DrunkenPenPen

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  1. DrunkenPenPen liked a blog entry by ChatNoirRetro, IV. Le Coquillage   
    Il s'appelait Jérémy. C'était un garçon toujours isolé des autres. Il ne venait jamais jouer au ballon avec nous ; il ne parlait jamais à personne, restait tout seul dans un même coin de la cour, et semblait n'avoir aucun ami, même pas imaginaire. Il me faisait de la peine. Moi, j'étais un garçon lambda. Je m'entendais bien avec la plupart des gens de la classe, j'étais bon élève, les brutes ne m'embêtaient que rarement et je n'avais globalement rien à reprocher à ma vie d'écolier de 10 ans, sinon que je possédais bien peu d'amis sincères, et que j'étais quand même sacrément sensible. Lui, par contre, c'était pas rose tous les jours : pâle comme un agneau, n'allant jamais vers les autres, ne parlant jamais en cours et restant toujours durant les pauses immobile sous le préau de l'école, le caractère pathétique de ce gringalet en faisait une cible très facile pour les plus grands.
     
    Sujet à toutes sortes de joyeuses moqueries à cause de son caractère extrêmement introverti, de son silence presque effrayant et de son apparence physique, Jérémy passait en gros ses journées à se faire humilier par les autres, et plus particulièrement par une bande de trois enfants, dont le plus grand, Kylian, avait déjà redoublé trois fois sa primaire. Ce trio avait érigé Jérémy comme leur tête de Turc dès le début de l'année de CM1, et ils se défoulaient presque quotidiennement sur leur nouvelle victime, le fustigeant d'insultes sur son style vestimentaire, sur sa taille, et étaient même parfois violents contre lui, l'ayant déjà enfermé plusieurs fois dans les toilettes jusqu'à ce que les surveillants le sortent de là. Jérémy, cependant, ne bronchait jamais, et se laissa toujours faire. Il était impassible, malgré toute la haine qui se déversait sur lui.
     
    De petite taille, visuellement pas bien gros, sculpté comme un moineau malade, Jérémy n'était — le moins qu'on puisse dire — pas bien imposant physiquement. Les cheveux noirs en bataille, habillé comme un sac, avec toujours sa chemise à carreaux mal mise et son jean trop long, il ne fallait pas être trop intelligent pour deviner que ce pauvre garçon ne vivait pas le luxe. On ignorait tout de sa famille, ou même de sa vie personnelle. La seule chose qu'on remarquait, en dehors de son style vestimentaire assez pouilleux, était le coquillage avec lequel il se promenait systématiquement ; pas une seule fois nous ne le voyions sans cet artefact en sa compagnie. Ceux qui étaient déjà allé à la mer reconnaissaient bien son espèce : c'était une coquille Saint-Jacques, pas bien grosse, mais assez pour que tout le monde la remarque et s'en serve comme nouvel objet de moquerie.
     
    Jérémy ne la quittait jamais. Même en cours ; même quand il allait manger ; même quand il s'isolait dans les W.C. Bien souvent, elle la cachait dans une des poches de son blouson, voire dans son sac ; mais parfois, il l'arborait bien ostensiblement autour de son cou, grâce à un collier auquel il attachait le mystérieux coquillage. Pour une raison ou pour une autre, cet objet semblait lui être précieux. Quand des sales gosses venaient se moquer de celui-ci, il se braquait plus que d'ordinaire, tentant davantage de fuir pour ne plus entendre les railleries sur son bien. Personne ne comprenait ce qu'il pouvait tant trouver dans ce coquillage plus que commun, et pas forcément très beau. Son obsession vis-à-vis de celui-ci lui valut à terme le surnom de "Jérémy le Mollusque," en référence à son côté un peu lent, surnom dont la plupart d'entre nous se servait pour encore plus enfoncer le pauvre enfant. Il en prenait décidément plein la gueule, le pauvre ! Ceci dit, moi comme d'autres, nous le laissions tranquille, sans pour autant essayer de sociabiliser avec un être aussi refermé sur lui-même, et la majorité de la classe en faisait également de même.
     
    La majorité, oui, mais pas tous. Kylian et sa bande, eux, n'étaient pas décidés à laisser en paix leur bouc émissaire attitré. Un jour d'hiver enneigé, Kylian, après avoir certainement passé une mauvaise journée (on dit à l'époque qu'il avait d'énormes problèmes avec sa famille), rameuta son troupeau autour de Jérémy et commença comme d'habitude à se payer sa tête. "Alors, le Mollusque, toujours à chouiner sur ta vie de merde ?" Jérémy ne fit même pas attention à lui. Il portait toujours autour de son cou sa coquille fétiche. "Hé victime, regarde-moi ! Je sais que Papa Noël a pas pu te donner de nouvelles fringues ; regarde ta gueule, t'es toujours habillé comme un SDF ! Alors, t'as quoi à répondre, hein ?" Kylian avait une allure de plus en plus provocante. Sa bande ainsi que de nombreux enfants qui appréciaient les martyrisations de la grande brute rigolaient à ses brimades. Moi, au loin, je ne jetais que des coups d'œil sporadiques à la scène, préférant ne pas me mêler à tout cela. Les surveillants, quant à eux, n'étaient pas là pour assister à cette réunion et mettre fin à tout ce cirque : ils étaient tous occupés bien au chaud près de la machine à café...
     
    Le Mollusque ne disait rien. Soudain, pris de colère face à l'insolente taciturnité de son supplicié, Kylian poussa sa victime par terre pour le secouer un petit peu. Son coquillage, qui était auparavant dissimulé dans son écharpe râpé, apparut alors au grand jour. Kylian, ce tortionnaire, le remarqua, sourit mesquinement et arracha du cou de Jérémy son pendentif et la coquille avec. À ce moment-là, ce dernier se mit tout à coup à gémir à la perte de son collier, et tenta de se relever, avant que l'un des pions de la brute le mit à terre d'un coup de pied dans la côte. Kylian le regarda le coquillage à la main. "C'est ça que tu veux ? Tu as l'air d'y tenir vachement à ce putain de joujou. C'est con : t'es trop pauvre pour t'acheter de vrais vêtements, par contre un putain de coquillage, tu n'as d'yeux que pour ça. Tu serais pas un peu mongole, par hasard ?" L'assemblée lança alors un grand éclat de rire face à la vanne du bourreau sans merci. Jérémy sembla le supplier de lui rendre son collier. 
     
    "Alors, tu le veux vraiment ? Putain. T'aurais dû y réfléchir à deux fois, avant de venir foutre les pieds dans ce foutu bahut. Ici, c'est mon domaine, OK ? Puisque t'es là, je m'en vais faire de ta vie un enfer ; ça t'apprendra à venir me faire chier, le Mollusque." Les yeux de Jérémy commençait tout doucement à se remplir de pleurs. Tous les yeux de la cour ou presque étaient rivés sur lui. Il tenta une fois de plus de se lever hors du sol glacé mais une fois encore, un de ses tortionnaires lui mit un nouveau coup. Il ne semblait pas souffrir, mais il était exceptionnellement apeuré. "C'est ça que tu veux ?" répéta Kylian en montrant le coquillage de sa victime, "alors va la chercher !"
     
    Sans sommation, la brute fracassa en l'espace d'un instant la coquille du Mollusque par terre, sur le verglas mouillé. Suite à ça, il écrasa le précieux bien de Jérémy avec ses pieds et fit voler en éclats le coquillage qui finit décisivement en mille morceaux. Tout le groupe de spectateurs commençait alors à rire face à cet acte osé de barbarisme, mais Jérémy, lui, fut pris soudain d'une sensation qui lui ressemblait peu. J'eus beau ne pas avoir fait connaissance avec lui durant l'année, j'avais compris, de là où je regardais la scène éloigné sur la cour, que quelque chose était alors mort, chez ce pauvre enfant. Les yeux dépités, fixant les débris non-recollables de ce qui était autrefois son objet fétiche, Jérémy se releva tremblant, bouleversé. Son visage d'ordinaire si triste et mélancolique se changea en une expression de colère, de désespoir. Son objet n'était plus, et tandis que Kylian, son tourmenteur, se mit tout à coup à rire à gorge déployée comme tout le monde autour de lui, Jérémy se mit à l'observer avec un œil de haine, un œil comme je n'en vis jamais plus, même encore aujourd'hui. C'est bien simple : ce jeune homme fut alors pleinement dévoré par la rage, face à cette injustice.
     
    La scène qui suivit était emprunte d'une grande violence. Sans crier gare mais en criant vengeance, Jérémy se rua vers Kylian qui ne le vit guère arriver, et se mit à le rouer de coups, à le frapper, à le battre, à le griffer, à le mordre, à le pincer. Les chocs qu'il lui infligeait proféraient à une vitesse inouïe, si bien que la grande brute qu'il attaquait n'eut à peine l'occasion de se défendre, malgré sa taille. Nul n'osa arrêter le petit enragé. Toute la cour maintenant observait l'évènement. Toute l'agitation que cette rixe provoquait finit par alerter les surveillants ainsi que les professeurs, et bientôt, les deux belligérants furent écartés, Kylian en sang et grièvement blessé, et Jérémy, qui ne demandait qu'à pouvoir déverser la rancœur qu'il lui restait, se débattait. Les morceaux de coquillage, eux, personne n'y toucha, et ils restèrent là, sur la neige, à se faire progressivement disperser par le vent glacé.
     
    Suite à cet accident, Kylian ne vint plus jamais à l'école et Jérémy, lui, fut définitivement exclu de celle-ci. Pendant tout le reste de l'année, les élèves restants n'osèrent plus parler de cet évènement, la plupart ayant été traumatisé par la brutalité dont avait témoigné celui que tout le monde pensait alors incapable de faire mal à une mouche. Pendant toute l'année, on se demandait toutefois pourquoi la destruction de ce coquillage avait tant sorti le Mollusque hors de ses gonds. La plupart théorisait selon quoi cette coquille Saint-Jacques appartenait en fait à son père, décédé dans de quelconques circonstances, et dont le souvenir avait alors été effacé lorsque disparut la dernière trace de sa vie. D'autres, néanmoins, étaient moins poétiques, et pensaient que celui dont on préférait maintenant taire le nom était juste fou, ou bien parlait aux morts par l'intermédiaire de cette coquille. Les explications loufoques se succédaient. En tout cas, je finis ma primaire tranquillement et continua ma vie jusqu'à aujourd'hui, sans jamais revoir à nouveau le garçon au coquillage qui marqua à jamais cette fin d'année.
  2. DrunkenPenPen liked a blog entry by ChatNoirRetro, I. La Gargouille   
    J'ai besoin de crier, mais je ne peux pas. Mes membres me font affreusement mal. Je voudrais juste pouvoir bouger le petit doigt. Impossible. J'ai mal. Je veux mourir. Ça fait des siècles que ça dure. Tous les jours, je vois passer ces braves gens. Tous les jours, les fidèles vont et viennent, entrent puis ressortent. Et moi, de mon balcon, je vois ce cirque se répéter, encore, ad nauseam. Ça me donne envie de vomir. Mais je ne peux pas vomir. Je ne peux pas même remuer le bout de mes lèvres.
     
    Je suis pétrifiée. Et ce, depuis des années. Peut-être depuis la nuit des temps ? Je vois tout : je vois la ville s'agiter devant mes yeux. Je vois les enfants jouer devant la cathédrale. Je vois des couples se promener dans la rue. Je vois ce même vieille homme faire son marché, cette bonne femme faire son jogging, ce même mendiant demander l'aumône, ce même ivrogne sortant tous les jours complètement saoul du café. Toujours, toujours le même spectacle, à l'identique. Jours exceptionnels : le dimanche, voilà la petite famille venant assister à la messe, et parfois, je vois ces quelques saltimbanques venant donner de la vie à la place publique bien morose.
     
    "La vie." Moi, ça fait plus de neuf-cent ans que je vis, sans pouvoir rien faire de mes journées. Tous les jours, je reste perchée là, voyant le monde, sans pouvoir rien faire pour le changer. Je ne suis qu'un spectateur, un spectateur muet, un spectateur impuissant. Je ne peux parler, ma gueule est gelée. Je ne peux me mouvoir, le moindre de mes os est raide. J'ai des ailes, mais elles sont plus dures que roches. J'aimerais tellement pouvoir m'envoler, quitter cette église pourrie dans laquelle on me retient à jamais.
     
    Je voudrais pleurer mais mes yeux sont en pierre. Toutes les heures, j'entend cette putain de cloche sonner derrière moi, à faire ses dings et ses dongs qui me rendent dingues. Tout le temps, j'entends ce crétin de curé réciter ses psaumes idiots, et ces cantiques ridicules chantées par les témoins de Dieu. Ça m'en casse les oreilles ! Qu'en pensent mes collègues gargouilles de ce théâtre à la noix ? Ont-elles seulement une âme, elle aussi ? Suis-je la seule à être condamnée à rester changée en roche pour l'éternité, sans possibilité de mourir ? J'ai si mal...
     
    Les gens passent sans se douter qu'un être conscient, torturé et voyeur regarde leur moindre fait et geste. Je veux partir, respirer un nouvel air. Tous les jours, la même rengaine. Je n'en peux plus, je n'en peux plus, je n'en peux plus. Mes poumons sont en roche, alors pourquoi je vis encore ? Je ne suis qu'un misérable, un pauvre être qui doit attendre la fin des temps pour enfin être libéré. J'ai mal. Le clochard qui vivait au coin de la rue est finalement mort, de froid sans doute. Pourquoi ne puis-je donc pas le rejoindre ? C'est l'hiver, mais je ne sens même plus le froid. Je ne ressens rien, rien du tout. Je veux tellement mourir.
     
    Les familles rentrent chez elles, la messe est finie. Il fait noir, la nuit est proche. Tous les jours, à voir sous le même angle le soleil se coucher, puis se lever, puis se coucher, puis se lever. Il en a de la chance. Je ne peux même pas dormir, mes yeux sont figés, figés sur ce monde pourri observé par une gargouille, une gargouille la plus fragile et la plus insignifiante dans l'univers. J'ai mal. Bientôt, le noir absolu, même le curé est parti se coucher. Plus un chat dans la rue. Maintenant, c'est juste moi. Moi et le néant. Je n'ai plus de bouche, et pourtant j'aurais tellement besoin de crier.
  3. DrunkenPenPen liked a blog entry by Paxdu92, Onimusha: Warlords   
    Dans la pénombre
    d’une blanche demi-lune,
    Le sabre tranche.
     

    En 1996 sort Resident Evil, carton plein pour Capcom et toute la clique de Shinji Mikami. Avec ses ambitions au niveau de la mise en scène, son ambiance horrifique et son gameplay « survival », un nouveau filon n’attend qu’à être décliné en de multiples suites et spin off… et rééditions, Crapcom oblige.
    Ça tombe bien, car dans l’équipe il y avait Yoshiki Okamoto et il lui vint l’idée de faire un spin off médiéval sobrement intitulé : Sengoku Biohazard pour la future 64DD de Nintendo. Sengoku (littéralement Province en guerre) désignant la période d’un chaos politique s’étalant du 15ème au 17ème siècle au Japon, Biohazard étant le nom original des Resident Evil. Remplaçons les zombis par des morts-vivants, les révolvers par des katanas et le manoir par un château japonais.
    En fin de compte, plus vraiment de liens avec la saga Resident Evil, surtout que ça pose problème pour lier quoi que ce soit scénaristiquement. Le projet s’en retrouve donc remanié, change de nom et le développement est repoussé pour finalement sortir sur la nouvelle playstation 2. C’est ainsi qu’en 2001 débarque Onimusha : Warlords.

    Dans le même laps de temps sortira Devil May Cry, qui lui aussi se base sur la formule Resident Evil mais en embrassant davantage le genre du beat them all. Quoi qu’il en soit, Onimusha connaitra le succès et aura droit à une version améliorée sur Xbox, intitulée Genma Onimusha.
    Initialement prévu comme une trilogie, mettant en vedette des acteurs (Jean Reno pour le 3ème !), la saga connaitra une période faste durant toute l’ère PlayStation 2 avec en fin de compte un 4ème volet. Après quoi Capcom laissera curieusement tomber la licence malgré un soubresaut en 2012 avec le spin off Onimusha Soul. C’est par surprise que revient d’entre les morts le premier épisode sous la forme d’un remaster, de l’original, pour les consoles actuelles. Ecran 16:9ème (mais qui zoom…) et model 3D en HD sont au programme, mais pas que, à cela s’ajoute les voix originales, le contrôle au stick et les raccourcis pour une maniabilité plus souple. Enfin dernier détail et pas des moindre, la bande-son a été entièrement recomposée pour l’occasion !
    En 2014 avait éclaté un scandale : le compositeur Mamoru Samuragoshi, initialement crédité sur ce jeu et la director’s cut de Resident Evil, s’est avéré être un menteur (il se disait sourd comme Beethoven) et un escroc. Ce dernier n’a plus supporté de mentir à l’occasion d’une commande pour les jeux olympiques d’hiver de Sochi et a par conséquent avoué la vérité. Il se servait du talent de Takashi Niigaki comme nègre musical. Il n’y a pas plus d’informations concernant les droits et les plans de Capcom, donc ils ont visiblement préféré mettre ça sous le tapis et faire appel à Rei Kondoh à qui l’on doit les fantastiques bandes-sons de Fire Emblem Awakening et Wonderful 101, entre autres. Pour le reste, c’est le jeu d’époque. Mais a-t-il bien vieilli ?
     
                  
     
    Dans le japon de l’ère Sengoku, le solitaire Samanosuke défend le clan Saito dans une grande bataille. Suite à sa victoire, le samouraï se dépêche de rentrer au château pour annoncer la nouvelle mais ce sont finalement les mauvaises nouvelles qui lui tombent dessus ! L’armée est aux mains d’une horde de morts-vivants et son amie, la princesse Yuki, a laissé une lettre avant de se faire enlever. A peine a-t-il le temps de la rattraper (elle n’était pas très loin cela dit, signe précoce de l’incompétence des antagonistes) qu’il se fait rosser par un démon.
    Dans son coma, Samanosuke rentre en contact avec des ogres qui lui octroient un gantelet démonique, dans le but de purger le château Saito de ces monstres belliqueux.
    Remis sur pied, le samouraï accompagné de son amie Kaede la Kunoichi, s’en vont explorer les lieux pour comprendre ce qu’il s’est passé, vaincre le mal et sauver dame Yuki.

    Et évidemment, comme dans tout bon Resident Evil, nos héros vont se séparer. Néanmoins pas de double scénario même s’il sera possible d’incarner Kaede le temps de quelques passages. Si le point de départ met vraiment dans l’ambiance en plus d’en mettre plein la vue avec une somptueuse cinématique d’introduction qui n’a pas pris une ride (la mise en scène est vraiment excellente) au fur et à mesure que l’on nous sort des excuses pour explorer, le scénario se révèle des plus classique. Sans surprise donc : rite nécromantique et vierge à sacrifier feront office de bien maigre révélation (désolé du spoil, si tant est que ça en soit un). La fin reste surprenante pour son côté doux-amer avec la voix off qui nous fait le CV de fin de vie de chaque personnage, j’ai bien aimé.
    Autant annoncer la couleur toute de suite : Onimusha est un jeu court, très court, par conséquent l’histoire n’est proportionnellement pas beaucoup plus développée en dépits de nombreuses cinématiques qui ponctueront votre exploration. Quelques soldats pourront être sauvés et feront l’état des lieux avant de disparaitre, ce qui fait que l’on ne ressent pas de solitude dans cet univers. Comme dans Resident Evil, vous trouverez un peu partout des parchemins et autres notes laissées par les occupants, étoffant l’univers et permettant de comprend l’origine de la menace. L’ambiance est réussie et grâce aux cinématiques courtes et dynamiques, j’ai par conséquent eu de l’intérêt à connaitre les tenants et aboutissant.
    Mais les personnages ne sont pas d’un grand charisme car trop peu développés, tout juste Samanosuke racontera vite fait son passé à un moment. Il y a bien un antagoniste, sorte d’électron libre qui viendra narguer notre héros, mais il disparait aussi vite qu’il est apparu… donc bon… Sans être le point fort, l’histoire reste plaisante à suivre mais ne devrait pas laisser de grands souvenirs pour autant.
     
                     
     
    Bien sûr l’aventure sera ponctuée de nombreuses péripéties et de pièges un tantinet exagérés qui seront bien plus mémorables. L’ambiance n’est pas aussi oppressante qu’un Resident Evil, misant plutôt sur une alternance entre l’inquiétant et l’épique. Cela est notamment dû à la musique et le gameplay qui n’a quasiment rien d’un survival horror en fin de compte.
    Il y a bien une cinématique qui peut mettre mal à l’aise à cause d’une métamorphose physique, mais pour le reste on progresse sans esbroufe horrifique. Je vous avoue que cela me plait car autant dans un RE cela me prend aux tripes de prendre mon courage à deux mains, autant l’angoisse que je peux ressentir me rebute et m’oblige le plus souvent à jouer avec des pincettes (de jour, son diminué…). Donc pouvoir jouer à un clone sans « l’inconvénient » qu’il y ait un potentiel jumpscare est plutôt appréciable.
    Le gameplay quant à lui reprend la formule dans les grandes lignes, donc si vous avez déjà joué à un Resident Evil vous serez en terrain connu : décor précalculé avec personnages en 3D, maniabilité rigide (mais assouplie dans le remaster), plantes pour regagner de la vie, documents et salles de sauvegarde, énigmes et portes fermées, bref tous les ingrédients sont là. Ou presque. Pas de système d’inventaire ou de sauvegarde limitées. Dommage mais cela permet une certaine souplesse. Mais surtout le système de combat n’a forcément rien à voir.

    On ne va pas se le cacher, les premiers Resident Evil n’ont pas un système de combat des plus trépidant et c’est finalement plus l’aspect survie et gestion des balles/soins qui priment dans ces moments-là. Onimusha de par ses armes blanches met d’avantage l’accent sur l’action avec des ennemis nombreux, sans pour autant être un pur beat them all comme DMC puisque les salles ne sont pas condamnées et vous pouvez fuir aisément la très grande majorité des combats.
    Heureusement Capcom a trouvé l’astuce pour vous forcer à sortir la lame du fourreau grâce à un système de simili RPG. En effet, chaque ennemi occis laissera derrière lui des âmes de démon que le gantelet de Samanosuke peut aspirer d’une pression sur B. Mais il faudra faire vite car elles ne restent pas longtemps en l’air. Il existe trois types d’âme : les jaunes qui restituent un peu de vie, les bleues qui remplissent la jauge de magie et les rouges qui servent de point d’expérience. Via les autels de sauvegarde vous aurez accès à l’écran d’amélioration où vous pouvez distribuer des points soit dans les armes, soit dans les orbes élémentaires qui leur sont associées.
    Il existe au total trois épées-éléments : le katana de foudre, équilibré et dont la magie permet de générer un enchainement de coups ininterrompu sur un ennemis. Le glaive de feu qui est lent mais puissant, sa magie produit une gerbe de flammes en ligne droite. Enfin le katana double lame du vent est rapide mais faible, sa magie permet de créer une tornade attaquant tous les ennemis autour. Il sera important de faire évoluer en priorité les orbes de magie, car certaines portes sont bloquées par des yeux démoniaques requérant un certain niveau de puissance dans tel ou tel élément. Heureusement ça arrive suffisamment tôt pour que l’on ne soit pas pris au dépourvu, de sorte à ce qu’il n’y ait pas à farmer bêtement suite à une « mauvaise » répartition. Mais même sans trop combattre à la chaine, on peut finir l’aventure avec pratiquement tout à fond. Il est même possible d’améliorer la puissance des herbes et munitions, mais ça me parait très dispensable.
     
                         
     
    Il y a bien deux armes à distance, très puissantes mais à la cadence de tir très lente, pour le coup on se rapproche bien plus d’un Resident Evil. Mais comme les épées (particulièrement le glaive de feu) font bien le travail on peut globalement s’en passer sauf pour un boss capable de voler. Un peu dommage…
    Comme le système de combat en lui-même qui n’a rien de bien folichon et s’avère des plus classiques. Dans Onimusha vous avez une touche d’attaque simple, une touche d’attaque magique et c’est tout. A cela s’ajoute la gâchette L pour se défendre et la R pour cibler/ esquiver. La seule subtilité réside dans la possibilité d’effectuer un coup fatal si vous attaquez le dos de l’adversaire après avoir esquivé ou passé derrière lui, ce qui a le mérite de considérablement raccourcir les affrontements. Mais ça m’a paru très difficile à placer et ça s’est plus enclenché « aléatoirement » en ce qui me concerne.
    Pour le reste, bourriner bêtement la touche d’attaque avec de temps à autre une magie bien placée suffira à mettre tout le monde au tapis. Et chaque arme a sa jauge de magie, ce qui facilite pas mal. Hélas Samanosuke n’est pas des plus réactifs et appuyer très vite sur L ne le mettra pas en défense de suite, ce qui oblige à être vigilant et surtout anticiper les coups ennemis. Par conséquent je me prenais souvent des dégâts, durant ma première partie en difficulté Normal j’ai commencé à manquer d’herbes en fin d’aventure. On peut certes y trouver un petit côté survie là dedans mais c’est bien faible. Tout compte fait en refaisant le jeu et en gérant mieux mes objets au final il y a très largement de quoi tenir jusqu’au boss de fin.

    Kaede de son côté n’apportera pas grand-chose, au contraire elle en retire. Elle n’est armée que d’une lame courte et de kunai à lancer, ce qui fait que non seulement elle est plus faible que notre héros mais en plus elle n’a pas accès aux âmes de démon, rendant les combats inutiles. Tout juste si un mort-vivant vous barre la route à la limite… En contrepartie elle a la capacité de crocheter les serrures et par conséquent quelques zones sont spécifiques à sa progression.
    L’exploration du château et ses alentours reste globalement linéaire, la cour de la bâtisse fera en quelque sorte office de hub puisqu’étant à la croisée des chemins. On ne passe pas tant de temps dans le château, qui ne doit faire qu’approximativement 1/5 de la surface explorable. D’ailleurs, en comparaison on doit être sur une même superficie totale que ce qui est proposé dans Resident Evil premier du nom. A la différence cependant qu’il y a moins d’aller-retour et moins de réseaux de salles et couloirs interconnectés, d’où la certaine linéarité. D’autant plus qu’à des moment-clef de l’intrigue nos héros reviennent dans la même zone sécurisée, ce qui fait en quelque sorte office de téléportation. Un peu frustrant tout de même quand on a oublié d’explorer une pièce annexe ou que l’on a aperçu un coffre lors de la cinématique, car cela oblige à refaire le chemin… si vous êtes un complétioniste bien sûr.
    En résulte donc une aventure plutôt fluide et dynamique. Il y a un peu moins d’énigmes aussi, surtout que certaines sont optionnelles via des coffres. Il existe deux mécanismes. Pour les gros coffres il faudra déplacer en un nombre de coups très limité des jetons numérotés de sorte à ce qu’ils correspondent à ceux indiqués sur les angles de la malle. Sympathique et pas prise de tête. Plus original mais laborieux : les petits coffres poseront une question et la réponse devra être écrite avec plusieurs mots issus d’une liste, mais transcrit en signes. Il faudra alors s’aider de carnets de notes disséminés dans l’environnement pour avoir la réponse et la traduction de ces signes.
     
                           
     
    Pour le reste on est dans le classique « cléportaïque » cher à Aronaar : un objet clef est situé à gauche et il est nécessaire pour ouvrir la porte de droite. Mais comme les aller- retours sont réduits, j’ai trouvé que la construction était bien moins alambiquée que son modèle, voir même trop simple/ évidente (bizarre le coup de l’échelle à placer juste à côté de là où on la trouve). Il y a cependant un chouette passage dans le château avec un puzzle chronométré, sans doute la meilleure énigme du jeu. Pour le reste donc ce sont des cavalcades dans des zones exiguës, entrecoupées de combat et de cinématiques. L’ensemble est, vous vous en doutez, peu varié puisque l’action est limitée dans un petit périmètre. Hormis le Château aux salles globalement identiques (on est loin des exubérances qu’il y a parfois dans les Resident Evil), vous serez amené à visiter quelque souterrains et l’extérieur du château avec ses petites forêts de bambou et son joli lac avec des pontons rouges. Il y avait probablement moyen de profiter de ces lieux pour varier un peu les situations (transformer une virée en bateau en phase de shoot par exemple) et en fin de compte il y a un peu trop de couloirs « vide » et de salles à « trésor ». Mais comme l’aventure est courte il n’y a pour ainsi dire pas le temps de s’ennuyer.
    Le bestiaire permet-il de varier les situations ? Pas vraiment. On est loin de la technicité et variété d’un Devil May Cry, il doit y avoir à peine dix monstres différents (hors boss), mais seules leurs force/défense et comportements changent. Au-delà du faible mort-vivant qui feront office d’échauffement, il y a des sortes de gargouilles qui peuvent vous foncer dessus, des humanoïdes capables de se rendre momentanément invisible ou bien des monstres à tentacules se démultipliant après une première « mort ».
     
    Dans l’absolu les combats ne devraient pas poser problème, les magies sont dévastatrices et la vitesse de réaction des ennemis est souvent configurée sur le mode « limace qui se réveille ». Les boss poseront davantage de résistance et font la part belle aux duels à l’épée demandant de trouver un moment de faiblesse pour agir. Par contre votre santé peut descendre vite si vous ne prenez pas garde. A noter qu’il est possible d’augmenter votre endurance et votre magie via des pierres elles aussi cachées un peu partout. Il y a donc un peu de matière annexe… Au-delà de tout améliorer, vous pouvez essayer de mettre la main sur les 20 fluorines, qui ne servent strictement à rien si ce n’est à débloquer un mini-jeu si vous les avez toutes. Invisible, obligeant parfois à spammer A un peu partout, un objet tardif permettra de révéler leur présence. A cela s’ajoute une zone annexe : l’antre des démons, qui est une sorte d’arène dans laquelle on enchaine les pièces remplies d’ennemis. Arriver au bout de ce challenge vous donnera accès à une belle récompense, mais utile uniquement pour le boss de fin…
    Dommage que contrairement à DMC il n’y ait pas de New Game + Difficile qui pourrait donner une petite rejouabilité en recommençant avec quelques avantages et modifications. Il y a bien un mode difficile et des costumes absurdes à débloquer sous certaines conditions mais globalement on en fait vite le tour. Le remaster ajoute quand même une pelletée de succès avec des noms amusants (« Nippon ni mauvais »). En ce qui me concerne j’ai fini le jeu une première fois en à peine 5 heures, en ayant bien pris mon temps. Sachant qu’un succès vous invite à finir en moins de 3h, ce qui est très largement faisable quand on se dépêche, la faible durée est donc assumée.
     
                       
     
    En ce sens l’aventure se parcoure comme on suivrait un film, la durée étant à peu près équivalente. Au-delà d’un bon rythme c’est finalement le mélange de gameplay qui fonctionne. Même si l’exploration est trop légère, les combats classiques et les énigmes peu nombreuses, ensemble l’alchimie fonctionne très bien et ce fut donc une chouette aventure. C’est surtout l’ambiance qui permet de donner du corps à l’ensemble. Les décors précalculés permettent d’avoir des points de vue aux cadrages toujours bien construits (à défaut d’offrir une bonne lisibilité quand l’ennemi passe d’un coin à l’autre de la pièce) avec de beaux panoramas par moment. Le toit du château sous le clair de lune, la contreplongée sur le pont en face de la cascade etc. sans oublier l’architecture forcément japonisante qui plonge instantanément dans l’époque.
    Le jeu a quand même bien vieilli visuellement, ne serait-ce les visages notamment basés sur des acteurs, dont Takeshi Kaneshiro pour Samanosuke, sont très bien rendus, surtout qu’il s’agit d’un jeu de lancement. Juste les yeux qui sont inanimés amenuisant les expressions faciales et parfois quelque rigidité ici et là dans les mouvements, mais le motion capture permet de belles animations malgré tout. Le rendu précalculé fait forcément vieillot mais personnellement j’y vois un charme et une façon de faire comme une autre, et non un procédé obsolète. Juste le remaster qui intensifie le contraste décor-personnage, car ce sont les images d’époque et il n’était sans doute pas possible d’en refaire un rendu HD là où les modèles de personnages sont bien nets.

    Niveau son, pas grand-chose à reprocher là non plus. A l’exception du doublage anglais qui est affreux du peu que j’ai écouté (ça surjoue ou ça sous joue, le timbre de voix ne colle pas vraiment aux personnages), donc privilégiez la VO. Je peux comprendre qu’un puriste soit déçu que l’on ait touché à l’OST d’origine et pourtant la nouvelle est de qualité. J’ai donc écouté les deux bandes-son, n’ayant aucune nostalgie j’ai du mal à les départager car il y a du bon chez l’un comme l’autre. Rei Kondo utilise des sons plus modernes, contrairement aux pistes de Takashi qui comportait quelques sonorités synthétiques très PS1-PS2, en essayant de restituer son style mais en y insufflant sa patte (l’ajout de piano). Ses nouveaux thèmes sont tout aussi inspirés, juste différents mais dans le même ton.
    L’ambiance sonore est travaillée pour bien s’accorder aux lieux ou aux situations. Silence dans certains lieux naturels, pour profiter de la quiétude nocturne avec les grillons. Instruments japonais et son éthéré pour la salle de sauvegarde et les lieux inquiétants ou démoniaques. Enfin pour quelques zones dans l’enceinte et les passages avec Kaede : musique énergique avec des instruments occidentaux conférant un souffle épique. Les thèmes de la shinobi sont d’ailleurs ceux que je préfère. Et la musique de l’antre des démons est excellente ! A contrario Takashi avait fait un très bon thème pour Samanosuke, surtout la musique d’introduction d’inspiration très cinématographique avec ses variations de rythme propose une deuxième partie de musique héroïque et épique à souhait.
    Le seul reproche que j’ai à faire dans tout ça c’est qu’à l’image d’une courte aventure, les salles sont elle-même petites et par conséquent l’on n’a pas toujours le temps ou l’occasion de bien écouter ou s’immerger longtemps dans une ambiance. Résultat je vous aurai bien dit que la bande-son est oubliable car les nombreux thèmes se « picorent », mais après avoir écouté plus attentivement sur Youtube je me rends compte de la beauté des deux OST. Bref, on est dans l’ambiance et l’aventure se parcoure avec plaisir.
     


    3 point positifs :
    + Ambiance réussie.
    + La formule Resident Evil « classique » mais plus légère.
    + Bien rythmé avec quelques bons passages.

    3 points négatifs :
    - Trop court !
    - Combat comme l’aspect survie pas assez poussé.
    - Des angles de caméra parfois gênants dans le feu de l’action.
     
    Conclusion :
    Ce Resident Evil sauce samouraï se parcourra aussi vite qu’un coup de katana, en ce qui me concerne il m’a touché en plein cœur. On sent des bases qui méritent d’être développées et en ce sens le jeu laisse un arrière-gout de « pas assez ». Une envie maintenant : jouer à ses suites. En l’état, ça reste une sympathique aventure à mi-chemin entre un Resident Evil et un Devil May Cry dont la formule et l’ambiance ont pris sur moi. Niveau remaster c’est du bon boulot et je conseille de découvrir le jeu ainsi (VO + contrôle au stick). Hélas vendu un peu cher, donc à prendre en promotion cela va sans dire.
     
    ma note: 16 /20
  4. DrunkenPenPen liked a blog entry by Aronaar, J'irai te tuer dans tes rêves   
    Perdre un être cher est forcément traumatisant- d’autant plus lorsqu’on est jeune.
    Et d’autant plus lorsque les responsables de « l’incident » ayant mené à la mort de cette personne sont trois personnes mineures- ce qui leur garantit l’anonymat malgré la gravité de la chose, ainsi que d’écoper de seulement 8 ans dans un organisme spécialisé…
    Wataru est le frère de la jeune femme dont la vie a été fauchée par le trio infernal. Malgré son jeune âge, il est loin d’être brisé par l’évènement, pleurant sa défunte sœur tout en attendant avec impatience le jour où ses meurtriers seront à nouveau libres.
    Car dans l’esprit de Wataru, aucun doute n’est possible : ils doivent mourir pour expier leur faute, et il sera l’instrument de leur trépas. Le titre, en plus d’être percutant, est ici une traduction tout à fait appropriée…
     

    Bon, naturellement, le côté « incident » ne tient pas la route- d’où le désir profond de vengeance de notre protagoniste.
     
    Et pourtant, malgré toutes ses précautions afin de ne laisser aucune trace de sa présence, Wataru demeure un adolescent : lorsqu’il croit avoir piégé Baba, l’un des trois coupables, c’est lui qui se retrouve dans un traquenard où, percuté par une moto, il aurait pu perdre la vie.
    Mais à la place, après une période de convalescence, il se rend compte qu’il a le pouvoir de pénétrer dans le monde des rêves d’autres personnes : c’est ainsi qu’il aide une connaissance de son quartier, également hospitalisé dans le même établissement, à se débarrasser d’une mauvaise dent.
    En plus de pouvoir quitter son corps, passer à travers la matière et espionner ceux qui sont bien éveillés, il est donc clairement capable d’influencer physiquement les personnes dont il vient visiter les songes…
    S’il peut déloger une dent obsolète et provoquer une profonde douleur aux gonades d’un médecin harassant sexuellement les infirmières de son bloc, ne tiendrait-il pas l’outil parfait pour tuer ses cibles sans laisser la moindre trace ?
     

    Une part du manga sera dédiée au jeu du chat et de la souris avec le trio haï par Wataru.
     
    On pourrait au fond décrire cette œuvre comme une version distillée et condensée de Death Note- de relativement loin, avec une dose raisonnable de brouillard et une perruque.
    Dans les deux œuvres, on tient en effet un adolescent capable de tuer des gens de manière surnaturelle et mystérieuse pour ceux devant enquêter sur les meurtres, sur la base d’apporter la justice, avec des règles à respecter.
    Comme vous vous en doutez probablement, ami Lecteur, lesdites règles sont loin d’être comparables avec celles des carnets fournis par les shinigamis : en tout et pour tout, Wataru doit avoir eu un contact physique avec sa cible et savoir où cette dernière dort pour que son corps astral s’y rende.
    Pour le reste, c’est happy hour ! Ce qui rend son pouvoir, finalement moindre que celui d’un carnet de la mort sur le plan purement létal, parfois bien trop pratique : en effet, il peut influencer ses victimes à un point tel qu’elles peuvent devenir convaincues de choses fausses, ou bien adopter un comportement qui n’aurait jamais été le leur en temps normal- comme un policier quittant son poste pour aller nourrir les pigeons dans un parc.
    Vous pourriez me rétorquer qu’après tout, dans Death Note, le contrôle total des victimes possibles (mis à part l’impossibilité de leur imposer de tuer quelqu’un)- mais justement, la mort reste inéluctable, tandis que la capacité de Wataru offre pléthore de possibilités, ainsi que des « jokers » narratifs ayant bon dos.
     

    L’inspecteur Misumi jouera un rôle parfois ambigu envers Wataru, semblant le soutenir tout en désirant l’arrêter.
     
    Un autre aspect rappelant Death Note a trait aux efforts de la police pour arrêter Wataru, puisque celui-ci (sans surprise) arrivera bien à tuer grâce aux rêves, jouant les Freddy sans peau brûlée et avec une motivation compréhensible.
    Le jeune homme et Misumi se croiseront à plusieurs reprises, l’on aura même droit à une scène digne des batailles de plans et contre-plans chères au créateur des cahiers de la mort, scène d’ailleurs où l’inspecteur parviendra un peu trop facilement à émettre une hypothèse correcte sur l’origine des meurtres (quand bien même Wataru, à l’instar de Kira, avait commis une belle erreur) !
    Cela tient au fait que tout va très vite dans ce manga où l’auteur va à l’essentiel : les cibles sont retrouvées dans trop de difficulté, elles deviennent rapidement accessibles, le nombre des personnages sur lesquels on se concentre est plutôt réduit, etc.
    D’un côté, cela participe à un rythme nerveux où l’on n’aura pas le temps de s’ennuyer, avec une bonne dose de violence et un pouvoir surnaturel qui, cela va bien avec le thème, a de quoi laisser songeur.
    D’un autre côté, cela produit plusieurs passages pouvant donner l’impression d’être rapidement traités ; malgré plusieurs rebondissements dont la plupart se tiennent, le sort de la dernière victime semble aisément scellé.
    Avec de tel prémices, on pouvait s’attendre à une intrigue bien plus étoffée et multipliant les coups de théâtre- pourquoi pas avec une autre personne capable elle aussi de rentrer dans les rêves d’autrui, ou bien même des effets négatifs sur le corps ou la santé mentale de Wataru à mesure qu’il utiliserait son pouvoir, l’amenant par exemple à devoir choisir entre laisser filer le dernier assassin de sa sœur ou finir handicapé à vie.
    Pour autant on l’avantage, contrairement à Death Note, d’une œuvre sachant quand s’arrêter, si notre boussole morale nous indiquera que cette loi du talion n’est guère sage, on sera plus à même de ressentir les motivations de Wataru et peut-être les pardonner, plutôt qu’à partager les plans égocentriques d’un surdoué imbu de lui-même…
     

     
  5. DrunkenPenPen liked a blog entry by Aronaar, Sakura Beach 2   
    Cette « suite » sera un peu plus osée dans la poignée de nouvelles images qu’elle offre, probablement sans contenter les amateurs de la chose.
     
    Tout le monde gagne dans un harem !
     
    Si vous ne connaissez pas le premier Sakura Beach (et qui vous en blâmerait), vous pouvez consulter à loisir mon test sur ce dernier.
    Dans tous les cas, on pouvait retenir de cette précédente expérience, déjà calamiteuse, que Seiji (notre non-héros du moment) est un indécis notoire, aussi perspicace pour déceler les attentions féminines dont il fait l’objet que Donald Trump est sensible au sujet du réchauffement climatique.
    A tel point que ses amies d’enfance, Momoko et Ayumi, frustrées qu’il ne comprenne pas, finissent par trancher la solution en l’incluant plus ou moins de force dans un harem chaste, un statu quo rendant la situation encore pire qu’avant puisque maintenant toute l’école est au courant qu’il plaît à deux filles très populaires et il se fait chahuter par un peu près tous ses pairs d’âge.
    Même pour un scénario qui ne pourrait guère avoir lieu que dans des fantasmes et ce genre de jeux, la chose ne tient pas la route puisqu’à plusieurs moments les personnages affirment que ce « harem » est la solution optimale, sans rivalité, tandis qu’à d’autres, on souligne le besoin de compétition pour attirer les attentions de Seiji et rendre heureux ce dernier, tandis que le pauvre garçon semble toujours à peine capable de distinguer sa droite de sa gauche.
    Alors, pour se détendre de cette atmosphère stressante, quelle meilleure idée que de retourner tous les trois sur la même plage, là où le problème s’était aggravé !
    Quelle astucieuse mécanique narrative le scénariste a-t-il trouvé pour qu’on ne s’enfonce pas dans le même marasme ?
    Et bien, rajouter une troisième jeune femme, à la personnalité encore plus invraisemblable (pour illustration : elle pelote sans ménagement les seins d’Ayumi en demandant innocemment si c’est là une mauvaise manière de saluer les gens, prétendant que si elle ne le fait pas bien, elle risquerait d’attirer la mauvaise fortune) nommée Nene se joint à la fête.
    A la surprise de personne, Nene, fille de parents riches, habitant dans un manoir où les servantes sont à 100% derrière elle et lui permettent de filer de la maison autant qu’elle veut, finira par tomber raide dingue amoureuse de Seiji en quelques jours, cherchant à se ménager sa place dans ce harem.
    Epoustouflant !
     
    Pas ce retournement de situation mais bien le fait qu’il puisse avoir lieu. Le souci, voyez-vous, est que Seiji n’a pas réellement changé depuis le premier épisode : il ne comprend toujours quasiment rien aux signaux romantiques, se met dans des situations embarrassantes de manière artificielle, débite plus de platitudes qu’un dictionnaire de proverbes et fait montre du sens de l’initiative d’une huître asthmatique.  
    Il subit majoritairement et agit très peu, le fait que les quelques choix de réponse n’aient soit aucune incidence (on ne l’entend pas, on ignore son avis…) ou ne changent que les lignes de dialogue juste après n’aide absolument pas.
    Certainement, on pourrait penser que c’est une sorte de message semi-caché, que même quelqu’un sans rien de remarquable peut vivre des situations émoustillantes. Et honnêtement, personne ne demandait la lune- simplement de conférer au protagoniste une personnalité plus dynamique, pas d’incarner un sac de sable secoué au rythme des fantaisies de trois femmes éprises de lui.
    Le fait qu’elles le soient autant relève du mystère le plus absolu (ou d’une paresse d’écriture majeure, au choix), elles ne font que parler de ses qualités- qu’il ne met jamais concrètement en avant. 
    Enfin, vu qu’elles ne savent pas non plus s’il faut qu’il reste ce charmant et bêta de Seiji ou bien qu’il faudrait tout de même travailler sur son problème de timidité…
    Enfin, s’il l’est, cela ne l’empêche point de ne rien avoir appris : il continue d’ouvrir les portes sans s’assurer qu’il n’entre pas à un mauvais moment, ce qui mène à la scène de la douche ci-dessus (où Momoko se plaindra que son ami d’enfance ne compliment pas sa poitrine idéale) ou une autre dans laquelle Ayumi et Momoko sont pressées seins nus l’une contre l’autre pour dormir.
    Quoi de plus naturel lorsqu’il fait très chaud ?
     


    Une vision tout à fait normale au réveil.
     
    50 nuances de sable fade
     
    Bien sûr, on se trouve et dans un visual novel et dans le thème ecchi. On a donc pas affaire à des personnages sensés.
    Mais même la comédie est réalisée manière complètement téléphonée- comme Nene lisant des livres pour adultes suite à des propos de Seiji mal interprétés, arrivant à la conclusion qu’il est normal de s’introduire par effraction au quatrième étage d’un hôtel, sans soutien-gorge mais avec un tablier, pour préparer un petit-déjeuner à un étranger qu’elle a rencontré trois jours plus tôt.
    On n’atteindra peut-être pas le niveau de la scène de la crème glacée dans le titre précédent, enfin, le coup d’Ayumi qui perd magiquement son haut et presse son buste contre le dos de Seiji afin d’éviter une situation embarrassante le temps de rhabiller, ce n’est guère mieux.
    D’autant plus cocasse qu’on ne croise jamais l’ombre d’un PNJ, donnant la parfaite impression que seul le quatuor existe sur cette plage si paradisiaque.
    Le scénariste va en effet à l’essentiel et les activités de leurs vacances ne vont jamais au-delà des vagues, du sable fin et des collines où l’on peut aisément admirer les étoiles (un des seuls traits de personnalité fermement identifiables de notre protagoniste, d’ailleurs), ce qui semble quand même quelque peu monotone pour une période qu’ils semblent tellement apprécier- alors même, précisons-le bien, qu’il n’y aura aucune activité charnelle dans le soft, même si des scènes comme Nene et Momoko prenant un bain ensemble pourraient le suggérer.
     
    On pourrait croire que la venue de Nene, qui semble sortir d’une autre planète au vu de certaines de ses réactions, pourrait enfin bousculer les choses- sauf qu’Ayumi abandonne rapidement sa jalousie et qu’elle s’intègre harmonieusement à ce harem où, désespérément, rien ne se passe.
    Certes, il serait vain de s’attendre à des relations interpersonnelles poussées, toutefois, le zèle
    Du scénariste à accumuler les scènes oubliables, comme s’il désirait concevoir l’équivalent vidéoludique du tofu, est proprement remarquable.
    Encore plus qu’auparavant, Seiji semble être imbibé de l’essence d’un incube avec les capacités de séduction d’un caillou gelé (les autres disent carrément qu’il est obtus). Je veux dire, Nene voudra convaincre ses parents très collet monté d’arrêter le tutorat privé et d’accepter qu’elle s’inscrive dans l’école de Seiji !
     Ce sera encore aux filles de faire bouger les choses, car à la fin, ô miracle, on se rend compte que le concept de harem ne marche pas tellement (sans blague ?) et qu’il doit choisir.
    Ayumi qui veut le punir à chaque fois qu’il a des comportements potentiellement pervers, alors que toutes les trois multiplient les « pièges » à ce propos ?
    Momoko, complètement perdue sur le comportement que devrait adopter Seiji ?
    Nene, qu’il connaît à peine mais qui prétend avoir énormément appris de lui (vaste mensonge) ?
    Je suis certain, ami Lecteur, que vous seriez tordu par l’idée d’une décision aussi cruellement difficile, donnant tellement envie d’effectuer une sauvegarde rapide pour connaître les différentes fins.
     
    J’utilise sciemment le conditionnel car il est entendu que même menacé des pires tourments, vous ne devriez en aucun cas vous adonner à ce jeu. Quel que soit le niveau considéré, cette production est navrante : le développement des personnages est une idée abstraite, les essais de comédie sont encore pires qu’avant, les situations proposées sont artificielles et même l’aspect coquin aura clairement de quoi laisser sur sa faim.
    Si vous désirez du visual novel érotique de qualité, je vous conseille de… Hm… Regarder ailleurs ?
    Aucune impolitesse de ma part, je n’ai aucune expertise en la matière.
    Si par contre vous voulez du visual novel (sans érotisme) où vous n’aurez, de façon affichée, aucun choix, mais qui saura vous surprendre, je vous invite à vous tourner vers les Higurashi.
    Maintenant, si vous voulez bien m’excuser, je dois terminer un rituel pour attirer Seiji quelques instants dans notre monde, pour lui coller une bonne paire de baffes.
    Par les dieux, même moi, je serai un meilleur séducteur que lui…
     
    « La même chose, mais en pire »
     
    Aspects négatifs
     
    -          Le prix
    -          Une resucée sans saveur
    -          Une troisième jeune femme qui pourrait aussi bien être un alien
    -          Ne sait toujours pas bien se positionner sur quelque niveau que ce soit
    -          Recyclage des mêmes décors et portraits
     
    Aspects positifs
     
    -          Vous fait considérer la vie d’un œil neuf après l’avoir terminé
    -          Même les jeux médiocres paraissent brillants à côté
    -          Siphonnage cérébral
    -          Encore plus court que le premier
     
    Sakura Beach 2 n’a tout bonnement aucune raison légitime d’exister, dans une série qui accumule pourtant les titres rapidement produits.
    Le premier titre n’invitait aucunement à une suite et cette itération se heurte aux mêmes écueils en échouant spectaculairement à se renouveler, dans un domaine qui ne manque pas de s’étoffer au fil des années.
    Même si vous êtes amateur du genre et doté d’un sens honorable de la tolérance, ne vous infligez pas cela, ou à la limite, des extraits. Vous ne connaîtrez point la pamoison ici !
    Même des fans acharnés n’hésitent pas à écrire qu’ils ont pris le jeu uniquement pour les cartes à échanger…
     


  6. DrunkenPenPen liked a blog entry by Aronaar, Sakura Beach   
    Humble Bundle, c’est formidable. Chaque semaine, pour un maigre dollar, vous pouvez avoir droit à plusieurs jeux, et régulièrement, de qualité, parfois des hits en leur temps. Et de temps à autre, vous avez des thématiques où l’on retrouve des jeux comme Sakura Beach, un jeu que je me suis évidemment empressé d’installer… « C’est vilain de mentir, Patron… » … que je me suis empressé d’installer, écrivais-je, par curiosité morbide et peut-être un brin masochiste, le jeu étant tellement éloigné de mes centres d’intérêt. Mais la vie (ou la morte-vie), c’est de nouvelles expérience ; celle-ci vaut-elle le coup, ami Lecteur ? Emmenez votre maillot de bain, débranchez votre cerveau et allons batifoler sur la plage pour le savoir.

    http://image.noelshack.com/fichiers/2018/12/1/1521456487-0s2.jpg
    Des révélations fracassantes.
     
    Une profonde réflexion sur le romantisme post-moderne
     
    Si vous croyez une seule seconde à ce titre, ami Lecteur, c’est que vous ne me connaissez pas ou que vous montrez pour l’occasion une certaine naïveté.
    Avec Sakura Beach, nous entrons de plein pied dans le royaume du minimalisme, que ce soit au niveau des personnages (trois), des décors utilisés (une maigre poignée), des différents portraits des personnages (trop peu nombreux) ; oubliez également tout doublage – ce qui peut être tout aussi bien, cela dit, certaines lignes de dialogue étant déjà assez douloureuses à l’écrit – et les embranchements sont à la fois peu nombreux et avec des conséquences paraissant aussi restreintes que possible.
    Et lorsque j’écris ça, je veux dire qu’ils ont autant d’importance dans Fable premier du nom.
    Bob me murmure à l’oreille que je pourrai tout aussi bien m’arrêter ici, ce qui démontre sa couardise.
    On devine d’avance que dans ce marché de niche, les moyens ne sont pas fabuleux. On peut espérer alors se rattraper sur ce qui devrait constituer la force vive d’un visual novel : l’écriture.
    Et au début, bon, on retrouve un pitch propice pour les histoires d’amourettes : un garçon et deux filles, réciproquement meilleurs amis depuis des années, qui se retrouvent le temps de vacances à la plage.
    Malgré ma résistance naturelle de Liche à 90% contre ce genre de thème, je peux apprécier la qualité d’une romance savamment construite, même si cela doit être dans des délais relativement brefs (quatre heures de « jeu » environ ici, et une semaine dans l’histoire).
    Le problème, c’est que Seiji, notre avatar masculin du moment, est aussi obtus qu’un sac de marteaux plongé dans un bloc de béton ignifugé. Si au début Momiji (la bimbo blonde à l’opulente poitrine, souvent joyeuse, souriante et pas du tout inhibée) et Ayumi (la brunette à la poitrine plus menue, plus réservée, sarcastique et souvent avec un commentaire épineux en réserve) ne font que des allusions relativement subtiles quant à leurs sentiments le concernant – spoilers, elles sont toutes les deux amoureuses de lui – par la suite, à part se confesser explicitement, je vois mal comment la situation pourrait être plus claire.
    Pour vous dire à quel point c’est ridicule, Momiji et Ayumi s’embrassent sans réserve à un moment et demandent à Seiji de but en blanc s’il ne serait pas tout à fait amusant qu’il vienne les rejoindre.
    Seiji, ignorant probablement qu’il est un personnage de visual novel et que dans l’existence vraie, ce serait une occurrence d’une sur 1 million, s’enfuit sans demander son reste. Bon, je raille, mais honnêtement, voir ses deux amies d’enfance se comporter ainsi a de quoi fortement choquer.
    Le lendemain toutefois, les vacances continuent comme si rien ne s’était passé !
    A la limite et dans la veine d’une dating sim, je crois qu’il aurait été plus  pertinent que Seiji n’ait pas autant de brouillard au niveau du cerveau et qu’on puisse décider vers qui diriger nos attentions amoureuses.
    Au lieu de ça, on tourne formidablement en rond avec des dialogues qui deviennent un brin répétitifs, des allusions de moins en moins fines, et des situations de plus en plus ridicules.
    Scène collector : lorsque les deux jouvencelles se régalent de crème glacée, qui fond sur leur corps avec une ressemblance tout à fait fortuite avec un liquide émit par les mâles humains.
    Est-ce pire que lorsque Momiji agrippe les seins d’Ayumi pour « blaguer » et vérifier que ses « melons sont
    mûrs comme il faut » ?
    Je vous laisse décider, ami Lecteur.
     
    http://image.noelshack.com/fichiers/2018/12/1/1521456490-0s3.jpg
    Des mensonges éhontés.
     
    La tête dans les étoiles
     
    Si certaines scènes pourront tout de même décrocher quelques sourires (à l’instar des tentatives de cuisine calamiteuse perpétrées par Ayumi) à côté d’autres laissant un peu plus perplexe (avec la force ponctuellement surhumaine des filles, capables de le mettre K.O. d’un lancer d’édredon) on nage entre deux eaux sans réellement prendre pied.
    En effet, d’une part, Sakura Beach essaye quand même d’avoir un brin de relief : Seiji est un tout petit plus profond que le personnage type de ce genre de visual novel, un secret le concernant hantant les quelques heures proposées par le titre.
    Car oui, en plus de tout cela, il ne faut pas s’imaginer que l’ensemble arrive à tenir la route bien longtemps : entre quatre et cinq heures suffisent pour atteindre la conclusion épique de ce récit, ce qui, pour le prix affiché (10€), est vraiment léger. Encore que d’un autre côté, on puisse souhaiter que ça ne dure pas plus que ça.
    D’autre part, on pourrait supposer que le jeu puisse aller encore plus franchement dans le kitsch et l’érotisme, mais la confiture ne prend pas avec l’inconséquence de Seiji.
    Vraiment, j’avais envie de le saisir par le col à travers l’écran et lui conférer quelques indications de base sur une situation à laquelle il ne comprend désespérément rien. La fin ne le rend pas plus alerte, et les damoiselles pas plus subtiles puisqu’elles comptent toutes deux entrer dans une compétition amoureuse pour obtenir ses attentions, lui enjoignant d’être plus ouvert d’esprit et accepter ce « harem » !...
    Il en résulte une certaine… Fadeur ? Je pense que c’est le terme correct. Rien d’exactement abyssal, mais de cette médiocrité qui fera que l’on aura du mal à se souvenir du jeu même pour ses manquements.
    D’autant plus que pour celui friand de ce genre de production, l’offre est relativement conséquente et variée.
    Ne serait-ce même qu’au sein de la série des Sakura…
    Si vous le dénichez au sein d’un bundle à vil prix et que vous recherchez un plaisir coupable, alors peut-être Sakura Beach pourra-t-il faire l’affaire.
    Même si je recommanderai plutôt HuniePop à la place, et ce n’est pas très flatteur à mon sens !
    Vous savez le plus beau ? Les développeurs ont eu le culot de réaliser une suite…


    Quelle que soit la spécificité que vous puissiez souhaiter – franchement coquin, absurdement drôle, comédie érotique, romance sérieuse, romances à réflexions etc. – Sakura Beach ne trouvera probablement pas le ton juste pour vous séduire. Mais si d’aventure vous êtes prêt à vivre une expérience dérangeante déconstruisant le genre, essayez plutôt Doki Doki Litterature Club, autrement plus intéressant, mieux écrit, réalisé, et pour couronner le tout, gratuit !
  7. GOONIES liked a blog entry by DrunkenPenPen, Doki Doki Exit Music Redux   
    On pourra dire tout ce que l'on voudra mais une œuvre n'est rien sans sa communauté, non pas qu'il se doit d'être reconnaissant envers ces irréductibles fans mais plutôt qu'ils perdure son existence pour éviter de tomber dans l'oublie.
    Dans le monde du jeux-vidéo, il existe différent pratique comme le speedrun qui permet de faire revenir un jeu sur le devant de la scène mais parfois les fans sont beaucoup plus....créatif.
    Prenons par exemple la pratique des Fan-Modes voulez-vous ? Ce sont des "extensions" d'un jeu créer par des fans pour des fans, mais parfois cela va plus loin que de créer des simples objets, on refait complément un autre jeu !
    Alors imaginez un jeu amateur qui est très populaire se voir bénéficier d'une réécriture total et en plus gratuit, il y a de quoi s'amuser n'est-ce pas ?
    C'est le cas avec Doki Doki Litérature Club qui s'est vu rapidement modifié de la plume de sa communauté et il est de mon devoir d'en testé un mais lequel ?
    Et bien, pourquoi ne pas commencez par le tout premier fan-mod dont j'en ai entendu parler, un certain Exit Music.....
     

     
     
    ! Avertissement !
    Le test ainsi que le jeu du jour contient des spoils du jeu originale, si vous ne l'avez jamais fait je vous le recommande.
    Egalement, Exit Music contient des scènes et des thèmes qui peuvent être difficile à aborder comme la maltraitance et le suicide.
     Bonne Lecture !
     
     
                        In an interstellar burst I am back to save the universe
     
    Pas la peine de vous présenter DDLC je pense que tout le monde connait maintenant par contre il en est moins de la Wretched Team (Littéralement l'équipe misérable) qui est donc une équipe amateur fondé par Oliver Norton et Sven Weisserfuchs. Composé d'une petite dizaine de codeurs, 8 scénaristes, 7 illustrateurs et de 4 musiciens amateurs, tout ce beau monde ont travaillés alors même qu'ils ne se connaissaient pas, unis par DDLC si ce n'est pas beau !
    Ils ne sont pas à leur premier coup d'essai puisqu'ils ont également fait le mod After School qui raconte les retrouvailles des personnages alors qu'ils mènent tous une vie adulte actif.
     
    Cependant revenons à Exit Music qui possèdent en vérité deux versions, en effet je vais parler principalement de la version Redux qui est une réécriture total du mod original.
    Pourquoi ils ont fait deux versions ? C'est très simple, le mod original (qu'on appelle la version classic) a été Blacklisté, c'est à dire mis à l'écart à cause d'un problème de droit mais j'y reviendrai plus tard.
    Vous vous doutez bien que la Wretched Team n'a pas eu d'autre choix que de refaire son mod et pour ainsi dire ce ne fut pas plus mal car la version classic est au centre de beaucoup de débat en ce qu'il s'agit de sa qualité mais j'en dirai un mot en temps et en heure.
     
    Il existe donc bien des fan-mod de DDLC et pas une ou deux mais plutôt une bonne trentaine à ma connaissance (forte chance qu'il en existe bien plus), parmi les plus connu ont retrouve Monika After Story (Vous accepter les conditions de Monika dans l'Acte 3), Doki Doki Blue Skies (parle des problèmes psychologiques et influencé par Katawa Shojo), Doki Doki! Rainclouds (c'est le jeu original mais du point de vue de Sayori), Doki Doki Storm (pareil que Raincloud mais vous êtes dans la tête de Yuri), A Brand New Day (une version plus comique du jeu original) ou encore MC’s Revenge (Votre personnage est conscient de la "révélation" de Monika et vous décidez de vous vengez de Monika).
     
    J'en passe et j'en passe tant il y en a d'autre ! J'aurai pus vous parler de Sayori's Date ou Sayonara Dreams of Letting Go mais certains mod sont toujours en préparation, quand à d'autre ils sont tout bonnement retiré pour d'obscure raison.
    La qualité n'est pas hélas toujours au rendez-vous mais il existe des pépites si vous nicher bien !
    Pour revenir sur Exit Music, il s'agit d'un mod assez apprécié au point qu'il est considéré parmi les meilleurs mod mais vous allez voir que rien n'est jamais simple sur internet !
     

    Vous retrouverez tout les personnages de DDLC dans le club mais surtout à l'extérieur !
     
     
                  I only stick with you Because there are no others
     
    L'intrigue d'Exit Music repose sur un concept simple : Que ce serait-il passé si on avait sauvé Sayori de son funeste destin dans le jeu original ?
    En effet, MC (abréviation de Main Character dans la communauté DDLC) fait un saut chez Sayori avant d'aller à ce fameux festival et évidemment il découvre que sa meilleur amie tente de mettre fin à ses jours. Il arrive a la convaincre d'aller voir un professionnel mais ce sauvetage va entrainer un traumatisme chez lui puisqu'il commence a avoir des crises d'angoisse et d'hyperventilation.
     
    Suite à ce drame qu'il décide de cacher aux autres membres du club il apprend que lui et Sayori ne sont pas les seuls à avoir raté le festival, en effet Natsuki a elle aussi manquée le festival pour d'obscure raison. On apprendra très vite ce que tout les joueurs savent depuis le jeu original : Natsuki se fait abusé par son père violent, ce qui révolte MC et décide d'aller la sauver en la kidnappant puis en l'hébergant chez lui le temps qu'elle deviennent majeur (dans cette version Natsuki est mineur) pour ensuite quitter son père.
     
    Mais les choses vont se compliquer et vont entrainer tout le monde dans une descente aux enfers.
     
    Maintenant il est temps de répondre à la question que chacun se pose depuis un petit moment, pourquoi ce mod s'appelle Exit Music ?
    Peut-être que certains ont la réponse surtout si vous êtes de rock alternative des années 90, oui puisque Exit Music est en réalité une chanson du groupe de rock Radiohead.
     
    Ce qui m'amène au premier point, L'ost est tout simplement extraordinaire ! Toutes les compositions musicales sont des covers du groupe Radiohead et autant vous dire que la Wretched Team sont des fans de Radiohead !
    Comment j'en suis sûr ? On retrouve tout d'abord 23 chansons issue du groupe Radiohead dont certains sont des inédits qui n'ont été joué qu'en concert, il y a très peu de connu mais on notera la présence de chanson célèbre comme No Surprising, Nude, Everything in it's right place, True Love Wait, Daydreaming et bien sûr Exit Music.
    Il y a également une chanson de Thom York (le chanteur de Radiohead) issu de sa carrière solo mais aussi une chanson du groupe The Smile (projet parallèle de Radiohead) et deux compositions de Johnny Greenwood, le guitariste de.....Radiohead, c'est bien vous suivez ^^'
     
    Ecoutons quelques morceaux :
     
    - Codex, une des chanson les plus utilisé dans ce mod.
     
    - All I Need, une version plus longue dans l'un des passages les plus marquant du jeu.
     
    - The Smoke, une chanson qui colle bien avec le quotidien.
     
    - Full Stop, on sent le stress monter, non ?
     
    - Daydreaming....j'étais obligé !
     
    On pourrais continuer longtemps à écouter ces chansons mais il faut avancer.....
     
    D'ailleurs vous vous souvenez de ce que j'avais dit plus tôt ? Que la version classic d'Exit Music a été blacklisté à cause de droit ? Et bien c'est parce qu'apparemment dans la première version du jeu, une chanson a posé problème et c'est la chanson Exit Music (probablement qu'ils ont utilisé la voix de Thom York sur leur cover).
    De même qu'en fouillant le dossier du mod on trouve des éléments d'un autre mod (nommé Pink Eye) qui serait peut-être aussi la source de problème de droit, et oui il faut demander avant d'utiliser les support de ces copains ^^'
     
    Cependant les références à Radiohead ne se limite pas à son ost, tout l'aspect visuel (HUD) sont des références à des pochettes du groupe de Rock, par défaut c'est l'album A Moon Shaped Pool mais vous pouvez le changer pour l'album Amnesiac ou Ok Computer.
    Ils ont même étaient plus loin puisqu'il y a même des références à des chansons directement dans les dialogues, les personnages vont utiliser des termes comme “The Bend” ou “High And Dry” par exemple qui devrait parler aux fans du groupe.
    Les noms des Actes sont aussi des références à des chansons comme Airbag ou All I Need.
     
    Mais ce n'est pas encore tout ! Ils ont même utilisé des paroles de certaines chansons comme message d'ouverture à chaque partie (en fonction de l'Acte) au lieu du traditionnel message d'avertissement du jeu original.
    Vous en voulez encore ? Certaines situations de l'intrigue renvoi également à des chansons comme Exit Music (logique) ou encore A Wolf At The Door quand MC et Natsuki sont coincé à la maison en sachant qu'il y a une menace dehors.
     
    Bon une petite dernière, à un moment dans l'intrigue Monika propose de regarder un film qui comme par hasard est un film de science-fiction et d'anticipation, deux thèmes chers à Radiohead.
     

    Sauriez-vous capable de trouver les références à Radiohead dans Exit Music ?
     
    Pourquoi j'insiste autant sur l'ost me direz-vous ? D'abord parce c'est cette ost qui m'a fait adoré le groupe Radiohead donc déjà je leur doit bien ça mais surtout parce qu'il contribue à une atmosphère.
    Ouais les covers de Radiohead contribue à cette ambiance d'anxiété et de mal être que ressente les personnages mais accompagne également les thématiques du jeu.
     
    Autant vous dire que ce Exit Music est loin d'être un mod joyeux, non pas qu'il ne proposse pas des moment de tendresse mais plutôt qu'on assiste littéralement à l'effondrement mental de ces personnages, c'est simple il n'y a pas un seul personnage qui va bien !
     
    Je vais prendre pour exemple MC parce que je trouve qu'il présente quelque chose d'intéressant, comme vous l'avez lu plus tôt MC est plutôt traumatisé par ce qu'il a vécu, constamment dans le besoin d'aider son prochain et de prendre le contrôle de la situation.
    Cette angoisse qu'il souffre est au tout début (du moins) relié à Sayori, ça ne vous rappelle rien ?
     
    Et oui c'est un sacré écho à notre propre expérience sur le jeu original et forcément on se retrouve dans un premier temps puisqu'on sait ce que cela fait de voir Sayori.....vous savez quoi (et je m'en serai bien passé comme nous tous).
    Comme vous vous en doutez bien, les choses vont empiré mais pour d'autres raisons.
     
    Je ne parle même pas de ce que vis Natsuki ou Sayori dans ce mod mais j'ai tendance à dire que tout les personnages de DDLC sont devenu des héros “Radiohead-iens”.
    Chacun porte son propre fardeau , font face à des tensions et à des problèmes psychologiques quand ce n'est pas la dépression qui les guette.
     
    Il faut comprendre qu'Exit Music se centre beaucoup sur Natsuki et MC, Sayori quand à elle est un peu en retrait mais possède un bon développement personnellement, c'est le personnage le mieux écrit de ce mod (même si j'aurai aimé un poil plus de développement mais bon).
    Il en est de même pour Monika qui reste au seconde plan, ce qui est un peu décevant parce que je trouve qu'elle a un potentiel dans l'intrigue d'autant qu'elle a droit à un développement mais le fait qu'elle reste trop en retrait est dommage.
    Je noterai à mon grand regret que seul Yuri n'a pas droit à un développement, en faite elle a droit à rien du tout, même pas à une place dans l'intrigue principale.
     
