourront vous assister durant vos combats. N'oublions pas également le multijoueur, car la chasse, c'est aussi « l'esprit de camaraderie, la fraternité dans l'effort contre la rudesse de Dame Nature » ! S'ajoute dès lors un mode multijoueur au jeu qui propose des quêtes différentes de celles proposées en solo, notamment des quêtes en arène. Le seul bémol de ce mode multijoueur sur 3DS est qu'il ne propose pas de mode en ligne. Pour être précis, il est nécessaire d'avoir une Wii U pour pouvoir jouer en ligne avec sa 3DS. Autant dire que c'est inutilement compliqué et fort dommage, alors que l'intérêt du soft y gagne beaucoup en multijoueur, même s'il est tout aussi agréable en solo ! Monster Hunter 3 Ultimate s'avère être un jeu franchement réussi, pour peu que l'on s’accommode avec son gameplay fort particulier, ce que certains joueurs ne feront pas vu la lourdeur de celui-ci. S'ajoute à cela pour ces derniers un principe qui peut s'avérer fort répétitif pour ces mêmes joueurs, ainsi qu'une caméra difficile à prendre en main. De quoi en rebuter plus d'un, mais si on dépasse tout cela, on découvre un opus addictif, riche en contenu et en durée de vie, à la réalisation bien fichue et au gameplay fort intéressant.
  2. Avec un premier épisode réussi, Phoenix Wright a su imposer sa vision du métier d'avocat au sein du monde vidéoludique, en proposant une série d'affaires où vous devez prouver l’innocence de votre client. Mais en plus d'avoir réussi cette prouesse, le jeu peut se targuer d'avoir proposé avec succès le format du visual novel en Occident, pourtant peu répandu sous nos latitudes. Ainsi, Capcom tente évidemment de rééditer ce succès avec ce deuxième opus de la saga.Est-ce que le studio va une nouvelle fois prouver qu'il propose le meilleur jeu de « simulation » d'avocat, ou bien passer par la case Prison après avoir fait une suite sans ambition ?La Cour va de nouveau rendre son verdict ! Un nouveau départ ?Une fois la première affaire lancée, le jeu commence par une petite cinématique d'introduction nous montrant Phoenix Wright faisant une petite sieste avant un procès et réveillé par un terrible cauchemar. Mais ses ennuis ne s'arrêtent pas là, puisque l'un des témoins de l'affaire va assommer notre avocat de la défense par un bon coup d'extincteur derrière le crâne, ce qui va lui causer une amnésie pile avant le procès. Nous retrouvons donc un Phoenix Wright amnésique qui va tenter de se sortir de ce pétrin, alors même qu'il a oublié les tenants et aboutissants de son affaire, et même les rouages du métier d'avocat. Ainsi, cette première affaire sera une sorte de tutoriel où les nouveaux venus pourront apprendre comment se passe un procès et expliquer les mécanismes nécessaires pour déceler le vrai coupable. Si l'initiative est appréciable, force est de constater que Capcom ne va pas au bout de son intention visant à aider les non-habitués à la saga. Il s'avère en effet que pour les autres affaires, les références scénaristiques sont légion et risquent de perdre facilement celui qui voulait s'initier à Phoenix Wright par cet opus. Il est donc davantage conseillé au nouveau venu de commencer par le premier épisode de la saga, afin d'avoir une compréhension optimale du récit de ce deuxième opus. Par conséquent, le joueur ayant joué au premier Phoenix Wright va apprécier les nombreuses références faites à ce dernier jeu, même si parfois elles peuvent se révéler un peu lourdes. De plus, l'histoire se montre un peu moins prenante que celle narrée par le premier épisode qui proposait de nombreuses situations dramatiques, là où celle du second épisode ne plonge pas les principaux protagonistes dans les mêmes tourments. Ou du moins, elle le fait par moments, car elle sait tout de même se montrer efficace, notamment concernant le mystère qu'entoure l'un des personnages clés de la saga qui sera révélé dans une quatrième affaire riche en rebondissements et pleine de tension. Par contre, il est dommage de constater pas mal d'erreurs de traduction ou de petites fautes d'orthographes au sein de quelques dialogues, ce qui peut parfois nuire à l'immersion. Enfin comme d'habitude, on retrouve également une galerie de personnages déjà connus ou nouveaux aux traits de caractère bien différents les uns des autres, ce qui n'est pas sans créer quelques scènes comiques toujours appréciables dans cette série. Toujours une belle ambiance, votre Honneur !Du point de vue des graphismes, peu de changements notables sont à signaler, si ce n'est quelques améliorations concernant les cinématiques qui se montrent un peu plus animées que dans le précédent épisode. A part ça, on retrouve toujours des décors fixes avec un personnage à l'écran (ou alors plusieurs qui se succèdent par fondus enchaînés), comme dans la grande tradition des visual novels japonais, s'animant par diverses expressions faciales ou par différentes gestuelles via une animation bien réussie. Ainsi, les décors sont toujours agréables à regarder et ont le mérite d'être assez variés. On retrouve par ailleurs le même jeu d'effets visuels pendant les procès qui rendent ces derniers réellement dynamiques. L'ensemble graphique est donc toujours aussi agréable à regarder. Et que dire de cette bande-son toujours aussi marquante ! Comme dans le premier épisode, celle-ci est d'une grande qualité et vient ponctuer les différents moments de l'intrigue, afin de combler le silence quasi total des personnages, ces derniers étant toujours dénués de voix, sauf pour quelques phrases des différents avocats de la défense ou de l'accusation. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que l'on écoute des musiques toujours aussi réussies et variant selon les situations rencontrées. A l'instar du second épisode, on a donc le droit à des musiques tantôt entraînantes, tantôt pesantes, tantôt enjouées, etc... Ces compositions musicales sont même parfois des versions différentes de musiques déjà entendues dans le premier épisode de Phoenix Wright, voire les mêmes versions réutilisées dans cet épisode, comme si elles étaient là pour faire un clin d’œil au joueur aguerri. Mais ce n'est pas pour autant que les musiques sont identiques d'un épisode à l'autre, au contraire celles du deuxième opus ont une identité propre et forment un tout réellement différent, même si quelques musiques sont reprises du premier Phoenix Wright. L'avocat/enquêteur est de retour, mais avec quelques nouveautés !Pour ce qui est du gameplay, le joueur rodé avec le premier épisode retrouvera rapidement ses marques, puisque le déroulement des affaires est quasiment le même. Pour ceux qui ne connaissent pas encore les mécanismes du gameplay de Phoenix Wright (et qui n'ont pas envie de lire le test du premier Phoenix Wright rédigé par le même auteur !), revenons brièvement sur ce gameplay. Le jeu se divise en deux phases, la première étant celle d'enquête (sauf pour la première