MaiffaInes

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About MaiffaInes

  • Birthday 02/21/1990
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    Femme
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    Retro gaming, JDR
  1. MaiffaInes

    Ultima VII - La Porte noire

    Bah ils sont pas abandonware, donc tu ne les auras pas gratuit. Je suis déjà perplexe de la présence du 7 ici.
  2. MaiffaInes

    Ultima VII - La Porte noire

    @Aronaar "C'est quoi un paladin ?"
  3. MaiffaInes

    31 - Mûr

    Merci pour ce très agréable commentaire @ChatNoirRetro Alors, pour répondre a tes deux questions : - Le réincarné ne se souvenait pas du futur, il finissait par le déduire. Ce qui est logique : si à un moment dans une vie passé, il a pensé '' je suis dans la merde, j'aurai besoin de l'aide de quelqu'un " alors l'une de ses vie futur s'en souvient forcément, et donc, inévitablement, viendra lui donner un coup de main. Causalité quantique temporelle. - Je ne sais pas. Mine de rien, je n'ai quasiment rien fait d'autre... donc à voir.
  4. MaiffaInes

    31 - Mûr

    Nous avons traversé la Terre sous un concert de bombes, fermement campés sur nos motos. J’ai assisté en direct à la dévastation total du genre humain. Par je ne sais quel prodige, le temps semblait accélérer alors que nous roulons. Les quatre cavalières exultent, hurlent et influencent les humains. Tout d’abord, des milliards d’âmes sont arrachés par ma fiancée qui lève sa faux au plus haut au-dessus de sa tête. Les trois autres n’ont plus qu’à agir de concert ensuite : instillant la guerre, la famine et la maladie parmi les pauvres survivants qui auraient certainement préféré un pull pour noël et pas des emmerdes supplémentaires. Partout sur la planète, les radiations liquéfient les hommes, les affrontements déciment pour des boîtes de conserves et de l’essence et la faim affaiblie tout ce joli monde. Je pense devenir fou. Ma tête me vrille sous les images de destructions multiples et accéléré. Les gens pleurent et se dévorent à cause de moi. J’ai précipité l’humanité dans le gouffre juste pour pouvoir mourir définitivement. Les années passent, et je suis toujours sur cette moto. Je vieillis à vue d’œil et je halète. Je sens ma peau se dessécher, mes organes se ratatiner et l’arthrose s’emparer de mes os. Je pleure à mon tour, jusqu’à me vider de toutes substances et de toutes émotions. Quand les motos s’arrêtent, j’ai plus l’impression d’être une grosse buche raide et desséchée qu’un être humain. Il n’y avait plus rien de vivant, même pas d’animaux, les gens les ont mangé. Il n’y avait plus de plantes, les radiations les ont détruites. Il n’y avait plus que moi, avec la faucheuse à mon bras. « Nous avons terminé notre travail, m’indique Pestilence. Nous allons enfin pouvoir nous reposer. - Merci encore mon amour, comme tu l’as tant espéré, je vais t’offrir le repos auquel tu aspire tant. Tu ne pourras plus te réincarner. Ta prochaine mort sera la dernière. Merci encore. » Attends, tu ne vas pas me laisser comme ça quand même ? Non ! Salope ! REVIENT ! JE NE SUIS PAS ENCORE MORT ! Et elle me laisse. Je ne peux même plus parler, ma mâchoire ne bouge pratiquement plus. Je suis debout au milieu des débris. Je ne peux même pas marcher ou m’assoir, je suis paralysé. Je dois attendre le retour de la mort sans pouvoir crier et sans que rien ne puisse mettre un terme à mes souffrances. A présent, le temps s’étire, et je ne peux toujours pas mourir… Pitié… Achevez moi…
  5. MaiffaInes

