MaiffaInes

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About MaiffaInes

  • Birthday 02/21/1990
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    Femme
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    Retro gaming, JDR
  1. C’est la rentrée ! Et même votre chatounette préférée a tenté des petites choses cet été, comme notamment s’inscrire sur Twitter pour être plus proche de la plèbe humaine, et surtout, pour être plus proche de l’actualité. Bon au final, de chat geek, je suis maintenant devenue un chat facho. Ben oui, vous savez comment fonctionne la plupart des paladins de vertus : si vous n’êtes pas avec eux, vous êtes le MAL ! Vous êtes démoniaque et il faut vous brûler ! Et comme je me rend compte que de plus en plus de monde veut rejoindre ces superbes légions de chevaliers en armure qui sont pour tout, tant que cela semble être le progrès, voilà donc plein de petits conseils pour mal combattre l’oppression qui règne de partout. Alors, un petit avertissement, je suis bien au courant que de l’oppression raciale, sexiste et tous plein d’autres mots en -iste et en -phobe existent. Au cas où vous ne l’auriez pas compris non plus, je n’aime pas les gens en général, quel que soit son genre, sa naissance, son statut sociale et etc… Maintenant que tout cela est bien compris, commençons. Comment donc, pouvons nous combattre l’oppression qui existe de partout, mais de la pire des manières, histoire d’être dans l’air du temps ? Règle 1 Oublier l’Histoire et reproduire ses erreurs Alors ça, c’est indispensable, si vous ne pouvez pas l’appliquer, vous ne pouvez pas être l’un de ces chevaliers en armure blanche parti pourfendre les fachos ! Il est absolument obligatoire que vous oubliiez toutes vos leçons d’histoires dès maintenant tout de suite. Parce que oui, dans l’Histoire, nous avons de multiples anecdotes contant comment des oppressés sont devenus par la suite des oppresseurs quand la situation s’est renversée en leur faveurs. Et à chaque fois, ça ne loupe jamais, les anciens oppresseurs en profite pour effectuer une purge de tout ce qui déteste, à savoir les anciens oppresseurs, les gens qui ne se sont pas tenus à leurs côtés, les familles des deux catégories citées précédemment, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’ils ne restent plus que le camp du bien et leurs sympathisants. Les collaborateurs ne seront pas compris, car ce sont des traîtres après tout et on ne peut pas leur faire totalement confiance, ils seront dans un premier temps récompensé, et au mieux, mis au placard. Le reste de la population sera soit docile, soit morte, soit en exil. Regardez, en 1789, la population crevait de la misère, au point de se révolter. La révolte a été sanglante, bien entendu, la révolution n’est pas un dîner de gala. Mais ce qui a suivi a été bien pire, avec la Terreur. Tous ceux qui étaient soupçonnés d’être monarchistes ou contre-révolutionnaire étaient tués, légalement ou non. Tous ceux qui avaient un lien avec la monarchie ont été tué, emprisonné ou exilé. Tout ceux qui se sont opposé, de vive voix ou non, à ce torrent de violence, ont été tué. Alors, comment bien faire tout cela ? Parce que, si si, c’est de l’organisation. Ne vous inquiétez pas, c’est ce que l’on va voir avec les autres règles. Règle 2 Polariser le débat ‘’Polariser’’ signifie que l’on trace une ligne absolue et immuable entre ce qui est bon, et ce qui ne l’est pas. C’est très important pour les SJW, et si vous souhaitez le rejoindre, vous devez donc abandonner toute notion de nuance, de contextualisation et j’en passe. Il y a le bien, et le reste, qui est mauvais. A partir du moment où quelque chose ne rentre pas dans votre section de moralité, vous devez le dénoncer et le considérer comme un ennemi, que ce soit une personne, une opinion, une œuvre culturelle et etc. Tout ce qui entre dans la sphère de votre ennemi doit devenir votre ennemi aussi. L’occasion donc, de plus, de pouvoir vous poser en victime si un ou une de vos anciens ami-e-s fait parti à présent de vos ennemis. N’hésitez pas à passer en mode passif-agressif, en rejetant toute faute possible sur votre ancien relatif, et le tout, en ramenant constamment chaque sujet possible à votre combat et à votre idéologie. S’il y a un contexte qui vous est favorable, tâchez de l’utiliser dès le départ, et tout contexte qui ne vous arrange pas doit être oublié ou diabolisé. Règle 3 Invoquer les sciences et l’Histoire « Ah bah non, tu as dit qu’il fallait oublier l’Histoire et ne pas en tirer de leçon ! Comment vais devenir un bon SJW maintenant ? » Pas d’inquiétude honnête citoyen. J’ai dit qu’il fallait les invoquer, pas les comprendre ou les retenir. Regardez par exemple, pour combattre le racisme et pour empêcher les européens de se défendre, on va utiliser la carte piège ‘’Vision étriqué de l’Histoire’’. Et hop, on va mentionner l’esclavage, mais attention, uniquement celui des européens lors des conquêtes coloniales ! Et paf, on oublie 50 000 ans d’Histoire et de sciences humaines pour ne mentionner que les 400 à 500 dernières années, et essentialiser tout le sujet du racisme là-dessus ! Ben oui, même si les égyptiens et les grecs faisaient également de l’esclavage, n’oubliez pas que le but n’est pas de réfléchir, mais d’avoir raison. A tout prix. N’ayez craintes cependant, grâce à certains collaborateurs situés dans différentes sphères intellectuels américaines, vous pouvez aussi changer le sens des mots, c’est juste merveilleux ! Alors qu’avant, le racisme était tout acte discriminatoire qui se basait sur la hiérarchisation des races (Si monsieur n’est pas félin, il est moins bien que moi par exemple, c’est le cas pour vous lecteurs d’ailleurs, n’oubliez pas vos offrandes de pizzas pour calmer ma colère), maintenant, le racisme ne serait effectif que s’il est dans un système étatique. Autrement dit, si un noir écrase un blanc avec son bus, ce n’est pas du racisme, mais de la haine et de la discrimination. Rien à voir donc avec le racisme, car ce