    Un autre point fort de ce mod réside dans sa mise en scène soigné et incroyablement omniprésent, ils ont fait le choix de faire “imiter” certaines gestes comme le fait de dormir, manger, porter un objet lourd etc.....mais pas que !
    En effet, je trouve que le jeu repose beaucoup sur le “visuelle”, du moins un peu plus que d'autre VN, sans pourtant en être dingue dans sa pratique, je trouve que cela contribue aussi à l'intérêt et à l'ambiance du jeu  notamment dans des passages où les choses se découle devant nos yeux sans qu'on puisse rien n'y faire (je pense surtout à une scène dans l'acte 3).
    Malheureusement ce genre de scènes sont peu nombreux mais par contre sont marquant, du moins celui de l'acte 2 (No Surprises) et de l'acte 3 (Daydreaming).
     
    J'ai également été surpris par l'augmentation du nombre d'expression facial qui enrichie les émotions des personnages comparé au jeu original, cependant certaines expressions m'ont plus provoqué un fou rire qu'autre chose, peut-être que l'utilisation de ces nouveaux expressions sont maladroite mais je trouve que ce n'est pas un échec pour autant car d'autres expression sont plus réussie.
     
    D'un point de vue de la durée de vie, j'ai mis environs 14 heures pour faire uniquement la trame principal puisque fois le jeu fini, vous aurez accès à des chapitres annexes qui complète l'intrigue principal en nous mettant dans la peau d'autres personnages comme Yuri par exemple.
    Ajouter à cela qu'il existe deux autres fins alternatives, malheureusement au moment où j'écris ces lignes je ne les ai pas encore fait mais d'après de rapide recherche, vous pouvez ajouter au moins 5 heures de jeu supplémentaire.
     
    Mine de rien, Exit Music est l'un des fan-mod les plus long disponible actuellement, le plus long reste Blue Sky qui promet plus d'une vingtaine d'heure de jeu !
     
     

    Certaines têtes sont vraiment hilarante selon moi malgré une volonté de créer une ambiance sérieuse.
     
                   Don't look in the mirror At the face you don't recognize Help me call the doctor Put me inside I keep the wolf from the door !
     
    Malheureusement Exit Music n'est pas libre de défaut, très loin de là, pour tout vous dire je suis plutôt perdu face à ce jeu.
    Le problème global avec Exit Music est qu'il est très ambivalent, j'entend par là qu'il va autant maitrisé un point qu'autant qu'il va lamentablement se foirer sur ce même point, oui il est très paradoxale.
     
    Commençons par le rythme, on a un acte 1 plutôt bien rythmé avec pas mal de situation entrainante, on ne se lasse pas c'est cool, non ?
    Malheureusement viens l'acte 2 qui est très lent, très mou, auquel il ne se passe pas grand chose (sauf à la fin), franchement la seule péripétie dont les personnages sont confrontés est l'éternelle question : "Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?" ce n'est même pas une blague !
     
    J'exagère un peu il se passe des choses c'est juste qu'ils ont voulu créer un quotidien ce qui implique forcément pas beaucoup de chose excitante, cela marque un contraste intéressant sur le papier mais dans la pratique cela ressemble plus à du meublage qu'autre chose ou pour être plus précis on perd trop de temps dans des détails qui aurait mérités d'être abrégés et plutôt développer des points plus essentiel, à moins que faire de la couture permet de régler des conflits et des traumatismes, ce que j'en doute fort ^^'
     
    J'ai même fait un "rage quit" à cause de cette acte trop mollasson pour finalement recommencer à zéro et réussir à franchir le cap.
    Il faut me comprendre, l'acte 2 se limite à quasiment un seul lieu et seulement deux personnages, c'est un pseudo huit-clos idyllique et évidement c'est l'acte le plus long du jeu sinon cela ne serai pas amusant , pour résumé, excusez-moi de l'expression mais on se fait bien chier.
     
    Puis l'acte 3, j'en attendais beaucoup vu le rythme mollasson de l'acte 2 et....c'est un étrange mélange entre l'acte 1 et 2, pour faire simple on enchaine un évènement terrible puis un évènement banal pour rebondir jusqu'à un autre évènement terrible puis revenir sur un évènement banale et ainsi de suite....
     
    C'est avec un bon goût amer que l'on ressort de l'acte 3 pour différent raison (principalement scénaristique) dont un rythme plutôt bancale comme vous pouvez le constater.
    Cela abouti inévitablement à l'épilogue qui se relève sans surprise ou plutôt no surprises (désolé c'était trop tentant).
     
    Parfois c'est même sur des éléments simple que le jeu se veut très paradoxale comme les illustrations. Si vous n'êtes pas habitué à jouer à des VN, les illustrations servent à marquer des évènements importants de l'intrigue ce que fait Exit Music....la plupart du temps puisque parfois on va avoir des illustrations dans des scènes peu extraordinaire, sans raison juste comme ça, étrange, non ?
     
    Tiens puisqu'on parle des illustrations, sachez que je suis bien conscient qu'il s'agit d'un travail d'amateur mais il faut reconnaitre un point, globalement les illustrations manquent de maîtrise, ce qui est normal vu que ce sont des amateurs.
    Alors oui je souligne la volonté de créer des illustrations nouvelles et c'est cool mais j'ai l'impression que les illustrations manquent de soin, ils auraient mérités d'être plus peaufiné surtout quand on sait qu'il y a SEPT PUTAIN d'illustrateurs et qu'ils ont fait quasiment tous une image chacun que s'en est presque du foutage de gueule ou alors le manque de motivation était sacrément présent.
     
    Je sais que je peux paraître sévère mais quand on voit d'autre travaux du genre (dont des mod de DDLC) qui font beaucoup mieux que ce Exit Music alors qu'il n'y a qu'un seul illustrateur amateur.....j'ai envie de dire "voilà quoi !"
    Je noterai quand même qu'il y a deux illustrations que j'ai trouvé particulièrement réussie mais dommage que ce ne sont pas uniquement ces deux artistes qui ont fait toutes les illustrations, comprenez que je ne veux pas descendre les autres illustrateurs mais il y avais trop de dessinateurs, d'autant que chacun on leur style et on ressens que certains n'avais peut-être pas confiance dans son travail puisque certains illustration sont plongé dans le noir mais bon je surinterprète.
     

    Certaines illustrations sont plus beau et mieux utilisé que d'autres (contexte, apparition etc....).
     
     
    Cette dualité constant en matière de qualité se retrouve hélas tout aussi bien dans l'écriture. Globalement je ne reproche pas grand chose pour ce qui est de l'écriture en soi mise à part peut-être une écriture un peu trop "fan-fiction", c'est plutôt dans les idées scénaristiques et les situations que les choses se gâtent.
    Commençons par des éléments scénaristiques très simple, pour cela je vais vous poser une question : "Où se déroule l'intrigue original de DDLC ?"
    La réponse se trouve dans l'acte 3 dans le fameux face à face de Monika où cette dernière précise bien que l'intrigue se trouve au Japon parce qu'on peut le deviner par rapport aux uniformes, coutumes, les prénoms des filles ou encore la couleur des cheveux.
     
    Pourquoi je reviens sur ce point ? Parce qu'apparemment la Wretched Team aurait dus faire plus attention sur ce point parce que l'intrigue d'Exit Music à lieu.....aux Etats-Unis !?
    Si je me fis aux petit déj des personnages constitué de Becone, à la mention dans l'intrigue de prendre l'avion pour aller dans une autre ville ou encore à la présence de Corn-Flakes (des Spécial K en plus) dans les magasins.....cela ressemble bien aux Etats-Unis.
     
    Mine de rien c'est plutôt une bonne chose aux premiers abords puisqu'on créer une atmosphère mais le problème c'est que la culture Japonaise du jeu originale est encore présent comme l'uniforme scolaire, les clubs ou encore les quartiers, bah c'est un peu con en faite.
    Mais c'est surtout l'idée que l'intrigue commence à la fin de l'acte 1 du jeu originale qui complique la chose puisque il faut garder en tête les évènements du jeu original avant le sauvetage de Sayori, dont forcément que cela se déroule au Japon, à moins que le pays a été conquis par les américains durant cette même semaine XD
     
    Je peux résumé ce défaut autrement, il y a trop d'élément flou en ce qui concerne le contexte de l'intrigue, on est censé comprendre que l'univers de DDLC s'est exporté aux Etats-Unis alors qu'on ne mentionne absolument rien du tout, et pas la peine de mentionner Radiohead ils sont anglais !
    Le hic est que j'ai l'impression que pas mal d'idée était clair dans l'esprit de la Wretched Team mais pas forcément pour les joueurs, ce qui m'amène à un autre exemple.
     
    La relation entre Natsuki et MC est paradoxalement flou en début d'intrigue, le seul élément qu'on peut se raccrocher est le fameux dimanche avec elle pour faire des cupcakes. Malheureusement, il faut partir du principe que MC éprouve des sentiments envers Natsuki parce que sinon pourquoi ils se verrait un dimanche n'est-ce pas ?
    Bah une fois de plus, la Wretched Team aurait dus plus réfléchir parce que ce seul élément n'est pas fiable, si on prend comme exemple mon expérience sur le jeu original, j'ai passé du temps avec tout le monde sans pour autant avoir crushé sur une fille en particulier, je veux dire par là qu'on peut faire une route avec une fille en particulier mais que lors du dimanche de préparation du festival on peut aller voir une autre fille, d'ailleurs sans le savoir quasiment tout les joueurs ne sont pas rester auprès d'une fille en particulier (il faut faire un poème "sans faute" à chaque fois).
    En prenant en compte ce point, ce qui semblait évident pour la Wretched Team ne l'est en réalité absolument pas pour les joueurs.
     
    Je chipote me direz-vous mais si je devais réellement chipoter je dirai que le début de l'intrigue ne tiens pas debout puisque Sayori est déjà morte depuis des heures, en effet des gens ont beaucoup analyser sa mort dont l'heure exacte de son acte qu'on a abouti à 5 heure du matin environs, alors non MC ne peut pas découvrir Sayori sur le point de se suicider à 7 heure du matin si elle est déjà morte.....vous voyez à quel point je peux être chiant XD
     
    Comment ? Des gens ont fait une autopsie de la mort de Sayori ? Ecouter chacun ses occupation ^^'
     
    Revenons plutôt sur les incohérences scénaristiques, j'ai beaucoup réfléchi depuis la fin du jeu et avec les recherches que j'ai effectuer pour l'écriture de cette review je me suis rendu compte du pourquoi du comment.
    Exit Music possède beaucoup d'incohérences scénaristique, au premier coup d'œil on peut se dire que pas mal de chose sont logique mais si on se pose deux minute et qu'on réfléchi bien on se rend compte qu'il y a pas mal d'erreur.
     
    Difficile de ne pas spoiler mais je vais prendre comme exemple l'idée de "l'enlèvement" élaboré par MC, pour être exacte une fois que le plan à été mise en exécution et qu'il en es arrivé à son terme Natsuki et MC s'inquiète des conséquences vis à vis du père de cette dernière. Les jours passent et toujours pas de menace en vue, le père ne se manifeste pas alors qu'il aurait pus le faire à n'importe quel moment. Comment ? En téléphonant à Natsuki tout simplement ! Ce n'est pas le premier réflexe que vous aurez que d'appeler votre fille ? D'autant qu'il l'a fait auparavant pour moins que ça, pourquoi pas le jour de sa disparition ?
     
    D'autant que ce sentiment d'illogisme est encore plus flagrant quand on apprend une révélation de la part de Natsuki dans l'acte 3
     
     
    Il y a également tout le problème de cacher l'enlèvement de Natsuki, là où n'importe qui aurait eu la bonne idée de continuer d'aller à l'école et au club tout en feintant qu'on ignore où est Natsuki alors qu'on la cache chez nous (ce qui aurait donné plus de rythme au récit au passage) mais non MC va faire tout le contraire en séchant les cours avec Natsuki pour finalement prendre le risque de revenir à l'école avec elle alors qu'elle est porté disparu.....c'est con.
     
    Et je ne vous parle même pas de l'implication des parents de plusieurs personnage qui joue étonnamment un rôle sauf pour deux personnages....
     
     
    Le truc aussi avec son acte 2 très mou c'est qu'il y avait une multitude de possibilité scénaristique bien plus rythmé tout en gardant la logique du jeu, je pense à Sayori qui sait ce qui se passe mais qui ne fait rien, Yuri aurait pus l'apprendre aussi via Sayori et générer une menace supplémentaire (d'autant qu'on comprend qu'elle a des sentiments pour lui mais comme on n'en fait rien), sans oublié Monika qui aurait pu joué avec les codes du jeu bien qu'Exit Music ne prend pas cela en compte il reste cependant une bonne piste à exploité et puis cela aurait généré un lien avec le jeu original.
     
    En vérité c'est vraiment frustrant de voir une histoire avec autant de potentiel scénaristique et de développement thématique pour finalement ne pas en voir grand chose, surtout quand on sait qu'ils ont été huit à l'écriture....aie.....et que c'est une réécriture......double aie !
     
    Je sens également que la Wretched Team a éviter le sujet de l'abus parental ce qui est en soi dommage parce que cela semble inévitable quand on fait un mod sur Natsuki de ne pas traiter le sujet des enfants battu.
    En soi je ne les en veux pas puisque je dis toujours qu'il vaut mieux ne pas parler d'un sujet qu'on ne maitrise pas mais le bémol c'est que parfois le sujet en question s'en mêle malgré tout comme par exemple la discussion autour du mug rose de Natsuki ou les conséquences de l'acte 3 lors de cette nuit fatidique
     
     
    On reviens toujours à ce paradoxe qu'est Exit Music, ils vont très bien développer un personnage par rapport à une thématique puis à côté complétement raté cette même thématique avec un autre personnage, pourquoi ?
     
    Le cas que j'ai en tête.....
     
     
    Le truc aussi c'est que le mod mise beaucoup sur l'émotion, ce qui n'est pas un mal en soi mais si c'est pour cacher des failles scénaristiques ou d'illogismes....on est d'accord que ce n'est pas top.
    C'est peut-être sur ce point que le débat concernant la qualité du mod joue beaucoup, les joueurs qui ont été touché par l'histoire vont le mettre sur un pied d'estrade tandis que d'autre vont justement le descendre par rapport au fait que le mod ne maitrise pas tant que ça son sujet, ce qui sur certains point est vrai.
     
    Mais bon quand on voit aussi certaines réactions face au twist d'Exit Music, je me dis de plus en plus que la communauté de DDLC est particulier.
     

    Malgré des efforts pour parler de sujet difficile, Exit Music ne maitrise pas tout à fait son sujet et c'est clairement dommage.
     
     
                      No alarms and no surprises, No alarms and no surprises please ! (Et la version classic alors ?)
     
    La version original ou classic comme j'aime l'appeler a été à ma grande surprise une bonne expérience !
    Pour bien vous remettre dans le contexte, vous le savez maintenant que cette version a été banni pour des problèmes de droit mais qu'il y a eu également beaucoup d'avis négatif concernant la pauvreté de l'écriture.
     
    Pour commencer avec ce point, c'est pas faux, l'écriture est vraiment pauvre et inutilement vulgaire :
    "Sale pute", "salope", "Ferme ta putain de gueule", "Pauvre con" ou encore "Va te faire foutre" ponctue certains dialogue, à l'exception d'un personnage ce langage ne correspond absolument pas à tout les autres selon moi.
    Autrement dit la version Redux en matière d'écriture reviens de loin !
     
    Et encore vous n'avez rien vu puisque cette version d'Exit Music qui est similaire dans les grandes lignes avec sa réécriture reste pour le moins très différent, c'est vraiment un jeu différent et ça c'est une bonne chose !
    Par contre, il vaut mieux que je vous préviens qu'il y a pas mal d'élément scénaristique que je qualifierai de What The Fuck !
     
    Ce que j'entend par WTF est que vous allez vous retrouver dans des situations surréalistes ou qu'on va parler de chose assez délirant, il faut vraiment y jouer pour le croire !
    Des exemples ? Très bien commençons par Yuri qui possède un plus grand rôle dans l'intrigue et qui va assez loin dans ses délires similaires à celui du jeu original....
     
     
    Sayori quand à elle deviens une maniaco-dépressive pour une certaine raison, je préfère largement la Sayori de la version Redux....
     
     
    Monika deviens une tyran mais va évoluer mais elle va avoir droit à ses moments.....
     
     
    Natsuki....bah reste Nasuki si ce n'est la présence de scène.....coquine.
    Alors je tiens à rassurer qu'on ne voit rien, il n'y a même pas de description de ces passages mais il y a des moments où on comprend très bien ce qui se passe....
     
     
    Ah oui ! J'ai oublié de préciser qu'elle deviens alcoolique, se 'drogue' et qu'elle a des envies suicidaires.
    (Note : Il s'avère qu'en faite c'est une référence à la chanson Motion Picture Soundtrack de Radiohead : Red wine and sleeping pills Help me get back to your arms./ c'est pareil pour les scènes coquines : Cheap sex and sad films Help me get back where I belong )
    Vous comprenez maintenant pourquoi le mod a été réécrit maintenant.
     

    La version classic possède pas mal de scène surréaliste comme l'image de droite qui en est presque devenu un classique ! 
     
    En vérité, malgré que le jeu possède pas mal de moment WTF, je trouve que c'est ce qui fait son charme ! Ça ne m'a étonnamment pas tant déplu que ça, probablement parce que ce mod possède un bien meilleur rythme et qu'on se demande sans cesse qu'est-ce qu'on va avoir droit comme délire.
    Malheureusement tout ça va s'arrêter brutalement dans la dernière heure pour une raison évident....
     
     
    D'ailleurs par rapport à ce twist, il est différent de la version Redux mais par contre toujours aussi incompréhensible mais pour d'autres raisons....
     
     
    En plus de ça, la fin est vraiment rushée au point qu'on ne comprend pas les enjeu, on ne nous laisse pas digéré et c'est plutôt marrant de constater que cette version est l'opposé de Redux en matière de rythme puisque ce dernier à trop tendance à meubler et à trop retarder les choses.
     
    Par contre, la version classic gagne un point en ce qui concerne certaine explication comme l'absence des parents de MC ou bien la mère de Natsuki, explication totalement absent et pourtant très logique, pourquoi l'avoir dispensé dans son réécriture ?
     
    Cette version possède pas mal de bonne idée même dans ses étranges délires, mal exploité il est vrai mais cette version est beaucoup plus connecté au jeu original et justement c'est cette aspect qu'il manquait dans sa réécriture, bien qu'en soi ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose, c'est plutôt une préférence personnel pour le coup.
     
    Il y a aussi beaucoup moins d'illustration mais ils l'ont fait à partir de Sprite du jeu original ce qui donne un côté collage mais cela à son charme et sont paradoxalement plus jolie que les illustrations de la version Redux (certaines illustrations je veux dire).
     
     
    On notera pour finir que Radiohead est bien moins présent dans cette version mais on retrouve des références comme des pochettes d'album encadré dans le salon de MC et même deux chanson qui n'étaient pas présent et qui correspond bien à un personnage.
    On notera aussi qu'il y a largement moins de chanson, je dirais qu'il doit en avoir six ou sept à tout casser, on est loin de la vingtaine de chanson de la version Redux mais ce manque est comblé par l'ost original de DDLC.
    Malheureusement cela affecte grandement l'ambiance mais comme vous l'avez constaté cette version classic se rapproche plus du jeu original en matière d'ambiance donc je préfère dire qu'il s'agit d'une interprétation différent mais intéressant.
     
    Pour résumé la version classic est plus rythmé, plus amusant par ces situations loufoques et même la présence d'une scène drôle qui joue avec un trauma du jeu original (et un cliché dans les animés), mais en dépit d'une écriture pauvre et d'une ambiance Radiohead largement bien moins marquant.
     
    On peut le résumé autrement aussi, la version redux est plus sérieux et triste contrairement à la version classic qui est moins sérieux et plus drôle.....en général.
    J'oubliais ! Cette version se termine en environs 7 heures de jeu soit deux fois moins longtemps que sa réécriture mais plus intense cependant.
     

    Les illustrations sont plus maladroite que dans la version Redux mais reste très soigné et tente d'être plus fidèle au jeu original.
     
     
                       We hope that you choke That you choke (Conclusion)
     
    Alors qu'en dire de ce Exit Music ? Vaut-il le coup ?
    Tout d'abord, je tiens à préciser que vous m'avez peut-être trouvé sévère sur certains points pour un travail d'amateur mais sachez que j'en suis conscient et qu'évidemment j'insiste sur des points négatif mais Exit Music est impressionant pour un fan-mod, surtout quand on sait qu'ils ont galérés dans le développement de ces deux versions.
    De plus il me serai impossible de le défoncer parce que je suis devenu un grand fan de Radiohead suite à ce fan-mod et pour avoir partagé leur passion pour ce groupe je ne peux que les remercier.
     
    Cependant garder en tête ce point important : Exit Music est Survendu il n'a pas de doute là-dessus mais est-ce que cela veut qu'il faut le jeter à la poubelle pour autant ? Pas du tout !
     
    Bien sûr qu'il faut l'essayer si vous êtes un fan de Doki Doki Littérature Club et que vous avez envie de sensation différente, Exit Music est fait pour vous sachant que vous toucherai à l'un des meilleurs fan-mod ou du moins l'un des plus marquant qu'on l'apprécie ou pas.
     
    Pour ma part je ne regrette pas l'expérience pour les deux versions mais du coup lequel faire ? La réponse est simple, les deux ! Cependant je vous conseillerai par commencer par la version Redux puis la version classic mais si l'envie vous viens de faire l'inverse vous êtes libre de choisir comme bon vous semble.
     
    Quand à moi je vais probablement fouiller d'autre fan-mod de DDLC et qui sait, j'en dirai peut-être un mot !
     
    Sur ce je laisse Radiohead et Natsuki conclure ce billet.
     
     
     
    I will see you in the next life
     
  8. GOONIES liked a blog entry by DrunkenPenPen, Doki Doki Exit Music Redux   
    On pourra dire tout ce que l'on voudra mais une œuvre n'est rien sans sa communauté, non pas qu'il se doit d'être reconnaissant envers ces irréductibles fans mais plutôt qu'ils perdure son existence pour éviter de tomber dans l'oublie.
    Dans le monde du jeux-vidéo, il existe différent pratique comme le speedrun qui permet de faire revenir un jeu sur le devant de la scène mais parfois les fans sont beaucoup plus....créatif.
    Prenons par exemple la pratique des Fan-Modes voulez-vous ? Ce sont des "extensions" d'un jeu créer par des fans pour des fans, mais parfois cela va plus loin que de créer des simples objets, on refait complément un autre jeu !
    Alors imaginez un jeu amateur qui est très populaire se voir bénéficier d'une réécriture total et en plus gratuit, il y a de quoi s'amuser n'est-ce pas ?
    C'est le cas avec Doki Doki Litérature Club qui s'est vu rapidement modifié de la plume de sa communauté et il est de mon devoir d'en testé un mais lequel ?
    Et bien, pourquoi ne pas commencez par le tout premier fan-mod dont j'en ai entendu parler, un certain Exit Music.....
     

     
     
    ! Avertissement !
    Le test ainsi que le jeu du jour contient des spoils du jeu originale, si vous ne l'avez jamais fait je vous le recommande.
    Egalement, Exit Music contient des scènes et des thèmes qui peuvent être difficile à aborder comme la maltraitance et le suicide.
     Bonne Lecture !
     
     
                        In an interstellar burst I am back to save the universe
     
    Pas la peine de vous présenter DDLC je pense que tout le monde connait maintenant par contre il en est moins de la Wretched Team (Littéralement l'équipe misérable) qui est donc une équipe amateur fondé par Oliver Norton et Sven Weisserfuchs. Composé d'une petite dizaine de codeurs, 8 scénaristes, 7 illustrateurs et de 4 musiciens amateurs, tout ce beau monde ont travaillés alors même qu'ils ne se connaissaient pas, unis par DDLC si ce n'est pas beau !
    Ils ne sont pas à leur premier coup d'essai puisqu'ils ont également fait le mod After School qui raconte les retrouvailles des personnages alors qu'ils mènent tous une vie adulte actif.
     
    Cependant revenons à Exit Music qui possèdent en vérité deux versions, en effet je vais parler principalement de la version Redux qui est une réécriture total du mod original.
    Pourquoi ils ont fait deux versions ? C'est très simple, le mod original (qu'on appelle la version classic) a été Blacklisté, c'est à dire mis à l'écart à cause d'un problème de droit mais j'y reviendrai plus tard.
    Vous vous doutez bien que la Wretched Team n'a pas eu d'autre choix que de refaire son mod et pour ainsi dire ce ne fut pas plus mal car la version classic est au centre de beaucoup de débat en ce qu'il s'agit de sa qualité mais j'en dirai un mot en temps et en heure.
     
    Il existe donc bien des fan-mod de DDLC et pas une ou deux mais plutôt une bonne trentaine à ma connaissance (forte chance qu'il en existe bien plus), parmi les plus connu ont retrouve Monika After Story (Vous accepter les conditions de Monika dans l'Acte 3), Doki Doki Blue Skies (parle des problèmes psychologiques et influencé par Katawa Shojo), Doki Doki! Rainclouds (c'est le jeu original mais du point de vue de Sayori), Doki Doki Storm (pareil que Raincloud mais vous êtes dans la tête de Yuri), A Brand New Day (une version plus comique du jeu original) ou encore MC’s Revenge (Votre personnage est conscient de la "révélation" de Monika et vous décidez de vous vengez de Monika).
     
    J'en passe et j'en passe tant il y en a d'autre ! J'aurai pus vous parler de Sayori's Date ou Sayonara Dreams of Letting Go mais certains mod sont toujours en préparation, quand à d'autre ils sont tout bonnement retiré pour d'obscure raison.
    La qualité n'est pas hélas toujours au rendez-vous mais il existe des pépites si vous nicher bien !
    Pour revenir sur Exit Music, il s'agit d'un mod assez apprécié au point qu'il est considéré parmi les meilleurs mod mais vous allez voir que rien n'est jamais simple sur internet !
     

    Vous retrouverez tout les personnages de DDLC dans le club mais surtout à l'extérieur !
     
     
                  I only stick with you Because there are no others
     
    L'intrigue d'Exit Music repose sur un concept simple : Que ce serait-il passé si on avait sauvé Sayori de son funeste destin dans le jeu original ?
    En effet, MC (abréviation de Main Character dans la communauté DDLC) fait un saut chez Sayori avant d'aller à ce fameux festival et évidemment il découvre que sa meilleur amie tente de mettre fin à ses jours. Il arrive a la convaincre d'aller voir un professionnel mais ce sauvetage va entrainer un traumatisme chez lui puisqu'il commence a avoir des crises d'angoisse et d'hyperventilation.
     
    Suite à ce drame qu'il décide de cacher aux autres membres du club il apprend que lui et Sayori ne sont pas les seuls à avoir raté le festival, en effet Natsuki a elle aussi manquée le festival pour d'obscure raison. On apprendra très vite ce que tout les joueurs savent depuis le jeu original : Natsuki se fait abusé par son père violent, ce qui révolte MC et décide d'aller la sauver en la kidnappant puis en l'hébergant chez lui le temps qu'elle deviennent majeur (dans cette version Natsuki est mineur) pour ensuite quitter son père.
     
    Mais les choses vont se compliquer et vont entrainer tout le monde dans une descente aux enfers.
     
    Maintenant il est temps de répondre à la question que chacun se pose depuis un petit moment, pourquoi ce mod s'appelle Exit Music ?
    Peut-être que certains ont la réponse surtout si vous êtes de rock alternative des années 90, oui puisque Exit Music est en réalité une chanson du groupe de rock Radiohead.
     
    Ce qui m'amène au premier point, L'ost est tout simplement extraordinaire ! Toutes les compositions musicales sont des covers du groupe Radiohead et autant vous dire que la Wretched Team sont des fans de Radiohead !
    Comment j'en suis sûr ? On retrouve tout d'abord 23 chansons issue du groupe Radiohead dont certains sont des inédits qui n'ont été joué qu'en concert, il y a très peu de connu mais on notera la présence de chanson célèbre comme No Surprising, Nude, Everything in it's right place, True Love Wait, Daydreaming et bien sûr Exit Music.
    Il y a également une chanson de Thom York (le chanteur de Radiohead) issu de sa carrière solo mais aussi une chanson du groupe The Smile (projet parallèle de Radiohead) et deux compositions de Johnny Greenwood, le guitariste de.....Radiohead, c'est bien vous suivez ^^'
     
    Ecoutons quelques morceaux :
     
    - Codex, une des chanson les plus utilisé dans ce mod.
     
    - All I Need, une version plus longue dans l'un des passages les plus marquant du jeu.
     
    - The Smoke, une chanson qui colle bien avec le quotidien.
     
    - Full Stop, on sent le stress monter, non ?
     
    - Daydreaming....j'étais obligé !
     
    On pourrais continuer longtemps à écouter ces chansons mais il faut avancer.....
     
    D'ailleurs vous vous souvenez de ce que j'avais dit plus tôt ? Que la version classic d'Exit Music a été blacklisté à cause de droit ? Et bien c'est parce qu'apparemment dans la première version du jeu, une chanson a posé problème et c'est la chanson Exit Music (probablement qu'ils ont utilisé la voix de Thom York sur leur cover).
    De même qu'en fouillant le dossier du mod on trouve des éléments d'un autre mod (nommé Pink Eye) qui serait peut-être aussi la source de problème de droit, et oui il faut demander avant d'utiliser les support de ces copains ^^'
     
    Cependant les références à Radiohead ne se limite pas à son ost, tout l'aspect visuel (HUD) sont des références à des pochettes du groupe de Rock, par défaut c'est l'album A Moon Shaped Pool mais vous pouvez le changer pour l'album Amnesiac ou Ok Computer.
    Ils ont même étaient plus loin puisqu'il y a même des références à des chansons directement dans les dialogues, les personnages vont utiliser des termes comme “The Bend” ou “High And Dry” par exemple qui devrait parler aux fans du groupe.
    Les noms des Actes sont aussi des références à des chansons comme Airbag ou All I Need.
     
    Mais ce n'est pas encore tout ! Ils ont même utilisé des paroles de certaines chansons comme message d'ouverture à chaque partie (en fonction de l'Acte) au lieu du traditionnel message d'avertissement du jeu original.
    Vous en voulez encore ? Certaines situations de l'intrigue renvoi également à des chansons comme Exit Music (logique) ou encore A Wolf At The Door quand MC et Natsuki sont coincé à la maison en sachant qu'il y a une menace dehors.
     
    Bon une petite dernière, à un moment dans l'intrigue Monika propose de regarder un film qui comme par hasard est un film de science-fiction et d'anticipation, deux thèmes chers à Radiohead.
     

    Sauriez-vous capable de trouver les références à Radiohead dans Exit Music ?
     
    Pourquoi j'insiste autant sur l'ost me direz-vous ? D'abord parce c'est cette ost qui m'a fait adoré le groupe Radiohead donc déjà je leur doit bien ça mais surtout parce qu'il contribue à une atmosphère.
    Ouais les covers de Radiohead contribue à cette ambiance d'anxiété et de mal être que ressente les personnages mais accompagne également les thématiques du jeu.
     
    Autant vous dire que ce Exit Music est loin d'être un mod joyeux, non pas qu'il ne proposse pas des moment de tendresse mais plutôt qu'on assiste littéralement à l'effondrement mental de ces personnages, c'est simple il n'y a pas un seul personnage qui va bien !
     
    Je vais prendre pour exemple MC parce que je trouve qu'il présente quelque chose d'intéressant, comme vous l'avez lu plus tôt MC est plutôt traumatisé par ce qu'il a vécu, constamment dans le besoin d'aider son prochain et de prendre le contrôle de la situation.
    Cette angoisse qu'il souffre est au tout début (du moins) relié à Sayori, ça ne vous rappelle rien ?
     
    Et oui c'est un sacré écho à notre propre expérience sur le jeu original et forcément on se retrouve dans un premier temps puisqu'on sait ce que cela fait de voir Sayori.....vous savez quoi (et je m'en serai bien passé comme nous tous).
    Comme vous vous en doutez bien, les choses vont empiré mais pour d'autres raisons.
     
    Je ne parle même pas de ce que vis Natsuki ou Sayori dans ce mod mais j'ai tendance à dire que tout les personnages de DDLC sont devenu des héros “Radiohead-iens”.
    Chacun porte son propre fardeau , font face à des tensions et à des problèmes psychologiques quand ce n'est pas la dépression qui les guette.
     
    Il faut comprendre qu'Exit Music se centre beaucoup sur Natsuki et MC, Sayori quand à elle est un peu en retrait mais possède un bon développement personnellement, c'est le personnage le mieux écrit de ce mod (même si j'aurai aimé un poil plus de développement mais bon).
    Il en est de même pour Monika qui reste au seconde plan, ce qui est un peu décevant parce que je trouve qu'elle a un potentiel dans l'intrigue d'autant qu'elle a droit à un développement mais le fait qu'elle reste trop en retrait est dommage.
    Je noterai à mon grand regret que seul Yuri n'a pas droit à un développement, en faite elle a droit à rien du tout, même pas à une place dans l'intrigue principale.
     
    Un autre point fort de ce mod réside dans sa mise en scène soigné et incroyablement omniprésent, ils ont fait le choix de faire “imiter” certaines gestes comme le fait de dormir, manger, porter un objet lourd etc.....mais pas que !
    En effet, je trouve que le jeu repose beaucoup sur le “visuelle”, du moins un peu plus que d'autre VN, sans pourtant en être dingue dans sa pratique, je trouve que cela contribue aussi à l'intérêt et à l'ambiance du jeu  notamment dans des passages où les choses se découle devant nos yeux sans qu'on puisse rien n'y faire (je pense surtout à une scène dans l'acte 3).
    Malheureusement ce genre de scènes sont peu nombreux mais par contre sont marquant, du moins celui de l'acte 2 (No Surprises) et de l'acte 3 (Daydreaming).
     
    J'ai également été surpris par l'augmentation du nombre d'expression facial qui enrichie les émotions des personnages comparé au jeu original, cependant certaines expressions m'ont plus provoqué un fou rire qu'autre chose, peut-être que l'utilisation de ces nouveaux expressions sont maladroite mais je trouve que ce n'est pas un échec pour autant car d'autres expression sont plus réussie.
     
    D'un point de vue de la durée de vie, j'ai mis environs 14 heures pour faire uniquement la trame principal puisque fois le jeu fini, vous aurez accès à des chapitres annexes qui complète l'intrigue principal en nous mettant dans la peau d'autres personnages comme Yuri par exemple.
    Ajouter à cela qu'il existe deux autres fins alternatives, malheureusement au moment où j'écris ces lignes je ne les ai pas encore fait mais d'après de rapide recherche, vous pouvez ajouter au moins 5 heures de jeu supplémentaire.
     
    Mine de rien, Exit Music est l'un des fan-mod les plus long disponible actuellement, le plus long reste Blue Sky qui promet plus d'une vingtaine d'heure de jeu !
     
     

    Certaines têtes sont vraiment hilarante selon moi malgré une volonté de créer une ambiance sérieuse.
     
                   Don't look in the mirror At the face you don't recognize Help me call the doctor Put me inside I keep the wolf from the door !
     
    Malheureusement Exit Music n'est pas libre de défaut, très loin de là, pour tout vous dire je suis plutôt perdu face à ce jeu.
    Le problème global avec Exit Music est qu'il est très ambivalent, j'entend par là qu'il va autant maitrisé un point qu'autant qu'il va lamentablement se foirer sur ce même point, oui il est très paradoxale.
     
    Commençons par le rythme, on a un acte 1 plutôt bien rythmé avec pas mal de situation entrainante, on ne se lasse pas c'est cool, non ?
    Malheureusement viens l'acte 2 qui est très lent, très mou, auquel il ne se passe pas grand chose (sauf à la fin), franchement la seule péripétie dont les personnages sont confrontés est l'éternelle question : "Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?" ce n'est même pas une blague !
     
    J'exagère un peu il se passe des choses c'est juste qu'ils ont voulu créer un quotidien ce qui implique forcément pas beaucoup de chose excitante, cela marque un contraste intéressant sur le papier mais dans la pratique cela ressemble plus à du meublage qu'autre chose ou pour être plus précis on perd trop de temps dans des détails qui aurait mérités d'être abrégés et plutôt développer des points plus essentiel, à moins que faire de la couture permet de régler des conflits et des traumatismes, ce que j'en doute fort ^^'
     
    J'ai même fait un "rage quit" à cause de cette acte trop mollasson pour finalement recommencer à zéro et réussir à franchir le cap.
    Il faut me comprendre, l'acte 2 se limite à quasiment un seul lieu et seulement deux personnages, c'est un pseudo huit-clos idyllique et évidement c'est l'acte le plus long du jeu sinon cela ne serai pas amusant , pour résumé, excusez-moi de l'expression mais on se fait bien chier.
     
    Puis l'acte 3, j'en attendais beaucoup vu le rythme mollasson de l'acte 2 et....c'est un étrange mélange entre l'acte 1 et 2, pour faire simple on enchaine un évènement terrible puis un évènement banal pour rebondir jusqu'à un autre évènement terrible puis revenir sur un évènement banale et ainsi de suite....
     
    C'est avec un bon goût amer que l'on ressort de l'acte 3 pour différent raison (principalement scénaristique) dont un rythme plutôt bancale comme vous pouvez le constater.
    Cela abouti inévitablement à l'épilogue qui se relève sans surprise ou plutôt no surprises (désolé c'était trop tentant).
     
    Parfois c'est même sur des éléments simple que le jeu se veut très paradoxale comme les illustrations. Si vous n'êtes pas habitué à jouer à des VN, les illustrations servent à marquer des évènements importants de l'intrigue ce que fait Exit Music....la plupart du temps puisque parfois on va avoir des illustrations dans des scènes peu extraordinaire, sans raison juste comme ça, étrange, non ?
     
    Tiens puisqu'on parle des illustrations, sachez que je suis bien conscient qu'il s'agit d'un travail d'amateur mais il faut reconnaitre un point, globalement les illustrations manquent de maîtrise, ce qui est normal vu que ce sont des amateurs.
    Alors oui je souligne la volonté de créer des illustrations nouvelles et c'est cool mais j'ai l'impression que les illustrations manquent de soin, ils auraient mérités d'être plus peaufiné surtout quand on sait qu'il y a SEPT PUTAIN d'illustrateurs et qu'ils ont fait quasiment tous une image chacun que s'en est presque du foutage de gueule ou alors le manque de motivation était sacrément présent.
     
    Je sais que je peux paraître sévère mais quand on voit d'autre travaux du genre (dont des mod de DDLC) qui font beaucoup mieux que ce Exit Music alors qu'il n'y a qu'un seul illustrateur amateur.....j'ai envie de dire "voilà quoi !"
    Je noterai quand même qu'il y a deux illustrations que j'ai trouvé particulièrement réussie mais dommage que ce ne sont pas uniquement ces deux artistes qui ont fait toutes les illustrations, comprenez que je ne veux pas descendre les autres illustrateurs mais il y avais trop de dessinateurs, d'autant que chacun on leur style et on ressens que certains n'avais peut-être pas confiance dans son travail puisque certains illustration sont plongé dans le noir mais bon je surinterprète.
     

    Certaines illustrations sont plus beau et mieux utilisé que d'autres (contexte, apparition etc....).
     
     
    Cette dualité constant en matière de qualité se retrouve hélas tout aussi bien dans l'écriture. Globalement je ne reproche pas grand chose pour ce qui est de l'écriture en soi mise à part peut-être une écriture un peu trop "fan-fiction", c'est plutôt dans les idées scénaristiques et les situations que les choses se gâtent.
    Commençons par des éléments scénaristiques très simple, pour cela je vais vous poser une question : "Où se déroule l'intrigue original de DDLC ?"
    La réponse se trouve dans l'acte 3 dans le fameux face à face de Monika où cette dernière précise bien que l'intrigue se trouve au Japon parce qu'on peut le deviner par rapport aux uniformes, coutumes, les prénoms des filles ou encore la couleur des cheveux.
     
    Pourquoi je reviens sur ce point ? Parce qu'apparemment la Wretched Team aurait dus faire plus attention sur ce point parce que l'intrigue d'Exit Music à lieu.....aux Etats-Unis !?
    Si je me fis aux petit déj des personnages constitué de Becone, à la mention dans l'intrigue de prendre l'avion pour aller dans une autre ville ou encore à la présence de Corn-Flakes (des Spécial K en plus) dans les magasins.....cela ressemble bien aux Etats-Unis.
     
    Mine de rien c'est plutôt une bonne chose aux premiers abords puisqu'on créer une atmosphère mais le problème c'est que la culture Japonaise du jeu originale est encore présent comme l'uniforme scolaire, les clubs ou encore les quartiers, bah c'est un peu con en faite.
    Mais c'est surtout l'idée que l'intrigue commence à la fin de l'acte 1 du jeu originale qui complique la chose puisque il faut garder en tête les évènements du jeu original avant le sauvetage de Sayori, dont forcément que cela se déroule au Japon, à moins que le pays a été conquis par les américains durant cette même semaine XD
     
    Je peux résumé ce défaut autrement, il y a trop d'élément flou en ce qui concerne le contexte de l'intrigue, on est censé comprendre que l'univers de DDLC s'est exporté aux Etats-Unis alors qu'on ne mentionne absolument rien du tout, et pas la peine de mentionner Radiohead ils sont anglais !
    Le hic est que j'ai l'impression que pas mal d'idée était clair dans l'esprit de la Wretched Team mais pas forcément pour les joueurs, ce qui m'amène à un autre exemple.
     
    La relation entre Natsuki et MC est paradoxalement flou en début d'intrigue, le seul élément qu'on peut se raccrocher est le fameux dimanche avec elle pour faire des cupcakes. Malheureusement, il faut partir du principe que MC éprouve des sentiments envers Natsuki parce que sinon pourquoi ils se verrait un dimanche n'est-ce pas ?
    Bah une fois de plus, la Wretched Team aurait dus plus réfléchir parce que ce seul élément n'est pas fiable, si on prend comme exemple mon expérience sur le jeu original, j'ai passé du temps avec tout le monde sans pour autant avoir crushé sur une fille en particulier, je veux dire par là qu'on peut faire une route avec une fille en particulier mais que lors du dimanche de préparation du festival on peut aller voir une autre fille, d'ailleurs sans le savoir quasiment tout les joueurs ne sont pas rester auprès d'une fille en particulier (il faut faire un poème "sans faute" à chaque fois).
    En prenant en compte ce point, ce qui semblait évident pour la Wretched Team ne l'est en réalité absolument pas pour les joueurs.
     
    Je chipote me direz-vous mais si je devais réellement chipoter je dirai que le début de l'intrigue ne tiens pas debout puisque Sayori est déjà morte depuis des heures, en effet des gens ont beaucoup analyser sa mort dont l'heure exacte de son acte qu'on a abouti à 5 heure du matin environs, alors non MC ne peut pas découvrir Sayori sur le point de se suicider à 7 heure du matin si elle est déjà morte.....vous voyez à quel point je peux être chiant XD
     
    Comment ? Des gens ont fait une autopsie de la mort de Sayori ? Ecouter chacun ses occupation ^^'
     
    Revenons plutôt sur les incohérences scénaristiques, j'ai beaucoup réfléchi depuis la fin du jeu et avec les recherches que j'ai effectuer pour l'écriture de cette review je me suis rendu compte du pourquoi du comment.
    Exit Music possède beaucoup d'incohérences scénaristique, au premier coup d'œil on peut se dire que pas mal de chose sont logique mais si on se pose deux minute et qu'on réfléchi bien on se rend compte qu'il y a pas mal d'erreur.
     
    Difficile de ne pas spoiler mais je vais prendre comme exemple l'idée de "l'enlèvement" élaboré par MC, pour être exacte une fois que le plan à été mise en exécution et qu'il en es arrivé à son terme Natsuki et MC s'inquiète des conséquences vis à vis du père de cette dernière. Les jours passent et toujours pas de menace en vue, le père ne se manifeste pas alors qu'il aurait pus le faire à n'importe quel moment. Comment ? En téléphonant à Natsuki tout simplement ! Ce n'est pas le premier réflexe que vous aurez que d'appeler votre fille ? D'autant qu'il l'a fait auparavant pour moins que ça, pourquoi pas le jour de sa disparition ?
     
    D'autant que ce sentiment d'illogisme est encore plus flagrant quand on apprend une révélation de la part de Natsuki dans l'acte 3
     
     
    Il y a également tout le problème de cacher l'enlèvement de Natsuki, là où n'importe qui aurait eu la bonne idée de continuer d'aller à l'école et au club tout en feintant qu'on ignore où est Natsuki alors qu'on la cache chez nous (ce qui aurait donné plus de rythme au récit au passage) mais non MC va faire tout le contraire en séchant les cours avec Natsuki pour finalement prendre le risque de revenir à l'école avec elle alors qu'elle est porté disparu.....c'est con.
     
    Et je ne vous parle même pas de l'implication des parents de plusieurs personnage qui joue étonnamment un rôle sauf pour deux personnages....
     
     
    Le truc aussi avec son acte 2 très mou c'est qu'il y avait une multitude de possibilité scénaristique bien plus rythmé tout en gardant la logique du jeu, je pense à Sayori qui sait ce qui se passe mais qui ne fait rien, Yuri aurait pus l'apprendre aussi via Sayori et générer une menace supplémentaire (d'autant qu'on comprend qu'elle a des sentiments pour lui mais comme on n'en fait rien), sans oublié Monika qui aurait pu joué avec les codes du jeu bien qu'Exit Music ne prend pas cela en compte il reste cependant une bonne piste à exploité et puis cela aurait généré un lien avec le jeu original.
     
    En vérité c'est vraiment frustrant de voir une histoire avec autant de potentiel scénaristique et de développement thématique pour finalement ne pas en voir grand chose, surtout quand on sait qu'ils ont été huit à l'écriture....aie.....et que c'est une réécriture......double aie !
     
    Je sens également que la Wretched Team a éviter le sujet de l'abus parental ce qui est en soi dommage parce que cela semble inévitable quand on fait un mod sur Natsuki de ne pas traiter le sujet des enfants battu.
    En soi je ne les en veux pas puisque je dis toujours qu'il vaut mieux ne pas parler d'un sujet qu'on ne maitrise pas mais le bémol c'est que parfois le sujet en question s'en mêle malgré tout comme par exemple la discussion autour du mug rose de Natsuki ou les conséquences de l'acte 3 lors de cette nuit fatidique
     
     
    On reviens toujours à ce paradoxe qu'est Exit Music, ils vont très bien développer un personnage par rapport à une thématique puis à côté complétement raté cette même thématique avec un autre personnage, pourquoi ?
     
    Le cas que j'ai en tête.....
     
     
    Le truc aussi c'est que le mod mise beaucoup sur l'émotion, ce qui n'est pas un mal en soi mais si c'est pour cacher des failles scénaristiques ou d'illogismes....on est d'accord que ce n'est pas top.
    C'est peut-être sur ce point que le débat concernant la qualité du mod joue beaucoup, les joueurs qui ont été touché par l'histoire vont le mettre sur un pied d'estrade tandis que d'autre vont justement le descendre par rapport au fait que le mod ne maitrise pas tant que ça son sujet, ce qui sur certains point est vrai.
     
    Mais bon quand on voit aussi certaines réactions face au twist d'Exit Music, je me dis de plus en plus que la communauté de DDLC est particulier.
     

    Malgré des efforts pour parler de sujet difficile, Exit Music ne maitrise pas tout à fait son sujet et c'est clairement dommage.
     
     
                      No alarms and no surprises, No alarms and no surprises please ! (Et la version classic alors ?)
     
    La version original ou classic comme j'aime l'appeler a été à ma grande surprise une bonne expérience !
    Pour bien vous remettre dans le contexte, vous le savez maintenant que cette version a été banni pour des problèmes de droit mais qu'il y a eu également beaucoup d'avis négatif concernant la pauvreté de l'écriture.
     
    Pour commencer avec ce point, c'est pas faux, l'écriture est vraiment pauvre et inutilement vulgaire :
    "Sale pute", "salope", "Ferme ta putain de gueule", "Pauvre con" ou encore "Va te faire foutre" ponctue certains dialogue, à l'exception d'un personnage ce langage ne correspond absolument pas à tout les autres selon moi.
    Autrement dit la version Redux en matière d'écriture reviens de loin !
     
    Et encore vous n'avez rien vu puisque cette version d'Exit Music qui est similaire dans les grandes lignes avec sa réécriture reste pour le moins très différent, c'est vraiment un jeu différent et ça c'est une bonne chose !
    Par contre, il vaut mieux que je vous préviens qu'il y a pas mal d'élément scénaristique que je qualifierai de What The Fuck !
     
    Ce que j'entend par WTF est que vous allez vous retrouver dans des situations surréalistes ou qu'on va parler de chose assez délirant, il faut vraiment y jouer pour le croire !
    Des exemples ? Très bien commençons par Yuri qui possède un plus grand rôle dans l'intrigue et qui va assez loin dans ses délires similaires à celui du jeu original....
     
     
    Sayori quand à elle deviens une maniaco-dépressive pour une certaine raison, je préfère largement la Sayori de la version Redux....
     
     
    Monika deviens une tyran mais va évoluer mais elle va avoir droit à ses moments.....
     
     
    Natsuki....bah reste Nasuki si ce n'est la présence de scène.....coquine.
    Alors je tiens à rassurer qu'on ne voit rien, il n'y a même pas de description de ces passages mais il y a des moments où on comprend très bien ce qui se passe....
     
     
    Ah oui ! J'ai oublié de préciser qu'elle deviens alcoolique, se 'drogue' et qu'elle a des envies suicidaires.
    (Note : Il s'avère qu'en faite c'est une référence à la chanson Motion Picture Soundtrack de Radiohead : Red wine and sleeping pills Help me get back to your arms./ c'est pareil pour les scènes coquines : Cheap sex and sad films Help me get back where I belong )
    Vous comprenez maintenant pourquoi le mod a été réécrit maintenant.
     

    La version classic possède pas mal de scène surréaliste comme l'image de droite qui en est presque devenu un classique ! 
     
    En vérité, malgré que le jeu possède pas mal de moment WTF, je trouve que c'est ce qui fait son charme ! Ça ne m'a étonnamment pas tant déplu que ça, probablement parce que ce mod possède un bien meilleur rythme et qu'on se demande sans cesse qu'est-ce qu'on va avoir droit comme délire.
    Malheureusement tout ça va s'arrêter brutalement dans la dernière heure pour une raison évident....
     
     
    D'ailleurs par rapport à ce twist, il est différent de la version Redux mais par contre toujours aussi incompréhensible mais pour d'autres raisons....
     
     
    En plus de ça, la fin est vraiment rushée au point qu'on ne comprend pas les enjeu, on ne nous laisse pas digéré et c'est plutôt marrant de constater que cette version est l'opposé de Redux en matière de rythme puisque ce dernier à trop tendance à meubler et à trop retarder les choses.
     
    Par contre, la version classic gagne un point en ce qui concerne certaine explication comme l'absence des parents de MC ou bien la mère de Natsuki, explication totalement absent et pourtant très logique, pourquoi l'avoir dispensé dans son réécriture ?
     
    Cette version possède pas mal de bonne idée même dans ses étranges délires, mal exploité il est vrai mais cette version est beaucoup plus connecté au jeu original et justement c'est cette aspect qu'il manquait dans sa réécriture, bien qu'en soi ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose, c'est plutôt une préférence personnel pour le coup.
     
    Il y a aussi beaucoup moins d'illustration mais ils l'ont fait à partir de Sprite du jeu original ce qui donne un côté collage mais cela à son charme et sont paradoxalement plus jolie que les illustrations de la version Redux (certaines illustrations je veux dire).
     
     
    On notera pour finir que Radiohead est bien moins présent dans cette version mais on retrouve des références comme des pochettes d'album encadré dans le salon de MC et même deux chanson qui n'étaient pas présent et qui correspond bien à un personnage.
    On notera aussi qu'il y a largement moins de chanson, je dirais qu'il doit en avoir six ou sept à tout casser, on est loin de la vingtaine de chanson de la version Redux mais ce manque est comblé par l'ost original de DDLC.
    Malheureusement cela affecte grandement l'ambiance mais comme vous l'avez constaté cette version classic se rapproche plus du jeu original en matière d'ambiance donc je préfère dire qu'il s'agit d'une interprétation différent mais intéressant.
     
    Pour résumé la version classic est plus rythmé, plus amusant par ces situations loufoques et même la présence d'une scène drôle qui joue avec un trauma du jeu original (et un cliché dans les animés), mais en dépit d'une écriture pauvre et d'une ambiance Radiohead largement bien moins marquant.
     
    On peut le résumé autrement aussi, la version redux est plus sérieux et triste contrairement à la version classic qui est moins sérieux et plus drôle.....en général.
    J'oubliais ! Cette version se termine en environs 7 heures de jeu soit deux fois moins longtemps que sa réécriture mais plus intense cependant.
     

    Les illustrations sont plus maladroite que dans la version Redux mais reste très soigné et tente d'être plus fidèle au jeu original.
     
     
                       We hope that you choke That you choke (Conclusion)
     
    Alors qu'en dire de ce Exit Music ? Vaut-il le coup ?
    Tout d'abord, je tiens à préciser que vous m'avez peut-être trouvé sévère sur certains points pour un travail d'amateur mais sachez que j'en suis conscient et qu'évidemment j'insiste sur des points négatif mais Exit Music est impressionant pour un fan-mod, surtout quand on sait qu'ils ont galérés dans le développement de ces deux versions.
    De plus il me serai impossible de le défoncer parce que je suis devenu un grand fan de Radiohead suite à ce fan-mod et pour avoir partagé leur passion pour ce groupe je ne peux que les remercier.
     
    Cependant garder en tête ce point important : Exit Music est Survendu il n'a pas de doute là-dessus mais est-ce que cela veut qu'il faut le jeter à la poubelle pour autant ? Pas du tout !
     
    Bien sûr qu'il faut l'essayer si vous êtes un fan de Doki Doki Littérature Club et que vous avez envie de sensation différente, Exit Music est fait pour vous sachant que vous toucherai à l'un des meilleurs fan-mod ou du moins l'un des plus marquant qu'on l'apprécie ou pas.
     
    Pour ma part je ne regrette pas l'expérience pour les deux versions mais du coup lequel faire ? La réponse est simple, les deux ! Cependant je vous conseillerai par commencer par la version Redux puis la version classic mais si l'envie vous viens de faire l'inverse vous êtes libre de choisir comme bon vous semble.
     
    Quand à moi je vais probablement fouiller d'autre fan-mod de DDLC et qui sait, j'en dirai peut-être un mot !
     
    Sur ce je laisse Radiohead et Natsuki conclure ce billet.
     
     
     
    I will see you in the next life
     
  9. GOONIES liked a blog entry by DrunkenPenPen, Doki Doki Exit Music Redux   
    On pourra dire tout ce que l'on voudra mais une œuvre n'est rien sans sa communauté, non pas qu'il se doit d'être reconnaissant envers ces irréductibles fans mais plutôt qu'ils perdure son existence pour éviter de tomber dans l'oublie.
    Dans le monde du jeux-vidéo, il existe différent pratique comme le speedrun qui permet de faire revenir un jeu sur le devant de la scène mais parfois les fans sont beaucoup plus....créatif.
    Prenons par exemple la pratique des Fan-Modes voulez-vous ? Ce sont des "extensions" d'un jeu créer par des fans pour des fans, mais parfois cela va plus loin que de créer des simples objets, on refait complément un autre jeu !
    Alors imaginez un jeu amateur qui est très populaire se voir bénéficier d'une réécriture total et en plus gratuit, il y a de quoi s'amuser n'est-ce pas ?
    C'est le cas avec Doki Doki Litérature Club qui s'est vu rapidement modifié de la plume de sa communauté et il est de mon devoir d'en testé un mais lequel ?
    Et bien, pourquoi ne pas commencez par le tout premier fan-mod dont j'en ai entendu parler, un certain Exit Music.....
     

     
     
    ! Avertissement !
    Le test ainsi que le jeu du jour contient des spoils du jeu originale, si vous ne l'avez jamais fait je vous le recommande.
    Egalement, Exit Music contient des scènes et des thèmes qui peuvent être difficile à aborder comme la maltraitance et le suicide.
     Bonne Lecture !
     
     
                        In an interstellar burst I am back to save the universe
     
    Pas la peine de vous présenter DDLC je pense que tout le monde connait maintenant par contre il en est moins de la Wretched Team (Littéralement l'équipe misérable) qui est donc une équipe amateur fondé par Oliver Norton et Sven Weisserfuchs. Composé d'une petite dizaine de codeurs, 8 scénaristes, 7 illustrateurs et de 4 musiciens amateurs, tout ce beau monde ont travaillés alors même qu'ils ne se connaissaient pas, unis par DDLC si ce n'est pas beau !
    Ils ne sont pas à leur premier coup d'essai puisqu'ils ont également fait le mod After School qui raconte les retrouvailles des personnages alors qu'ils mènent tous une vie adulte actif.
     
    Cependant revenons à Exit Music qui possèdent en vérité deux versions, en effet je vais parler principalement de la version Redux qui est une réécriture total du mod original.
    Pourquoi ils ont fait deux versions ? C'est très simple, le mod original (qu'on appelle la version classic) a été Blacklisté, c'est à dire mis à l'écart à cause d'un problème de droit mais j'y reviendrai plus tard.
    Vous vous doutez bien que la Wretched Team n'a pas eu d'autre choix que de refaire son mod et pour ainsi dire ce ne fut pas plus mal car la version classic est au centre de beaucoup de débat en ce qu'il s'agit de sa qualité mais j'en dirai un mot en temps et en heure.
     
    Il existe donc bien des fan-mod de DDLC et pas une ou deux mais plutôt une bonne trentaine à ma connaissance (forte chance qu'il en existe bien plus), parmi les plus connu ont retrouve Monika After Story (Vous accepter les conditions de Monika dans l'Acte 3), Doki Doki Blue Skies (parle des problèmes psychologiques et influencé par Katawa Shojo), Doki Doki! Rainclouds (c'est le jeu original mais du point de vue de Sayori), Doki Doki Storm (pareil que Raincloud mais vous êtes dans la tête de Yuri), A Brand New Day (une version plus comique du jeu original) ou encore MC’s Revenge (Votre personnage est conscient de la "révélation" de Monika et vous décidez de vous vengez de Monika).
     
    J'en passe et j'en passe tant il y en a d'autre ! J'aurai pus vous parler de Sayori's Date ou Sayonara Dreams of Letting Go mais certains mod sont toujours en préparation, quand à d'autre ils sont tout bonnement retiré pour d'obscure raison.
    La qualité n'est pas hélas toujours au rendez-vous mais il existe des pépites si vous nicher bien !
    Pour revenir sur Exit Music, il s'agit d'un mod assez apprécié au point qu'il est considéré parmi les meilleurs mod mais vous allez voir que rien n'est jamais simple sur internet !
     

    Vous retrouverez tout les personnages de DDLC dans le club mais surtout à l'extérieur !
     
     
                  I only stick with you Because there are no others
     
    L'intrigue d'Exit Music repose sur un concept simple : Que ce serait-il passé si on avait sauvé Sayori de son funeste destin dans le jeu original ?
    En effet, MC (abréviation de Main Character dans la communauté DDLC) fait un saut chez Sayori avant d'aller à ce fameux festival et évidemment il découvre que sa meilleur amie tente de mettre fin à ses jours. Il arrive a la convaincre d'aller voir un professionnel mais ce sauvetage va entrainer un traumatisme chez lui puisqu'il commence a avoir des crises d'angoisse et d'hyperventilation.
     
    Suite à ce drame qu'il décide de cacher aux autres membres du club il apprend que lui et Sayori ne sont pas les seuls à avoir raté le festival, en effet Natsuki a elle aussi manquée le festival pour d'obscure raison. On apprendra très vite ce que tout les joueurs savent depuis le jeu original : Natsuki se fait abusé par son père violent, ce qui révolte MC et décide d'aller la sauver en la kidnappant puis en l'hébergant chez lui le temps qu'elle deviennent majeur (dans cette version Natsuki est mineur) pour ensuite quitter son père.
     
    Mais les choses vont se compliquer et vont entrainer tout le monde dans une descente aux enfers.
     
    Maintenant il est temps de répondre à la question que chacun se pose depuis un petit moment, pourquoi ce mod s'appelle Exit Music ?
    Peut-être que certains ont la réponse surtout si vous êtes de rock alternative des années 90, oui puisque Exit Music est en réalité une chanson du groupe de rock Radiohead.
     
    Ce qui m'amène au premier point, L'ost est tout simplement extraordinaire ! Toutes les compositions musicales sont des covers du groupe Radiohead et autant vous dire que la Wretched Team sont des fans de Radiohead !
    Comment j'en suis sûr ? On retrouve tout d'abord 23 chansons issue du groupe Radiohead dont certains sont des inédits qui n'ont été joué qu'en concert, il y a très peu de connu mais on notera la présence de chanson célèbre comme No Surprising, Nude, Everything in it's right place, True Love Wait, Daydreaming et bien sûr Exit Music.
    Il y a également une chanson de Thom York (le chanteur de Radiohead) issu de sa carrière solo mais aussi une chanson du groupe The Smile (projet parallèle de Radiohead) et deux compositions de Johnny Greenwood, le guitariste de.....Radiohead, c'est bien vous suivez ^^'
     
    Ecoutons quelques morceaux :
     
    - Codex, une des chanson les plus utilisé dans ce mod.
     
    - All I Need, une version plus longue dans l'un des passages les plus marquant du jeu.
     
    - The Smoke, une chanson qui colle bien avec le quotidien.
     
    - Full Stop, on sent le stress monter, non ?
     
    - Daydreaming....j'étais obligé !
     
    On pourrais continuer longtemps à écouter ces chansons mais il faut avancer.....
     
    D'ailleurs vous vous souvenez de ce que j'avais dit plus tôt ? Que la version classic d'Exit Music a été blacklisté à cause de droit ? Et bien c'est parce qu'apparemment dans la première version du jeu, une chanson a posé problème et c'est la chanson Exit Music (probablement qu'ils ont utilisé la voix de Thom York sur leur cover).
    De même qu'en fouillant le dossier du mod on trouve des éléments d'un autre mod (nommé Pink Eye) qui serait peut-être aussi la source de problème de droit, et oui il faut demander avant d'utiliser les support de ces copains ^^'
     
    Cependant les références à Radiohead ne se limite pas à son ost, tout l'aspect visuel (HUD) sont des références à des pochettes du groupe de Rock, par défaut c'est l'album A Moon Shaped Pool mais vous pouvez le changer pour l'album Amnesiac ou Ok Computer.
    Ils ont même étaient plus loin puisqu'il y a même des références à des chansons directement dans les dialogues, les personnages vont utiliser des termes comme “The Bend” ou “High And Dry” par exemple qui devrait parler aux fans du groupe.
    Les noms des Actes sont aussi des références à des chansons comme Airbag ou All I Need.
     
    Mais ce n'est pas encore tout ! Ils ont même utilisé des paroles de certaines chansons comme message d'ouverture à chaque partie (en fonction de l'Acte) au lieu du traditionnel message d'avertissement du jeu original.
    Vous en voulez encore ? Certaines situations de l'intrigue renvoi également à des chansons comme Exit Music (logique) ou encore A Wolf At The Door quand MC et Natsuki sont coincé à la maison en sachant qu'il y a une menace dehors.
     
    Bon une petite dernière, à un moment dans l'intrigue Monika propose de regarder un film qui comme par hasard est un film de science-fiction et d'anticipation, deux thèmes chers à Radiohead.
     

    Sauriez-vous capable de trouver les références à Radiohead dans Exit Music ?
     
    Pourquoi j'insiste autant sur l'ost me direz-vous ? D'abord parce c'est cette ost qui m'a fait adoré le groupe Radiohead donc déjà je leur doit bien ça mais surtout parce qu'il contribue à une atmosphère.
    Ouais les covers de Radiohead contribue à cette ambiance d'anxiété et de mal être que ressente les personnages mais accompagne également les thématiques du jeu.
     
    Autant vous dire que ce Exit Music est loin d'être un mod joyeux, non pas qu'il ne proposse pas des moment de tendresse mais plutôt qu'on assiste littéralement à l'effondrement mental de ces personnages, c'est simple il n'y a pas un seul personnage qui va bien !
     
    Je vais prendre pour exemple MC parce que je trouve qu'il présente quelque chose d'intéressant, comme vous l'avez lu plus tôt MC est plutôt traumatisé par ce qu'il a vécu, constamment dans le besoin d'aider son prochain et de prendre le contrôle de la situation.
    Cette angoisse qu'il souffre est au tout début (du moins) relié à Sayori, ça ne vous rappelle rien ?
     
    Et oui c'est un sacré écho à notre propre expérience sur le jeu original et forcément on se retrouve dans un premier temps puisqu'on sait ce que cela fait de voir Sayori.....vous savez quoi (et je m'en serai bien passé comme nous tous).
    Comme vous vous en doutez bien, les choses vont empiré mais pour d'autres raisons.
     
    Je ne parle même pas de ce que vis Natsuki ou Sayori dans ce mod mais j'ai tendance à dire que tout les personnages de DDLC sont devenu des héros “Radiohead-iens”.
    Chacun porte son propre fardeau , font face à des tensions et à des problèmes psychologiques quand ce n'est pas la dépression qui les guette.
     
    Il faut comprendre qu'Exit Music se centre beaucoup sur Natsuki et MC, Sayori quand à elle est un peu en retrait mais possède un bon développement personnellement, c'est le personnage le mieux écrit de ce mod (même si j'aurai aimé un poil plus de développement mais bon).
    Il en est de même pour Monika qui reste au seconde plan, ce qui est un peu décevant parce que je trouve qu'elle a un potentiel dans l'intrigue d'autant qu'elle a droit à un développement mais le fait qu'elle reste trop en retrait est dommage.
    Je noterai à mon grand regret que seul Yuri n'a pas droit à un développement, en faite elle a droit à rien du tout, même pas à une place dans l'intrigue principale.
     
    Un autre point fort de ce mod réside dans sa mise en scène soigné et incroyablement omniprésent, ils ont fait le choix de faire “imiter” certaines gestes comme le fait de dormir, manger, porter un objet lourd etc.....mais pas que !
    En effet, je trouve que le jeu repose beaucoup sur le “visuelle”, du moins un peu plus que d'autre VN, sans pourtant en être dingue dans sa pratique, je trouve que cela contribue aussi à l'intérêt et à l'ambiance du jeu  notamment dans des passages où les choses se découle devant nos yeux sans qu'on puisse rien n'y faire (je pense surtout à une scène dans l'acte 3).
    Malheureusement ce genre de scènes sont peu nombreux mais par contre sont marquant, du moins celui de l'acte 2 (No Surprises) et de l'acte 3 (Daydreaming).
     
    J'ai également été surpris par l'augmentation du nombre d'expression facial qui enrichie les émotions des personnages comparé au jeu original, cependant certaines expressions m'ont plus provoqué un fou rire qu'autre chose, peut-être que l'utilisation de ces nouveaux expressions sont maladroite mais je trouve que ce n'est pas un échec pour autant car d'autres expression sont plus réussie.
     
    D'un point de vue de la durée de vie, j'ai mis environs 14 heures pour faire uniquement la trame principal puisque fois le jeu fini, vous aurez accès à des chapitres annexes qui complète l'intrigue principal en nous mettant dans la peau d'autres personnages comme Yuri par exemple.
    Ajouter à cela qu'il existe deux autres fins alternatives, malheureusement au moment où j'écris ces lignes je ne les ai pas encore fait mais d'après de rapide recherche, vous pouvez ajouter au moins 5 heures de jeu supplémentaire.
     
    Mine de rien, Exit Music est l'un des fan-mod les plus long disponible actuellement, le plus long reste Blue Sky qui promet plus d'une vingtaine d'heure de jeu !
     
     

    Certaines têtes sont vraiment hilarante selon moi malgré une volonté de créer une ambiance sérieuse.
     
                   Don't look in the mirror At the face you don't recognize Help me call the doctor Put me inside I keep the wolf from the door !
     
    Malheureusement Exit Music n'est pas libre de défaut, très loin de là, pour tout vous dire je suis plutôt perdu face à ce jeu.
    Le problème global avec Exit Music est qu'il est très ambivalent, j'entend par là qu'il va autant maitrisé un point qu'autant qu'il va lamentablement se foirer sur ce même point, oui il est très paradoxale.
     
    Commençons par le rythme, on a un acte 1 plutôt bien rythmé avec pas mal de situation entrainante, on ne se lasse pas c'est cool, non ?
    Malheureusement viens l'acte 2 qui est très lent, très mou, auquel il ne se passe pas grand chose (sauf à la fin), franchement la seule péripétie dont les personnages sont confrontés est l'éternelle question : "Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?" ce n'est même pas une blague !
     
    J'exagère un peu il se passe des choses c'est juste qu'ils ont voulu créer un quotidien ce qui implique forcément pas beaucoup de chose excitante, cela marque un contraste intéressant sur le papier mais dans la pratique cela ressemble plus à du meublage qu'autre chose ou pour être plus précis on perd trop de temps dans des détails qui aurait mérités d'être abrégés et plutôt développer des points plus essentiel, à moins que faire de la couture permet de régler des conflits et des traumatismes, ce que j'en doute fort ^^'
     
    J'ai même fait un "rage quit" à cause de cette acte trop mollasson pour finalement recommencer à zéro et réussir à franchir le cap.
    Il faut me comprendre, l'acte 2 se limite à quasiment un seul lieu et seulement deux personnages, c'est un pseudo huit-clos idyllique et évidement c'est l'acte le plus long du jeu sinon cela ne serai pas amusant , pour résumé, excusez-moi de l'expression mais on se fait bien chier.
     