affaire qui vous plonge directement dans le procès) qui sera là pour vous permettre de trouver les pièces à conviction nécessaires pour établir l'innocence de votre client et de rétablir la vérité sur les faits de l'affaire. Pour cela, vous pouvez examiner les différents lieux que vous serez amenés à visiter, vous déplacer d'un lieu à l'autre, et dans le cas où une personne se trouve en face de vous, il sera possible de discuter avec elle de sujets plus ou moins liés à l'affaire ou de lui montrer des pièces à conviction ou bien un profil d'une personne concernée par l'affaire, ce qui constitue une nouveauté car il était uniquement possible de montrer des pièces à conviction dans le premier opus. Mais une autre nouveauté vient s'ajouter à cette phase d'enquête et vous sera proposé au cours de la seconde affaire. Celle-ci passe par l'utilisation du Magatama, un artefact qui vous permettra de déduire que votre interlocuteur vous ment ou cache quelque chose à propos d'un sujet bien précis par la révélation de verrous-psychés. Et pour révéler au grand jour ce mystère, il vous faudra briser ces verrous en présentant des pièces à convictions ou des profils qui s'avèreront décisifs pour découvrir la vérité. Mais il vous faudra faire attention, car la moindre erreur dans la présentation de ces éléments vous enlèvera une partie de ce que l'on pourrait appeler votre barre de vie. Mieux vaut être sûr d'avoir tous les éléments en main pour découvrir ce que cache un personnage, sous peine d'être grandement pénalisé par la suite, puisque cette même barre de vie se videra encore si vous commettez des erreurs pendant le procès. Pour autant, la réussite dans l'ouverture des verrous-psychés vous permettra de remplir votre jauge de vie. Une fois que vous aurez appris le maximum de choses possibles sur les lieux et les protagonistes de l'affaire, le procès va pouvoir débuter. Ici, pas de nouveautés pour l'habitué de la saga, si ce n'est qu'il pourra présenter les profils des personnages, comme durant l'enquête. Mis à part cela, le déroulement du procès est le même : un témoin va raconter sa version des faits ou d'un événement relatif à l'affaire, et il vous faudra déjouer les failles dans son témoignage via le contre-interrogatoire. Pour cela, vous pouvez « attaquer » une partie du témoignage pour espérer en apprendre plus, ou bien présenter une pièce à conviction ou un profil pour pointer du doigt une incohérence en lancer un vigoureux « Objection ! » au sein du tribunal. Là encore, mieux vaut être sûr de ce que l'on avance si on ne veut pas perdre une partie de la barre de vie qui remplace les points d'exclamations du premier épisode, car si celle-ci se vide votre client sera reconnu coupable. De même, il vous sera proposé des choix qui pourront vous être fatals si vous ne choisissez pas la bonne réponse. A vous donc d'être prudent, d'autant plus que vous pouvez faire défiler les différentes parties du témoignage pour espérer obtenir un indice plus ou moins direct de la part de Phoenix et Maya. Ce deuxième épisode ne propose donc pas une révolution notable dans le gameplay, mais se permet quand même d'ajouter quelques nouveautés intéressantes qui viennent quelque peu l'enrichir. On a donc le droit au même gameplay efficace et simple d'accès qu'à l'accoutumée, quoique relativement répétitif, hormis quelques situations venant changer les habitudes prises par le joueur. Mais le point noir dans ce gameplay, c'est qu'il n'exploite pas les capacités de la DS, en effet aucune affaire dans cet épisode ne vous permet de découvrir d'autres options de jouabilités rendues possibles grâce à la console de Nintendo, ce qui est dommage car la dernière affaire du premier épisode avait été créée spécialement dans cette optique. On aurait pu s'attendre à ce que les développeurs intègrent les possibilités de gameplay révélées auparavant, mais il n'en est rien. Ce sera peut-être pour la prochaine fois ! Une aventure plus courte, mais plus corséeD'ailleurs, il n'est pas étonnant que l'on ne croise pas d'épisode mettant à profit les capacités de la DS dans cet opus, comme cela a été fait précédemment. En effet, Justice For All propose la bagatelle de quatre affaires, soit une de moins qu'auparavant. On peut donc se dire que la durée de vie s'en trouve assez réduite. Même si d'une part cela est vrai, d'autre part le jeu compense par des affaires un peu plus corsées, en effet il vous faudra faire bien plus d'efforts dans cet opus pour résoudre les quatre affaires qui vous sont proposées, tant la difficulté de celle-ci est montée d'un cran par rapport aux autres péripéties de Phoenix. Bien évidemment, la difficulté va en grandissant, par conséquent vous n'aurez (normalement!) aucun mal à résoudre la première affaire, mais les suivantes vont voir leur difficulté augmenter sensiblement, d'autant plus que vous serez parfois confronté à des dilemmes lors des procès qui nécessiteront une grande réflexion de votre part. Il est également conseillé d'effectuer une affaire entière presque d'une traite, car malgré les différents découpages qu'elle propose pour faire des pauses, il vous faudra souvent revenir sur certains points de l'affaire en cours pour trouver la solution. Cela suppose de ne pas trop faire de coupure entre les différentes parties d'une même affaire pour l'avoir bien en tête, et la résoudre sans être perdu dans la multitude d'évènements qu'elle révèle ! De ce fait, même si le jeu propose moins d'affaires à boucler, celles-ci se montrent plus ardues, voire parfois même un peu tirées par les cheveux concernant la résolution de certains points de l'affaire, ce qui influe nécessairement sur la durée de vie, malgré que ce côté ahurissant dans la résolution de quelques affaires puisse rendre cela artificiel. Pour autant, une fois toutes les affaires conclues, l'intérêt d'une rejouabilité se montre encore une fois limité, car vous n'apprendrez rien de plus sur le scénario de cet opus. Il vous faudra donc jouer au troisième épisode de la saga pour en apprendre plus sur l'univers de Phoenix Wright et de son entourage, ce que fera sûrement le fan de la saga avec cette suite efficace, mais peut-être pas le nouveau venu qui aura fait l'erreur de commencer par cet opus ! A défaut d'être révolutionnaire, Phoenix Wright : Ace Attorney : Justice for all est une bonne suite qui apporte tout de même quelques nouveautés appréciables dans le gameplay, même si ces dernières n'exploite pas au mieux les capacités de la console portable de Nintendo. D'autre part, cet épisode est à conseiller pour ceux qui auraient suivi les premières aventures de l'avocat à la coiffure en hérisson, tant les références scénaristiques au précédent épisode sont légion. Pour ceux qui aimerait découvrir la saga, il sera bien plus conseillé de jouer au premier opus avant d'entamer Justice for all ,et peut-être les autres Phoenix Wright.
  3. Lightstar