n’est pas systémique. Remercions donc ces sociologues talentueux venant d’Amérique, car bien entendu, tout est mieux là-bas, et c’est pour cela que l’on se fourni en idéologie principalement chez eux ! Règle 4 Ne pas appliquer systématiquement les règles que l’on dicte, notamment pour soi même Bah oui, ça ne sert à rien d’être intègre, il faut avoir raison, n’oubliez pas ça, règle 2. Donc, quand vous réclamez un comportement décent à votre auditoire au nom du progrès et de la tolérance pour tous, n’oubliez pas que ça ne s’applique qu’aux autres. Règle 5 Systématiquement descendre et humilier l’ennemi Dés que vous repérer un ennemi, il vous faut le descendre pour le discréditer, automatiquement. Donc pour ça, il y a tout d’abord un excellent guide : L’art d’avoir toujours raison de Arthur Schopenhauer qui regorge de merveille comme : - Pousser à bout son adversaire pour le pousser à la faute. - Déformer ses propos pour mieux les détruire - Changer de sujet pour aller sur un terrain plus propice. Et plein d’autres. Allez donc le quérir, il se trouve gratuitement en PDF de manière bien légal, donc en plus tout va bien. Mais ce n’est pas suffisant, n’oubliez pas d’humilier aussi vos adversaires. Un homme vous critique pour votre féminisme ? Allez hop ! Mettez un petit meme de ‘’Male Tears’’ pour bien infantiliser et donc, ridiculiser votre adversaire, en mode taliban, sans lui répondre par la suite, voir, en le bloquant s’il semble un peu trop vivace ou intelligent. N’oubliez pas de vous victimisez et de dire que ce salaud qui n’est pas d’accord avec vous vous attaque, vous insulte et de plus, c’est un gros facho d’extrême droite. Règle 6 Refuser à votre adversaire d’avoir la même dignité que vous Manœuvre risqué s’il en est, car là, ça peut se voir, mais avec un discours travaillé, c’est tout à fait possible. Il consiste à affirmer que comme telle tranche de population est super privilégiée, il n’est pas nécessaire de lui accorder le moindre respect, de façon frontale ou subtile. Ainsi, quelques femmes super courageuse n’hésite pas à aller expliquer en outre-mer, que les blancs se sont mis hors humanité… https://www.youtube.com/watch?v=nAy7moe8I1A On affirme que les blancs, en tant que classe sur-privilégié, devraient limiter leurs blagues… https://www.youtube.com/watch?v=YWY9mflUhFY Et bien entendu, on leur retire toute possibilité d’être victime de racisme, car, n’oubliez pas, on change le sens du mot. De même pour le féminisme, n’hésitez pas à donner un nom dégradant et provocateurs, volontairement flou, pour bien triggered ces salopards histoires de pouvoir vous poser en victimes. Comme ‘’mascu’’ par exemple, voilà, là quand on veut se faire misandre en toute impunité, il n’y a rien de mieux : c’est flou car on n’est pas sûres que l’on dit ‘’masculinistes’’ ou juste ‘’masculins’’. De plus, dit le plus souvent avec un certain mépris, cette rétraction ressemble bien aux insultes du style ‘’pédé’’ ‘’pédo’’ ou encore ‘’gonz’’. Et n’oubliez pas les généralités bien grasses. Les règles 4 et 5 sont là pour vous permettre de le faire impunément. Règle 7 Restez entre vous Parce que combattre l’oppression, oui, mais seulement entre vous. Nous n’avons aucun intérêt à faire grossir vos rangs pour être plus efficace. Soyez donc aussi détestable que possible, rejetez toutes personnes qui pourraient ne pas être concernés, ne vous exprimez qu’envers des personnes déjà d’accord avec vous. Et surtout, ne négligez pas les safe spaces. Mieux, réclamez-les pour que les autres vous les accorde et vous laisse donc cracher en paix contre tous ceux que vous estimer être ennemis. N’hésitez pas à vous lâcher, car cela vous détendra, et de plus, quand c’est vous qui le faite, c’est le progrès, si ce sont de vieux blancs hétéros cis qui en font de même, la police irait aussitôt frapper à leur porte. De plus, n’hésitez pas à appelez la majorité de vos sympathisants ‘’alliés’’ avant de dire que vous n’avez pas besoin d’eux pour votre combat. Parce que ne le cachons pas, vous êtes des super héros ou de super héroïnes. Tel les Jésus, Mahomet et Moïse modernes, vous pouvez accomplir seul-e-s les miracles nécessaires. Pourquoi augmenter ses chances de succès après tout ? La difficulté, voilà ce qu’il vous faut. Règle 8 Dramatisez tout au maximum On vient de vous critiquer ? Quelqu’un a émit un avis contraire à votre combat ? Il n’y a pas assez de gens de couleurs dans le nouveau blockbuster américain ? Alors dramatisez tout au maximum. Vous n’aurez pas forcément raison, mais vous montrerez à quel point vous êtes engagés dans ce que vous faites. N’oubliez pas, le trop est le pire ennemi du bien. Hurlez, pleurnichez, posez vous en victime et montrez autant que possible à quel point vous êtes blessé et peiné par l’attitude honteuse du mécréant. Ainsi, vous pourrez tenter de faire passer le plus innocents des hommes comme le pire des trous du cul. Cela se verra sans doute, mais bon, ça fait partie du charme. Règle 9 Tout faire graviter autour de l’oppression Alors, attention, là on va devenir très technique, pour combattre une oppression, faites tout tourner autour du sujet de l’oppression concerné. Alors, dit comme ça, forcément, vous devez froncer des sourcils, mais ne vous inquiétez pas, je vais vous montrer : - Si vous combattez le sexisme, tout doit tourner autour du contenu des sous-vêtements de chacun. - Si vous combattez le racisme, tout doit se baser sur la couleur de peau des autres. - Si vous militez pour l’acceptation des sexualités alternatives, tout doit tourner autour de qui insère dans quoi. Surtout si ça devient contre-productif et systématique, alors là, aucune modération. Règle Ultime Tomber dans le piège Vous avez tout pris au sérieux ? Vous êtes en train de préparer les torches et les fourches ? Vous m’avez insulté à de nombreuses reprises pendant votre lecture ? Vous êtes en train de préparer mon harcèlement et ma dénonciation à sur Universal Blocklist ? Alors tout va bien, vous êtes paré à devenir de bons SJW.
  2. MaiffaInes