    30 - Attraper

    Je pense qu’il est temps que je vous explique tout ce bordel. Jusqu’à maintenant je vous ai gardé la surprise, mais vous commencez à vous douter de ce que je vais faire n’est-ce pas ? Dans le doute, je vais l’expliciter : je vais causer une guerre thermo-nucléaire en lançant des missiles russes sur l’Europe et les Etats Unies, histoire de bien titiller tout le monde et causer une troisième et certainement dernière guerre mondiale. De quoi réunir les quatre cavalières de l’Apocalypse donc ! Car je pense que c’est cela que la Mort souhaite. Elle souhaite retrouver ses sœurs et pour cela, il n’y a qu’une seule possibilité, provoquer une catastrophe mortelle mondiale. Je m’empare de la valise nucléaire soviétique, je l’ouvre en utilisant les mains du défunts président, et comme j’ai eu le code il y a de cela des centaines de vies auparavant, je peux utiliser l’outil de destruction massive. Maintenant, je suis en pleine hésitation. Quelles villes, voir quelles régions, devrais-je atomiser ? Je suis un peu pressé par le temps, alors je prends au hasard. Allez hop, l’Allemagne, la Bretagne, et alpes transalpines. Pour l’Amérique, un missile pour chaque partie du nouveau continent, histoire de se mettre tout le monde dans la poche. Une fois ces manipulations entrées, je m’installe à la fenêtre pour observer la course des missiles dans le ciel, les traînées partant dans toutes les directions. J’allume un ordinateur pour lancer ‘’It’s the End of the world as we know it’’et je soupire d’aise pendant que je peux encore écouter un peu de musique. Alors que les sirènes me cassent les oreilles, je vis d’autres traînées, plus au ras du sol. Quatre motos filant à vivre allure vers ma direction. Je souris en reconnaissant ma bien aimé. Je grimace en reconnaissant Famine, la plus famélique et la plus guindé des quatre, et qui a eu le mauvais goût de tuner sa moto avec des néons jaunâtres. Guerre est celle qui s’assortit le mieux avec sa bécane, notamment avec son accoutrement de clous et de cuirs. Elles s’arrêtent devant le bâtiment, observent le carnage, certaines retirant leur casque. Les quatre se prirent dans les bras pour un câlin général et je choisie ce moment pour ouvrir la fenêtre. « Hey chérie ! je hurle en direction de la Faucheuse. Attrape ! » Je me défais de l’anneau de ronce et je lui lance. Elle l’attrape ave agilité et me fait signe de descendre. Je m’exécute, je n’ai plus rien d’autre à faire. Guerre me gratifie d’une accolade et Pestilance d’un clin d’œil amical. Famine, comme à son habitude ne me donne rien, pas même un regard. « Tu as enfin réalisé notre destin, me susurre ma femme, nous pouvons enfin convoler en justes noces. Prend donc place à mes côtés. »
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    29 - Blessé

