Lighto

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    Lighto got a reaction from Pyran for a blog entry, Grand Theft Auto Vice City   
    Née sur PC, la saga Grand Theft Auto n'a cessé de monter en puissance ces dernière années. Si les 2 premiers épisodes sont presque passé inaperçus, c'est bel et bien le troisième opus réalisé tout en 3D qui imposera la licence comme un incontournable du genre sur console de salon et PC. Préparez vos bagages, nous partons pour Vice City !

    Je veux le beurre... et l'argent du beurre.
    Vous incarnez Tommy Vercetti, un ex-membre de la mafia Forelli de Portland. Bien qu’il ait échappé à la peine de mort sous la pression de son ancien boss, ce dernier sort d’un long séjour à l’ombre de 15 ans pour homicide "involontaire" sur pas moins de 11 personnes dans les rues de Hardwood, à Liberty City. Suite à ce crime, il hérite d'un surnom plutôt glauque "the Hardwood Butcher", ce qui signifie littéralement en français : "le boucher de Hardwood".
    Son retour étant proche, Sonny (parrain de la famille) anticipe les événements bien à l’avance et juge le retour de Tommy dans les rues de Liberty bien trop dangereux et mauvais pour le business local des familles.
    Aucun souci, car celui-ci à d'ors et déjà prévu autre chose pour son poulain fraîchement sorti du cachot... En effet, la famille Forelli a pour ambition d’étendre son pouvoir vers le sud du pays, dans l’espoir d’avoir plus d'influence, et par la même occasion de se lancer dans le business de la drogue dure (seul secteur dans lequel la famille ne préférait pas opérer jusqu’à présent). C’est ainsi que Tommy s’envole vers le sud avec deux hommes de main pour échanger un deal avec la famille Vance, supervisé par leur contact sur place, Ken Rosenberg, un avocat véreux.
    Arrivé sur place, le présumé deal se voit perturbé par des hommes encagoulés qui éliminent les deux porte-flingues de Tommy, et l’un des frères Vance pour récupérer l'argent du deal. Obligé de se rétracter pour survivre, Tommy se jette à couvert dans la voiture de Rosenberg, et démarre à fond de balle..
    Furieux de la tournure des événements, Sonny exige de Tommy qu’il récupère l’argent perdu au cour de l'échange, et ce, à n‘importe quel prix. Tommy ne reculera devant rien pour retrouver ses détracteurs, et récupérer son argent.

    Bienvenue dans les années 80 !
    Toujours sur la côte Est, Rockstar nous emmène cette fois à Vice City, également surnommé "la cité du vice ". Inspiré de Miami, cette métropole fictive nous replace dans l’ambiance de la fin des années 80 que les développeurs sont parvenus à retranscrire avec brio. Cet opus n’est pas bien différent de ses prédécesseurs et on retrouve ainsi la structure de base qui fait tout d'un bon GTA. Le but est donc de bosser pour un maximum d’individus (peu recommandés) dans le but d’empocher un maximum d’argent (ici pour rembourser Sonny).
    Seulement, ce qui différencie cet épisode de tous les autres, c’est justement le fait de pouvoir être titulaire de plusieurs propriétés, et même de divers commerces qui vous permettront de générer de l’argent de façon journalière (concession auto, boîte de danse ou encore compagnie de taxi). Il existe cependant d’autres moyens beaucoup moins orthodoxes pour se faire de l'argent, comme le braquage de magasin de particulier, ou en tuant de pauvres passants au détour d’une ruelle sombre…

    Pour la première fois outre les voitures, les motos ainsi que les hélicoptères font leur apparition pour offrir toujours plus de diversité dans le paysage urbain. Les bateaux sont toujours de la partie, les speed boat venant enrichir à leur tour le catalogue nautique. Bien que notre avatar soit toujours dans l’incapacité de nager dans l’eau (ce qui peut s’avérer très handicapant lors de certaines phases du jeu) de nouvelles armes s’ajoutent à la panoplie du parfait sadique : on trouve ainsi en exclu la tronçonneuse, le magnum, le sabre ninja, le tournevis ou encore... le minigun !