    Test du jeu "Alone in the Dark" (PC)

    C'est pas mon article X3
  3. MaiffaInes

    Petit guide de Shogun Total War pour les débutants

    Le premier jeu existe, chut, va lire mon truc fait maladroitement.
  4. Hello les gens Aujourd'hui, j'ai enfin terminé un guide que j'ai écrit pour plusieurs raisons : - Il fut un temps, j'avais écouté le podcast des Tauliers concernant le sujet des solutions et à quel point c'était la galère à produire. Je voulais voir à quel point c'était chiant à faire, et je n'ai guère été déçue. C'est EXTREMEMENT difficile à écrire, et j'ai rapidement vu que j'allais droit dans le mur. Donc, tant qu'à faire, j'ai décidé d'être classe dans la catastrophe, un peu comme la fanfare du Titanic. - J'ai donc surtout fait ça pour m'amuser un petit peu. Ca m'a pris un mois... Donc le fun a quelque peu tari entre temps. - J'avais besoin de me défouler en ces temps de grosses chaleurs. Le guide en question, cliquez donc. Amusez vous bien et bonne fins de vacances.
  5. Salut !
    Nous le apprentis Gamers du Congo-Kinshasa, nous cherchons un Maitre pour suivre ses pas dans le monde du Gaming !

    1. MaiffaInes

      MaiffaInes

      Ben va chercher ailleurs.

    2. ArKleNN

      ArKleNN

      Merci pour votre réponse !

  6. MaiffaInes

    Test du jeu "Alone in the Dark" (PC)

    Je poste ici pour deux raison. Déjà remettre ton article bien en vu, deuxièmement, pour te dire que là, tu as fait du bon travail :3
  7. MaiffaInes

    Le Roi Lion [2019]

    Ah bah, tu n'as plus qu'à faire un effort et à passer un peu plus :3 En plus, on est gentil et pas du tout brutal (attention, il se peut que je mente)
  8. MaiffaInes

    Le Roi Lion [2019]