    Puis l'acte 3, j'en attendais beaucoup vu le rythme mollasson de l'acte 2 et....c'est un étrange mélange entre l'acte 1 et 2, pour faire simple on enchaine un évènement terrible puis un évènement banal pour rebondir jusqu'à un autre évènement terrible puis revenir sur un évènement banale et ainsi de suite....
     
    C'est avec un bon goût amer que l'on ressort de l'acte 3 pour différent raison (principalement scénaristique) dont un rythme plutôt bancale comme vous pouvez le constater.
    Cela abouti inévitablement à l'épilogue qui se relève sans surprise ou plutôt no surprises (désolé c'était trop tentant).
     
    Parfois c'est même sur des éléments simple que le jeu se veut très paradoxale comme les illustrations. Si vous n'êtes pas habitué à jouer à des VN, les illustrations servent à marquer des évènements importants de l'intrigue ce que fait Exit Music....la plupart du temps puisque parfois on va avoir des illustrations dans des scènes peu extraordinaire, sans raison juste comme ça, étrange, non ?
     
    Tiens puisqu'on parle des illustrations, sachez que je suis bien conscient qu'il s'agit d'un travail d'amateur mais il faut reconnaitre un point, globalement les illustrations manquent de maîtrise, ce qui est normal vu que ce sont des amateurs.
    Alors oui je souligne la volonté de créer des illustrations nouvelles et c'est cool mais j'ai l'impression que les illustrations manquent de soin, ils auraient mérités d'être plus peaufiné surtout quand on sait qu'il y a SEPT PUTAIN d'illustrateurs et qu'ils ont fait quasiment tous une image chacun que s'en est presque du foutage de gueule ou alors le manque de motivation était sacrément présent.
     
    Je sais que je peux paraître sévère mais quand on voit d'autre travaux du genre (dont des mod de DDLC) qui font beaucoup mieux que ce Exit Music alors qu'il n'y a qu'un seul illustrateur amateur.....j'ai envie de dire "voilà quoi !"
    Je noterai quand même qu'il y a deux illustrations que j'ai trouvé particulièrement réussie mais dommage que ce ne sont pas uniquement ces deux artistes qui ont fait toutes les illustrations, comprenez que je ne veux pas descendre les autres illustrateurs mais il y avais trop de dessinateurs, d'autant que chacun on leur style et on ressens que certains n'avais peut-être pas confiance dans son travail puisque certains illustration sont plongé dans le noir mais bon je surinterprète.
     

    Certaines illustrations sont plus beau et mieux utilisé que d'autres (contexte, apparition etc....).
     
     
    Cette dualité constant en matière de qualité se retrouve hélas tout aussi bien dans l'écriture. Globalement je ne reproche pas grand chose pour ce qui est de l'écriture en soi mise à part peut-être une écriture un peu trop "fan-fiction", c'est plutôt dans les idées scénaristiques et les situations que les choses se gâtent.
    Commençons par des éléments scénaristiques très simple, pour cela je vais vous poser une question : "Où se déroule l'intrigue original de DDLC ?"
    La réponse se trouve dans l'acte 3 dans le fameux face à face de Monika où cette dernière précise bien que l'intrigue se trouve au Japon parce qu'on peut le deviner par rapport aux uniformes, coutumes, les prénoms des filles ou encore la couleur des cheveux.
     
    Pourquoi je reviens sur ce point ? Parce qu'apparemment la Wretched Team aurait dus faire plus attention sur ce point parce que l'intrigue d'Exit Music à lieu.....aux Etats-Unis !?
    Si je me fis aux petit déj des personnages constitué de Becone, à la mention dans l'intrigue de prendre l'avion pour aller dans une autre ville ou encore à la présence de Corn-Flakes (des Spécial K en plus) dans les magasins.....cela ressemble bien aux Etats-Unis.
     
    Mine de rien c'est plutôt une bonne chose aux premiers abords puisqu'on créer une atmosphère mais le problème c'est que la culture Japonaise du jeu originale est encore présent comme l'uniforme scolaire, les clubs ou encore les quartiers, bah c'est un peu con en faite.
    Mais c'est surtout l'idée que l'intrigue commence à la fin de l'acte 1 du jeu originale qui complique la chose puisque il faut garder en tête les évènements du jeu original avant le sauvetage de Sayori, dont forcément que cela se déroule au Japon, à moins que le pays a été conquis par les américains durant cette même semaine XD
     
    Je peux résumé ce défaut autrement, il y a trop d'élément flou en ce qui concerne le contexte de l'intrigue, on est censé comprendre que l'univers de DDLC s'est exporté aux Etats-Unis alors qu'on ne mentionne absolument rien du tout, et pas la peine de mentionner Radiohead ils sont anglais !
    Le hic est que j'ai l'impression que pas mal d'idée était clair dans l'esprit de la Wretched Team mais pas forcément pour les joueurs, ce qui m'amène à un autre exemple.
     
    La relation entre Natsuki et MC est paradoxalement flou en début d'intrigue, le seul élément qu'on peut se raccrocher est le fameux dimanche avec elle pour faire des cupcakes. Malheureusement, il faut partir du principe que MC éprouve des sentiments envers Natsuki parce que sinon pourquoi ils se verrait un dimanche n'est-ce pas ?
    Bah une fois de plus, la Wretched Team aurait dus plus réfléchir parce que ce seul élément n'est pas fiable, si on prend comme exemple mon expérience sur le jeu original, j'ai passé du temps avec tout le monde sans pour autant avoir crushé sur une fille en particulier, je veux dire par là qu'on peut faire une route avec une fille en particulier mais que lors du dimanche de préparation du festival on peut aller voir une autre fille, d'ailleurs sans le savoir quasiment tout les joueurs ne sont pas rester auprès d'une fille en particulier (il faut faire un poème "sans faute" à chaque fois).
    En prenant en compte ce point, ce qui semblait évident pour la Wretched Team ne l'est en réalité absolument pas pour les joueurs.
     
    Je chipote me direz-vous mais si je devais réellement chipoter je dirai que le début de l'intrigue ne tiens pas debout puisque Sayori est déjà morte depuis des heures, en effet des gens ont beaucoup analyser sa mort dont l'heure exacte de son acte qu'on a abouti à 5 heure du matin environs, alors non MC ne peut pas découvrir Sayori sur le point de se suicider à 7 heure du matin si elle est déjà morte.....vous voyez à quel point je peux être chiant XD
     
    Comment ? Des gens ont fait une autopsie de la mort de Sayori ? Ecouter chacun ses occupation ^^'
     
    Revenons plutôt sur les incohérences scénaristiques, j'ai beaucoup réfléchi depuis la fin du jeu et avec les recherches que j'ai effectuer pour l'écriture de cette review je me suis rendu compte du pourquoi du comment.
    Exit Music possède beaucoup d'incohérences scénaristique, au premier coup d'œil on peut se dire que pas mal de chose sont logique mais si on se pose deux minute et qu'on réfléchi bien on se rend compte qu'il y a pas mal d'erreur.
     
    Difficile de ne pas spoiler mais je vais prendre comme exemple l'idée de "l'enlèvement" élaboré par MC, pour être exacte une fois que le plan à été mise en exécution et qu'il en es arrivé à son terme Natsuki et MC s'inquiète des conséquences vis à vis du père de cette dernière. Les jours passent et toujours pas de menace en vue, le père ne se manifeste pas alors qu'il aurait pus le faire à n'importe quel moment. Comment ? En téléphonant à Natsuki tout simplement ! Ce n'est pas le premier réflexe que vous aurez que d'appeler votre fille ? D'autant qu'il l'a fait auparavant pour moins que ça, pourquoi pas le jour de sa disparition ?
     
    D'autant que ce sentiment d'illogisme est encore plus flagrant quand on apprend une révélation de la part de Natsuki dans l'acte 3
     
     
    Il y a également tout le problème de cacher l'enlèvement de Natsuki, là où n'importe qui aurait eu la bonne idée de continuer d'aller à l'école et au club tout en feintant qu'on ignore où est Natsuki alors qu'on la cache chez nous (ce qui aurait donné plus de rythme au récit au passage) mais non MC va faire tout le contraire en séchant les cours avec Natsuki pour finalement prendre le risque de revenir à l'école avec elle alors qu'elle est porté disparu.....c'est con.
     
    Et je ne vous parle même pas de l'implication des parents de plusieurs personnage qui joue étonnamment un rôle sauf pour deux personnages....
     
     
    Le truc aussi avec son acte 2 très mou c'est qu'il y avait une multitude de possibilité scénaristique bien plus rythmé tout en gardant la logique du jeu, je pense à Sayori qui sait ce qui se passe mais qui ne fait rien, Yuri aurait pus l'apprendre aussi via Sayori et générer une menace supplémentaire (d'autant qu'on comprend qu'elle a des sentiments pour lui mais comme on n'en fait rien), sans oublié Monika qui aurait pu joué avec les codes du jeu bien qu'Exit Music ne prend pas cela en compte il reste cependant une bonne piste à exploité et puis cela aurait généré un lien avec le jeu original.
     
    En vérité c'est vraiment frustrant de voir une histoire avec autant de potentiel scénaristique et de développement thématique pour finalement ne pas en voir grand chose, surtout quand on sait qu'ils ont été huit à l'écriture....aie.....et que c'est une réécriture......double aie !
     
    Je sens également que la Wretched Team a éviter le sujet de l'abus parental ce qui est en soi dommage parce que cela semble inévitable quand on fait un mod sur Natsuki de ne pas traiter le sujet des enfants battu.
    En soi je ne les en veux pas puisque je dis toujours qu'il vaut mieux ne pas parler d'un sujet qu'on ne maitrise pas mais le bémol c'est que parfois le sujet en question s'en mêle malgré tout comme par exemple la discussion autour du mug rose de Natsuki ou les conséquences de l'acte 3 lors de cette nuit fatidique
     
     
    On reviens toujours à ce paradoxe qu'est Exit Music, ils vont très bien développer un personnage par rapport à une thématique puis à côté complétement raté cette même thématique avec un autre personnage, pourquoi ?
     
    Le cas que j'ai en tête.....
     
     
    Le truc aussi c'est que le mod mise beaucoup sur l'émotion, ce qui n'est pas un mal en soi mais si c'est pour cacher des failles scénaristiques ou d'illogismes....on est d'accord que ce n'est pas top.
    C'est peut-être sur ce point que le débat concernant la qualité du mod joue beaucoup, les joueurs qui ont été touché par l'histoire vont le mettre sur un pied d'estrade tandis que d'autre vont justement le descendre par rapport au fait que le mod ne maitrise pas tant que ça son sujet, ce qui sur certains point est vrai.
     
    Mais bon quand on voit aussi certaines réactions face au twist d'Exit Music, je me dis de plus en plus que la communauté de DDLC est particulier.
     

    Malgré des efforts pour parler de sujet difficile, Exit Music ne maitrise pas tout à fait son sujet et c'est clairement dommage.
     
     
                      No alarms and no surprises, No alarms and no surprises please ! (Et la version classic alors ?)
     
    La version original ou classic comme j'aime l'appeler a été à ma grande surprise une bonne expérience !
    Pour bien vous remettre dans le contexte, vous le savez maintenant que cette version a été banni pour des problèmes de droit mais qu'il y a eu également beaucoup d'avis négatif concernant la pauvreté de l'écriture.
     
    Pour commencer avec ce point, c'est pas faux, l'écriture est vraiment pauvre et inutilement vulgaire :
    "Sale pute", "salope", "Ferme ta putain de gueule", "Pauvre con" ou encore "Va te faire foutre" ponctue certains dialogue, à l'exception d'un personnage ce langage ne correspond absolument pas à tout les autres selon moi.
    Autrement dit la version Redux en matière d'écriture reviens de loin !
     
    Et encore vous n'avez rien vu puisque cette version d'Exit Music qui est similaire dans les grandes lignes avec sa réécriture reste pour le moins très différent, c'est vraiment un jeu différent et ça c'est une bonne chose !
    Par contre, il vaut mieux que je vous préviens qu'il y a pas mal d'élément scénaristique que je qualifierai de What The Fuck !
     
    Ce que j'entend par WTF est que vous allez vous retrouver dans des situations surréalistes ou qu'on va parler de chose assez délirant, il faut vraiment y jouer pour le croire !
    Des exemples ? Très bien commençons par Yuri qui possède un plus grand rôle dans l'intrigue et qui va assez loin dans ses délires similaires à celui du jeu original....
     
     
    Sayori quand à elle deviens une maniaco-dépressive pour une certaine raison, je préfère largement la Sayori de la version Redux....
     
     
    Monika deviens une tyran mais va évoluer mais elle va avoir droit à ses moments.....
     
     
    Natsuki....bah reste Nasuki si ce n'est la présence de scène.....coquine.
    Alors je tiens à rassurer qu'on ne voit rien, il n'y a même pas de description de ces passages mais il y a des moments où on comprend très bien ce qui se passe....
     
     
    Ah oui ! J'ai oublié de préciser qu'elle deviens alcoolique, se 'drogue' et qu'elle a des envies suicidaires.
    (Note : Il s'avère qu'en faite c'est une référence à la chanson Motion Picture Soundtrack de Radiohead : Red wine and sleeping pills Help me get back to your arms./ c'est pareil pour les scènes coquines : Cheap sex and sad films Help me get back where I belong )
    Vous comprenez maintenant pourquoi le mod a été réécrit maintenant.
     

    La version classic possède pas mal de scène surréaliste comme l'image de droite qui en est presque devenu un classique ! 
     
    En vérité, malgré que le jeu possède pas mal de moment WTF, je trouve que c'est ce qui fait son charme ! Ça ne m'a étonnamment pas tant déplu que ça, probablement parce que ce mod possède un bien meilleur rythme et qu'on se demande sans cesse qu'est-ce qu'on va avoir droit comme délire.
    Malheureusement tout ça va s'arrêter brutalement dans la dernière heure pour une raison évident....
     
     
    D'ailleurs par rapport à ce twist, il est différent de la version Redux mais par contre toujours aussi incompréhensible mais pour d'autres raisons....
     
     
    En plus de ça, la fin est vraiment rushée au point qu'on ne comprend pas les enjeu, on ne nous laisse pas digéré et c'est plutôt marrant de constater que cette version est l'opposé de Redux en matière de rythme puisque ce dernier à trop tendance à meubler et à trop retarder les choses.
     
    Par contre, la version classic gagne un point en ce qui concerne certaine explication comme l'absence des parents de MC ou bien la mère de Natsuki, explication totalement absent et pourtant très logique, pourquoi l'avoir dispensé dans son réécriture ?
     
    Cette version possède pas mal de bonne idée même dans ses étranges délires, mal exploité il est vrai mais cette version est beaucoup plus connecté au jeu original et justement c'est cette aspect qu'il manquait dans sa réécriture, bien qu'en soi ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose, c'est plutôt une préférence personnel pour le coup.
     
    Il y a aussi beaucoup moins d'illustration mais ils l'ont fait à partir de Sprite du jeu original ce qui donne un côté collage mais cela à son charme et sont paradoxalement plus jolie que les illustrations de la version Redux (certaines illustrations je veux dire).
     
     
    On notera pour finir que Radiohead est bien moins présent dans cette version mais on retrouve des références comme des pochettes d'album encadré dans le salon de MC et même deux chanson qui n'étaient pas présent et qui correspond bien à un personnage.
    On notera aussi qu'il y a largement moins de chanson, je dirais qu'il doit en avoir six ou sept à tout casser, on est loin de la vingtaine de chanson de la version Redux mais ce manque est comblé par l'ost original de DDLC.
    Malheureusement cela affecte grandement l'ambiance mais comme vous l'avez constaté cette version classic se rapproche plus du jeu original en matière d'ambiance donc je préfère dire qu'il s'agit d'une interprétation différent mais intéressant.
     
    Pour résumé la version classic est plus rythmé, plus amusant par ces situations loufoques et même la présence d'une scène drôle qui joue avec un trauma du jeu original (et un cliché dans les animés), mais en dépit d'une écriture pauvre et d'une ambiance Radiohead largement bien moins marquant.
     
    On peut le résumé autrement aussi, la version redux est plus sérieux et triste contrairement à la version classic qui est moins sérieux et plus drôle.....en général.
    J'oubliais ! Cette version se termine en environs 7 heures de jeu soit deux fois moins longtemps que sa réécriture mais plus intense cependant.
     

    Les illustrations sont plus maladroite que dans la version Redux mais reste très soigné et tente d'être plus fidèle au jeu original.
     
     
                       We hope that you choke That you choke (Conclusion)
     
    Alors qu'en dire de ce Exit Music ? Vaut-il le coup ?
    Tout d'abord, je tiens à préciser que vous m'avez peut-être trouvé sévère sur certains points pour un travail d'amateur mais sachez que j'en suis conscient et qu'évidemment j'insiste sur des points négatif mais Exit Music est impressionant pour un fan-mod, surtout quand on sait qu'ils ont galérés dans le développement de ces deux versions.
    De plus il me serai impossible de le défoncer parce que je suis devenu un grand fan de Radiohead suite à ce fan-mod et pour avoir partagé leur passion pour ce groupe je ne peux que les remercier.
     
    Cependant garder en tête ce point important : Exit Music est Survendu il n'a pas de doute là-dessus mais est-ce que cela veut qu'il faut le jeter à la poubelle pour autant ? Pas du tout !
     
    Bien sûr qu'il faut l'essayer si vous êtes un fan de Doki Doki Littérature Club et que vous avez envie de sensation différente, Exit Music est fait pour vous sachant que vous toucherai à l'un des meilleurs fan-mod ou du moins l'un des plus marquant qu'on l'apprécie ou pas.
     
    Pour ma part je ne regrette pas l'expérience pour les deux versions mais du coup lequel faire ? La réponse est simple, les deux ! Cependant je vous conseillerai par commencer par la version Redux puis la version classic mais si l'envie vous viens de faire l'inverse vous êtes libre de choisir comme bon vous semble.
     
    Quand à moi je vais probablement fouiller d'autre fan-mod de DDLC et qui sait, j'en dirai peut-être un mot !
     
    Sur ce je laisse Radiohead et Natsuki conclure ce billet.
     
     
     
    I will see you in the next life
     
  10. DrunkenPenPen liked a blog entry by Aronaar, Tales of Arise   
    Le studio a mis le paquet sur la DA et les environnements seront fort agréables à traverser.
     
    Briser les chaînes de la servitude avec l’épée de la résistance (et une grosse dose de magie)
     
    Autrefois, le monde de Dahna possédait sa propre civilisation, sa culture et son histoire- toutes choses ayant été brutalement effacées en quelques jours lorsque la planète proche de la leur, Rena, les envahit avec une technologie bien supérieure.
    La planète fut divisée en cinq royaumes distincts, chacun forme autour d’une affinité élémentaire et tous gouvernés par un Seigneur renien. Les dahniens furent alors réduits à l’esclavage le plus abject, peuple-outil utilisé pour produire des ressources, construire et alimenter leurs conquérants avec de l’énergie astrale, notamment avec leurs morts- les cristaux implantés en eux rappelant les exsphères de Tales of Symphonia !
    Et au début de l’aventure, rien ne semble changer lorsque vous incarnez Masque de Fer, un esclave amnésique et insensible à la douleur, essayant d’apporter un peu de bienveillance dans le camp de la Calaglia où il est retenu, où seule la productivité compte.
    Une brève période où l’on voit bien que les dahniens sont à peine mieux traités que du bétail, histoire de
    nous faire comprendre qu’on a affaire à de la tyrannie pur jus et bien grasse.
    Heureusement, le camp finit par se faire attaquer et Masque de Fer en profite pour prendre la fuite, se retrouvant impliqué dans un assaut contre un transport ferroviaire très spécial, puisqu’il transporte une renienne renégate : Shionne, qu’il est impossible de toucher, sauf à vouloir être pétrifié de douleur par les épines magiques qui se manifestent alors…
    Après cette formidable coïncidence que les deux se retrouvent ils rejoignent les rangs de la résistance locale, rapidement confronté à un assaut renien en règle, au cours duquel Shionne manifeste le noyau de Feu primordial qu’elle possède et Masque de Fer, la possibilité qu’il a de l’utiliser pour manier l’Epée Ardente, une lame mystique tellement puissante qu’elle suffit à oblitérer les esclavagistes restants.
    La conclusion de cet état de fait est claire : le duo improbable va partir dans une quête censément épique pour abattre chacun des cinq Seigneurs et libérer la planète- même si la jeune femme fait clairement sentir son mépris des dahniens, ne voulant tuer les dirigeants que pour ses propres intérêts, dont elle ne dévoile évidemment rien.
    Bien entendu, ils recruteront d’autres compagnons en cours de route, jusqu’à former une équipe de 6, tandis que le Tournoi de la Couronne se poursuit- une compétition entre les cinq Seigneurs afin de déterminer qui sera le prochain souverain de Rena et Lenegis, la ville spatiale située entre les deux mondes.
    Un propre simple et efficace, n’est-ce pas, avec des ingrédients de mystère ?
     
    Simple. Voilà certainement ce qui définit le scénario de ce Tales of.  Si vous êtes un habitué de la série, vous vous douterez d’avance que vaincre les Seigneurs ne marque pas la fin de l’aventure et que sous les apparences données, quelque chose de plus sinistre se cache, quelque chose qui sera pleinement dévoilé dans une (longuette) seconde partie.
    Même si cette dernière pourra le justifier partiellement après coup, le problème est que l’on traverse rapidement Dahna.
    En trois heures, vous aurez libéré la Calaglia ! De fait, chaque « royaume » semble surtout constitué de sa capitale et d’une poignée de PNJ, les Seigneurs sont, à une exception près, tous des individus antipathiques régnant de manière totalitaire ; pour l’un d’eux, même le leader de la Corée du Nord ferait office de petit joueur face à un contrôle mental littéral.
    Moins que des antagonistes alimentant le scénario, ce sont des silhouettes en carton faites pour être dégommées à la chaîne, dans une structure narrative très confortable à mettre en place, mais également redondante et sans approfondissement du monde en lui-même, qui apparaît bien creux après Tales of Berseria.
    Certes, on retrouve la volonté de la série de toucher à des thèmes sérieux, ici et notamment, les dégâts de l’obéissance aveugle, les travers d’une société définie par une hiérarchie trop rigide et d’un dirigeant suprême nommé sur des critères arbitraires, le besoin de dépasser la haine que l’on a de ceux nous ayant fait du tort.
    Jusqu’à ce que, choc et ébaubissement, en parlant à des reniens, on se rende compte qu’ils sont quand même des gens ! Tout comme le monde de Dahna a été reforgé de manière artificielle, la mise en scène de ces thématiques l’est souvent également, abordant les idées de manière superficielle ou sans aller jusqu’au bout de la démarche.
    On parle ainsi beaucoup des efforts qu’il faudra déployer pour unifier les deux peuples une fois la tyrannie renversée, toutefois, ceci est laissé à l’imagination des joueurs car la fin n’indique aucune épreuve sérieuse à ce niveau et votre groupe, qui comportera deux reniens, s’en sort sans trop être entravé à ce niveau-là.
    Et lorsque vous découvrirez le pot aux roses concernant le tournoi de la Couronne et tout ce qui s’ensuit, si vous êtes un tant soit peu exigeant concernant l’intrigue, il y a de bonnes chances que vous soyez déçu…
    Mais avant de revenir à ce sujet, passons donc par le gameplay de Tales of Arise.
     
     
     

    Cette itération propose probablement le système de combat le plus fluide de la série.
     
    Si je dois choisir entre ça ou redevenir esclave…
    Alors je choisis de me battre.
     
    Une partie du succès des Tales of vient de son système de combat en temps réel, avec un bon tempo et la possibilité de prendre le contrôle à tout moment d’un des quatre personnages en lice : Arise ne dément pas l’expertise des développeurs à ce niveau-là.
    Il s’agira toujours de dérouiller des humains et du monstre en accumulant les coups, variant entre les frappes normales et les artes, faisant office d’attaques spéciales de longue date.
    Une grosse différence est qu’ici, vous n’aurez pas de points de magie : les artes utilisent une jauge dédiée (représentée par les losanges bleus sur l’image), qui se régénère lorsque vous attaquez « normalement » et encore plus rapidement si vous vous déplacez sans cogner.
    Les artes sont divisés entre ceux terrestres et ceux aériens, certains ont une affinité élémentaire (ce qui entre en ligne de compte par rapport aux résistances et faiblesses des ennemis à ce niveau-là), chaque personnage en possédant moult le caractérisant : Masque de Fer a une panoplie de coups d’épée (pouvant notamment utiliser l’épée Ardente pour infliger des dégâts massifs en sacrifiant une partie de ses PV), Shionne tirera à distance et soignera, Law le pugiliste a une résistance faible mais peut utiliser des combos dévastateurs, Dohalim peut enchaîner les coups avec son bâton extensible et utilise également de la magie de soutien ou offensive, Kisara est un tank utilisant diverses techniques au bouclier, Rinwell la jeune mage dispose d’un grand panel de sort de tous les éléments.
    Tous ont un style très différent lorsque vous les contrôlez manuellement (Rinwell demandant par exemple un bon timing pour que la cible soit toujours dans l’air d’effet de ses artes, qui mettent longtemps avant d’être finalisés, tandis que Law demande de maîtriser l’esquive pour ne pas perdre ses bonus d’enchaînement) ce qui permet de varier les plaisirs et s’avérera parfois même nécessaire !
    En effet, même si l’IA est globalement compétente et se conforme assez à la stratégie générale que vous pouvez paramétrer, elle a parfois du mal à utiliser les artes les plus efficaces ou soigner à tour de bras lorsque cela devient nécessaire- oui, Shionne, je te regarde, quand un personnage a 0 PV, la priorité est bien d’utiliser ton arte de résurrection…
    Lorsqu’on a connu le spam de gelées dans les autres jeux et la lenteur à régénérer les PM, cette innovation n’est pas déconcertante. Par ailleurs, il existe bien une limitation : la jauge de PS, qui servent à utiliser les
    artes de soin.
    Evidemment, il existe des gelées pour récupérer des PS, lorsque vous n’avez pas la possibilité de faire du camping ou dormir dans une auberge, pour que cela garde un sens.
     
    Les artes mystiques sont toujours de la partie et peuvent être déclenchés lorsque vous vous retrouvez en hors-limite- signifiant que vous vous êtes tellement fait tabasser qu’il est temps de redresser les comptes en gnons ! Certains boss disposeront également d’artes mystiques et la plupart rentreront dans un état temporaire où vous leur infligerez moins de dégâts.
    Arise ne limite pas là les nouveautés : chaque personnage de votre équipe, même ceux n’étant pas en combat, peuvent intervenir à l’aide d’une « attaque bonus », lorsque sa jauge est remplie (elle augmente à chaque coup porté).
    En plus de permettre de rallonger les combos et faire grimper les dégâts, l’attaque bonus de chaque personnage a un effet spécial : celle de Masque de Fer, la plus utile, mettra les ennemis à terre (les immobilisant quelques instants, histoire de souffler et poursuivre le massacre), celle de Shionne sera particulièrement efficace contre les ennemis aériens, celle de Rinwell permet de stopper les artes ennemis et se les approprier pour une seule utilisation, etc. : il s’agira donc également de garder un œil sur les six jauges bonus et de les utiliser à bon escient pour maximiser vos offensives, un très bon concept, plus utile que l’attaque Unisson présente dans Tales of Symphonia.
    En outre, vous utiliserez souvent des attaques d’opportunité : lorsqu’un adversaire a suffisamment perdu de PV et s’est fait tabasser sans vergogne, vous pouvez déclencher une frappe avec un compagnon pour lui porter le coup de grâce, ou un coup puissant.
    Rajoutez l’habituelle utilisation des objets ainsi que la présence de points faibles sur les zeugles (les monstres que vous affronterez fréquemment, apportés par les reniens) et vous obtiendrez ce qui est peut-être bien la formule de combat la plus aboutie de la saga, à tout le moins, elle est extrêmement dynamique et permet d’enfiler les combats sans lassitude.
    Le sentiment de montée en puissance est également là, outre les montées en niveau et l’équipement, grâce aux différents titres que chaque personnage obtiendra au cours de l’aventure- soit automatiquement, soit en remplissant certaines conditions (accomplir une quête, forger une certaine arme, préparer un repas en particulier et ainsi de suite).
    Plutôt que de régenter la croissance des stats comme ce fut le cas dans Tales of Symphonia, chaque titre apporte un avantage dès son acquisition (par exemple, augmenter la jauge d’arte d’un cran) et propre plusieurs éléments supplémentaires à débloquer contre des points de compétence, que vous obtenez à la fin de chaque combat.
    Artes supplémentaires, possibilité d’éviter le KO en gardant 1 PV face à une attaque mortelle, renforcement de la technique dédiée à un personnage, facilitation de l’esquive…
    Les options sont nombreuses et à chaque fois que tous les éléments d’un titre sont acquis, vous obtenez un bonus de statistique fort précieux !
    Prenez également en considération le fait que plus vous enchaînez les combats, plus vous obtiendrez de points et de butin après chaque bagarre, vous tenez là un ensemble bien rodé et satisfaisant.
     

     
     
    Dhana fourmille de hiboux à retrouver, pour des éléments cosmétiques et surtout des goodies offerts par le roi des hiboux !
     
     
    Dans la vallée, oh oh, de Dahna, lalilala
     
    Même si les combats sont le plat principal du soft, Tales of Arise propose naturellement un monde à explorer, le coup des royaumes élémentaires assurant une diversité des paysages, depuis les terres rocheuses et arides de la Caliglia jusqu’à la cité belle mais sans âme de Pelegion, en passant par l’Elde Menancia et ses terres verdoyantes.
    Et là où les déambulations pouvaient être parfois pénibles dans les épisodes précédents, celui-ci nous fournit les outils pour rendre notre périple aussi fluide que possible : les points de voyage rapide sont débloqués dès que vous les dénichez, votre personnage peut courir dès le début (moins classe que le skateboard sci-fi de Berseria mais plus pratique) et vous disposez d’une carte complète des lieux que vous traversez, indiquant les monstres à proximité ainsi que les ressources- légumes et minerais.
    Les premiers serviront pour un autre invariant de la série, la cuisine, apportant un boost temporaire (défense, plus de butin, attaque élémentaire renforcée, etc.), les seconds seront mobilisés dans la création de nouvelles armes, la fabrication et l’amélioration d’accessoires.
    Sans aller jusqu’au grind, les ennemis abattus fourniront également des matériaux essentiels pour forger de nouvelles armes et demeurer suffisamment puissant pour éclater l’adversité.
    Le renforcement des accessoires est plus anodin et loin du système des exsphères.
    Quant aux armures, il vous faudra les acheter ou bien les trouver dans les nombreux coffres qui parsèment l’environnement, renforçant l’intérêt de fouiller partout- notamment car Arise apporte un autre changement de taille : les combats ne rapportent plus aucun gald, la monnaie du jeu !
    Il faudra donc compter sur les coffres, la vente de l’équipement inutile et sur les quêtes secondaires, lesquelles vous octroieront également des objets et des points de compétence. Malheureusement, la grande majorité consiste à rapporter X ingrédients ou tuer Y zeugles, ce dernier aspect étant d’autant plus cocasse que les zeugles tués réapparaissent lorsque vous quittez la zone, une ségrégation ridicule entre le gameplay et la narration.
    Heureusement, ce n’est pas le cas pour les zeugles spéciaux, quasiment tous liés à des quêtes secondaires, mettant à l’épreuve votre talent et/ou votre patience (les sacs à PV sont légion) et vous permettant d’obtenir une fleur astrale à chaque fois, un artéfact augmentant de 10 points la jauge réservée aux artes de soin.
    Il est à espérer que vous apprécierez la chasse aux zeugles ainsi que les courses à la récolte, car dans les faits, si vous voulez décemment équiper votre bande de rebelles (et obtenir beaucoup de points de compétence) il est recommandé de quasiment accomplir toutes les quêtes secondaires, lesquelles sont au moins facilement indiquées et rapides à terminer.
    Vous pourrez également compter sur la pêche pour obtenir des gald à partir d’un certain moment, ce qui en lassera probablement certains. Le côté économique (sans oublier, bien sûr, l’achats de gelées de soin et les fioles de résurrection !) reste parfaitement abordable en difficulté normale et déjà plus propice à faire grincer les dents en difficile.
    Peut-être vous faudra-t-il sacrifier, au moins épisodiquement, un ou deux personnages de votre équipe- comme vous ne pouvez avoir que quatre participants de votre côté dans un combat, ce n’est pas tellement dérangeant que cela ; en normal par exemple, une équipe Shionne/ Masque de Fer / Kisara / Rinwell peut venir à bout de toute adversité.
     
    Lorsqu’on pense aux J-RPG en général et aux Tales of en particulier, on ne peut passer à côté des donjons.
    Ici, comme on pourra s’en douter, une bonne partie est composée par la demeure de chaque Seigneur, ce qui change des grottes profondes et autres temples…
    Sans pour autant s’avérer très réussi. Il y aura à chaque fois une excuse bidon pour justifier que l’élévateur ne fonctionne pas ou que la porte soit fermée, sur un bateau-forteresse, on théorisera que le Seigneur se joue de nous en nous obligeant à traverser chaque étage pour trouver une nouvelle clé.
    Dans les faits, cela respire l’artificialité à plein nez pour éviter une marche forcée vers la salle du boss, en nous faisant emprunter moult couloirs et salles optionnelles- celle-ci souvent bloquées par un obstacle, qu’une action de terrain, coûtant des points de la même jauge servant aux artes curatifs, permettra de circonvenir (obstacles que l’on retrouvera aussi parfois dans l’environnement ouvert).
    Le dernier « donjon » avant le boss final est certainement le plus coupable à ce niveau, susceptible de vous lasser des combats pendant que vous arpentez un ixième couloir sans âme, jusqu’à tomber dans une « salle d’inversion » qui vous oblige à vous retaper la séquence en inversée !
    Ridicule et frustrant lorsque le jeu vous sort que le téléporteur juste avant l’ultime bataille, téléporteur qui mène au point d’entrée de la planète, était dysfonctionnel à cause de perturbations astrale.
    Perturbations que vous pouvez au moins dissiper après six combats un peu plus ardus que la moyenne, ce qui vous vaudra du bel équipement de la onzième heure ainsi qu’une rencontre avec une vieille connaissance, le danseur macabre.
    On comprendra que la volonté, à nouveau, soit d’apporter une expérience au rythme étudié pour le joueur, on se souviendra par ailleurs que la série nous a « régalé » de puzzles fort abscons par le passé- à l’instar de celui dans Tales of Symphonia où il faut guider un poisson pour pousser un fruit dans l’eau, nos vaillants héros, capables de maraver des esprits ancestraux, se retrouvant bizarrement incapables de nager pendant trois mètres pour l’attraper.
    Pour autant le virage opéré ici est plutôt sec, nul objet comme l’anneau du sorcier pour interagir avec le monde, pas tellement de secrets à dénicher, rien de concluant pour varier le gameplay efficacement entre plusieurs séances d’affrontements à l’intérieur des donjons.
    Heureusement, vous aurez des saynètes intégralement doublées pour agrémenter vos traversées- encore que je leu a le don parfois de vous en asséner beaucoup trop à la fois.
     

    Comme à l’accoutumée, quelques séquences animées ponctueront ce qui se veut être les moments forts de l’histoire.
     
    Je vais te montrer les limites de ta solitude !
     
    Les Tales of ont l’habitude de nous présenter des personnages plutôt bien croqués, dont on a envie de suivre les péripéties, les évolutions, les drames et les victoires.
    Le cast dans Arise est plutôt équilibré à ce niveau-là, des étincelles sont projetées entre certains membres même si au final c’est un sentiment d’unité qui prévaudra- il vaut mieux, car dans une veine typiquement vidéoludique, ce sera cette bande de six contre les reniens pour, encore plus que libérer le monde, le sauver.
    Je sais, grosse surprise.
    Et c’est là un problème ! Ce monde est peuplé de personnages secondaires qui sont sacrifiés de manière artificielle pour impulser un élan dramatique, ou d’autres dont le temps d’apparition est tellement court qu’ils ne peuvent avoir aucun impact sérieux, des présences fugaces qu’on peut aisément oublier.
    Même sur Lenegis, peuplée par les reniens, on traite à toute vitesse les habitants, le fonctionnement de la ville n’est abordé qu’en surface et même des individus importants liés à Dohalim sont juste là pour accélérer le scénario afin que l’équipe se concentre sur le principal.  
    Déjà que six personnages principaux, c’est moins que ce à quoi nous avons été habitués (et il faut également mentionner que Masque de Fer est plutôt générique, propulsé dans l’intrigue par un background sans explication solide), le jeu souffre d’un manque de vie et de profondeur dans ce monde auquel nous devrions nous attacher.
    Je m’excuse de devoir citer encore une fois Tales of Symphonia – c’est le titre par lequel j’ai commencé la série et que je connais le mieux – mais la comparaison est largement en défaveur de Arise.
    On pourrait possiblement se contenter d’y voir un défouloir efficace et ne se prenant pas la tête avec des intrigues à tiroir- sauf que le soft reste tout de même issu du même moule dans son principe directeur, d’une part, d’autre part, la seconde partie est moins aboutie que la première.
    Vous allez crouler sous les scènes cinématiques et saynètes, parfois redondantes et superfétatoires, les donjons languissant par leur longueur, ainsi que des actions qui se révèleront par la suite parfaitement inutiles sans qu’on daigne vous donner une bonne raison.
    Il y a de quoi perdre en motivation et la fin, impliquant un des protagonistes parmi les moins charismatiques et intéressants de la série (Masque de Fer lui lance la phrase en titre de cette section, décrétant qu’il est devenu mauvais car, contrairement à lui, il n’avait pas d’amis pour guider sa force-
    quelle niaiserie…) est peut-être l’une des pires dans l’histoire de la saga.
    Un happy ending sans piège qui balaie toutes les difficultés et rappelle un peu le final de Paper Mario : la
    Porte Millénaire, sauf que ce qui convient dans un RPG bon enfant ne va pas tellement à un Tales of qui n’est pas avare sur les scènes brutales, par exemple une certaine manière de récolter l’énergie astrale des dahniens…
    Et alors même qu’on savoure normalement ce moment om le fruit du mystère se retrouve pelé jusqu’à son noyau, ici, les révélations auront de quoi puissamment décevoir, et/ou laisser perplexe.
    Non content de ne pas nous mettre face à une adversité très convaincante, Tales of Arise laisse dans l’ombre plusieurs questions d’importance, laissant le soin aux joueurs, comme aiment à le faire parfois certains scénaristes paresseux, de combler les trous narratifs eux-mêmes.
    Il y a une véritable compétition ici entre cette itération et Tales of Symphonia 2…
    Y compris au niveau des phrases stupides. Je ne résiste d’ailleurs pas, pour terminer, à vous dévoiler que le grand vilain tue un personnage à un moment, lui disant qu’elle ne devrait pas se plaindre- si elle ressent la douleur, c’est qu’elle est encore en vie.
    Sauf que, bon, il vient de l’empaler avec son épée avant de la projeter dans l’océan où elle se retrouve engloutie sans espoir de retour et définitivement décédée. Vraiment, Bandai ?
     

    « Tales of whatever »
     
    Aspects négatifs
     
    -          Où sont les PNJ intéressants et avec du temps d’écran ?
    -          Incohérences laissées sans explications
    -          Donjons sans inspiration
    -          Monde sans profondeur
    -          Seconde partie languissante
    -          Final en mousse
    -          Quêtes secondaires répétitives
    -          Antagoniste cliché
     
    Aspects positifs
     
    -          Graphismes bien léchés
    -          Système de combat bien ficelé
    -          Mécanique des titres
    -          Exploration fluide
    -          Un bon défouloir
    -          Nul besoin de trop grinder
    -          Bastonner du zeugle puissant
    -          Post-game conséquent pour les courageux
     
    Si comme plusieurs critiques le disent, Tales of Arise est le meilleur J-RPG de ces dernières années, c’est éloquent quant à la qualité de ces derniers.
    Le jeu n’est en aucun cas une mauvaise expérience, la meilleure carte qu’il abat étant celle de son gameplay. Mais alors qu’au fil des épisodes la saga nous a donné des exemples de déconstruction des schémas narratifs du genre ou une interprétation parfois sombre de ces derniers, Arise patauge dans une thématique abordée de manière superficielle dans un monde l’étant également.
    Il serait futile toutefois de dénier sa popularité, étant l’épisode s’étant le plus rapidement vendu et presque autant que Tales of Symphonia.
    Heureusement, Bandai a annoncé qu’il ne bénéficierait pas d’une suite…
  11. SanoManjiro liked a blog entry by DrunkenPenPen, Evangelion 3.33 You Can (Not) Redo   
    Courage ! C'est la dernière ligne droite de ma rétrospectif Evangelion ! 17 Novembre 2012, une date importante pour les fans d’Evangelion car c’était la sortie du troisième film Evangelion dans les salles de cinéma japonnais. Cette suite a pour nom Evangelion 3.33 You Can (Not) Redo .
    Après le succès des précédents films, on ne pouvait que s’attendre à une suite des plus grandioses, malheureusement, ce ne fût pas le cas pour tout le monde...je dirais même, pour peu de personne.
    Ne passons pas par quatre chemins, ce fût la déception pour quasiment tout le monde, les critiques saluèrent quelques points techniques mais restent muets quand à « l’esprit » de ce film. Pour les fans, c’est plutôt l’incompréhension, certains cries haut et fort que ce film est du "Caca" pour rester polie, mais est-ce vraiment le cas ? Ce film est-il mauvais ou est-ce qu’il s’agit d’un mauvais film Evangelion ? Il est temps de décortiquer tout ça !
     

    Affiche du film qui est la même pour tout le monde !
              
     
                       Seriez-vous prêts…ou pas ?
     
    Je dois vous avouer quelque chose, j’ai vu ce film que deux fois dans ma vie, la première fois il y a des années et la seconde fois pour écrire cette article.
    Si je dit ça c’est parce que j’ai pour habitude de regarder les précédents films plusieurs fois mais ce 3ième opus….me bloque.
     
    J’avais plusieurs occasions pour le regarder mais à chaque fois, je le remettais à plus tard.
    Vous comprenez alors qu’il y a un problème : Comment se fait-il qu’un homme comme moi, qui vous bassine depuis un an sur Evangelion, se sent aussi bloqué face à ce film ?
    Je pense que quelques chose m’a gêné dans ce film malgré que j’en garde un bon souvenir lors de mon 1er visionnage. Je voulais probablement garder un bon souvenir car si je devais le revoir, peut-être que je serai déçu comme tant d’autres fans.
     
    Aujourd’hui, je ne me défile plus et je compte bien voir la réalité de la chose !
    Je suis quelqu’un qui aime bien faire les choses et j’ai eu une idée avant de revoir le film, je me suis dit : « Regardons l’épisode 24 de la série dont le film reprend l’intrigue », j'en ai des idées, hein ?
     
    J’ai lu dans le Wiki d’Evangelion que cette épisode fût élu le meilleur épisode de toute série confondu en 1996. Pour certains, c’était l’épisode 18 (épisode du Dummy System), pour d’autres c’était l’épisode 19 (dernier combat du 2ième film). Pour moi, c’est l’épisode 16 (l’épisode où Shinji est coincé dans un ange) il y a aussi l’épisode 20 (Shinji est encore coincé mais dans un Eva et où on découvre ces fantasmes pour Rei, Asuka et Misato) et puis enfin l’épisode 22 (le passé d’Asuka).
    Globalement, l’épisode 24 est encore le préféré de beaucoup de monde, il faut dire que c’est une claque pour une raison : Kaworu !
    C’était fort de la part de la série de faire apparaître un nouveau personnage presque à la fin de la série et qui plus est très charismatique. L’épisode est très bien construit, plusieurs signes montre en avance la révélation de l’épisode….
     
     
    Je pourrai parler longtemps de cette épisode mais je vois que je n’ai quasiment rien dit du film, alors commençons par l’intrigue.
    Shinji est bloqué dans la base du Geonfront après le combat final du second film. Misato et toute l’équipe de la Nerv tente de creuser pour récupérer Shinji, Rei et Gendo. Pendant ce temps, Kaji continue son enquête et Shinji se retrouve dans un huit clôt où il devra affronter les vérités que son père lui cache….. Du moins, c'est ce que ça aurait pus être comme intrigue.
     
    Comment ça ? Et bien, je dois vous dire quelque chose…. c’est mon scénario ou du moins ce que le teaser de l’époque semblait affirmer. Vous vous rappeler de la vidéo que j’ai mis à la fin de mon article sur Evangelion 2.22 ? C’est le Teaser que je vous parle et je peux vous dire toute de suite que vous pouvez oublier tout ce que vous avez vus car le vrai film n’a aucun rapport avec le teaser.
     
    Pourquoi l’avoir montré alors ? Pour que vous soyez déçu parce que je pense que ce teaser à contribué à la déception du film à l’époque, imaginez de voir un trailer qui vous hype et quand vous allez voir le film, plus rien n’a aucun rapport avec le trailer de base….il y a de quoi être déçu, non ?
     
    D’après mes recherches, le projet semblait avoir été repris à zéro au beau milieux de la production du film parce que ça ne plaisait pas à Hideaki Anno mais ça reste une rumeur.
    Une autre explication viendrait d’un tremblement de terre qui aurait détruit la production du film et que Hideaki Anno aurait été dégoûté de le refaire tel quel mais c’est une rumeur aussi.
    La dernier explication est peut-être simplement un troll de la part de l’auteur pour piéger les fans et ainsi être mieux dans l’ambiance du film….tout à fait plausible mais ce n’est qu’une théorie.
    Le studio n’en n’a jamais voulu rien dire, c’est étrange.
     
    Le vrai intrigue se passe 14 ans après Evangelion 2.22, Shinji se réveille dans un nouveau monde et ne reconnaît plus rien car….tout est détruit. Son retour parmi les vivants n’est pas des plus chaleureux et je dirais même que tout le monde à envie de lui péter la gueule. Au fil de l’intrigue, il va être amené à revoir son père et Rei mais surtout un nouveau personnage, Kaworu Nagissa.
     
    je préfère quand même la première intrigue mais bon, quand il y faut aller, faut y aller !
    Un dernier mot avant de parler du film est qu’on retrouve 4 réalisateur pour ce film ! Les mêmes que les précédant dont Hideaki Anno mais il y a aussi Mahiro Maeda, un des ancien de la Gainax qui a travailler sur Vandread (Mecha-desing), Vision d'Escaflowne et le segment la seconde renaissance part 1 et 2 d’Animatrix.
    On retrouve aussi Shuichi Iseki pour le design des personnages (bien que c’est Sadamoto à la base, on retrouve plus le style d’Iseki dans le film) et Hibiki Yoshizaki , tout deux travaillant sur Kill La Kill mais aussi Me!Me!Me! que j’avais traité !
     

    " Mais qu'est-ce qui s'est passé ?" C'est ce que beaucoup de fan ont dû se dire la première fois qu'ils ont vu le film.
     
                    Qu’est-ce qui va (ou pas) dans ce film ?
     
    Pour une fois parlons de chose qui fâche dès le début, oui je suis comme ça ^^
     
    Le 1er problème majeur du film est le film en lui-même, trop flou je vous l’accorde. Je devrai plutôt dire que le changement de cap du remake a probablement été trop violent pour les fans.
    Je pense que les fans ont eu cette sensation de s’être fait avoir mais je pense surtout que le fait de changer de base en plein milieu d’une série de film (et surtout d'un remake) n’est pas la meilleur idée du monde….
     
    Pour mon cas, ce qui m’avais dérangé lors de mon 1er visionnage est plus la structure du film qu’autre chose. D’abord, qu’est-ce qui s’est passé entre 2.22 et 3.33 ? Comment les gens ont survécu ? Ces quoi ces gros vaisseaux ? Le Wunden ? Fullerène ? La malédiction des Eva ? Le Near Third Impact ? C’est quoi ce bin’s ? Pour la plupart des questions, soit quasiment toutes les questions, vous n’aurez jamais aucunes réponses….quand on refait une base d'un univers et qu’on amène des nouvelles règles, c’est bien d’expliquer un minimum !
     
    De plus, le rythme global du film est….étrange.
    Le film contraste énormément avec le second film qui été bien nerveux. Là où le second film tente de dire un maximum de chose mais avec peu de temps, ici, le film ne dit pas grand-chose pour ne pas dire grand-chose. Je sais que cette phrase est dur mais c’est la sensation que le film laisse lorsqu’on le voit la première fois, à force de cacher des choses, on finit pas ne rien dire.
    Le film est à la fois bien rythmé et lent comme pas possible, oui je sais, c'est contradictoire !
     
    Cela se ressens aussi dans le peu de combat du film : 2 Combat, l’un au début et l’autre à la fin du film, en plus, il n’y a pas un seul ange vu que les bases ont changés ! 
    Rien à en dire des combats si ce n’est qu’on cherche le spectaculaire et qu’ils sont très long.
    Ah si ! Un défaut dans les combats, c’est le bordel ! Oui, les combats sont bordéliques et ont a tendance à ne rien comprendre à cause des termes trop techniques (à moins d’avoir une connaissance de malade en Aérospatiale) et de l’obscurité ambiante du film.
    Et comme on ne vous explique rien, même certaines actions des personnages sont incompréhensible au premiers abords, au point même qu’on ne sais pas trop comment ils ont gagnés !
     

    Il y a un problème dans ma façon de faire ?
     
    La question qui doit vous venir à l’esprit est : « entre les combats, il se passe quoi ? » J’ai envie de dire tout mais surtout rien.
    J’exagère un peu mais comme le film révèle peu de chose, ben on ne sait rien. Le problème viens du fait aussi que le film doit résumé qu’un seul épisode ! Par conséquent, le rythme en prend un coup, malgré les nouveautés de l'univers mais ils ne sont pas assez exploité je trouve. Je ne parlerai pas de meublage mais d’un long temps mort qui contraste énormément avec le début et la fin qui partent dans tout les sens et qui plus est, manquait d’explication.
    On pourra noter aussi quelques incohérences entre le 2ième et le 3ième film….
     
     
    Pour ce qui est de la VF…..comme d'habitude, inégale dans les voix mais pas de grossière erreur, sauf pour le doubleur de Kaworu qui a du mal avec la prononciation Anglaise de certains termes (au lieu de dire Third Impact, il dit Sir Impact).
    J'ai noté aussi quelques ajouts inutiles dans la VF comme par exemple, Sakura, un nouveau personnage qui demande à Shinji au début du film s'il veux, je cite "Faire Pipi", comprenez-le, 14 ans dans l'espace sans faire pipi, ça doit être dur, par contre personne ne lui demande comment il a survécu ?
     
                         Il y a de l'espoir, il y a toujours de l'espoir !
     
    Si jusque là, je pouvais paraître de mauvaise foi, ce n’est que pour montrer que le film est en réalité bien plus intéressant qu’il n’y paraît. Les défauts énumérés précédemment sont les défauts que l’on trouve régulièrement cités par les gens (et c’est pas faux) mais le film possède des qualités indéniables.
     
    La première qualité de ce film est clairement son ambiance. C’est simple, tout pue la mort ! C’est une ambiance macabre qui vous attend aussi bien dans la forme que dans le fond. Des exemples ? J’ai envie de dire : regarder autour de vous ! Il n’y a plus rien qui tient debout, le sol est rouge rappelant le sang et des corps d’Eva qui traînent partout.
    Et que dire du décor qui est à la fois macabre et beau, qu’on a le temps d’apprécier avec des scènes contemplative : Tout est détruit, vide et sans-vie mais c’est beau !
    On doit cette beauté au choix intelligent des couleurs Rouge et Bleu très claire qui se contraste et se complémente à la fois….un peu comme le personnage de Shinji. Lorsque je parle de ces scènes contemplatif de ce film, je dit souvent que c’est du Miyazaki Macabre, histoire d'avoir une idée de la chose.
     
     
                              
    Quelques petits exemples de décor assez jolie mais surtout macabres !
     
     
    Il n’y a que très peu de personnage mais on comprend très vite pourquoi !
    le cerise sur le gâteau est avec Rei dont on se demande si Shinji a réussie à la sauver durant la 1er partie du film.
    Rei est très absente et très en retraite dans le film, on ne la voie que très occasionnellement, son regarde est vide et perdue. Elle a perdu son humanité ainsi que sa liberté de parole, c’est presque un Zombie mais sans l’envie de manger les autres.
    De plus, les révélations sur Rei vont encore plus intensifié ce côté macabre du film.
     
     
    Quand aux autres personnages, je pense surtout à Misato, Asuka et Mari, ont les voit très peu aussi, sans spoiler, disons que c'est justifié dans l'intrigue (sauf comment se fait-il qu'Asuka est encore en vie et que Mari ne soit toujours pas encore dévellopée….je ne lâcherai rien, Anno, je ne lâcherai rien 😂)
     
    Un autre point fort du film est son retour aux sources à la Gainax.
    J’en avais déjà parler un petit peu dans le second film mais ici, c’est amplifié. Je suis étonné que personne n’a fait de lien avec tout les précédents travaux d’Hideaki Anno :
     
                  - L’équipage de Misato ainsi que le fait qu’ils sont dans des vaisseaux ne vous rappelle rien ? Et oui, Nadia et le secret de l’eau bleu, qui à la base, c’était inspiré des Space Opera de Matsumoto, surtout Spaceship Yamato. Encore un détail rigolo, à un moment un des personnages dit que « c’est excitant d’être sur le pont lors d’une attaque », phrase déjà prononcé dans Nadia.
    On retrouve également l’OST de Nadia pour la simple raison que c’est le même compositeur.
     
                 - C’est un peu du spoile et je m’en excuse par avance mais la notion du temps où un personnage se retrouve plusieurs années plus tard alors qu’il n’a pas changé d’une traite….. non, rien ? Gunbuster avec Noriko et Kazumi qui doivent payées le prix de leurs combats par l’accélération du temps dans l’espace. D’ailleurs, on pourrait faire le lien avec l’idée qu’il n’y a que deux pilotes qui gère tout (Asuka et Marie) et le 1er combat dans l’espace….c’est un peu pareil dans Gunbuster (même si il y a 3 pilotes mais chuuuut!)
     
                 - Et puis enfin, c’est un hommage à la série de 1995 vu que l’intrigue reprend toujours la série malgré toutes les changements, sans oublier que certaines font échos à l’épisode 24...normal d’un côté.
     
    Un dernier point et tout bête, le film a la volonté de prendre des risques et on ne pourra jamais lui reproché le contraire contrairement à d’autres séries qui reste sur des acquis ! D’autant plus que le film se construit comme l’opposé du film précédent : Peu de combat, peu de contact avec d’autres personnages pour Shinji, univers très différents, quasiment pas de Fan-Service etc.…
     
     

    Capitaine Némo, euh je voulais Misato, il semblerait qu'une partie sur les thématiques du film est en approche !
     
     
                          C'est chouette ! Je comprend maintenant que je suis né pour te rencontrer ! 😉
     
    Un dernier point fort serai tout simplement les thématiques du film et ça mérite qu’on s’y intéresse !
    Tout d’abord, toute cette histoire sur l’espoir, oui, vous n’avez jamais remarquez que ce mot reviens très souvent ? Que ce soit dans des termes ou même dans les dialogues, le mot espoir reviens très souvent.
    C’est bien mais l’espoir de quoi ? D’un point de vue de l’intrigue, l’espoir qu’on puisse revivre et reconstruire ce monde, et comme dirais Dr Ian Malcom « La vie trouve toujours un chemin »,
    la grande question est de savoir si l’Homme en fait partie.
     
    Il y a aussi cette espoir d’un retour à la normal avec Shinji qui au fil du film, se fait submergé par le désespoir et aussi la culpabilité….
     
     
    Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir….sauf si tu agis comme Shinji.
    Et qui dit Espoir, dit changement ! (Ah bon ?🤔) Je me suis souvenu d’une citation de Hideaki Anno qui disait dans la prélude de la série :
     
    « On m'a dit un jour « vivre, c'est changer ». C'est en voulant faire un récit où, la fin se rapprochant, le monde comme les personnages exprimeraient ce désir de changement que j'ai commencé cette œuvre. Parce que c'était là mon véritable souhait »
     
    Et si c’était toujours son souhait ? Et s’il avait volontairement changer la base d’Evangelion pour apprendre une leçon de vie à ses fans ? La vie est fait de changement, heureuse et pénible…..tiens ça me fait penser encore au Dr Ian Malcom qui disais :
     
     « S'il y a une chose que l'histoire de l'évolution nous a enseignée, c'est que la vie ne peut pas être retenue. La vie se libère, elle s'étend à de nouveaux territoires et brise les barrières, douloureusement, peut-être même dangereusement, mais, hum... enfin, c’est comme ça. »
     
    « C’est comme ça », je rigole avec mes citations de Jurrasic Park mais c’est peut-être ce que veux nous dire Anno. La vie est faite de changement et Evangelion aussi.
     

    J'avoue que j'ai un doute maintenant !
     
    Ce qui m’amène à Shinji qui a peur de ce changement, de voir que le monde qu’il a connu n’est plus le même, que les personnes qui l’aimait le déteste, que la Rei qu’il connaît n’existe plus, qu’Asuka a envie de lui péter sa gueule….tout ça sont les changements que Shinji refuse de voir…..mais nous aussi !
     
    J’entends souvent que les gens défonce le film parce que tout les personnages traite Shinji comme de la merde ou parce que ça n’a plus rien à voir avec la série….oui, c’est le but du film ! Je viens de m’en rendre compte mais on s’est voilés la face pendant tout ce temps, je m’explique.
     
    L’énorme force du film est qu’il traite le changement dans la vie et quoi de mieux que de faire subir ce changement aux spectateurs, aux fans surtout qui sont habitués à la base de la série de 1995 et qui a duré jusqu’à Evangelion 2.22. On a jamais reprochés à The End Of Evangelion qu’il avait changé les bases vu que c’était la suite de la série, on a juste reproché la manière que ça c’est passé et c’est là la différence avec 3.33, il coupe tout !
    La vérité sur le pourquoi on a défoncés le film, parce que oui les fans l’ont défoncés, c’est parce qu’il ne reprend pas les bases de la série, on a reprochés au film son concept qui dérangent les fans parce qu’ils ne s’y retrouvent plus…..c’est juste débile !
     
    On ne peux pas défoncé un film pour son concept, sinon tout les films sont mauvais. On ne peux pas défoncé un film pour son identité et quand je vois des gens qui dissent que le prochain film donnera les raisons de ce changement, j’ai envie de dire « Ouvrez les yeux ! On a toujours eu la réponse mais comme shinji, on a refusé de la voir ».
     
    Ce qui est dingue, c’est que l’auteur avait prévu la réaction des fans vu que la majorité réagissent comme Shinji dans le film. Si vous ne le savez-pas, Hideaki Anno a faillit prendre sa retraite et laisser Evangelion comme tel. Pourquoi ? Parce qu’apparemment le film aurait été dur pour lui car trop introspectif. Je veux dire par dessus tout que c’est un homme qui affronte sa vie, contre son passé ou contre les fans peut-être mais il a eu les couilles de le faire !
     
     

    Bon, tu as fini ton article ou non ?
     
                         Ce n'est qu'un au revoir, mes frères, Ce n'est qu'un au revoooooir ! (Conclusion)
     
    Je ne pensais pas que je conclurai comme ça ! Au début de ma critique, je croyais que je parlerai de la souffrance de la Solitude et du Rejet mais finalement, à force de penser au film et à son message, j’ai fini par trouver autre chose. Pour comprendre Evangelion 3.33 , il faut accepter de renier les bases de tout ce qui a été fait sur la licence Evangelion, accepter le changement, tel est le message et l’intrigue du film.
    Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi et je ne suis sûr de rien mais je pense avoir enfin trouver un sens à ce film et une raison de le revoir plus souvent.
    Si vous avez déjà vu ce film, regarder le encore mais en prenant compte de tout ce que je viens de dire et peut-être que votre jugement changera.
    Après oui, le film à des défauts et il demande un certain courage pour le regarder à nouveau mais c’est ce qui définit ce film. Je pourrait même dire, qu'il s'agit d'un mauvais Evangelion (volontairement) pour être un bon film.
     
    Je vais conclure par cette citation : «  On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » Héraclite
     
     
  12. ChatNoirRetro liked a blog entry by DrunkenPenPen, Neon Genesis Evangelion [Redux]   
    Le 5 Novembre 2018, c'est la date où pour la première fois je publiais quelque chose sur le net, c'est ici sur Romstation que j'ai dit mes premiers mots, très timide et hésitant j'ignorais si cette essai réussirait, j'étais loin de me doutez que cela serait une aventure !
    3 ans mes petits pingouins que je parle d'un animé chaque mois, parfois c'était bien parfois c'était discutable, parfois décevant et même parfois amusant, laissez-moi donc soufflez mes trois petites bougies sur mon gâteau mais il est de quel saveur ? Je me suis dit qu'on est en période de remake que ce soit en série ou en jeux-vidéo alors pourquoi ne pas faire un remake d'un de mes billet ? Et puis je me suis toujours demandé ce que cela donnerait si je réécrivais un de mes ancien sujet.
    Vous aussi vous vous êtes posez cette question ? Alors qu'il en soit ainsi et pour marquer le coup on va refaire mon premier billet qui concerne....Neon Genesis Evangelion, je crois que j'aime déjà ce cadeau !
     
     
     Excusez-moi je dois changer de pantalon et je suis de nouveau à vous 😅
     
     
     
             Tel un ange cruel, Jeune homme, tu deviendras une légende ! 
     
    C'est pas la joie à la Gainax en 1991, le futur studio qui réalisera Neon Genesis Evangelion à le moral dans les chaussettes, pourtant il vient d'obtenir la renommé mondiale avec leur dernier bébé Nadia et Le Secret de L'eau Bleu, alors pourquoi on fait la tête ?
    Si Nadia et Le Secret de L'eau Bleu est un succès critique dont le célèbre magazine Animage écrira qu'il s'agit du meilleur animé de tout les temps, malheureusement ce n'est pas le cas d'un point de vue commercial. En effet, les produits dérivés tel des jouets ou autre marchandising comme des jeux-vidéo n'attire pas les foules, paradoxale n'est-ce pas que de voir un animé qui est un carton mondial mais qui n'engendre aucun bénéfice pour le studio, la raison d'une tel situation est probablement dus à la difficulté de vendre un produit sur un animé qui n'est pas réellement un space-opéra mais pas non plus un animé d'aventure.
    Sans la vente de produit dérivé un studio vie très peu longtemps, surtout quand on s'appelle Gainax qui ont pourtant déjà connu ce genre de cas et qui a été sauvé par les ventes de Gunbuster.
     
    Nadia et Le Secret de L'eau Bleu devait donc renfloué les caisses mais ce ne fut pas le cas, bien au contraire puisque le studio est au bord de la faillite, alors on finit par chercher un responsable de cette fâcheuse situation et qui de mieux que le réalisateur de ce Nadia et Le Secret de L'eau Bleu, après tout c'était notre son projet qui n'est rien d'autre que Hideaki Anno.
     
    Ce dernier commence petit à petit à plonger dans une dépression dont on ignore encore aujourd'hui l'influence qu'il a eu dans sa vie, j'ai entendu dire il y a plusieurs années de cela qu'il avait tenter à trois reprise de se suicidé mais selon certains membre de la Gainax il n'en n'était rien, bref on sais rien !
    Hideaki Anno a vraiment, excusez-moi de l'expression, tout pris dans la gueule et en a payé le prix fort : on a limité son pouvoir créationnel sur la fin de Nadia et on l'écart du film qui se déroule après la série, on lui prive de deux projet qui sont Olympia un récit de science-fiction qui raconte la quête de vengeance d'une femme envers son père et Aoki Uru (ou Uru in blue) la suite des Ailes d'Honnêamise dont il ne reste que les artwork de Sadamoto. C'est également le manque de confiance, de soutient et de reconnaissance de la part de ses collègue ainsi que de la charge importante de travail qui va mentalement le fatigué, c'est la douche froide.
     
    Cependant, contrairement à ce que je croyais à l'époque, Hideaki Anno ne s'est pas enfermé en attendant je ne sais quoi mais il a bossé.....sans sa signature. Pourquoi ? Je pense que le manque de reconnaissance l'a beaucoup affecté et pour éviter d'être blessé à nouveau dans son ego il préfère travaillé anonymement.
    C'est ainsi qu'il se retrouve dans différent projet tel que Mobile Fighter G Gundam (1994) mais surtout une certaine Sailor Moon (1992). L'expérience sur ce dernier animé sera plutôt bénéfique pour Anno puisqu'il va d'abord prendre plaisir à travaillé d'autant qu'il est personnellement fan de Sailor Moon (chose que je comprend tout à fait), son implication dans le premier long métrage ainsi que dans l'arc Le Silence (saison 3) va également donné des idées pour Neon Genesis Evangelion.
    Pour les curieux, on lui doit les transformations d'Uranus et de Neptune mais il va aussi réalisé un épisode, lequel ? C'est celui sur le retour de Chibiusa pendant un festival.....mon dieu c'est lui le responsable de son retour !
     

    Les Eva sont tout aussi terrifiants que classes !
     
    Cependant, Anno ne se sent pas bien pour les raisons cités plus tôt mais également pour des raisons plus personnelles. Il faut savoir qu'Anno est un homme qui préfère prendre ses distances avec les autres, on peut même dire qu'il ressent un désintéressement envers ses compères et si on voulait aller encore plus loin on peut dire qu'il n'aime personne, que ce soit les gens ou les animaux.
    Pour tout vous dire, on apprend en 2005 par le biais de sa femme Moyoco Anno (Mangaka de Chocolat & Vanilla) que le régime alimentaire de Mr.Anno consistait en des plats transformés tel des Chips, des Ramen, des Pizza, des Pâtes mais surtout évidemment du Saké ! D'ailleurs, il évite de manger de la viande (il est végétarien) et boire également du café en canette (ça me dit un truc dis donc)
    Vous vous dite probablement cette chose en lisant tout ça mais si vous avez vu Nadia et Evangelion ce sont normalement des choses qui vous dit quelques chose puisque ces éléments sont visible dans ces série comme Nadia et Rei qui sont végétarienne ou les fameuses canete de café dans Evangelion, moi qui pensais que c'était un sponsor pour financer la série.
     
    Pourquoi un tel état d'esprit ? On peut trouvé son origine dans son enfance plutôt difficile puisqu'il vit avec un père qui passe son temps à se saouler et à le frapper, véritable traumatisme pour le jeune Anno qui est effrayé par ce père tyrannique auquel il lui manque un bras suite à un incident de travail dans une scierie, détail qui donne cette impression de monstre pour l'enfant.
     
    Alors qu'est-ce qu'il aime ? Les robots et les séries Super Sentai ! Anno ne ressens que de la sympathie pour les choses "non-vivant" tel des mécha, sans se rendre compte Anno a déjà pas mal d'idée pour un nouveau projet qui commencera à écrire fin 1993, bien sûr c'est Neon Genesis Evangelion.
    C'est lors d'un rendez-vous avec un ami d'enfance Toshimichi Ohtsuki un producteur et directeur musical que les choses vont s'accéléré, les deux bonhommes se plaignent du manque d'originalité dans l'animation Japonaise et propose à Anno de lui amener "n'importe quoi" pour l'apporter à ses supérieur et créer un nouveau projet, ce "n'importe quoi" sera Neon Genesis Evangelion.
    Anno retourne à la Gainax toujours dans la dèche pour annoncer que les affaires reprennent, Le PDG de la Gainax est plus que ravi et impose plusieurs conditions au contrat dont les droits de la série pendant 5 ans et le fait qu'aucun enfant ne soit tué dans la série.
     
    Pour faire simple, Anno veut faire revivre le genre Mécha et lui donné une ambiance plus mature et plus sombre mais aussi révolutionné l'animation Japonaise en ouvrant le genre à un public plus large et plus uniquement au simple Otaku, ouais il voit les choses en grand !
    L' équipe va alors choisir un mécha dans une ambiance christianisme. Pourquoi ? Au Japon le christianisme est plutôt exotique ce qui leur permet de se distingué des autres productions, Anno commence à écrire un premier jet de scénario qui contient la base de la série mais il a une petite idée en tête, il souhaite que les monstres soient effrayant et que les enfants vomissent devant la série, pour information les EVA devaient "bouffer" les monstres pour les vaincre ce qui servira à certaines scènes.
     
    Anno présente donc sa première version mais le comité est choqué de voir autant de violence surtout avec la stipulation qu'aucun enfant ne doit être tué mais Anno n'en n'a que faire, il va continué à exploité le concept quitte à délaissé le cannibalisme des Eva.
    C'est le 4 février 1994 que l'écriture originale de Neon Genesis Evangelion arrive à terme et en parlant de scénario il est peut-être temps de vous le présenter.
     

    On trouvera quelques références subtile à Sailor Moon dans la série !
     
          Emmène-moi jusqu'à la Lune, Laisse-moi jouer parmi les étoiles !
     
    L'intrigue se déroule en 2015, l'Humanité à dus faire face à un cataclysme provoqué par une étrange explosion au pôle nord, cet incident va provoqué la montée des eaux et ainsi engloutir des villes comme Tokyo.
    La raison officiel de cette explosion est la chute d'une astéroïde mais la réalité est tout autre, il y a quinze ans de cela des hommes ont découvert une source de vie inconnue, l'être enfouis sous la glace se fait nommé Adam, cette découverte se nomme le "First Impact".
    Des scientifiques ont alors voulu faire des expériences sur cette être mais ça a mal tourné provoquant ainsi ce cataclysme qu'on appelle "Second Impact". Quinze ans après ce drame l'Humanité s'en est relevée mais des créatures géante appelées Anges tente de détruire Tokyo-3, la capital forteresse et provoquerai le "Third Impact" qui serait fatal pour l'humanité !
     