    Dragon Ball Z Infinite World

    Pas de doute, la série des Dragon Ball a su rééditer le succès qu'elle a rencontré en manga et en anime en produisant divers jeux vidéos. Mais s'il y a bien une saga de jeux qui a marqué les esprits, c'est bien celle des Budokai. Avec les jeux estampillés Budokai, la série a su redresser la barre et s'imposer comme étant incontournable avec son troisième opus, à tel point que la majorité des fans préfèrent les Budokai aux Tenkaichi, bien que ces derniers offrent un contenu plus conséquent.En 2008, c'est un retour au sources et donc au gameplay des Budokai qu'offre Infinite World sur une PS2 en fin de parcours.La saga des Budokai est-elle conclue de manière magistrale ? Ou bien est-ce que les développeurs n'ont pas écouté les souhaits des fans ?Chargez votre Ki et préparez-vous pour l'ultime bataille chez les Budokai ! Un scénario (encore?) survoléComme le veut la tradition des jeux Dragon Ball, Infinite World vous propose de revivre les arcs phares du manga à travers différents combats et mini-jeux dans le mode Mission Dragon (dont on reviendra dessus plus tard). Par conséquent, pas besoin de revenir sur l'histoire du jeu, celle-ci étant normalement connue d'une grande partie d'entre vous. Et si ce n'est pas le cas, courez vite rattraper votre retard ! Il n'y a donc pas de surprise pour les connaisseurs de la série, ces derniers ne seront pas surpris par la trame du jeu. En revanche, il est déconseillé à ceux qui veulent découvrir l'univers Dragon Ball de se plonger dans cet opus, en effet le jeu se contente simplement de proposer quelques cut-scenes retraçant les évènements importants de la série. Et encore, ces moments là sont clairement survolés et des détails scénaristiques ainsi que certains combats manquent à l'appel. C'est donc avec une certaine déception qu'on l'on aborde l'histoire de Dragon Ball dans son jeu, tant les cut-scenes sont réellement anecdotiques et les ellipses temporelles sont tellement conséquentes que l'on se pose des questions quant à la cohérence de l'ensemble, quand ce n'est pas des pans entiers du scénario qui manquent à l'appel via les cut-scenes. Ce n'est pas encore avec Infinite World que l'on verra un mode « Histoire » digne de ce nom dans un jeu Dragon Ball, mais bon rien de mieux que le manga ou l'anime pour découvrir l'histoire de Dragon Ball après tout ! Des modes de jeux peu nombreux et des mini-jeux inutiles qui laisseraient Goku sur sa faim !Si on se penche sur les modes de jeu, on peut en compter 4 jouables. Il n'est pas nécessaire de s'attarder davantage sur les modes Duel Dragon et Entraînement du Guerrier, ces deux modes correspondant respectivement aux modes Versus (dans lequel vous pouvez affronter un adversaire IA ou humain) et Entraînement (où vous pouvez essayer les différentes techniques et coups de votre personnage) des jeux de combat habituels. Le plus conséquent de ces modes de jeu est le mode Mission Dragon, qui vous propose comme on l'a dit plus haut de revivre l'histoire de la saga Dragon Ball. Pour cela, ce mode vous propose d'alterner entre des combats et des mini-jeux. S'il n'y a rien de particulier à dire sur les combats, même si ces derniers peuvent être assez relevés quand votre adversaire a plus de jauges de vie que vous, et que cela peut être des combats d'entraînement faisant office de tutoriels (uniquement au début du jeu), des combats simples ou avec certaines conditions (par exemple, résister pendant un certain temps), en revanche il y a de quoi dire sur les mini-jeux, tant ces derniers semblent (trop!) nombreux. Il s'avère en effet que n'importe quel passage de l'histoire de Dragon Ball est l'occasion d'intégrer un mini-jeu. La preuve avec notamment un mini-jeu dans lequel on doit attraper Bubbles, le singe de Maître Kaio, ou encore un autre mini-jeu qui reprend l'entraînement de Goku dans son vaisseau avant son arrivée sur Freezer. Ainsi, ces mini-jeux auraient pu être sympathiques s'il étaient placés de manière intelligente, mais là on a plus l'impression qu'ils ont été intégrés pour faire office de remplissage, ce qui ralentit la narration et nuit à l'intérêt du mode Mission Dragon. Pire encore, la jouabilité de certains d'entre eux est franchement pas terrible, notamment pour les mini-jeux où on doit passer par des points de contrôle dans un environnement en monde ouvert, dans ces derniers on a affaire à une carte bien trop grande alors que les déplacements du personnage incarné sont relativement lents, d'autant plus que le sprint vous permettant d'aller plus vite ne s'utilise pas à l'envi. Le dernier mode jouable à déverrouiller est le mode Parcours du Guerrier qui vous propose de combattre contre 100 adversaires répartis sur quatre cartes différentes. On peut reprocher à ce mode d'être assez banal et de ne pas proposer une expérience assez intéressante pour être mémorable, puisqu'on a juste affaire ici à une succession de combats. En dehors de ces modes jouables, vous pouvez acheter des techniques et autres contenus dans le mode Salle du Guerrier via la monnaie récoltée notamment dans les modes Mission Dragon et Parcours du Guerrier. Car oui dans Infinite World, absolument tout se paie contre des zénis (la monnaie du jeu), que ce soit arènes, personnages supplémentaires, techniques... ce qui implique d'avoir une certaine patience et de rejouer maintes et maintes fois dans les modes précités pour tout débloquer. Vous avez également la possibilité d'acheter des capsules qui vous permettront d'améliorer vos statistiques, mais celles-ci s'utilisent principalement dans le mode Mission Dragon, ou encore des objets à utiliser pendant le combat aux caractéristiques variées. Vous pouvez également dans ce mode définir les techniques et objets précédemment acquises dans la boutique du mode Salle du Guerrier pour chacun des combattants que vous avez débloqué. Par conséquent, les modes jouables sont assez peu nombreux et ne brillent pas forcément par leur intérêt et leur originalité. En plus de cela, un mode phare de la saga Budokai manque à l'appel : le mode Championnat du Monde qui offrait une alternative assez sympathique au mode Duel dans les autres volets ou le mode Monde du Dragon remplacé par le mode Mission Dragon alors que son prédécesseur était bien plus intéressant pour nous narrer l'histoire de Dragon, notamment en termes de jouabilité. La disparition de ces modes est donc à déplorer, d'autant plus qu'on se retrouve avec moins de modes jouables qu'à l'accoutumée dans Infinite World. Une réalisation et un gameplay toujours appréciablesSi on s'attarde sur les graphismes, on peut remarquer d'ores et déjà qu'ils n'ont pratiquement pas bougé depuis Budokai 3. Ainsi, ces derniers restent toujours aussi beaux : les décors ainsi que les personnages du jeu sont bien détaillés malgré quelques exceptions et un certain vide pour certains d'entre eux. L'animation des personnages et leur modélisation est encore une fois à la hauteur des jeux précédents, le cell-shading servant parfaitement le chara-design des combattants, et la palette de couleurs est idéalement utilisé dans les décors, ce qui rend l'ensemble graphique vraiment agréable à l'oeil tout en reproduisant fidèlement l'univers d'Akira Toriyama, bien qu'il n'y ait pas vraiment d'évolution dans le graphisme. Pour la bande-son, on a le droit à du recyclage en ce qui concerne les musiques, en effet certaines de ces musiques sont directement reprises des jeux Budokai précédents. Ainsi, certains thèmes restent plus mémorables que d'autres, mais le tout reste correct. Les bruitages facilitent toujours l'immersion dans l'univers de Dragon Ball, si bien que l'on s'y croirait presque à chaque fois que l'on affronte ses opposants. Et pour renforcer l'immersion, les voix japonaises des doubleurs de l'anime original peuvent être préférées aux voix anglaises. Pour le gameplay, il n'y a pas de surprise non plus pour ceux qui ont d'ores et déjà joué aux jeux Budokai précédents : il y a toujours trois boutons d'attaque (un pour les coups de poing, un autre pour les coups de pied, un pour lancer des boules de Kikoha), un bouton de garde, un bouton pour enclencher les attaques puissantes, un bouton pour recharger le Ki, un bouton pour un sprint aérien, un bouton pour enclencher le mode Aura (dans lequel seules les attaques puissantes peuvent vous interrompre pendant un