    Alors que le métrage cesse enfin, à mon grand soulagement, les multiples parents se levèrent pour applaudir dans la salle de cinéma. Sous mon regard dédaigneux de chat ennuyé, j’observais un phénomène amusant : le public visé par le film, c’est-à-dire les enfants, ne partageait pas cette liesse. La plupart restait sur leurs sièges, demandant de plus en plus fort s’ils pouvaient enfin partir, certains dormaient à poing fermés dans leur siège et les plus éveillés observaient d’un air consternés leurs géniteurs, certainement pour se promettre qu’on ne les y reprendra plus. Moi aussi je suis dépitée. Voilà comment on signait et instaurait une nouvelle ère d’abrutissement des masses. Voilà comment on allait encenser de plus en plus la paresse intellectuelle. Voilà comment on met fin à l’usine à rêve. Laissez-moi vous expliquez. Quel était le projet ? Depuis quelques années, Disney a la bonne idée de faire des remakes et de revisiter leurs classiques. Oui, je trouve que c’est une bonne idée de base. Après tout, pourquoi pas ? Il n’y a rien de mieux qu’un bon remake ! Regardez True Lies, le remake de La Totale. True Lies est un putain de bon film bien fun, et qu’on ne se lasse pas de revoir de temps à autre ! Et La Totale en a même été éclipsé. Mais d’une bonne idée de base, ça peut facilement partir en cacahuète, vous le savez bien, notamment si vous avez joué à Sekiro. Maléfique ? On oublie de rendre la méchante totalement Evil et on en fait une gentille. Le Livre de la Jungle ? On oublie de retirer les chansons alors qu’on en a changé les personnages. Aladdin ? On oublie de prendre en compte l’intelligence du spectateur, et etc… Mais donc, quel était le projet pour Le Roi Lion ? Etant donné que le film vient de sortir, et que de toute façon, Disney ne dira jamais la vérité de façon bien cash, autant faire quelques théories. Ce sera toujours flou, mais ça axera quelque peu la façon dont nous traiteront ce film aujourd’hui. Le premier point est évident : faire une grosse prouesse technologique en faisant des bestioles plus vraies que nature. Faire une revisite du chef d’œuvre original, notamment pour élargir son public, et bien entendu, faire un remake. Alors, commençons par répondre à une question simple : est ce que ces trois objectifs sont réussis ? Et bien, non, pour les trois aspects. Nous allons y revenir, mais je vais donner un résumé de mes sentiments, ce qui va nous donner des axes de lectures pour cet article : La prouesse technique, bien que présente, est incomplète et ruine le film d’une manière spectaculaire. La façon de revisiter le film, notamment au niveau du fond, a été complètement saboté pour plaire à des gens qui pisseront de toute façon sur Disney à la première occasion. Et pour finir… en tant que remake d’un classique en lui-même… Le roi lion est-il un bon remake ? Si on reprend les propos de François Theurel, un remake n’a pas seulement un facteur de qualité, mais également un facteur de pertinence. Alors, avant d’aller plus loin, petit disclaimer. Au cas où vous ne l’auriez pas encore compris, le film est un remake, et de plus, je ne l’ai pas aimé. Je ne vais donc pas me gêner pour spoiler. Si pour une raison étrange, cela vous dérange, vous pouvez partir et revenir plus tard. Ou jamais. Donc, au niveau pertinence du remake, voici les changements : - Trois scènes qui ne servent à rien, à savoir la souris qui court partout au début, l’exfiltration de Nala et les pérégrinations de la touffe de poil de Simba. - Le personnage de Scar a été retravaillé, il est moins mielleux, plus apathique, ce qui n’est pas pour le mieux. - Quelques changements de dialogue ci et là pour mettre en valeurs les lionnes et plus particulièrement Sarabi, même si c’est inutile et pire encore, comme nous allons le voir ensuite. C’est tout. Tout le reste est un copié collé de l’original ou presque (je ne vais pas prendre en compte les détails anecdotiques), on est en dessous donc de l’effort fourni pour la Belle et la Bête (attention, je parle uniquement ici de la quantité d’effort pour faire un remake, pas de la qualité respective des œuvres). Le personnage de Nala et de Sarabi ne change pas en dehors d’un élément qui me dérange et dont je vais en parler ensuite. Le scénario est le même, sans changement et sans rajout significatif. Comme je l’ai dit, il y a trois scènes supplémentaires, mais deux d’entre elles sont purement esthétiques, et la dernière ne sert qu’à expliciter le départ de Nala sans que ça n’apporte quoi que ce soit de plus. Il n’y a rien de plus. Les seules choses qui ont changé, ce sont les scènes musicales, mais c’est pour le pire. J’avais trouvé les scènes musicales d’Aladdin un peu molles, quelconques. Mais là, c’est pire. Vous vous souvenez des chansons dans le Roi Lion original ? Notamment au niveau de la mise en scène, des acrobaties des personnages et j’en passe ? Et bah tout a été aplati. Y’a plus rien à se mettre sous la dent. Le meilleur exemple étant la chanson de Scar, ‘’Soyez prête’’, où toute l’imagerie totalitaire disparaît, au profit de rien, Scar se contentant de gesticuler de gauche à droite ou de sauter sur un rocher. Il n’y a rien d’autre. ‘’Je voudrais déjà être Roi’’ c’est juste deux lionceaux qui galopent sur un point d’eau alors qu’il a été explicité que Simba déteste l’eau d’ailleurs, on se fout bien de notre gueule… Tient en y parlant. Film revisité, mais uniquement pour plaire aux SJW En 2013, l’Odieux Connard publia un article pour se moquer du blog ‘’Le Cinema est politique’’ avec tout le talent qui lui est propre. https://unodieuxconnard.com/2013/01/31/raconte-moi-une-histoire/ Dans cet article, il parle de deux articles problématiques, dont l’un parlant du Roi Lion. http://www.lecinemaestpolitique.fr/le-roi-lion-et-surtout-pas-la-reine-lionne-surtout-pas/ Et bien croyez le ou non, je vous laisse vérifier, mais Disney a de toute évidence plus prêté l’oreilles aux gens vomissant ce genre de trucs qu’aux gens appréciant le film d’origine. Pourtant, on doit être dans un rapport de force de 85/15 % en faveur des nostalgiques du long métrage, mais non, on a prêté l’oreille aux SJW et on a axé les menues modifications et les rajouts dans ce sens, ce qui est un peu embêtant. Parce que tout ce qui a été fait est dans cet objectif, tout le reste se calque tellement sur le film d’origine que ça crée parfois des incohérences dont je vais parler plus tard. Mais l’idée est de base catastrophique. On ne peut pas plaire à tout le monde, notamment lorsque l’on parle de certaines choses. Et si on commence à écouter la frange de population complètement réfractaire à ce qui se trouve chez nous pour essayer de leur plaire, on se fait forcément un torticolis et c’est la foire aux emmerdes. Et bien c’est ce qui se passe dans le Roi Lion. Je vais détailler un peu plus ensuite, mais en faisant la chasse au moindre détail que les SJW ont pointé du doigt, on n’a pas gagné en qualité, bien au contraire, on est tombé dans la surexplicitation bien grasse, du genre à prendre les spectateurs pour des cons. Ben oui, bien sûr qu’il est nécessaire de dire que Simba n’aime pas l’eau quand il propose d’aller