    Mais on avais tout prévus ! L'organisation secrète Nerv fut créé dans cette éventualité et on créer un être humanoïde capable d'éradiqué ces monstres : Les Evangelions ou EVA pour les intimes.
    Les EVA ne peuvent être piloté que par des ado de quatorze ans, c'est ainsi qu'apparait Shinji Ikari, fils du commandant de la Nerv qui fut "invité" de piloté l'EVA-03 mais ce dernier refuse parce que son père est un fumier qui l'a abandonné à la mort de sa mère.
    Il changea d'avis à la vue de sa futur coéquipière dans un brancard qui arrive à peine à se relevée, cette fille n'est rien d'autre que Rei Ayanami de fil en aiguille Shinji va se retrouver dans une lutte de tout instant, accompagné de Misato Katsugari sa chef et tutrice mais surtout Rei et Asuka ses coéquipière qui vont se battre à ses côtés.
     
    Ça c'est le pitch de base mais il y a également une sous-intrigue concernant l'origine de ces EVA et du Second Impact qui va permettre de mieux comprendre les fils de l'histoire.
     
    Bon on commence par quoi ?
    Neon Genesis Evangelion une série mythique qui s'est fait une réputation pour la maturité de ses sujets abordés, son ton mais aussi pour son aspect psychologique.
    Ouais, Evangelion est très psychologique pour l'époque bien qu'il existe d'autres animés qui était aussi psychologique comme Gunnm ou Akira, Evangelion reste marquant pour ses personnages tourmentés et ses réflexions introspectives.
     
    "Mais on parle bien d'un mécha, non ? Gundam avait aussi des personnages tourmentés alors pourquoi ce Evangelion est-il plus marquant ?"
    Bonne réflexion mais pour comprendre tout ça il faut expliquer plusieurs points.
     
    D'abord, Evangelion brise les codes du genre mécha par la fusion entre le Real Robot et le Super Robot, les EVA sont donc un mélange de robot surpuissant face à des extraterrestres comme un bon vieux Goldorak mais en mettant l'accent sur le progrès scientifique et le mal être des héros, surtout le mal être des héros.
    Souffrance physique, morale et psychologique sans oublié une bonne crise existentialiste attend les héros mais aussi le spectateur.
     
    L'EVA est un robot très mobile contrairement à un Gundam par exemple, il est presque humain dans ces gestes ce qui est déjà une révolution pour l'époque mais ça ne s'arrête pas là !
    Le pilote subit les coups aussi bien que L'EVA, chose tout aussi nouveau pour l'époque (d'ailleurs, je crois qu'on a jamais repris ce concept).
    Mais le top du top pour moi est l'image même du mécha qui est ici remis en question, tout les précédents mécha sauve le monde, l'EVA le sauve aussi mais on sent aussi qu'il peut conduire à la fin de l'humanité.
    Non mais regarder moi cette gueule ! Vous seriez rassurez si ce genre de mécha existait dans notre monde ? Et encore quand il pète pas un plomb et se met à tout détruire voire bouffer ces adversaires.
     
    Regardez donc ce passage mythique de la série :
    Si ça c'est pas effrayant comme mécha, je ne sais pas ce qu'il vous faut !
     
    Il y a aussi un autre passage où Asuka est effrayé par l'EVA 01 et dit : "C'est ça que je pilote ?" remettant en cause le statut même du mécha dans la société Japonaise, brillant juste brillant !
    Il faut reconnaitre qu'Anno avait déjà fait quelques pic sur la science avec Nadia mais Evangelion c'est juste la science qui part en vrille !
     
    Beaucoup de spectateur ont été marqué par cette série car ils ont dus faire face eux aussi à une introspection "involontaire" de la part d'Hideaki Anno qui voulait faire réfléchir sur le média, le rapport que l'on a auprès de ces héroïnes (le phénomène Waifu en tête) et les dérivations trop extrême des Otakus.
     
    Cependant concentrons-nous sur des choses plus simples voulez-vous ?
    C'est donc pas moins de 26 épisodes où combat spectaculaire et vie quotidienne se côtoye, j'ai pas vu beaucoup de mécha dans ma vie je dois bien le reconnaitre mais je dirais qu'Evangelion est le premier mécha qui mélange ces deux aspects (quoique Gundam...).
    Les épisodes sont construit d'une façon très précises, chaque épisodes est d'abord composé de Quotidien/Combat mais surtout d'une "thèse" et de son "application".
     
    Qu'est-ce que j'entend par là ?
    Evangelion traite plusieurs sujet dans chaque épisodes, notamment beaucoup sur les relations humaines ou les apparences, au début cela semble très sommaire mais ça va très vite changé dans la seconde moitié de la série quand il sera question de confiance, de trahison et de mensonge.
    Pour développer mon argument je vais prendre l'exemple de l'épisode 16, c'est un épisode que j'aime beaucoup car il est question de confiance en soi.
    Shinji a réussie à battre Rei et Asuka au fameux test de synchronisation que l'on voit régulièrement quand soudain un ange apparait, Shinji se sentant extrêmement confiant suite au succès du test de synchronisation fonce vers l'ennemie pour se faire avoir bêtement se retrouvant ainsi piégé dans l'ange. Une fois piégé, Shinji se retrouve dans une toute autre lutte, une lutte psychologique face à lui-même, des questionnements sur les raisons de sa vie et du pourquoi il pilote.
    Il serait long et fastidieux de tout expliquer parce qu'il est aussi question de liberté (le fait qu'il ne suit pas les ordres par exemple) mais l'idée de "Thèse" (j'ai réussie le test donc je suis fort) et "d'application de la thèse" (j'ai voulu me battre tout seul parce que je suis fort mais cela a échoué) est ici appliqué, ce n'est pas toujours le cas mais cela l'est régulièrement.
     

    Plus on avance dans la série, plus les combats gagnerons en violence et les souffrances psychologiques en feront de même !
     
    On notera aussi que les combats sont en réalité double, d'abord physique avec les anges puis/ou psychologique face aux anges bien sûr mais aussi face aux autres humains.
    Parce que oui il est question du rapport des uns aux autres, Shinji en est le parfait représentant, enfant tourmenté à cause de l'abandon de son père et de la mort de sa mère, il impose des distance plus ou moins rapproché en fonction des évènements et du caractère des personnages.
    En vérité, Shinji est l'anti-pilote de mécha parce que contrairement à tout les autres pilotes de toute les autres série avant Evangelion, le pilote accepte de piloter sans se poser de question et même prennent l'initiative de piloter.
    Shinji quand à lui.....est imposé de piloter, d'abord parce qu'il n'aurait pas d'intrigue mais aussi parce que ce dernier est forcé de piloté, son père et Ritsuko le critique, Misato essaye de le résonner mais le force d'une certaine manière, le regard des autres qui voit la scène impose une pression, l'urgence du combat imminent est tout aussi une pression pour enfin avoir une Rei en piteuse état qui doit se battre alors qu'elle ne peut pas, sous-entendu que Shinji est un "salaud" de ne pas piloter.
     
    C'est une interprétation comme il en a d'autre mais on ressent dans l'écriture l'angoisse de la sociabilisation car c'est de cela dont il en question dans Evangelion (et la souffrance de la sollitude).
    Il faut dire que l'une des force d'Evangelion est qu'il est parfois dérangeant dans son visuel, je pense fortement aux Anges, aux EVA mais aussi à Rei, la mise en scène y joue beaucoup mais quand j'entends le prénom de Rei, je pense avant tout aux scènes introspectives et ses apparitions mystérieuses qu'à l'aspect "Waifu".
     
    Puisqu'on parle de jolie fille, parlons de Yoshiyuki Sadamoto le chara-designer d'Evangelion et de plusieurs travaux d'Hideaki Anno. Sans surprise c'est mon dessinateur préféré, j'adore son style et sa façon de dessiner, en particulier les femmes.
    Sérieusement je trouve qu'il réussie à donner un côté charnel à ses héroïnes sans tomber dans la facilité du "trop sexy" ou du vulgaire, d'ailleurs ce dernier avoue que si Misato existait dans la réalité il aurait voulu sortir avec elle (t'es pas le seul mec XD).
     
    Petite anecdote, Misato était initialement une femme immature mais qui en réalité était une militaire qui devait sauver Shinji à chaque épisode....devinez ce qu'ils ont garder ^^
    Misato est censé être un mélange entre Fujiko Mine (Edgar de la Cambriole) et Usagi Tsukino (Sailor Moon) mais sans ses couettes, non vraiment elles ont la même coupe de cheveux !
     
    Ritsuko est plutôt l'opposé de Misato, inspiré d'Electra dans Nadia et le Secret de L'eau Bleu et d'une ancienne petite amie d'Hideaki Anno. Contrairement à Misato qui s'était inspiré de femme fantasmées comme des top model, Ritsuko est plus proche de femme réelle dans son design et dans son caractère....chose assez marrant quand on sait qu'elle est la personnage la moins aimé de la série alors que son but était d'être fantasmée.
     
    Gendo, le père de shinji est inspiré du scientifique fou et de l'acteur Ed Bishop et partage les mêmes caractéristique que Shinji, c'est normal c'est son père.
    Shinji est un cas assez intéressant en matière de design puisqu'il est inspiré de Nadia dans Nadia et Le Secret de L'eau bleu, ouais il est inspiré par un personnage féminin, Sdamoto a juste changer ses sourcils et sa coupe de cheveux mais sinon c'est le même personnage. Il avait pour volonté de créer un homme avec des traits féminins.
     
    Il reste qui ? Ah Rei évidemment, Aaah Rei, j'ai toujours eu un rapport compliqué avec elle, j'ai eu du mal à me reconnaitre en elle mais maintenant j'aime beaucoup ce personnage, par contre j'ai toujours adoré son design je trouve que c'est une leçon de dessin pour tout les dessinateur en herbe. Le prénom de Rei n'est pas anodin, d'abord c'est un jeu de mot avec le nombre zéro qui se prononce pareil, puis c'est un clin d'œil à deux personnage : Rei Asaka (Très Cher Frère) dans le but d'attirer un certain Jun'ichi Satō qui avait travaillé sur....sur....Sailor Moon qui a un personnage qui s'appelle....Rei Hino....sophistiqué pour simplement demandé de travaillé avec lui ^^'
     
    Le plus difficile fut son caractère car Anno avait donné comme consigne : "quoi que tu fasse, elle doit ressembler à une fille amer et malheureuse qu'on remarque à peine"....Sayori ?
    Petit Hic, Anno ne veut pas tomber dans une ambiance morbide avec ce personnage, il a demandé de l'aide Junichi Sato (le réalisateur de Sailor Moon) pour l'écriture de ce personnage, ouais le gars qui a réalisé Sailor Moon à participé à l'écriture de Rei Ayanami, la classe !
    Pourquoi lui ? D'abord Anno est fan de son travail sur Sailor Moon et aussi parce qu'il est spécialiste dans les problèmes d'adolescente et sur les Mécha, très pratique tout ça !
     
    L'autre problème avec Rei était la tension sexuelle que l'équipe avais créer avec Shinji, en vérité personne ne sait comment on en est arrivé au fait que Shinji met la main sur la poitrine de Rei dans l'épisode 5, c'est plutôt drôle comme situation je trouve.
     

    Rei ou Asuka ? Encore de nos jours on n'arrive pas à résoudre ce dilemme !
     
    Vous savez ce qui est drôle aussi ? Le doublage VF de l'époque qui est une Ca-Ta-Strophe.
    Le problème est que la boite qui s'occupait du doublage à l'époque pensait qu'Evangelion était une bouse monumentale et que ça ne marcherait jamais, Raté !
     
    Par conséquence, les doubleurs ont eu à peine 48 heures pour doubler une série comme Evangelion d'où la catastrophe.
    Quand au nouveau doublage "Netflix", il est bien meilleur que l'originale mais possède deux gros problème, d'abord une nouvelle censure concernant l'homosexualité de Kaworu (le fameux "parce que je t'aime" deviens "parce que je t'apprécie bien") quand à la seconde raison c'est qu'ils n'ont pas eu les droit de Fly Me To The Moon, le célèbre ending de la série qu'ils ont dus remplacer par un des thème de Rei....c'est balaud Netflix !
     
    On ne sens rend pas compte mais Evangelion partage l'écriture Shojo dans une série de mécha, qu'est-ce que je veux dire par là ? De nos jours, la psychologie dans la fiction est trouvable aussi bien dans des shonen que des seinen mais on oublie que c'est les Shojo qui ont véritablement développer ce domaine, c'est peut-être pour ça que j'entends souvent cette bêtise que la psychologie est un truc de fille.
    Cependant, Anno a été marqué par une petite amie dans le passé (la fameuse Ritsouko) qui lui a fait découvrir des œuvres Shojo ce qui l'influencera dans quasiment tout ces travaux.
     
    Sailor Moon en tête quand on pense à influence avec pas mal de référence comme on l'a vu mais aussi le fait d'avoir repris des membres du staff de la Toei et des doubleuses, Anno ira même jusqu'à mettre en scène une soirée qu'il a passé avec le réalisateur de Sailor Moon dans un bain chaud que l'on peut voir dans l'épisode 24, il ne l'a jamais avoué mais le réalisateur de Sailor Moon pense que cette épisode viens de cette soirée.
     
    On reconnait aussi quelques clin d'œil subtile mais j'ai une petite théorie concernant Shinji, je pense qu'Hotaru dans Sailor Moon a été sa source d'inspiration, ils partagent beaucoup en commun (même passé, même caractère, même problème).
     

    Le manque de budget poussa l'équipe à créer une mise en scène théâtrale mais incroyable !
     
         Je ne dois pas m'enfuir, Je ne dois pas m'enfuir, Je ne dois pas m'enfuir......
     
    L'ost d'Evangelion est mythique, épique et émouvant ! On le dois à Shirō Sagisu, un compositeur assez fidèle d'Hideaki Anno puisqu'il a travaillé sur quasiment tout ses projets mais il a aussi travaillé sur d'autres projets connu comme le second film de Sakura Chasseuse de carte (La Carte scellée) ou les films Berserk.
    Sinon il a composé sur des séries comme Jeanne et Serge (1984), Macross 7 (1994), Bleach (2004), Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans (2015) et bien sûr Nadia, le secret de l'eau bleue (1990) et tout ce qui est relié à Evangelion évidemment.
     
    écoutons quelques extraits :
     
    - Thanatos (thème relié à Rei) 
     
    - Angel Attack (thème de combat)
     
    -  Barefoot in the Park (Thème de détente, sortie)
     
    - Et bien sûr le très célèbre thème des batailles décisives !
     
    - Bon un petit dernier avec le thème de Rei I :
     
    J'ai oublié de mentionné qu'il y a également des compositions de musique classique très connu dans la série qui fut ajouter parce qu'Anno adore ce genre de musique et aussi pour contrer la musique pop qu'on utilise souvent dans les animés....qui à dit que c'était aussi parce que c'est libre de droit ?
     
    Des défauts ? Comment cela ? Qui va a dit qu'Evangelion avait des défauts ? Elle est parfaite cette série....ou presque.
    Bon assez de mauvaise de foi, oui Evangelion a des défauts et pas des petits d'ailleurs !
    Commençons par ce qui a fait parler le plus de lui, une animation parfois douteuse....du moins quand animation il y a.
     
    Vous le savez très bien maintenant mais la Gainax était au bord de la faillite à l'époque, de ce fait le budget d'Evangelion était amoindri comparé à d'anciennes productions, l'équipe à mis le parquet dès le début de la série mais vers la seconde moitié c'est là que les choses se compliquent, au point même qu'ils n'ont même pas assez d'argent pour finir la série, la dèche total !
     
    Une autre raison d'un tel manque de budget pour une série qui pourtant était un phénomène à l'époque est dus à la crise économique, non non ce n'est pas une blague ou une bonne excuse mais pour ceux qui l'ignore le Japon à connu une crise économique dans les années 90 et les studio d'animation en ont payé les frais comme tout le monde. Par conséquent, les studio d'animation était beaucoup plus enclin à refuser des créations originaux au risque de faire faillite et préfèrent miser sur des adaptations de manga beaucoup plus sûr.
    Imaginez alors un studio comme Gainax qui sont déjà en manque de budget dans une période de crise économique....ouais c'est la merde.
     
    Pourtant Evangelion a réussie à aller jusqu'au bout alors comment ils ont fait ?
    D'abord, Anno a pris beaucoup à Sailor Moon comme on l'a vu mais ce qu'on pensent le moins est ce qu'il s'est tout aussi inspiré en matière d'économie d'argent. Vous avez pensez aux transformations, c'est à dire à la répétition des plans, en vérité il y en a peu (ils ont repris des plan de l'opening pour certains combat).
    La première méthode consiste à faire durer inutilement certaines scènes, la scène mythique de l'ascenseur en tête mais également d'autres petites scènes bien plus subtile.
     
    Je pense à l'épisode 6 et précisément à la scène où Rei va voir Shinji à l'hôpital. Elle donne les instructions de la futur opération qu'elle a marqué dans un carnet. La première fois on ne fait pas trop attention mais dès un second visionnage on se rend compte que Rei tient son carnet de façon à ce que l'on ne voit pas sa bouche, c'est une méthode pour économisez de l'animation, d'ailleurs elle est très souvent utilisé avec Gendo avec sa fameuse pose, et non ce n'était pas que pour faire stylé c'est aussi une façon d'économiser de l'argent.
     

    C'est stylé et économe, que demandé de plus ? (une animation ?)
     
    Si au début ce genre de scène est rare cela changera dans la seconde moitié où ils seront plus fréquent et plus longues.
     
    Je vous laisse la très célèbre scène de l'ascenseur comme exemple : 
     Ah oui la première fois on a l'impression que ça dure une éternité !
     
    Vous aurez remarqué également que l'animation est différent que dans votre souvenir, c'est normal puisqu'il est très fréquent qu'une série bénéficie d'un retouchage.
    Comment cela est-il possible ? Il faut savoir qu'entre la première diffusion d'un animé et sa sortie en DVD, le studio retravaille certaines scènes parce que l'animation était pas top, très souvent par manque de temps, on le fait encore de nos jours puisque des séries comme Dragon Ball Super, Sailor Moon Crystal ou Seven Deadly Sins ont eu droit à cela (il faut dire aussi qu'ils ont été pointé du doigt tant l'animation était vraiment pas top lors de la diffusion à la télé).
     
    Le second point est plus personnelle mais lorsque l'on parle d'Evangelion qu'avez vous en tête ? Des Eva en mode berserk ? Des révélations sur les personnages ? La mise en scène nerveux des combats ? Ou encore les scènes introspectives ? Et bien tout ça est majoritairement dans la seconde partie de l'animé.
    Qu'en est-il de sa première moitié ? Malgré quelques épisodes marquant comme l'arrivé d'Asuka, le premier affrontement contre le premier ange, le sourire de Rei, l'épisode où Shinji et Asuka doivent apprendre à se battre ensemble en dansant ou le combat contre l'ange en pleine canicule et sans courant dans la ville......le reste est oubliable triste de le reconnaitre.
     
    Ouais la qualité des épisodes n'est pas très stable dans sa première partie quand certains sont contradictoires !
    Qui se souviens de l'épisode où les américains ont créer leur propre EVA avec du nucléaire ? Qui se souviens de l'épisode où l'on te présente l'ordinateur de la Nerv ? L'épisode "Magmadriver" considéré comme le pire épisode de la série (ce que je conteste, l'épisode 13 avec le système Magi est pour moi le pire tant on se fait chier).
     
    Ayant revu quelques épisodes, je constate aussi que certains "concept" n'ont pas été autant développer. Je vais vous poser une colle, il y a combien d'épisode où Shinji, Rei et Asuka se battent ensemble ? Il doit en avoir pas mal vu qu'on représente beaucoup les trois personnages ensemble....pas tant que ça, en faite il n'y a que deux épisodes....Ah oui c'est peu.
     
    C'est très souvent par deux qu'ils combattent mais rarement pas trois et devinez avec qui Shinji se bat le plus ? Rei ou Asuka ? La réponse est Asuka puisque Rei est très souvent en retrait, il faut attendre un bon moment avant de la revoir en action.
    La raison à cela est en faite une erreur de Mr Anno, vous vous souvenez de l'épisode 6 où Rei fait un grand sourire à la fin (mon passage préféré de toute la série d'ailleurs) et bien Anno à trouver sur le moment que c'était cool mais lorsque la télé diffusa l'épisode il s'est rendu compte que c'était une grosse erreur puisque c'était censé être la conclusion du personnage....au début de la série....c'est con.
    Du coup, Anno à mis à l'écart Rei au point qu'il ne voulait plus l'impliqué dans l'intrigue mais les fans ont réclamer de la voir plus souvent et vous connaissez l'adage : Con et passion font compassion.
    Oui on ne voit pas beaucoup Rei malgré son statut de waifu ultime pour l'époque.
     

    Certains épisodes sont vraiment passable contrairement au reste de la série !
     
    Un autre point à parlé et qui a fait couler beaucoup d'encre, la censure !
    Vous l'ignoriez peut-être mais Evangelion à eu pas mal de soucis avec la censure et cela à cause....D'une grand-mère.
    Non non ce n'est pas une blague, la Gainax avait tendance à rendre l'épisode à la chaine de télévision 5 minutes avant la diffusion, on ignore si c'était parce qu'ils ont galérés à faire les épisodes ou si c'était pour éviter que la Télévision regarde l'épisode avant et décide de modifié ce qu'ils ne leurs plaisaient pas.
     
    Mais c'est l'histoire de la grand-mère qui vous intéresse, non ?
    Pour ça il faut remonter à l'épisode 20, cette épisode parle en gros....de sexe et de désir corporelle, certes c'est pas la première fois qu'on parle de cul dans la série mais alors qu'est-ce qui s'est passé ?
    Ceux qui ont une bonne mémoire se rappelleront de la fin de l'épisode où Misato et Kaji font crac-crac après avoir sauvé Shinji (c'est ce que je suppose le repos du guerrier lol).
    Après avoir soupirés un grand "Aaaa!" vous vous êtes dit : "Mais on voit rien !"....oui mais on entends !
    C'est d'ailleurs la scène la plus hot de la série (en VO c'est....Whoa !), une rumeur prétend même qu'Anno a fait cette scène parce qu'il avait la doubleuse de Sailor Moon sous la main, sacré Anno !
     
    Et la grand-mère dans tout ça ? Et bien on suppose qu'elle faisait ses activités de son âge, c'est à dire rien du tout et qu'elle a allumé la télé et....Oh ! Mais qu'est-ce donc ce dessin animé qui montre un homme et une femme faire l'amour ? Je vais appeler les associations et le responsable, ça va gueuler !
    Donc suite à une grand-mère qui a allumé sa télé au mauvais moment et sur la mauvaise chaine, la Gainax et TV Tokyo ce sont retrouvé dans le caca, une rumeur prétend également que le responsable de diffusion a été viré à cause de cette histoire et concernant la Gainax, ils doivent se calmer dans leur série.
     
    Sauf que c'est Anno qui est à bord et lui est déterminé à aller encore plus loin juste pour faire chier le monde (j'adore ce mec), ce sont les fameux épisodes Director's Cut !
    Cela concerne les épisodes 21 à 24, ce sont des épisodes plus longs que les autres par le simple fait qu'ils ont ajouter et améliorer des scènes, quand on pense à censure dans Evangelion c'est ces épisodes qu'on a en tête. Ils ont été projetés à la télévision lors d'une seconde rediffusion dans la nuit si ma mémoire est bonne.
    Si de nos jours il n'y a rien de si choquant, à l'époque c'était une autre histoire : Des filles souvent représentées toutes nues (coucou Rei), mention de suicide voire on assiste à l'une d'entre elle, violence psychologique sur des enfants, meurtre d'enfant et j'en passe.
    Je pourrai continuer encore longtemps mais le temps me manque alors passons au sujet qui fâche: la fin !
    On ne pourra pas dire que la fin de la série est oubliable loin de là par contre elle est très frustrante, pour tout vous dire la première fois j'ai crevé le plafond.
    Beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens n'ont pas aimé cette fin parce que les deux derniers épisodes sont....bizarres ?!
     
    Le problème est qu'Anno n'a plus du tout de budget pour faire ses deux épisodes, pour vous dire à quel point c'était banqueroute à la Gainax que des croquis servent de plan comme tel ! Pour beaucoup, c'est un foutage de gueule Monumentale, certains parle même du scandale du siècle (si si) mais sans vraiment comprendre que derrière c'était dus à un manque de budget en plus d'une censure qui a vraiment bouleversé les plan d'Anno.
     
    La fin, on la connaitra en 1997 avec le film The End Of Evangelion mais c'est une autre histoire.
     

    exemple de scène qui a subit de lourde censure (chez nous particulièrement)
     
           Merci les amis ! (Conclusion)
     
    Alors qu'a t-on gardé d'Evangelion ? Pour certains c'est une œuvre introspective qui casse les codes du mécha et qui a remis en cause leurs vie (c'est mon cas), pour d'autre c'est simplement des jolies filles et des gros mécha bien badasse, la véritable réponse est selon moi aussi bien l'aspect psychologique que "fan-service".
     
    Pour la Gainax, le succès sera grandiose, ils vont gagner plein d'argent mais ils vont surtout se prendre la grosse tête et dépenser dans tout et n'importe quoi causant ainsi leur déchéance.
    Pour Anno c'est une victoire amer, d'accord il a réalisé une série révolutionnaire et marquante mais les gens n'ont pas retenu la leçon du bonhomme : arrêter de mater des animés et aller dehors construire votre vie !
    Bon il est assez extrême comme ça mais on peut combiner vie sociale et animé je vous rassure.
     
    La suite sera les films Evangelions puis le départ d'Anno à la Gainax pour faire son remake/reboot qu'il viens à peine d'achever.
     
    J'aurais souhaité faire plus mais le manque de temps par rapport à ma vie de manchot me permet simplement de faire un billet modeste qui j'espère vous aura plus.
    3 ans et oui, je commence à devenir vieux maintenant mais j'ai encore pleins d'animé à vous présenter. Pour le mois prochain ? Pas mal de chose de prévu mais on verra bien ce que je vous réserverai.
    Neon Genesis Evangelion restera pour moi le meilleur animé que j'ai vu malgré ces défauts mais c'est pour ça qu'on l'aime et je conclurai de la même façon ce billet que j'ai fait il y a 3 ans : Merci à tout ceux qui m'ont lu pendant ces trois ans ou à ceux qui me liront dans le futur !
     
     il existe 26 versions différentes de cette ending soit un par épisode, cool non ? Et Netflix n'en n'a aucun Ahahah !
     
     
    PS: L'écriture de ce billet à été réalisé avec l'aide de l'ouvrage Neon Genesis Evangelion – Le renouveau de l'animation Japonaise – disponible chez Pix'n Love que je vous recommande à 300% si vous êtes un grand fan d'Evangelion comme moi !
  13. SanoManjiro liked a blog entry by DrunkenPenPen, Evangelion 3.0+1.0 Thrice Upon a Time [Avis]   
    Il aura fallut pas moins de 15 ans pour Hideaki Anno pour donner à sa licence fétiche Neon Genesis Evangelion une nouvelle vision ,une nouvelle peau, un remake ! C'est hier soir que c'est achevé une longue attente pour les fans (presque 10 ans !) sur la plateforme Amazon Prime Vidéo, j'ignore le succès de ce dernier film à l'heure où j'écris ces lignes mais c'est loin d'être ma préoccupation première.
    Pour ceux qui ont l'habitude de me lire et qui savent que trop bien l'affection particulière que j'ai pour Evangelion vous vous êtes peut-être demandé si j'allais traité ce film, la réponse n'en n'était que trop évident, cependant cela ne sera pas une critique habituelle mais un simple avis sur le vif, un regard sur l'instant après à peine quelques heures son visionnage.
    Pourquoi un tel choix ? Pour différentes raisons, d'abord éviter l'erreur d'Alita Battle Angel écrit aussi sur l'instant et pas digne de mes autres billets; Le second choix est que ce Evangelion aura droit à un billet digne de ce nom mais pas tout de suite, il me faut digérer, disséquer la bête et cela prendra le temps qu'il faudra mais il était hors de question que je n'en parle pas alors un simple avis était le bon choix.
    Assez niaiser répondons enfin à cette question qu'on a tous sur les lèvres : Alors, Evangelion 3.0+1.0 Thrice Upon a Time est-il bien ? C'est ce que l'on va voir.....
     
     

    Une des affiches du Film
     
     
           Avant de dire quoi que ce soit.....
     
    Il est bon de rappeler le but de ce billet, je pense que vous aurez compris le pourquoi du comment mais quelques détails sont à précisez :
     
    1/ Ce qui va suivre est mon avis et n'est pas source de vérité, si votre avis est différent n'hésitez pas à donner votre vision des choses, ce billet est fait pour ça.
    2/ Je ne serai pas totalement objectif, le fan-boy de la franchise va parler plus que le DrunkenPenpen habituel....quoi que ça a toujours été le cas, non ?
    3/ Je vais Spoiler c'est évident mais rassurez-vous tout sera caché par l'onglet prévu à cette effet, alors si vous compter regarder le film, jouer le jeu ne lissez pas les spoils, ça vaut le coup croyez-moi.
    4/ Mon avis n'est pas définitif, avec le temps je verrai ce film autrement donc rassurez-vous le futur billet de ce film ne sera pas une simple copie de cet avis.
    5/ Ce billet ne sera pas aussi exhaustif qu'à l'accoutumé, normal c'est un avis sur l'instant donc n'ayez pas trop d'attente sur les détails de production ou autre.
    6/ La lecture de mon billet sur Evangelion 3.33 sera probablement nécessaire car je ne vais pas m'attarder à résumé les anciens films (j'en ai déjà parlé).
     
    Bonne Lecture mes Pingouins !
     
     
            Evangelion 3.0+1.0 Thrice Upon a Time c'est quoi ?
     
    Evangelion 3.0+1.0 Thrice Upon a Time, alias Evangelion 4.0, alias Evangelion Final (j'utiliserai ce dernier pour une raison évident de longueur) est un film d'Hideaki Anno 'créateur de la série originale), Kazuya Tsurumaki (co-réalisateur depuis la série originale), Katsuichi Nakayama (animateur clé de la série originale) et Mahiro Maeda (Le mec derrière le design des Anges de la série originale).
     
    Il s'agit du film qui conclut la quadrilogie Rebuild of Evangelion qui est un projet de remake en chantier depuis 2006.
    La question qui vous viens à l'esprit est probablement pourquoi ce dernier film à mis autant de temps ? La réponse est Evangelion: 3.0 You Can (Not) Redo. Le rapport ? Et bien Hideaki Anno en a été très affecté par ce film au point qu'il a faillit prendre sa retraite à cause de ce film ! Ce film était trop personnelle et il s'est épuisé à le faire d'autant que la critique était assez mitigé à l'époque.
     
    Il faut dire que ce troisième film à fait le curieux choix d'être un reboot en plein milieu du remake, d'où le bordel sans nom qu'a été ce projet. C'est Hayao Miyazaki qui redonna la motivation au bonhomme (Le vent se lève a été fait avec Anno) puis le film Shin Godzilla (Godzilla Resurgence) qui motiva Anno de terminer ce qu'il devait être achevé : Evangelion Final !
     
    En bref, on retrouve l'équipe originale sur ce projet mais c'est pas ça qui vous interresse n'est-ce pas ?
     
     

    Le film envoi de la pâtée en matière de mise en scène !
     
                Ça raconte quoi Evangelion 3.0+1.0 Thrice Upon a Time ?
     
    Le film commence par un résumé rapide des anciens films en.....3 minutes chrono, ouais résumé c'est vraiment pas ton point fort Anno 😅
    Sinon on reprend là où le troisième film nous a quitté, Shinji est devenu une sorte de légume suite à son histoire avec Kaworu et est raccompagné par Rei et Asuka dans le désert rouge. Ils finissent par rejoindre le point d'extraction qu'Asuka avait demandé et......je n'irais pas plus loin parce qu'il n'est pas évident de résumer sans spoiler mais sachez que des évènements vont conduire à l'affrontement finale entre l'organisation Nerv et Willie, le groupe Rebel mené par une Misato discrète et un poil vénère.
     
               Quand The End Of Evangelion rencontre Evangelion 3.33 You can (not) Redo
     
    Avant de répondre à la question, je tiens à précisez que le film dure 2H30 et qu'il est coupé en deux partie, une première partie dans un village où nos héros ont trouvé refuge (cette partie dure une petite heure) et une seconde partie qui concerne l'affrontement final (partie qui dure 1H30 si vous avez suivie).
     
    D'abord, j'ai adoré cette première partie même quelques heures depuis son visionnage je trouve cette partie incroyablement réussie. L'inquiétude que l'on pourrait avoir est de voir un début mou surtout quand on a encore en tête le précédent film mais il n'en n'est rien. On va de découverte en découverte ou plutôt de révélation en révélation, et oui on nous a pas tout dit concernant le troisième impact comme le fait qu'il y a des survivants et pas n'importe qui.....
     
     
    Cette partie est très bien rythmé mais aussi assez émouvant notamment vis à vis de Rei que je trouve choupi, je crois que c'est la première fois depuis son sourire exagéré dans la série originale que Rei a fondu mon cœur de pierre (de la part d'un mec qui vante le kawaiisme absolue d'Hotaru dans Sailor Moon je vous rappelle), sérieusement elle est trop mignonne....ou d'une grande naïveté puisqu'elle est devenu sacrément ingénue.
    Comment ça ? Et bien notre petite Rei découvre la vie, les gens, les coutumes, les expressions comme bonjour ou au revoir, le remerciement, la sociabilité.....elle est clairement l'héroïne de cette partie.
    Vous l'avez compris, j'ai été beaucoup touché par les expériences de Rei parce que je me suis vu en elle, d'autant que ces scènes sont touchant voire attendrissant comme la scène où elle découvre comment on nourris un bébé, Anno réussit à nous donner une douceur dans un monde apocalyptique, voire Miyazakienne (j'invente des mots). On est entre l'attendrissement et le rire mais aussi entre la joie et la tristesse, tout se mélange mais c'est très bien fait, je pense que cette partie me marquera à vie.
     
    Pourquoi je parle de tristesse ? Disons que c'est pas la joie avec Shinji et qu'Asuka passe son temps à passer à l'engueuler tout en étant à moitié dénudée, d'ailleurs le Fan-Service est présent mais assez discret je trouve.
    Cependant, la scène la plus triste est celle qui conclue cette première partie.....
     
     
    ....je pense qu'il s'agit largement de ma scène préféré de ce film, voire de la quadrilogie !
     

    Cette première partie est une véritable réussite pour moi surtout grâce à Rei !
     
     
    Puis viens la seconde partie....et là c'est plus difficile pour moi, je dois admettre que je suis mitigé.
    Pourquoi ? D'abord, parce que le réalisateur a fait des choix qui amène un certains goût amer durant quasiment tout le reste du film....
     


    ....on se retrouve avec pas mal de retardataire voire d'absent durant un petit moment et je trouve que cela créer un étrange vide, on va aussi se concentré sur des personnages qui n'ont pas (encore) de développement, sincèrement parfois j'en avais rien à faire que tel personnage pleurniche pour tel ou tel chose.
    Les scènes d'action sont peu nombreux (trois dont celui d'ouverture du film) et malgré qu'ils étaient impressionant....je suis sorti mentalement du film, j'étais plutôt concentré sur le développement mis en place dans la première partie mais il y a cette coupure qui casse tout, on se retrouve avec uniquement des personnages secondaire ou qui n'ont pas eu de développement (ou très peu) pour se concentrer sur l'action, je trouve cela dommage parce qu'il manque une forme d'enjeu ou de réelle implication.
     
    Cependant, le dernier gros quart et son combat final totalement What The Fuck relève le niveau, non franchement Anno m'a mis plus d'une fois une claque dans la tronche dans ce film mais ce dernier quart : Whoa !
    D'autant que le développement MindFuck digne de la série fait son retour en force, ça fera plaisir aux fans !
     
     
    D'ailleurs mention spécial à ce "truc" lors de l'affrontement final qui est creepy, malaisant et va me faire beaucoup beaucoup de cauchemar, quand j'ai vu ce "truc" je me rappelle exactement ce que j'ai dit à voix haute : "Putain" et croyez-moi que ce mot est sorti du cœur !
     
    Pour ceux qui ne voit pas de quoi je parle :


    Alors autant vous dire que j'avais cette tête quand j'ai vu ce "truc" :
     

    Ouais j'étais pas prêt....
     
    J'ignore si le but était de ressentir ce que shinji ressentais dans le film The End Of Evangelion et bien c'était réussie !
     
                    Le blanc au niveau symbolique c'est un peu lourdingue, non ? Même pour des funérailles....
     
    Je vais être très franc, je ne sais pas quoi penser de ce film, j'ai envie de dire qu'il est le film qu'on mérite depuis le temps et que sa conclusion est probablement la plus jolie des conclusions que j'ai vu dans Evangelion (je reviendrais dessus) mais en même temps il souffre de beaucoup de maladresse dans son rythme avec une première partie parfait mais une seconde partie mou malgré l'action à la Gurren Lagane et un dernier quart qui reprend les choses en main.
     
    Parce que oui, je trouve ce film maladroit notamment en ce qui concerne certaine explication laissé dans le flou depuis plus de dix ans. Le problème est que ce film doit expliquer ce qui s'est passé entre le second film et le troisième (non parce qu'on n'a rien expliqué dans le 3.33) mais en plus entre le troisième film et le quatrième, c'est à dire qu'est-ce qui passe durant que les héros sont dans le village, c'est quoi le plan de la Nerv et de Willie par exemple, sans oublier Mari qui j'attend depuis maintenant trop longtemps ne serait-ce une explication, un développement, un truc quoi !
     
    Il faut croire qu'Anno a lu mes billets sur Evangelion parce qu'il donne enfin des explications, même pour Mari.....du moins je crois, vous allez comprendre.
    Le hic est que cela ressemble plus à du rafistolage qu'autre chose (oui je suis chiant), sensation que j'ai depuis la première partie du film notamment envers certaines insinuations dans le 3.33 qui s'avère être faux.
    Il y a aussi des explication en ce qui concerne des révélations qui explique le lien entre le 2.22 et le 3.33....
     
     
    Sans oublier tout les nouveaux termes du film que l'on nous balance au visage, sincèrement si vous me demander mon point de vue sur la deuxième partie du film, je dirai tout simplement

    "J'ai rien pigé"
                                                                                                                                                                                   DrunkenPenpen 13 Août 2021
     
    Il faut dire que ce film ne caresse pas les fans dans le sens du poil, c'est même plutôt le contraire et je vous préviens que si vous êtes fan vous allez faire deux trois crise cardiaque....
     
     
    Même si j'ai la sensation qu'Anno fait des doigts d'honneurs à ses fans, cela reste gentillet contrairement à The End Of Evangelion qui était bien plus vénère.
     
    Donc pour résumé, le fan-boy en moi a été déçu pour des broutilles de fans mais le Penpen objectif quand à lui à beaucoup aimé ce film car il s'affranchi de la licence.....peut-être même un peu trop.
    Ouais parce que franchement parfois j'avais plus l'impression de regarder autre chose qu'Evangelion tellement on est dans un délire à la Macross/Space Battleship Yamato mais c'est ce qui fait son charme à la fois.
    Je trouve également le film un peu trop long par rapport à son rythme cassé en pleine milieu de l'intrigue.
     
    De plus, la première partie possède des décor MAGNIFIQUE, j'étais sur le cul sur certains paysages, même la technique était impressionnant avec de la 3D bien utilisé (mais qui vieillira hélas) et j'ai même appris qu'ils ont utilisé de la Motion Capture notamment pour.....le vous saviez quoi, le "Truc".
     

    Il s'agit probablement du plus beau film de la quadrilogie !
     
    Pour faire une rapide analyse, je pense que ce film est un miroir qui reflète la franchise Evangelion, il y a constamment des clins d'œil subtile aux anciennes productions que ce soit dans le remake, l'original, les films des années 90 et même Nadia et Le Secret de L'eau Bleu.
    Des plans voire animations issue de la série originale sont réutilisés comme s'il étaient en manque de budget (clin d'œil à la situation financière de l'époque ?) mais je pense que c'est surtout par hommage parce que ce film est un hommage à Evangelion mais aussi sa mort.
     
    Oui ce film est selon moi le dernier souffle d'un vieillard qui dit ces derniers mots à ses enfants, la fin de ce film montre clairement cette appel de tourner la page (en plus d'être une dinguerie en matière technique), c'est presque un deuil que l'on nous impose mais je pense qu'Anno dit clairement dans ce film que c'est la Fin.....la vrai fin véritable de la franchise, il n'aura plus de production pour Evangelion, c'est presque un enterrement que l'on assiste.
     
    Evangelion redeviens ce qu'il est censé être à la base: un animé ni plus, ni moins.
    On assiste à la dégénérescence de la franchise, on voit les travers des décors, on nous rappelle que c'est un film : Oui c'est un brisage du quatrième mur à coup de char d'assaut.
    Evangelion n'est plus, il faut revenir à nos vies, à la réalité comme c'est l'homme que je suis qui écrit ces lignes et non DrunkenPenPen.
     
    Nos héros réalisent ce qu'ils sont vraiment, le film réalise ce qu'il est réellement, Hideaki Anno réalise qui il est véritablement, j'ai réalisé qui j'étais en faite.
    Oui Evangelion n'est plus mais il est quelques part, dans un coin de mon coeur et dans ceux des fans aussi et c'est avec beaucoup d'émotion et de bienveillance qu'Anno nous dit :
     
    "Evangelion c'est fini mais il demeure dans nos cœurs à tout jamais"
     
    Je crois que c'est ce que le film veut dire et j'accepte volontiers ce destin comme celui de ces personnages.
     

    2 exemples de plan quasi-similaire avec la série originale (et c'est très souvent le cas)
     
                    Bonne Nuit, Bonjour, Merci, Au revoir (Conclusion....du premier round !)
     
    J'aurais voulu dire plus de chose mais je crois avoir dit l'essentiel, Evangelion Final retournera les cerveaux et les cœurs. C'est un film particulier que je regarderai à nouveau avec plaisir et l'analyse en sera excitant, je l'ai beaucoup aimé malgré une légère déception au fond de moi mais bon vivre c'est changer comme le dit si bien Anno.
     
    L'ai-je aimé ? Je crois que c'est une question bien plus complexe qui nécessite une réflexion plus approfondie dans un véritable billet.
    En tout cas, si vous êtes d'Evangelion vous vous devez de terminer ce que vous avez commencer comme son réalisateur, j'ai fait ma part du travail et c'est avec beaucoup d'émotion dans mon cœur que je vous dit à une prochaine !
     

    J'en ai loin d'en avoir fini, croyez-moi !
     
    Bye Bye, All Of Evangelion
    Et encore merci !
  14. DrunkenPenPen liked a blog entry by MaiffaInes, Le miracle Ducktales 2017   
    En 2017, Disney lance un reboot de l’une de ses franchises majeures. Projet risqué, car Ducktales a une image culte qui a tendance à le rendre intouchable. Peu de nouvelles histoires sont créées, que ce soit pour Picsou, Donald ou Mickey et les quelques innovations ont tendance à rester inaperçu, ou du moins, à ne pas vraiment avoir d’adaptation télévisuel. Ce n’est pas pour rien qu’à mes yeux, cette nouvelle série de 2017 est non seulement un petit bijou, mais également un véritable miracle.
     
    Produit par Matt Youngberg et Francisco Angones, dont le premier est connu pour des séries de superhéros populaire comme Teen Titans, The Batman ou l’une des nombreuses itérations de Ben 10, la série fait un pari très risqué : réécrire l’histoire de la franchise, réécrire les personnages qui la compose, faire hommage aux séries Disney des années 1980-2000 et le tout avec un nouveau visuel. Autrement dit, prendre le risque que plein de gens remplis de nostalgie déboulent en mode ‘’Vous détruisez notre enfance, c’est honteux, les personnages ne doivent pas être comme ça !’’
     

    D'ailleurs messieurs dames, voilà à quoi vous ressemblez quand vous sortez cet argument.
    De quoi donner envie de rajouter plus de temps à l'avortement.
     
    Pourtant, la plupart des gens ayant vu la série seront d’accord pour dire que non seulement elle est de qualité, mais qu’elle est également très respectueuse de ses origines. Mieux, elle puise dans ses origines pour créer de nouvelles histoires. Dans ce premier article, je vais m’atteler à critiquer la série dans son entièreté. Dans un second, qui arrivera peu après et qui sera bien plus court, je ferai un exercice d’interprétation sur la fin de la série.
     
    Attention du coup, il y aura des megaspoiler.
     
    Ne nous contentons pas de recommencer…
     
    La seule chose qu’a la série de 2017 en commun avec son ainé de 30 ans, c’est son début, lorsque Donald se voit contraint de demander à Picsou de garder ses neveux. Mais il n’y a que cela de similaire, puisque dans la série de 2017, on enchaîne sur la découverte de Zaza qui va introduire moult faits d’armes sur Picsou. Contrairement à l’ancienne série, dans la version de 2017, Picsou est déjà au sommet de sa gloire au point d’être un personnage de légende. Mais là j’entre déjà dans les détails. Je pourrais énumérer tout ce qui a été fait de différents alors que ce qu’il y a d’important, c’est la façon de considérer son jeune public.
     
    Dans l’ancienne série, on traite les enfants comme des êtres qu’il faut conserver dans l’enfance et ne pas brusquer. La nouvelle série de 2017 considère les enfants comme des adultes en devenir à qui on peut parler de beaucoup de choses du moment que c’est traité avec délicatesse. Et juste ça, ça change énormément de choses, notamment au niveau des enjeux. On n’hésite pas à montrer des confrontations où les personnages, adultes comme enfants, s’échangent des bourre bec, peuvent être blessés, où les méchants tentent de tuer les gentils… et où donc la mort existe, même si délicatesse oblige, la plupart des décès sont écrites de manière métaphorique ou par le biais de synecdoque. Avoir comme producteur un homme qui s’est occupé de séries d’animation sur des super héros a du énormément aider et certaines scènes d’actions sont incroyablement dantesques.
     
    Et oui, on a des morts à l'écran.
     
    L’humour est toujours présent bien entendu, mais ne gâchera jamais les enjeux, tout d’abord parce qu’il intervient par des doses plus douces (pas faible, juste douce dans le sens où il n’y en a pas moins, mais qu’ils ne créent pas de rupture de ton) et qu’ils servent la plupart du temps à l’écriture des personnages. Et mine de rien, chez Disney qui en vient à faire des blagues de gros pour Thor dans Endgame, c’est un début de miracle.
     
    Des Gimmicks en veux-tu en voila
     
    Pour ceux qui ne le savent pas, ou qui confondent gimmicks et clichés :
    Le Gimmick est un procédé qui défini un objet de narration de manière tellement marquante qu’elle en devient un élément de l’histoire ou du personnage, même s’il peut être utilisé dans des œuvres non fictionnel, comme la publicité, où le gimmick peut prendre la forme d’une musique qui s’incruste dans votre cervelle.
     
     Ducktales 2017 est bourré à ras bord de personnages à gimmicks. Excellente idée je pense, car des personnages, il y en a plusieurs dizaines et si on passait notre temps à essayer de nous rappeler qui ils sont par le biais de la narration, on s’embêterait très rapidement, surtout qu’ils ont parfois tendance à apparaître le temps d’une scène ou deux. Mais surtout, ça permet de respecter la règle première des œuvres audio-visuel : Show don’t tell.
     

    Ici par exemple, on suggère subtilement que Hercule est gay et amoureux de Donald
     
    Par exemple, Loulou qui porte un sweet à capuche, qui passe son temps les mains dans les poches, qui entourloupe continuellement tout le monde et qui est le seul avec Picsou à savoir nager dans les pièces d’or, ça en dit beaucoup plus sur le personnage que si on faisait dire tout le temps aux personnages que le personnage est vénal au point d’être plus machiavélique que les méchants auquel la famille Duck est confrontée.
     
    Ou bien Flagada Johns, qui peut paraître très con avec son obsession pour Mister Mask mais qui inspire CONTINUELLEMENT les autres personnages secondaires à se comporter héroïquement au point de créer deux super héros, la futur agence tout risque de Tic et Tac et un peuple antique à se révolter contre une momie. Ce mec que tout le monde méprise parce qu’il passe son temps à se crasher avec tout ce qu’il pilote, mais qui passe son temps à vivre ses propres aventures hors champ où il aura toujours une nouvelle conquête amoureuse. Des cons comme ça, moi je ne sais pas pour vous, mais j’en veux beaucoup plus.
     
    Alors, bien entendu, au bout d’un moment, la série explicitera ce qu’il veut raconter pour la plupart de ses personnages, mais toujours une seule fois et au bon moment. Pour le spectateur astucieux cependant, ça devient à ce moment-là une forme de récompense, car la série lui donne raison tout en restant cohérent. Contrairement à My Little Pony par exemple qui avait régulièrement besoin de remettre ses personnages dans les même situations, quitte à ce que ça en devienne débile, dans Ducktales, un personnage qui apprend une leçon et qui évolue ne reviendra jamais en arrière.

    C’est l’un que l’on a l’un des éléments qui me fait penser que cette série est un miracle : il s’agit d’une fiction qu’il faut suivre continuellement, puisque même les fillers racontent des histoires qui peuvent faire évoluer la psyché des personnages, les relations qu’ils ont entre eux, voir les deux.
     
    Un nouveau design nécessaire
     
    Je pense que je ne vais choquer personne en disant cela : Disney joue énormément sur la nostalgie et il n’est pas rare de constater un certain immobilisme au niveau de leurs anciennes mascotte, même si parfois on a des fulgurances assez spéciales comme ces nouveaux cartoon Mickey qui ressemblent à des dessins animés Nickelodeon. Encore aujourd’hui, quand on a de nouvelles histoires sur Donald, le design ne change pratiquement pas.
     
    Alors forcément, dès qu’une œuvre ose changer un peu le design, on a tendance à le remarquer, comme X Mickey, un univers alternatif où tous les personnages que l’on connaît sont des monstres, en dehors du protagoniste qui lui, a voyagé dans le dit monde. Mais même dans cette série, il y a que des changements mineurs de design, et son héros, Mickey, est celui que l’on connaît tous, donc pas de changement, en dehors du fait qu’en Italie, ce bon vieux Topolino a tendance à s’habiller comme un enquêteur privé.
     
    Ducktales 2017 est beaucoup plus radical : les personnages ont des jambes plus grandes, les traits et les silhouettes sont découpés presque à la serpe, pour être moins rondouillards et de manière générale, la plupart des personnages sont de tailles et de physionomie différentes, ce qui permet de différencier Goldie de Daisy par exemple, ou Gripsou de Picsou. Autre ajout, ici un peu étrange cependant : rajouter des chevelures aux personnages qui n’en avait pas, mais de la même couleur que leur plumage. D’un côté, quand on nous dit que les enfants canard naissent dans des œufs et qu’ils doivent éclore, ces chevelures sont donc certainement faites en plumes, cohérence donc. Mais d’un autre côté, plein d’autres personnages ont des coiffures de couleurs variés : Flagada Jones est châtain tirant sur le roux, Goldie est blonde comme le soleil et je vous passe tous les détails, mais il y a beaucoup de possibilités qui deviennent donc étrange dans la logique de l’univers. Là encore c’est certainement parce qu’avec la nostalgie typiquement Disney, on n’a peut-être pas pu tout changer ?
     

    Avant
     

    Après
     
    Une autre possibilité soit donc que comme certains peuple ont majoritairement les cheveux noirs, la race des canards aient bel et bien des cheveux (et pas des plumes donc) et que la norme soit la couleur blanche. Une possibilité qui me plaît bien plus pour ma part, car plus cohérente. Mais à vous de faire votre choix.
     
    En tout cas, les designs sont très variés et donnent de la personnalité aux personnages, exemple avec les trois neveux :
     
    - Riri qui est terre à terre, rationnel mais parfois trop rigide. Comme il est celui qui ressemble le plus à son ancienne version, on lui laisse une chemise bien plate et la casquette, et surtout, son manuel des castors juniors (dont il est le seul du trio à en faire partie).
    - Fifi est celui qui ressemble le plus à un héros de shonen japonais des années 2000 : il est un peu con mais également très athlétique. Il est celui qui fait très teenager, avec son polo longue manche en dessous de son t-shirt. Sa grosse houppette peut sembler faire vieillot, mais peut également indiquer un besoin d’attention puisque ça agrandit sa silhouette.
    - Loulou est celui qui s’éloigne le plus des origines. C’est un gros pantouflard, fainéant, mais également incroyablement malin au point d’être qualifié de jumeau maléfique par lui-même et ses frères. Il a une chevelure très plate donc, qui couplé à son hoodie vert digne d’une petite racaille des cités, représente parfaitement sa personnalité. A noter qu’il est celui qui se rapproche le plus de Picsou sur certains points, mais également au niveau de sa relation avec son oncle.
     
    Le design des personnages va pour la plupart avoir cette volonté de raconter quelque chose à travers lui, ou de rendre un hommage ! Je pense que ce n’est pas pour rien que Picsou porte sa redingote rouge et non sa traditionnel tenue bleue et ses guêtres rouges.
     
    C’en est presque une transgression, comme ce Gripsou obèse ou le Flairsou rachitique. Au départ, donner aux antagonistes richissimes de Picsou la même silhouette que lui racontait également quelque chose. Changer tout ça est un gros risque, mais le fait qu’ils y réussissent fait également partie du miracle.
     
    La famille, le thème principal de la série
     
    Là, je pense que c’est l’une des rares choses qui semble ne pas changer au prime abord. J’ai revu les trois premiers épisodes de l’ancienne série pour essayer de me remémorer un peu, mais dans le fond, l’ancienne série Ducktales se concentre plutôt sur l’aventure et la famille de Picsou est un prétexte à l’aventure.
     
    La série de 2017 prend le contrepied de cette logique : l’aventure est un prétexte pour parler de la famille, ou pour approfondir les relations qu’ont les personnages entre eux, et du coup forcément, à créer et à renforcer ces liens familiaux. Mais la nouvelle série va un peu plus loin : ainsi par exemple, Flagada, les amies de Zaza, Mister Mask, Robotik et même Geo Trouvetout sont intégré à la famille de Picsou. Le message étant que la famille n’est pas constituée que de gens ayant des liens du sang entre eux, mais également de personnes avec qui tu as suffisamment d’affection pour les considérer comme faisant partie des membres de ta famille. Ce n’est pas pour rien que dans le final de la saison 1, Picsou propose à Lena une place dans sa famille, tout simplement parce que c’est la meilleure amie de Zaza, qu’elle s’entend très bien avec les neveux et qu’elle a sauvé la vie de Mamie Baba.
     
    La famille ce n’est pas seulement choisir les gens qui peuvent la composer, c’est également choisir le lien que tu auras avec ces gens. Le meilleur exemple ici, c’est Zaza qui appela Baltazar ‘’Monsieur Picsou’’ jusqu’à être autorisé par ce dernier à ce qu’elle l’appelle ‘’Oncle Picsou’’. Et quand, à la toute fin, celle-ci découvre qu’elle est un clone formé à partir de son ADN, elle n’hésitera pas à l’appeler ‘’Papa’’.
     
    Choisir ses liens familiaux et sa famille, c’est aussi choisir de la renier, bon là on aura que le personnage de Léna par contre, mais soit, son personnage représente beaucoup ce que je vis moi-même à la différence que contrairement à elle, je ne saute pas le pas. Léna est très spéciale, elle est née à partir de la magie de Mystic (ou Magica De Spell si vous préférez). Elles pourraient très bien avoir une relation mère/fille donc. Pourtant, Léna préfère dire qu’il s’agit de sa ‘’tante’’ comme pour mettre une distance entre elles. Et bon, Mystic, vous vous en doutez, pour elle ce n’est qu’une chose corvéable à exploiter, donc même pas de titre.
     

    La galerie de personnage au complet
    Si dans tout ça, vous n'avez pas un ou deux chouchous, je ne comprend pas
     
    Des défauts à noter ?
     
    Bien sûr, la série parfaite n’existe pas et n’existera jamais.
     
    Tout d’abord c’est une série qui bien qu’elle prenne le temps de boucler pas mal d’intrigues et de pistes, quitte parfois à réutiliser des éléments vus en saison 1 dans le final de la saison 3, a semble il été arrêté un peu trop tôt. En effet, des éléments et des cliffhangers ont tout simplement disparus par la suite alors qu’il aurait été intéressant de les utiliser afin de continuer de développer les personnages. Je pense par exemple :
     
    - A l’anti-Mister Mask qui aurait été plus qu’intéressant de réutiliser afin de confronter à la vision de l’héroïsme qu’ont les autres personnages, inspiré par Flagada.
    - Au milieu de la saison 3, Mister Mask naît pour de bon, puisqu’il adopte Poussinette. Cependant, à la façon dont elle est intensivement active pendant le final de la série, on peut sans doute émettre l’hypothèse qu’elle devait avoir plus d’épisode pour elle.
    - Pareil pour l’Agence Tout Risque de Tic & Tac dont tous les personnages naissent au début de la saison 3 et qui.. réapparaissent là aussi au final quand on montre tous les personnage que le mauvais pilote a inspiré pour qu’ils deviennent des héros. Sans aucun doute devaient ils avoir eux aussi plus d’épisodes.
     
    Ensuite, même si ici, ça va diverger : en adoptant une ambiance beaucoup plus pulp, une grande partie de l’innocence et donc, de la partie nostalgique, de la franchise a foutu le camp. Y’a toujours de l’humour et des scènes d’actions basé sur l’humour, mais la plupart des affrontements se régleront beaucoup plus à coup de bourrepif. Ceux qui s’attendaient à des batailles de tartes à la crème et à des persos qui se débarrassent des méchants avec des slapsticks seront forcément déçues.
    Vient donc le vrai défaut : le manque de com’ de Disney sur cette série. Concrètement, si vous n’avez pas lu en diagonale, je considère qu’il s’agit d’un petit bijou. Le problème, c’est qu’en dehors de Disney XD, ça n’a pratiquement été diffusé nulle part en France. Une série Disney de cette qualité n’a pas été diffusé sur les chaînes de la TNT, par contre cet hiver on aura encore et toujours les suites Disney pourries qui n’étaient dispo qu’en VHS à la base. Quand c’est Star Wars, avec la série Rebels, on a eu une diffusion impeccable sur Fr4, aucun souci. Maintenant FR4 essaie juste de concurrencer Gully et Teletoon.
     
    Je ne sais pas ce qui fait que tout est parti en cacahuète pour les chaînes les plus disponibles, mais beaucoup de séries animées sont devenues très peu disponibles. Entre Adultswim qui rafle toutes les séries de superhéros pour sa chaîne Toonami, et qui se garde aussi les cartoons pour adulte (qu’il produit d’ailleurs, le bon plan), Disney a un énorme boulevard afin de pouvoir de nouveaux s’étendre à tous les publics. Et ils ne le font pas. Resistance n’a pas été diffusé non plus alors qu’il s’annonçait très bien. En fait, si vous n’avez pas d’abonnement à Canal +, la seule et unique façon de découvrir des nouvelles séries d’animations reste l’abonnement à Disney +

    Et bon, sur Disney +, avec la pelleté de série Marvel et Star Wars qui sortent chaque année, ce n’est certainement pas les produits Disney qui sont mis en avant, surtout celles qui ont commencé en 2017 et qu’on a arrêté définitivement. Je me souviens que Netflix, à chaque saison de She Ra, ils faisaient de la pub pour vendre leur série, histoire de garder au moins le public des fans au courant. Moi j’ai su que plusieurs mois après que Disney + a rajouté le dernier chapitre de Ducktales sur sa plateforme, uniquement parce que Facebook a diffusé des news au hasard. C’en est presque scandaleux tellement c’est mal vendu… et du coup, mal considérée, car ceux qui vont le chercher risque de trouver quelque chose sur lequel ils auront d’autres attentes.
     
    S’il vous plaît …
     
     
    Donner une chance à cette série.
     
    Je ne vais pas cacher le fait que l’écriture de cet article a été inspiré par la vidéo du Troppeur sur Avatar le dernier maître de l’Air. Le youtuber qualifiant cette série de miracle à cause de son écriture vis-à-vis de Nickelodeon qui est plus axé sur les cartoons comiques avec humour un brin cracra.
     
    Par rapport à Disney, Ducktales 2017 a un peu le même statut à mes yeux. C’est une série qui avait énormément de chances de ne jamais exister. Mais contrairement à Avatar, il a été mal vendu et mal distribué, Disney semble même vouloir l’enterrer. Donnez-lui une chance et peut être que, tout comme moi, vous verrez en quoi il mérite de devenir un succès.
     

    Pis regardez comme elle est choupinoute, allez quoi, donnez lui une chance
     
  15. ChatNoirRetro liked a blog entry by DrunkenPenPen, Neon Genesis Evangelion [Redux]   
    Le 5 Novembre 2018, c'est la date où pour la première fois je publiais quelque chose sur le net, c'est ici sur Romstation que j'ai dit mes premiers mots, très timide et hésitant j'ignorais si cette essai réussirait, j'étais loin de me doutez que cela serait une aventure !
    3 ans mes petits pingouins que je parle d'un animé chaque mois, parfois c'était bien parfois c'était discutable, parfois décevant et même parfois amusant, laissez-moi donc soufflez mes trois petites bougies sur mon gâteau mais il est de quel saveur ? Je me suis dit qu'on est en période de remake que ce soit en série ou en jeux-vidéo alors pourquoi ne pas faire un remake d'un de mes billet ? Et puis je me suis toujours demandé ce que cela donnerait si je réécrivais un de mes ancien sujet.
    Vous aussi vous vous êtes posez cette question ? Alors qu'il en soit ainsi et pour marquer le coup on va refaire mon premier billet qui concerne....Neon Genesis Evangelion, je crois que j'aime déjà ce cadeau !
     
     
     Excusez-moi je dois changer de pantalon et je suis de nouveau à vous 😅
     
     
     
             Tel un ange cruel, Jeune homme, tu deviendras une légende ! 
     
    C'est pas la joie à la Gainax en 1991, le futur studio qui réalisera Neon Genesis Evangelion à le moral dans les chaussettes, pourtant il vient d'obtenir la renommé mondiale avec leur dernier bébé Nadia et Le Secret de L'eau Bleu, alors pourquoi on fait la tête ?
    Si Nadia et Le Secret de L'eau Bleu est un succès critique dont le célèbre magazine Animage écrira qu'il s'agit du meilleur animé de tout les temps, malheureusement ce n'est pas le cas d'un point de vue commercial. En effet, les produits dérivés tel des jouets ou autre marchandising comme des jeux-vidéo n'attire pas les foules, paradoxale n'est-ce pas que de voir un animé qui est un carton mondial mais qui n'engendre aucun bénéfice pour le studio, la raison d'une tel situation est probablement dus à la difficulté de vendre un produit sur un animé qui n'est pas réellement un space-opéra mais pas non plus un animé d'aventure.
    Sans la vente de produit dérivé un studio vie très peu longtemps, surtout quand on s'appelle Gainax qui ont pourtant déjà connu ce genre de cas et qui a été sauvé par les ventes de Gunbuster.
     
    Nadia et Le Secret de L'eau Bleu devait donc renfloué les caisses mais ce ne fut pas le cas, bien au contraire puisque le studio est au bord de la faillite, alors on finit par chercher un responsable de cette fâcheuse situation et qui de mieux que le réalisateur de ce Nadia et Le Secret de L'eau Bleu, après tout c'était notre son projet qui n'est rien d'autre que Hideaki Anno.
     
    Ce dernier commence petit à petit à plonger dans une dépression dont on ignore encore aujourd'hui l'influence qu'il a eu dans sa vie, j'ai entendu dire il y a plusieurs années de cela qu'il avait tenter à trois reprise de se suicidé mais selon certains membre de la Gainax il n'en n'était rien, bref on sais rien !
    Hideaki Anno a vraiment, excusez-moi de l'expression, tout pris dans la gueule et en a payé le prix fort : on a limité son pouvoir créationnel sur la fin de Nadia et on l'écart du film qui se déroule après la série, on lui prive de deux projet qui sont Olympia un récit de science-fiction qui raconte la quête de vengeance d'une femme envers son père et Aoki Uru (ou Uru in blue) la suite des Ailes d'Honnêamise dont il ne reste que les artwork de Sadamoto. C'est également le manque de confiance, de soutient et de reconnaissance de la part de ses collègue ainsi que de la charge importante de travail qui va mentalement le fatigué, c'est la douche froide.
     
    Cependant, contrairement à ce que je croyais à l'époque, Hideaki Anno ne s'est pas enfermé en attendant je ne sais quoi mais il a bossé.....sans sa signature. Pourquoi ? Je pense que le manque de reconnaissance l'a beaucoup affecté et pour éviter d'être blessé à nouveau dans son ego il préfère travaillé anonymement.
    C'est ainsi qu'il se retrouve dans différent projet tel que Mobile Fighter G Gundam (1994) mais surtout une certaine Sailor Moon (1992). L'expérience sur ce dernier animé sera plutôt bénéfique pour Anno puisqu'il va d'abord prendre plaisir à travaillé d'autant qu'il est personnellement fan de Sailor Moon (chose que je comprend tout à fait), son implication dans le premier long métrage ainsi que dans l'arc Le Silence (saison 3) va également donné des idées pour Neon Genesis Evangelion.
    Pour les curieux, on lui doit les transformations d'Uranus et de Neptune mais il va aussi réalisé un épisode, lequel ? C'est celui sur le retour de Chibiusa pendant un festival.....mon dieu c'est lui le responsable de son retour !
     

    Les Eva sont tout aussi terrifiants que classes !
     
    Cependant, Anno ne se sent pas bien pour les raisons cités plus tôt mais également pour des raisons plus personnelles. Il faut savoir qu'Anno est un homme qui préfère prendre ses distances avec les autres, on peut même dire qu'il ressent un désintéressement envers ses compères et si on voulait aller encore plus loin on peut dire qu'il n'aime personne, que ce soit les gens ou les animaux.
    Pour tout vous dire, on apprend en 2005 par le biais de sa femme Moyoco Anno (Mangaka de Chocolat & Vanilla) que le régime alimentaire de Mr.Anno consistait en des plats transformés tel des Chips, des Ramen, des Pizza, des Pâtes mais surtout évidemment du Saké ! D'ailleurs, il évite de manger de la viande (il est végétarien) et boire également du café en canette (ça me dit un truc dis donc)
    Vous vous dite probablement cette chose en lisant tout ça mais si vous avez vu Nadia et Evangelion ce sont normalement des choses qui vous dit quelques chose puisque ces éléments sont visible dans ces série comme Nadia et Rei qui sont végétarienne ou les fameuses canete de café dans Evangelion, moi qui pensais que c'était un sponsor pour financer la série.
     
    Pourquoi un tel état d'esprit ? On peut trouvé son origine dans son enfance plutôt difficile puisqu'il vit avec un père qui passe son temps à se saouler et à le frapper, véritable traumatisme pour le jeune Anno qui est effrayé par ce père tyrannique auquel il lui manque un bras suite à un incident de travail dans une scierie, détail qui donne cette impression de monstre pour l'enfant.
     
    Alors qu'est-ce qu'il aime ? Les robots et les séries Super Sentai ! Anno ne ressens que de la sympathie pour les choses "non-vivant" tel des mécha, sans se rendre compte Anno a déjà pas mal d'idée pour un nouveau projet qui commencera à écrire fin 1993, bien sûr c'est Neon Genesis Evangelion.
    C'est lors d'un rendez-vous avec un ami d'enfance Toshimichi Ohtsuki un producteur et directeur musical que les choses vont s'accéléré, les deux bonhommes se plaignent du manque d'originalité dans l'animation Japonaise et propose à Anno de lui amener "n'importe quoi" pour l'apporter à ses supérieur et créer un nouveau projet, ce "n'importe quoi" sera Neon Genesis Evangelion.
    Anno retourne à la Gainax toujours dans la dèche pour annoncer que les affaires reprennent, Le PDG de la Gainax est plus que ravi et impose plusieurs conditions au contrat dont les droits de la série pendant 5 ans et le fait qu'aucun enfant ne soit tué dans la série.
     
    Pour faire simple, Anno veut faire revivre le genre Mécha et lui donné une ambiance plus mature et plus sombre mais aussi révolutionné l'animation Japonaise en ouvrant le genre à un public plus large et plus uniquement au simple Otaku, ouais il voit les choses en grand !
    L' équipe va alors choisir un mécha dans une ambiance christianisme. Pourquoi ? Au Japon le christianisme est plutôt exotique ce qui leur permet de se distingué des autres productions, Anno commence à écrire un premier jet de scénario qui contient la base de la série mais il a une petite idée en tête, il souhaite que les monstres soient effrayant et que les enfants vomissent devant la série, pour information les EVA devaient "bouffer" les monstres pour les vaincre ce qui servira à certaines scènes.
     
    Anno présente donc sa première version mais le comité est choqué de voir autant de violence surtout avec la stipulation qu'aucun enfant ne doit être tué mais Anno n'en n'a que faire, il va continué à exploité le concept quitte à délaissé le cannibalisme des Eva.
    C'est le 4 février 1994 que l'écriture originale de Neon Genesis Evangelion arrive à terme et en parlant de scénario il est peut-être temps de vous le présenter.
     

    On trouvera quelques références subtile à Sailor Moon dans la série !
     
          Emmène-moi jusqu'à la Lune, Laisse-moi jouer parmi les étoiles !
     