combo) et un bouton pour lancer une attaque chargée sur votre adversaire. De plus, il est toujours possible d'effectuer des prises en combinant certaines touches, des pas de côté, des esquives en appuyant sur la touche de garde au bon moment ou des téléportations en appuyant sur la touche de garde en plus d'une direction si vous avez le bon timing et assez de Ki. Si on retrouve l'essentiel du gameplay efficace et agréable à jouer des Budokai, force est de constater qu'il manque certains éléments par rapport aux opus précédents. Ainsi, plus de duels énergétiques quand deux attaques de type Kaméhaméha se confrontent et où il fallait faire tourner les joysticks le plus vite possible pour avoir un avantage sur l'adversaire, ici c'est le plus rapide qui l'emporte sur l'autre. De même, fini les duels d'attaque quand les deux combattants exécutaient une attaque puissante et où il fallait jouer à une sorte de chifoumi dans lequel les deux adversaires appuyaient sur un bouton et où le joueur qui subissait l'attaque prenait des dégâts tant qu'il n'avait pas appuyé sur le même bouton que son opposant. Enfin, on peut déplorer l'impossibilité d'appuyer directement sur la touche de Kihoha après un combo pour lancer une attaque type Kaméhaméha, alors que dans Infinite World il faut enclencher manuellement ce type d'attaque. Le gameplay reste malgré cela correct, mais ces oublis pourront troubler les adeptes des jeux Budokai précédents et le prive de certaines subtilités pourtant intéressantes dans les autres jeux de la série, d'autant plus qu'un certain temps d'adaptation sera nécessaire pour le maîtriser. Un roster complet à débloquer après de longues, longues péripéties...On remarque ici la présence de plus d'une quarantaine de personnages pour plus d'une centaine de transformations, ce qui fait du roster d'Infinite World le plus complet de la série Budokai, même si Tenkaichi 3 propose pratiquement le double de contenu et que certains personnages manquent à l'appel (Goku petit, Kaio Shin ou encore Uub). Ainsi, on retrouve des protagonistes aussi bien de la saga Dragon Ball Z que de la saga Dragon Ball GT, ce qui ravira certainement les fans qui y trouveront leur compte. Dans cette foule de combattants, on retrouve évidemment des personnages plus ou moins évidents à jouer, et même des personnages plus ou moins puissants par respect de la hiérarchie des personnages dans Dragon Ball. Mais il est également possible de définir vos capsules de telle manière que la puissance de vos personnages augmente ou diminue. Encore faut-il pour profiter de tout ce roster le débloquer en les achetant dans la boutique. Et cette tâche s'avérera des plus longues, tant parfois le prix de certains capsules est assez élevé. En somme, la durée de vie du jeu s'en retrouve gonflée de manière artificielle puisqu'il vous faudra refaire les niveaux des modes Mission Dragon et Parcours du Guerrier pour avoir le plus d'argent possible, ce qui est rébarbatif et peu intéressant, surtout dans le cas du Mode Mission Dragon qui est assez peu passionnant. A vous donc de voir si vous avez la patience nécessaire afin de tout débloquer. A défaut de révolutionner la série des Budokai, Infinite World en reprend les principaux éléments, mais paradoxalement il en supprime certains éléments pourtant bien pensés dans les précédents épisodes. De plus, il offre un mode solo assez peu intéressant en comparaison de ce qu'offrait les autres jeux de la série, la faute à un Mode Mission Dragon assez inintéressant avec ses mini-jeux à la pelle et un Mode Parcours du Guerrier dispensable. Cependant, le jeu peut offrir une alternative appréciable pour ceux qui n'auraient pas essayé les jeux Budokai, même si Budokai 3 reste la meilleure expérience en la matière. Et pour ceux qui auraient déjà essayé les autres jeux Budokai, inutile d'acquérir Infinite World à moins d'être un fan inconditionnel de Dragon Ball.
  4. Le milieu des années 2000 a été marqué par l'émergence d'un certain nombre de RPG sur la GameCube ayant reçu des réceptions extrêmement positives de la part de la critique. Parmi ces jeux, Baten Kaitos a connu un destin plutôt frustrant. Malgré des critiques réjouissantes et enthousiastes, le RPG de Monolith Soft n'a pas su réaliser des ventes satisfaisantes, si bien que sa suite (ou plutôt sa préquelle) intitulée Baten Kaitos Origins ne verra pas le jour en Europe. Est-ce réellement une injustice ? Ou est-ce un destin mérité ? Déployez vos ailes et envolons nous vers les îles célestes ! Ô grand Océan... L'histoire nous propose de suivre les aventures de Kalas, plus précisément dans la peau de son Ange Gardien, un être venu d'un monde et d'une époque lointaine capable de se lier à certaines personnes et ayant choisi de se lier à Kalas. Le jeu commence alors que l'on voit Kalas reprendre connaissance chez Larikush, docteur du village de Celebrai à Sadal Suud. On s'aperçoit que l'Ange Gardien (donc vous) n'a plus aucun souvenir des événements ayant précédé l'arrivée de Kalas au village, alors que la mémoire de ce dernier semble intacte. Peu de temps après, ignorant les avertissements du maire du village, Kalas décide de se rendre dans la forêt de Fourbelune, considérée comme maudite par ses habitants, afin d'y suivre Xelha, une jeune fille qu'il a rencontré plus tôt. Après un combat contre un monstre ayant coûté la vie des deux gardes du corps de Xelha, cette dernière explique à Kalas qu'elle recherche les Magnus Ultimes renfermant le dieu maléfique Malpercio, qui fut emprisonné dans ces objets mille ans plus tôt à la suite d'une bataille féroce contre les Hommes les ayant contraint à quitter la Terre devenue irrespirable pour élever certaines de ses nations dans le ciel. Xelha explique également que l'empereur de la nation d'Alfard, Geldoblame, souhaite libérer le pouvoir de ce dieu et s'en approprier, et qu'il est donc important de retrouver les Magnus Ultimes avant lui. Pourtant peu emballé par l'idée d'affronter les forces impériales, Kalas décide de secourir Xelha enlevée peu de temps après par l'empire, en pensant que cela est peut-être l'occasion de se venger de Giacomo, soldat impérial responsable de la mort de son grand-père et de son frère. Vous l'aurez peut-être constaté, la quête proposée par Baten Kaitos semble loin d'être originale, tant les histoires sur la résurrection d'un mal ancien et terrible ont fait l'essence d'un (trop?) grand nombre de RPG. D'autant plus que l'impression de déjà vu est renforcée par des personnages reprenant des stéréotypes bien connus du genre (Gibari et sa relative bonhomie, l'air généralement ingénu de Xelha...). Pourtant, ce sentiment surtout présent dans les premières heures du jeu doit être largement nuancé. Au fur et à mesure de la progression de l'histoire, on a l'occasion d'en apprendre plus sur l'univers du jeu et les motivations profondes de chaque protagoniste qui ne sont pas aussi simples qu'on pourrait le penser. Le scénario fait également preuve de rebondissements réellement efficaces qui donnent de l'intérêt à l'histoire contée par Baten Kaitos, même si certaines questions restent sans réponses à la fin du jeu. Mais le gros point fort du récit réside sans doute dans la relation entre l'Ange Gardien et les personnages du jeu. Les sollicitations des protagonistes pour nous demander notre avis durant le jeu fissurent déjà un 4ème mur qui est réellement explosé à la fin du jeu. Sans spoiler, on pourra dire que la conclusion du récit nous fait prendre conscience que le jeu discutait avec le joueur, l'avait embarqué pour suivre une aventure fantastique à ses côtés, si bien que le moment des adieux s'avère difficile à encaisser. A sa manière, le jeu réussit avec brio à nous impliquer dans son univers. Une rencontre qui changera à jamais leur destin. ...guide nous vers des contrées magnifiques... L'île de Sadal Suud n'est pas la seule que vous arpenterez durant vos aventures, puisque vous serez amenés à visiter quatre autres îles célestes ainsi que d'autres endroits d'abord cachés à première vue. Ce sera l'occasion pour le joueur d'admirer des décors variés aux ambiances réellement différentes qui permettront à la GameCube de montrer son plein potentiel graphique. Si au niveau technique le jeu n'est pas irréprochable, si l'on songe notamment aux animations parfois perfectibles, l'esthétique du jeu est quant à elle