au point d’eau pour exprimer un mensonge, alors qu’il y avait moult scènes avant pour nous faire comprendre le cheminement. Ben oui, explique-nous que Nala s’exfiltrait de la Terre de Lion sans que Scar n’en soit au courant, c’était nécessaire de le préciser vu qu’elle retrouve Simba de l’autre coté du désert. C’est vrai qu’en tant que spectateur, on n’est pas capable de faire de liens entre les scènes, il faut forcément avoir un bac +8. Ou bien, c’est pour dire que Nala prend des décisions par elle-même et faire plaisir aux féministes du dimanche, bah oui, un film doit être écrit pour flatter les egos de chacun, c’est bien connu. La technique au service des yeux Uniquement de vos yeux Alors là, c’est l’argument principal du film : il régale les yeux. Et dans un premier temps, on pourrait dire oui, oulala, les textures des poils se voient bien, on a représenté les lions de manière réaliste, c’est formidable. Sauf qu’en fait, non seulement ça fait un argument contre le film, mais en plus, ça n’est même pas effectué jusqu’au bout. Bon, pour l’argument contre le film, j’y viens, mais concernant le reste, ça ne va pas jusqu’au bout, et ça c’est scandaleux. Pourquoi ? Et bien, tant qu’à promettre un truc, autant le faire pour de vrai. Quitte à prendre un peu de marge par rapport à la suite, soulevons tout de même un point qui a été relevé par beaucoup de monde dès le trailer : les personnages sont inexpressifs à cause de la recherche de photo-réalisme. Et bien, c’est pire que ça dans le film. Bon, dans le film, les personnages n’ont pas d’expressions faciales, mais ça, encore, ça va, y’a plein de film live avec des animaux qui pallient à ce problème. Sauf que, Le Roi Lion, lui, ne surmonte pas cet obstacle, et à vrai dire, je pense que Disney s’en fout complètement. Un animal peut très bien exprimer des sentiments en étant un simple animal, dans la réalité c’est le cas, notamment des félins. Un membre de cette espèce utilise ses oreilles, sa queue, son corps et son pelage pour s’exprimer. Mais dans le Roi Lion, rien de tout cela n’est utilisé. Les oreilles bougent un peu, mais pas pour exprimer des sentiments, c’est même plutôt aléatoire. Les queues sont justes des apparats, jamais un poil ne s’irisera et les corps sont encore sous-utilisé, et pour cause, on a des gros plans sur les visages le tiers du temps. Des visages forcément inexpressifs… Car réaliste, Disney tu es un champion dans ta catégorie. Et vous savez c’est quoi le pire ? La queue, le poil et les oreilles étaient utilisés dans le dessin animé d’origine. Serions-nous arrivé à un niveau de dénigrement tel du format de l’animation classique ? Parce que l’on en est là : on refuse d’utiliser des procédés d’expressions pourtant réalistes parce que c’est dans le dessin animé. Il n’y a aucune autre raison, toute la communication autour de ce projet se trouve dans la technique de modélisation réaliste des personnages, et on n’utilise pas les éléments pouvant leur permettre de s’exprimer ? Il n’y a qu’une solution à cette équation : c’est pour envoyer chier l’œuvre d’origine, pour tenter de tuer le père. Sauf que loin de réussir cet objectif, l’œuvre de 2019 se heurte au mur de respectabilité qu’était celui de 1994. Ce n’est pas une question de nostalgie, c’est une question d’efficacité, le film de 2019 n’a tout simplement pas compris ce qui marchait il y a 25 ans. Il essaye de faire mieux en utilisant le mépris comme arme, et il échoue misérablement, car la meilleure façon de surpasser quelqu’un ou quelque chose, c’est tout d’abord de le respecter pour entrer dans une compréhension, et donc, voir sur quoi il faut le dépasser. En refusant de respecter, et donc, d’écouter son ainé, il se situe tellement dans la réactance qu’il en devient débile… Et à présent… Voyons en quoi… L’intérêt du cartoon Le premier Roi Lion de Disney était déjà en son temps une prouesse visuel, notamment en ce qui concerne la mise en scène. Dés que la caméra suit Zazu qui parcourt le Royaume pour rejoindre son monarque, le tout avec une fluidité stupéfiante, c’est incroyable, même pour nos standards actuels. Il est également très cartoon, mais ce n’est en rien péjoratif contrairement à ce que semble penser Disney aujourd’hui. Parce que même en animation, y compris dans le cartoon, on fait de la mise en scène, et ce n’est pas pour rien. Le cartoon utilise justement l’iréel et le pousse parfois à fond pour faire passer quelque chose. Notons d’ailleurs que l’animation n’est pas obligatoirement cartoonesque, comme peuvent le montrer la plupart des œuvres de Miyazaki. Le cartoon sert à faire passer des choses normalement impossibles sur l’écran, et dans le cas du Roi Lion, ça sert à rendre les personnages expressifs au niveau de leur ‘’visage’’. Toujours dans le cas du Roi Lion, ça passe très bien, car on est dans le domaine du conte ou, à la limite, de l’allégorie sociale animalière. Vu que l’on parle de lions possédant un royaume, qui ont une hiérarchie sociale, des rituels de passation du pouvoir et j’en passe, on peut dire que l’on n’est pas dans un univers réaliste… Vous voyez où je veux en venir : c’est bien entendu l’animation cartoonesque qui correspond le mieux à ce genre de fantaisie, et non tous ce qui peut rendre visuellement réaliste. Pourquoi ? Pour une raison simple : on va avoir de la tragédie à l’écran, il faut donc que l’on ait de l’empathie pour les personnages, ou au minimum, que l’on comprenne ce qu’il ressente. Et aucune scène tragique ne peut fonctionner dans le nouveau roi lion. Les personnages n’affichent pas les émotions, comment voulez vous que l’on puisse être impliqués ? La mort de Mufasa a eu un impact considérable sur toute une génération à cause du cri et du visage horrifié de Simba ! Pas parce que les lions étaient beaux ! Mais forcément, si on reprend tout de façon réaliste, comment veux tu mettre en place un projet réaliste ? Comment mettre en scène des animaux qui chantent ? Comment faire de la tragédie digne de Hamlet ? C’est comme tenter d’assembler deux pièces de boîte de puzzle différentes… Et les personnages sont devenus indissociable également. L’intérêt du cartoon également, est de pouvoir dessiner deux personnages d’une même espèce de manières différentes pour pouvoir les dissocier. Dans le film de 2019 Simba et Nala se ressemblent comme deux gouttes d’eau dans leur enfance, les lionnes se ressemblent toutes, donc quand Sarabi est présente, il est impossible de savoir si elle est là ou non. Il se faut se concentrer pour discerner Simba de Scar dans l’affrontement final… C’est une galère infinie à suivre, car on a plus que les doublages. L’intérêt des symboles Si nous nous intéressons à ce sujet, c’est parce que Disney, suivant les directives SJW, ont décidé d’enlever tout ce qui ferait trop religieux. Ainsi, Rafiki ne brise plus un fruit en deux, mais une racine qui produit de la poussière qui donc décamper au premier coup de vent, les baptêmes doivent être plus rigolo en 2019 : « Bon Rafiki, pour ne plus choquer personne, on a décidé d’enlever le symbole du fruit que l’on partage en deux, ça fait trop chrétien. A la place, tu vas utiliser des