    Vous savez, là où est établi Poutine, ça ne vaut ni la Maison Blanche, ni l’Elysée, mais c’est très loin d’être dégueulasse. Par contre, le nombre de gardes d’élites au mètre carré est très certainement trois ou quatre fois plus élevé. On a bien défouraillé pendant au moins deux ou trois bonnes heures. Je jonglais entre mon propre équipement, ce qui me tombais sous la main et l’environnement, autant qu’il est possible bien entendu. Je pense que jamais je n’oublierai la sensation des balles qui sifflent à mes oreilles, les douilles qui s’accumulent à mes pieds, manquant de me faire tomber quand je glisse dessus. Mes bras qui commençaient à me donner une sensation de déchirement à force de tirer le chien du fusil à pompe. Tirer le manche prend à présent un tout autre sens dans mon esprit. Et derrière moi, il ne restait plus que des ruines, des murs déchiquetés, des cadavres de plus en plus découragés ou effrayés et des armes encore fumantes. Même le sang ne peut plus être humé, on ne respire plus que la poudre et le métal chauffé à blanc. Et il ne reste plus que le boss, le dernier rempart entre moi et mon objectif : contenter la Mort. J’explose les caméras avec mes dernières cartouches de fusils et vérifie mon holster. Il ne me restait que mon 357 magnum Python. Je souris. C’est digne d’un vieux dessin animé, il ne me manque plus que le t-shirt rouge et la coupe à la con. Le cliché n’est pas complet cependant, mon barillet est plein et j’ai encore deux recharges de prêt dans mes poches. Je défonce la porte d’un coup de pied, et je roule à terre, juste à temps pour éviter deux tirs de makarov. J’ai de la chance, mon adversaire était chauvin. Il m’aurait accueilli avec le fleuron de l’armement américain, je serais une passoire. Je tire une première fois, surpassant les tirs de semi-automatique par la seule puissance de mon arme, et j’atteins le président russe à l’épaule. Cela ne semble pas l’arrêter malgré le fait qu’il ait décollé à l’arrière sous la puissance de l’impact, et il m’aligne pour m’atteindre à l’abdomen. Je hurle de douleur, mais je tiens le coup. Je ne peux m’arrêter maintenant. Le pistolet de Poutine est vide, il déclic pathétiquement dans le vide, et à l’obstination de l’homme pour essayer de tirer malgré tout, je sais qu’il n’a plus rien en réserve. Je prends le temps de viser pour exploser le crâne de l’un des hommes les plus connus du monde. Je m’appuie sur le mur et je pose une main sur ma blessure. Je pissais le sang. J’en ai plus pour longtemps.
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    28 - Conduire

    La route est longue jusqu’en Russie, surtout quand on part de Paris. Je ne vous dis pas le nombre de plein qu’il faut faire, le nombre d’heure que l’on avale sur la route et le nombre de nuits que l’on passe dans des hôtels miteux. Quand on en trouve bien entendu. Parce que sinon, je peux aussi vous parler du nombre de fois où j’ai dû dormir dans la bagnole. Vous avez déjà dormi sur un canapé ? Imaginez maintenant dormir sur un truc encore moins confortable mais avec l’insécurité en plus. Ca ne vaut pas dormir sous les ponts, mais on en est pas loin, car là où on peut se garer, c’est généralement fréquenté par moult salopards de tout genre : trafiquants de toutes sortes de biens illégaux, camés, clodos en vadrouilles, jeunes connards en quête d’un moyen de tromper l’ennui de leur existence… Ce n’est donc pas la meilleure solution, surtout en plein territoire slave. Mais je finis par abandonner ma vieille voiture. J’avais à présent bien mieux : un tank. En sabotant les autres bien entendu, je n’ai pas envie d’être emmerdé sur le périph’ de Moscou. Les prochaines heures sont consacrées à massacrer tous ceux qui me barrent la route. Je leur roule dessus avec mes chenilles, tel le boucher de Stonne. J’éventre les bâtiments à coup de canon. Des bâtiments genre les commissariats de police hein, pas les bâtiments de civil. Même quand les soldats se planquent parmi les bâtiments civils, je préfère nettement la mitrailleuse. Ou je me contente de passer, réservant mes munitions pour quelques élus triés sur le volet. Pour les reconnaître, c’est simple, ils ont un gros tube qui lance des explosifs. Ah mais, eux, pour se distinguer autant, ils ont même le droit à une priorisation ! Je suis comme ça, sympa comme tout.
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    27 - Manteau