sublime. Chaque lieu traversé par les protagonistes présentent des décors soignés et oniriques, dont certains proposent des ambiances rarement vues ailleurs comme c'est le cas pour l'île de Mira alternant des décors féeriques avec d'autres bien plus ésotériques (citons notamment le village animé, le donjon du jardin mystique ou encore le labyrinthe des miroirs) mais tout aussi plaisants à contempler. Il n'est d'ailleurs pas impossible de se surprendre à s'arrêter sur la carte de l'île où l'on se trouve, afin d'admirer le somptueux travail esthétique opéré par l'équipe de Monolith Soft. Tout ce travail graphique est brillamment illustré par la musique du jeu composée par Motoi Sakuraba, connu notamment pour son travail sur Golden Sun ou plus récemment sur la série des Dark Souls. On sent que l'artiste a su s'imprégner de l'univers du jeu pour composer des pistes renforçant l'immersion dans l'univers de Baten Kaitos. Alternant entre des thèmes épiques, lyriques, sombres, l'OST du jeu est un quasi sans faute tant les mélodies collent parfaitement aux différents lieux visités dans le titre de Monolith Soft. Cependant, le gros point noir de la bande-son réside dans le doublage des personnages. Sans être totalement catastrophique au point d'entrer dans le panthéon des jeux mal doublés, il est parfois curieusement détaché de toute émotion, donnant l'impression d'être totalement neutre ou à côté de la plaque alors que l'on pourrait légitimement s'attendre à plus d'implication émotionnelle de la part des protagonistes. Si cela se remarque surtout pour les personnages secondaires, certains passages impliquant des rôles principaux souffrent malheureusement de ce même problème. Dommage de constater un tel décalage entre une musique fabuleuse et un doublage plus que moyen. Il vous est néanmoins possible de désactiver les voix si cela vous tracasse, mais l'ajout des voix originales aurait pu être appréciable pour se rendre compte si cette impression est ou non due au doublage anglais. Cinq îles célestes qui seront autant d'univers différents à visiter. ...au gameplay si particulier... Mais la principale curiosité de Baten Kaitos réside indéniablement dans son gameplay qui est pour le coup véritablement original. Là où une bonne partie des combats dans les J-RPG proposent de choisir librement l'action qu'on souhaite réaliser pour un personnage, Monolith Soft prend le contre-pied de ce principe pourtant solidement ancré dans le genre. Ici, pas de menu contextuel avec les différentes actions possibles, pas de touches à marteler pour taper des ennemis, mais... des cartes. Oui, vous avez bien lu. Les personnages du jeu se battent en effet avec des Magnus, des cartes permettant de stocker n'importe quel objet ou même magie et de le ressortir comme bon lui semble. Ainsi en prévision des combats, il faudra composer des decks de cartes qui permettront de réaliser certaines actions spécifiques. L'organisation des combats se fait par l'alternance de phases offensives et défensives. Durant les phases offensives, vous pouvez agir en utilisant les Magnus de soin et d'attaque pour infliger des dégâts à vos ennemis et soigner vos alliés, et durant les phases défensives les Magnus de défense et de soin afin de vous protéger des attaques de vos ennemis. En plus de cela, il vous faudra composer avec certaines règles importantes régissant les combats, notamment en ce qui concerne le nombre d'actions possibles par tour, la nécessité de jongler habilement entre les Magnus élémentaires pour éviter que leurs effets s'annulent (par exemple, si vous attaquez avec une arme de feu et une arme d'eau, le jeu opère une soustraction entre les résultats des deux armes, ce qui rend l'attaque moins efficace, et inversement vous pouvez vous protéger avec une armure de feu pour annuler les attaques de type eau d'un ennemi), la possibilité de faire des paires et des suites avec les nombres indiqués sur les Magnus, le fait que les Magnus peuvent évoluer avec le temps (par exemples les Magus de nourriture peuvent se périmer), etc... L'originalité du gameplay ne s'arrête pas là, puisque l'unique moyen d'obtenir de l'argent est de prendre des photos de vos ennemis en plein combat avec le Magnus approprié pour ensuite les vendre au magasin. De plus, les niveaux de vos personnages ne montent pas de manière automatique une fois un certain pallier d'expérience atteint car il vous faudra vous rendre dans un temple via certains points de sauvegarde afin de procéder à la montée des niveaux. L'aspect unique du système de combat de Baten Kaitos impose un certain temps d'adaptation avant de pouvoir être réellement maîtrisé. Il n'est pas rare dans les premières heures de jeu de soigner un ennemi sans le vouloir ! Mais c'est une fois le principe des combats maîtrisé que l'on rend réellement compte de son intérêt et des nombreuses possibilités qu'il offre, d'autant plus qu'il est possible de combiner des Magnus entre eux pour en créer de nouveaux. Le jeu semble néanmoins conscient des difficultés que peuvent engendrer son système de combat, puisqu'il vous laisse le soin de prendre votre temps pour les premiers combats, avant de vous imposer une limite de temps de plus en plus courte dès que vous avez une pioche et une main plus conséquente à votre disposition. L'assimilation du système de combat se fait donc assez facilement si on prend le temps de s'y investir, même s'il demande d'être un minimum concentré sous peine de faire des actions inefficaces. Le seul reproche qu'on peut néanmoins lui faire est qu'il rallonge parfois les combats de façon frustrante dans certains cas où les cartes que vous tirez peuvent s'avérer inutilisables dans la situation où vous vous trouvez. C'est l'heure du...du...du... duel ! ...et à la durée de vie conséquente. Comme tout bon RPG qui se respecte, Baten Kaitos affiche une durée de vie plutôt élevée si on la compare avec des jeux de genre différents. Si on le compare avec des jeux du même genre, on s'aperçoit néanmoins que sa durée de vie est plutôt moyenne. Il vous faudra en effet entre 60 et 70 heures pour accomplir la quête principale et les quêtes annexes du soft, ces dernières étant relativement peu nombreuses, surtout qu'il est tout à fait possible de passer à côté de ces quêtes car le cheminement du jeu est le plus souvent linéaire. En réalité, il n'y aura réellement qu'au milieu de l'histoire et après avoir visité tous les lieux du jeu que vous aurez le loisir de vous balader librement afin de vous consacrer pleinement à ces quêtes annexes, et on peut donc reprocher au jeu son déroulement majoritairement linéaire alors que ces quêtes nécessiteront des allers-retours entre les différents lieux du soft, vu qu'il vous faudra assez souvent récupérer un objet dans un lieu bien précis afin de le remettre à une personne se trouvant dans un endroit bien plus éloigné. Venir à bout de Baten Kaitos ne sera pas une tâche extrêmement ardue, mais pas facile pour autant car certains passages du jeu vous donneront du fil à retordre. Bien évidemment, quelques combats de boss s'avèrent retors, mais la difficulté peut être contournée en faisant quelques séances de leveling et/ou en préparant mieux le deck de ses combattants, surtout que le jeu vous propose de retenter directement le combat après être passé dans les menus pour refaire votre deck. S'ajoute à cela quelques énigmes (notamment celles de la tour de Zosma) et des moments dans lesquels il vous faudra bien chercher pour trouver un objet bien particulier pour faire progresser l'histoire, même pour ce dernier point on pourra accuser le jeu de créer artificiellement de la difficulté. Mais qu'importe, ce que l'on pourra retenir de Baten Kaitos, c'est une aventure qui aura réussi à impliquer et marquer profondément l'auteur de ce test. Le début d'une aventure riche en émotions. Baten Kaitos est un jeu qui sait s'apprécier sur la durée. On prend la pleine mesure de son univers onirique et de son gameplay original au fil des heures passées à y jouer et ce n'est qu'au moment où la partie prend fin que l'on prend conscience de l'expérience unique à laquelle on a pu prendre part. Même si le titre de Monolith Soft comporte des défauts, ils sont rapidement oubliés pour peu que l'on soit pleinement investi dans le récit qu'il propose. Dommage que ce grand jeu n'ait pas trouvé son public en Europe.
  5. Lightstar