    L'intrigue se déroule en 2015, l'Humanité à dus faire face à un cataclysme provoqué par une étrange explosion au pôle nord, cet incident va provoqué la montée des eaux et ainsi engloutir des villes comme Tokyo.
    La raison officiel de cette explosion est la chute d'une astéroïde mais la réalité est tout autre, il y a quinze ans de cela des hommes ont découvert une source de vie inconnue, l'être enfouis sous la glace se fait nommé Adam, cette découverte se nomme le "First Impact".
    Des scientifiques ont alors voulu faire des expériences sur cette être mais ça a mal tourné provoquant ainsi ce cataclysme qu'on appelle "Second Impact". Quinze ans après ce drame l'Humanité s'en est relevée mais des créatures géante appelées Anges tente de détruire Tokyo-3, la capital forteresse et provoquerai le "Third Impact" qui serait fatal pour l'humanité !
     
    Mais on avais tout prévus ! L'organisation secrète Nerv fut créé dans cette éventualité et on créer un être humanoïde capable d'éradiqué ces monstres : Les Evangelions ou EVA pour les intimes.
    Les EVA ne peuvent être piloté que par des ado de quatorze ans, c'est ainsi qu'apparait Shinji Ikari, fils du commandant de la Nerv qui fut "invité" de piloté l'EVA-03 mais ce dernier refuse parce que son père est un fumier qui l'a abandonné à la mort de sa mère.
    Il changea d'avis à la vue de sa futur coéquipière dans un brancard qui arrive à peine à se relevée, cette fille n'est rien d'autre que Rei Ayanami de fil en aiguille Shinji va se retrouver dans une lutte de tout instant, accompagné de Misato Katsugari sa chef et tutrice mais surtout Rei et Asuka ses coéquipière qui vont se battre à ses côtés.
     
    Ça c'est le pitch de base mais il y a également une sous-intrigue concernant l'origine de ces EVA et du Second Impact qui va permettre de mieux comprendre les fils de l'histoire.
     
    Bon on commence par quoi ?
    Neon Genesis Evangelion une série mythique qui s'est fait une réputation pour la maturité de ses sujets abordés, son ton mais aussi pour son aspect psychologique.
    Ouais, Evangelion est très psychologique pour l'époque bien qu'il existe d'autres animés qui était aussi psychologique comme Gunnm ou Akira, Evangelion reste marquant pour ses personnages tourmentés et ses réflexions introspectives.
     
    "Mais on parle bien d'un mécha, non ? Gundam avait aussi des personnages tourmentés alors pourquoi ce Evangelion est-il plus marquant ?"
    Bonne réflexion mais pour comprendre tout ça il faut expliquer plusieurs points.
     
    D'abord, Evangelion brise les codes du genre mécha par la fusion entre le Real Robot et le Super Robot, les EVA sont donc un mélange de robot surpuissant face à des extraterrestres comme un bon vieux Goldorak mais en mettant l'accent sur le progrès scientifique et le mal être des héros, surtout le mal être des héros.
    Souffrance physique, morale et psychologique sans oublié une bonne crise existentialiste attend les héros mais aussi le spectateur.
     
    L'EVA est un robot très mobile contrairement à un Gundam par exemple, il est presque humain dans ces gestes ce qui est déjà une révolution pour l'époque mais ça ne s'arrête pas là !
    Le pilote subit les coups aussi bien que L'EVA, chose tout aussi nouveau pour l'époque (d'ailleurs, je crois qu'on a jamais repris ce concept).
    Mais le top du top pour moi est l'image même du mécha qui est ici remis en question, tout les précédents mécha sauve le monde, l'EVA le sauve aussi mais on sent aussi qu'il peut conduire à la fin de l'humanité.
    Non mais regarder moi cette gueule ! Vous seriez rassurez si ce genre de mécha existait dans notre monde ? Et encore quand il pète pas un plomb et se met à tout détruire voire bouffer ces adversaires.
     
    Regardez donc ce passage mythique de la série :
    Si ça c'est pas effrayant comme mécha, je ne sais pas ce qu'il vous faut !
     
    Il y a aussi un autre passage où Asuka est effrayé par l'EVA 01 et dit : "C'est ça que je pilote ?" remettant en cause le statut même du mécha dans la société Japonaise, brillant juste brillant !
    Il faut reconnaitre qu'Anno avait déjà fait quelques pic sur la science avec Nadia mais Evangelion c'est juste la science qui part en vrille !
     
    Beaucoup de spectateur ont été marqué par cette série car ils ont dus faire face eux aussi à une introspection "involontaire" de la part d'Hideaki Anno qui voulait faire réfléchir sur le média, le rapport que l'on a auprès de ces héroïnes (le phénomène Waifu en tête) et les dérivations trop extrême des Otakus.
     
    Cependant concentrons-nous sur des choses plus simples voulez-vous ?
    C'est donc pas moins de 26 épisodes où combat spectaculaire et vie quotidienne se côtoye, j'ai pas vu beaucoup de mécha dans ma vie je dois bien le reconnaitre mais je dirais qu'Evangelion est le premier mécha qui mélange ces deux aspects (quoique Gundam...).
    Les épisodes sont construit d'une façon très précises, chaque épisodes est d'abord composé de Quotidien/Combat mais surtout d'une "thèse" et de son "application".
     
    Qu'est-ce que j'entend par là ?
    Evangelion traite plusieurs sujet dans chaque épisodes, notamment beaucoup sur les relations humaines ou les apparences, au début cela semble très sommaire mais ça va très vite changé dans la seconde moitié de la série quand il sera question de confiance, de trahison et de mensonge.
    Pour développer mon argument je vais prendre l'exemple de l'épisode 16, c'est un épisode que j'aime beaucoup car il est question de confiance en soi.
    Shinji a réussie à battre Rei et Asuka au fameux test de synchronisation que l'on voit régulièrement quand soudain un ange apparait, Shinji se sentant extrêmement confiant suite au succès du test de synchronisation fonce vers l'ennemie pour se faire avoir bêtement se retrouvant ainsi piégé dans l'ange. Une fois piégé, Shinji se retrouve dans une toute autre lutte, une lutte psychologique face à lui-même, des questionnements sur les raisons de sa vie et du pourquoi il pilote.
    Il serait long et fastidieux de tout expliquer parce qu'il est aussi question de liberté (le fait qu'il ne suit pas les ordres par exemple) mais l'idée de "Thèse" (j'ai réussie le test donc je suis fort) et "d'application de la thèse" (j'ai voulu me battre tout seul parce que je suis fort mais cela a échoué) est ici appliqué, ce n'est pas toujours le cas mais cela l'est régulièrement.
     

    Plus on avance dans la série, plus les combats gagnerons en violence et les souffrances psychologiques en feront de même !
     
    On notera aussi que les combats sont en réalité double, d'abord physique avec les anges puis/ou psychologique face aux anges bien sûr mais aussi face aux autres humains.
    Parce que oui il est question du rapport des uns aux autres, Shinji en est le parfait représentant, enfant tourmenté à cause de l'abandon de son père et de la mort de sa mère, il impose des distance plus ou moins rapproché en fonction des évènements et du caractère des personnages.
    En vérité, Shinji est l'anti-pilote de mécha parce que contrairement à tout les autres pilotes de toute les autres série avant Evangelion, le pilote accepte de piloter sans se poser de question et même prennent l'initiative de piloter.
    Shinji quand à lui.....est imposé de piloter, d'abord parce qu'il n'aurait pas d'intrigue mais aussi parce que ce dernier est forcé de piloté, son père et Ritsuko le critique, Misato essaye de le résonner mais le force d'une certaine manière, le regard des autres qui voit la scène impose une pression, l'urgence du combat imminent est tout aussi une pression pour enfin avoir une Rei en piteuse état qui doit se battre alors qu'elle ne peut pas, sous-entendu que Shinji est un "salaud" de ne pas piloter.
     
    C'est une interprétation comme il en a d'autre mais on ressent dans l'écriture l'angoisse de la sociabilisation car c'est de cela dont il en question dans Evangelion (et la souffrance de la sollitude).
    Il faut dire que l'une des force d'Evangelion est qu'il est parfois dérangeant dans son visuel, je pense fortement aux Anges, aux EVA mais aussi à Rei, la mise en scène y joue beaucoup mais quand j'entends le prénom de Rei, je pense avant tout aux scènes introspectives et ses apparitions mystérieuses qu'à l'aspect "Waifu".
     
    Puisqu'on parle de jolie fille, parlons de Yoshiyuki Sadamoto le chara-designer d'Evangelion et de plusieurs travaux d'Hideaki Anno. Sans surprise c'est mon dessinateur préféré, j'adore son style et sa façon de dessiner, en particulier les femmes.
    Sérieusement je trouve qu'il réussie à donner un côté charnel à ses héroïnes sans tomber dans la facilité du "trop sexy" ou du vulgaire, d'ailleurs ce dernier avoue que si Misato existait dans la réalité il aurait voulu sortir avec elle (t'es pas le seul mec XD).
     
    Petite anecdote, Misato était initialement une femme immature mais qui en réalité était une militaire qui devait sauver Shinji à chaque épisode....devinez ce qu'ils ont garder ^^
    Misato est censé être un mélange entre Fujiko Mine (Edgar de la Cambriole) et Usagi Tsukino (Sailor Moon) mais sans ses couettes, non vraiment elles ont la même coupe de cheveux !
     
    Ritsuko est plutôt l'opposé de Misato, inspiré d'Electra dans Nadia et le Secret de L'eau Bleu et d'une ancienne petite amie d'Hideaki Anno. Contrairement à Misato qui s'était inspiré de femme fantasmées comme des top model, Ritsuko est plus proche de femme réelle dans son design et dans son caractère....chose assez marrant quand on sait qu'elle est la personnage la moins aimé de la série alors que son but était d'être fantasmée.
     
    Gendo, le père de shinji est inspiré du scientifique fou et de l'acteur Ed Bishop et partage les mêmes caractéristique que Shinji, c'est normal c'est son père.
    Shinji est un cas assez intéressant en matière de design puisqu'il est inspiré de Nadia dans Nadia et Le Secret de L'eau bleu, ouais il est inspiré par un personnage féminin, Sdamoto a juste changer ses sourcils et sa coupe de cheveux mais sinon c'est le même personnage. Il avait pour volonté de créer un homme avec des traits féminins.
     
    Il reste qui ? Ah Rei évidemment, Aaah Rei, j'ai toujours eu un rapport compliqué avec elle, j'ai eu du mal à me reconnaitre en elle mais maintenant j'aime beaucoup ce personnage, par contre j'ai toujours adoré son design je trouve que c'est une leçon de dessin pour tout les dessinateur en herbe. Le prénom de Rei n'est pas anodin, d'abord c'est un jeu de mot avec le nombre zéro qui se prononce pareil, puis c'est un clin d'œil à deux personnage : Rei Asaka (Très Cher Frère) dans le but d'attirer un certain Jun'ichi Satō qui avait travaillé sur....sur....Sailor Moon qui a un personnage qui s'appelle....Rei Hino....sophistiqué pour simplement demandé de travaillé avec lui ^^'
     
    Le plus difficile fut son caractère car Anno avait donné comme consigne : "quoi que tu fasse, elle doit ressembler à une fille amer et malheureuse qu'on remarque à peine"....Sayori ?
    Petit Hic, Anno ne veut pas tomber dans une ambiance morbide avec ce personnage, il a demandé de l'aide Junichi Sato (le réalisateur de Sailor Moon) pour l'écriture de ce personnage, ouais le gars qui a réalisé Sailor Moon à participé à l'écriture de Rei Ayanami, la classe !
    Pourquoi lui ? D'abord Anno est fan de son travail sur Sailor Moon et aussi parce qu'il est spécialiste dans les problèmes d'adolescente et sur les Mécha, très pratique tout ça !
     
    L'autre problème avec Rei était la tension sexuelle que l'équipe avais créer avec Shinji, en vérité personne ne sait comment on en est arrivé au fait que Shinji met la main sur la poitrine de Rei dans l'épisode 5, c'est plutôt drôle comme situation je trouve.
     

    Rei ou Asuka ? Encore de nos jours on n'arrive pas à résoudre ce dilemme !
     
    Vous savez ce qui est drôle aussi ? Le doublage VF de l'époque qui est une Ca-Ta-Strophe.
    Le problème est que la boite qui s'occupait du doublage à l'époque pensait qu'Evangelion était une bouse monumentale et que ça ne marcherait jamais, Raté !
     
    Par conséquence, les doubleurs ont eu à peine 48 heures pour doubler une série comme Evangelion d'où la catastrophe.
    Quand au nouveau doublage "Netflix", il est bien meilleur que l'originale mais possède deux gros problème, d'abord une nouvelle censure concernant l'homosexualité de Kaworu (le fameux "parce que je t'aime" deviens "parce que je t'apprécie bien") quand à la seconde raison c'est qu'ils n'ont pas eu les droit de Fly Me To The Moon, le célèbre ending de la série qu'ils ont dus remplacer par un des thème de Rei....c'est balaud Netflix !
     
    On ne sens rend pas compte mais Evangelion partage l'écriture Shojo dans une série de mécha, qu'est-ce que je veux dire par là ? De nos jours, la psychologie dans la fiction est trouvable aussi bien dans des shonen que des seinen mais on oublie que c'est les Shojo qui ont véritablement développer ce domaine, c'est peut-être pour ça que j'entends souvent cette bêtise que la psychologie est un truc de fille.
    Cependant, Anno a été marqué par une petite amie dans le passé (la fameuse Ritsouko) qui lui a fait découvrir des œuvres Shojo ce qui l'influencera dans quasiment tout ces travaux.
     
    Sailor Moon en tête quand on pense à influence avec pas mal de référence comme on l'a vu mais aussi le fait d'avoir repris des membres du staff de la Toei et des doubleuses, Anno ira même jusqu'à mettre en scène une soirée qu'il a passé avec le réalisateur de Sailor Moon dans un bain chaud que l'on peut voir dans l'épisode 24, il ne l'a jamais avoué mais le réalisateur de Sailor Moon pense que cette épisode viens de cette soirée.
     
    On reconnait aussi quelques clin d'œil subtile mais j'ai une petite théorie concernant Shinji, je pense qu'Hotaru dans Sailor Moon a été sa source d'inspiration, ils partagent beaucoup en commun (même passé, même caractère, même problème).
     

    Le manque de budget poussa l'équipe à créer une mise en scène théâtrale mais incroyable !
     
         Je ne dois pas m'enfuir, Je ne dois pas m'enfuir, Je ne dois pas m'enfuir......
     
    L'ost d'Evangelion est mythique, épique et émouvant ! On le dois à Shirō Sagisu, un compositeur assez fidèle d'Hideaki Anno puisqu'il a travaillé sur quasiment tout ses projets mais il a aussi travaillé sur d'autres projets connu comme le second film de Sakura Chasseuse de carte (La Carte scellée) ou les films Berserk.
    Sinon il a composé sur des séries comme Jeanne et Serge (1984), Macross 7 (1994), Bleach (2004), Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans (2015) et bien sûr Nadia, le secret de l'eau bleue (1990) et tout ce qui est relié à Evangelion évidemment.
     
    écoutons quelques extraits :
     
    - Thanatos (thème relié à Rei) 
     
    - Angel Attack (thème de combat)
     
    -  Barefoot in the Park (Thème de détente, sortie)
     
    - Et bien sûr le très célèbre thème des batailles décisives !
     
    - Bon un petit dernier avec le thème de Rei I :
     
    J'ai oublié de mentionné qu'il y a également des compositions de musique classique très connu dans la série qui fut ajouter parce qu'Anno adore ce genre de musique et aussi pour contrer la musique pop qu'on utilise souvent dans les animés....qui à dit que c'était aussi parce que c'est libre de droit ?
     
    Des défauts ? Comment cela ? Qui va a dit qu'Evangelion avait des défauts ? Elle est parfaite cette série....ou presque.
    Bon assez de mauvaise de foi, oui Evangelion a des défauts et pas des petits d'ailleurs !
    Commençons par ce qui a fait parler le plus de lui, une animation parfois douteuse....du moins quand animation il y a.
     
    Vous le savez très bien maintenant mais la Gainax était au bord de la faillite à l'époque, de ce fait le budget d'Evangelion était amoindri comparé à d'anciennes productions, l'équipe à mis le parquet dès le début de la série mais vers la seconde moitié c'est là que les choses se compliquent, au point même qu'ils n'ont même pas assez d'argent pour finir la série, la dèche total !
     
    Une autre raison d'un tel manque de budget pour une série qui pourtant était un phénomène à l'époque est dus à la crise économique, non non ce n'est pas une blague ou une bonne excuse mais pour ceux qui l'ignore le Japon à connu une crise économique dans les années 90 et les studio d'animation en ont payé les frais comme tout le monde. Par conséquent, les studio d'animation était beaucoup plus enclin à refuser des créations originaux au risque de faire faillite et préfèrent miser sur des adaptations de manga beaucoup plus sûr.
    Imaginez alors un studio comme Gainax qui sont déjà en manque de budget dans une période de crise économique....ouais c'est la merde.
     
    Pourtant Evangelion a réussie à aller jusqu'au bout alors comment ils ont fait ?
    D'abord, Anno a pris beaucoup à Sailor Moon comme on l'a vu mais ce qu'on pensent le moins est ce qu'il s'est tout aussi inspiré en matière d'économie d'argent. Vous avez pensez aux transformations, c'est à dire à la répétition des plans, en vérité il y en a peu (ils ont repris des plan de l'opening pour certains combat).
    La première méthode consiste à faire durer inutilement certaines scènes, la scène mythique de l'ascenseur en tête mais également d'autres petites scènes bien plus subtile.
     
    Je pense à l'épisode 6 et précisément à la scène où Rei va voir Shinji à l'hôpital. Elle donne les instructions de la futur opération qu'elle a marqué dans un carnet. La première fois on ne fait pas trop attention mais dès un second visionnage on se rend compte que Rei tient son carnet de façon à ce que l'on ne voit pas sa bouche, c'est une méthode pour économisez de l'animation, d'ailleurs elle est très souvent utilisé avec Gendo avec sa fameuse pose, et non ce n'était pas que pour faire stylé c'est aussi une façon d'économiser de l'argent.
     

    C'est stylé et économe, que demandé de plus ? (une animation ?)
     
    Si au début ce genre de scène est rare cela changera dans la seconde moitié où ils seront plus fréquent et plus longues.
     
    Je vous laisse la très célèbre scène de l'ascenseur comme exemple : 
     Ah oui la première fois on a l'impression que ça dure une éternité !
     
    Vous aurez remarqué également que l'animation est différent que dans votre souvenir, c'est normal puisqu'il est très fréquent qu'une série bénéficie d'un retouchage.
    Comment cela est-il possible ? Il faut savoir qu'entre la première diffusion d'un animé et sa sortie en DVD, le studio retravaille certaines scènes parce que l'animation était pas top, très souvent par manque de temps, on le fait encore de nos jours puisque des séries comme Dragon Ball Super, Sailor Moon Crystal ou Seven Deadly Sins ont eu droit à cela (il faut dire aussi qu'ils ont été pointé du doigt tant l'animation était vraiment pas top lors de la diffusion à la télé).
     
    Le second point est plus personnelle mais lorsque l'on parle d'Evangelion qu'avez vous en tête ? Des Eva en mode berserk ? Des révélations sur les personnages ? La mise en scène nerveux des combats ? Ou encore les scènes introspectives ? Et bien tout ça est majoritairement dans la seconde partie de l'animé.
    Qu'en est-il de sa première moitié ? Malgré quelques épisodes marquant comme l'arrivé d'Asuka, le premier affrontement contre le premier ange, le sourire de Rei, l'épisode où Shinji et Asuka doivent apprendre à se battre ensemble en dansant ou le combat contre l'ange en pleine canicule et sans courant dans la ville......le reste est oubliable triste de le reconnaitre.
     
    Ouais la qualité des épisodes n'est pas très stable dans sa première partie quand certains sont contradictoires !
    Qui se souviens de l'épisode où les américains ont créer leur propre EVA avec du nucléaire ? Qui se souviens de l'épisode où l'on te présente l'ordinateur de la Nerv ? L'épisode "Magmadriver" considéré comme le pire épisode de la série (ce que je conteste, l'épisode 13 avec le système Magi est pour moi le pire tant on se fait chier).
     
    Ayant revu quelques épisodes, je constate aussi que certains "concept" n'ont pas été autant développer. Je vais vous poser une colle, il y a combien d'épisode où Shinji, Rei et Asuka se battent ensemble ? Il doit en avoir pas mal vu qu'on représente beaucoup les trois personnages ensemble....pas tant que ça, en faite il n'y a que deux épisodes....Ah oui c'est peu.
     
    C'est très souvent par deux qu'ils combattent mais rarement pas trois et devinez avec qui Shinji se bat le plus ? Rei ou Asuka ? La réponse est Asuka puisque Rei est très souvent en retrait, il faut attendre un bon moment avant de la revoir en action.
    La raison à cela est en faite une erreur de Mr Anno, vous vous souvenez de l'épisode 6 où Rei fait un grand sourire à la fin (mon passage préféré de toute la série d'ailleurs) et bien Anno à trouver sur le moment que c'était cool mais lorsque la télé diffusa l'épisode il s'est rendu compte que c'était une grosse erreur puisque c'était censé être la conclusion du personnage....au début de la série....c'est con.
    Du coup, Anno à mis à l'écart Rei au point qu'il ne voulait plus l'impliqué dans l'intrigue mais les fans ont réclamer de la voir plus souvent et vous connaissez l'adage : Con et passion font compassion.
    Oui on ne voit pas beaucoup Rei malgré son statut de waifu ultime pour l'époque.
     

    Certains épisodes sont vraiment passable contrairement au reste de la série !
     
    Un autre point à parlé et qui a fait couler beaucoup d'encre, la censure !
    Vous l'ignoriez peut-être mais Evangelion à eu pas mal de soucis avec la censure et cela à cause....D'une grand-mère.
    Non non ce n'est pas une blague, la Gainax avait tendance à rendre l'épisode à la chaine de télévision 5 minutes avant la diffusion, on ignore si c'était parce qu'ils ont galérés à faire les épisodes ou si c'était pour éviter que la Télévision regarde l'épisode avant et décide de modifié ce qu'ils ne leurs plaisaient pas.
     
    Mais c'est l'histoire de la grand-mère qui vous intéresse, non ?
    Pour ça il faut remonter à l'épisode 20, cette épisode parle en gros....de sexe et de désir corporelle, certes c'est pas la première fois qu'on parle de cul dans la série mais alors qu'est-ce qui s'est passé ?
    Ceux qui ont une bonne mémoire se rappelleront de la fin de l'épisode où Misato et Kaji font crac-crac après avoir sauvé Shinji (c'est ce que je suppose le repos du guerrier lol).
    Après avoir soupirés un grand "Aaaa!" vous vous êtes dit : "Mais on voit rien !"....oui mais on entends !
    C'est d'ailleurs la scène la plus hot de la série (en VO c'est....Whoa !), une rumeur prétend même qu'Anno a fait cette scène parce qu'il avait la doubleuse de Sailor Moon sous la main, sacré Anno !
     
    Et la grand-mère dans tout ça ? Et bien on suppose qu'elle faisait ses activités de son âge, c'est à dire rien du tout et qu'elle a allumé la télé et....Oh ! Mais qu'est-ce donc ce dessin animé qui montre un homme et une femme faire l'amour ? Je vais appeler les associations et le responsable, ça va gueuler !
    Donc suite à une grand-mère qui a allumé sa télé au mauvais moment et sur la mauvaise chaine, la Gainax et TV Tokyo ce sont retrouvé dans le caca, une rumeur prétend également que le responsable de diffusion a été viré à cause de cette histoire et concernant la Gainax, ils doivent se calmer dans leur série.
     
    Sauf que c'est Anno qui est à bord et lui est déterminé à aller encore plus loin juste pour faire chier le monde (j'adore ce mec), ce sont les fameux épisodes Director's Cut !
    Cela concerne les épisodes 21 à 24, ce sont des épisodes plus longs que les autres par le simple fait qu'ils ont ajouter et améliorer des scènes, quand on pense à censure dans Evangelion c'est ces épisodes qu'on a en tête. Ils ont été projetés à la télévision lors d'une seconde rediffusion dans la nuit si ma mémoire est bonne.
    Si de nos jours il n'y a rien de si choquant, à l'époque c'était une autre histoire : Des filles souvent représentées toutes nues (coucou Rei), mention de suicide voire on assiste à l'une d'entre elle, violence psychologique sur des enfants, meurtre d'enfant et j'en passe.
    Je pourrai continuer encore longtemps mais le temps me manque alors passons au sujet qui fâche: la fin !
    On ne pourra pas dire que la fin de la série est oubliable loin de là par contre elle est très frustrante, pour tout vous dire la première fois j'ai crevé le plafond.
    Beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens n'ont pas aimé cette fin parce que les deux derniers épisodes sont....bizarres ?!
     
    Le problème est qu'Anno n'a plus du tout de budget pour faire ses deux épisodes, pour vous dire à quel point c'était banqueroute à la Gainax que des croquis servent de plan comme tel ! Pour beaucoup, c'est un foutage de gueule Monumentale, certains parle même du scandale du siècle (si si) mais sans vraiment comprendre que derrière c'était dus à un manque de budget en plus d'une censure qui a vraiment bouleversé les plan d'Anno.
     
    La fin, on la connaitra en 1997 avec le film The End Of Evangelion mais c'est une autre histoire.
     

    exemple de scène qui a subit de lourde censure (chez nous particulièrement)
     
           Merci les amis ! (Conclusion)
     
    Alors qu'a t-on gardé d'Evangelion ? Pour certains c'est une œuvre introspective qui casse les codes du mécha et qui a remis en cause leurs vie (c'est mon cas), pour d'autre c'est simplement des jolies filles et des gros mécha bien badasse, la véritable réponse est selon moi aussi bien l'aspect psychologique que "fan-service".
     
    Pour la Gainax, le succès sera grandiose, ils vont gagner plein d'argent mais ils vont surtout se prendre la grosse tête et dépenser dans tout et n'importe quoi causant ainsi leur déchéance.
    Pour Anno c'est une victoire amer, d'accord il a réalisé une série révolutionnaire et marquante mais les gens n'ont pas retenu la leçon du bonhomme : arrêter de mater des animés et aller dehors construire votre vie !
    Bon il est assez extrême comme ça mais on peut combiner vie sociale et animé je vous rassure.
     
    La suite sera les films Evangelions puis le départ d'Anno à la Gainax pour faire son remake/reboot qu'il viens à peine d'achever.
     
    J'aurais souhaité faire plus mais le manque de temps par rapport à ma vie de manchot me permet simplement de faire un billet modeste qui j'espère vous aura plus.
    3 ans et oui, je commence à devenir vieux maintenant mais j'ai encore pleins d'animé à vous présenter. Pour le mois prochain ? Pas mal de chose de prévu mais on verra bien ce que je vous réserverai.
    Neon Genesis Evangelion restera pour moi le meilleur animé que j'ai vu malgré ces défauts mais c'est pour ça qu'on l'aime et je conclurai de la même façon ce billet que j'ai fait il y a 3 ans : Merci à tout ceux qui m'ont lu pendant ces trois ans ou à ceux qui me liront dans le futur !
     
     il existe 26 versions différentes de cette ending soit un par épisode, cool non ? Et Netflix n'en n'a aucun Ahahah !
     
     
    PS: L'écriture de ce billet à été réalisé avec l'aide de l'ouvrage Neon Genesis Evangelion – Le renouveau de l'animation Japonaise – disponible chez Pix'n Love que je vous recommande à 300% si vous êtes un grand fan d'Evangelion comme moi !
  16. Paxdu92 liked a blog entry by DrunkenPenPen, Sailor Moon Super S   
    Un jour après une dure journée de travail, j'avais décidé de faire un petit détour dans un bar que je connaissais bien. Je me suis assis devant le comptoir et j'ai commandé une bière bien fraîche mais au moment où je buvais ma première gorgée j'ai remarqué un homme à côté de moi totalement vautrer sur le comptoir du bar, cette homme marmonnait quelques chose d'incompréhensible tout en tenant dans sa main une photo. Vous pouvez me faire tout les reproches du monde mais ma curiosité était telle que j'ai jeté un œil sur la photo, c'était la photo d'une fille blonde aux yeux bleu, son visage était rayonnante et dessinait un sourire à faire pâlir Rei Ayanami.
    Devinant que cette fille l'avait abandonnée j'ai ressenti de la pitié pour ce pauvre homme, je m'approcha de lui en posant ma main sur son épaule et je lui dit de ne pas perdre espoir en l'amour mais c'était vain, il s'était endormie l'alcool lui avait trop monté à la tête. Revenant à mon verre je n'avais même pas remarqué que j'avais pris la photo de cette charmante demoiselle, c'est à ce moment que je regarde avec plus d'attention la photo pour aboutir à l'idée que je connaissais cette fille.....
     
    Un Opening toujours aussi entrainant et réussi !
     
     
        Fly me to the moon, Let me play among the stars, Let me see what spring is like on a Jupiter and Mars
     
    Enfin nous y voilà Sailor Moon Super S soit la quatrième et avant-dernière saison de la série originale. Je ne ferai pas l'affront de vous re-re-représenté Sailor Moon puisqu'il s'agit de mon quatrième billet à son effigie. J'aurais pus vous présenté plus tôt cette saison mais je ne vous cache pas que je n'étais pas très motivé à regarder cette saison.
    Pourquoi ? Pour différents raisons, d'abord, j'ai joué à ce fameux RPG sur Super Nintendo qui s'appelle Antoher Story dont j'avais cru comprendre qu'il était canonique pour la série (ce qui est plutôt faux) mais pensant que j'en aurai pour des mois à le finir, au bout de trois semaines je l'avais fini à 100%.....ouais il est court.
    La seconde raison était que je n'avais pas entendu vraiment d'éloge concernant Super S, beaucoup de gens disent que ce n'est pas leur saison préférée et qu'il était décevant ce qui m'a un petit peu rebuté.
    Quand à la troisième et dernière raison est que j'ai (enfin ?) décidé de me procurer les intégrales pour qu'elle puisse rejoindre ma collection entre Evangelion et Berserk, j'expliquerai plus tard ce qu'il en est devenu. D'ailleurs la saison 4 est la saison la moins cher parmi les autres, si les commentaires sur le net ne m'avais pas rassuré autant vous dire que j'aurais dû vraiment me poser des questions quand à cette étrange fait.
     
    Mais voilà il fallait bien que je me lance alors j'ai pris mon coffret fraichement acquis et j'ai regardé les 39 épisodes que constitue cette saison.Maintenant que j'ai le recule nécessaire, je pense sincèrement que si on me demande mon avis sur cette saison, je répondrais....
    Je savais que ce n'était pas une très bonne saison mais pas à ce point là ! Bon je crois qu'il va valoir que je dévellope....et que je commande une autre bière.
     
    L'intrigue est très simple puisque c'est "presque" comme la saison 3, Usagi et ses copines vont assister à un éclipse solaire, ce spectacle mystique s'avère en réalité être le point de passage des nouveaux ennemie de Sailor Moon : Le Dead Moon Circus !
    Leur base secrète est un chapiteau en plein centre-ville....suspendu dans les airs entre les buldings.....devant les citoyens Japonnais.....de couleur rose fluo.....bref, le chapiteau est dirigé par Zirconia qui contrairement à la VF est une femme mais qui n'est qu'un régent intermédiaire puisqu'elle suit les instructions de Queen Nehelennia (ou Queen Gnagnagna parce que je n'arrive pas à prononcé son nom). Cette méchante reine recherche le cristal d'or pour pouvoir se libéré de sa prison qui est un miroir mais que fera t-elle une fois libérée de sa prison de verre ? Conquérir le monde parce que c'est une méchante reine.
     
    Mais pour ça il faut d'abord le cristal d'or qui est détenu par un étrange animal nommé Pégase qui s'est caché dans les rêves des humains mais plus précisément dans le plus beau des rêves et parmi le monde entier, parmi les millions d'humains, chez qui Pégase s'est installé ? Indice, elle nous casse les bonbons depuis la saison 2....et oui c'est Chibiusa !
    Cette dernière va cachée l'existence de Pégase aux autres parce que.....c'est une gamine de 6 ans mais vous verrez par la suite que c'est un peu plus complexe et surtout plus malsain mais j'y reviendrai plus tard.
     
    Je vous propose de commencer par le visuel de cette saison, l'animation est beaucoup plus jolie que les précédentes saisons sans pour autant être extraordinaire (sauf quelques moments), c'est très jolie et on est dans la continuité des améliorations visuelles de la série. Pour résumé, c'est plus beau que la saison 3 sans pour autant explosé la rétine mais c'est quand même notable.
     
    C'est surtout dans les nouvelles attaques et transformation que l'on peut voir le progrès visuel, voici les nouvelles transformations (plus pour Sailor Moon que les autres mais bon)
     
    La nouvelle transformation casse quand même la barraque !
     
     
    Vous aurez probablement constaté que la transformation de Sailor Moon et de Chibiusa se font désormais ensemble (la transformation de Chibi toute seule est issu du second film) pour une raison très simple qui a fait crincé beaucoup de dent, Chibiusa est (une fois de plus) mise en avant mais cette fois encore plus qu'avant.
    Pour les non-initié à cette super franchise, Chibiusa est le personnage le plus détesté des fans parce que c'est une gamine de 6 ans qui énerve tout le monde, mais alors pourquoi cette étrange choix de mettre en avant Chibiusa ?
     
    Je me suis posé cette question parce que globalement les gens ne vont pas plus loin dans la réflexion que de simplement dire que Chibiusa prend beaucoup trop de place dans cette saison, pour vous dire à quel point elle est mis en avant qu'Usagi est au second plan et les intrigues sont toujours lié à Chibiusa, même les transformation elle s'incruste auprès d'Usagi, ce qui a déplut les fans.
    En vérité ce n'est que la partie visible de l'iceberg puisque le choix de faire Chibiusa l'héroïne de cette arc amène sont lot de conséquence avec tout d'abord le public-cible.
     
    Difficile d'expliquer pourquoi la Toei a fait un tel choix mais on peut deviner quelques pistes: Une volonté de mettre en avant un personnage détesté des fans et de leur faire changer d'avis; Usagi est une héroïne dont on a tout dit et qu'il est temps de laisser la relève avec Chibiusa ou le studio est en panne sèche d'idée et au vu du rythme de diffusion bah il fallait vite agir.
     
    Il y a eu un peu de tout ça mais je pense fortement qu'il y a eu une volonté de renouveler le public...et oui les petites filles sont grandes maintenant et que peut-être suivre une ado en mini-jupe ça ne les attirent plus, du moins selon la Toei. Je ne dit pas que c'était une mauvaise idée de renouveler la série, c'est même tout le contraire surtout venant d'une série qui se répète beaucoup alors pourquoi ça n'a pas vraiment marché ? Probablement pour deux raisons, la première est que lorsqu'on voit une série qui s'appelle Sailor Moon je m'attend à voir Sailor Moon et non Sailor Moon Chibi-Moon, quant à la seconde raison est que ce renouvellement aurait bien mieux marché si les intrigues ne sont pas destinée à un public âgée d'enfant entre 3 et 5 ans.
     
    Oh purée vous n'imaginez pas le calvaire que son visionnage a été pour moi, ce fut la souffrance, elle m'a mis en PLS dès le troisième épisode, ce fut une sacrée douche froide quand on voit qu'on est passé d'une saison 3 très bien écrite et mature à une saison 4 mal écrit et enfantin pour ne pas dire rempli de gaminerie.
    Je comprend ce que les fans ont dus ressentir à l'époque, c'est presque une trahison voire un rejet des fans de la première heure !
     
    Pour cela il va falloir que je vous parle des Fillers de cette saison, sur le net on lit partout que ce sont les pires fillers de la franchise, de mon point de vue je n'irai pas jusque là étonnamment puisque que je trouve que la seconde saison avait de bien pire filler (il faudra que je vous parle un jour de cette épisode pseudo Jurrasic Park) mais je ne vous cache pas que les fillers de cette saison ne sont pas fameux.
    Disons que vous aurez trois émotions devant ces fillers : "On s'en fout", "On s'ennuie" et surtout "What The Fuck !!!" .
    Je tiens à rassurez on n'est pas au niveau d'un Naruto qui doit chevauché une autruche mais parfois je me dit qu'on s'en rapproche.
     
    Pour faire un petit tour rapide de ce qui vous attend, vous aurez des fillers où Chibiusa croit que Mamoru va quitter Usagi pour une autre fille, un autre où Chibiusa s'inquiète pour sa professeur d'art plastique, il y a aussi cette épisode où Chibiusa rencontre le nerd du coin qui rêve de rencontrer une fée (s'il vous plait ne me demandez pas pourquoi), un autre encore où Chibiusa rencontre une ancienne cuisinière mais asociale (ah les vieux !), je vous passe les détails de l'épisode où Chibiusa est attiré par un garçon de son âge ou encore celui où elle devient danseuse étoile (le temps d'un stage faut pas déconner) mais également où elle rencontre un peintre des rues, sans oublié l'épisode où elle a peur de l'épreuve terrifiante du saut de cheval et encore moins où elle va soutenir un garçon qui veut voler avec son vélo......Pour résumé mon avis sur ces épisodes : C Fun !
     

    J'espère que vous aimez Chibiusa et les intrigues plat parce que vous allez en bouffer !
     
     
    Mais attendez ça ce n'était que les épisodes ennuyeux parce qu'il y a aussi des épisodes qu'on va qualifié de "What The Fuck ?!".
    Par exemple, il y a l'épisode où Usagi se déguise en shinobi pour espionner Mamoru qui travail sur sa prétendu thèse chez Rei (Sailor Mars) dont cette dernière a vu son petit itsi bitsi teeny weeny, tout petit, qu'elle avait vu pour la première fois (et dernière je suppose ?).
    Il y a également l'épisode du vieux tacot qui combine à la fois l'ennuie et le WTF, Amy (Sailor Mercury) tente de réparer la voiture d'une femme (je ne savais pas qu'Amy avait un BTS Maintenance des véhicules option A voitures particulières), femme qu'elle croyait être une amante de Mamoru.....je répète Amy la fille la plus intelligente du groupe croyait que Mamoru trompait Usagi parce que ce dernier avait remis une clé de voiture à la sortie de son appartement. Purée si la fille la plus intelligente de cette animé finit par sauter à la conclusion sans réfléchir à toute autre éventualité, autant vous dire qu'on est dans la mouise, plus sérieusement vous aurez pas trouver une autre fille pour ça ? Rei, Makoto ou Minako j'aurais rien dit mais pas Amy ! Depuis quand elle agit sans réfléchir ?
    Et encore je vous épargne le méchant qui se déguise avec une simple barbe dont sa couleur de cheveux ne correspond absolument pas à sa barbe mais tout le monde gobe le truc !
     
    Il y a aussi l'épisode où une gamine de 4 ans est une "Samouraï/épéiste" qui bat Yojimbo sous un pont et qu'Usagi héberge chez elle....bon elle est où ma bière ? Ah elle était caché derrière les autres.
    Je vous épargne l'épisode où Usagi et Chibiusa rencontre la princesse d'un autre pays (Non elle ne viens pas de la contrée de Cagliostro !) ou enfin celui où les filles tentent de savoir qui est le garçon dont Chibiusa aime et qui d'après sa description à la gueule d'un cheval et elles finissent par rencontrer un homme....qui a littéralement la gueule d'un cheval.....Barman je voudrai un long Island Iced Tea, double dose s'il vous plait !
     
    Le Saviez-vous ? Elle patinait, sur une jambe elle patinait !
     
    Connaissez-vous Evgenia Medvedeva ? Cette jeune demoiselle d'origine Russe est une patineuse professionnelle qui à participer aux Tokyo World Trophy de 2017 et devinez quelle sujet elle à choisit pour sa chorégraphie ? Sailor Moon, bien sûr ! (sinon je n'en parlerait pas).
    Elle a donc fait une chorégraphie sur le très célèbre opening Moonlight Densetsu déguisée en Sailor Moon alors à peine âgée de 17 ans !
    Elle remportera la médaille d'argent lors des Championnats d'Europe de patinage artistique 2018, il faut croire que les juges ont eux aussi saisie la réf (cristal d'argent).
     
    Vous pouvez voir sa performance ici :
     
    Je trouve ça dingue de gagner une compétition de cette manière et le tout en battant un record de point, la classe !
     
    Et si vous vous dite que je passe trop de temps pour seulement des épisodes fillers, je dois bien reconnaitre que c'est vrai mais il faut dire que cette saison est quasiment constitué de filler ! Comparons avec les précédentes saisons : La première saison est constitué de 65 % de fillers, ça fait beaucoup mais pas mal d'épisodes sont mythiques de nos jours ! La seconde saison est composé de 51 % de filler (si on compte l'arc Ail et Ann en tant que filler) c'est quand même la moitié de la saison. La troisième en est à 44 % de filler c'est le bon élève d'autant que certains épisode pourrait être perçu comme canonique.
    Cette quatrième saison possède 56 % de filler ce qui en fait la seconde saison possédant le plus de fillers (la cinquième n'en possède que 26 %) mais quand on voit la qualité autant vous dire que vous aurez l'impression qu'on est plus proche des 85 % tellement on s'ennuie.
    La cerise sur le gâteau reviens à la continuité des fillers puisque si la première saison pouvait enchainer 7 fillers d'affilé, la quatrième saison en enchaine 12 fillers d'affilés !
     
    Heureusement tout de même qu'il y a de bon filler, bon il se compte sur une main mais voici quelques fillers avec un minimum d'intérêt :
    Globalement il s'agit des épisodes où les Sailors sont les victimes des Trio Amazones mais je retiendrai l'épisode où Minako sort avec deux mec en même temps, on retrouve enfin un humour digne de la série et aussi pas mal de sous-entendu sexuelle, ouais c'est le seule épisode avec un humour adulte.
    Il y a aussi l'épisode où Makoto va dans un bal de son école en quête d'un homme, c'est un épisode classique en somme mais assez émouvant pour retenir mon attention. C'est également cette épisode où la théorie Amy X Makoto fut relancée dus à cette scène.
     
    Pour finir, il y a l'épisode où les filles vont à la plage et on apprend que le frère d'Usagi à le béguin pour Amy chose difficilement reprochable me direz-vous. Plus tard Amy et le garçon se retrouve sur un bateau (on dirais le début d'une blague) et vont se naufragés dans une grotte pendant que les autres s'inquiète de leur absence...très sommaire en somme puis il y a ce plan :
     
     je ne pourrais jamais expliqué la sensation que j'ai ressentie la première fois mais ça m'a fait quelque chose. Il faut dire qu'il manque tellement de tension/d'enjeu dans cette saison qu'un simple plan de quelques secondes suffit pour vous conseillé un épisode, c'est pour vous dire à quoi j'en suis réduit.
    Et pour la déconne, je vous laisserai tenter de regarder l'épisode où Usagi est un ninja (histoire de faire tout les épisodes où les sailors sont victimes des méchants) et finalement l'épisode avec le mec à la gueule de cheval parce que c'est le moins mauvais des mauvais épisodes.
     
    C'est terrible tout ça mais on pourrait se consoler avec les épisodes canoniques n'est-ce pas ? N'est-ce pas ? On va dire que c'est pas évident.
    En effet, si l'ennuie était très présent dans les fillers, triste de constater que l'intrigue principale n'est pas mieux, on aura droit à des intrigues parfois...douteuse. Il y a un épisode très important dans le découlement de l'arc mais quand on voit la situation on se demande si c'est pas un filler qu'on regarde, la palme revient certainement à l'épisode où Usagi et Chibiusa échangent leur corps à cause du "vilain du jour", ça fait très filler vous ne trouvez-pas ?
    C'est bête parce que ça fait avancé l'intrigue mais de bien étrange façon mais le pire reste que les combats de cette saison ne sont pas vraiment des combats. Je sais bien qu'on n'est pas dans un shonen avec des combats bien vénère mais quand on voit que les combats consiste par exemple à sauter sur un trampoline maléfique ou se battre contre un ballon (à plusieurs reprise en plus !) et avoir des difficulté à vaincre un simple ballon géant alors que tu as sauvé à mainte reprise la Terre....je me dit que c'est une blague.
     
    En voici une preuve de ce que j'avance :
    Crève ce putain de ballon ! Et le pire c'est qu'il te vend ça comme étant sérieux !
     
     
    Pour résumé c'est comme les fillers sauf que cela fait avancer l'intrigue.
     
    Je pense que la première moitié de l'arc fût les moments les plus douloureux pour moi, imaginez que vous ne voyez aucune Sailor durant un bon quart de la saison (du moins très peu), qu'Usagi est mise au second plan pour mettre en avant une Chibiusa désormais devenue une personne de sagesse bien plus que les sailors (chercher l'erreur 😅). C'est littéralement un gros mollard lâché sur la saison 3 qui jouait subtilement avec cette question de l'intelligence notamment avec leurs relations avec Haruka et Michiru.....d'ailleurs elle sont où les deux là ?
     
    Désolé de devoir vous annoncer cette triste nouvelle mais pendant le visionnage j'ai prié de tout âme de voir ce célèbre couple, de voir le jolie minois d'Hotaru et même celui de Pluton, bref les sailors Outer-Senshi ou comme j'aime bien le dire les Sailor Renfort.....ne sont pas là ! Malgré qu'on les voit sur le coffret du DVD (j'ai même les cartes collectors en cadeau) bah nada, elles sont absente, il faut croire qu'en lisant le scénario de cette arc elles ont dit : Non, sans nous !
    Mine de rien ce détail ajoute encore plus de déception comme si on n'en n'avait pas assez.
     
    Donc pas de Sailor Inner-Senchi (Les classiques), pas de Sailor Outer-Senshi, même l'Homme masqué est rarement là puisqu'il doit travaillé sur la thèse machin-bidule-truc ! Heureusement que les autres sailor classique viendrons par la suite mais pendant plusieurs épisode, on s'est coltiné Chibiusa ou plutôt Usagi s'est coltinée Chibiusa.
    Mais du coup elle est devenue aussi forte que les autres, non ? 
    ....J'aurais dus m'en douter.
     

    La relation entre Chibiusa et Pégase est....spéciale.
     
                 A tout le monde, à tout mes amis, je vous aime, je dois partir
     
    Bon je vais laissez la petite Chibiusa un petit moment pour vous parler des  de Quenn Ngiénaniania (désolé l'alcool commence à faire effet bip 😖), on distincte deux partie dans cette saison comme vous l'aurez devinés, ils sont répartie en deux groupes : Le trio Amazon et le quatuor amazone.
     
    Le trio Amazon sont les subalternes de la première moitié de la saison et c'est très difficile pour moi de donner mon avis sur ces vilains, je dirais que ce sont les pires méchants de la franchise mais en même temps qu'ils ne sont pas si désagréable que ça.
    On se retrouve donc avec Tiger's Eye, un homme qui n'aime que les jeunes filles, même les gamines de 5 ans .....( °  ( II )  ° )
    Puis Hawk's Eye, un homme qui n'aime que les femmes plus mature (même les vieilles pour tout vous dire) pour enfin finir avec Fish Eye l'Androgyne du groupe car oui messieurs c'est bien un homme contrairement à la version français qui en avait fait une femme.
     
    La question que vous vous poser depuis un petit moment est pourquoi je n'aime pas tant que ça le trio, en faite c'est plutôt l'écriture autour de ce trio que je n'aime pas trop. Contrairement aux précédents subalternes, il manque des liens entre ce trio et leurs méthodes voire même leurs personnalités, je m'explique.
    Pour faire simple, la stratégie du trio consiste à séduire les victimes pour leur prendre leur miroir en espérant trouver le fameux miroir d'or où se cacherait Pégase. Miroir ? Ah oui ici c'est des miroirs où on peut voir le rêve du propriétaire contrairement aux cœurs pur de la précédente saison, à la différence que la mort était omniprésent (le cœur en soi mais aussi le sacrificie de trois cœurs obligatoire pour obtenir le St-Graal) parce qu'ici à part enlever les rêves des gens (et encore)....bah la pression ne marche pas, c'est même très plat étonnamment vu qu'on parle de rêve mais quand tu suis une saison où la mort n'était jamais loin, triste de reconnaitre que ça fait tâche.
    D'autant qu'on ne cerne pas trop les conséquences d'un Miroir en dehors de la victime, ça la tue ? Elle devient un légume ? Cela n'a aucune conséquence ? L'animé ne répond pas vraiment à la question, il y a bien un cas où un miroir se casse mais j'ignore si la victime est morte ou pas, bref c'est flou.
     

    Canonique ou Filler ? Saurez-vous faire la différence (vu la qualité c'est pas facile)
     
    Revenons à notre trio, leur but est donc de "vérifié" si Pégase se la coule douce dans le rêve de la victime et leur plan consiste tout d'abord à séduire la victime pour gagner leur confiance puis les prendre au dépourvu pour "checker" si Pégase est là.....sauf qu'il y a un problème.
    Ce problème est que cette stratégie ne marche jamais, comment cela ? Quand je dit qu'ils séduisent la victime c'est vraiment séduire, sortir avec elle et tout le tralala, or ils ont tendance à mettre trois plomb et à chaque fois devinez qui c'est qui attend au tournant ? Evidemment Sailor Moon, Chibi-Moon et les autres sailors.
    Du coup c'est très con d'avoir à chaque fois un plan déja foireux sur le papier (sauf pour certain épisode) pour le répéter sans cesse alors qu'il faudrait changer de stratégie.
     
    "Mais les précédant méchants utilisait toujours la même technique et tu n'en n'a pas fait un plat"
     
    Oui mais à la différence que les échecs de leur prédécesseur était dus à la présence de Sailor Moon qui met des bâton dans les roues, ils ne passaient pas par quatre chemin, souvenez-vous de la subalterne qui défoncer tout à coup d'ambulance et de gun dans la précédant saison et même les plus malin attendaient simplement que la victime soit isolé pour attaquer.
    Notre trio piège les victimes rapidement mais alors qu'ils pourraient passer à l'action, bah ils ne font rien que de continuer leur petit jeu le temps que Sailor Moon arrive pour leur péter la tronche, l'épisode où le trio tente de créer un piège pour capturer Pégase avec Tiger's Eye qui séduit Naru la BFF d'Usagi (ou l'éternelle victime comme j'aime bien l'appeler) en jouant le condamné à mort d'une maladie incurable (dans le genre je vais mourir dans trois mois) puis...
     
    "Puis va la piégée quand elle sera isolé de tous ?"
     
    Raté ! Il va demander de plaquer son copain pour consacré véritablement trois mois à sortit avec lui, genre ton plan est réellement d'attendre trois mois avant de lui "chiper" son miroir ? Et le pire c'est que Naru va réellement plaquer son copain ce qui va évidemment attirer l'attention des Sailors.
     
    Je pourrait dire de même avec l'épisode où Fish Eye séduit un nerd qui aime (un peu trop) les fées où ils passent des heures autour d'un lac dans une forêt où on peut facilement se perdre, il va sauter sur l'occasion ? Pas du tout, au point même qu'il demande à sa victime c'est quoi son rêve alors que de toute façon il est obliger de forcer le passage pour "examiner" le miroir, c'est con !
    Parfois ils sont même au courant dès le début comme l'épisode avec "mini-Kenshin le vagabond" mais alors pourquoi tenter de la piégée ? Rentrer dans le tas bon sang !
     
    "C'est quoi tout ses guillemets quand tu parle de regarder le miroir des victimes ?"
    Bonne remarque Billy, en vérité la première fois que j'ai vu le processus du trio pour obtenir le miroir d'une victime cela m'a plus fait penser à un viol qu'autre chose.
    Ils attachent d'abord la victime à distance (d'où mon questionnement concernant leur stratégie) puis extrait le miroir du corps de la victime pour regarder dans le miroir tel des prédateurs pendant que la victime hurle à la mort, voire très gênés sachant que la grande majorité sont des femmes.
     
    Le Saviez-vous ? La parodie Hentai Officiel Sailor Moon ?!
     
    Cela est devenu une tradition maintenant mais je ne peux m'empêcher de parler d'une petite anecdote coquine sur l'univers de Sailor Moon.
    Alors après les préservatifs Sailor Moon, la mention d'un film pornographique, la taille des poitrines des Sailors, le redraw challenge un peu trop inspiré, qu'est-ce qui reste pour le peu de salut de mon âme ? Les parodies Hentai ! 
    Attention je ne parle pas des doujin qui circule depuis les années 90, non je parle d'un animé parodique qui a la prétention d'être "officiel" ou plus moins fidèle, bref on cache pas que c'est du Sailor Moon version coquine. Si certain on en tête la parodie mal foutue avec Son-Goku ce n'est pas celui là mais belle et bien un autre.
    Son nom ? Je vais vous le faire devinez, vous verrez c'est simple : Mon premier commence par Sailor Senshi, mon second est le nom d'une planète attribue d'une Sailor et le dernier est le nombre des Sailor Inner-Senshi, vous voyez c'est simple ! En plus il est sorti chez nous en DVD....interdit au moins de 18 ans bien évidemment.
    Et dire qu'initialement je devais vous parler de la richesse des Sailors 😆
     

    Bon là si c'est pas assumé comme parodie !
     
     
    Oui c'est assez malsain la première fois mais la sensation passe très vite cependant c'est quand même malaisant dans le concept, d'accord je trouve la saison manque de maturité mais là je trouve que c'est assez déplacé.
     

    Je suis peut-être le seul à avoir des idées mal placé mais on parle bien de rêve là, non ?
     
    Les choses plutôt positives concernant ce trio restent que ce n'est jamais le même membre qui s'occupe de cette tâche donnant un peu de diversité mais comme c'est toujours la même méthode cela reste très limité.
    D'autant que c'est dommage puisque lorsqu'on découvre l'origine de ce trio on se rend compte qu'ils ont une véritable histoire et également on comprend mieux leur position mais l'animé attend littéralement les deux dernier épisodes pour révélé tout ça, du coup quand ils deviennent vraiment intérressant....et bien c'est la fin, je trouve ça très bête.
     
    Je peux comprend que l'on peut avoir de l'affection pour ce trio mais j'ai plus ressentie cela avec leurs remplaçants : Les quatuor amazones.
    Constitué de quatres filles, CereCere, PallaPalla, JunJun et VesVes sont pour moi plus intéressants que le trio Amazon. On voit mieux les liens thématiques de cette saison à travers ces personnages : Elles sont enfantines et ne pense qu'à s'amuser, elles jouissent d'une jeunesse éternelle et souhaitent rester dans une innocence propre à l'enfance. Chose plus étonnant encore quand on pense que ces vilains pourrait facilement être l'opposition de Chibiusa (qui rêve de grandir par exemple) sauf qu'il n'en sera rien et une fois de plus c'est dommage. Puis-je encore ajouter que contrairement au trio Amazon, elles ne séduisent pas mais rentre dans le tas, vous voyez c'était pas si compliqué que ça !
    Il n'empêche que cette seconde moitié de la saison fut plus agréable, je ne dit pas qu'il est extraordinaire mais on sent quand même que c'est moins chiant, d'autant qu'on garde cette idée de changer les membres qui attaques les victimes, bref c'est un poil plus agréable.
     
    D'ailleurs c'est surprenant de constater que je trouve Sailor Moon Super S le film s'en sort largement mieux dans la maitrise de ces thématiques pour une courte durée (une heure à peine) alors que cette saison qui parle pourtant de la même chose et possèdent plus de temps galère à maitriser son sujet, rien que pour ça je vais reprendre encore un petit dernier verre (quand le barman arrêtera de se multiplié).
     
    Je parle encore et encore mais je n'ai pas encore fini de parler de Sailor Moon, un autre gros problème dans cette saison est l'affaiblissement de Sailor Moon. Dans cette saison Usagi a besoin de Chibiusa pour gagner les "combats" ou pour être plus précis de Pégase.
    En effet, le seule arme pour éliminer les monstres....c'est Pégase qui l'a et il doit à chaque fois venir en renfort pour donner l'arme à Sailor Moon (via Chibiusa le bordel !) ce qui affaiblie une héroïne qui dans le passé n'avait besoin de personne pour achever un ennemie !
     
    Et puisque l'on parle de Pégase, ceux qui ont vu cette saison vont très vite savoir de quoi je vais parler : La relation entre Pégase et Chibiusa.
    Il faut reconnaitre que cette enfant à un sérieux problème de "fantasme" entre son complexe d'Œdipe dans la saison 2, son attirance pour une fille de son âge (du moins pour certains d'entre nous) et maintenant c'est avec un cheval ! Bon il s'avère que Pégase n'est pas en soi un Pégase mais un garçon de son âge, ce qui annule tout mais ce détail on l'apprend très tard du coup pendant ce temps on croit vraiment que c'est un cheval.....moi qui pensait avoir tout vu avec Sakura Chasseuse de Carte, ça mérite qu'on trinque pour ces deux là après tout qui je suis pour juger ?
     

    Trio Amazon ou Quartet Amazones ? Cela va dépendre de vos goûts
     
    Revenons très vite sur la relation Usagi/Chibimoon, c'est plutôt bancale et comme cette saison on tourne très vite en rond. Cette relation est très peu exploitée, cela se comprend en réalité c'est pas comme si il y avait déjà eu deux saison sur ce thème. Donc on se retape cette même thématique mais c'est pas vraiment traité, en faite c'est plus un prétexte comique qu'une véritable thématique, c'est encore une fois de plus dommage parce que la relation à quand même évoluer depuis la saison 2, il y a eu des révélations mais j'ai l'impression qu'elles ont la mémoire courte....je comprend mieux Mamoru, trinquons à sa mémoire ! Comment ? Evidemment qu'il n'est pas mort mais ça n'empêche pas qu'on peut trinquer quand même !
     
    Finalement le problème de cette saison est qu'il souffre de sa comparaison immédiate avec la saison 3, c'est littéralement son opposé surtout dans son ambiance globalement trop enfantin, on est loin de l'ambiance adulte de la saison précédante, il n'y a qu'a regarder le premier épisode de ces deux saison pour se rend compte du décalage.
    Je pense que la Toei a du avoir des soucis vis à vis de la saison 3, c'est un studio qui entretiens une certaine image de Sailor Moon même encore de nos jours (et aussi une politique à la Nintendo de striker la création des fans, RIP Supreme Moon Senshi et Sailor Moon Says).
    Mon avis est que le studio à dus imposer à l'équipe de faire une saison sans violence et sans petite fille crucifiée....par contre la romance avec un cheval ça passe.
     
    Je passerai très vite sur l'OST qui n'a pas vraiment changer et est toujours digne de la série, quand à la VF bien que pas mal de changement de doubleurs ont été opéré (dont Sailor Moon) il reste dans la même qualité que celui de l'époque, c'est à dire que si vous voulez rigoler un bon coup.
    La saison a subit pas mal de censure, très fréquent à l'époque au vu du contexte anti-manga de l'époque : Pégase possède une voix de fille (vous savez pourquoi), Fish Eye est une fille au lieu d'être un homme androgyne, tous allusion sexuelle (mention de la poitrine ou autre) est effacé ainsi que tous allusion d'une relation entre un adulte et un enfant (Tiger Eye dit quand même que les jeunes filles sont fraîches....purée !).
    Pour une fois, je trouve la censure plutôt juste même si elle a tendance à aller à l'encontre de certaines thématiques mais bon quand on voit Tiger Eye qui parle d'enfant mineur....je comprend tout à fait la censure et tant mieux d'un côté.
     

    Il y a quand même des passages assez marrant qui permet d'oublier un peu la catastrophe globale 
     
    Il me reste quoi à parler ? Ah oui la reine Ngnié....Ngnié....Ngnia....lala ? Je déconne la reine Nehelenia, j'y peut rien si je n'arrive pas à dire son prénom....surtout avec 5 gramme d'alcool dans le sang.
    Mais avant de parler de l'antagoniste principale, parlons d'un autre personnage rapidement, Diana la petite chatte grise qui débarque dans l'indifférence total ! Non je ne plaisante pas, personne n'en n'a rien à faire de ce personnage tant elle n'apporte rien à l'intrigue, en faite elle est même pas impliqué, du coup pourquoi est-elle là ?
    Diana c'est le minou qui accompagne Chibiusa qui accompagne Sailor Moon qui accompagne.....euh....mon verre, Kanpai !
     
    Plus sérieusement, Diana ne fait que simplement accompagné Chibiusa, c'est tout ! Pas d'intrigue autour d'elle sauf sa première apparition bien sûr dont on devine tout de suite d'où elle sort mais je ne dirai pas parce que cette blague va beaucoup trop loin.
    Pour résumé, il n'y a rien à dire sur Diana et tout le monde s'en fout que ce soit les Sailors, les méchants, Mamoru, la Toei et évidemment les spectateurs. Cela s'explique qu'à travers une recherche très rapide, Diana était censé apparaitre dans la deuxième saison (c'est le cas dans le manga) mais c'est finalement dans la quatrième qu'elle apparait...et bien elle a bien choisit son coup.
    De toute façon vu le peu de présence de ce personnage, il est inutile de s'attarder plus longtemps sur Diana.
     
    Maintenant parlons de Queen Nehelenia....Oh, du premier coup ! Il faut fêter ça avec un verre !
    Normalement je devais vous dire que je n'avais pas compris son histoire car elle c'était confus mais il s'avère que le visionnage d'une critique  m'a permis de constater que je n'était pas fichu de suivre une intrigue....par contre c'est quand même confus !
    Queen Nehelenia est une antagoniste certes classique, c'est la méchante qui veut le royaume voisin de son satellite et qui comme par hasard est la lune ! La maman de Sailor Moon l'emprisonne dans un miroir et Nehelenia souhaite sortir de sa prison pour se venger, sauf que manque de bol comme Diana elle a un petit retard puisque Beryl-sama a fait le taff, du coup elle se venge sur sa fille (même si en réalité j'ai pas vraiment eu cette sensation).
     
    Le saviez-vous ? Neon Genesis Moon Evangelion ? 
     
    J'en avais déja parlé auparavant mais Sailor Moon et Neon Genesis Evangelion partage pas mal de point communs mais c'est toujours marrant quand ils ce font mutuellement références. C'est assez connu des fans mais dans l'épisode où Sailor Mercury acquiert de nouveaux pouvoirs lorsqu'elle est prisonnière dans un PC (trop long à expliquer), la scène en question fait penser à une autre scène dans Evangelion. 
    Cela renvoi à l'épisode où Rei est confronté à Armisael, la mise en scène est assez similaire et c'est une référence assumé puisque plusieurs membres du staff qui travaillait sur Sailor Moon ont également participé sur Evangelion. 
    Comment ne pas être enthousiasmé face à cette anecdote quand on est fan des deux franchises ? 
     
     Vous pouvez voir la version Sailor Moon ici bas :
     
     
    Le problème autour de ce personnage réside dans la confusion de son histoire, c'est mal expliqué je trouve alors qu'elle a un passé intéressant et même une thématique super cool autour de la jeunesse éternelle, sans oublié qu'elle est plutôt charismatique et imposante, elle est classe et on loin de son armée de cirque à la con !
    Le hic est que j'ai du mal à voir l'opposition entre elle et Sailor Moon, par contre avec Chibiusa je le voit mais comme ce n'est pas développée, c'est décevant une fois de plus.
     
    Quand au dernier quart de la saison et l'affrontement final, j'ai été déçu une nouvelle fois parce que c'est très mou malgré quelques bon passage comme celui où les Sailors rencontre leurs propres reflets maléfique qui argument sur l'idée d'abandonné la lutte, c'est vraiment un des rare bon passage de cette saison.
    Le combat final....n'est pas un combat, ouais pour résumé très vite c'est un genre de pari que font Queen Nehelenia et Sailor Moon concernant la vie de Chibiusa, en somme :
     
    - Sailor Moon ! Je balance la petite Chibi depuis mon bout de cratère dans les airs, si tu la récupère avant que la gravité ne lui donne tort, tu aura gagné et je rentre chez moi la queue entre les jambes, mais si je gagne....bah j'aurai gagné Ha Ha Ha ! Je suis méchante !
     
    Pardon mais ton plan est nul ! Tue-la et c'est régler ! Enfin bref, j'ai été déçu voire frustrer de voir un affrontement finale qui n'en n'est pas un !
    Je viens d'y repenser mais le rêve de Chibiusa c'était quoi ? Non parce qu'à aucun moment on ne le dit, du coup pourquoi Pégase s'est caché chez elle ?
    Purée je me suis coltiné la saison entière pour rien, je vais boire ma déchéance....pourquoi mon corps est si lourd, j'ai la tête qui tourne, je crois que j'ai besoin de.....🤢
     

    Heureusement qu'il y a quelques excellents passages mais trop rare hélas !
     
     
       Hum....Conclusion ?
     
    Cher Lecteur, je me présente je serais votre narrateur à partir de maintenant de cette triste histoire, mon nom n'a peu d'importance et notre DrunkenPenpen est tombé bien bas puisqu'il fait dodo sur ce comptoir de solitude en vomissant littéralement ses excès, pour une fois qu'il porte bien son nom.
    Malheureusement pour lui conclure ce biller sera très complexe vu son état alors je me permet d'intervenir.
     
    Il faut dire qu'il en a bavé avec cette saison, déjà que l'acquisition de l'intégrale de Sailor Moon en DVD deviens réellement difficile (la première saison tourne autour des 300 euros ! La dernière saison autour des 500 euros et même à 1000 euros !), il a cependant eu la chance d'acquérir les quatres première saisons à des prix convenable mais on va se mentir, il a du bol.
     
    Par contre, il a eu beaucoup moins de chance en traitant cette saison, il a vécu un calvaire et n'a pas apprécié cette saison, la réputation de "mouton noir" de cette saison par rapport à la série lui est amplement mérité.
    C'est une saison où il vaut mieux être rapide dans son visionnage, s'éternisé dans les fillers serait un calvaire, regardez donc où ça nous a mener ! C'est dommage parce que cette saison possède de bonne idée et des thématiques sympa mais l'écriture n'a tellement pas suivie.
     
    Espérons pour DunkenPenPen qu'il s'en remettra pour la dernière bataille car oui ce sera tout pour ce soir, il a besoin de repos et je vous demanderez de bien attendre le mois prochain pour conclure avec la série Sailor Moon, d'ici là je vous souhaite de profiter pleinement de romstation, quand à moi, je vais aller aider PenPen à sortir de son vomi.
     
    pff tout ça pour une photo.
     

    Messieurs je vais appelez la police immédiatement !
     
     
  17. DrunkenPenPen liked a blog entry by Paxdu92, The Legend of Zelda: Skyward Sword (HD)   
    25 ans ça se fête, le moins que l’on puisse dire c’est qu’en 2011 Nintendo n’a pas lésiné pour sa licence Zelda. Concert, livre, remake, Four Swords offert et un nouvel épisode pour une Wii en fin de carrière. Ce Skyward Sword était ambitieux : monde céleste, révélation sur la mythologie de la série et volonté de nous faire brandir l’épée « en vrai ». Il y avait de grandes attentes me concernant...  Alors mène-t-il jusqu’au 7ème ciel ? Attention, la chute risque d’être rude.
     

    Il y a longtemps que je souhaitais écrire un test sur Skyward Sword, mais je me défends de parler de jeux que je n’ai pas fini. Car oui, pendant près de 10 ans il faisait parti des rares Zelda dont je n’avais toujours pas vu le bout, le boss final avait été pour moi le coup de grâce. Si certains considèrent ce jeu excellent, beaucoup le voient comme le mouton noir des épisodes 3D et je vous avouerai me ranger de leur côté. Je reviendrai en détail sur ce qui m’a gêné, mais ce qui va mettre tout le monde d’accord c’est qu’il s’agit d’un épisode radical dans son approche, loin d’être si classique que ça. Rien que tout le gameplay qui gravite autour du motion gaming à outrance suffit à en rebuter beaucoup. Il ne faut non plus oublier qu’à l’époque, si vous n’aviez pas les derniers modèles de Wii, vous deviez repasser à la caisse pour l’accessoire qu’est le Motion Plus (ou une nouvelle wiimote l’intégrant, au choix). Prérequis assez agaçant pour juste profiter d’un jeu (allez, deux si vous voulez Wii Sports Plus). Ce n’est pas faute de proposer un bundle avec une superbe wiimote dorée bien bling bling… que je n’ai pas eu. Néanmoins en consolation, Nintendo a eu la gentillesse de fournir dans chaque boite un CD du concert Master Quest comprenant 9 remix/ medley orchestraux. Merci ! Cependant cela ne suffit pas à faire passer la pilule d’un Zelda qui m’a dans l’ensemble plutôt déçu sur beaucoup de points. Alors qu’il possède de grandes qualités, un jeu véritablement en dents de cie qui alterne les passages poussifs et les idées brillantes. L’attente était haute me concernant, car on n’avait pas eu de nouveaux épisodes 3D depuis Twillight Princess (en 2006) et que le jeu promettait plein de choses, ne serait-ce que son histoire revenant « chronologiquement » au début selon une frise inventée exprès pour l’occasion. Des années après, c’était à prévoir, Skyward Sword est de retour sur Switch dans un remaster proposant HD et légères retouches ainsi qu’une nouvelle maniabilité 100% boutons ! Ah… peut être vais-je revoir mon jugement ?