    Paillettes et strass
    Au côté des missions traditionnelles du jeu, le monde ouvert de Rockstar propose à nouveau diverses quêtes secondaires, dont la recherche des paquets cachés qu’il vous faudra retrouver pour obtenir des bonus intéressants qui se révèleront très utiles à Tommy. Mais il y a aussi d’autres épreuves spéciales comme les sauts uniques à faire en voiture ou en moto, ainsi que divers défis comme les rodéos si vous désirez terminer le soft à 100 %.
    Les clins d’œil sont toujours aussi multiples, et l’on prend toujours autant plaisir à les découvrir ! Les occupations ne manquent pas non plus, puisque le Malibu Club est toujours ouvert pour les plus fêtards d'entre vous !
    Autre aspect très important du titre, Tommy Vercetti est doté de la parole contrairement aux autres protagonistes. C’est ainsi le premier qui ne soit pas touché du "syndrôme de Link", une première dans la saga et c’est une réussite. Interprété par l’acteur Ray Liotta (Les Afranchis, Hannibal ou encore Blow), il s’avère être charismatique et doté d'un caractère bien trempé. Pour la première fois, il nous est également possible de personnaliser l’avatar avec d’autres habits (de façon mineur certes, mais tout de même). Cependant il est bon de savoir qu'une fois décédé au cours de la partie, ceux-ci disparaissent et laisse place à la bonne vielle chemise hawaïenne du début.. Enfin, si vous êtes fortuné et que vous aimez le changement, eh bien sachez que la vaste métropole paradisiaque propose énormément d’habitations luxuriantes !

    On prend les mêmes et on recommence !
    A quelques différence près, ce nouveau chapitre dispose exactement du même moteur graphique que son ainé GTAII. Il est dommage de constater que ce dernier a très peu évolué, et c''est un gros point négatif lorsque l’on sait que la PlayStation 2 est capable de faire beaucoup mieux. Aujourd’hui, le jeu parait tout simplement hideux et grossier. Les textures utilisées dans le jeu sont loin d’arriver à la cheville d’un Shenmue sur Dreamcast qui est sorti pourtant à la même époque ! Quant aux décors, ils restent assez ternes et cubiques malgré les couleurs vives de Vice City, et le "flou magique" des développeurs pour tenter de cacher l’aliasing de la PS2.
    La jouabilité du soft demeure toujours aussi arcade et fun, les voitures on l’aspect de jouets et suite au moindre choc en moto, on se retrouve à terre. Les déplacement se font au choix au joystick ou bien à la croix directionnelle, tandis que le joystick droit nous offre une vue à la troisième personne. Une pression sur la touche X permet de sprinter et le carré de sauter. Le triangle quant a lui nous donne l’occasion de faire l’acquisition d’un véhicule… bref, c’est la même chose que dans les autres opus, le gamer aguerri ne sera pas du tout dépaysé. Quant au joueur lambda la prise en main des actions sera tout ce qu’il y a de plus puéril !
    Toutefois les mouvements du personnage restent assez imprécis et flous, notamment au cours de baston à main nue... Il est quelque fois difficile d'atteindre sa cible.


    Compilation de la mort qui tue !
    Nous voici rendu au point le plus important du test (selon moi) : la musique ! Si vous aimez les années 80' vous serez certainement comblé par les playlists de qualité proposées sur les différentes stations radio de Vice City. De Michael Jackson aux Mary Jane Girls en passant par le mythique groupe Kool & the gang, Rockstar à sélectionner les meilleur hits de l'époque pour inclure une ambiance du tonnerre. Les amateurs de débats seront également bien servi grâce aux talk-show toujours très animée et surtout réaliste grâce au doublage d'acteur célèbres et reconnus. Pour les autres, je ne saurais que trop vous conseiller de passez votre chemin ou bien de coupez tout simplement la radio !
    Petit bémol par contre pour les bruitages environnants qui sont assez exécrables et peu réalistes, je pense notamment aux instruments de tir.
    Il est aussi intéressant de relever la qualité des doublage souvent réalisé par des célébrité tr!s côté aux states, comme la chanteuse Deborah Harry.

    Polémique autour du jeu
    A l'instar de ses illustres prédécesseurs, Grand theft Auto Vice City s'adresse avant tout à un public composée de personnes majeurs, le soft comportant de nombreuse scène de violence et d'injure. Par ailleurs, la version française a été censuré de sorte que l'ont ne puisse voir le sang des victimes ou bien leur démanbrement via armes blanche. Cette protection est toutefois très simple à contourner grâce au menu de la Playstation2.
    Aussi, les communautés cubaine et Haïtienne ont également fait couler beaucoup d'encre, accusant Rockstar de descrimination à l'encontre des deux culture. En effet on retrouve dans le jeu deux mafia dominante d'origine cubaine et Haïtienne. certaine phases de dialogue ont ainsi du être modifier pour satisfaire les deux communauté.

    Pour conclure cette paranthèse je terminerais avec un dernier fait, celle d'un jeune garçon qui a abattut 3 officiers de police avant de prendre la fuite à bord d'une voiture de patrouille. La famille du jeune homme insistera sur la très forte influcence de Grand Theft Auto Vice City, auquel l'adolescent jouait beaucoup.