    Et je sais tout à fait ce qui me reste à faire. Et de plus, j’ai reçu mon anneau. Il me reste donc moins de vingt-quatre heures pour appliquer mon plan pour cette vie-là. Autant dire que le temps presse, et comme je viens d’avoir l’idée, soit je serai seul, soit j’aurai des renforts, mais elles viendront d’elles même… Enfin, non, si j’ai des renforts, c’est que j’aurai encore bien des vies. Donc, j’espère être seul. Mais je ne vais pas y aller avec seulement ma bite et mon couteau. Il me fallait du matériel. En dessous de mon lit, il y a mon coffre remplis d’armes, mon armurerie personnelle. Le temps de le sortir et de l’ouvrir, et me voilà avec une débauche de calibres, de munitions et de lames divers et variés. Je prends un katana court que j’aiguise pour m’assurer que la lame reste bien tranchante, et le glisse à ma ceinture. Je m’empare du fusil à pompe : un SPAS, calibre 12, que j’ai modifié pour le rendre semi-automatique. J’enfile une ceinture de munition et la couvrit de cartouche de chevrotine calibre douze. Je prends plusieurs pistolet et revolver de différentes tailles et les rangent dans différents holsters. Deux pour les épaules, deux pour la ceinture, deux à la cuisse et les plus petits dans des mini-holsters planqués à mes chevilles. Et pour planquer tout cela, une seule solution : un excellent manteau bien long, souple, protégeant bien des intempéries. J’hésite un long moment entre le cache poussière, le pancho et le trench-coat. Chacun possède ses atouts et ses attraits esthétiques. Mais il faut se rendre à l’évidence. Le trench avait tout son charme compte tenu de mon plan…
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    26 - Sombre

    Pourquoi la Mort a fait de moi le Réincarné ? Que pourrais-je donc faire pour elle, que ne peut-elle pas faire ? J’avoue que mes recherches m’ont plongé pendant un moment dans le plus profond des désespoirs. Car pendant plusieurs vies, je n’ai trouvé absolument aucune piste. Rien. Nada. Peau d’zobe. J’ai pourtant cherché dans presque tout ce qui était possible et imaginable, y compris les plus sombres connaissances occultistes inventé par les mages antiques les plus frappés de la caboche. Mais il devait bien y avoir plus de trucs sur les cavaliers de l’Apocalypse quelque part non ? Et bien oui, dans la bible. Oui j’ai l’air particulièrement con, ne vous posez pas la question, j’ai tellement de vies accumulées qu’au bout d’un moment, je ne peux pas me souvenirs de tout non plus. Cependant, on n’avait pas tant d’informations que cela dans ce lourd et épais bouquin remplis d’inepties pompeuses, et il en était de même dans ses deux ersatz… C’est à ce moment là que j’avais compris pourquoi j’étais devenu l’Inquisiteur. Il me fallait plus d’information, alors j’avais convaincu le Pape de ma propre menace… Et pour cela, j’avais réorganisé les Cendrés pour me capturer une première fois et exécuter mon premier meurtre rituel avec l’arme que j’avais ‘’enchanté’’ en Transylvanie. J’ai organisé un véritable harcèlement de moi-même, afin de boucler mon propre flux temporel. Et par la même occasion, en rappelant à moi-même quel était l’objectif, je provoque ces mêmes recherches. Et j’ai enfin trouvé quel était le souhait de la Mort… Quelque chose de simple. Retrouver sa famille.
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    25 - Délicieux

    La vengeance est un plat qui se mange froid comme on le dit. Pourtant, son goût en restera toujours profondément inchangé. Mais cette fois-ci, je ne constaterai sa qualité que bien plus tard. Sur le moment, ma vengeance a été quelque peu terni par bien des points. Et le premier était sans nul doute l’identité de l’homme sur qui nous avions mis le grappin. Certes, nous avions atteint la salle du trésor, débordant de coupes, de croix en or incrustés de pierres précieuses et de bien moult autres trésors. Et juste au milieu de tout cela, il y avait un homme. Habillée entièrement de rouge, comme s’il était un inquisiteur espagnol du seizième siècle. Il était incroyablement nonchalant compte tenu de la situation. « Bienvenu à tous, et nous voilà, tous les sept. Sept réincarnés. » Moi et mes cinq camarades nous nous sommes regardés, sans trop comprendre. « Vous devriez savoir pourquoi je suis si efficace pourtant non ? insista l’Inquisiteur en souriant. C’est parce que je vous connais très bien. Et pourquoi je connais aussi bien hum ? Pourquoi ai-je autant d’information ? » Il défit ses gants, exhibant des tatouages. Un ankh et un signe cabalistique. A sa main droite, un anneau de ronce. Nous serons tous des dents. « Pourquoi ? demandions-nous tous les six simultanément. - Il semble que vous ayez oubliez quelque chose depuis un moment. Il faut donner satisfaction à la Mort si on veut être libérer. J’ai donc eu pour mission de nous rafraîchir la mémoire. Et il faut maintenant se demander ce qu’elle veut. Réfléchissez-y… » Il cracha soudainement du sang. Nous reculions tous d’un pas alors que la maladie l’emporta. Nous nous regardions alors et nous partîmes. Le soir même, avant de se séparer, nous avions dîner dans un excellent restaurant chinois, et dans les biscuits clôturant le repas, nous trouvâmes des anneaux de ronces. Un pour chacun. Peu après ça, j’ai vécu de nouveau cette aventure, cinq autres fois. Et me voilà aujourd’hui, à vous conter mes multiples vies. Et je pense avoir trouvé la solution à la question. Quel est le souhait de la Faucheuse ?
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    24 - Etourdi