    Ce qui est certain c’est que je garde le même avis concernant le scénario. Celui-ci nous narre lors d’une courte intro à la Wind Waker l’origine du monde avec son artefact divin appelé Triforce, protégé par la déesse Hylia. Lorsque vinrent les forces du Mal, elle le protégea au péril de sa vie et dissimula l’artefact tout en expédiant la race des Hommes haut dans le ciel sur des ilots volants en attendant que la terre redevienne saine. Depuis lors, ils se sont habitués à leur nouvel habitat en voyageant à l’aide de célestrier, des gros oiseaux colorés. On commence donc des siècles après, avec Link (que vous pouvez renommer) se préparant pour son diplôme de chevaucheur de piaf. Une longue intro qui nous présente l’école, le rival Ergo et Zelda la fille du directeur. Sans surprise, Link se voit remettre le titre de célestrier et remporte même le parachale de son amie. Les deux en profitent pour aller faire un tour dans les airs mais hélas un monstre surgit des nuages et emporte Zelda dans son sillon. Il n’en faut pas plus pour que Link parte à son secours avec l’aide de Fay, « l’âme » de l’épée Excalibur qui sommeille secrètement près de la statue de la déesse. Celle-ci va alors guider Link dans le monde terrestre et ainsi espérer retrouver Zelda. Un début de jeu chargé en informations, autant vous dire que vous ne poserez pas les pieds à terre avant une bonne heure de blabla à Celestbourg, seul village de tout le jeu. Cependant, on ne peut pas vraiment dire que ce soit épique avec sa petite ambiance « scolaire », on est loin de l’efficacité d’un Ocarina of Time, du côté épique d’un Wind Waker ou inquiétant de Twilight Princess. Détail qui me ne convainc pas pour un épisode « origine » : non seulement il y a déjà un passé (donc on n’est pas complètement au début) et en plus techniquement l’épée existe déjà. Il faudra attendre la seconde moitié pour la forger ou devais-je dire l’améliorer. Ce qui signifie qu’avant ça il faudra se farcir un premier tiers de jeu guère passionnant, se résumant à un jeu de chat et de la souris. Link arrive sur terre, Fay vous dit que vous avez 98,99% de chance de trouver dame Zelda, et lorsque que vous arrivez au bout du donjon elle vous échappe. Et ce trois fois ! Autre « souci » enfin, le monde est partiellement dépeuplé, restant dans un état sauvage. Heureusement quelques autres races comme les mignons Tikwi (sorte de graines) ou les plutôt disgracieux Mogma (des homme-taupes) pourront vous faire la causette au détour d’un chemin. Ce qui veut donc dire que l’on joue très souvent avec une quasi absence de narration, avec pour seule compagne l’inf-âme Fay qui s’exprime comme un robot. Ce n’est pas elle qui nous fera oublier Midona de Twilight Princess.
     
              
     
    L’absence de personnalité de Fay empêche toute empathie pour cette dernière, ce qui est dommage dans un épisode où les personnages et la narration se font plus rares. Pire, elle devient même énervante car la majorité de ses interventions consistera soit à souligner l’évidence, soit à vous prémâcher le travail lors de certaines énigmes. Sur Wii elle servait aussi à vous signaler quand les piles/batterie de la wiimote étaient en rade ou que le pointeur n’était plus centré depuis un moment. J’ai subi quantité d’interruptions lors de mes parties à l’époque qui rendaient l’expérience d’autant plus poussive et le personnage crispant. Heureusement sur Switch, ce détail est maintenant de l’histoire ancienne ! Préférant jouer aux boutons en mode portable, aucun manque de batterie et pas de risque de pointeurs absents. De plus les développeurs ont un peu revu ses interventions à la baisse, même si cela n’enlève rien à son manque total de charisme. Autant vous dire qu’à la fin, sans spoiler, la voir faire ses adieux ne m’a fait ni chaud ni froid. Même si en relativisant elle devient, dans une moindre mesure, involontairement « attachante » dans le sens où il se crée une certaine proximité dû à son omniprésence. Une sorte de compagnon qui devient familière sur la durée.
    M’enfin que l’on arrête de se plaindre de Navi d’Ocarina of Time, on ne fera pas plus insipide que l’âme d’Excalibur qui manque de tranchant.

    Passé ces deux points fâcheux, en définitive le scénario se révèle plutôt surprenant et bien plus prenant dans sa seconde moitié une fois que s’installe les vrais enjeux qui justifient les errances de Zelda. Voyage dans le temps et malédiction sont au programme, dans un sens on ne change pas la formule puisse que concrètement il sera toujours question de réunir des artefacts pour défaire le retour des forces du mal. Ici symbolisé par l’avatar du Néant qui a pour serviteur le disgracieux Ghirahim. La volonté de proposer un caractère qui lui est propre pour ne pas refaire un énième subalterne simplement démoniaque est tout à fait louable, du coup exit le méchant bien badass ou manipulateur, Ghirahim est… un fou androgyne. Du genre à prendre des postures bizarres, lécher son épée et gémir. Un antagoniste qui ne m’a pas bien convaincu et dont là aussi j’ai du mal à trouver du charisme. Lui reste néanmoins une par de mystère et des interventions rares (pas plus mal dans un sens) qui lui confèrent une sorte d’aura énigmatique. Pour le reste, l’aventure aura son lot de rebondissement et d’excuse pour que vous n’atteigniez pas chaque donjon trop vite. Cependant certains sont quand même un tantinet trop artificiel, comme les nombreuses fois où il faut chercher des morceaux d’artefacts ou personnages éparpillé dan la zone. L’histoire y est plus prétexte et si vous cherchez des enjeux aussi épiques que Twilight Princess ou proche d’un conte comme dans Wind Waker, il y a de quoi être un peu déçu. Certaines révélations tombent un peu à plat car avec un peu de jugeote vous pouvez anticiper, en particulier l’identité de la vieille du temple du sceau que j’avais deviné bien des années avant d’arriver à la fin. Néanmoins la mise en scène très efficace relève le niveau et quelques cinématiques assurent le spectacle, faisant passer la pilule d’une histoire finalement un peu trop convenu pour une « origin story ». Le final en ce sens ne répond pas vraiment à des questions (si tant est que l’on en ait), l’aventure se finissant de façon totalement prévisible : le Mal est vaincu et tout est bien qui finit bien.
     
               
     
    L’ambiance permet un peu de relever le niveau, mais comme le monde terrestre est souvent dépeuplé il y a comme une sensation de solitude qui plane, ou du moins une forme de simplicité dans le sens où le découpage en zones donne l’impression de parcourir des niveaux avec un début et une fin. Ne reste alors plus que Celestbourg et ses habitants pour y trouver un peu plus de substance. Bon point, comme Majora’s Mask qui avait lui aussi une ville centrale, chaque PNJ est développé avec son caractère propre et sa petite quête à mener à bien. Entre la petite fille qui se lie d’amitié avec un démon caché, la fille de la consigne qui en pince pour Link ou la lettre d’amour à transmettre entre plusieurs étudiants, il y a pleins de petites histoires assez mignonnes ou rigolotes qui rendent les habitants de Celestbourg attachants et mémorables. D’ailleurs, un détail ne vous aura sans doute pas échappé, il est question de peuple vivant dans le ciel et pourtant vous comprenez bien que la quête réside sur terre. C’est là une des déceptions : le ciel étant finalement mis de côté, relégué pour du bonus et faisant office de transition entre les zones.

    Car s’il y a bien un détail qui fâche dans cet épisode, c’est son ciel. Sorte de réminiscence de la mer de Wind Waker, il ne garde pas ses qualités mais ses défauts. Déjà en taille, le ciel n’est pas bien grand (à titre de comparaison la superficie doit être à peine plus grande qu’un carré de la carte de WW). Ce qui dans un sens n’est pas un mal car cela évite de voyager longuement sans rien faire. Et pourtant… la faute à un environnement terriblement vide : on s’empresse d’arriver à destination. Après Célesbourg et une (petite) ile importante pour la progression, vous n’aurez que trois mini-jeux, une auberge et une myriade de micro-plateformes à vous mettre sous la dent. Ces dernières possèdent un ou deux coffres scellés qui ne peuvent être ouverts qu’en activant des Cubes de la déesse cachés sur la terre ferme. Bref, autant vous dire que niveau mystère et aventure on y est pas du tout et au final ce mini monde ouvert déçois pour qui aurait envie de vagabonder. Dommage car mis à part le village (plus grande île), il est possible d’atterrir sans transition, ce qui est assez grisant. La même année, voir un an avant au japon, sortait Solatorobo sur DS qui avait aussi un concept d’île volante et qui a mes yeux est nettement plus convaincant sur ce point là.
     
               
     
    Se pose alors la question : était-il possible de faire autrement ? Car l’horizontalité de la mer permet d’accoster puis de traverser les îles à pied de façon classique. Or voler est le moyen de déplacement ultime (pas pour rien si c’est souvent possible à la fin des J-RPG) car l’on peut tout passer. Si Nintendo avait créé des zones complexes que le joueur pouvait zapper à sa guise en les survolant, cela n’aurait pas eu de sens. Quoique, en forçant à fouiller… je pense qu’il y avait moyen. J’ai surtout cette impression que le ciel n’était pas forcément prévu à la base et qu’il aurait été ajouté en cours de route histoire d’unifier facilement les zones entre elles, je peux me tromper mais le gameplay ou la progression ne donnent pas vraiment l’impression d’avoir été pensé autour... Du coup, il y a un truc qui ne fonctionne pas et les aller retour incessant dans les nuages font clairement remplissage bidon et n’apportent pas grand-chose d’un point de vue ludique ou narratif. D’autant plus qu’il n’y a pas de réelle fonction de téléportation. Revenir en ville vous demandera à chaque fois de trouver une statue de sauvegarde et de refaire le chemin à vol d’oiseau. Il n’y a que pour les zones terrestres où vous pouvez choisir vers quelle statue atterrir. L’option s’est néanmoins assouplie sur Switch… à condition d’avoir l’amiibo adéquate.

    Car l’autre souci, le talon d’Achille de cet épisode, celui qui m’a tant rebuté : son rythme. Aller-retour poussif, découpage clair et net + puzzles/énigmes incessants au point que la frontière entre donjon et zone extérieure en devient mince. Skyward Sword n’est pas vraiment un jeu d’aventure ! Mais un jeu d’action, dont la formule lorgne presque sur un Super Mario Sunshine avec ses retours dans des zones « niveaux » déjà visités mais avec des modifications et de nouveaux objectifs. Certes cela donne une dynamique propre à ce Zelda, mais qui peut déplaire pour qui attendait une structure plus « classique » axée sur une exploration souple. Car le ciel est le seul et unique moyen d’aller sur terre, dans des zones déconnectées les unes des autres. Il n’y a même plus de cycle jour-nuit, relégué au village pour le besoin de certaines quêtes annexes. Chaque environnement est lui-même structuré en (3 ou 4) grandes zones semi ouverte qui se suivent mais conçus de sorte à être exploré une première fois de façon linéaire en bouclant. Si la zone de la forêt est très agréable à parcourir car espacée, dès le volcan et sa lave qui balisent le chemin ça devient plus dirigiste et impose plus d’action (notamment les lancers de bombes). L’apothéose est alors atteinte dans le désert avec ses sables mouvants et ruine qui dessine un cercle qu’il faut traverser part par part de façon linéaire où il faut s’en arrêt exploiter les objets. Un ennui à l’époque de la Wii, qui m’avait fait prendre une courte pause.
     
              
     
    Si l’utilisation intense du motion gaming est tout à fait louable, en plus de bien fonctionner (Motion+ oblige, tout de même), cela s’avère bien plus fastidieux qu’un simple pressage de bouton habituel. Si dans un ancien Zelda tuer un ennemi demandait 2-3 fois d’appuyer sur B, ici ça peut parfois devenir une épreuve à elle seule. Chaque ennemi étant pensé pour vous faire exploiter les possibilités liées au mouvement, ce qui est une excellente idée ! Mais dans la pratique, passé la découverte et surtout au rythme imposé cela peut devenir poussif. Car il ne suffit pas de juste lever la wiimote et agiter bêtement le poignet comme la majorité des jeux Wii, là ce sont carrément des mouvements plus amples et précis qui sont requis. Par exemple une simple plante carnivore va ouvrir sa bouche soit à l’horizontale soit à la verticale, à vous de vous adapter très vite sinon vous ne passerez pas. L’épée n’est pas seulement impactée par la nouvelle maniabilité, les objets traditionnels sont eux aussi repensés ! Au-delà de viser avec arc et lance-pierre, les bombes peuvent être projetées en hauteur avec un lancer en cloche, ou les faire rouler au sol comme une boule de bowling avec le mouvement idoine. Arrivé dans la zone du désert, donc, ce sont de nombreux mouvements qui vous seront imposés, avec un level-design linéaire, un scénario qui n’avance pas et une musique oubliable parachevant une ambiance relativement morne. Sans oublier Fay qui viendra vous casser les pieds, bien sûr.

    Mais c’est là où je retourne ma veste. Car tout ce que je critique, c’est l’omniprésence du motion gaming et l’appauvrissement de l’exploration. D’habitude dans un Zelda, le monde s’explore de façon assez « simple » dans des zones semi-ouvertes ; seuls quelques rares passages et autres éléments annexes requièrent les objets. Ici, les lieux sont conçus comme des niveaux blindés de micro-puzzles avec de multiples raccourcis qui, mis bout à bout, finissent par créer des zones semi-ouvertes. Et je dois bien admettre que le level-design de Skyward Sword est plutôt brillant (dans sa proposition). Car il y a à plusieurs reprises une relecture de chaque zone via ses modifications d’environnement et ses raccourcis lors du premier passage. Prenez la forêt par exemple, plus tard il faudra la visiter dans une version inondée. Sans oublier les phases de Psysalis qui vous font tout retraverser sous un nouvel angle où les raccourcis prennent tout leur sens. Une des très bonnes idées : dans la seconde moitié de l’aventure il faudra revisiter chaque première zone de chaque région dans une version « dark » appelée Psysalis. Dans ces versions alternatives plongées dans la nuit et gardées par des espèces de fantômes il faudra, à la manière de Twillight Princess, récupérer 15 perles de lumière éparpillées. Celle-ci confèrent une immunité d’une minute trente avant que les fantômes ne vous traquent. Faites-vous toucher par l’un deux et vous recommencez l’épreuve. Ajoutez la musique qui va bien avec, ces phases sont véritablement stressantes ! Cependant, l’immunité étant assez longue, pour peu que l’on soit bien organisé et que l’on évite bien les halos de lumière ou les flaques qui pourraient vous faire repérer, en définitive ces phases ne sont pas bien dures et le stresse s’amoindrit passé la découverte.
     
              
     
    Là où je change véritablement mon fusil d’épaule concernant Skyward Sword, c’est vis-à-vis de sa maniabilité et forcément de son rythme qui en découle en partie. En effet, le principal atout de la version HD étant les contrôles adaptés aux boutons (indispensable pour le mode portable et le model Lite). Et là ça change tout ! Les mouvements étant relégués au stick droit (en principe fait pour la caméra, ce qui mène à quelques complications), il suffit dès lors de coups brefs avec le pouce pour donner des coups d’épée, ramenant finalement à une maniabilité simple et vive bien plus proche des autres Zelda. Sans pour autant perdre une partie du sel de cet épisode puisqu’il faut toujours bien orienter et être précis. Même s’il est vrai que viser avec l’arc revient à une maniabilité ultra classique… Dès lors, tous les passages qui étaient à la longue poussifs avec le bras deviennent tout à fait agréables une fois que l’on s’habitue à ce nouveau style. Seules quelques confusions peuvent se présenter avec la caméra, qui nécessite de rester enfoncé sur L pour que le stick droit change de fonction. Au-delà de ce petit désagrément, ce fut en vérité un plaisir de rejouer à Skyward Sword sous de nouvelles conditions. Le désert se présente toujours comme un coup de « mou » dans l’aventure mais je l’ai traversé sans lassitude cette fois. D’autre part, avec les années et mes attentes de l’époque mises de côté, j’ai fini par accepter le parti pris de ce Zelda orienté action et bien moins exploration. Détail qui m’avait fortement déçu à l’époque au point de dire que le level-design était mauvais parce que non pensé comme les précédents. J’y ai finalement vu un épisode qui fourmille d’idées et qui se renouvelle très souvent dans ses situations. Un peu comme Mario Galaxy vis-à-vis de ces prédécesseurs dans un sens…

    Car si le rythme effréné des puzzles et des actions demandées constituait finalement pour moi la cause du désagrément sur Wii (et non le motion gaming en lui-même), une fois avec une maniabilité plus dynamique et demandant moins d’efforts (sans vouloir passer pour une feignasse tout de même) j’ai alors pu « savourer » l’aventure. Le fait que de nombreux objets aient une relecture liée au mouvement permet d’apporter un certain vent frais à la série dans une structure hélas très rigide mais évitant assez bien la répétitivité en variant ses objectifs/situations comme susmentionné. Il n’empêche que les va et vient dans le ciel, revenir à chaque fois trois fois dans les mêmes environnements (avec même un donjon à retraverser une seconde fois) et recombattre certains boss à plusieurs reprises s’avère assez surprenant pour la série. Car Ghirahim se présente comme une sorte de Bowser de Mario 64 : même combat mais un peu plus dur, il faudra aussi affronter à trois reprises le Banni. Sans aucun doute le pire boss du jeu, ce dernier est un monstre gigantesque qui se déplace dans un cratère avec un chemin en spirale. La cause du désagrément étant que l’ennemi échappe assez facilement aux coups, lui courir après n’est pas difficile mais reste bien exaspérant tout de même. Puis bon, une fois d’accord, mais de là à le refaire trois fois… Les autres boss s’en tirent mieux, cela oscille entre le bon et le passable. Mention spéciale au boss du 4ème donjon, un peu long mais aussi épique qu’inventif ! Ce n’est pas pour rien s’il avait été montré dans les trailer de l’époque.
     
              
     
    Et les donjons alors, parlons-en. Etonnamment ils ne sont pas très vastes, tout du moins ils sont constitués pour la plupart de très grandes salles avec plusieurs choses à y faire et peu d’aller-retour. Et surtout les ¾ des donjons ne font qu’un étage ! Leurs structures ne sont pas franchement complexes, à l’exception du bateau qui se rapproche plus de ce que l’on a l’habitude de voir dans le reste de la saga. Pas plus d’une clef sur soi et les boussoles ont disparu puisque les cartes indiqueront serrures et coffres. Rajoutez les conseils de Fay et dans l’ensemble il n’y a pas de difficulté pour qui a déjà poncé un Zelda 3D par le passé. Seul le bateau m’a donné un peu de résistance car il repose sur une mécanique originale déjà exploitée dans toute la zone et qui oblige à être assez attentif à une variation d’environnement… pour ne pas spoiler. Dans le même ordre d’idée le dernier donjon se montre particulièrement réussi et complexe dans sa structure, là aussi il vaut mieux laisser la surprise. Pour ce qui et du reste, ça m’a paru globalement classique, seul le 4ème se rattrape par un design qui sort vraiment du lot : Temple aquatique mais avec une architecture très orientale avec des nénuphars et des statues ressemblant à bouddha, le tout avec des couleurs chaudes. On est d’ailleurs loin des donjons lugubres hormis le premier, vite fait. Hélas pas de donjons vraiment mystérieux ou effrayant dans le lot, c’est un peu dommage, la majorité m’a paru un peu fade niveau ambiance.

    Malgré leur petitesse il y a pourtant de quoi y passer du temps, le jeu est même long et bien dans la moyenne des Zelda 3D. Comptez environs entre 25 et 30h pour aller jusqu’au bout en prenant votre temps. Sachant que le jeu est riche en contenu et je conseille tout de même de faire le boss rush pour obtenir le fameux bouclier incassable, sinon le boss final serait bien laborieux sans. En effet, Skyward Sword propose aussi d’autres petites idées et innovations dans son gameplay. Les boucliers ont maintenant une jauge de résistance et vos potions comme vos objets pourront être améliorés moyennant rubis et matériaux dans le marché couvert de Célestbourg. Ce qui pouvait être original, à l’époque le craft n’était pas encore trop à la mode. Terre comme ciel posséderont soit des matériaux (crane, corne, gelée…) lâché par les ennemis ou trouvables dans de petits coffres, soit des insectes qu’il faudra attraper avec son filet. Cependant, les objets requièrent pas mal de matériaux différent et en définitive j’ai fais quasiment tout le jeu avec les versions de base… ce qui est suffisant. Charger ses flèches plus vite ou avoir une potion qui donne encore plus de cœurs ne m’ont pas paru d’une grande pertinence. Donc l’idée tombe un peu à l’eau et relève plus du 100%. Autre subtilité, dorénavant lorsque vous sélectionnez un objet dans votre inventaire (qui se présente sous forme de menu radial, bien pratique !) le jeu ne se met plus en pause. Cela dit Zelda n’est pas une série de jeux qui nécessite sans arrêt de grands réflexes, il y a toujours un moment tranquille pour fouiller dans sa sacoche en paix. Enfin en ajout bien plus notable Link peut dorénavant courir, ce qui a pour effet de vider une jauge d’endurance. Plus d’une fois il faudra se ruer, ou tout simplement escalader des parois où il faudra garder un œil très attentif à cette jauge. En bref, entre les mini-jeux, les nombreuses quêtes pour les habitants, le boss rush, trouver tous les quarts de cœur et avoir tous les objets et au max, il y a de quoi faire ! Et même un mode difficile une fois l’aventure terminée. Mais franchement vu l’exigence de certains combat et la précision demandée, cela faisait longtemps que dans un Zelda je n’ai pas autant perdu de vie.
     
               
     
    Maintenant, de là à retenter une aventure qui ne propose quasiment aucune incartade dans son exploration ou son déroulé, hormis faire les quêtes quand bon vous semble à Celestbourg... Je ne sais pas. Malgré la relative répétitivité à revoir les mêmes environnements, ils sont variés, en particulier la forêt qui propose aussi une toute autre thématique. La seconde partie du désert, beaucoup plus réussie que la première, a elle aussi des relents de Wind Waker ce qui propose aussi un certain renouvellement dans les paysages. Ce que j’apprécie surtout dans les graphismes c’est la direction artistique et plus particulièrement les textures inspirées du pointillisme (plus largement de la peinture impressionniste). Ce faisant, chaque texture est composée d’une myriade de petites taches de couleurs différentes donnant un grain et un cachet plaisant à regarder, me concernant. Moins convaincant pour certains par contre, les arrières plans un peu trop loin se retrouvent flouté et légèrement représenté sous forme de « tache », ce qui donne un rendu un peu baveux, parait-il accentué sur une Wii branchée à une télé HD. J’apprécie néanmoins ce cachet unique à cet épisode, avec ses nombreuses couleurs il se dégage quelque chose de chaleureux dans ce Zelda contrairement à ses artworks plus dans un style Twilight Princess peint à l’encre. Les proportions et les designs font sérieux mais il y a comme une sorte de cell-shading, sorte de mix entre le sérieux et le cartoon qui permet à cet épisode de trouver son identité par rapport aux précédents volets 3D. Les animations demeurent soignées, l’ensemble fluide et lisible… le seul défaut dans tout ça c’est le chara-design qui souffle le chaud et le froid. Entre les grosses lèvres de Link, la frange + le nez de Zelda, mention spéciale a Ergo qui a… un physique particulier. Dommage car d’autres PNJ, même caricaturaux, ont de bonnes trognes… Ceci étant une affaire de gout, mais rien de vraiment rédhibitoire cela dit.

    Il en va forcément de même pour la bande-son qui à l’image du jeu ne me convainc pas complètement. D’autant plus étonnant que de nombreux compositeurs ont travaillé sur cet épisode, mais c’est peut-être ça aussi qui explique une certaine irrégularité dans la qualité. Objectivement et avec du recul, j’admets que Skyward Sword a une très bonne bande-son, Cependant il n’y a que 4-5 musiques que je trouve excellentes… ce qui n’est pas le cas de Twilight Princess par exemple. Le souci c’est que mes musiques préférées sont finalement rares et « mal » réparties dans l’ensemble de l’aventure, parce que ce ne sont pas les thèmes que l’on entend le plus souvent. De ce fait, les musiques qui vous accompagneront la majorité de l’aventure (à savoir : les donjons, les 3 zones, le ciel et Celestbourg) ne sont dans la majorité pas fameuses. Les zones et les donjons surtout ont tous des musiques passe-partout, ce qui contraste avec la musique épique et orchestrale du ciel. Très jolie mais dont la mélodie ne m’a jamais vraiment ému/ emporté. La forêt a quand même un air plutôt entêtant. Mais le reste bof. Et que dire des donjons quasiment tous oubliable avec quelques percussions et une nappe en fond, on est très loin d’un Ocarina of Time et ses ambiances très marquées. La seule qui sort du lot c’est le dernier donjon, alternant très vite passage inquiétant et envolée lyrique, le tout avec un effet de réverbération qui produit une ambiance étrange et presque mélancolique. Au final, parmi les musiques que je retiens, c’est le thème de Fay (que l’on a vite fait au début puis à la fin…), le thème du lac Farora qui est assez doux mais si l’on tend l’oreille s’avère très reposant et rappelle la musique impressionniste, le thème pour deux boss est épique et puissant (bien supérieur au thème du boss final, un comble) sans oublier celui de Celestbourg qui transmet une ambiance à la fois chaleureuse et légère. Enfin, comment ne pas évoquer le thème principal que l’on entend… au générique de fin. Super. Ce dernier est absolument remarquable, car si vous ne le saviez pas, il s’agit en faite du thème du premier Zelda mais composé à l’envers (et donc réorchestré). Et en définitive le thème est aussi mémorable qu’épique ! Dommage que le reste du jeu n’aie pas suivi…
     

    3 Positifs :
    + Des idées et renouvellement à foison.
    + Brandir l’épée apporte une certaine fraicheur et technicité aux combats.
    (Wii) + Le CD de musiques offert.
    (Switch) + Les nouveaux contrôles au stick !

    3 Négatifs :
    - Des soucis de rythme et de recyclage.
    - Ciel inintéressant et complètement sous-exploité.
    (Wii) - Motion Control très lourd à la longue.
    (Switch) - ça fait cher le remaster, sans CD offert.
     
     
    Conclusion :
    Episode inverse du futur Breath of the Wild qui primera sur une liberté totale, Skyward Sword malgré son ciel vous enferme dans des zones terrestres aux puzzle et actions effrénés. Garantissant une grande inventivité mais un rythme, qui couplé au motion control à outrance, peut user sur la durée. Alternant moments mémorables (spysalis, la deuxième partie du désert, le dernier donjon…) et les coups de mou (première partie du désert, Banni, aller-retour dans le ciel) le jeu souffle régulièrement le chaud et le froid. Il n’empêche que si l’aventure m’avait déçu à sa sortie, j’avoue avoir eu grand plaisir à le refaire à défaut de le redécouvrir. Evidemment, si vous n’y avez pas joué à l’époque, laissez-vous tenter par le remaster, surtout si la partie « exploration » n’est pas ce qui vous intéresse le plus. A contrario, si une maniabilité exigeante vous refroidit, ou que vous soyez désireux d’une superbe histoire, de l’épique, des donjons tortueux et de l’exploration libre, alors vous ne trouverez pas votre compte dans cet épisode. Quant aux connaisseurs déçus, à vous de voir si payer plein pot pour jouer dans de véritables nouvelles conditions (et en portable) soit suffisant pour un épisode « mal aimé » et ainsi lui laisser sa seconde chance. En ce qui me concerne je ne regrette pas.
     
    Mes notes:    14 /20 (Wii)    16 /20 (Switch)
  18. Valek liked a blog entry by DrunkenPenPen, Indochine The Single Collection 1981- 2021   
    On pourra dire tout ce que l'on veut et qu'on apprécie ou pas Indochine, il serait un tort de ne pas reconnaitre que ce groupe a su faire une place dans le paysage musicale français. Quarante ans plus tard Indochine est toujours là malgré les hauts et les bas surtout en grande partie par le seul membre restant du line-up original, Nicola Sirkis.
    Vous n'avez probablement pas passé à côté de cette anniversaire puisque un livre est sorti récemment, une nouvelle tournée est annoncé (déjà complet) mais c'est surtout la sortie de deux compilation qui a fait parlé d'elle. Oui vous avez bien lu, deux compilations pour revenir sur l'intégralité de leur carrière et aujourd'hui j'avais envie de vous en parler, vaut-il le coup ? C'est le moment de vérité !
     

    à gauche la  pochette de la compilation 2001-2021 et à droite la pochette de la compilation 1981-2001 vendu séparément.
     
     
                 Et soudain surgit face au vent, Le vrai héros de tous les temps, Bob Morane contre tout chacal, L'aventurier contre tout guerrier !
     
    C'est le 28 Août 2020 que votre petit penpen s'est procuré la première compilation soit Day One, cette première compilation comporte les années 2001 jusqu'à nos jours, puis c'est le 11 décembre de cette même année que la seconde compilation est sorti et ce fut encore Day One pour moi.
     
    Je pense que vous l'avez compris mais je suis fan d'Indochine, pour ne pas vous mentir je me suis procuré ces compilations trois fois ! La première fois en CD, la seconde pour offrir et quand à la troisième fois c'est en vinyle oui quand on aime on compte pas !
    Je pourrais aussi vous parler du teddy "Je serai ton chaos" que je me suis procuré sur le site officiel dans la foulée mais je préfère faire un petit résumé sur l'histoire du groupe.
     
    Indochine s'est formée le 10 Mai 1981 avec pour membre Nicola Sirkis (Chant) et Dominique Nicolas (Guitare) suite à une expérience d'un petit groupe qui leur avaient déplût.
    Ils écrivent leurs premières chanson et se produise au Rose Bonbon en Septembre 1981 accompagné d'un ami Dimitri Bodianski (Saxophone) et du frère jumeau de Nicola Sirkis : Stéphane Sirkis.
    Suite au succès de ce concert ils décrochent un contrat qui vont amener le premier album et leur premier gros succès, L'aventurier.
     
    Ils sortirons en 1983 leur second album Le péril Jaune (un de mes albums préférés) qui connaitra quasiment le même succès que leur précédent album mais c'est le 10 Mai 1985 qu'Indochine connaitra la véritable consécration avec l'album 3 qui sera un énorme carton : 3ième Sexe, 3 Nuits par semaine, Canary Bay, Salombô, Tes yeux Noirs sont sur cette album.
    Puis c'est une tournée dingue qui les attends en 1986 avec leur premier album Live (que je vous recommande) qui sera tout aussi un carton.
     
    C'est après tout ce succès que les soucis commence à se pointé, les premiers détracteur du groupe commence à dire que le groupe n'est qu'une vulgaire copie de The Cure, que Nicola ne sais pas chanté etc....
    en 1989 Dimitri Bodianski quitte le groupe pour se consacré à sa vie de famille, il reviendra faire un petit coucou lors du Wax Tour en 1997 à Bruxelles.
     
    Puis c'est la descente aux enfers, L'album Un jour dans notre vie (1993) et Wax (1996) ne se vend pas, Dominique Nicolas quitte le groupe en 1994 ne se reconnaissant plus dans le groupe, on dit qu'Indochine est un groupe de ringard mais c'est surtout le décès de Stéphane Sirkis qui enfonce le clou laissant Nicola Sirkis.....tout seul.
     
    Cependant, le groupe va connaitre un étrange phénomène durant cette sombre période, tout d'abord le publique est majoritairement composé de jeune mais qui connaissent par cœur tout leurs albums, renouvelant un publique bien plus fidèle (et je ne dit pas ça parce que je suis de cette génération).
    Puis, si les albums ne se vend pas, ce n'est pas le cas des concerts qui sont des gros succès dont le Wax Tour en 1997 qui connaitra un sacrée push commercial par TF1 bien avant leur émission à la con genre The Voice mais si je continue dans cette voie je vais devenir méchant et je ferais surtout un bon gros hors-sujet.
     
    Enfin, l'album Dancetaria (1999) n'est pas un succès commercial mais possède une aura très particulière puisque c'est le dernier album avec Stéphane Sirkis dont les fans en sont encore choqué par sa disparition mais c'est également les premiers prémisse de ce que sera le prochain album Paradize (2002).
     
    A partir de là vous connaissez l'histoire, Paradize est un succès monstrueux avec J'ai demandé à la Lune puis les succès s'enchaine aussi bien en album solo qu'en live, bref une belle histoire que cette double compilation raconte.
     

    La Track List des compilations respectives.
     
     
            La vie est belle et cruelle à la fois, elle nous ressemble parfois, Moi je suis né pour n'être qu'avec toi !
     
    Pour faire simple je vais parlé des deux compilations en même temps puisqu'ils ont les mêmes avantages, le point fort de cette compilation est avant tout le remixage.
    Oh mon dieu, quel remixage ! Autant vous dire que le terme "dépoussiéré" n'a jamais été aussi vrai, le son est très claire et on a l'impression qu'ils viennent de sortir ces chansons de nos jours.
    C'est Mick Guzauski qui s'en est occupé et si vous ne connaissez pas le bonhomme, sachez qu'il a travaillé avec Michael Jackson et Daft Punk rien que ça.
     
    Bref, cette compilation n'est pas qu'une simple réédition d'ancienne chanson, il y a bel et bien un travail de son dessus pour notre plus grande plaisir. Ce qui est fou c'est que même les chansons plus récente d'Indochine bénéficie autant de ce son donnant une sorte de réécoute, je pense notamment aux chanson de l'album Black City Parade (2013) qui avais un mixage plutôt dégeulasse je trouve et qui ont enfin droit à un bien meilleur traitement, c'est véritablement le jour et la nuit !
     
    Écoutons trois extrait pour vous faire une idée :
     
    - Collège Boy
     
    - Adora
     
    - Marilyn
     
    Je n'ai hélas pas trouvé de vidéo de comparaison avec les plus anciennes chansons mais je peux vous garantir que cette compilation fait l'effet d'un vent frais en matière de son.
     
    Le second point fort réside en soi dans le choix des chansons dont particulièrement ceux de la période 2001-2021 qui n'ont jamais été compilé pour le bonheur de ceux qui n'ont pas les albums originaux.
    Mais qu'en est-il de ceux qui ont les albums ? Cela vaut le coup ? Oui pour deux raison, la première pour le son comme je l'ai déjà dit mais la seconde raison concerne certaines chansons qui possède des versions différentes de ceux de leur album.
     
    C'est à dire ? Indochine a cette particularité que leurs chanson sont différent selon le single ou l'album, cela a toujours été le cas avec 3ième Sexe par exemple qui n'est pas pareil sur l'album originale. Le plus flagrant reste Un singe en Hiver qui est totalement différent que sur l'album, d'ailleurs j'ai découvert cette version sur cette compilation.
    C'est une très bonne chose d'avoir des versions différentes car elles sont rares ! Ouais les singles originaux sont difficilement trouvable à petit prix et font office de collection donc forcément des prix faramineux, alors retrouvé des versions "single" dans cette compilation pour moins chère et avec plus de chanson c'est forcément cool.
     
    Enfin comment oublié les exclusivités comme Nos célébration ou 3SEX (qui n'a pas fait l'immunité parmi les fans mais dont j'aime bien), d'autant que certaine édition comporte 3 CD (ou 5 vinyles) pour 2001-2021 et 4 CD (ou 4 vinyles) pour 1981-2001.
    Ayant également les version vinyles, ils ont l'avantage d'avoir les bonus (Piano sans voix) directement contrairement au version CD qui dépendent de certaines éditions. Par contre, si vous prenez les versions vinyles j'espère que vous avez de la place car ils en prennent, mention spéciale à la compilation 2001-2021 et ces 5 vinyles qu'on ne peut même pas rangés dans leur intégralité puisqu'il n'y a que 4 place laissant toujours un vinyle qui traine, personnellement ça me fait rigoler, ça donne la sensation qu'ils ont bourré la pochette 😁
     
    L'esthétique est très sobre, on ne voit pas bêtement des photos du groupe mais des enfants qui représente l'époque et les membres du groupe, c'est subtile, c'est classe, j'aime bien ! Ça a le mérite de donner un cachet à cette compilation.
     

    les pochettes de Nos Célébrations et 3SEX les deux inédits de ces compilations sont disponibles en single à part.
     
     
    J'arrive pas très fier de moi, Je prie pour que tu sois là, Comme si la vie n'avait pas changé, Comme celle que tu es, Comme celle que tu étais !
     
    Cependant, il y a quand même quelques déception concernant cette compilation, la première en tête concerne des absents de certains singles comme Punker ou Je n'embrasse pas qui sont pourtant sorti en single mais absent dans la compilation, d'accord, c'est pas les plus connu, ni les plus indispensable mais ce sont de bonne chanson c'est dommage.
    Par contre, j'aurai aimé que certaines chansons popularisé par le groupe via des clips soit présent comme Kimono dans l'Ambulance ou Gloria qui ont pourtant bénéficiés d'un clip mais tout aussi absent.
    Je regrette aussi l'absence de Salombô qu'on peut considéré comme un classique puisqu'il est constamment joué en live mais une fois de plus absent dans cette compilation, dommage.
    Histoire de chipoter encore plus, peut-être qu'un ou deux titres live aurait été bien sympa parce qu'Indochine c'est aussi de sacré concert, je pense par exemple à la fin du Alice & June tour qui est très émouvant et aussi très étrange avec le groupe qui part laissant un public en larme qui refuse de partir, la version DVD filme l'évacuation de la salle qui met trois plomb le tout dans un bruit angoissant, franchement regardez-le c'est juste incroyable !
     
    Bon revenons à nos compilations, on pourrait dire que je chipote et je ne le cache pas mais le problème c'est que ces chansons aurait pus figuré dans la compilation sachant que certains CD ne dépasse pas les 50 minutes, c'est plutôt léger de ce côté là et je trouve cela dommage parce qu'il y avait opportunité.
     
    Quand au bonus....je ne les écoute pas à l'exception des deux titres exclusives, je trouve que les Piano sans voix sont pas intéressant, c'est juste certaines chansons joué au piano sans Nicola qui chante et cela constitue un CD entier (très court en plus), n'aurait été t-il pas plus judicieux de mettre des chansons moins connu ou des lives ?
    Je pense que cette compilation mérite un plus grand équilibrage des chansons en fonction des époque, surtout les années 90 qui sont peu nombreux, c'est dommage une fois de plus parce que c'était l'occasion de mettre en avant ces chansons qui n'ont pas eu de chance à l'époque et qui aurait trouvé leur public.
     
    J'ai également un petit coup de gueule à donner concernant la version de 3ième Sexe qui est charcuté (beaucoup trop raccourcie) sans aucune raison, ma petite idée est je pense qu'ils ont fait cela pour mettre en avant la nouvelle version : 3SEX.
    Il n'empêche que c'est un choix plus que discutable sachant que de précédente compilation laissez au moins en entier la chanson, ça fait tâche sur une compilation de cette ampleur.
     
    Il y a aussi cette histoire de coffret qui permet de réunir les deux compilation mais vendu uniquement avec la seconde compilation mais au prix des deux compilation, aie ! Du coup, au même prix vous avez les deux compilation à part que si vous prenez le coffret où vous payerait 20 euros de plus et toute de même acheter l'autre compilation à part, je vais être franc je trouve cela débile.
     
    Le prix ? Ah bah oui le prix !
    Comme cela va faire bientôt un an qu'ils sont sortis le prix à donc baissé (sauf pour les vinyles), je les avais payé dans les 23-25 euros chacun à l'époque alors que maintenant ils sont aux environs de 15 euros ce qui plutôt une très bonne nouvelles. Personnellement, prenez les compilations sans les bonus vous en aurez pour moins chère et ils sont très satisfaisant pour ce qu'ils propose.
     

    Le Central Tour, prochaine tournée du groupe qui promet électrique mais déjà complet ! (par contre j'ignore si les dates sont toujours les mêmes)
     
    À la vie, à y croire, À nos célébrations ! (Conclusion)
     
    Alors à qui concerne cette double compilation ?
    Il concerne aussi bien aux fan du groupe qui verra un certains intérêt de retrouver les classiques du groupe dans un son entièrement et extrêmement bien remixer mais également à ceux qui veulent simplement une compilation d'Indochine et qui ne possèdent aucun de leur album.
     
    Pour ma part cette compilation est une réussite, je me l'écoute régulièrement en vinyle mais aussi en CD malgré les petits défauts que je lui ai donné.
    On peut le dire c'est la meilleur compilation du groupe qui fête ses 40 ans d'existences, si ces deux compilation vous tente je ne peux que vous conseillé de succombé et c'est un fan qui le dit.
     
    Cela sera tout pour moi en espérant que cette petite excursion musicale vous aura plut, je vous laisse j'ai bien envie de réécouter ces compilations.
     
    PS: J'ai oublié de précisez qu'il existe également une version K7 audio pour les deux compilation au doux prix de 21 euros chacun.
     

    Je ne peux m'empêcher de vous montrer le super Teddy que votre serviteur à payé, non franchement ce n'est pas pour me vanter 😅
  19. Valek liked a blog entry by DrunkenPenPen, Indochine The Single Collection 1981- 2021   
    On pourra dire tout ce que l'on veut et qu'on apprécie ou pas Indochine, il serait un tort de ne pas reconnaitre que ce groupe a su faire une place dans le paysage musicale français. Quarante ans plus tard Indochine est toujours là malgré les hauts et les bas surtout en grande partie par le seul membre restant du line-up original, Nicola Sirkis.
    Vous n'avez probablement pas passé à côté de cette anniversaire puisque un livre est sorti récemment, une nouvelle tournée est annoncé (déjà complet) mais c'est surtout la sortie de deux compilation qui a fait parlé d'elle. Oui vous avez bien lu, deux compilations pour revenir sur l'intégralité de leur carrière et aujourd'hui j'avais envie de vous en parler, vaut-il le coup ? C'est le moment de vérité !
     

    à gauche la  pochette de la compilation 2001-2021 et à droite la pochette de la compilation 1981-2001 vendu séparément.
     
     
                 Et soudain surgit face au vent, Le vrai héros de tous les temps, Bob Morane contre tout chacal, L'aventurier contre tout guerrier !
     
    C'est le 28 Août 2020 que votre petit penpen s'est procuré la première compilation soit Day One, cette première compilation comporte les années 2001 jusqu'à nos jours, puis c'est le 11 décembre de cette même année que la seconde compilation est sorti et ce fut encore Day One pour moi.
     
    Je pense que vous l'avez compris mais je suis fan d'Indochine, pour ne pas vous mentir je me suis procuré ces compilations trois fois ! La première fois en CD, la seconde pour offrir et quand à la troisième fois c'est en vinyle oui quand on aime on compte pas !
    Je pourrais aussi vous parler du teddy "Je serai ton chaos" que je me suis procuré sur le site officiel dans la foulée mais je préfère faire un petit résumé sur l'histoire du groupe.
     
    Indochine s'est formée le 10 Mai 1981 avec pour membre Nicola Sirkis (Chant) et Dominique Nicolas (Guitare) suite à une expérience d'un petit groupe qui leur avaient déplût.
    Ils écrivent leurs premières chanson et se produise au Rose Bonbon en Septembre 1981 accompagné d'un ami Dimitri Bodianski (Saxophone) et du frère jumeau de Nicola Sirkis : Stéphane Sirkis.
    Suite au succès de ce concert ils décrochent un contrat qui vont amener le premier album et leur premier gros succès, L'aventurier.
     
    Ils sortirons en 1983 leur second album Le péril Jaune (un de mes albums préférés) qui connaitra quasiment le même succès que leur précédent album mais c'est le 10 Mai 1985 qu'Indochine connaitra la véritable consécration avec l'album 3 qui sera un énorme carton : 3ième Sexe, 3 Nuits par semaine, Canary Bay, Salombô, Tes yeux Noirs sont sur cette album.
    Puis c'est une tournée dingue qui les attends en 1986 avec leur premier album Live (que je vous recommande) qui sera tout aussi un carton.
     
    C'est après tout ce succès que les soucis commence à se pointé, les premiers détracteur du groupe commence à dire que le groupe n'est qu'une vulgaire copie de The Cure, que Nicola ne sais pas chanté etc....
    en 1989 Dimitri Bodianski quitte le groupe pour se consacré à sa vie de famille, il reviendra faire un petit coucou lors du Wax Tour en 1997 à Bruxelles.
     
    Puis c'est la descente aux enfers, L'album Un jour dans notre vie (1993) et Wax (1996) ne se vend pas, Dominique Nicolas quitte le groupe en 1994 ne se reconnaissant plus dans le groupe, on dit qu'Indochine est un groupe de ringard mais c'est surtout le décès de Stéphane Sirkis qui enfonce le clou laissant Nicola Sirkis.....tout seul.
     
    Cependant, le groupe va connaitre un étrange phénomène durant cette sombre période, tout d'abord le publique est majoritairement composé de jeune mais qui connaissent par cœur tout leurs albums, renouvelant un publique bien plus fidèle (et je ne dit pas ça parce que je suis de cette génération).
    Puis, si les albums ne se vend pas, ce n'est pas le cas des concerts qui sont des gros succès dont le Wax Tour en 1997 qui connaitra un sacrée push commercial par TF1 bien avant leur émission à la con genre The Voice mais si je continue dans cette voie je vais devenir méchant et je ferais surtout un bon gros hors-sujet.
     
    Enfin, l'album Dancetaria (1999) n'est pas un succès commercial mais possède une aura très particulière puisque c'est le dernier album avec Stéphane Sirkis dont les fans en sont encore choqué par sa disparition mais c'est également les premiers prémisse de ce que sera le prochain album Paradize (2002).
     
    A partir de là vous connaissez l'histoire, Paradize est un succès monstrueux avec J'ai demandé à la Lune puis les succès s'enchaine aussi bien en album solo qu'en live, bref une belle histoire que cette double compilation raconte.
     

    La Track List des compilations respectives.
     
     
            La vie est belle et cruelle à la fois, elle nous ressemble parfois, Moi je suis né pour n'être qu'avec toi !
     
    Pour faire simple je vais parlé des deux compilations en même temps puisqu'ils ont les mêmes avantages, le point fort de cette compilation est avant tout le remixage.
    Oh mon dieu, quel remixage ! Autant vous dire que le terme "dépoussiéré" n'a jamais été aussi vrai, le son est très claire et on a l'impression qu'ils viennent de sortir ces chansons de nos jours.
    C'est Mick Guzauski qui s'en est occupé et si vous ne connaissez pas le bonhomme, sachez qu'il a travaillé avec Michael Jackson et Daft Punk rien que ça.
     
    Bref, cette compilation n'est pas qu'une simple réédition d'ancienne chanson, il y a bel et bien un travail de son dessus pour notre plus grande plaisir. Ce qui est fou c'est que même les chansons plus récente d'Indochine bénéficie autant de ce son donnant une sorte de réécoute, je pense notamment aux chanson de l'album Black City Parade (2013) qui avais un mixage plutôt dégeulasse je trouve et qui ont enfin droit à un bien meilleur traitement, c'est véritablement le jour et la nuit !
     
    Écoutons trois extrait pour vous faire une idée :
     
    - Collège Boy
     
    - Adora
     
    - Marilyn
     
    Je n'ai hélas pas trouvé de vidéo de comparaison avec les plus anciennes chansons mais je peux vous garantir que cette compilation fait l'effet d'un vent frais en matière de son.
     
    Le second point fort réside en soi dans le choix des chansons dont particulièrement ceux de la période 2001-2021 qui n'ont jamais été compilé pour le bonheur de ceux qui n'ont pas les albums originaux.
    Mais qu'en est-il de ceux qui ont les albums ? Cela vaut le coup ? Oui pour deux raison, la première pour le son comme je l'ai déjà dit mais la seconde raison concerne certaines chansons qui possède des versions différentes de ceux de leur album.
     
    C'est à dire ? Indochine a cette particularité que leurs chanson sont différent selon le single ou l'album, cela a toujours été le cas avec 3ième Sexe par exemple qui n'est pas pareil sur l'album originale. Le plus flagrant reste Un singe en Hiver qui est totalement différent que sur l'album, d'ailleurs j'ai découvert cette version sur cette compilation.
    C'est une très bonne chose d'avoir des versions différentes car elles sont rares ! Ouais les singles originaux sont difficilement trouvable à petit prix et font office de collection donc forcément des prix faramineux, alors retrouvé des versions "single" dans cette compilation pour moins chère et avec plus de chanson c'est forcément cool.
     
    Enfin comment oublié les exclusivités comme Nos célébration ou 3SEX (qui n'a pas fait l'immunité parmi les fans mais dont j'aime bien), d'autant que certaine édition comporte 3 CD (ou 5 vinyles) pour 2001-2021 et 4 CD (ou 4 vinyles) pour 1981-2001.
    Ayant également les version vinyles, ils ont l'avantage d'avoir les bonus (Piano sans voix) directement contrairement au version CD qui dépendent de certaines éditions. Par contre, si vous prenez les versions vinyles j'espère que vous avez de la place car ils en prennent, mention spéciale à la compilation 2001-2021 et ces 5 vinyles qu'on ne peut même pas rangés dans leur intégralité puisqu'il n'y a que 4 place laissant toujours un vinyle qui traine, personnellement ça me fait rigoler, ça donne la sensation qu'ils ont bourré la pochette 😁
     
    L'esthétique est très sobre, on ne voit pas bêtement des photos du groupe mais des enfants qui représente l'époque et les membres du groupe, c'est subtile, c'est classe, j'aime bien ! Ça a le mérite de donner un cachet à cette compilation.
     

    les pochettes de Nos Célébrations et 3SEX les deux inédits de ces compilations sont disponibles en single à part.
     
     
    J'arrive pas très fier de moi, Je prie pour que tu sois là, Comme si la vie n'avait pas changé, Comme celle que tu es, Comme celle que tu étais !
     
    Cependant, il y a quand même quelques déception concernant cette compilation, la première en tête concerne des absents de certains singles comme Punker ou Je n'embrasse pas qui sont pourtant sorti en single mais absent dans la compilation, d'accord, c'est pas les plus connu, ni les plus indispensable mais ce sont de bonne chanson c'est dommage.
    Par contre, j'aurai aimé que certaines chansons popularisé par le groupe via des clips soit présent comme Kimono dans l'Ambulance ou Gloria qui ont pourtant bénéficiés d'un clip mais tout aussi absent.
    Je regrette aussi l'absence de Salombô qu'on peut considéré comme un classique puisqu'il est constamment joué en live mais une fois de plus absent dans cette compilation, dommage.
    Histoire de chipoter encore plus, peut-être qu'un ou deux titres live aurait été bien sympa parce qu'Indochine c'est aussi de sacré concert, je pense par exemple à la fin du Alice & June tour qui est très émouvant et aussi très étrange avec le groupe qui part laissant un public en larme qui refuse de partir, la version DVD filme l'évacuation de la salle qui met trois plomb le tout dans un bruit angoissant, franchement regardez-le c'est juste incroyable !
     
    Bon revenons à nos compilations, on pourrait dire que je chipote et je ne le cache pas mais le problème c'est que ces chansons aurait pus figuré dans la compilation sachant que certains CD ne dépasse pas les 50 minutes, c'est plutôt léger de ce côté là et je trouve cela dommage parce qu'il y avait opportunité.
     
    Quand au bonus....je ne les écoute pas à l'exception des deux titres exclusives, je trouve que les Piano sans voix sont pas intéressant, c'est juste certaines chansons joué au piano sans Nicola qui chante et cela constitue un CD entier (très court en plus), n'aurait été t-il pas plus judicieux de mettre des chansons moins connu ou des lives ?
    Je pense que cette compilation mérite un plus grand équilibrage des chansons en fonction des époque, surtout les années 90 qui sont peu nombreux, c'est dommage une fois de plus parce que c'était l'occasion de mettre en avant ces chansons qui n'ont pas eu de chance à l'époque et qui aurait trouvé leur public.
     
    J'ai également un petit coup de gueule à donner concernant la version de 3ième Sexe qui est charcuté (beaucoup trop raccourcie) sans aucune raison, ma petite idée est je pense qu'ils ont fait cela pour mettre en avant la nouvelle version : 3SEX.
    Il n'empêche que c'est un choix plus que discutable sachant que de précédente compilation laissez au moins en entier la chanson, ça fait tâche sur une compilation de cette ampleur.
     
    Il y a aussi cette histoire de coffret qui permet de réunir les deux compilation mais vendu uniquement avec la seconde compilation mais au prix des deux compilation, aie ! Du coup, au même prix vous avez les deux compilation à part que si vous prenez le coffret où vous payerait 20 euros de plus et toute de même acheter l'autre compilation à part, je vais être franc je trouve cela débile.
     
    Le prix ? Ah bah oui le prix !
    Comme cela va faire bientôt un an qu'ils sont sortis le prix à donc baissé (sauf pour les vinyles), je les avais payé dans les 23-25 euros chacun à l'époque alors que maintenant ils sont aux environs de 15 euros ce qui plutôt une très bonne nouvelles. Personnellement, prenez les compilations sans les bonus vous en aurez pour moins chère et ils sont très satisfaisant pour ce qu'ils propose.
     

    Le Central Tour, prochaine tournée du groupe qui promet électrique mais déjà complet ! (par contre j'ignore si les dates sont toujours les mêmes)
     
    À la vie, à y croire, À nos célébrations ! (Conclusion)
     
    Alors à qui concerne cette double compilation ?
    Il concerne aussi bien aux fan du groupe qui verra un certains intérêt de retrouver les classiques du groupe dans un son entièrement et extrêmement bien remixer mais également à ceux qui veulent simplement une compilation d'Indochine et qui ne possèdent aucun de leur album.
     
    Pour ma part cette compilation est une réussite, je me l'écoute régulièrement en vinyle mais aussi en CD malgré les petits défauts que je lui ai donné.
    On peut le dire c'est la meilleur compilation du groupe qui fête ses 40 ans d'existences, si ces deux compilation vous tente je ne peux que vous conseillé de succombé et c'est un fan qui le dit.
     
    Cela sera tout pour moi en espérant que cette petite excursion musicale vous aura plut, je vous laisse j'ai bien envie de réécouter ces compilations.
     
    PS: J'ai oublié de précisez qu'il existe également une version K7 audio pour les deux compilation au doux prix de 21 euros chacun.
     

    Je ne peux m'empêcher de vous montrer le super Teddy que votre serviteur à payé, non franchement ce n'est pas pour me vanter 😅
  20. Valek liked a blog entry by DrunkenPenPen, Indochine The Single Collection 1981- 2021   
    On pourra dire tout ce que l'on veut et qu'on apprécie ou pas Indochine, il serait un tort de ne pas reconnaitre que ce groupe a su faire une place dans le paysage musicale français. Quarante ans plus tard Indochine est toujours là malgré les hauts et les bas surtout en grande partie par le seul membre restant du line-up original, Nicola Sirkis.
    Vous n'avez probablement pas passé à côté de cette anniversaire puisque un livre est sorti récemment, une nouvelle tournée est annoncé (déjà complet) mais c'est surtout la sortie de deux compilation qui a fait parlé d'elle. Oui vous avez bien lu, deux compilations pour revenir sur l'intégralité de leur carrière et aujourd'hui j'avais envie de vous en parler, vaut-il le coup ? C'est le moment de vérité !
     

    à gauche la  pochette de la compilation 2001-2021 et à droite la pochette de la compilation 1981-2001 vendu séparément.
     
     
                 Et soudain surgit face au vent, Le vrai héros de tous les temps, Bob Morane contre tout chacal, L'aventurier contre tout guerrier !
     
    C'est le 28 Août 2020 que votre petit penpen s'est procuré la première compilation soit Day One, cette première compilation comporte les années 2001 jusqu'à nos jours, puis c'est le 11 décembre de cette même année que la seconde compilation est sorti et ce fut encore Day One pour moi.
     
    Je pense que vous l'avez compris mais je suis fan d'Indochine, pour ne pas vous mentir je me suis procuré ces compilations trois fois ! La première fois en CD, la seconde pour offrir et quand à la troisième fois c'est en vinyle oui quand on aime on compte pas !
    Je pourrais aussi vous parler du teddy "Je serai ton chaos" que je me suis procuré sur le site officiel dans la foulée mais je préfère faire un petit résumé sur l'histoire du groupe.
     
    Indochine s'est formée le 10 Mai 1981 avec pour membre Nicola Sirkis (Chant) et Dominique Nicolas (Guitare) suite à une expérience d'un petit groupe qui leur avaient déplût.
    Ils écrivent leurs premières chanson et se produise au Rose Bonbon en Septembre 1981 accompagné d'un ami Dimitri Bodianski (Saxophone) et du frère jumeau de Nicola Sirkis : Stéphane Sirkis.
    Suite au succès de ce concert ils décrochent un contrat qui vont amener le premier album et leur premier gros succès, L'aventurier.
     
    Ils sortirons en 1983 leur second album Le péril Jaune (un de mes albums préférés) qui connaitra quasiment le même succès que leur précédent album mais c'est le 10 Mai 1985 qu'Indochine connaitra la véritable consécration avec l'album 3 qui sera un énorme carton : 3ième Sexe, 3 Nuits par semaine, Canary Bay, Salombô, Tes yeux Noirs sont sur cette album.
    Puis c'est une tournée dingue qui les attends en 1986 avec leur premier album Live (que je vous recommande) qui sera tout aussi un carton.
     
    C'est après tout ce succès que les soucis commence à se pointé, les premiers détracteur du groupe commence à dire que le groupe n'est qu'une vulgaire copie de The Cure, que Nicola ne sais pas chanté etc....
    en 1989 Dimitri Bodianski quitte le groupe pour se consacré à sa vie de famille, il reviendra faire un petit coucou lors du Wax Tour en 1997 à Bruxelles.
     
    Puis c'est la descente aux enfers, L'album Un jour dans notre vie (1993) et Wax (1996) ne se vend pas, Dominique Nicolas quitte le groupe en 1994 ne se reconnaissant plus dans le groupe, on dit qu'Indochine est un groupe de ringard mais c'est surtout le décès de Stéphane Sirkis qui enfonce le clou laissant Nicola Sirkis.....tout seul.
     
    Cependant, le groupe va connaitre un étrange phénomène durant cette sombre période, tout d'abord le publique est majoritairement composé de jeune mais qui connaissent par cœur tout leurs albums, renouvelant un publique bien plus fidèle (et je ne dit pas ça parce que je suis de cette génération).
    Puis, si les albums ne se vend pas, ce n'est pas le cas des concerts qui sont des gros succès dont le Wax Tour en 1997 qui connaitra un sacrée push commercial par TF1 bien avant leur émission à la con genre The Voice mais si je continue dans cette voie je vais devenir méchant et je ferais surtout un bon gros hors-sujet.
     
    Enfin, l'album Dancetaria (1999) n'est pas un succès commercial mais possède une aura très particulière puisque c'est le dernier album avec Stéphane Sirkis dont les fans en sont encore choqué par sa disparition mais c'est également les premiers prémisse de ce que sera le prochain album Paradize (2002).
     
    A partir de là vous connaissez l'histoire, Paradize est un succès monstrueux avec J'ai demandé à la Lune puis les succès s'enchaine aussi bien en album solo qu'en live, bref une belle histoire que cette double compilation raconte.
     

    La Track List des compilations respectives.
     
     
            La vie est belle et cruelle à la fois, elle nous ressemble parfois, Moi je suis né pour n'être qu'avec toi !
     
    Pour faire simple je vais parlé des deux compilations en même temps puisqu'ils ont les mêmes avantages, le point fort de cette compilation est avant tout le remixage.
    Oh mon dieu, quel remixage ! Autant vous dire que le terme "dépoussiéré" n'a jamais été aussi vrai, le son est très claire et on a l'impression qu'ils viennent de sortir ces chansons de nos jours.
    C'est Mick Guzauski qui s'en est occupé et si vous ne connaissez pas le bonhomme, sachez qu'il a travaillé avec Michael Jackson et Daft Punk rien que ça.
     
    Bref, cette compilation n'est pas qu'une simple réédition d'ancienne chanson, il y a bel et bien un travail de son dessus pour notre plus grande plaisir. Ce qui est fou c'est que même les chansons plus récente d'Indochine bénéficie autant de ce son donnant une sorte de réécoute, je pense notamment aux chanson de l'album Black City Parade (2013) qui avais un mixage plutôt dégeulasse je trouve et qui ont enfin droit à un bien meilleur traitement, c'est véritablement le jour et la nuit !
     
    Écoutons trois extrait pour vous faire une idée :
     
    - Collège Boy
     
    - Adora
     
    - Marilyn
     
    Je n'ai hélas pas trouvé de vidéo de comparaison avec les plus anciennes chansons mais je peux vous garantir que cette compilation fait l'effet d'un vent frais en matière de son.
     
    Le second point fort réside en soi dans le choix des chansons dont particulièrement ceux de la période 2001-2021 qui n'ont jamais été compilé pour le bonheur de ceux qui n'ont pas les albums originaux.
    Mais qu'en est-il de ceux qui ont les albums ? Cela vaut le coup ? Oui pour deux raison, la première pour le son comme je l'ai déjà dit mais la seconde raison concerne certaines chansons qui possède des versions différentes de ceux de leur album.
     
    C'est à dire ? Indochine a cette particularité que leurs chanson sont différent selon le single ou l'album, cela a toujours été le cas avec 3ième Sexe par exemple qui n'est pas pareil sur l'album originale. Le plus flagrant reste Un singe en Hiver qui est totalement différent que sur l'album, d'ailleurs j'ai découvert cette version sur cette compilation.
    C'est une très bonne chose d'avoir des versions différentes car elles sont rares ! Ouais les singles originaux sont difficilement trouvable à petit prix et font office de collection donc forcément des prix faramineux, alors retrouvé des versions "single" dans cette compilation pour moins chère et avec plus de chanson c'est forcément cool.
     
    Enfin comment oublié les exclusivités comme Nos célébration ou 3SEX (qui n'a pas fait l'immunité parmi les fans mais dont j'aime bien), d'autant que certaine édition comporte 3 CD (ou 5 vinyles) pour 2001-2021 et 4 CD (ou 4 vinyles) pour 1981-2001.
    Ayant également les version vinyles, ils ont l'avantage d'avoir les bonus (Piano sans voix) directement contrairement au version CD qui dépendent de certaines éditions. Par contre, si vous prenez les versions vinyles j'espère que vous avez de la place car ils en prennent, mention spéciale à la compilation 2001-2021 et ces 5 vinyles qu'on ne peut même pas rangés dans leur intégralité puisqu'il n'y a que 4 place laissant toujours un vinyle qui traine, personnellement ça me fait rigoler, ça donne la sensation qu'ils ont bourré la pochette 😁
     
    L'esthétique est très sobre, on ne voit pas bêtement des photos du groupe mais des enfants qui représente l'époque et les membres du groupe, c'est subtile, c'est classe, j'aime bien ! Ça a le mérite de donner un cachet à cette compilation.
     

    les pochettes de Nos Célébrations et 3SEX les deux inédits de ces compilations sont disponibles en single à part.
     
     
    J'arrive pas très fier de moi, Je prie pour que tu sois là, Comme si la vie n'avait pas changé, Comme celle que tu es, Comme celle que tu étais !
     
    Cependant, il y a quand même quelques déception concernant cette compilation, la première en tête concerne des absents de certains singles comme Punker ou Je n'embrasse pas qui sont pourtant sorti en single mais absent dans la compilation, d'accord, c'est pas les plus connu, ni les plus indispensable mais ce sont de bonne chanson c'est dommage.
    Par contre, j'aurai aimé que certaines chansons popularisé par le groupe via des clips soit présent comme Kimono dans l'Ambulance ou Gloria qui ont pourtant bénéficiés d'un clip mais tout aussi absent.
    Je regrette aussi l'absence de Salombô qu'on peut considéré comme un classique puisqu'il est constamment joué en live mais une fois de plus absent dans cette compilation, dommage.
    Histoire de chipoter encore plus, peut-être qu'un ou deux titres live aurait été bien sympa parce qu'Indochine c'est aussi de sacré concert, je pense par exemple à la fin du Alice & June tour qui est très émouvant et aussi très étrange avec le groupe qui part laissant un public en larme qui refuse de partir, la version DVD filme l'évacuation de la salle qui met trois plomb le tout dans un bruit angoissant, franchement regardez-le c'est juste incroyable !
     
    Bon revenons à nos compilations, on pourrait dire que je chipote et je ne le cache pas mais le problème c'est que ces chansons aurait pus figuré dans la compilation sachant que certains CD ne dépasse pas les 50 minutes, c'est plutôt léger de ce côté là et je trouve cela dommage parce qu'il y avait opportunité.
     
    Quand au bonus....je ne les écoute pas à l'exception des deux titres exclusives, je trouve que les Piano sans voix sont pas intéressant, c'est juste certaines chansons joué au piano sans Nicola qui chante et cela constitue un CD entier (très court en plus), n'aurait été t-il pas plus judicieux de mettre des chansons moins connu ou des lives ?
    Je pense que cette compilation mérite un plus grand équilibrage des chansons en fonction des époque, surtout les années 90 qui sont peu nombreux, c'est dommage une fois de plus parce que c'était l'occasion de mettre en avant ces chansons qui n'ont pas eu de chance à l'époque et qui aurait trouvé leur public.
     
    J'ai également un petit coup de gueule à donner concernant la version de 3ième Sexe qui est charcuté (beaucoup trop raccourcie) sans aucune raison, ma petite idée est je pense qu'ils ont fait cela pour mettre en avant la nouvelle version : 3SEX.
    Il n'empêche que c'est un choix plus que discutable sachant que de précédente compilation laissez au moins en entier la chanson, ça fait tâche sur une compilation de cette ampleur.
     
    Il y a aussi cette histoire de coffret qui permet de réunir les deux compilation mais vendu uniquement avec la seconde compilation mais au prix des deux compilation, aie ! Du coup, au même prix vous avez les deux compilation à part que si vous prenez le coffret où vous payerait 20 euros de plus et toute de même acheter l'autre compilation à part, je vais être franc je trouve cela débile.
     
    Le prix ? Ah bah oui le prix !
    Comme cela va faire bientôt un an qu'ils sont sortis le prix à donc baissé (sauf pour les vinyles), je les avais payé dans les 23-25 euros chacun à l'époque alors que maintenant ils sont aux environs de 15 euros ce qui plutôt une très bonne nouvelles. Personnellement, prenez les compilations sans les bonus vous en aurez pour moins chère et ils sont très satisfaisant pour ce qu'ils propose.
     

    Le Central Tour, prochaine tournée du groupe qui promet électrique mais déjà complet ! (par contre j'ignore si les dates sont toujours les mêmes)
     
    À la vie, à y croire, À nos célébrations ! (Conclusion)
     
    Alors à qui concerne cette double compilation ?
    Il concerne aussi bien aux fan du groupe qui verra un certains intérêt de retrouver les classiques du groupe dans un son entièrement et extrêmement bien remixer mais également à ceux qui veulent simplement une compilation d'Indochine et qui ne possèdent aucun de leur album.
     
    Pour ma part cette compilation est une réussite, je me l'écoute régulièrement en vinyle mais aussi en CD malgré les petits défauts que je lui ai donné.
    On peut le dire c'est la meilleur compilation du groupe qui fête ses 40 ans d'existences, si ces deux compilation vous tente je ne peux que vous conseillé de succombé et c'est un fan qui le dit.
     
    Cela sera tout pour moi en espérant que cette petite excursion musicale vous aura plut, je vous laisse j'ai bien envie de réécouter ces compilations.
     
    PS: J'ai oublié de précisez qu'il existe également une version K7 audio pour les deux compilation au doux prix de 21 euros chacun.
     

    Je ne peux m'empêcher de vous montrer le super Teddy que votre serviteur à payé, non franchement ce n'est pas pour me vanter 😅
  21. ChatNoirRetro liked a blog entry by DrunkenPenPen, Sailor Moon Stars   
    Le réveil est toujours une épreuve difficile, bien sûr je pense à ceux qui se lève tôt pour gagner de l'argent ou bien ceux qui ont la gueule de bois....comme moi 😅
    Cependant je pense aussi à ce réveil lorsqu'on est dans une impasse, il faut se soulever pour avancer à nouveau même si c'est pour une dernière fois, c'était un peu le cas pour la Toei lorsqu'ils se sont planté avec Sailor Moon Super S, on a encore ce goût amer lorsqu'on y repense et pour conclure une franchise qui a fait le bonheur de nombreux fans, il fallait que cela soit grandiose.
    Toute chose mérite une bonne fin et on souhaite de tout cœur que le voyage en valait la peine mais encore faut-il que l'atterrissage se passe bien avant de se réellement poser la question, d'autant que cela se fera en deux temps, deux arcs pour achever le tableau, est-vous prêt à tenir le choc face aux turbulences ?
     
    Nouveau Opening avec un nouveau thème pour de la nouveauté ?
     
     
         Et la belle veut sa revanche, elle veut retenter sa chance, encore et encore.... [l'arc La revanche de Queen Nehellenia]
     
    Avant de dire quoi que ce soit sur cette dernière saison, sachez qu’avant tout qu’elle reste inédite en dehors des frontières japonaises, oui seule les petits japonais ont eu la chance de voir la conclusion de la plus grande franchise populaire de Magical Girl à l’époque, laissant le monde entier avec comme conclusion….Sailor Moon Super S….je crois que je vais vomir (maudite gueule de bois).
    Mais alors pourquoi ? Difficile de répondre à cette question qui pourtant possède une réponse évidente : La déprogrammation des animés Japonais.
     
    Hélas oui les années 90 c’était compliqué parce que les séries cartonnaient et en même temps des voix importantes mais très loin d’être ouverte d’esprit et peu intelligentes crachèrent sur le média. Pour vous dire à quel point ils ont tout fait pour déprogrammer les animés ils ont citer les Hentai comme argument que les animés c’est mal ! Alors selon leur logique on devrait bannir le cinéma à cause du cinéma pornographique….voyez le niveau de la connerie.
    De plus Sailor Moon en France commençait à devenir vraiment génant à cause de ses thématiques sur la liberté sexuelle (Haruka/Michiru on vous regarde) mais également de quelques scènes un peu “hardcore” pour des enfants (Hotaru crucifié avec des bras démoniaques ou encore des morts violentes), plutôt ironique comme situation quand on sait que Sailor Moon avait pour but d’évincé Dragon Ball Z pour les mêmes raisons.
    La télévision Française à donc recommencer le même processus qu’avec DBZ, c’est à dire d’évincer Sailor Moon par une autre série plus “adapté” aux enfants, c'est ainsi que le remplaçant de Sailor Moon fut tsuyoshi shikkari shinasai ou Un garçon formidable chez nous dont sa première apparition fut lors de la première partie de Sailor Moon R Le Film au cinéma remplaçant ainsi l'oav innitial sur le résumé de la première saison de Sailor Moon.
     