racines. - Le jus de fruit va mieux accrocher aux poils Mufasa. - Oui mais ta gueule, c’est Mickey qui décide. - Bon… d’accord. Nous allons attendre une heure alors. - Hein ? Mais Simba vient de naître et tout le monde est là ! - Oui, mais il y a trop de vent, je ne peux rien faire, attendons une heure et nous aviserons. - Putain de souris de merde… » Mais surtout, vous savez pourquoi on a rajouté des symboles religieux inspiré du christianisme ? Parce que dans un système monarchique, plus le pouvoir est absolu, plus il faut le légitimer avec de la religion, parce que sinon, forcément tout le peuple lèverait un sourcil avant de préparer l’acte cinquante des gilets jaunes de cet époque à base de prise de bastille et de décapitation bien véner. Alors oui, ce n’est pas forcément Jésus que l’on invoque, mais comme je l’ai dit plus haut, c’est juste inspiré et seulement spirituel. Et si on nous met un fruit que l’on brise en deux, c’est parce que ça renvoi à quelque chose que l’on remet facilement. Mais ce n’est pas la seule chose qui a disparu. Pour une chose qui m’échappe, beaucoup de SJW ont dit que l’un des arguments sexistes à l’encontre du film était le côté maniéré de Scar, et donc que le méchant avait de la féminité en lui, ce qui était sexiste car les femmes étaient alors associées au MALLLLLLLLLL. Non ne cherchez pas la logique et ne cherchez pas à suivre leur raisonnement, Scar est plus fort que le héros au combat en 1994, mais il est maniéré et féminisé, donc c’est pas bien. Et bien, dans le film de Disney, on fait disparaître sa couleur foncée et bien qu’il soit tout aussi maigre, il a été virilisé de nouveau avec des dialogues plus orientés sur l’amertume et non la manipulation… du moins jusqu’à la phase de tentative de meurtre, puisqu’une fois encore, le script ne peut être modifié ! Donc, on essaye de plaire aux SJW en changeant la forme du personnage, mais pour le fond, ce n’est pas possible. De toute manière, si Scar était une grosse brute, on aurait à tout les coups accusé le méchant d’être de masculinité toxique. De même, pour les hyènes, on leur a rajouté une reine, ce qui est complètement absurde, car les terres mortes deviennent un royaume en lui-même. Or, si on n’avait pas fait cette précision dans le film d’origine, c’était pour une bonne raison : les terres des hyènes, c’est l’équivalent des bidonvilles de notre réalité. Les hyènes, c’est la part indigente de la population, c’est les pauvres, les vagabonds, les indésirables, ceux qui sont destinés à vivre dans la misère et la tristesse pour toute leur vie, juste à cause de leur naissance et même pas pour un acte qu’ils ont effectué. Et c’est pour ça que Scar base sa trahison sur le soutien des hyènes dans le film original : parce que toute tyrannie s’appuie sur une frange de la population s’étant nourri de rancœur envers les privilégiés et/ou la classe supérieur de la société. Ou en tout cas, de la haine du peuple (ou de sa partie la plus active et déterminé) envers une minorité en comptant sur l’inaction de la majorité silencieuse. C’est ce qui s’est passé dans la plupart des tyrannies de l’histoire, c’est ce qui se passe dans les régimes totalitaires (y compris les théocraties) d’aujourd’hui, et c’est ce que l’on essaye de faire ici, à l’extrême gauche comme à l’extrême droite. Mais en mettant une reine chez les hyènes, on abolit cette symbolique, et sans le faire exprès, on en met une autre : Les hyènes sont juste incapables de gérer leur royaume et le fait que Scar viennent leur proposer une alliance est donc débile. Enfin, vous êtes un prétendant pour un trône, vous voulez préparer un coup d’état et vous vous dites que vous allez demander de l’aide au royaume voisin, jusque là ok, y’a juste un truc à proposer en échange. Bon, Scar lui, son idée, c’est de fusionner les deux royaumes, ok, c’est surtout pour assurer le côté remake. Mais du coup, moi je suis désolé, mais quand je veux être seigneur et que je n’ai rien d’autre à proposer, je vois un royaume hyper mal tenu, je vais voir un autre voisin. Automatiquement. Mettre une reine chez les hyènes pour faire je ne sais quoi, ça endommage l’intelligence et la compétence de l’antagoniste principal. Mais ce n’est pas fini. Dans la liste des détails qui change tout le sens d’une scène, l’un des vers de la chanson ‘’Hakuna Matata’’, à savoir le très culte : « Je déclence une tempête, à chaque fois que je… Non Pumba, pas devant les enfants ! Oh pardon ! » Et bien là, rien à foutre, paf, il pète comme un gros dégueu’. En quoi c’était important ? Parce que dans la chanson d’origine, on démontrait que Timon et Pumba, bien que laxiste, étaient des gens responsables et qu’ils pourront s’occuper d’un enfant (en plus de faire une blague sympa). Dans la version 2019, en les laissant péter comme des gros dégueu, et en montrant qu’ils ont fait de Simba quelqu’un comme eux, la scène de son revirement psychologique a beaucoup moins d’impact, car elle semble sortir de nulle part. Et c’est systématique dans le film de 2019 : à chaque changement, ils se pensent malin de faire quelque chose en faveur des SJW ou de ‘’drôle’’, mais qui endommage plus le propos du film à chaque fois. S’ils n’avaient rien changer, le remake n’aurait pas été pertinent, mais au moins le film n’en aurait pas souffert. Mais ça, Disney s’en fiche bien. Quand une entreprise s’aligne trop sur les névroses de son époque ‘’Les temps sont durs pour les rêveurs’’ disaient un personnage de Jean-Pierre Jeunet dans Amélie Poulain. Je ne vous le fais pas dire. De plus en plus de gens utilisent le terme ‘’Bisounours’’ comme une insulte, l’imagination est régulièrement dénigrée, les codes du conte sont sans cesses dénigrés par des sceptiques qui se pensent intelligent… Et dans la Belle et la Bête c’est un syndrome de Stockholm, et le Roi Lion c’est patriarcal, et chaque méchant a forcément une bonne raison d’être méchant… Pourquoi sans cesse ramener le réalisme dans des œuvres qui n’en ont strictement aucun besoin ? On ne parle pas de Expendables, on ne parle pas d’univers contemporain proche du notre, on parle de contes, d’histoires, d’allégories sociales et j’en passe. On ne sait plus faire la différence entre la cohérence au sein d’un univers et le réalisme qui est propre au notre. Mais pire encore, on veut imposer notre réalisme, partout, dans tout l’imaginaire collectif. Et quand je dis on, je ne parle pas de Disney. Ce sont des connards, mais tout ce qu’ils font, c’est à but purement commerciale. En gros ils réagissent à ce qu’il semble être une demande, point barre. Et pourquoi il semble y avoir une demande ? Et bien parce qu’il y a plein de gens qui gueulent sur le net. Ce n’est même pas la majorité, c’est juste une frange marginale, et souvent même, on y retrouve d’anciens fans qui ont maté ces œuvres pendant plus d’une dizaine d’année. Comme le Sanglier Sympa dans sa vidéo sur Evergreen, je dirai que l’on a ici une sorte de sabotage, peut être pas un sabotage social, mais culturel. On réclame du réalisme ou des idéologies dans des œuvres qui n’en ont pas besoin pour satisfaire les névroses de notre époque. Disney est certes idiot de vouloir