    Soul Calibur II

    Avec sa grande expérience dans les jeux de baston, Namco a toujours su proposer des titres de qualités dans ce domaine. Si on peut penser en premier à Tekken qui a su marquer les esprits des fans du genre, force est de constater que la saga des Soul Calibur a également frappé un grand coup dans l'histoire des jeux de combats, et même de celle des jeux vidéos en général. Après les opus à succès Soul Edge et Soul Calibur sortis sur Dreamcast, la saga s'attaque désormais aux consoles 128 bits.Est-ce une victoire éclatante de Namco ou un coup d'épée dans l'eau ? Aux armes, gamers et gameuses, et pénétrons dans l'arène ! Il était une fois, deux épées légendaires qui se battaient... et c'est à peu près tout !Comme à l'accoutumée dans les épisodes précédents, cet opus a comme leitmotiv le combat éternel entre l'épée sacrée Soul Calibur et l'épée maléfique Soul Edge, ainsi que la quête de braves et nombreux combattants pour trouver l'une des deux épées et découvrir leur véritable pouvoir, chacun animés par des raisons qui leur sont propres et plus ou moins louables. C'est ainsi qu'après un énième combat entre Soul Calibur et Soul Edge, une période de paix s'installa jusqu'à ce que le mal incarné par l'épée maléfique se réveille une fois encore... Mais comme bien souvent dans un jeu de combat, c'est pas tellement le scénario qui est mis en avant, quand bien même la base de celui de Soul Calibur II est classique mais efficace, et qu'il y a tout de même des efforts consentis pour scénariser un tant soit peu le tout, comme le montre les cinématiques de fin (enfin, plutôt des images avec du texte!), qui révèlera les intentions de chacun des personnages une fois que vous avez fini le mode Arcade avec l'un des protagonistes proposé par le jeu, les biographies sur chacun des personnages toujours à débloquer grâce à ce mode, et même la véritable narration ne passant néanmoins que par du texte dans le mode Maître d'armes. Pour autant, on sent tout de même que tout cela est laissé en arrière-plan, que le scénario n'est pas pleinement mis en avant et ne sert que de trame de fond à tout le reste. Toutefois, ces différents éléments restent assez réussis et nous parviennent quand même à nous plonger dans l'univers mystique de Soul Calibur II et tout ce qui l'entoure. Enfin, vous allez sûrement me dire que dans les jeux de baston l'important c'est pas le scénario mais de s'en mettre plein la tronche seul ou entre amis, et quelque part vous aurez raison ! Allons donc de ce pas voir les autres qualités plus combatives du titre ! Par où je commence ?Une fois arrivé dans les menus, on voit qu'un large choix de modes nous sont proposés, ce qui augure déjà de bonnes choses ! Parmi les modes jouables, commençons par le classique mode Arcade, qui ne surprendra pas les habitués des jeux de combat puisque ce mode nous propose de sélectionner un combattant pour lui faire enchaîner huit matchs, dont un spécifique à chaque personnage car il vous fera affronter une personne relative à son histoire, avant affronter un ultime adversaire dans le dernier niveau. Ce boss est d'ailleurs assez peu inspiré, que ce soit à propos de son design (pratiquement un simple amas de flammes) ou de son style de combat (il se contente d'adopter aléatoirement un style de combat de l'un des combattants du jeu). De plus, on peut être relativement déçu après avoir fini ce mode, puisqu'on à le droit qu'à seulement quelques images avec du texte en guise en cinématique de fin, alors qu'on aurait pu s'attendre à une cinématique digne de son nom. Ce mode reste tout de même sympathique avec une difficulté croissante au fur et à mesure des niveaux. De plus après avoir créé votre partie en mode Maître d'armes (sur lequel nous reviendrons), vous récoltez de l'argent supplémentaire pour ce mode après avoir fini une partie en Arcade, ce qui n'est pas négligeable. Vous avez également le fameux mode Versus qui vous permettra de vous frotter à un ami dans des duels en local acharnés, donc aucune surprise de ce côté là non plus. Continuons dans le classicisme avec le mode Contre-la-montre qui vous propose plus ou moins la même expérience qu'en mode Arcade, mais en tentant cette fois d'aller le plus rapidement possible. Là encore, peu de nouvelles choses pour les habitués du genre. Pareil pour le mode Survie qui propose peu de surprises puisqu'il s'agira comme bien souvent de défaire une série d'adversaires sans perdre une seule fois sous peine de perdre la partie, ou encore avec le mode Combat en équipe qui vous propose de composer une équipe de plusieurs combattants afin de les faire affronter contre une équipe adverse, le gagnant étant celui qui a vaincu tous les membres d'une équipe. Pour en finir avec les modes classiques, il y a enfin le mode Entraînement qui vous permettra d'améliorer votre technique avec un personnage de votre choix. Mais le mode jouable le plus intéressant est tout de même le mode Maître d'armes. Dans ce dernier mode, vous allez vivre une quête pour trouver Soul Edge qui sera parsemée de combats aux thématiques diverses et variées séparé en plusieurs régions contenant un nombre variable de combats, dont la difficulté va là encore en grandissant : en effet, vous aurez par exemple à affronter votre adversaire avec du vent vous poussant vers le bord de l'arène, jouer à un remake du jeu de la bombe avec un adversaire, ou même être parfois amené à explorer des donjons en enchaînant les combats jusqu'à trouver le boss final. Mais à quoi bon souffrir autant ? Et bien tout d'abord, pour récolter de l'argent qui vous permettra en effet d'acheter des illustrations, des katas, des nouvelles tenues et bien évidemment comme son nom l'indique de nouvelles armes aux caractéristiques variées (cela peut être une arme qui vous régénère de la vie à chaque coup porté, qui vous draine de la vie mais qui est plus puissante ou qui est plus efficace face à certains types de coups). Et sinon, ce mode vous permettra aussi de débloquer des personnages et des modes supplémentaires, même si pour le coup ça reste à nuancer puisque ce sont des variantes des modes explicités plus haut, sauf que dans ces derniers vous avez la possibilité de jouer avec les armes que vous avez préalablement acheté dans le mode Maître d'armes. Il y a donc de quoi faire dans ce mode, ce dernier pouvant vous prendre de nombreuses heures si vous souhaitez tout débloquer, d'autant plus que certains combats s'avère relativement ardus, mais avec un peu de persévérance cela devrait