    Grand Theft Auto : Vice City est un excellent titre de la franchise, voir le meilleur au yeux de certain érudit, même si au fil des années on éprouve plus de difficulté à y revenir. Il reste néanmoins comme un titre innovant et son ambiance des années 80 est inimitable ! L'humour Rockstar est toujours présent et les personnages loufoques que l'on rencontre tout au long de l'histoire sont tous aussi charismatiques les uns que les autres... Très inspiré de Scarface, mais aussi des grande séries de l'époque telles que "Deux flic à Miami", les clins d'oeil ne manquent pas et c'est un réel plaisir de les découvrir !
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    Lighto got a reaction from Pyran for a blog entry, Golden Sun 2 : L'Age Perdu   
    Si l’on devait établir un classement des meilleurs RPG développés sur la GameBoy Advance de Nintendo, c’est bel et bien la licence de Camelot-Software qui mériterait amplement la première place du podium. Paru en septembre 2003 sur le vieux continent, Golden Sun a su faire son nid parmi les grands. Mêlant style vieille école et innovation, une suite se devait de voir le jour.

    Dans l'épisode précédent...
    Pendant que Vlad et ses compagnons se préparent à l’affrontement contre Salamandar et Phoenixia tout en haut du sémaphore de Vénus (phare élémentaire de la Terre), Thélos et Lina se concertent sur l’avenir de Weyard et l’absurdité du conflit opposant Vlad aux membres du clan de Mars. Inquiet pour la vie de Cylia (détenue par Salamandar et Phoenixia) Pavel s’en va sur l’aire du phare pour tenter de calmer le jeu entre les deux camps, mais aussi expliquer à Vlad quelles sont ses motivations, ainsi que la nécessité d’éveiller à nouveau le pouvoir de l’alchimie, ces derniers étant farouchement opposés à ce projet. Intitulé l’Age Perdu, ce deuxième opus se présente comme étant la suite directe du premier épisode sorti un an plus tôt. L’histoire prend son début peu de temps avant que le phare de Vénus ne soit activé.

    Cette fois, le joueur incarne le groupe des "méchants", puisqu’ils ont pour objectif d’allumer les deux derniers phares élémentaires de Weyard, a contrario de Vlad et de ses compagnons qui oeuvrent contre ce projet. Une rivalité qui se prolongera à plus ou moins long terme, car même si Salamandar et Phoenixia sont désormais vaincus, d’autres membres du clan de Mars tout droit venu de Prox ont reprit le flambeau... Une course contre-la-montre est en marche, dont vous seul en êtes le maître du temps.

    L'âme du voyageur
    Une fois n'est pas coutume, le personnage principal est aphasique et ne sait répondre que par oui ou par non lorsqu’on lui demande son avis au cours des débats, ou bien alors d'une prise de décision importante... On pardonnera cette idée saugrenue des développeurs, puisque les autre personnages sont tous plus ou moins charismatiques et dotés d’un caractère propre à chacun. Disposant d’une mappemonde beaucoup plus vaste que le premier volet, ce n'est pas moins d’une quinzaine de villages qui seront le théâtre de vos péripéties, rappelant agréablement les RPG old school. On retrouve aussi l’hôtel de routine dans lequel vous pourrez y ressourcer vos compagnons à volonté, à condition d’être fortuné, bien évidemment. Heureusement, les monstres qui parcourent les plaines et les forêts de Weyard sont en général assez généreux, à défaut d‘être courtois !

    Les déplacements sur la carte du monde se font à pied, il n'existe malheureusement pas d'autre alternative pour soulager vos pauvres orteils fatigués. Toutefois une nouveauté non négligeable fait son apparition, il s’agit du bâteau grâce auquel vous aurez l’occasion de visiter les continents et les îles jusqu’alors inaccessibles. Mais il ne s’agit pas là d’un simple navire puisqu’il dispose de propriétés magiques qui se révéleront très utiles pour franchir certaines zones. Mais que serait un jeu de rôle sans ses inévitables donjons ? L’Age Perdu ne déroge pas à la règle et n’hésite pas à plonger Pavel et ses compagnons dans des casses-têtes qui donne à réfléchir (sans trop solliciter votre matière grise, rassurez-vous).

    Malgré tout, il vous faudra faire preuve de logique si vous souhaitez vous en sortir vivant, et l’expérience acquis au cours de vos nombreux combats vous sera certainement très utile une fois arrivé au bout de vos épreuves.. Si vous avez l’âme d’un véritable aventurier, les quelques donjons bonus du jeu feront votre bonheur. Les quêtes annexes ne sont pas en reste et les villageois sauront se montrer reconnaissants pour vos bonnes actions, soyez-en sûr.