satisfaire les 10% de gens qui gueulent, mais ceux qui gueulent sont généralement encore plus con. Ils invoquent des idées et des idéologies sans rien comprendre. Ils ne comprennent pas les codes des films qu’ils regardent. Ils ne comprennent pas les genres d’œuvres qu’ils consomment et comment ces univers fonctionnent. Et ils ne comprennent même pas les idéologies qu’ils invoquent sans cesse, comme un imbécile hurlant ‘’Allah akbar’’ avant de se faire sauter sur place public. Ils se contentent d’écouter des propagandes sans chercher à aller plus loin, à remettre en cause les idées qu’ils reçoivent, et donc, à réfléchir dessus. Vous savez, ce que l’on fait en Europe depuis des décennies pour améliorer nos conditions de vies ? Et bien eux, ils prennent les idées qui pourraient nous permettre de faire avancer les choses vers une véritable harmonie, mais ne s’en serve que pour eux et leurs objectifs propres, et souvent, c’est juste de la visibilité et de la domination. Pour combien de véritables féministes il y a-t-il de misandres ne souhaitant que renverser la domination masculine pour instaurer une domination féminine ? Pour combien d’anti-raciste avons-nous de racistes anti-blancs ? Pour combien de gens se galvanisant de garder les pieds sur terre avons-nous tout simplement des gens juste incapables d’imagination ? Depuis des mois, on se pose sans cesse la question : est ce que les SJW ruinent-ils nos œuvres de fictions ? Et bien… pour la première fois, il semble que la réponse devienne ‘’oui’’. Cette possibilité devient réalisable à cause de nombreux facteurs, dont les SJW font parties, mais également les imbéciles qui se font berner et qui les soutiennent, les producteurs d’œuvres culturelles qui essayent de leur faire plaisir en pensant qu’il est rentable de faire n’importe quoi pour 10% de militants du dimanche bruyants, et mine rien, aussi à cause de la masse silencieuse qui laisse passer en haussant des épaules, parce que réfléchir, ce serait chiant. Le Roi Lion est le premier acte d’un nivellement par le bas souhaité par une poignée et qui à force d’inactions et de complaisance deviendra la norme. Il est le reflet de toute cette culpabilisation indésirable qui ne fait rien avancer, les névroses qui l’emporte sur le bon sens de la production artistique, à savoir, commencer par faire de bons films, et non de répondre à un besoin idéologique et politique. Le cinéma n’est pas politique. Le cinéma peut être politique. Et à partir du moment où on essaye de vous imposer l’absolu de la première phrase, il faut immédiatement vous méfier… Parce qu’aucune pensée ne devrait l’être. Aucune chose n’est totalement bonne ou mauvaise, chaque vertu peut être dévoyé et chaque mal peut être nécessaire. Ne vous laissez pas embobiner par des vendeurs de tapis, même s’ils invoquent le bien de tous. Parce que sinon, lorsqu’il sera trop tard, mais votre nostalgie pourra être interdite. A très bientôt pour le prochain article.
  9. Petit Erratum : Comme Pesme s'occupe de la réalisation, je pensais qu'il s'occupait également du montage. Mais non, c'est Al qui remplit cette fonction : il fait tout le montage ainsi que le mixage sonore. Petit Addentum : Al et Tchoucky m'ont aussi précisé par ailleurs que le coût du matériel s’élevait à plus de 500 €. Je n'y connais rien, je vous laisse seul juge pour savoir si c'est du bon matériel, ils ont juste aussi tenu à préciser que pour eux, c'était beaucoup d'argent. Ils ont également apprécié la critique. Bonne journée à tous !
  10. J'espère bien ! N'hésitez pas à partager les gens !
  11. La Nostalgie. Une denrée étrange, provoquant une sorte de mélancolie positive et nous replongeons dans un cocon tout doux composé d’images et de références du passé. La Nostalgie. Parfois détournée pour transformer les gens en Vieux Cons, ces gens prenant de haut les individus plus jeunes par le biais d’un certain ethnocentrisme générationnel. La Nostalgie. Matière première d’une chaîne youtube toute mignonne et sympathique que je vais vous présenter aujourd’hui. Ces Dessins Animés Là qui méritent que l’on s’en souvienne (ou CDAL) est une émission régulière sur Youtube et Dailymotion, à un rythme mensuel, parlant d’ancien dessins animés. Il est présenté par Tchoucky et Al, les deux vidéastes, est monté par Pesme (le compagnon de Tchoucky si j’ai bien suivi) et est illustré par Tchoucky elle-même. On peut d’ailleurs découper les vidéos en quatre catégories : Les Reviews classiques, les solos, les tops et les vidéos thématiques. Chacune ayant ses propres codes ayant évolué techniquement, mais jamais au niveau de l’écriture. Il n’est pas nécessaire d’approfondir plus avant les différents types de chroniques, si vous avez deux neurones qui se connecte, vous devriez comprendre ce dont il s’agit. De plus, chaque type de vidéo bénéficie du même soin, uniforme dans leur qualité. Il n’y a qu’une chose qui a, en fait, évolué au fur et à mesure du temps, c’est la technique. Et ça tombe bien, c’est le plus gros défaut de cette chaîne ! Bon, enlevons cette épine au plus vite. Si vous regardez un épisode de CDAL aujourd’hui, vous allez vous demandez pourquoi vous êtes soudainement retombé dans les années 2000. Mais sachez, qu’en 2013, on retombe dans les années 90, et à leur tout début, c’est l’âge sombre du web : l’image dégueulasse qui tressaute, le son en montagne russe… En fait au tout début, les moments les plus regardables restent les instants où on a des extraits des œuvres traités, et où évidemment, les images redeviennent forcément propres et le son, en voix off, redevient plus potable. Après, parler de Franklin, ça réhausse forcément le sujet. Toujours. Je suis très dure là-dessus, oui, et j’exagère beaucoup quand je parle d’époque pour la qualité de l’image ou du son. Mais même aujourd’hui, le grain reste très présent, le son a tendance à saturer très rapidement, surtout lorsque Tchoucky parle ou hausse un peu la voix (ce qui peut arriver très vite, on y revient). Le souci, c’est que comme le son est plutôt bas de base, il vaut mieux regarder ces vidéos avec un casque histoire de bien entendre ce que l’on nous dit, tout en se préparant à la possible douleur physique lorsque le micro saturera, comme aux débuts du JDG à son temps. Bon d’accord, j’ai les oreilles sensibles, mais c’est parce que je suis un chat. Arrêtez de vous moquer dans le fond. Cependant, je dois avouer une chose. Même si la technique démontre l’emploi d’un matériel clairement pas au niveau, dépassé et, soyons encore plus cash, obsolète, étant donné que ces défauts sont encore là après 80 vidéos… c’est carrément devenu l’identité de la chaîne ! Vous là, qui me lisez et qui connaissez déjà cette chaîne, avouez que si demain, soudainement, on avait la HD, du son de grande qualité, et le micro qui ne sature jamais, même si notre vidéaste féminine pousse à fond ses cordes vocales dans les tons les plus aigus dont elle a le secret… Bah vous seriez déstabilisés. Vous ne seriez peut-être même pas sûr du programme que vous suivez. La technique fait parti de l’identité d’une chaîne youtube, puisque par nature, le contenu d’une plate-forme pareille sera