le faire ! Et pour finir, il reste le mode Musée qui vous permettra de consulter les biographies, les illustrations, les katas et autres contenus que vous avez débloqué grâce aux différents modes jouables. Autant dire qu'il y a de quoi faire dans le jeu ! Beau et efficace à jouer !Et que dire des graphismes ? Tout simplement qu'ils sont vraiment beaux et impressionnants, que ce soit pour l'époque et même dans une moindre mesure dans notre contexte vidéoludique actuel. Il s'avère en effet que les personnages sont vraiment bien modélisés, que leurs animations sont très fluides et propres (ce qui se remarque notamment pour les katas) et que les décors sont vraiment plaisants à regarder, même si ces derniers s'avèrent parfois assez peu remplis ou à tout le moins assez peu détaillés. Mais dans l'ensemble, le rendu est très plaisant à regarder et très réussi, que ce soit techniquement ou artistiquement ! Pour ce qui est de la bande-son, elle est également réussie bien que l'impact des musiques est relativement variable. Pour autant, il n'y a pas une musique qui soit désagréable à écouter et elles s’intègrent toutes sans mal parmi la multitude de stage jouables et leurs diverses ambiances. Les bruitages s'avèrent également réussis, tout y est bien retranscrit (impact des armes, bruits de pas...). Et pour les voix, le jeu nous propose d'adopter les voix japonaises ou anglaises pour les personnages. Même si les voix anglaises ne sont pas ratées, force est de constater que comme souvent les voix japonaises s'avèrent franchement réussies et s'adaptent sans mal aux personnalités des différents protagonistes, comme bien souvent avec les douleurs japonais. Mais que serait un jeu de combat sans un bon gameplay ? Et bien un jeu moyen, voire mauvais ! Heureusement, c'est loin d'être le cas de Soul Calibur II qui nous propose un gameplay digne de ce nom. En ce qui concerne les coups que vous pouvez porter, vous avez à votre disposition une touche pour un coup vertical avec votre arme, une autre pour un coup horizontal et encore une pour un coup de pied pour ce qui concerne l'attaque. Ensuite, vous ne pouvez parer les coups que si vous appuyez sur la touche de garde, sinon votre personnage se prendra inéluctablement le coup de son adversaire dans la figure (ou ailleurs!). Mais au lieu de simplement parer les coups, vous pouvez vous déplacer dans toutes les directions possibles autour de l'arène pour mieux surprendre votre adversaire, ou mieux appuyer sur une touche de direction en plus du bouton de garde pour contre-attaquer et vous donner un avantage conséquent sur votre opposant, en faisant attention toutefois à adopter le bon timing sous peine de vous exposer dangereusement. Vous pouvez également exécuter des prises en appuyant simultanément sur le bouton de garde en plus du bouton de coup horizontal ou bien sur les boutons de coup horizontal et de coup vertical en même temps, et enfin charger votre Soul Charge afin d'augmenter la puissance de vos coups en appuyant sur toutes les touches d'attaque à la fois. Ainsi, le gameplay s'avère être d'une grande richesse, mais sans pour autant être complètement hermétique aux néophytes puisque ces derniers pourront réaliser des coups de haute volée dès leurs débuts, tandis que les initiés pourront creuser un peu plus le gameplay pour en tirer toutes les subtilités. De plus, il s'avère être d'une grande précision et d'une grande réactivité du fait que les coups s'exécutent avec une certaine aisance. Plus on est de fous, plus on s'en met plein la tronche !Pour mettre en application ce gameplay fort bien réalisé, un roster assez conséquent de 23 personnages (15 jouables dès le début + 8 personnages à débloquer) vous est mis à disposition. Il y en a d'ailleurs pour tous les goûts : des personnages rapides (Maxi, Talim...), des personnages plus lents mais plus puissants (Nightmare, Astaroth...), etc... A noter d'ailleurs que chaque version du jeu comporte son personnage bonus : Spawn pour la Xbox, Link pour la Nintendo Gamecube, et... Heichachi Mishima pour la PS2. Alors effectivement, on pourra dire que les joueurs de cette console sont un peu moins gâtés que les autres. Mais Heihachi mis à part, on peut tout de même se poser des questions sur la présence de certains persos, en effet Necrid et Charade semblent assez peu inspirés par rapport au reste des personnages jouables, dont certains jouissent d'ailleurs d'une certaine notoriété puisqu'ils étaient déjà présents dans les opus précédents, dont l'emblématique Voldo et son style sado-masochiste très particulier. De plus, il semble y avoir au premier abord quelques doublons (par exemple, les styles de Cassandra et de Sophitia se ressemblent beaucoup), mais de manière générale le style des combattants s'avère suffisamment varié pour plaire à tout le monde. Nos divers protagonistes vont pouvoir s'affronter dans un nombre de stages assez conséquent et variés car on n'en dénombre pas moins de 16, d'autant plus que certains stages possèdent des variantes. A vous donc les joies de lutter dans une arène en cage ou sur une arène considérablement réduite ! Le jeu nous offre donc un contenu assez conséquent pour un jeu de combat, si bien que la durée de vie s'en ressent si vous souhaitez tout débloquer. Celle-ci est d'ailleurs prolongée par l'expérience du multijoueur qui saura égayer vos parties entre amis. Par conséquent, le titre de Namco est une grande réussite avec tous ces points, même si on pourra parfois relever une difficulté assez variable, notamment en mode Maître d'armes où celle-ci ne se révèle parfois pas vraiment progressive, ou encore l'absence de cinématiques (sauf celle d'introduction, mais bon elle n'apporte pas grand chose au background du jeu) qui aurait pu nous émerveiller encore plus. Mais ce serait vraiment bouder notre plaisir de voir notre expérience de jeu affectée par ces défauts minimes ! Une grande note pour un grand jeu de combat. Le passage de la saga Soul Calibur aux consoles 128 bits s'avère être réussi, puisque Soul Calibur II nous propose un jeu de combat magnifiquement réalisé au gameplay précis et efficace qui ravira aussi bien les néophytes que les plus fins connaisseurs du genre. D'autant plus que son contenu s'avère franchement conséquent, que ce soit en termes de modes jouables ou de choses accessoires (personnages, illustrations...) à déverrouiller, ce qui en fait simplement l'un des piliers du jeu de combat sur cette génération de consoles, tant l'âme de ce jeu est palpable !
  6. Lightstar