    La force de l'équilibre mentale
    Pour vous épaulez dans votre quête, vous pourrez de nouveau compter sur les Djinns. Ces créatures mystiques nées des quatre éléments qui sont le fondement de l’humanité à savoir : l’eau, le feu, la terre et l’air. Ces petites bêtes qu’il vous faudra trouver à travers le monde s’élèvent à présent au nombre impressionnant de 73, si l’on prend la peine de les ajouter à ceux déjà présents dans le premier opus. Comme d’habitude, il vous faudra les attribuer aux différents membres de votre équipe en accord avec leur domaine de prédilection. C’est également grâce à leur combinaison que vous pourrez faire appel à des entités légendaires dotées d’une force hors norme, qui vous offriront la possibilité d'éradiquer vos ennemis les plus coriaces.

    Autre concept fort intéressant du soft : le pouvoir de la Psynergie. Elle est l’essence d’une aptitude propre à tout mystique doté d’un pouvoir élémentaire. Elles se révèlent très efficaces au cours des combats, puisque chaque monstre présente plus ou moins une faiblesse par rapport à certains éléments. Elle se manifeste également par la puissance mentale et une volonté profonde du personnage. Cette capacité se révèle fort utile, notamment dans les donjons et vous permettra d‘arriver à bout des situations les plus épineuses. Le pouvoir de lire dans la pensée des gens, de déplacer les objets ou encore d’invoquer la force du vent pour dégager l’entrée d’un grotte, n’en sont que quelques exemples.. Les combats, quant à eux, se font de façon aléatoire une fois sur la carte du monde ou dans un donjon. Le tour par tour est toujours de mise et l’équipe est composée de quatre combattants au maximum. Il est bien entendu possible de gérer son équipement via des menus simples et intuitifs, rappelant énormément ceux de la saga Shining Force.

    Si vous avez joué au premier opus du jeu, vous aurez l’occasion de faire usage d’une option particulière située dans le menu principal du jeu. C’est le transfert de données grâce auquel il vous sera possible de récupérer certaines informations qui vous seront fort utiles plus tard au cours du jeu. Je ne vous en dis pas plus, mais sachez qu’il vous faut absolument un câble link ainsi qu’une autre Gameboy Advance afin procéder à l'opération. À signaler également qu’un mode multijoueurs (toujours via le câble link) permettra de faire des affrontements dans le colisée, accessible lui aussi à partir du menu principal !

    Stay tuned with Sakuraba !
    J’en arrive au point crucial du test : la bande-son du jeu. Sachant que c’est Motoi Sakuraba qui est aux commandes, on ne peut s’attendre qu’à du très lourd ! Et vous constaterez avec un immense plaisir qu’elle est dotée d’une rare qualité, dont peu de titres présents sur le même support peuvent se vanter d'avoir. En effet, le processeur audio de la petite portable est parfaitement bien exploité par maître Sakuraba et l’on retiendra certains thèmes émouvants comme celui de Cylia ou encore le thème d’intro "L’Age Perdu" qui appelle le joueur à se plonger dans l’aventure, tant il est profond. D’autres mélodies plus mélancoliques comme le thème du village de Garoh ou celui de Lémuria, enrichissent davantage l’OST aux cotés d’autres sons plus durs et sinistres comme "L’Erreur" ou "c’est trop tard".

    En bref, c’est un réel délice pour nos petites oreilles, un véritable chef-d’œuvre réalisé par un artiste qui n’a plus à faire ses preuves depuis longtemps ! Enfin les graphismes du jeu sont des plus soignés, quoiqu’un peu grossier lorsque l’on se tient sur la carte du monde (les décors sont un peu pixelisés). Le personnage en 3D évolue sur un plan qui reste lui en 2D, bien que nous soyons sur une console 32 bits. On notera une mention particulière pour les animations au cours des combats qui sont tout bonnement magnifiques et pleines de lumières, même si quelques pixels indiscrets se montrent par-ci par-là. Les invocations, quant à elles, bénéficient d’un character design divin et l’on prend plaisir à leur faire appel tant elles nous régalent les rétines de leurs animations impressionantes. À l’occurrence, du très bon travail du côté du level-design du jeu, qui reste globalement attrayant et réussi !

    Golden Sun : l’Age Perdu est une réussite et mérite amplement sa place dans le panthéon des meilleurs jeux de rôle sur portable. Camelote-Software a fait du bon travail et parvient à plonger le joueur dans un univers d’heroic fantasy très complet. Le soft est doté d’une jouabilité agréable et sans prise de tête en plus d’une difficulté plus que raisonnable. Le scénario reste simple mais très sympa et l’on prend plaisir à le découvrir. Les personnages ont un caractère propre à chacun et l’humour est au rendez-vous ! Un titre que je conseille à tout novice dans le domaine, mais aussi aux plus anciens, à qui ce titre rappellera leurs tout premiers pas.