inégalé. Chez Bob Lennon, on reconnaît sa vidéo à sa voix désincarnée par l’absence de capture de sa tronche. Chez Micheal J, par ses FX ultra cheap, et Karim Debbache par ses contre-champs incessant sur lui-même. Et bien, chez CDAL, ce retard technologique fait partie de l’identité de la chaîne, et je dirai même, en petite partie son charme. Même s’il est amplement possible que ce soit au détriment de Tchoucky & Al, car cela provoque une sorte de douce ironie bien amère : parler de vieilles choses avec un format de vieux. Avouez que cela peut faire sourire. Tiens, parlons de nos vidéastes chroniqueurs Etant donné que la réalisation est minimale, avec des plans fixes sur les vidéastes entrecoupés d’extraits de leur sujet du mois, il est indispensable qu’ils puissent faire leur job correctement, à savoir présenter leur chronique. Et c’est à nouveau un obstacle à franchir les premières fois : Al est souvent dans le sous-jeu et Tchoucky dans le sur-jeu. Et oui, quand on découvre, cela peut choquer et rebuter. Mais ce n’est pas une mauvaise chose pour autant. Déjà, parce que cela développe une alchimie particulière, et ça harmonise le tout. Quand Tchoucky s’énerve, le calme de Al contrebalance astucieusement. Quand le calme de Al paraît mal placé, l’enthousiasme de Tchoucky (ou sa colère) vient redonner du peps à la vidéo. C’est tout simplement l’un des duos les plus naturellement équilibrés qu’il m’ait été donné de voir. Je ne suis pas dans les coulisses, mais s’ils ne se sont pas concertés pour adopter ce comportement, je trouverai cela encore plus formidable. De plus, c’est encore mieux si les deux personnalités sont correctement utilisées pour délivrer le texte. Ca tombe bien, c’est le cas. Et là encore, même si on n’est pas dans les coulisses, si ce sont des positions qu’ils adoptent naturellement, sans tricherie d’écriture, c’est là aussi une certaine prouesse. Les discours sont en effet assez différents pour que l’on soit dans le débat, sans que l’on tombe dans la dispute. Et quand il y a dispute, elle est suffisamment émulée pour que cela reste divertissant. Pis avouez que l’on a envie de leur tirer gentiment les joues à ces deux énergumènes. S’il arrive parfois qu’un Pesme sauvage apparaît du fidèle canapé de nos héros, il est très secondaire et le plus souvent, pour des intérêts humoristiques. L’humour, d’ailleurs, parfois hésitant, souvent innocent, est toujours mignon et m’arrache souvent un sourire. En fait, les deux vidéastes sont tout doux, tout autant que la plupart des sujets qu’ils décident d’aborder. Tout est semblable à une texture aussi douce : les discours, les gags, les running gags, leurs positions sur les œuvres qu’ils exposent, et même leurs critiques négatives ! N’importe qui se préparant à décrire quelque chose qu’il n’aime pas aura forcément du mal à ne pas rajouter de l’aigreur, l’amertume, voir les deux. Mais ces deux-là, je ne sais pas comment ils font, parce qu’ils auront toujours les mots et le ton des plumes d’un pégase. Et ça, je le sais très bien, c’est très difficile à faire. Venons-en au plat principal… Parce que là, on arrive à la grande qualité de la chaîne, c’est tout simplement son écriture. La technique est pas terrible. Le jeu d’acteur est sujet à débat. Mais l’écriture est indiscutablement formidable. C’est tout simplement le duo le plus compétent que j’ai put voir sur youtube. Leurs textes sont exhaustifs et efficace. Et ils n’hésitent pas à prendre leur temps pour expliquer un truc, image à l’appui, avec une honnêteté intellectuelle éventuellement troublée par des petites touches d’humour que l’on sait être de l’humour. Il n’y a jamais d’ambiguïté. Il n’y a jamais de doutes. Et ils donnent très souvent envie de découvrir ou de redécouvrir une série d’antan, beaucoup plus que d’autres youtubers 100 à 1000 fois plus connu. Et bon sang ! Ca fait du bien bordel de voir des gens ne pas se confiner dans du devoir de concision pour aller au bout de leurs idées et être donc convainquant, même si on ne sera pas forcément d’accord avec eux. Je sais bien que le rythme, c’est important. Mais quand on en arrive à des youtubers qui exposent leurs avis à l’arrache, et qui ne donne clairement plus envie d’être curieux par rapport à leurs sujets, juste parce qu’il faut faire rire… je trouve que l’on perd quelque chose. Tchoucky & Al arrivent à prouver qu’il y a une harmonie possible entre humour et propos. Tout en restant léger pour être divertissant, s’il faut prendre cinquante minutes pour aller au bout de leur propos, ils prendront ce temps. S’il faut faire un tunnel, ils le feront, agrémenté de nombreuses images pour prouver et rendre ce tunnel divertissant. Putain je viens de me rendre compte que ces deux là arrivent à faire mieux que la télévision : quand ils font un tunnel, on les écoute sans s’endormir et avec grand plaisir. Ils sont même capables de mettre en avant leur série préférée à TOUTES les vidéos sans que ce soit irritant et en restant humble, car ils ajoutent toujours de l’auto-critique de manière imagé. Donc, même si le son peut parfois faire mal aux oreilles (comment ça fragile ? Rooh) c’est toujours avec plaisir que l’on regarde ou réécoute certaines de leurs critiques. Parce que regarder quelque chose de bien écrit et d’argumenté fait toujours plaisir quand le reste de la plate-forme se contente de dire n’importe quoi du moment que cela fait rire (Hein Fred ?) ou du moment qu’il se donne raison (Hein Micheal ? Ca va ? Tu fais bien ton David Goodenough pour GoT ?). Je dirai même que c’est important que l’on ait quelque chose comme ça. Parce qu’une démonstration d’intelligence pareille, ça donne forcément envie d’être imité, voir même, d’être supplanté. Du moins, pas que dans la forme… j’ose espérer. Ils nous donnent déjà plus envie de voir des trucs (même Dongon & Dragons) que les vidéastes plus populaires. Le seul défaut que l’on peut leur donner dans leur écriture, est qu’elle est très similaire d’une vidéo à une autre. On pourrait passer d’une vidéo de 2014 à une vidéo d’aujourd’hui sans que cela ne puisse choquer outre-mesure, en dehors des toutes premières bien entendu. Mais ce défaut est largement surmonté par le format mensuel de l’émission. Et je dirai bien que j’attends beaucoup plus l’épisode de CDAL plutôt que celui du JDG, ou de n’importe qui d’autre. Parce que ces deux outsiders méritent largement d’avoir plus de succès, et ils mériteront que l’on se souvienne d’eux.
  12. MaiffaInes

    Command & Conquer GDI

    Je t'ai dit de télécharger la version "installation facile"
  13. MaiffaInes

    Command & Conquer GDI

    Tu ne comprend pas comment faire fonctionner un programme qui t'installe tout automatiquement ? Bah.... Je ne peux plus dire grand chose...
  14. MaiffaInes

    Command & Conquer GDI

    En cas de soucis avec la version de Romstation, je vous recommande la version "Installation facile" de Abandonware France.
  15. Plus que de tolérance, la laïcité implique que toutes les religions sont acceptés du moment que ça reste dans le PRIVE et que donc on ne commence pas à mettre du "si dieu/Allah/Jesus/Satan le veut" toutes les cinq lignes.