    Lors de la prise d’un bâtiment, ce qui est important, c’est la capacité d’une équipe à étourdir. Il faut étourdir la sécurité pour la neutraliser. Neutraliser les combattants à l’intérieur pour mieux les massacrer. Etourdir l’adversité pour éviter de tomber dans des pièges et des guet-apens. Provoquer l’étourdissement de l’adversaire pour l’achever, c’est la base de tout combat en fait. Le moyen le plus simple, c’est de porter un coup au but. Que ce soit à main nue, avec une arme blanche ou même un tir d’arme à feu, un coup bien placé, c’est une victoire assurée, puisqu’un assaut victorieux permet souvent d’enchaîner plusieurs autres attaques, plus facile à placer, et qui peuvent donc être mortel. Il y a des outils dédicacés à l’étourdissant d’ailleurs : des grenades pour la plupart, mais également certaines armes d’auto-défense comme la bombe au poivre, le taser, ou même, les charges de porte. En fait, tout explosif sert avant tout à assommer. Lors de la première guerre mondiale, les tirs d’artillerie ne devaient pas servir à tuer l’infanterie, mais à les briser moralement et physiquement pour faciliter l’assaut qui arrive juste ensuite. Lorsque que l’on jette une grenade, on essaye avant tout d’instaurer une panique chez l’ennemi. Une panique, qui va étourdir son sens tactique et sa réactivité. En dehors de les balancer dans des lieux fermés et verrouiller bien entendu. Voyez l’utilisation d’explosif en combat comme les tirs de barrages : le but est de créer un effet, pas forcément de mettre une fin définitive au combat. Enfin, ça, c’est uniquement mon point de vue, Lecteur, j’imagine que vous avez le vôtre. Et nous, nous avions toute la panoplie en ce qui concernait l’arsenal de l’étourdissement. Vraiment tout. Lorsque l’on débarqua dans le temple dédié à un dieu anonyme et certainement inexistant, nous avons démarré l’assaut en jetant des grenades assourdissantes tout azimut. Mon moi chinoise assommait toujours à moitié ses adversaires avant de leur briser la nuque. Le petit vieux sortit un fusil à canon sciée de son trench-coat et ne semblait cesser de tirer avec, forçant les ennemis à se mettre à couvert où je les attendais, équipé de mon pistolet silencieux. A chaque salle, on plaçait des explosifs sur les portes, voir les murs, et on débarquait à l’unisson. On nettoyait et on recommençait pour la salle suivante. Nous avons amené l’enfer dans un lieu saint. Et je dois avouer que c’était particulièrement plaisant…
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    23 - Ancien