    Le problème est simple, qui parmi vous connais Un garçon Formidable ? Toi là-bas au fond, non ? Vous au premier rang, non plus ? Vous lecteurs qui êtes si cultivé, pas une idée ? Vous pouvez chercher longtemps puisque même moi je ne connais pas alors que je suis un enfant des années 90 ! Bon, après une petite recherche il s'avère que c'était une comédie populaire au Japon mais qui fut très peu diffusé chez nous, il faut reconnaitre que lorsque tu passe derrière Dragon Ball Z et Sailor Moon qui était les deux séries les plus populaire à l'époque et qui encore de nos jours anime le cœur des gens....c'était mal barré 😅
    Ajouté à cela qu'au même moment un certain Neon Genesis Evangelion allait faire la gloire de Canal + relançant le phénomène manga malgré tout, oui c'était perdu d'avance !
     
    Alors quand a t-on eu accès officiellement à Sailor Moon Stars ? Accrochez-vous, les fans ont attendus 2015 pour voir cette fameuse saison, soit 19 ans d'attende pour l'occasion de fêter les 20 ans de la série et de l'annonce de son remake....on dit que les fans d'Evangelion sont très patient mais les fans de Sailor Moon le sont tout autant ! D'autant que de nos jours, le prix de l'intégrale atteint des sommes astronomiques allant jusqu'a maudit ces chiffres avec quatre zéros, ouais l'éditeur Kazé et sa politique "Du pognon et encore plus de pognon" qui ont rendu ce marché compliqué parfois (ouais je les ai dans le nez).
     

    Cela ne te dérange pas que j'emprunte ton mec ? Les hommes en détresse ont toujours été ma grande passion !
     
    Bon, c’est là que les choses vont se corser, comme je l’ai dit dans l’intro cette saison comporte deux arcs ou plutôt un mini arc qui va introduire la dernière arc : l’arc star !
    Cette mini-arc comporte 6 épisodes et il faut plutôt le voir comme une fin de saison, oui c’est compliqué parce que le début de la saison 5 est en réalité une conclusion….mais une conclusion de quoi ?
     
    J’ai beau avoir la gueule de bois mais j’ai encore des visions de ma précédente cuite puisque je vois encore Quenn ragnagna (Nehellenia...c’est pas évident à dire). Et bien non cher lecteurs (lectrices), je n’ai pas de problème de vue puisque cette arc est la conclusion de la saison 4….qui avait déjà une conclusion….késaco ?
    Si vous avez lu mon précédant billet je vous avais dit que la conclusion de Super S était nul à chier, et ben je ne suis pas le seul à le penser puisque la Toei a bien dûs admettre aussi que c’était nul.
    Le problème est que l’intrigue du manga et de l’animé par rapport à la saison 4 sont très différent surtout par ce petit fait : Les Sailors renforts (Outer-Senshi) sont présent dans l’arc Dream qui correspond à la saison 4 sauf que dans l’animé….elles ne sont pas là !
    De plus, l’animé s’est concentré sur Chibiusa et sa relation avec Pégase ce qui aurait été compliqué de réintroduire des personnages importants, d’ailleurs j’ai trouvé une explication par rapport à ce choix de mettre en avant Chibiusa dans Super S.
    J’ai découvert après avoir poster mon précédant billet que Chibiusa est un personnage très populaire au point d’avoir même battu Sailor Mercury ! Comment est-ce possible ? Le truc c’est que Chibiusa est populaire auprès de jeunes enfants et c’est pour ça que la Toei a adapté la série par rapport à son public au détriment d’une fan-base plus âgée qui ont connu les premières saison et d’une écriture plus enfantine.
     
    C’est pourquoi la Toei à décider de reconquérir les fans de la première heure, du moins je pense que c’était l’objectif de cette ultime saison.
    Pourquoi une telle affirmation ? Disons que lorsque le premier personnage que tu vois de cette saison est Hotaru, tu comprend qu’on veut faire revenir les fans. Oui c’est la première bonne nouvelle, les Outer-Senshi sont de retour et pas pour jouer un mauvais tour, loin de là ! Mais pourquoi sont-elles de retour ?
     
    C’est l’instant résumé : Alors qu’on pensait que Queen Nehellenia était rentrer dans sa prison de verre en échange de la beauté éternelle, il s’avère que quelqu’un la libérée.
    En effet, apparemment elle n’était pas au courant que son “incroyable plan” avait foirée en beauté (faut-dire que c’était pas très difficile non plus), bref tout le monde est content sur Terre, sauf Nehellenia.
    C’est donc avec un nouveau plan mais surtout un nouvel objectif que Nehellenia revient, son but ? Détruire Sailor Moon et quand je dit détruire, je veux dire l’humiliée, faire souffrir ses amies et son mec en étant impuissant, voir sa ville en ruine, la faire souffrir à petit feu, tuer la gamine, lui faire regarder Sleeping With Hinako, reconnaitre que Mari dans Evangelion n’était pas un si mauvais personnage pour enfin la tuer (bon il y a peut-être quelques informations douteux dans ce résumé)
     
    Le pire dans cette histoire est que Nehellenia en a profité pour “emprunter” Mamoru (alias Mamo-chou ou Mamo-sert à rien) et qu’elle lui donne une petite nuit pour aller le récupéré comme quoi passer ce délai le colis ne pourra plus être remis à son propriétaire et sera conservé pour l'éternité dans les objets perdu, ou pour résumé autrement Mamorue sera considéré comme le nouveau époux de Nehellenia…..tout ça pour un cheval quand même.
     
    C’est donc avec la peur au ventre qu’Usagi doit faire face à son destin qui promet d’être compliqué.
     
    Pour mieux comprendre cette arc, je considère qu’il est découper en deux partie (3 épisodes chacun), d’abord on va suivre principalement les Sailors Outer Senshi qui vont tenter de comprendre tout viens la menace et aussi pourquoi Hotaru est capable de recréer l’univers dans sa chambre (c’est pas une blague, elle est trop classe cette gamine), puis dans un second on suit l’affrontement des Sailors contre Nehellenia et principalement Usagi qui doit se rendre au château de cette dernière à poil….sans pouvoir évidemment, faite pas genre que vous n’avez pas compris.
     

    Elles sont de retour ! Loué soit la rage haineux des fans !
     
    Si la première bonne nouvelle était le retour des Outer Senshi, sachez qu’une bonne nouvelle ne viens jamais seule puisqu’on apprend dès le début de cette arc que la petite Chibiusa va (enfin) rentrer chez elle et que c’est sa dernière apparition dans la série. Ne sortez pas le champagne tout de suite puisque Nehellenia n’a pas attendu son départ pour envahir la ville, donc hélas oui il faudra (encore) se la coltiner mais rassurez-vous elle ne sera qu’en second plan durant presque tout l’intrigue et on la verra très peu, en faite elle parle même très peu, à mon avis on lui a donnée une consigne très simple, vous voila rassurez je le sens !
     
    Détail assez rigolo quand on repense mais tout ce qui renvoi à la saison précédente est mis sous silence, pour tout vous dire on n’ose même pas prononcé le mot “Pégase” pour moi cela veut tout dire.
    Quoi donc ? Et bien que la Toei avoue qu’ils ont merdé tout simplement, c’est un aveu d’échec et cette saison aura vraiment pour but de ramener les fans auprès de la série en leur faisant plaisir. Dès les premières minutes du premier épisode on t’annonce le retour des Outer Senshi et qu’on vire Chibiusa...plus fort que ça je ne connais pas !
     
    Je disais donc que la première partie de l’arc se concentre sur les Outer Senshi ce qui est une très bonne chose pour plusieurs raisons en dehors du fait qu’on adore ces héroïnes.
    Tout d’abord ça change, on est plutôt habitué à suivre Usagi mais là on suit ce petit groupe et elles font avancé l’intrigue d’autant que l’une d’entre elle viens de se réveillée à nouveau sans trop comprendre pourquoi, cette sailor en particulière donne le ton avec ces visions où elle voit la mort d’Usagi et du monde.
    L’autre point positif à cela est qu’il y a des combats face à plusieurs ennemies qui peuvent surgir de nulle part, on est loin du “monstre du jour” qui fait agrougrou.
    Enfin, cela créer une certaine tension et donne un récit bien plus mature que toute la saison précédente, je dirais même qu’il y a une volontée de recréer une ambiance comme Sailor Moon S.
     
    C’est dans sa seconde partie que l’arc va devenir vraiment intéressant puisqu’on suit toute les sailors pour aider Usagi par groupe de deux, générant ainsi plusieurs situations avec des personnages qui ont tendance à être au second plan d’autant que ces duos ne sont pas forcément avec des Sailors qui ont l’habitude de se côtoyer, bref la narration est vraiment bien et on retrouve une véritable enjeu.
    Je pense à la scène avec Sailor Mars et Neptune qui affronte Nehelliena dans une forêt sombre, d’ailleurs je pensais que c’était la saison 4 quand j’avais vu l’extrait mais non c’est bien la saison 5 (ce qui m’avait déçu).
     
    Et que dire de son dénouement qui change drastiquement d’un shonen classique même si dans la forme cela ne change pas tant que ça (et que surtout c’est un Shojo) mais il n’empêche pas que la conclusion est assez inattendue, on se demande jusqu’au bout comment cela va se finir et le résultat est satisfaisante et dans le ton de la série.
    Il faut dire que l’arc traite du cycle vicieux de la vengeance et de la haine représenté par notre Nehellenia.
    C’est aussi à partir de cette arc qu’Usagi ou plutôt Sailor Moon est divinisée, rien que sa première apparition est mémorable, elle se dresse devant nous avec la pleine Lune en fond….ah oui maintenant elle a des ailes parce que c’est classe les ailes.
     
    Dans une position impériale elle dit ces mots le tout en se tournant vers nous :
     
    “Je suis celle qui enveloppe tout, Je suis la guerrière née de l’amour de toute l’humanité, je suis éternelle.”
     
    Ouais on est loin de la Usagi humaine qui passe son temps à bouffer et à dire des conneries (selon Mars) ou de celle qui en chie face à un simple ballon (ça par contre c’est de moi), plus sérieusement on comprend que c’est la dernière saison et que la Toei à tout misé sur l’épique, j’en parlerai en profondeur dans l’arc suivant de ce détail.
     
    Globalement, il n’y a pas grand chose à dire sur cette arc puisqu’elle est courte, si ce n’est que je l’ai adoré, disons qu’après le calvaire que fut Super S autant vous dire que cette arc mérite vraiment d’être regardé.
    Je ne vais pas m’attardé sur cette arc puisque les qualités et les défauts sont similaire avec l’arc suivante qui n’est rien d’autre que le dernier de la série originale.
     

    Alors les filles ça fait quoi d'être amies avec une déesse ? Quand elle le veut bien évidemment !
     
     
          You must be my lucky star 'Cause you shine on me ! [Arc Stars]
     
    Enfin nous y voilà, l’ultime arc de Sailor Moon !
    Avant toute chose, il s’agit de l’arc canonique la plus courte (si on met de côté l’arc Ail et Ann) et comme pour la précédente arc on sent une volonté de la Toei de ramener les fans de la première heure.
    Il y a autre chose aussi à dire et qui ne vous aura pas échapper concernant l'opening....c'est pas Moonlight Detsestu ? Et bien non ! On ne le dirais pas comme ça mais c'était une prise de risque de remplacer l'Opening mythique de Sailor Moon pour sa dernière saison, est-ce un signe d'un changement pour la série ? Vous verrez bien....
     
    Une dernière chose, ce nouveau opening est vraiment réussie et je l'ai beaucoup apprécié, il faut reconnaitre son potentiel d'une mélodie qui reste dans le crâne mais pour le plaisir.
     
    Je demande le résumé de cette arc, s'il vous plait !
    Usagi est un peu dans le brouillard dans sa vie, en effet l'homme de sa vie “Mamo-chou” (c'est son surnom officiel) part aux Etats-Unis pour achever sa thèse et ses études en....en quoi déjà ? C'est une bonne question !
    Au même moment arrive trois garçon dans le vent, ce sont des ados-stars qui forment un genre de groupe de Boys-Band connu sous le nom des Three Lights. Parmi ces trois garçon populaire, Seiya va se rapprocher d'Usagi parce qu'ils sont dans le même lycée, d'ailleurs quasiment toute les sailors sont dans la même lycée à l'exception de Rei qui va dans son école chrétienne alors qu'elle une prêtresse Kiko qui possède des pouvoirs magique (je suis le seul à être perturbé par ce détail ?).
    Sauf qu'en parallèle, un nouveau méchant débarque et c'est Galaxia qui me fait étrangement pensé à Thanos, vous allez voir.
    Galaxia débarque sur Terre comme le frère de votre serviteur dans son igloo, cette dernière recherche les Stars Seed, des cristaux qu'on trouve chez des gens et qui....attendez, vous allez encore me faire le coup des recherches de cristaux chez des personnes lambda alors que c'est forcément un des alliés d'Usagi, c'est ça ?
    Je reviendrai sur ce détail plus tard, bref Galaxia recherche les stars seed qui lui permettent d'être encore plus forte et de conquérir non la Terre mais bien l'univers, ouais on voit grand chez Galaxia ! C'est donc avec sa petite armée de larbin qu'elle va embêter les Sailors qui vont dans un premier chercher qui est leur ennemie, comme d'habituuuuude.
    Puis des nouveaux sailors apparaissent connue sous le nom de Star Fighter, Star Maker et Star Healer, ces sailors ne sont pas amis ni ennemie et Usagi souhaitent s'alliée à eux mais refusent, comme d'habituuuuude.
     
    Ces nouveaux sailors semblent chercher quelqu'un ou quelque chose mais on ne le saura que très tardivement, comme d'habituuuude.
    Puis enfin, apparait une gamine qui s'appelle Chibi-Chibi et ne parle quasiment que la langue Chibi, c'est à dire que 98 % de son langage consiste à dire “Chibi-Chibi”, par contre comment on conjugue, bonne question !
    Est-ce que ce personnage est lié à Usagi ? Ou est-ce qu'elle possède l'objet de convoitise des méchants ? Est-ce lié à Chibiusa ? Non parce qu'on a galéré à s'en débarrassé mais tel le Terminator elle finit toujours par revenir alors comprenez mes craintes, comme d'habituuuuude.
     
    Oh comme d'habitude, tout la saison elle va joué à faire semblant, comme d'habit....pardon quand je suis lancé dans ma connerie on m'arrête plus 😅
    Bref, vous l'aurez compris, ça sent le réchauffé, j'ai l'impression qu'il n'y a que les transformations qui évolue vraiment.
     
    Contrairement à Super S, Stars possède une sous-intrigue beaucoup plus intéressant au point même que je trouve que c'est la raison selon moi de regarder cette saison.
    Je vous avez parlé de Seiya qui se rapproche d'Usagi comme un très bon copain, vous savez qui est fidèle et qui n'oserai jamais tombé sous le charme de son amie, je parle du vrai copain qui est juste ami et qui ne profitera pas de l'occasion pendant que Mamo-cocu ne soit pas là pour tenter l'essai, non il n'est pas comme ça Seiya, j'y crois vraiment.....évidemment qu'il va tombé amoureux d'elle et qui n'attend que l'occasion pour transformer l'essai !
    Je suis bête aussi c'est pour ça que je n'ai pas de petite amie, qui a dit que c'était parce que j'étais fan de Sailor Moon ?
     
    Bref, on va donc assister à un étrange triangle amoureux entre Seiya, Mamorou et Usagi, pour ma part Mamorou risque d'avoir de mauvaise surprise en rentrant au Japon mais vous savez ce qu'on dit les absent ont toujours tort !
     
    Parlons technique voulez-vous ?
    Cette fois encore on sent un progrès, je dirais même un très gros progrès, on sent qu'on est dans la deuxième moitié des années 90, il n'y a qu'a comparer avec la première saison pour se rendre compte que la série à réellement évolué d'un point de vue de l'animation et je trouve que cette dernière saison est particulièrement jolie.
    Bien sûr ce n'est jamais constant mais il reste la saison la plus stable dans ce domaine, bref il y a plus de budget, c'est plus jolie, c'est une réussite !
     
    Sinon à part l'aspect technique, est-ce que l'écriture l'est tout autant ?
    Je tiens à rassurer tout le monde, c'est bien mieux écrit que Super S, on sent une volonté de revenir à l'écriture des premières saisons aussi bien dans son intrigue que dans son humour.
    D'ailleurs, l'humour de cette saison est correcte mais loin des fous rire que j'ai eu dans les trois premières saisons. Il faut reconnaitre aussi que cette saison se veut bien plus sérieux et que l'humour y est moins à sa place, cependant cela n'empêche pas quelques situations drôle comme un combat avec quasiment tout les sailors dans la cuisine d'Usagi ou encore Minako (Sailor Venus) qui débusque l'ennemie à chaque fois sans le savoir (il était particulièrement drôle celui-là).
     
    Voici deux extraits de scène qui m'ont fait bien rigolé :
    Qu'est-ce que tu croyait Usagi ? 
     
    Perspicace Minako, trop même ^^'
     
    On trouve aussi de bonne idée dans cette saison comme l'idée des “monstres du jour” qui sont en faite les victimes sans les star seed, c'était une très bonne idée.
     
    Et puisque l'on parle d'écriture, il faut parler des fillers.
    Bon, la bonne nouvelle est que cette saison comporte très peu de fillers mais la grande question est sont-ils bon ou mauvais ? C'est pas évident une fois de plus....
    D'abord, ce n'est pas la qualité de Super S si cela rassure les plus réticents d'entre vous mais je ne les ai pas trouvé fou-fou. On sent que la Toei n'arrive plus vraiment à faire des fillers avec Sailor Moon, c'est quand même la cinquième saison donc forcément cela se ressent qu'on n'a plus vraiment d'idée.
     
    Globalement ils sont tous corrects, certains sont mieux que d'autres alors qu'est-ce qui ne va pas ? La grande majorité des épisodes sont oubliable sans pour autant être mauvais, ennuyeux ou What The Fuck, ils sont juste pas mémorable.
    Ils sont oubliable parce que les fillers se concentrent surtout autour des Three Lights, ce qui est bien en soi puisque cela permet de les développer un peu mais on tourne très vite en rond puisque c'est toujours la même chanson :
     
         1/ Un des Three Lights ne s'entend pas avec Usagi ou les Sailors comme situation initiale
         2/ Une situation va bousculé le status-quo entre les Three Lights et Sailor Moon (un personnage tier par exemple qui va réunir les personnages).
         3/ Le membre des Three Lights réalise qu'il était con de penser de tel ou tel façon.
         4/ Combat contre le méchant du jour où le membre des Three Lights va aider Sailor Moon ou une Sailor.
         5/ Le membre des Three Lights éprouve une forme de sympathie ou de respect envers Sailor Moon.
         6/ Sauf que c'est un filler et que ça compte pas donc retour à la situation 1.
     

    Garçon ou fille ? Fille ou Garçon ? Sans contrefaçon je suis un garçon !
     
    Vous aurez peut-être devinez deux chose dans ce petit schéma, d'abord que c'est quand même con de revenir à chaque fois à la situation initiale, non parce qu'un moment on conspue plus contre les Three Lights qu'autre chose.
    Oui, je n'ai pas trop aimé les Three Lights à l'exception de Seiya parce que c'est le seul personnage du groupe qui ne revient pas à la situation initiale. Non parce que Yaiten et Taiki, les autres membres du groupe sont vraiment antipathique selon moi, bon cela servira à développer un propos de la saison mais c'est pas avant les derniers épisodes donc d'ici là on suit des personnages antipathique.
    Peut-être avait vous en tête Uranus et Neptune qui avaient un peu le même schéma sauf que c'était mieux réussie due à cette étrange lien avec les sailors alors que les Three Lights sont “étranger” aux sailors malgré qu'ils jouent sur deux bord.
     
    Comment ça ? Et bien les Three Lights sont en réalité les Sailor Starlights, des sailors en dehors du système solaire....mais ce sont des hommes, non ?
    Oui et non, en faite ce sont des femmes qui se transforme en homme pour se cacher de leur ennemie....ou l'inverse je ne sais pas trop vu que ce n'est pas vraiment précisez.
    Ce petit détail n'a pas plut à la mangaka qui était clair sur l'idée que les sailors sont des femmes et ne peuvent pas être des hommes mais la Toei la envoyé voir ailleurs, Naoko Takeuchi a toujours désapprouvé ce changement.
     
    Pour en revenir avec les fillers, on retrouve de très bon épisode même si je trouve qu'on est loin de l'excellence de certains filler du début de la série.
    Je vous conseillerai l'épisode où les filles doivent retrouver le cousin de Rei (Sailor Mars) qui est un artisan tout en profitant d'un camping sauvage, il s'agit d'un épisode qui se rapproche d'une parodie d'un slasher movie (surtout Vendredi 13). Il y a aussi l'épisode suivant où Usagi et Seiya sont seul chez elle pour la nuit et que tout le monde vient un par un et qaund je dis tout le monde, c'est tout le monde : Les sailors, les three Lights, Haruka et Michiru, des journalistes qui s'incrustent (la victime) et enfin les méchants, le tout réunis à la cuisine auxquelles chacun cherche à se transformer sans que les gens les voient, bref c'était drôle.
     
    Je vous conseille également l'épisode avec Taiki qui se demande pourquoi il chante et qui en a ras le bol de ses fans jusqu'à ce qu'il rencontre une petite fille à l'hôpital.
    Je vous conseillerai encore l'épisode 191 "L’envol des papillons de lumière ! Pressentiment d’une nouvelle vague." qui est l'épisode le plus bizarre de toute la série ! Usagi déprime dans son coin pendant que les autres tentent de rentrer en contact (encore) avec les Three Lights en participant à un concours de versus fighting. Elle se déguisent tel des otaku à la Japan Expo et font une mise en scène "dramatique" alors que c'est juste un tournoi d'amateur. Je passerai les détails concernant la deuxième moitié de l'épisode qui est réellement dramatique et de l'animation très douteux...quand je vous dit que c'est bizarre.
     
    Vous aurez probablement noté que je ne mentionne pas d'épisode autour des autres sailors, c'est parce qu'il n'en n'a pas ! Seule Minako (Venus) à la chance d'avoir deux épisodes pour elle contrairement aux autres qui n'en n'ont pas du tout, on peut le dire Minako est vraiment la Star ! 
     
    D'ailleurs l'arc Star ne s'appelle pas comme ça pour rien, en effet "Star" possède un double sens, d'abord l'intrigue qui concerne des guerrières considérée comme des étoiles filante (Les Three Light) ou l'enjeu même de ce combat (l'univers les gars !) mais aussi le sens de la célébrité car on retrouve beaucoup d'élément lié à cela comme la base des méchants qui est une chaine de télévision (qui s'appelle Galaxia TV et qui n'intrigue personne alors qu'elles savent que leur ennemie s'appelle Galaxia !) ou encore la célébrité des Three Light sans oublié le rêve de Minako de devenir une star.
     

    Mais qui est donc cette Chibi-Chibi ? Tout ce que je sais c'est qu'elle est Kawaii ! Mais pas autant que ça !
     
         I'm going to take my time, I have all the time in the world to make you mine, It is written in the stars above !
     
    Vous vous êtes bien doutez que cette saison est plutôt bon mais pas si extraordinaire selon moi.
    Je comprend que pour plusieurs fan qu'il s'agit de leur saison préférée mais globalement les fans préfèrent la première et la troisième saison.
    Pourquoi je suis assez dubitatif concernant cette arc ? Disons que je lui reproche finalement un gros défaut : c'est du réchauffé !
     
    Ouais j'ai trouvé que cette arc manquait d'idée pour se démarqué des autres, je le vois comme un best-of des précédents saison (sauf la quatrième et vous savez très bien pourquoi).
    Je ne vois pas nécessairement comme un mal puisque par exemple on sent cette volonté de revenir à au schéma de la première saison avec la relation entre Seiya et Usagi qui amène tout cette question de tromper son mamo-chou car il n'avait qu'à lui répondre bordel !
     
    Je me demande bien ce qu'il fait là-bas tout seul, ça ne m'étonnerait pas qu'il s'éclate comme le clip des Prodigy Smack My Bitch Up ! Je comprend la situation imaginer que vous savez déjà tout votre avenir, surtout avec une gamine comme Chibiusa.
     
    Il y aura aussi ce nouveau personnage que je n'ai pas encore présenté qui est Chibi-Chibi, une petite fille de 4-5 ans qui débarque on ne sais où et qui ressemble à Chibiusa mais dont personne ne semble se demander réellement pourquoi elle est là....je sais qu'elles sont habitués aux gamines mystérieuse mais de là en avoir quasiment rien à faire !
     
    Du coup vous voyez aussi les limites de réutiliser les mêmes schéma des précédentes saison, on fait pareil mais en moins bien sur certains point.
    Les three lights sont l'équivalent d'Haruka et Michiru (saison 3), Chibi-Chibi de Chibiusa (saison 2), l'idée de reprendre encore des cristaux chez des gens (saison 3), Seiya qui casse les couilles d'Usagi comme Mamoru (saison 1) et encore plein d'autres chose dans ce style, vous voyez l'idée.
     
    Même le dernier quart de cette arc renvoi à de précédant fin de saison comme celui de la première saison qui n'est pas aussi traumatisant que ce dernier mais dont j'ai quand même été dubitatif en y repensant parce que dans ma tête, ça sonnait comme ça :
     
     
    D'ailleurs en matière de doute, j'ai également pas trop fait attention aux attaques des nouveaux sailors mais celui-là m'a bien fait poser des questions
     

    Toi ne commence pas ! 😅
     
    Soyons plus sérieux, l'arc star manque réellement de nouveaux concepts et de ce fait je trouve que cette arc manque ce petit quelque chose qui le rendrait unique. Bien sûr qu'il se démarque dans son ambiance bien plus sérieux et moins coloré que les précédentes saisons mais ça reste du repompage d'idée, pour tout vous dire je trouve que Super S a plus une identité que Stars avec ses gamineries, certes c'était pas terrible mais il a une aura....j'aurais cru le défendre 😶
     
    Ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit, Stars est marquant mais pas aussi marquant que les autres saisons, c'est triste à dire mais on sent qu'on est à bout de souffle chez la Toei.
    Un autre défaut concernant qui est présent depuis la première saison est évidemment sa répétitivité mais étonnamment j'ai trouvé cette saison pas aussi répétitive que ça, on voit moins les transformations (et hélas les sailors également), il y a plus d'enjeu et malgré cette manie d'étirer le fil conducteur avec ce même schéma narrative depuis la saison 3, il faut bien reconnaitre que cette arc se débrouille bien.....mais je le trouve pas si passionnant.
     
    Certains aspect de l'arc aurait mérité plus d'approfondissement notamment dans la relation de certains méchants qui sont amis (ou autre ?) comme Sailor Lead Crow et Sailor Aluminum Seiren. Je pense aussi à des développement plus personnelle comme avec Sailor Tin Nyanko dans ses dernières apparitions qui lui donne un côté "torturé"......
     
     
    On regrettera aussi une méchante absente dans l'animé mais présent dans le manga, j'ignore la raison de son absence, il faudra que je lis le manga pour connaitre ce personnage.
     
    Vous avez remarquez aussi que les subalternes ennemies sont des sailors, en effet par rapport à l'intrigue on suit plus ou moins une sorte de guerre entre des guerrières suite à une autre guerre contre Chaos : La Sailor Wars !
    C'est qui Chaos ? C'était quoi cette histoire de guerre ? Et ben c'est là ou je vais chipoter parce que bien qu'on explique qu'il y a des guerres astronomique dans l'espace contre le "Mal"....on développe pas tant que ça.
    Je vais également reprocher ce manque d'implication des sailors (en dehors de sailor moon) qui reste trop à l'écart, il ont tenter de créer des conflits intérieur mais beaucoup trop limité et c'est toujours les Outer-Senshi contre les Inner-Senshi, ça aurait été cool de voir le groupe se brisé d'autant que c'est tout le propos de Galaxia, la grande méchante qui veut démontrer que dans une guerre on ne peut que compter sur soi et que l'amour n'a pas sa place.
     

    La rumeur prétend qu'on avait fait une fête à la Toei avant la production de cette épisode ! (C'est quoi ces têtes !?)
     
    Ce qui m'amène au dernier quart de l'animé, Oh mon dieu quelle spectacle !
    Autant vous dire que les derniers épisodes vont vous scotcher sur votre canapé et c'est en partie grâce à notre Galaxia.
    Personnellement, durant toute la série Galaxia n'est pas vraiment mise en avant, on sens qu'ils ont voulu recréer une Beryl-sama mais je trouve qu'elle était beaucoup imposante, même si ce n'est pas ma méchante préférée elle représente pour moi l'incarnation du mal dans la série, bien plus que Chaos qui n'est qu'un petit brouillard en somme (c'est littéralement un brouillard).
     
    Pour en revenir à Galaxia, elle possède les mêmes qualités que Beryl-sama : Imposante, cruelle et charismatique ! Sauf que durant presque toute la saison elle reste assis sur son trône et c'est tout.
    Bien sûr on te la vend comme LA méchante absolue de la série qui fait passer tout les autres pour des clowns (et le pire c'est qu'il en avait), Galaxia c'est l'ultime épreuve !
     
    Cependant, il faut vraiment attendre ce fameux dernier quart pour la voir en action et tu comprend très vite qu'il ne faut vraiment mais vraiment pas la faire chier !
     
     
    C'est d'ailleurs pendant le visionnage de ces derniers épisodes que je me suis rendu compte de quelque chose, j'ai remarqué que depuis la saison 3 la série pris une tournure beaucoup plus épique, je veux dire par là qu'on s'éloigne des premières valeurs de la série, le quotidien de jeunes filles qui apprend sur la vie et l'amour. Non pas que je lui reproche d'évoluer mais on comprend mieux pourquoi cette série est très souvent comparé à Dragon Ball en dehors de leur popularité.
     
    Ces deux séries qui ont connu le même type d'évolution, c'est à dire un concept simple à la base pour évoluer dans de plus en plus dans de l'épique avec des combats de plus en plus impressionnant et de ce fait devient plus complexe.
    J'ai déjà entendu des gens qui regrettaient l'époque de Dragon Ball, n'aimant pas vraiment la tournure de DBZ, je ressens un peu ça avec Sailor Moon. Même si c'est bien traité, j'ai une préférence pour les premières saisons qui était plus terre à terre, plus fiévreux aussi mais avec un concept qui m'avais séduit. Non pas que je n'ai pas aimé la tournure des choses avec Galaxia il n'empêche que je trouve que la série c'était un peu perdue surtout depuis la saison 4 où finalement la série n'avait de cesse de recréer le succès de l'excellent saison 3.
     
    Mais pour défendre cette fin de saison, je trouve qu'il s'agit d'une des meilleurs fin de saison et non pas parce que c'était la dernière saison (fin qui vous donnera une petite larme à l'œil si vous avez suivi la série depuis le début) mais bel et bien parce qu'elle envoi du pâtée !
    Je pense notamment à une révélation précis qui était bien trouvé alors qu'il était pourtant évident mais dont je me suis fait avoir, preuve que comme quoi il était plutôt réussie d'autant que Sailor Moon a vraiment du mal avec les révélations, disons qu'ils ont le chic de te spoiler tout en t'annonçant le mystère ! 
     
     
    Je reprocherai toutefois une incohérence scénaristique avec les Stars Seed qui transforme la victime en monstre mais dont le dernier quart c'est tout autre chose, genre pourquoi il y a pas de monstre mais cette autre élément que je ne peux pas dire sans spoiler ?
     
    Ce que j'ai beaucoup aimé est justement ce incohérence scénaristique, je pense que la fin de saison parle bien sûr des limites de la gentillesse et de l'amour par la cruauté de la vie mais je trouve qu'elle parle aussi du deuil, le deuil idéologique de l'enfance et des valeurs qu'on nous a enseignés, qu'on a bafoué avec cette réalité difficile, puis bien sûr le deuil de la perte d'être cher, voire le deuil de la série, c'est presque une élégie funèbre qu'on assiste.
     
    On regrettera aussi l'absence de quasiment tout les personnages secondaire : personne de la famille de Rei, personne de la salle d'arcade, pas d'ancien alliés et même pas Nanu et son copain Geek totalement absent ! C'est pas grave en soi mais je trouve que ces personnage contribue à l'univers de Sailor Moon et je trouve dommage que d'uniquement mentionné le grand père de Rei.
     
    D'ailleurs, passage plutôt étrange où Rei devient diseuse de bonne aventure dans un centre commercial juste parce que son grand père l'a envoyé là-bas pour ce job. Ça tombe en plein milieu de l'intrigue, ça ne dure pas longtemps et le pire cela fait avancé l'intrigue....il y a des reste de Super S ou je me trompe ?
    Il y a cette princesse Kaguya qu'on n'arrête pas te de mentionner mais qui sert pas à grand chose, même pour tout vous dire à rien puisqu'à part faire "Twinkle-Twinkle" et "Lalala" bah on l'oublie très vite.
     
    Un petit mot sur la VF qui n'est pas terrible, chose plutôt incompréhensible alors que c'est un doublage de 2014 mais dont on a l'impression qu'elle a été fait dans les années 90 par sa qualité d'enregistrement. Les voix ne correspond pas trop aux personnages et semble trop neutre dans sa globalité, ouais ça été fait à l'arrache.
     
    Pour finir je vais vous laisser avec quelques extrait musicaux de cette saison dont le fameux Search for you love des Three Light, c'est cadeau !
     
    - Thème de Seiya
     
    - Thème pour Usagi (qui est une version alternatif de l'opening)
     
    -Thème de Sailor Saturn
     
    - Enfin le très célèbre Search For You Love que vous allez entendre un milliard de fois dans la série mais que j'aime bien ^^
     

    L'affrontement final vous mettra en haleine du début jusqu'à la fin !
     
    La puissance manque tout-à-fait à la haute conception mais déjà mon désir et ma volonté, se portaient ailleurs, dirigés par l'amour qui met en mouvement le soleil et les autres étoiles. (Conclusion)
     
    Voilà c'est fini comme le chante si bien Jean Louis Aubert mais alors que faut-il en conclure ?
    D'abord, Stars est une bonne saison mais qui manque d'ambition malgré sa volonté de terminer une franchise en beauté, trop d'élément sont repris de la saison 3 sans vraiment avoir réussie à recréer le charme, j'aurais préféré qu'il créer sa propre "histoire" même si c'est ce qu'il fait. C'est le moins bien des bonne saison en somme et comme je n'ai pas souffert à ce visionnage je le recommande.
     
    Maintenant il faut que je conclue la franchise, que dire ?
    Je ne pensais pas que j'aurais tout regardé et pourtant je l'ai fait et je ne le regrette pas ! Mon regard à pas mal évoluer depuis mon premier billet sur Sailor Moon, passant ainsi de simple découverte à fan, oui je suis fan de Sailor Moon parce que c'est une série en vaut le détour. Les saisons sont inégaux entre eux, certains plus par défaut (saison 2) d'autres l'ont vraiment cherché (saison 4) mais quel plaisir cela fut de suivre Usagi et ses copines, de rire et de pleurer avec elles, c'était chouette.
     
    Je pense que si vous voulez vous lancer dans le Shojo et le Magical Girl, Sailor Moon est un très bon commencement, c'est un classique qui à instaurer les bases du Magical Girl, mais pour moi elle a fait plus que ça.
    Sailor Moon est en soi le premier animé à avoir réunis les garçon et les filles, certes pas comme on l'entend et pas non plus pour les mêmes raisons mais pour l'époque c'était énorme surtout avant Evangelion.
    De nos jours, on ne distincte plus vraiment quel animé pour quel type de personne, tout le monde regarde tout et c''est vraiment cool mais dans les années 90 c'était pas comme ça ! Les mentalités ont changé, les filles sont fan de DBZ (j'en connais personnellement) et les garçons adore Sailor Moon mais une chose important est à retenir : Aimer ce que vous aimer ! C'est con comme phrase mais croyez moi que cela a beaucoup de sens et puis comme le dit Amy :
     

    Amen !
     
    Alors, c'est un adieu ? Vous me connaissez non ? Croyez-vous vraiment qu'on en a fini avec Usagi ? Très loin de là puisqu'il y a le remake mais aussi les jeux vidéo ou encore le Drama et soyons fou le manga original, non c'est pas la fin du voyage pour le plaisir des fans de la petite blonde !
    En parlant de voyage il y a aussi le voyage Romstation, le mois prochain je vais souffler mes trois bougies sur le gâteau d'anniversaire et j'ai prévu un cadeau digne de ce nom, c'est quoi ? Si je vous le dit ce n'est plus une surprise !
     
    Par contre j'ai une surprise pour vous maintenant, je vous laisse avec une vidéo déconcertante à 360 degrés auquel nous pouvons dormir avec les Sailors, ne me demandez où je vais chercher ce genre de chose mais demandez le à mes recommandations Youtube ! 
    Permettez-moi de partir faire dodo avec Makoto et de rejoindre les étoiles, a plus 😉
     
    Usagi arrête de ronfler, j'essaye de dormir !
     
     

    - Pourquoi c'est toujours moi qui se coltine les fillers à la con ? (déso en faite c'est canonique ^^')
  22. Valek liked a blog entry by DrunkenPenPen, Higurashi, Le Village Maudit   
    Ho! Ho! Ho! Les fêtes de fin d’années sont là ! En cette période de fête où l’on se réunis tous pour rêver, partager et offrir des cadeaux, j’avais envie de partager avec vous un animé….qui n’a aucun rapport avec Noël !
    Je suis désolé mais j’en connais trop peu et je n’aime pas trop les films de noël que l’on se coltine chaque années, alors j’ai décidé de prendre à contre-pied cette fête mais tout en gardant ses valeurs estivales.
    Mon cadeau est un animé très connu, surtout si vous aimez les animés horrifiques puisqu’il s’agit du célèbre Higurashi ou Hinamizawa: Le village maudit, appelé aussi When They Cry ou encore Le Sanglot Des Cigales, ça en fait des titres 😅
    Pour ce Noel, vous allez un peu frissonner de plaisir, je vous souhaite donc plutôt un joyeux Halloween avec beaucoup de retard mais comme le dit si bien Ken Le Survivant, vaut mieux tard que jamais ! 😂  
     

    à gauche, la couverture de l'intégrale Américaine et à droite, la couverture du jeu original restauré sur PS4
     
    ! Attention !
    Ouuiii, un avertissement ! ça fessait longtemps ! Hum, Hum !
    Je voulais précisez que l’animé du jour n’est pas à mettre entre toutes les mains.
    Il y a des scènes de tortures et les morts sont plutôt trash.
    C’est un animé violent et très cruel, âmes sensibles s’abstenir !
    Vous êtes prévenus !
     
                je t'emmènerai dans l'impénétrable forêt où pleurent les cigales et d'où nul ne peut revenir !
     
    Avant toute chose, Higarushi est un jeu de type visual novel qui a connu un immense succès au Japon entre 2002 et 2006. Il sera exporté sur PS2 en 2007, sois en même temps que son adaptation en animé.
    On doit ce jeu au cercle amateur 07th Expansion formé uniquement de 4 personnes ! Parmi-eux, Ryūkishi07 est le leader du groupe et le créateur d' Higurashi, il sera rejoins par son frère en tant que coscénariste.
    J’avais entendu dire que Ryūkishi07 était un ancien Hikikomori (personne qui s’enferme dans sa chambre et coupé du monde pendant un certain laps de temps), il aurait sorti de sa dépression en écrivant Higarushi….encore un auteur dépressif dans cette chronique !
     
    Il faut savoir que ce jeu a tellement connu un succès qu’il s’est vendu autant que le jeu Fate/Stay Night avec 100 000 copies, chapeau ! Il a également eu droit à de nombreuse adaptation dont 2 en Live en 2008 et 2009.
    L’animé contiens 2 saisons : la première sorti en 2006 (26 épisodes) nommé « Higurashi no Naku Koro ni » (Quand Les Cigales Pleurent) et la deuxième saison sorti en 2007 (24 épisodes) nommé « Higurashi no Naku Koro ni Kai » (Quand Les Cigales Pleurent: Réponses/Solution).
    J’ai appris sur le moment qu’il existe une troisième saisons nommé « Gratitude » et également plusieurs OAV...un beau bordel.
     
    Le réalisateur ou plutôt la réalisatrice est Chiaki Kon, oui c’est réalisé par une femme ! D’ailleurs, ce n’est que la deuxième fois que je mentionne une femme dans mes articles (la 1er était la créatrice de Sailor Moon).
    Elle est connu pour faire des Yaoi et des histoires d’amours principalement mais Higurashi semble être l’exception de sa carrière. Vous la connaissez probablement aussi pour Sailor Moon Crystal, le remake de la série de 1992.
     

    Ooooh ! Ils sont trop Mimi !
     
    Je tiens à précisez que je traiterai uniquement la 1er saisons car je n’ai pas encore vu la deuxième, cependant, elle est assez importante car comme le souligne le titre, c’est une saison qui donne des réponses à la série.
    Les 2 saisons sont disponible sur Netflix si vous êtes intéressés.
     
    Le studio en charge de cette adaptation est le studio Deen que je vous avez déjà présenté puisque c’est le studio qui s’est occupé de l’adaptation de Fate/Stay Night.
     
    Cependant, avant d’entrer dans le vif du sujet, j’avais envie de parler du genre Horrifique dans les animés. Contrairement à ce que l’on entend, les animés d’horreurs….ne court pas les rues !
    Il y a beaucoup d’animés qui se prétend être de l’horreur mais qui n’en sont pas vraiment et malgré les quelques youtubeurs qui font du pute à clics dans le genre « Cette animé fait trop peur 😱 », je n’ai jamais vu un animé d’horreur qui fasse vraiment peur !
    Je tiens à vous rassurer, je suis le genre de personne à flipper pour un rien devant un film d’horreur (et les jeux aussi) mais hélas, je n’ai jamais eu peur devant un animé d’horreur pour la simple raison que très souvent, ils n’en n’ont pas le but.
     
    L’horreur japonais appelé J-Horror est très différent de notre conception : ils n’ont pas de mythologie de monstres iconiques (Jason, Freddy, Alien etc.) et ils jouent très peu sur le jump-scrare.
    Par contre, tout ce joue sur la tension et l’horreur psychologique (la peur qu’une chose va arriver) mais aussi, il traite les ‘blessures psychologiques’ des personnages (regret, angoisse, culpabilité, rejet etc.…).
     
    Le film qui a vraiment mis en avant le J-Horror est Ring (1998) de Hideo Nakata qui reste l’exemple le plus parfait de l’horreur japonais.
    Je vous conseille aussi le film Ju-On (2000) de Takashi Shimizu ainsi qu’Audition (1999) de Takashi Miike. Vous remarquerai aussi que la grande majorité de ces films sont basés sur des Yōkai, des mythes folkloriques japonais avec des fantômes (Sadako, Sakayo et Sawako….oups, non pas elle ^^ )
     
    Dans les animés, il faut vraiment chercher dans les moins populaires pour trouver son bonheur, étonnamment, les plus populaire ne sont pas les meilleurs.
    Le 1er en tête est Another (2012) qui est très souvent cité comme une référence alors qu’il n’est pas terrible (désolé pour les fans), quand à d’autre comme Elfen Lied (2004) ou Mirai Nikki (2011), l’horreur n’est qu’une partie de l’animé, bien qu’elle soit fortement présent !
    Dernière chose, ce sont très souvent des figures de psychopathes qu’on trouve dans les animés, généralement des Yanderes ou des Yangires.
     

    à gauche, Sadako que je ne vous présente plus et à droite, Sakayo sa concurrente !
     
     
            Les amis sont juste des gens avec qui on passe du bon temps mais quand ça ne vas pas, ils ne nous aident pas….
     
    L’intrigue paraît très simple mais se complique rapidement : Nous somme en Juin 1983, Keiichi Maebara, un jeune garçon viens d’emménager dans un petit village tranquille nommé Hinamizawa. Il va rapidement se sociabiliser avec un groupe de fille constitué de Mion, Rena, Rika et Satoko. Si jusque-là tout se passe bien, cela ne va pas durer à cause d’une fête qui à lieu chaque année dans le village.
    Cette fête célèbre la divinité Oyashiro, véritable culte dans le village et à chaque fois, une personne disparaît et un autre est retrouvé morte au même moment, on parle alors de la « malédiction d’Oyashiro ».
    Étonnamment, ces morts sont liés à un projet de barrage dont les habitants du village s’oppose fermement, Keiichi se retrouve au milieu de tout ça pour son plus grand malheur !
     
    Il faut savoir que cette animé à une construction assez original, nous ne suivons pas une histoire mais plutôt 6 histoires ! Chaque Histoires seront liés à la malédiction d’Oyashiro mais seront liés aussi entre-elles, que ce soit par rapport à un point de vue ou un élément de l’intrigue.
    Les histoires ne se passe pas forcément au même moments, voire dans des mondes alternatifs, il est très dur de tout cerner au début mais petit à petit, des éléments de réponse vont être donnés.
     
    Ce choix de faire plusieurs histoires à la fois indépendant et reliés entre-elles constitue une énorme force pour l’animé. On se retrouve à chaque fois avec les mêmes personnages mais avec des rôles différents, un personnage pourrait être « gentil » dans une histoire mais pas forcément dans la suivante.
    Vous comprenez alors que l’intérêt pour l’animé est constamment relancé et c’est très fort !
    Tout en ayant des points communs, les histoires sont tous différents mais se répondent mutuellement pour répondre aux questionnements de l’intrigue.
     
    Cependant, ce n’est pas le premier animé que j’ai vu avec ce principe, pour moi, c’était Yosuga no Sora (2010)….une adaptation d’Eroge très connu pour son histoire d’inceste entre Frère et Sœur ainsi que ses scènes très érotiques….vous n’imaginez pas combien de bain à l’eau de javel il m’a fallut pour me purifié 😂 (j’en garde un bon souvenir mais ne le mettez pas entre toutes les mains !)
     
    Si Yosuga no Sora est plus basé sur le sexe, Higurashi joue sur un tout autre registre.
    Il y a de forte chance que même si vous n’avez jamais vu un seul épisode de cette série, vous connaissez la réputation de cette dernière car c’est une série plutôt connu pour ses morts et ces scènes de tortures.
    Pourtant, tous laisse à croire que ça va être un animé mignon avec son style très Kawai, voire enfantin mais l’ambiance change très rapidement, surtout quand on comprend que la malédiction rend fou de rage les personnes possédés.
     
    Oui quand on voit les filles, on se dit : « Oooh ! Elles sont mimi ! » jusqu’au moment où l’une d’entre-elle pète littéralement les plombs et se met à tuer tout le monde….Ah ! Ça l’est moins d’un coup !
     

    Ooooh ! Elles sont.....Flippantes !
     
    Là où l’animé gère, c’est dans le changement de design des personnages, il n’y a qu’à voir les têtes que font les personnages pour vous rendre compte de leurs instabilités, mention spéciale au psychopathe de la 5ième histoire qui tire une de ses tronches, j’en était presque mort de rire.
    Bien sûr, au début on ne rigole pas et on est plutôt mal à l’aise et c’est toute la force de cette animé.
     
    Cette instabilité que possède cette animé (intrigue, personnage) pourrait être un défaut mais ici, c’est une qualité car elle reflète l’ambiance, oui, il y a une ambiance ! Si j’insiste autant c’est parce que plusieurs animés horrifiques n’arrivent pas à créer une ambiance malsaine mais Higurashi est celui qui s’en tire le mieux.
     
    L’intrigue en elle-même est très intéressante et on est scotché devant chaque histoire mais la psychologie des personnages fait vraiment tout le charme de la série.
    C’est très simple, on ne connais jamais vraiment les personnages et quand on découvre leurs passés, leurs problèmes et leurs envies, on se rend compte que le terme psychopathe est à remettre en question, notamment en fonction de l’histoire où on ne sais jamais vraiment si c’est la malédiction qui s’abat ou au contraire, l’œuvre d’un personnage.
     
    La grande différence avec par exemple Gassai Yuno dans Mirai Nikki est qu’elle est très rapidement vu comme une psychopathe et on l’apprécie pour cela mais dans Higurashi, c’est différent !
    On se rend compte que les personnages ne sont pas forcément des psychopathes à la base, surtout en fonction de l’histoire, en faite, ils sont humains, malheureusement, un évènement lié au personnage ou non, va faire en sorte qu’il va littéralement péter un câble.
    Ce qui amène le spectateur à avoir de la pitié pour le « psychopathe » car le vécu du personnage peut être lié au notre, contrairement à Gassai Yuno qui souffre aussi mais l’animé part tellement dans le fantastique, qu’il est dur de se sentir proche d’elle….du moins, c’est comme ça que je le ressens.
     
    L’importance de la psychologie est une chose (surtout dans l’horreur) mais l’ambiance y joue beaucoup aussi ! Comme je l’ai dit plus tôt, l’animé oscille entre l’ambiance Kawai et enfantin des personnages (écriture et visuel) et l’ambiance macabre et lourd de l’intrigue.
    Ce choix esthétique est très fréquent de nos jours, surtout dans le genre Magical Girl.
     
    L’intrigue en lui-même reste floue et je trouve que c’est pas plus mal, alors oui, je sais que je critique beaucoup ce côté flou dans les animés mais dans le cadre de l’horreur, c’est différent car cela s’ajoute à l’ambiance, des films comme The Thing n’aurait plus le même charmes sans ce mystère autour de la chose.
     
    Le mieux est de voir en image ce changement de design pour vraiment vous faire une idée, je vous rassure, il n'y a pas de spoile et c'est sous-titré en anglais :
    Mais lâche cette échelle voyons !
     
                 Vous qui lisez ces mots, veuillez découvrir la vérité. C’est tout ce que je demande….
     
    Jusqu’à maintenant je n’ai fait que de dire du bien de cette animé mais il a des défauts.
     
    D’abord, d’un point de vue technique l’animé n’est pas très beau, pour être plus précis, je dirais qu’on est au minimum syndicale. Cette faiblesse technique est dus au fait que l’animé n’a pas bénéficié d’un gros budget et malheureusement ça se voit.
     
    Même si l’animé réussi à créer une ambiance avec peu, c’est dans l’éclairage en plein jour que c’est pas top, on a l’impression d’avoir une lampe qui nous agresse la vue. Il manque une certaine affinité dans le dessin et parfois, on a l’impression que c’est grossier, signe révélateur d’un manque de budget.
     
    L’animation est correcte mais là où je serai moins indulgent, c’est dans la physique.
    Pour expliquer ce que j’entends par le mot « physique », je vais l’illustrer par un exemple.
    Dans un épisode, Satoko qui est une petite fille de 11 ans (je trouve qu’elle en fait 5 mais bon…) repousse physiquement Keiichi, un garçon qui a 15 ans. Quand je dis ‘repousser’ c’est plutôt projeté à l’autre bout de la pièce alors qu’il est juste poussé, au point d’en être sonné ! À moins que Satoko sois Super-Girl, c’est techniquement impossible.
     
     
    Et je ne parlerai pas de la fois où Keiichi (décidément) est projeté comme un sac à patate.
     
    Un dernier point sur le visuel, le character design  ne plaira pas à tout le monde, j’en suis pas fan mais c’est qu’une question de goût et ça n’empêche en rien le plaisir que procure l’intrigue.
     
    Un autre défaut réside dans l’écriture, oui je sais, j’ai dit du bien de l’intrigue pendant toute une partie de l’article mais il y a des failles.
    En faite, malgré que c’est bien écrit et qu’il y a volontairement des blancs scénaristiques, il n’en n’est pas moins que beaucoup de chose ne seront pas éclaircis dans l’intrigue.
     
     
    Autant vous dire que je me pose beaucoup de question et ayant conscient qu’une deuxième saison existe pour résoudre ces mystères, ça n’empêche pas de se sentir frustré devant autant d’interrogations. Certaines questions mériterais de rester sans réponse mais je ne dit pas non pour en avoir !
     

    Voila deux personnages qui cachent bien des mystères !
     
    Tiens, comme on est encore dans l’écriture, je voulais précisez que les histoires sont plutôt inégaux en terme d’intensité. Pour ma part, la 1er histoire est chiant à mourir, je le trouve très mou, au point d’avoir décroché à l’époque. Il a fallut que je regarde directement la 2ième histoire pour être convaincu de l’animé et c’est pourquoi si vous décidez de regarder cette animé, d’au moins aller jusqu’à la 2ième histoire pour vous faire une idée, vous verrez qu’elle est bien meilleur que la première.
     
    Et puis, il y a la dernière histoire que j’ai trouvé….décevant, disons que c’est dur d’expliquer sans spoiler.
     
     
    Pour faire vite, les pétages de plomb sont très minimes (surtout comparé à l’histoire précédente). Je dirais même que la série se conclut sur une note étrange puis  c’est peut-être mon côté sanguinaire qui ressort mais je trouve l’histoire trop soft.
     
    Cependant, si cette histoire m’a déçu, elle en reste la plus intéressant à analyser. Par contre, j’ai pas trop aimé la grosse révélation de l’animé.
     
     
    Je dirais un petit mot sur la VF qui n’est pas mémorable et plutôt inégale. je dirais même qu’elle en fait trop parfois pendant les scènes violentes, mention spécial à Geneviève Doang qui se donne à 200 % et qui à la fin, ne devait probablement plus avoir de voix, mais en même temps, ça renforce aussi le malaise de l’animé.
    D’autres voix sont plutôt horrible comme celui des petites filles dont on entend clairement que ce sont des doubleuses adultes qui tentent d’avoir des voix enfantines mais qui y n’arrivent pas, au point que s’en est presque parodique….bref, une VF en demi- teint, on a du bon et du mauvais en même temps.
    Je vous conseille la VO rien que pour les fou rires des personnages (la VF s’en sort aussi de ce côté là !)
     
    Une dernière chose qui concerne le Fan-Service, je vous rassure ça ne sort pas de nulle part comme dans Another, elle est très rare mais il y a un petit point qui m’a perturbé.
    L’humour de ce fan service repose…..euh…..c’est une sensation, j’ai des doutes mais j’ai l’impression qu’on n’a pas vraiment choisi les bon personnages pour le fan-service, si vous voyez ce que je veux dire.
     
    C’est pas trop choquant visuellement non plus et ça arrive qu’une seule fois (faut dire que l’animation japonaise m’a perverti 😂) mais par contre quand tu as un personnage, vers la trentaine qui te balance qu’il apprécie Satoko et qu’il voudrais se marié avec elle…..en plus, il est médecin, bon j’ai peut-être mal compris…..j’espère.
    D’ailleurs, il y a aussi un plan où Keiichi est en transe quand il voit Rika en serveuse….sans commentaire.
     

    Comme dirais Zambla, J'suis pas rassuré ! (Non, franchement je vais appeler la police Monsieur !)
     
     
            On y reviendra à Hinamizawa l'année prochaine ? (Conclusion)
     
    Qu’est-ce que j’ai pensé de cette animé ? Je vous dirais simplement que je l’ai adoré et que je regrette de ne pas l’avoir vu plus tôt !
    C’est le genre d’animé qu’on ressort différent, il ne joue pas sur la peur mais plutôt sur le malsain et le morbide. L’intrigue est très prenant et le système des mondes parallèles redonne constamment un intérêt aux spectateurs, on ne se lasse pas malgré ces défauts.
     
    Pour ma part, c’est le meilleur animé d’horreur que j’ai vu, oui je sais, vous aurez aimés que je traite le 3ième animé sur les jeux de baston mais je n’avais pas envie de finir cette année sur une mauvaise note et puis ça fera un beau cadeau aux fan du genre.
    Sur ce, remplissez vous bien la panse et passez surtout de bonne fête ! Je laisse un des personnages d' Higurashi conclure cette article.
     
    Euh.... On se retrouve en 2020 !
  23. Valek liked a blog entry by DrunkenPenPen, Dragon Ball Z [Saga Saiyen à Freezer]   
    Aaah les années 90 ! C'était une incroyable époque qui était à la fois l'âge d'Or de la Japanimation avec l'énorme vague d'exportation de manga et d'animé en tout genre chez nous, les séries qui bouleversent leurs genres et l'incroyable marché des OAV. Cependant, les années 90 fût aussi une époque compliqué au point même qu'on pourrait qualifié d'âge sombre avec la réticence des studios de mettre de l'argent dans des créations originaux, la mauvaise image que l'animation japonaise véhicule chez nous (Violence, sexe et gore) ou encore le manque d'intérêt de la part des studio de doublage qui voit dans les animés de stupide dessin-animés pour enfant retardé.
    Oublions tout ça voulez-vous et parlons plutôt d'une émission pour enfant très populaire à l'époque : Le club dorothée !
    On l'oublie souvent mais on doit beaucoup à Dorothée et à son équipe en ce qui concerne l'exportation des animés chez nous, alors bon oui c'était moins cher d'exporté que de créer de nouveaux dessin-animés mais qu'en on voit encore aujourd'hui que la Japanimation est toujours aussi présent en France (grâce à internet ou Netflix on va pas se mentir) je me dit que tout ça c'est grâce à Dorothée.
    Maintenant savez-vous quel était la série la plus populaire du club Dorothée ? En vérité il y a 4 séries qui ont fait la réputation de cette émission : Ranma 1/2, Nicky Larson (ou City Hunter), Sailor Moon et enfin Dragon Ball.
    Je vous ai casser les noix avec Sailor Moon (et je n'en n'ai toujours pas fini avec elle) mais cette fois-ci j'ai envie de vous faire plaisir car nous allons voir du côté de la concurrence, le gros rival d'usagi et des gamines de l'époque, aujourd'hui on va parler de Dragon Ball Z, un des animés les plus populaire encore à ce jour !
    Comprenez que j'ai dû annuler mon entrainement de blague chez maitre Kaio pour vous parler de Dragon Ball Z, j'espère qu'il ne m'en voudra pas trop....
     
    Que dire de son opening si ce n'est qu'un grand classique !

     
                    Dragon ball ZZZZZZZ le gentil Sangohan combat tous les méchants ! mouais
     
    Bon avant toutes choses je dois vous parler de mon rapport avec la franchise Dragon Ball, je dois vous avouez que je ne suis pas un grand fan de ce manga, en faite je ne suis pas un fan du Nekketsu mais je reviendrai sur ce point.
    Bien sûr comme tout les petits garçons de cette époque, j'ai grandis avec Dragon Ball et ses suites (DBZ et GT) mais avais-je le choix ? Pas vraiment puisque mon grand frère en était fan et puis comme c'était l'animé le plus populaire de cette décennie, il était plus que certain que beaucoup d'enfant ont grandis avec Son Goku.
    J'étais plus fan de City Hunter ou du collège Fou fou fou que de DBZ mais je n'en garde pas un mauvais souvenir en soi, cependant avec le temps j'ai déceler en moi une forme de méprise inexpliqué pour cette franchise, je pense que c'est surtout envers sa communauté que je ressentais tout ça.
    Revenons il y a des années de cela, je découvrais internet et Youtube jusqu'à ce que je tombe sur une vidéo entre deux personnes d'une trentaines d'années qui s'insultaient entre-eux pour savoir qui était le personnage le plus fort de DBZ, les arguments se limite à des insultes privée et un énorme problème d'ego pour ces deux individus.
    Bête que j'étais (et que je suis toujours au fond ^^') je me suis limité à ces deux oiseaux pour la globalité de la communauté de DBZ et je me suis dit : les fans de DBZ sont des gamins donc DBZ est un animé de gamin !

    C'est comme ça que je me suis retrouvé à rejeter un animé et même un univers entier mais j'ai fait pire ! Etant plus jeune, j'ai aimé Dragon Ball GT.....voyez le niveau de connerie dont je suis capable.
    Cependant, avec le temps va tout s'en va et ce jugement infondé envers la communauté s'est évaporé et c'est à ce moment que je me suis dit : il serait peut-être temps que je regarde sérieusement DBZ !

    Ce choix a été fondé sur le fait que j'avais vu Sailor Moon et que j'aime bien aller dans des direction opposé, il s'avère que l'opposé de Sailor Moon est DBZ.
    La seconde raison est que j'en avais marre de me sentir inculte envers cette franchise que je ne connais finalement qu'à travers quelques mêmes (It's over 9000 !) et qu'il était temps de combler le vide qui ne cessait de prendre de l'espace.

    Le problème est que regarder DBZ de nos jours est.....un véritable calvaire.
    Que les fans de la première heure ne m'en veulent pas pour ce que je vais dire mais DBZ dans sa version originale est irregardable.
    Pourquoi ? D'abord, c'est une série qui est très long, rien que DBZ comporte 291 épisodes, Dragon Ball comporte quand à lui 153 épisodes, Dragon Ball GT possède 64 épisodes et enfin Dragon Ball Super contient 131 épisodes, nous nous retrouvons avec un total de 639 épisodes en tout !

    Mais bon, si la longueur d'une série ne vous effraie pas, sachez cependant que DBZ à un tout autre problème bien plus difficile à gérer: Son rythme !
    J'expliquerai au fil du billet ce problème de rythme qui date d'une autre époque et qui démotive beaucoup de gens, combien de fois je lis sur le net des gens qui voulaient se remettre dans l'univers de DBZ par nostalgie et qui abandonne rapidement parce que c'est trop long et trop lent.

    Les gars j'ai la solution puisque j'ai vu DBZ rapidement et en moins de 2 semaines !
    Non ce n'est pas le fait d'avoir vu Sailor Moon qui m'a donné autant de force pour regarder une série aussi long (bien que cela m'a beaucoup aidé) mais parce que j'ai dus un petit peu....triché.

    Comment cela ? Et bien je ne vous apprend rien concernant qu'il existe plusieurs versions de DBZ :

    - La version originale diffusé à l'époque comme tel à la télé (et la plus difficile à regarder)
    - La version Kai diffusé en 2009 qui n'est rien d'autre qu'un second montage qui simplifie la série en 167 épisodes (soit 124 épisodes en moins) mais bénéficie aussi d'une image et d'un son totalement en HD. Les petits bémols est que cette version est censuré mais surtout qu'il reste encore trop mou pour être vraiment accessible.
     
    Alors il impossible de se mettre à DBZ ? Du moins officiellement oui cependant il reste encore une version non-officiel qui s'avère être la meilleur version possible de l'œuvre: la version Yabai !
    Qu'est-ce donc cette version Yabai ? Il s'agit d'un nouveau montage qui va à l'essentiel et respecte la version du manga, en plus de cela il est en multi-langue (dont vostfr) le tout en 16:9.
    Pour faire simple, c'est DBZ Kai mais avec le rythme du manga (canon), en HD 16:9 et surtout en non censuré ! Chaque épisode dure en moyenne 2H mais respecte l'arc en question (un épisode = un arc)
    Il faut savoir que le fan qui a fait ce taff de fou a pris plusieurs master de la série (apparemment la Toei n'a pas bien conservé les master d'époque), je vous invite à aller voir en détail le travail de Mixouille, le fan qui s'est occupé de cette version : https://fan-kai-cie.leforum.tv/t96-Dragon-Ball-Z-Yabai-Le-Projet.htm. 
     
    Et à votre avis quelle version ai-je donc regardé ? Oui la version Yabai car il me semble la plus approprié pour quelqu'un qui voudrai voir l'essentiel de DBZ (ou qui voudrai s'y remettre) sans pour autant que ce soit trop mou.
    Peut-être que les puristes m'en voudrons mais comprenez que vouloir se mettre à DBZ alors que je n'en suis pas un grand fan, c'est déjà un grand pas !
     

    Que serait un Nekketsu sans méchant iconique ?
     
    Parlons maintenant de son auteur Akira Toriyama, je dois bien admettre que c'est un auteur auquel je lui confère beaucoup de respect. Si de nos jours, Akira Toriyama est un auteur adulé et apprécié de tous, il a galéré dans le passé pour se faire connaitre pour ne pas dire qu'il en a chié ! Il a publié son premier manga Wonder Island en 1978 mais ne connaitra pas le succès, de mémoire il a publié une bonne dizaine de manga qui ont tous été considéré comme du caca par la critique. Ce n'est qu'en 1980 qu'il connaitra qu'un petit succès avec Dr Slump puis viendra Dragon Ball en 1984, œuvre qui n'était qu'une simple demande de son éditeur, quand à la suite vous connaissez très bien ce qui arrivera : Dragon Ball Z.
     
    Ce que j'aime chez Toriyama c'est qu'il est un auteur persévérant jusqu'à connaitre le succès, d'autant qu'il n'est pas un génie du dessin (il le dit lui-même), je veux dire par là que ce n'est pas un dessinateur qui a gagné des tonnes de concours, il a même raté son premier concours mais c'est ça que j'aime bien chez lui, il est un peu monsieur tout le monde et j'aime bien cette homme persévérant.
     
    Le chara-design de Toriyama est très reconnaissable et constitue à elle seule le charme de DBZ.
    Bien sûr, il est connu pour être chara-design de pas mal de RPG et pas n'importe lesquelles !
    Dragon Quest, Chrono Trigger,Tobal No. 1 , Tobal 2 ou encore Blue Dragon pour ne citer que les plus connus....évidemment vous le saviez déjà !

    C'est la Toei qui s'est occupé de l'adaptation de Dragon Ball Z (et de tout ce qui est lié à la franchise) que je ne vous présente plus : Goldorak, Albator, Saint Seiya, Sailor Moon ou encore One Piece c'est grâce à eux.
     

    Dragon Ball Z contient beaucoup de scène mythique encore à ce jour !
     
     
                 I've got big balls ! I've got big balls ! And they're such big balls ! And he's got big balls And she's got big balls But we've got the biggest balls of them all !
     
    Résumons rapidement Dragon Ball Z, l'intrigue se passe 5 ans après les évènements de Dragon Ball. Son Goku s'est marié à Chi-Chi et ont un enfant nommé San Gohan, tout se passe bien jusqu'à l'arrivé de Tonton Raditz, un extraterrestre qui n'est rien d'autre qu'un Saiyen, un guerrier de l'espace qui aime tuer et détruire.
    Je l'appelle tonton Raditz puisqu'il est le frère de Son Goku, qui du coup est lui aussi un extraterrestre qui devait éradiquer l'humanité mais qui suite à un coup sur la tête lors d'une chute l'a rendu amnésique.
    Raditz apprend à Son Goku qu'il s'apelle Kakarot et qu'il doit terminer son travail mais Son Goku refuse au détriment de voir son fils Son Gohan kidnappé devant ses yeux par tonton Raditz.
    Heureusement Son Goku n'a pas froid aux yeux et décide d'aller sauver son fils malgré la très faible chance de gagner, au point même qu'il doit s'allier à un de ses ennemies : Piccolo.

    Bien évidemment s'en suivrons plusieurs aventures avec de la tension et des combats, beaucoup de combats ! Rien de plus normal pour un Shonen Nekketsu mais qu'est-ce qu'un Nekketsu ?
    Je ne vous apprend rien mais un Nekketsu est un procédé narratif qui respect les codes qui lui sont dédiés : l'appel de l'aventure, la rencontre de plusieurs personnages, la puissance de l'amitié, les affrontements physiques et la rage de vaincre etc....
    On pourrait croire que le Nekketsu est un genre (ou plus exactement un sous-genre) mais c'est plutôt un abus de langage en ce qui concerne sa désignation, cependant pour simplifié la lecture de ce billet, on va faire comme si c'était un genre mais gardez bien à l'esprit que cela n'est pas le cas.

    Le créateur de ce "genre" n'est rien d'autre qu' Osamu Tezuka dans La Nouvelle Île au trésor (1947) mais la popularité de ce "genre" connaitra véritablement son essor qu'au début des années 2000 avec des œuvres comme One Piece, Naruto, Bleach, Fairy Tail, Gintama, Full Metal Alchemist et j'en passe tellement mais ce sont souvent les œuvres qui en ressort lors qu'on parle de Nekketsu.....du moins chez nous.
    Il s'avère qu'après une courte recherche ultérieur, le Nekketsu connu son heure de gloire dans les années 80 et 90 au Japon.
    En vérité, j'ai tendance à appeler cette période "la guerre des Nekketsus" parce qu'il y en a eu beaucoup et sont devenus très vite populaire au même moment d'où mon expression.

    Maintenant, je dirais que le "genre" s'est un peu essoufflé malgré des œuvres comme My Hero Academia, Black Clover ou encore Edens Zero mais j'ai l'impression que le "genre" à évolué notamment dans son public qui s'est élargie et dans son ambiance beaucoup plus mature comme par exemple L'Attaque des Titans ou Demon Slayer quand parfois même j'ai des doutes sur la désignation du terme avec certains manga comme Death Note.

    Peut-être que parmi vous, une réflexion vous est venu à l'esprit : Mais il n'y avait pas des Nekketsus dans les années 90 ?
    Et bien pas tant que ça.....une fois de plus chez nous, cela s'explique par le fait qu'on a pas exporté des masses de Nekketsu mais plus des Seinen (aah Ken Le Survivant et Nicky Larson) d'autant que le Nekketsu s'est divisé en plusieurs sous catégorie dont le très célèbre Nekkestu sportif mais du coup est-ce vraiment un nekkestu pur et dur ?
    Du coup dans les années 90, on avait Slam Dunk, Kenshi le wagabond, Hunter X Hunter mais surtout Dragon Ball Z....Aaah nous y voila !
     