    L'Auberge du BlaBla Fringant

    Et bien, ça fait drôle mais aussi plaisir de voir ce changement d'esthétique sur le site, ça change un peu et c'est pas plus mal ! Reste plus qu'à récupérer les signatures et ce sera très bien Sinon, si on doit faire la liste des personnalités décédées en 2016, on a pas fini. D'autant plus que 2016 a l'air de s'acharner en cette fin d'année...
  7. Officiellement élève-avocat !

  8. Lightstar

    L'Auberge du BlaBla Fringant

    C'est clairement ce qu'espère ramener Warner avec la licence DC Comics : de l'argent. Mais en même temps, c'est pas la même chose chez Marvel ? Pour la direction artistique il y a quand même de bonnes choses au début avec l'introduction des personnages. Certes pas assez exploité. De toute façon c'était un filler en attendant le reste de la continuité filmographique de DC Comics. Le reste sera d'un autre niveau. La communication était là pour ramener des gens en salle et donc de l'argent. Parce que bon ameuter du monde sur quelque chose d'aussi méconnu que la Suicide Squad, il faut faire les efforts marketing derrière. Mais oui avec le matraquage marketing qu'il y a eu derrière les gens s'attendaient au film de l'année mais je l'ai clairement pas ressenti comme ça de mon côté. J'avais pu d'attentes sur le film et je trouve que comparé à d'autres films d'action décérébrés il fait bien le taff. Et si tu avais eu à payer ton billet ? Que se serait-il passé concernant ton opinion ?
  9. Lightstar

    L'Auberge du BlaBla Fringant

    C'est surtout que les gens s'attendaient à quelque chose d'exceptionnel alors que ce n'était pas l'ambition du film.
  10. Lightstar

    L'Auberge du BlaBla Fringant

    Je vais devenir l'une des seules personnes du forum à défendre le film ? Well. Challenge accepted !
  11. Lightstar

    L'Auberge du BlaBla Fringant

    A ton niveau, le mot jouer est devenu un euphémisme !
  12. Lightstar

    L'Auberge du BlaBla Fringant

    Une phrase typique d'un joueur qui a beaucoup joué à Dark Souls !
  13. Lightstar

    Loi Anti-Téléchargements

    Sur l'aspect coûteux du rétrogaming ils n'ont pas tort (la côté de certains jeux frise maintenant le ridicule). Après concernant leur bibliothèque et l'aspect légal, ils risquent de batailler sévèrement avec certains éditeurs (Nintendo, Sega et Sony notamment) qui commercialisent déjà leurs versions dématérialisés sur leurs plate-forme dédiée. Et puis je ne sais pas s'ils vont accepter de faire cohabiter leurs jeux sur la même plate-forme. Et effectivement sur l'aspect technique on est pas beaucoup avancés. A mon avis le flop sera d'égale ampleur à celui de la Retron 5.
  14. Lightstar

    L'Auberge du BlaBla Fringant

    C'est exactement ça ! Surtout qu'avec Arkham City tu as le monde ouvert qui change la donne et qui le différencie d'un simple beat'em all
  15. Lightstar

    L'Auberge du BlaBla Fringant

    C'est pas vraiment le même genre de gameplay aussi.