    Mon plan pour parer à la difficulté de la solitude était simple : poser mon cul sur un banc place Saint Pierre, et attendre. La raison est fort simple : si aujourd’hui je me rends compte que je me trouve dans une situation inextricable seul, alors forcément, mes mois futurs le savent également. Et ils savent forcément que je suis en train d’attendre sur l’une des plus célèbres places d’Europe. Et je n’ai pas eu à attendre longtemps, les voilà déjà. Ils étaient cinq, divers et variés. La plus jeune était une jeune adolescente asiatique, au crâne rasé et aux habits d’une blancheur immaculée. Une seconde femme se tenait à ses côtés, les mains dans les poches de sa veste à trois cent patates. Elle mesurait près de deux mètres et à sa carrure, elle devait bien faire deux de large. Le troisième était un petit vieux au grand et large pardessus traînant au sol. Le quatrième, un homme de mon âge au regard noir et aux mains couverts de cicatrices. Le dernier enfin, un homme mûr, aux tempes grisonnantes et au regard d’acier. Tous, sur leurs mains, avaient les mêmes tatouages : celle d’un ankh et d’un signe cabalistiques sur les mains. Nous nous sourions. Combien de temps avons-nous attendu chacun pour participer à ce rassemblement ? Quelles ressources chacun avait accumuler et amener juste pour ce jour ? Je me levai de mon banc. Nous n’avions pas besoin de parler. Il était l’heure. D’un pas unanime, nous nous dirigeons vers le palais papal, impatient d’en découdre…
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    22 - Fantôme

    Quand tu t’intéresse à une cible, tu ne dois surtout pas visible, de quelque manière que ce soit. Le mieux que vous pouvez faire, c’est de pouvoir entrer dans une pièce est d’être tellement oubliable que personne ne fait attention à vous, même quand vous êtes en train de fouiner partout. Etre invisible, ce n’est pas seulement se dissimuler dans une boîte en carton dans des couloirs stériles. C’est surtout pouvoir faire des choses répréhensibles aux yeux de tous. Ce n’est pas si facile. Le culot ne suffit pas à ce stade, il faut intégrer mentalement qu’au moment où on fait quelque chose pouvant provoquer notre mort, c’est tout à fait normal et naturel de le faire, mais surtout, d’être là. Aucune hésitation, aussi bien de corps que d’esprit, n’est autorisé. Une balle dans la tête, ça va tellement vite… Peu d’homme peuvent véritablement exécuter cet exercice, et moi-même, j’avais encore énormément de progrès à faire. Mes repérages à l’intérieur des places fortes du Vatican étaient donc particulièrement délicats. Les accoutrements étaient étroitement surveillés et étiquetés. En voler une impliquerait de provoquer une alerte dans la semaine qui suivrait. Heureusement, j’avais quelques contacts ci et là dans la mafia et à l’état. Avec les bonnes justifications, j’obtint un petit poste d’agent d’entretien là où ils conservaient leurs plus belles pièces couvertes d’ors et de pierres précieuses. Mais récolter les renseignements sur le lieu de mon prochain coup n’était pas suffisant. Je ne pouvais pas faire cela seul, et je ne pouvais me fier à personne d’autre. Il n’y avait qu’une seule solution.
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    21 - Trésor

    Quand tu veux t’attaquer et faire mal à quelqu’un, pas besoin de le faire saigner ou de lui exploser les os. Attaque-toi à sa psyché, rend le fou. Et l’une des meilleures façons de le faire, c’est de s’attaquer à ceux qu’il aime (mais c’est particulièrement lâche et lamentable) ou de s’attaquer à son portefeuille. Et généralement, les gens d’Eglise au Vatican, ils n’aiment personnes mais ils ont un gros trésor. Et je voulais m’assurer de passer un message pour tous les Inquisiteurs qui suivront, ou tout autre nom que ce genre de connard qui suivront. Je sortais du Maroc où j’avais abandonné un gars dans le désert. Oui, je pouvais être cruel, je le savais bien. J’avais pris l’avion pour Rome, et en quelques heures, me voilà dans la capitale italienne. J’avais une planque déjà disponible, tout près du Vatican, et ça tombait bien, car j’allais y rester un moment. Dans les premiers jours, je ne fis rien de particulier. Je préférais me faire oublier, il y a peu, j’étais encore poursuivi par des tueurs à gages papaux. Au bout de deux semaines, je commençais mes repérages, faire le tour de mes contacts, récolter des renseignements pour préparer mon coup. Ma cible ? Le trésor du Vatican. Rien de plus, rien de moins. Je n’enverrai pas un message qu’au boss des Chrétiens pour qu’il cesse de m’emmerder. Je vais envoyer un message à tous les boss de religions divers et varié à travers le globe. Même les sectes les plus obscurs vénérant le Grand Cthulhu vont me craindre après ça.
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    20 - Marcher

    Ce mec était un malin. Un jour, il arriva même à me faire croire que j’étais parvenu à le buter d’une manière bien sadique, et cela m’étais retombé dessus en plus. Je venais de recevoir mon anneau alors que j’étais au Maroc. Je faisais parti des services de renseignements et je venais de remplir une mission particulièrement délicate. C’était certainement comme ça que j’ai dû me faire remarquer des assassins du Pape. Comme depuis un certain temps, ils étaient nettement plus dangereux et plus organisés, mais j’avais réussi à avoir le chef. Et il avait dans ses poches l’anneau de ronce ! « Pourquoi as-tu cela sur toi ! je lui avais hurlé en pleine face. Qui te la donner ? - Tu ne tireras rien de moi, Réincarné. Je ne suis pas le chef de cette nouvelle unité pour que tu puisses me soutirer n’importe quelle information juste en la demandant poliment. - Qui a parlé d’être polie ? lui assénais-je en lui branquant le canon de mon pistolet sous le menton. Qui te l’a donné ? Guerre ? » Aucune réponse, il se borna à me faire son regard de méchant. Je lui collai un coup de crosse dans la tempe et l’emmena à l’intérieur de mon 4x4. Direction plein sud vers le Sahara où je m’arrêtai en plein désert. Juste à temps pour le réveil de la princesse sur la banquette arrière. « Espèce d’enfoiré, qu’est-ce que tu fous ? - C’est à toi que je pose la question. Tu dois bien savoir à quoi sert cet anneau, et tu me l’amène. Tu dois te douter que je n’ai plus rien à perdre pour l’instant. - Et c’est pour ça que tu m’offre une balade à travers les dunes ? Tu es pédé en plus d’être immortel immonde créature ? - J’ai été bien des choses, mais immortel et pédé n’en font pas parti. » J’ouvrit le réservoir et y glissa un tuyau avant d’obliger le mec à s’agenouiller devant. Il commençait à comprendre ce à quoi j’étais en train de le condamner. Il sua à grosse gouttes. « C’est… déconne pas mec. Même toi avec ton immortalité ça doit être horrible. - Je ne suis pas immortel espèce de débile profond. Tu ne te rends donc compte de rien quand tu m’appelle Réincarné ? - Oh bordel… Je… Ecoute je ne suis même pas l’Inquisiteur. - C’est ce fameux inquisiteur qui a rendu les Cendrés plus efficaces depuis quelques années ? - Oui, c’est lui. Et il m’a confié cet anneau en me disant que ça te pousserait à te suicider d’une manière ou d’une autre. Mais je refuse de mourir comme ça, je préfère encore que tu me colle une balle dans la tête. - Comme tu le sais bien, je suis un enfoiré multimillénaire. Je compte bien ne pas t’exécuter. » Je balançai mon arme et enfila mes lunettes de soleil. Je n’avais plus qu’à aller jusqu’au Vatican pour commencer mon enquête, sachant que rien n’était perdu. Le bonhomme, évidemment, se jeta sur l’arme alors que je reprenais ma place de conducteur et que je redémarrai le véhicule. Il me braqua et appuya sur la détente. Clic Clic. « Le village le plus proche est à vingt kilomètres au nord-est. Je te souhaite une bonne marche. » lui lançai-je en démarrant en trombe, l’aspergeant de poussière. Il avait intérêt à être bon en randonné sous zénith désertique, car je l’avais laissé sans eau.