    Shenron et les Dragon Ball, deux figures qui représente à eux tout seul l'œuvre de Toriyama


    Difficile de vraiment définir le premier Nekketsu tel qu'on le connait mais pour beaucoup Dragon Ball Z se veut d'être le premier dans sa catégorie....ou plutôt le premier que beaucoup de gens ont vu.
    Qu'importe ! Ce qui nous intéresse est que DBZ reste l'emblème le plus significatif quand on parle de Nekketsu Old School....comment ça Old School ?
    Oui histoire de compliqué encore plus les choses, on distincte deux type de Nekketsu : Le moderne depuis les années 2000 et le old school pour tout ce qui est antérieur aux années 2000. C'est quoi la différence ? Je ne sais pas trop vu que je ne regarde pas de Nekketsu mais je dirais que c'est surtout une question de rythme, d'ambiance et d'abus de filler (Bien que Naruto reste le champion dans ce domaine).

    Disons qu'il y a de forte chance que votre premier manga/animé soit un Nekketsu mais avec le temps je m'en suis éloigné voulant exploré d'autres genres. Et puis quand on vieillit, le Nekketsu parle de moins en moins, ça reste quand même pour un jeune public bien que l'admiration pour un de ces œuvres est inébranlable pour beaucoup (comme moi avec Evangelion).

    C'est marrant de constater que je vous parle de Nekketsu depuis un petit moment mais que je n'ai encore rien dit sur DBZ, il faudrait que je bouge un peu 😅
    Le problème est que....il n'y a pas vraiment grand chose à dire. Que les fans ne le prennent pas mal mais tout le monde connait DBZ, c'est ultra connu, qu'est-ce qu'un manchot comme moi pourrait apporter de plus ?
     
    "Alors....c'est la fin du billet ? Pour une fois que cela aura été court !"
     
    Je sais que vous avez tous une vie mais non ce n'est pas la fin du billet, il faut quand même dire que l'intrigue globale de DBZ est passionnant, oui j'ai vraiment accroché à l'intrigue !
    La force viens de sa surenchère des combats mais aussi des personnages, le terme "surenchère" n'est pas péjoratif ici je m'explique.
    On va prendre pour exemple l'arrivée des deux Saiyens sur Terre : Nappa et Vegeta. Alors que Son-Goku s'est sacrifié pour sauver son fils, il suit un entrainement spécial au "paradis" chez maitre Kaïô (c'est pas le paradis en soi mais au moment où j'écris ces lignes je ne sais plus le terme exacte).
    Pendant ce temps, les humains c'est à dire Piccolo (?), Son Gohan, Krilin, Yamcha, Ten Shin Han et Chaozu vont devoir s'entrainés durement face à leurs terribles adversaires d'autant plus qu'on précise que le tout premier Saiyen (Tonton Raditz comme j'aime bien l'appeler) n'était qu'un petit joueur....quand bien même Son Goku en est arrivé à se sacrifié je vous le rappelle.
     
    Du coup, tout le monde s'entraine de leur côté mais on va surtout suivre Son Gohan et Piccolo, notamment l'épisode où Piccolo détruit la lune pour éviter que Son Gohan ne se transforme à nouveau en singe géant, ce qui lui vaudra bien des ennuies dans l'intrigue, dans l'écosystème de la Terre mais tout ça n'est rien comparé à une menace bien pire que les Saiyens...
     


    Bon je redeviens sérieux, vous comprenez donc que l'on nous vend les héros, les fruits de leurs entrainement sont impressionnants, qu'ils pourraient vaincre les pires des adversaires etc.... sauf qu'au moment venu, c'est la tôle ! Maintenant c'est les méchants qu'on nous vend puisqu'ils réussissent à gagner contre nos héros qui pourtant étaient plus fort....mais pas assez 😅
    Puis c'est Son Goku qui arrive et c'est repartie pour les surenchères et ainsi de suite jusqu'à plus soif.

    Il faut bien reconnaitre une légère redondance dans la surenchère mais c'est ce qui fait le sel d'une bonne intrigue et de bon personnage dans un Nekketsu (et dans d'autre genres bien sûr).
    Parce que oui les personnages sont cool, personnellement Piccolo, maitre Kaïô et Végéta sont mes personnages préférés. Dragon Ball Z réussie à créer du suspense et des personnages toujours aussi surpuissant grâce notamment à sa surenchère.
     
     
    L'ost de DBZ est tout aussi mythique, écoutons quelques extraits !
     
    - thème des résumés
     
    - Un des nombreux thèmes de combat, le DJ Kavinsky a même sampler !
     
    - Thème de Freezer
     
     
    on dois l'OST de Dragon Ball Z à Shunsuke Kikuchi un compositeur influencé par les travaux d' Ennio Morricone. On reconnait immédiatement sa patte car ses compositions sont toujours héroïques et son utilisation de petit instrument comme les cuivres, les bois et les percussions.
     
    Et puis comment passer à côté de la mythique VF avec la voix de Brigitte Lecordier en Son-Gohan, Éric Legrand en Vegeta, Philippe Ariotti en Piccolo et Freezer ou encore Patrick Borg en Son-Goku adulte !
    Malheureusement pour moi, la version Yabai est un redoublage qui n'englobe pas tout les doubleurs d'époque (ou alors je ne les ai pas reconnue) à mon grand détriment nostalgique.
    La version Yabai est aussi plus sérieuse que la VF d'époque ce qui plaira aux puriste de l'animé, il faut dire que la VF d'époque était assez incohérent sur plusieurs point :
     
    - Les doubleurs avaient tendance à confondre les prénoms des gentils entre-eux, voire même de les confondres avec des méchants, il fallait vraiment le faire 😅
    - Le nombre restreint de doubleurs qui devaient doubler plusieurs personnages à la fois, ça me rappelle Sailor Moon sur ce point.
    - Les noms des transformations ou des attaques sont très souvent passé à la trappe pour avoir à la place des "Attention !" ou "Rayons Magique".
    - Certains nom de personnages ont également eu de légère différence comme le très célèbre "Satan petit cœur" ou le "Cachalot" de Végéta pour désigner Son-Goku. Sans oublier la prononciation à la française de certains terme comme Saiyan (prononcé "Saillant").
     
    Je sais que la question du doublage est souvent source de débat, certains préfère la nostalgie quand à d'autre la fidélité de la VO (rappelant une fois de plus le cas de Sailor Moon), pour ma part j'ai grandi avec la VF d'époque du coup j'ai tendance à aimé cette dernière par pure nostalgie.
     

    L'existence de Végéta et de maitre Kaio justifie à eux seule une raison de regarder DBZ
     
              Got a dragon on my back, Hey it's a dragon attack !
     
    Dragon Ball Z a beau être l'une des série les plus mythiques des années 90, il n'empêche pas qu'il possède des défauts....des gros défauts même !
     
    Le premier qui me viens en tête est le rythme, désolé de le dire mais DBZ est mou, très mou dans sa version originale : On tourne en rond constamment, le temps semble se rallongé à l'infinie, l'intrigue n'avance pas et on a l'impression de voir un combat de boxe qui durerait 15 heures !
    DBZ et les Nekketsu old school ont tous globalement ce défaut de rythme mais DBZ possède sa propre stratégie en matière de rallonger son histoire.
     
    En général, les animés utilise un principe très simple pour prolongé son intrigue : les Fillers !
    Vous savez ces épisodes faites de toute pièces par le studio mais qui n'a pas pour base le manga, ce qui lui a valut une mauvaise réputation notamment à cause d'un certain Naruto mais vous connaissez probablement l'histoire, sauf que DBZ n'utilise pas ou plutôt très peu de filler.
     
    Et oui ! Il n'y a que 39 épisode filler sur les 291 épisodes de la série (soit 15 pour la première moitié de l'animé), on est loin des 28 épisodes filler de Sailor Moon pour la première saison uniquement !
    Mais alors comment se fait-il que DBZ soit-il aussi mou dans sa généralité ? Et bien c'est parce qu'il prolonge inutilement les actions des personnages ou des situations !
    Comment ça ? Je vais donner un exemple pour illustrer mon propos, imaginons que je suis le héros principal d'un Nekketsu et que je dois passer, juste passer une simple porte. Dans n'importe lequel animés cela prendrais deux secondes, on est d'accord ? Sauf qu'on est dans un Nekketsu et que la série a rattrapé le manga, embêtant non ? Alors on fait comment ?
     
    Dans ce cas là, on va prolongé l'action d'ouvrir la porte mais quand je dis "prolongé" je veux dire par là "éternisé" l'action. Reprenons mon exemple, Je dois ouvrir une porte par conséquent je dois me préparer physiquement ce qui va prendre au moins dix épisodes, puis je suis devant la porte (1 épisode) puis je résume l'entrainement à des amis qui m'ont accompagnés et me sont fidèles (1 voire 2 épisodes), je commence à tourner le poignet (1 épisode), mes amis se demande si je vais réussir (1 épisode), je remet en cause mon entrainement et la difficulté de la tâche (1 épisode), je finis par pousser la porte et je reste devant cette exploit (1 épisode), mes amis au nombre incroyable de 20 commente chacun à son tour mon exploit (1 épisode) et enfin je passe la porte (1 épisode), je célèbre ma victoire avec mes amis et je rêve d'un autre défi (1 épisode comique si possible).
    Et voilà comment on fat prolongé une action inutilement, ce qui devait prendre deux secondes en prend 18 épisode de 24 minutes....c'est chiant hein !
     
    Bien sûr j'exagère un peu mais remplacer le fait de passer une porte par une autre action comme vaincre un adversaire et vous constaterez que l'idée est là.
    Pour résumé, DBZ et les Nekketsu old school abusent de cette technique (surtout les animés de la Toei), le problème est que chaque prolongation d'une action, il y a un élément important de l'intrigue ce qui fait que l'on ne pourrait pas sauter l'épisode sous peine de ne pas comprendre ce qui se passe. C'est pourquoi je considère que c'est plus faisable de regarder Sailor Moon que DBZ dans son intégralité puisque les fillers de Sailor Moon peuvent être sauter contrairement à DBZ qui ont des épisodes canonique mais extrêmement prolongé inutilement pour gagner du temps, d'où mon choix de regarder DBZ dans sa version Yabai.
     
    Ce qui très étrange avec DBZ est que sa principale force en est aussi à la fois sa plus grande faiblesse : ses combats.
     
    "Comment peux-tu dire une chose pareil !? On voit que tu n'a pas compris le charme de DBZ"
     
    Rassurez-vous, quand je parle des combats je veux plutôt parler du choix de l'auteur d'axé son œuvre sur les combats que l'aventure, je m'explique.
    J'entend souvent un débat concernant la préférence des fans entre Dragon Ball et Dragon Ball Z, vous aurait d'ailleurs remarqué que je parle de DBZ pour désigner l'œuvre de Toriyama et non Dragon Ball pour la raison évidente que ces deux œuvres, bien qu'elles sont liés, sont pour moi deux œuvres différentes mais très proche à la fois.
     
    Dragon Ball vise plutôt l'aventure alors que DBZ s'axe plutôt sur les combats en eux-mêmes et c'est là tout le problème.
    J'imagine que certains fans ont dû être déçu par ce changement qui n'est pourtant pas si drastique puisque l'arc Namek renoue un peu avec l'origine de DBZ : la recherche des dragon ball, le peuple de namek, Végeta et ses coups vicieux pour tromper tout le monde, certains méchants marrant mais tout de même puissant (le commando Ginyu en tête) etc.....
     

    Malgré une refonte HD, certaines scènes sont clairement moches à cause d'un étrange choix de couleur.
     
    Je pense sincèrement que l'arc Namek est la meilleur arc de DBZ pour les raisons citées ci-dessus contrairement à l'arc saiyen qui n'est qu'une suite de combat (sauf le combat contre Vegeta qui était vraiment cool).
    Pourtant les combats sont ce qui a fait le succès de Dragon Ball Z et même de Dragon Ball (notamment les tournois) mais alors en quoi c'est un problème ? Le problème est que sur le long terme, la structure de DBZ est répétitif, c'est toujours les mêmes schéma narratifs qui reviennent mais comprenez que le problème ne viens pas en soi de DBZ mais plutôt du Nekketsu.
     
    Oui le Nekketsu est un "genre" qui cartonne et c'est là aussi le problème ! Plus un nekketsu cartonne plus l'éditeur ne veut pas que l'œuvre s'arrête car ça rapporte trop d'argent. Le problème est que très souvent l'auteur veut arrêter son œuvre à un moment précis (l'arc Cell en ce qui concerne DBZ) mais l'éditeur mets la pression à l'auteur pour continuer son œuvre mais l'auteur se retrouve sans idée pour une suite qu'il n'a pas prévu.
    Résultat ? Souvent les fins de Nekketsu (les derniers arc) sont raté et sont souvent boudé par les fans, c'est ce qu'on appelle "L'arc de trop".
     
    Parce que oui cher lecteurs, je ne suis pas fan de Nekketsu pour de multiple raisons : un nombre trop important de personnage qui ont souvent leurs moments de gloire puis après sont mis sur le banc de touche, une intrigue beaucoup trop longue et inutilement prolongé, une répétitivité des arcs ,voire du concept, un rythme souvent mou pour gagner un maximum de temps pour faire avancé le manga etc....
     
    DBZ n'a pas tout les défauts cités mais en possède tout de même assez pour rendre son œuvre difficile d'accès pour un jeune public (malgré l'engoument de ces derniers).
    Mais alors pourquoi Dragon Ball Z marche encore très bien aujourd'hui ? Comment fait-il pour attirer un jeune public ? Difficile de répondre à cette question mais DBZ reste une œuvre culte qui a un charme inexplicable mais aussi de grande qualités comme le dynamisme des combats, l'art du retournement de situation ou le charisme de ces personnages par exemple.
     
     
    Petite nouveauté pour conclure mes billets, je vais vous parler du prix des intégrales de l'animé du jour histoire de voir si cela vaut le coup de se procurer les dvd.
    Pour Dragon Ball Z (et uniquement Dragon Ball Z) il faudra compter 149,95 euros pour avoir l'intégrale dans pas moins de 3 gros coffret....oui c'est cher et avant tout réservé aux fans.
    Quand à la version Kai, c'est pas moins de 4 coffret dont chacun coute 45,14 euros pour un total de 180,56 euros....c'est cher une fois de plus mais à réservé aux fans de la franchise.
     
    Je vous laisse un lien si vous compter vous procurer ces dvd : https://www.anime-store.fr/as/Recherche-Dragon+ball+z+kai.html 
     

    Malgré le sérieux du scénario, DBZ garde quand même quelques blagues en réserve !

           Et j'vis comme une boule de flipper....ok j'arrête ! (Conclusion)
     
    Comment conclure ce billet qui fût loin d'être facile ? Comprenez que parler de Dragon Ball Z et/ou d'un Nekketsu est loin d'être évident car c'est un peu toujours la même recette et sans vouloir paraître de mauvaise foi les Nekketsu se ressemblent un peu tous.
    Pourquoi ce choix de DBZ ? Probablement parce qu'il s'agit du Nekketsu le plus mythique chez nous et ailleurs, il a montrer la voie à d'autres auteurs, émerveillée son public qui encore se rappelle avec nostalgie des aventures de Son Goku et puis finalement même moi j'y ai succombé.
     
    Parce que oui, Dragon Ball Z est un animé que j'ai bien aimé malgré mon choix de voir une version raccourcie mais nécessaire si je voulais tenir bon.
    Je sais qu'au moment de lire ses lignes, certains fans seront déçu du traitement que j'ai donné à cette animé (contrairement à Sailor Moon par exemple) mais qu'ils se rassurent car j'ai pas fini avec DBZ parce qu'il reste les films et les OAV auxquels j'ai grandi, il reste la possibilité que je traite Dragon Ball premier du nom, il est même possible que je traite Dragon Ball GT ! 
     
    Alors faut-il regarder DBZ ou pas ? Pour ma part, je vous conseille les version Yabai si vous voulez voir que l'essentiel car je reste persuadé que la version original reste difficile d'accès de nos jours.
    C'est avec un sentiment partagée sur ma prestation mais avec le sentiment du devoir accomplie que je vous laisse à vos occupations....mais avant j'ai un petit cadeau.
     
     
  24. Valek liked a blog entry by DrunkenPenPen, Another   
    Un soir que je me promenais dans la pénombre de la nuit, suivant les lumières égarées des lampadaires recouvert de brume, j'aperçu ce qui semblait être à ce moment un homme assis sous un lampadaire, il était caché sous son long manteau et son corps semblait difforme, son regard perçant et rouge vif semblait dire de m'approcher, j'ignore quel force ou folie m'ai été donné de vouloir voir de plus près cet étrangeté.
    Une fois proche de cette homme, il eut un rire rocailleux dès que je lui avait demandais ce qu'il faisait ici, il me retorqua la question et je lui répondis que je me promenais pour réfléchir au prochain animé à traité. À ce moment il eut un éclair de génie et me demanda si j'étais ce fameux DrunkenPenpen qui parle d'animé Japonais sur Romstation, dès lors que je lui fit signe de la tête, il poussa un rire plus puissant qu'avant. Une fois le calme revenu, il me demanda d'une voix grave si je me souvenais d'Another, l'animé d'horreur de 2012.
    Je lui demandais à mon tour comment il savait que j'avais vu Another auparavant et pourquoi parler de cette animé précisément ?
    Il me répondit alors : Parce que toute chose ne prennent jamais fin, on croit en avoir fini mais il reviens à la charge et au moment où vous vous attendez le moins, il surgit pour vous attraper, il est déjà trop tard et vous ne le savais même pas.
    À peine ai-je eu le temps de cligner des yeux qu'il disparu devant moi puis une voix résonne dans le vent du soir :
     
    Les choses ne prennent jamais fin.
     
    Opening d'Another
     

     
              It's just another day doo doo doo doo dooo doo It's just another dayyy
     
    Hélas oui, les choses ne prennent jamais fin, il y a une suite à cette histoire et elle se rédige devant vos yeux mais avant de poursuive tout cela, quelques infos sont nécessaire.
    Another est avant d'être un animé, un light-Novel de Yukito Ayatsuji (et non un roman comme on peut le lire, le tout en trois tomes) qui a eu un sacré succès puisqu'il est devenu un best-seller au Japon.
    "Et c'est là qu'il est adapté en animé !" Non il fût d'abord adapté en manga par Hiro Kiyohara (qui est un homme et non une femme comme on peut aussi le lire partout), spécialisé dans les histoires horrifiques.
     
    C'est enfin à ce moment qu'Another est adapté en animé, c'est la version qui nous intéresse.
    C'est le studio P.A.Works qui a la lourde tâche d'adapté une œuvre plutôt populaire et apprécié. P.A.Works c'est surtout l'animé Angel Beats! (2010) que j'avais bien apprécié, ils ont fait aussi Charlotte (2015) mais c'est en tant que studio de soutient qu'ils ce sont fait connaitre en participant sur différents projets comme Darker than Black (2007), Eureka Seven (2005) ou encore Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone (2007). Ils ont également travaillés sur les scènes animés des jeux Professeur Layton.
    C'est en 2012 que l'animé Another voit le jour, réalisé par Tsutomu Mizushima qui s'est fait connaitre par l'animé Girls und Panzer (2012) mais il a également réalisé xxxHolic (2006), Squid Girl (2010), Joshiraku (2012), Prison School (2015) ou encore Blood-C (2011).
     
    Il me faut aussi répondre à une question qui demeure depuis cette introduction : Pourquoi j'ai décidé de revoir Another ? J'ai deux réponses à cela, d'abord je suis le genre de personne à voir ou à revoir un animé dès que je vois un DVD en occasion pour un petit prix, ce fut le cas pour Another.
    Quand à l'autre raison c'était pour lui donner une seconde chance parce que je ne l'avais pas aimé, je n'avais pas la même expérience en matière d'animé à l'époque, je me suis dit que j'ai peut-être rien compris à l'œuvre et entre deux visionnages d'un écart de 7 ans je saurais au moins si Another est un bon animé.
     
    D'accord me direz-vous mais ça parle de quoi Another ?
    L'intrigue commence par une légende urbaine, en 1972 dans la ville de Yomiyama, une fille nommé Misaki est studieuse, sportif et appréciée de tous le monde, c'est le genre de fille qui sait tout sur n'importe quoi qui a gagné tout les compétitions sportif et qui possède l'intégrale d'Evangelion et de Sailor Moon (probablement).
    Malheureusement pour Misaki sa vie trépidante va prendre fin brutalement dans des circonstances obscures, certains parlent d'un incendie quand d'autre parle d'un accident bref on ignore les détails. La disparition tragique de Misaki va provoqué une profonde tristesse dans son école au point même qu'un élève pointe du doigt le pupitre de Misaki en disant qu'elle est là pour finalement convaincre à toute l'école entière que Misaki est toujours parmi eux.
    Oui ils pètent tous un plomb mais lors d'une photo de classe pour la remise des diplômes, on peut apercevoir sur la place vide de Misaki qu'elle apparait en souriant ce qui n'est pas du tout normal quand tu es censé être six pied sous terre.

    L'intrigue prend place 25 ans plus tard de ces "évènements" (en 1998) où on suit la vie absolument pas trépidant de Kôichi Sakakibara un garçon qui a des problèmes cardiaques et qui vient d'être transféré dans l'école de Yomiyama où il se rend compte que l'atmosphère y est pesant et que les autres étudiants de son âge lui posent d'étranges questions concernant son passé. Le cerise sur le gâteau est sa rencontre à la sortie de l'Hôpital avec Mei une fille qui a le don d'apparaître derrière ton dos (avouez que vous avez fait de même hein ?), qui parle lentement et porte un bandeau sur l'oeil.......désolé ma vieille mais David Bowie et Bryan Ferry l'ont fait bien avant toi.
    Kôichi va alors s'intéressé à cette Mei et va apprendre à ses dépends qu'elle est ignorée de la classe à cause de la malédiction de la classe 3-3.
     
    Et je vois déjà la question : "Mais c'est quoi le rapport avec l'Histoire du début avec Misaki ?"
    Vous savez dans quelle classe était Misaki ? Oui dans la classe 3-3 qui depuis 25 ans subit une malédiction qui consiste à la mort de plusieurs élèves dans des circonstances troublantes et hasardeuses et dont les survivants de chaque année ne s'en rappelle pas. Tout ce que l'on sait est qu'il y a une personne en trop dans la classe, cette personne est le fantôme qui "provoque" les accidents mortelles.
    Une promotions d'il y a quelques années à eu l'idée d'ignoré un élève pour rétablir le nombre exacte d'élève et ainsi éviter des morts, Mei est cette élève ignorée.
    Kôichi va alors tenter de trouver le fantôme pour éviter de passer une année de merde....au vu de la situation je pense que le terme "merde" est encore trop gentil.
     

    Au fil du temps, Kôichi va former sa petite bande pour percer les mystères de la malédiction.
     
     
           One way or another, I'm gonna find ya, I'm gonna get ya, get ya, get ya, get ya
     
    Pour ceux qui n'ont pas vu cette animé, sachez que je viens de spoiler la moitié de l'animé non pas par plaisir mais pour vous parler d'un point plutôt gênant d'Another :
    Sa Lennnnnnnnnteuuuuuuuur.
    Mon dieu que l'intrigue met des plomb avant enfin de démarrer ! Pour preuve mon résumé qui est la base scénaristique de l'intrigue ne démarre (et se développe) qu'à l'épisode 6 sur les 12 épisodes de la série, ne vous attendez donc pas à un animé rythmé.
     
    Attendez ce n'est pas parce qu'un animé est lent qu'il en est inintéressant (.Hack// Sign par exemple) mais ce qui pèse dans l'intrigue c'est surtout qu'il est mollasson !
    Purée je crois que sur tout les animés que je vous ai présenté, Another est le plus mou ! C'est simple, on avance trop au goutte à goutte dans l'intrigue au point même que j'hésite à parler de meublage tant qu'on avance pas dans l'histoire, même la première saison de Sailor Moon est plus rapide alors qu'il y a plein de filler et que la série est plus long qu'Another.
    Le spectateur ne possède que l'essentiel des informations de l'intrigue qu'au milieu de l'animé c'est dingue !
    En temps normal, un animé ne doit pas dépasser les trois premiers épisodes pour donner l'essentiel de son intrigue, dès qu'il dépasse ce temps on peut déjà savoir que le rythme sera mollasson.
     
    "Alors il se passe quoi durant la première partie de l'animé ?"
    Il se passe qu'on assiste à une phase de recherche de la part du héros pour comprendre pourquoi les autres élèves ne voit pas Mei....Quoi ? La malédiction ? Bah on l'ignore à ce moment de l'animé donc on se focalise sur Mei mais je reviendrez plus tard sur cette première partie. Tout ce que vous devez savoir pour l'instant est que le début est très mou et très lent au point même qu'on tourne très vite en rond....le tout étant aussi rapide qu'une course d'escargot.
     
    Maintenant savez vous ce qui pourrait être encore pire ? Ah bah oui les gars on ne touche jamais le fond avec Another ! Ce qui pourrait aggraver le cas d'Another sont les personnages et particulièrement Kôichi.
    Kôichi est un héros plat, vide, mou et n'ayant que trois émotions sur son visage....il est littéralement ennuyeux et aussi charismatique qu'une planche à pain et croyez-moi qu'une planche à pain n'est clairement pas ce qui a de plus fun dans la vie.
    Le problème est qu'on est indifférent envers Kôichi parce qu'il semble être constamment détaché de l'intrigue, j'ignore si c'était pour créer un style ou un effet dans l'atmosphère mais si c'était le cas c'est raté ! C'est raté pour la simple raison que suivre un personnage qui n'a que très peu d'émotion et semble être absent....c'est difficile à s'identifié à lui, d'autant que c'est vraiment ballot quand c'est ton héros principal !
     
    Du coup, on sent que l'animé ne mise pas sur Kôichi mais plutôt sur les autres personnages, le problème (oui encore un) est que les personnages sont clairement des clichés les plus clichés des personnages d'animé.
    On a d'abord Mei qui est une Kuudere, Izumi est une tsundere....Ah peut-être devrai-je mieux expliquer les termes mentionnés.
     
    Dans l'animation Japonaise, à partir de la fin des années 90 on a remarqué qu'il y avait des clichés récurrent concernant les personnages surtout chez les filles, c'est ce qu'on appelle les Deres.
    Il existe plusieurs types et de variation de Deres mais en général on simplifie en 4 catégories (parfois en 5 mais on va pas chipoter hein ?) :
     
    - La Tsundere est une fille hautaine et "violente" mais qui va devenir affectueuse et douce par la suite. L'exemple parfait est Rin Tōsaka de Fate/Stay Night et ça tombe bien que je la mentionne puisqu'un des personnage d'Another qui va aider le héros pour lutter contre la malédiction est une tsundere nommée Izumi Akazawa la délégué censé éviter les morts accidentelles.
     
    - La Yandere est le contraire de la Tsundere, c'est à dire que c'est la fille douce qui va devenir violente mais surtout psychotique. L'exemple qui me viens à l'esprit est Yuno Gasai de Mirai Nikki qui en est la définition parfaite. Another ne possède pas de Yandere à part peut-être....
     
     
    - La kuudere est une fille qui est froide et ne montre aucune émotion mais qui va devenir un tout petit peu amicale surtout envers le héro masculin. Mesdames et Messieurs l'exemple de ce type de personnage est issu d'un des meilleurs animé du monde j'ai nommé Rei Ayanami de Neon Genesis Evangelion. Dans Another c'est Mei qui est pareil mais avec un cache-oeil (ce que les filles ne ferait pas pour se faire remarquer).
     
    - Et enfin la Dandere (à ne pas confondre avec Deredere comme moi ^^') qui est une personne Gentile mais surtout timide au point qu'elle n'a pas de lien social jusqu'à sa rencontre avec le Héros qui va lui permettre d'être très social (et prendre confiance en soi). L'exemple le plus frappant est Hinata dans Naruto mais il n'y en a aucun dans Another.
     
    Tout ça pour dire que les personnages d'Another sont archétypale au possible, non pas qu'en soi cela me dérange parce qu'on voit ça dans plein d'autres animé mais ils ont tendance à combler un cruel manque de développement des personnages par ces clichés et là cela deviens problématique.
    C'est problématique parce qu'on se rend très vite compte que les personnages sont vide mais surtout que l'utilisation de ces clichés ne sont pas fait avec intelligence, j'ai la sensation par exemple qu'on a fait de Mei une Kuudere pour en faire une Rei Ayanami 2.0 (je pense surtout de sa relation avec le Héros) sans vraiment comprendre la subtilité d'un tel cliché. Je pourrais dire de même avec Izumi, j'ai l'impression qu'ils ont voulu faire une Asuka dans Evangelion pour amener la notion de rivalité avec Mei parce que dans Evangelion il y avait cette rivalité avec Asuka et Rei, sauf que dans Evangelion il y a tout une imaginerie et une histoire entre ces deux femmes qui amène cette 'rivalité', dans Another c'est juste utilisé comme tel parce qu'Evangelion à fait pareil, pour le coup on se retrouve avec une œuvre qui ne comprend pas ces propres clichés.
     

    On aura à droit à (presque) tout les clichés du genre.
     
    Je passe les détails sur les autres personnages secondaires de la série qui sont également archétypale comme l'intello au lunette etc....
    Ce qui va me permettre de passer à ce qui est selon moi le second gros défaut de la série.
     
    Another est désigné comme un animé d'horreur sur internet et même sur le coffret de DVD sauf qu'en regardant une seconde fois cette série je me suis rendu compte que la qualification d'horreur est à la limite d'être remis en question.
    Pour faire simple, Another a clairement le cul entre deux chaise voire plus.
     
    Comment cela ? Et bien d'abord Another se présente comme un animé horrifique, ce qui implique les codes du genre horrifique mais la question qu'il faut se poser est de quel sous-genre horrifique Another s'inspire t-il.....est c'est là que l'animé devient très bancal.
    Au début du récit Another se veut être un récit d'épouvante, c'est à dire qu'il met en scène des phénomènes surnaturel dont on ne peut expliquer ces phénomènes ce qui génère la peur car ce qui fait peur est le manque d'explication et/ou de clarté dans ces faits. Dans Another, c'est toute l'histoire de la malédiction, c'est Mei qui apparait comme un fantôme, c'est les morts "accidentelles" etc.....
     
    Cela se complique vers le milieu de la série quand la série commence à jouer sur le gore et mise plus sur la violence visuelle que le surnaturel........cela devient un autre type de récit horrifique. Pour résumé mon idée, c'est comme voir un film qui commence par Ju-on: The Grudge mais qui se finit par être du Destination Final (que je ne considère pas comme un film d'horreur, désolé s'il y a des fans), on est d'accord que le style à clairement changé.
    Bon si cela ne vous convint pas (mon argument n'est pas top j'avoue) il y a pire dans le même domaine.
     
    En vérité Another se rapproche plus du Thriller que du récit horrifique et là cela devient vraiment compliqué.
    Après plusieurs recherches j'ai compris que l'horreur et le thriller peuvent cohabité ensemble dans ce cas on parle de thriller horrifique mais cela reste avant tout un thriller c'est son point d'encrage comme j'aime bien le dire. Le Thriller repose sur une enquête pour aboutir au dénouement qui est très souvent le nom du meurtrier, l'animé Ereased en est un très bon exemple car tout l'intrigue repose sur qui est le meurtrier, comment il s'y prend, pourquoi etc.... et on t'explique tout.
    Another fait de même, il explique certains phénomènes surnaturelle qui pour le coup n'en sont pas et....et.....Another c'est pas un animé d'horreur ?
     
    Les plus perspicaces d'entrevous auront très vite compris le problème, Another tente de faire cohabité deux genre contradictoire parce qu'il garde les structures narrative de ces deux genres : L'horreur qui repose sur le surnaturel et le manque d'explication et le Thriller qui repose sur des faits concret (même en se mêlant dans le fantastique) et des explications. Comment peux-tu faire peur si tu explique l'inexplicable ? Comment peux-tu être crédible si tu n'explique pas tout ?
     
    Le mieux est est d'expliquer ce phénomène par un exemple concret, je vais vous parler de la démystification de Mei dans Another ou comme j'aime bien le dire la démeistification 😅.
    L'intérêt d'Another dans la première moitié de l'animé est tout le mystère qui entour Mei, cette étrange fille dont personne ne voit, qui parle comme un fantôme, apparait et disparait à sa guise et qui est aussi pâle qu'un mort.
    Au début de l'intrigue seul koichi la voit et est attiré par cette dernière, il se demande si elle est réelle vu que tout le monde ignore son existence. Au fil de l'intrigue (à l'épisode 5 de mémoire) Koichi va être ignoré par sa classe suite à quelques morts étranges survenue suite à sa persévérance de vouloir convaincre les autres de l'existence de Mei.
    Jusque là le récit d'épouvante fonctionne plutôt bien, j'ai assisté à 4 épisodes où la série tente de mettre en place une ambiance lugubre et mystérieux où on ignore totalement ce qui est réelle ou pas, je ne vois pas ce qui pourrait tout foutre en l'aire.
    C'est à ce moment qu'il va se passer la chose la plus incroyable, Koichi (le héros) qui comprend qu'il est mis de côté par la classe va faire la chose la plus improbable qu'il soit : Il va appeler la mère de Mei qui l'invite chez elle et cette dernière lui dit qu'elle n'est pas un fantôme mais est ignorée par la classe comme lui !
     
    Pourquoi tu as fait ça Another ? Pourquoi tu t'emmerde à créer une ambiance pesante pour le faire essouffler comme un gâteau ? Parce qu'en plus de foutre en l'aire ton ambiance, alors que c'est censé être un animé d'horreur je vous le rappelle, tu rend ton héroïne très conne, non parce que disparaitre sans raison et se faire passer pour un fantôme alors que tu n'en n'est pas un faudrait m'expliquer pourquoi elle agis comme ça !
    La réponse en faite est qu'Another reprend sa structure de Thriller sauf que ces changements de structure narratives sont toujours brutales d'où ce sentiment d'assister à un animé qui ne sait jamais où se placer (en plus de créer des incohérences).
     
    Pour aggraver encore son cas, Another ne sais pas non plus utiliser à bon escient ces références car une fois de plus il a le cul entre deux chaises, tantôt il va jouer sur des références extérieur à l'animation Japonaise, tantôt il va faire un animé avec tout les archétypes possible.
    J'en ai déjà parlé plus tôt mais je vais plutôt me concentrer sur les inspirations d'Another, j'ai repéré plusieurs références à des films mais comme je l'ai déjà dit ce n'est jamais utiliser à bon escient.
    Je vais prendre l'exemple le plus parlant la fameuse scène de danse dans la classe entre Koichi et Mei, bon si on saute la question "Pourquoi il a une putain de scène danse dans un animé qui est censé créer une atmosphère angoissante ?" on comprend que c'est une référence à......
     
    Vous savez quoi ? On va jouer à un jeu, vous allez le devinez voici la scène :
    Mais qu'est-ce que.....
     
    Vous avez devinez ? J'en suis sûr que oui puisqu'il s'agit....
     
     
    Bon c'est bien tout ça mais pourquoi avoir fait une référence à ce film précisément ? Pourquoi cette scène ? Quelle est son utilité ? Je suis persuadé qu'aucune référence n'est gratuit mais je dois admettre qu'ici je ne vois pas pourquoi un animé d'horreur fait cette référence précis, il me semble que le réalisateur du film en question avait un jour être un Otaku mais c'est très vague comme justification.
    N'aurait-il pas été plus judicieux de mettre une référence à l'horreur justement ? J'en fait un plat pour pas grand chose finalement mais cela montre une forme de maladresse qu'Another accumule.
     
    Maladresse qu'on retrouve aussi dans sa culture Otaku, je ne sais pas si c'est moi mais je trouve qu'il y a pas mal de référence à Evangelion : La mère de Koichi s'appelle Ritsuko (en plus de l'avoir perdu), ils ont un oiseau qui s'appelle Rei, Mei ressemble beaucoup à Rei, le père de Koichi est absent physiquement (en plus d'être un gros con qui commence toujours par sa phrase de merde : Il fait chaud en Thaïlande), le pote du héro qui se comporte comme Toji et probablement quelques autres moments.
    Alors oui Another à bien le droit de faire des références à Evangelion mais l'utilisation de ces subtiles références n'a pour unique but de faire plaisir aux Otaku pur et dur qu'autre chose en faite, ce qui est un peu bête selon moi mais bon c'est tout le principe du Fan-Service.
     
    Tiens puisqu'on parle de fan-service, comment ne pas parler d'une autre scène d'Another qui mériterai aussi un facepalm par rapport à l'intrigue mais qui résume bien la philosophie de l'animé. Imaginons que vous êtes un groupe de personne composé de filles populaire et de garçon lambda, vous devez sortir de la ville pour rencontrer une personne qui détient peut-être la clé du mystère, ils s'avère qu'il travaille dans un hôtel pas loin de la mer....donc de la plage.....et qui dit plage dit Fan-service.
    Oui Another a été jusque à interrompre son intrigue durant un épisode entier pour des héroines en petite tenu de plage, gros plan sur les fesses et les boobs, les jeux de plage, il y a même des tentacules oui des tentacules !
    Je crois qu'en faite Another à l'Alzheimer, il ne se rappelle jamais qu'il est un animé d'horreur, qu'il est censé créer une atmosphère angoissante mais qu'à la place on fait du fan-service, j'ai l'impression que cette animé qui prend les Otaku pour des cons et prend toutes les caricatures possibles pour satisfaire "l'Otaku moyen" sauf que je n'aime pas cette mentalité.
    Il faut arrêter de croire que ceux qui regarde des animés passe le temps à imaginer des waifu et qu'on est totalement asociale parce que c'est faux !
     

    Tentacule, concombre des mers, petite tenue....oui oui c'est censé être un animé d'horreur, je suis terrifié.
     
     
          Oh, think twice, 'cause it's another day for you and me in paradise
     
    Bon je pense que vous avez compris depuis un petit moment que je ne suis pas tendre avec Another et je suis loin d'en avoir fini, cependant je vous propose une petit "pause" dans ce déferlement salé pour se concentré sur les qualités, parce que oui quand même il en possède....pas beaucoup mais il en possède.
     
    Tout d'abord d'un point de vue de l'animation il n'y a rien à dire de négatif, non franchement l'animé est jolie, bien animé et n'a pas vieillit d'un pouce.
    L'ost bien que pas aussi marquant que dans d'autres productions que j'ai pu vous présenter à le mérite de créer l'atmosphère que l'intrigue était censé produire. C'est le compositeur Kow Otani qui est derrière tout ça un nom qui vous dira peut-être quelque chose puisqu'il est le compositeur d'un jeu plutôt méconnue qui s'appelle Shadow of the Colossus.
    Difficile d'expliquer l'ost de ce Another puisqu'il est très discret puis il se fait remarquer au moins une fois par épisode car il prend de l'ampleur selon la situation dans l'intrigue. Par exemple, nos héros vont devoir franchir une barrière pour accédé à un lieu interdit (pour ne pas dire banni) dans leur école, une fois qu'il ne reste que le seul personnage du groupe qui doit traverser cette fichue barrière une musique assourdissante se fait entendre et prend une certaine ampleur jusqu'à atteindre un point culminant : L'interlude !
     
    Écoutons les thèmes qui mérite notre attention :
     
    - From Behind
     
    - Thème connu mais dont j'ai oublié le nom....à part qu'il s'appelle Track 7
     
    - Encore un thème dont j'ignore le nom mais qui est très efficace 
     
    Le problème majeur de cette ost est qu'elle n'est pas assez mis en avant ou plutôt qu'il y a étonnamment trop de bruit (dialogue ou autre) qui empêche d'immerger dans cette ost diablement efficace, dommage.
     
    Un petit mot rapide sur la VF qui est plutôt bonne, pour preuve j'ai revu cette animé entièrement en français et cela ne m'a pas dérangé, il n'y a rien à dire de plus si ce n'est que c'est une bonne VF.
    J'ai longuement insisté sur le fait qu'Another est plutôt ennuyeux que flippant mais pour prouvez que je ne suis pas quelqu'un de mauvaise foi je dois bien admettre que quelques fois l'animé à réussie à créer une atmosphère angoissant.
    Lorsque j'affirme cela je pense surtout aux cauchemar de Koichi qui sont vraiment réussie (et même le deuxième m'a fait légèrement sursauter), à quelques plan bien réussie qui isole le ou les personnages, les couleurs terne mais hélas trop sombre sont tout aussi une bonne idée.
     
    Il y a aussi des mini-interlude représenté par des plan sur des poupées gothique voire macabre entre certaines scènes, ce qui contribue à cette ambiance horrifique mais le bémol est que l'animé utilise ce procédé que durant les quartes premiers épisode, dommage une fois de plus.
     

    Parfois Another réussie vraiment à créer une ambiance terrifiante mais ces moments sont trop rares.
     
    Another ne manque pas de bonne idée mais il se sent obligé de le gâcher comme le fait que le héros se dit peut-être qu'il est le "mort" ou encore que la culpabilité le ronge et qu'il est responsable des morts dans sa classe. Le problème c'est que son doute d'être l'intru se dissipe en deux secondes (dans le même épisode je veux dire) quand un personnage touche sa main et ne ressent pas de la froideur....ce qui n'est fondé sur rien puisque cette même personne affirme que ça ne prouve rien....oui Another a tendance à être bipolaire et aime les contradictions.
     
    Contradictions plutôt gênant puisque cela a tendance à rendre Another.....débile.
    Je sais que c'est pas un défaut valable mais c'est un défaut qui revient souvent sur le net alors bon il va bien falloir l'admettre : Another est Débile !
    Je ne vous cache pas que cela va être la partie la plus amusant de ma critique parce que quitte à tirer sur l'ambulance autant le faire à coup de missile à neutron.
     
    Alors qu'est-ce qui rend Another "débile" ?
    D'abord tout ce que je viens de dire plus haut, c'est à dire les contradictions dans les choix de narration et de style qui génère d'étrange situation mais c'est surtout dans les péripéties en soi. Ceux qui ont vu l'animé ont probablement en tête le dernier quart de l'animé en tête mais patience je garde le meilleur pour la fin !
     
    Revenons à notre copine Mei et plus précisément de sa démystification parce que jusque là j'ai précisez que c'était un terrible choix de casser l'image fantomatique de Mei (vous savez quand Koichi appelle la mère de Mei OKLM 👌) mais c'est quand on a la révélation que Mei est ignorée de la classe plutôt qu'être un fantôme que l'ont se dit :
     
    "Mais en faite Mei est conne"
    Pourquoi cela ? Attendez dans les premiers épisodes elle apparait et disparait comme un fantôme alors qu'elle n'est pas un fantôme ou encore qu'elle parle ou agis comme un fantôme.
    Pourquoi elle fait ça ? Ça l'amuse autant d'agir comme ça ? Elle s'est levée un matin et c'est dit que ce serait marrant d'être un fantôme vu que tout le monde l'ignore ? Qui agirais comme ça ?
    Et pas la peine de me dire qu'elle fait ça parce qu'elle pense qu'elle ne mérite pas l'attention des autres parce que personne ne fait ça, c'est incohérent !
     
    Incohérence provoqué par les fails d'écriture mentionné depuis le début de cette critique, ce qui m'amène aux dernier quart de l'animé et je vous prévient qu'il faudra vous accroché parce que je pense jamais avoir vu une fin aussi nanardesque dans un animé.
    Je pense sincèrement que le studio était conscient des nombreux fails de leur projet, n'arrivant jamais à se stabilisé, ils n'ont que deux choix à faire : Soit ils décident d'assumer la fragilité de l'anime et de garder le cap qu'ils ce sont fixés, soit ils partent dans un tout autre délire pour marquer les esprits (Signe assez révélateur d'un animé qui ne tient pas la route), je vous laisse devinez quel chemin il a pris.
     
    C'est quand même incroyable que certains être-humain dos au mur préfère se crasher en beauté plutôt que de relevé un minimum le niveau mais gardant un certain honneur, oui Another a pris la seconde option, est-ce que cela a été payant ? On va dire que ça au moins le mérite d'avoir marqué les esprits.....mais pas vraiment dans le sens qu'on pourrait s'attendre.
     
    Bon, je vais me permettre d'expliquer la situation sans trop spoilé : La classe 3-3 décide de partir en classe verte dans un grand manoir perdu au milieu de la forêt parce que lors d'une année précédente, la classe avait restauré un temple délabré croyant que la malédiction s'estomperait.....sauf que ça n'a pas marché....
     
    "alors pourquoi ils reviennent précisément dans ce temple ?"
    Bah....ils le font chaque année, c'est pas parce qu'il a une malédiction qui tue tout le monde qu'ils faut changer le planning scolaire.....est-ce que je vous ai déjà dit qu'Another était un peu débile ?
     
    Bon, il y a une histoire d'amnésie générale qui fait que les survivants précédant ne ce souvient de rien (facilité scénaristique) mais l'un d'entre à eu la bonne idée d'expliquer comment rompre la malédiction, découverte fortuite de sa part mais qui le hantera tout ça vie malgré son amnésie....ce qui semble incohérent.
    Par contre, cette personne était un peu (beaucoup) con puisque pour aider les maudits des années suivants il a caché la solution sans dire ce que sait, ni à quoi cela ressemble et encore moins où il se cache.....est-ce que je vous ai déjà dit qu'Another était débile ?
     
    Il s'avère que nos héros trouve la solution et décide de l'appliquer dans ce manoir mais non sans crainte puisqu'ils doivent tuer quelqu'un sauf qu'ils ne savent pas qui.
    C'est à ce moment que l'animé part en couille et croyez-moi que c'est gentil comme terme. Pour faire simple, un personnage secondaire qui avait jusque là deux réplique à tout casser décide de péter un câble du jour au lendemain et de dévoilé à la classe entière la vérité concernant la solution pour rompre la malédiction et donne l'ordre de tuer la petite Mei parce que......parce qu'on a marre de voir une pseudo Rei Ayanami gothique trainer dans la classe ! (je rigole il y a une vrai raison mais c'est trop long à raconter)
     
    Tout devient des psychopathe-Zombie qui veulent la peau de Mei sauf le héro parce qu'il est fan d'Evangelion.....euh je voulais dire parce qu'il trouve que c'est pas bien. S'ensuit un carnage entre les élèves qui s'accusent entre eux, se tue entre eux, il y a la gérante qui tue aussi les élèves alors qu'elle n'est pas concerné et fout le feu dans le manoir (il y a bien une raison mais c'est tellement mal expliqué), il y a des élèves qui en ont rien à faire, il y a encore un personnage qui pète un plomb mais par jalousie mais surtout les morts sont d'un ridicule mon dieu !
     

    exemple des mini-interludes dans les premiers épisodes.
     
    Oui je ne vous ai même pas parlé des morts dans Another, le plus connu reste probablement celle qui se fait empalée par.....un parapluie, non ce n'est pas une blague. Vous en jugerez que cette mort est ridicule mais globalement les morts ne sont pas extraordinaires jusque ce qu'arrive le dernier quart de l'animé.
     
    Je vous passe le fait que Mei possède un nouveau pouvoir celui de voir le "mort" à abattre (facilité scénaristique) mais au moment où elle dit qui est le "mort", TA-DA un évènement perturbateur arrive !
    J'ai également oublié de préciser qu'Another adore frustrer son spectateur en coupant toujours au moment précit d'une révélation ce qui génère de la frustration au lieu de créer du suspense, comme par exemple une crise cardiaque d'un personnage au moment exacte où il relève une chose important ou encore un coup de téléphone qui interrompt tel ou tel révélation. Le problème est qu'Another fait ça TOUT LE TEMPS !
     
    Terminons rapidement cette critique parce que je me sens de plus en plus fébrile, après plusieurs morts plus débile les uns que les autres, mention spécial à la fille qui tombe d'un étage et se retrouve dans une pose qui génère plus du rire que de la peur, ce qui sera le cas pour quasiment tout les morts de ce dernier quart.
    Je disais donc qu'après plusieurs morts, Mei dit enfin qui est le mort qui s'avère s'être fait piégé tout seul comme un grand....littéralement personne n'a rien fait sur le "mort" il s'est fait piéger tout seul.....est-ce que je vous ai déja dit....
     
    "OUI tu nous le dit tout le temps alors qui est le mort ?"
     
    Très bien le mort est.....
     
     
    Si a première vu on pourrait se dire que le twist final est bien trouvé il y a cependant un petit hic ou plutôt plusieurs hic. Le premier est que c'est incohérent que cela soit cette personne parce que d'abord l'intrigue nous donne pas tout les éléments pour "deviner" que c'était cette personne, même en revoyant l'animé en connaissant ce détail on ne le devine pas....
    De plus, comme je le dit dans la zone spoiler le comportement de ce personnage est incohérent, c'est dur d'expliquer sans spoiler mais c'est dommage que cela soit mal appliqué.
     
    Mais ce qui fout vraiment tout en l'air n'est pas en soi la révélation en soi, ni les incohérences qu'ils génèrent mais plutôt comment on l'apprend.
     
    Koichi refuse de croire que le "mort" est cette personne mais Mei lui donne des preuves....
     
    1/ La place en trop n'était pas dans la classe.....
    C'est incroyable comme tout le monde s'en fout en faite de cette malédiction.
     
    2/ Elle a fouillée le registre des décès est s'avère que le "mort" est....mort.
     
    Quand à la troisième preuve, je dois vous le dire et je m'excuse d'avance pour le peu de gens qui aurait voulu regarder cette animé après la lecture de ce billet mais la troisième preuve est que Mei a vu le meurtre du "mort" il y a un an et demi de cela, ah bah c'est sûr que si elle a vu le meurtre du mort elle ne peut pas se tromp.....QUOI !
     
    Attend Another tu es en train de me dire que Mei savez depuis le début qui était le "mort" ?
    Mesdames et Messieurs je vous annonce fièrement que le trou du cul de l'année est remis à Mei pour ne pas avoir dévoilé sans raison qui était le "mort" si ce n'est pour éviter de blesser les émotions du héros.
    C'est touchant Mei mais tu aurait pus éviter les nombreux morts d'innocents de ta classe, d'être innocentée dès le début, d'éviter d'avoir été mis de côté par la classe, de faire de toi un héros vénéré mais surtout que je pète un putain de plomb tout ça pour une carpe !
     
    Et puis Koichi aussi il est un peu con aussi....
     
     
    Le gros problème est qu'Another n'explique pas une règle pourtant important, du coup pour l'aspect thriller c'est aussi raté.
     
    Et la cerise sur le gâteau revient aux survivants qui décide de laisser un indice pour les prochains maudits mais en cachant la solution sans dire ce que sait, ni à quoi cela ressemble et encore moins où il se cache.....on est d'accord, Another est vraiment débile.
    Et puis, pourquoi l'école ne supprime tout simplement pas la classe ? Ils ont changé le nom et changé la salle de classe mais n'ont pas supprimé la classe, pourquoi ? Il faut croire qu'une grève aurait été plus dur qu'une malédiction qui tue tout le monde, en faite je suis encore surpris que cette école reçoit des élèves ou même que des parents envoie leurs enfants dans cette écolé, bref vous avez compris qu'il n'y a rien à comprendre.
     

    Ne vous retenez pas ! Vous êtes autorisé à rire (surtout l'image de droite)
     
         If there's something strange, In your neighborhood,Who you gonna call ?....Someone else (respect si tu as la ref, euh je veux dire conclusion)
     
    Reprenons notre calme et donnons enfin le mot de la fin.
    Malgré que cette critique fut très salé, je ne peux pas vous cacher qu'Another n'est pas un navet comme je pourrai le laissez sous-entendre mais il n'est clairement pas un bon animé. Si je suis aussi sévère avec lui c'est parce qu'il fût populaire pour son argument d'animé qui fait "peur".
    Another est surtout un échec total dans ce qu'il a entrepris, à force de courir sur différents gibiers il finit par en attraper aucun.
    Le problème majeur d'Another est son écriture catastrophique qui avec beaucoup de recul n'a aucun sens (comme pourquoi ne pas supprimer la classe ?), les règles qu'il instaure sont flou (cette histoire d'amnésie autant pour les victimes que pour la famille du mort par exemple) mais surtout l'utilisation massive de cliché qui sert de cache misère à un manque de développement. Il est difficile d'apprécier les personnages tant ils sont des clichés et les incohérences scénaristiques font d'eux des imbéciles finis.
     
    Le pire dans tout ça est que j'ai l'impression qu'il y avait un sous-texte, probablement issue du Light Novel mais l'animé semble avoir juste bêtement repris les évènements de l'intrigue sans vraiment réfléchir au sens que cela puisse apporter. Il s'agit probablement d'une commande au studio mais les commanditaires ont très mal expliqué l'œuvre d'autant que ceux qui travaillent dans l'animation Japonaise n'ont pas vraiment le temps de lire 3 Tomes pour cerner l'œuvre.

    Another aurait pu être une réussite s'il c'était contenté de suivre une ligne de conduite précis sans passer par la case Fan-service ou le changement de ton surtout vers sa fin, à croire que même les membres du studio n'y croyait plus du tout.
     
    Another connaitra également une adaptation cinématographique qui serait encore pire que l'animé d'après les avis sur le net. Peut-être que le manga est meilleur mais pour le moment je vous propose d'arrêter cette éprouvante critique.
    Pour la première fois depuis que j'écris sur Romstation je vous déconseille un animé : Another est une déception pour ceux qui recherche le frisson surtout quand on voit inscrit sur la jaquette du DVD "Plongez dans la terreur la plus profonde", la seule chose qui sera profond sera votre ennuie et la seule chose que vous devriez avoir peur est de vous endormir devant.
     
    Cependant, je vous conseille Hinamizawa, le village maudit dont j'en avait déjà parlé sur ce site qui est pour moi bien plus réussit que ce Another.
     
    Sur ce je vous souhaite un bon été !
     

    Ah bah c'est sûr que c'est pas une malédiction qui va vous empêcher de vous éclater à la plage.....purée  Another enlève ces tentacules je t'en prie !
  25. Valek liked a blog entry by DrunkenPenPen, Berserk   
    Un cri surgissant de nulle part dans la nuit, une ombre qui se défile sous la pluie, une énorme épée à la main et un sourire au coin, tout laisse à croire qu’on y suit le diable mais ce n’est qu’un être humain ou du moins ce qu’il en reste.
    Voilà ce qui aurait probablement été une belle introduction à ce personnage si singulier qu’est Guts, le héro de Berserk !
    Pourtant ce genre de héro solitaire avec beaucoup de remord mais peu de regret sont légion dans les mangas mais Guts en est probablement sa représentation la plus sombre.
    Pour beaucoup d’entre nous, Berserk a été le premier véritable Seinen où la beauté du dessin et l’atrocité des scènes cohabite ensemble, alors imaginez bien qu’à l’annonce d’une adaptation en 1997 d'un animé  Berserk, les fans avait hâte de voir tout ce qui fait le charme d’un tel manga en animation devant nos petits écran.
    Cependant, adapter Berserk est-il possible ? Peut-on diffusé des choses horrible à la télé ? Les fans trouverons t-ils leur compte ? Ma foi, c’est ce qu’on va tenter de voir.
     
    ! Avertissement !
    Pour ceux qui ne connaîtrait pas Berserk, sachez qu’il s’agit d’une œuvre très mature avec beaucoup de scène qui peuvent heurter un jeune public.
    Il est conseillé pour certains passages d’éviter les regards indiscrets et que vous pouvez être choqué par ce que vous allez voir (surtout la fin).
    Une manière simple de dire âmes sensibles s’abstenir, vous voila prévenu !
     

    Casca, Guts et Griffith sont les trois protagonistes de Berserk
     
     
         We Come From The Land Of The Ice And Snow From The Midnight Sun, Where The Hot Springs Flow The Hammer Of The Gods
     
    Pour les amateurs d’animé et de manga, Berserk est très souvent considéré comme un classique du Seinen et il y a de quoi l’être !
    Créer par Kentarō Miura, un auteur assez singulier puisqu’il fait parti des ‘enfants prodiges’ qui ont révélé un véritable talent très jeune….pour tout vous dire, il a publier son premier manga alors qu’il était l’école primaire ! En effet, son école l’a soutenu dans son projet, c’est pas chez nous que ce genre de chose arrive.
     
    C’est en 1988 qu’il commença son prototype de Berserk dont il recevra un prix cette même année, l’année suivante il fera King of Wolves, un manga adapté de l’écrit d’un certain Buronson alias Yoshiyuki Okamura, le scénariste de Hokuto no Ken, connu chez nous sous le titre Ken Le Survivant, rien que ça !
    Il se liera d’amitié avec ce scénariste dont il en est un très grand fan pour son travail sur Hokuto no Ken, au point même de vouloir le dépassé.
    C’est en 1990 (ou 1989 selon mon tome) que sort le tout premier tome de Berserk, cependant il connaîtra un soucis lors de sa publication.
     
    Le manga est publié dans le magazine Animal House mais il est remplacé par Young Animal (qui publiera le manga Step up, Love Story), l’auteur se retrouve alors dans une impasse.
    Soit il reprend Berserk à zéro puisque les lecteurs ne pourrait pas commencer l’histoire à partir d’un tome 4 (il avait déjà publié les trois premier tomes), soit il devient le dessinateur attitré de Buronson pour de futur projet, offre très alléchant d’autant que l’auteur en est un grand fan et que les trois premiers tomes de Berserk ne c’était pas bien vendu.
     
    Contre tout attende, il reprend Berserk à zéro mais ce qui amène un autre problème : quoi raconter ?
    En effet, l’auteur avait du mal à raconter son histoire pour la simple raison qu’il n’avait rien à dire, c’était un excellent dessinateur mais pas un très bon conteur.
    Cependant, il arriva tout de même à progressé dans ce domaine en s’inspirant de son amitié avec Kōji Mori (l’auteur de Suicide Island) qu’il admirait et qui sera représenté par le personnage de Griffith dans Berserk.
     
    Kentarō Miura fera preuve d’une grande ingéniosité pour pouvoir continuer son récit tout en reprenant à zéro. Il a eu la bonne idée de faire un long flash-back qui raconte la jeunesse de Guts, le héro principal et de sa rencontre avec Griffith qu’on appelle plus communément L’age d’or.
    Une fois cette arc fini, il reprend son récit là où il l’avait laissé dans le troisième tomes, c’est l’age Sombre !
     
    Si l’histoire de son auteur et la création de Berserk vous intéresse, je vous conseille la vidéo de La chaîne de P.A.U.L qui approfondira tout ce que je viens de raconter, c’est très intéressant je vous le conseille vivement (il a fait aussi sur l’auteur de Dragon Ball Z qui est tout aussi passionnant).
     
    Voici la vidéo en question :  https://www.youtube.com/watch?v=QKddRrgIpuw
     
    C’est en 1997 que la première adaptation de Berserk verra le jour, adaptation que l’auteur à produit lui-même !
    C’est cette adaptation que je vais vous présenter mais sachez qu’il existe aussi une trilogie de film sorti entre 2012 et 2013 que je vous conseille mais à condition d’aimer la 3D.
    Il existe aussi une adaptation de l’age sombre en 2 saisons sorti en 2016 qui était…...catastrophique d’un point de vue de l’animation 3D (surtout la deuxième saison).
     
    Le studio qui s’occupe de l’adaptation de 1997 n’est rien d’autre que OLM, Inc. (Oriental Light and Magic) qui s’occuperont de la mini série Ah! My Goddess (1998) mais surtout d’un petit animé pas trop connu avec des bestioles qui se battent entre eux, ça s’appelait comment déjà ? Ah oui, Pokémon !
     
    Oui, c’est le studio qui fera tout ce qui touche à Pokémon en matière d’adaptation mais aussi les films Pokémon, tout quoi !
    Il feront aussi l’adaptation d’Inazuma Eleven pour les plus jeunes d’entre nous.
     
    Le réalisateur est Naohito Takahashi qui est plus connu pour son travail d’animateur sur Iria: Zeiram the Animation (Mini série assez proche de Gunnm) et sur tout ce qui est Pokémon et Inazuma Eleven.
    C’est quand même assez drôle de constater que le studio est passé de Berserk à Pokémon 😅
     
    je viens de me rendre compte que je parle de Seinen depuis plusieurs billets et que je n’ai jamais expliqué qu’est-ce que c’était.
    Le Seinen est un manga/Animé destiné principalement à un public masculin plus ‘mature’, c’est à dire entre 15-30 ans, cependant c’est pas réellement une définition concrète.
    Le Seinen n’est pas un genre en soi et il n’est surtout pas codifié comme pourrait l’être un Shonen Nekketsu par exemple, ce qui implique donc que n’importe qui pourrait regarder un Seinen qu’il soit un homme ou une femme, dans le cas de Berserk j’ai connu une fille qui en était fan !
     
    De plus, n’importe quel style peuvent être impliqué dans le Seinen, l’exemple parfait est Puella Magi Madoka Magica qui est considéré comme un Seinen alors qu’on traite un genre normalement destiné à des jeunes filles : le Magical Girl !
    Pourtant, Madoka n’est pas un Shojo mais bien un Seinen à cause de son ambiance et de son écriture. On pourrais en dire de même avec Evangelion qui est considéré comme un Shonen alors qu’il aurait pût être un Seinen.
     
    Cette petite parenthèse à pour but d’expliquer que le Seinen est avant tout un public ciblé qu’autre chose. Classer les animé et les manga par genre est très difficile mais surtout inutile selon moi, surtout de nos jours où tout se mélange (et j’ai envie de dire tant mieux).
     

    Berserk est une oeuvre violente et sanglante !
     
       
              Un rêve est une chose bien étrange… On peut le voir comme le pari du courageux ou bien comme la fuite du lâche.
     
    Bien, parlons de l’intrigue de Berserk.
    Parlez de l’intrigue n’est pas chose aisé puisqu’il s’agit d’un long flash-back qui fait toute la durée de la série à cause d’un problème d’édition comme je l’ai expliqué plus tôt.
    Dans le présent (épisode 1), Guts alias le chevalier Noir est à la poursuite de Griffith, un commandant qu’il a rencontré dans le passé. S’ensuit alors ce flash-back qui raconte la jeunesse de Guts et sa rencontre avec la troupe des Faucons, troupe de mercenaire dirigé par Griffith, un homme très charismatique et très mystérieux.
     
    S’ensuivront des batailles épiques, des rencontres mystérieuses et terrifiantes, des amitiés se formeront ainsi que des complots….bref, il y a de tout dans Berserk.
    L’intrigue n’est pas dur à comprendre en soi mais il faut être conscient qu’il y a des flash-back dans des flash-back et des ellipses temporelles dans le flash-back, on peut vite se perdre mais je tiens à rassurer puisqu’on comprend très vite où nous en somme.
     
    L’intrigue de cette animé est très passionnant et le rythme est très bien gérer, c’est simple on ne s’ennuie jamais et on a toujours envie de voir la suite.
    On apprécie chaque personnage même si tous ne sont pas tous aussi bien développé mais ils ont tous un charisme qui fait qu’on aime leurs présences, même les personnages antipathiques !
    Cette qualité se retrouve dans le manga car oui, Berserk raconte une histoire avec des personnages qui ont des rêves et des désirs mais qui ont aussi des souffrances, tout ce que l’on attend d’une bonne écriture.
     
    Et que dire de son ambiance ? Epique, Brutal et parfois très sombre, on retrouve le charme du manga à l’écran.
    Bon, il y a la fin qui va en dérouter plus d’un puisque l’anime s’achève brutalement (dans tout les sens du terme) laissant son public un peu en plan et sans explication….
     
     
    Cependant, cette fin brutal a pour but d’invité son public à lire le manga car oui, on l’oublie souvent mais l’un des buts d’une adaptation est d'inviter son public à lire le manga original.
     

    La relation entre Casca et Guts est très ambiguë durant toute la série
     
    Berserk ce n’est pas qu’une histoire, c’est aussi quelque chose qui s’écoute, je parle évidemment de l’ost.
    Oh mon dieu, quel ost ! Je commence à le dire un peu trop souvent (tant mieux d’un côté) mais l’ost est excellent, c’est même une des grandes force de cette adaptation !
    C’est une ost très courte ( 35 minutes au total pour 8 chansons) avec des thèmes qui se répète souvent mais elles sont tellement de qualité qu’on aime les réécouter encore et encore.

    Mon préféré reste le thème de Guts que je vous invite à écouter :
     
    Il y a aussi le thème du Behelit qui est plutôt mythique :
     
    On aurait pu s’attendre à une ost très métal mais le compositeur Susumu Hirasawa a misé sur le new-wave Gothique (je ne sais pas si ça se dit comme ça).
    Ce compositeur travaillera par la suite sur Paranoia Agent, Paprika ou Millennium Actress.
    L’opening et l’ending ne sont pas en reste non plus puisque ce sont deux chansons de rock alternatif 90 joué par le groupe PENPALS et Silver Fins dont le son est assez proche du groupe Oasis je trouve.
     
    Le Saviez-vous ? L' ost de Berserk
     
    C’est Kentarō Miura lui-même qui embaucha le compositeur Susumu Hirasawa parce qu’il adorait son travail. Il avouera même que lorsqu’il dessine Berserk, il écoute les compositions de Hirasawa.
    Il lui a laissé carte blanche pour l’Ost de Berserk et il est d’ailleurs devenu le compositeur officiel de tout ce qui touche à Berserk, c’est à dire les films, les séries et les jeux-vidéo.
     
    Plus croustillant encore, le compositeur à repris une composition d’Ennio Morricone du film The Blue-Eyed Bandit….
     
     
     
    Un petit mot sur le doublage.
    Commençons avec la VO qui est très bon, on retrouve Nobutoshi Canna pour Guts (la voix de Lancer dans Fate/Stay Night), Toshiyuki Morikawa pour Griffith (Dante dans Devil May Cry mais surtout la voix de Sephiroth dans Final Fantasy 7) ou encore Yūko Miyamura pour Casca qui n’est rien d’autre que la voix d’Asuka dans Evangelion ! (c’est aussi la voix de Chun-Li).
    Ouais, il y a du lourd rien qu’avec ces trois doubleurs !
     
    Quand à la VF…..elle est…..elle est…..elle est…..pas mal !
    Je sais qu’on m’a un peu reproché mes propos sur la VF de Madoka mais ce n’est pas pour ça que je dit du bien de la VF de Berserk, hein ? 😅
    Plus sérieusement, elle est vraiment correcte pour ne pas dire vraiment bon, non franchement voir Berserk en Français est un bon choix.
     
     
    Pour ce qui est de l’adaptation en tant que tel, l’animé reprend les grands lignes de l’intrigue et est même très fidèle. Pour preuve, j’ai comparé le Tome 6 -7 par rapport à l’animé et les dialogues était quasiment les mêmes, c’est pour vous dire !
    D’autant qu’il y a des ‘illustrations’ qui ajoute un côté épique et rappelle fortement le manga, ce qui donne une véritable identité à l’animé….c’est pas si fréquent de créer un style dans une adaptation en animé.
     

    Griffith, Le Beherit, Zodd tant de mystère qui vous feront rester sur votre écran !
     
          Plus la lumière est forte, plus les ténèbres se doivent d’être épaisses
     
    Vous connaissez la chanson maintenant mais l’animé n’est pas parfait, sauf que j’ai envie d’aller un peu plus loin.
    Berserk à son propre style comme je l’ai dit plus tôt, notamment avec ses ‘illustrations’ qui reviennent très souvent. Le problème, c’est que des illustrations dans un animé c’est un peu bizarre, non ? Si je voulais voir des illustrations épiques, je n’avais qu’à lire le manga alors pourquoi un tel choix ? Je pense qu’il y a deux raisons à cela.
     
    D’abord, Je pense que l’animé n’a pas eu un gros budget si je me fie à l’animation des combats.
    J’ai constaté que très souvent ces illustrations surgissent lors des batailles ou quand les scènes demandent beaucoup d’argent pour être animé, je pense à la scène où Griffith et la troupe quitte le château pour la dernière bataille décisive.
     
    Hélas oui, l’animation n’est pas top dans cette animé, ça manque de détail dans les seconds Plans donnant une sensation de voir une tâche avec deux point noir et un trait qui sert de visage aux personnages.
    L’animation manque de fluidité, on trouve deux ou trois astuce pour ne pas montrer les combats dans leurs intégralités comme le fait de représenté uniquement le coup de grâce ou de voir les morts tombés hors-champs. Heureusement que les moments calmes sont mieux animé parce que ces scènes nécessite moins d’argent contrairement aux batailles.
    L’idée de ces illustrations sert d’économie pour l’animé, c’est très bizarre comme concept….je dit ça mais Evangelion l’a fait aussi 😅
     
    L’autre raison de ces illustrations est probablement la censure mais c’est un cas assez rare qu’on a ici ! En effet, je considère qu’il y a 3 type de censure :
     
    - La censure étrangères, c’est à dire les pays en dehors du Japon, je pense fortement à la censure Américaine et Française. Par exemple, la relation entre Haruka et Michiru dans Sailor Moon a été présenté comme une relation entre cousine, ce qui n’est pas le cas dans la version Japonaise pour censurer l’Homosexualité de ces deux personnages.
     
    - La censure Japonaise, c’est la censure de la télévision Japonaise et non des autres pays. C’est un cas pas si fréquent et quand ça arrive, c'est que l’animé à été très loin. L’exemple parfait est le très célèbre épisode 23 d’Evangelion lors d’un affrontement où l’ange prend la forme du personnage de Rei nu, les seins à l’air, ce qui n’a pas plût à la télévision Japonaise.
    Parfois ce type de censure a pour but de forcer les gens à acheter l’intégral d’un animé en DVD pour avoir la version non-censuré (coucou Terra Formars !)
     
    - Le dernier cas qui est très rare est l’auto-censure, c’est à dire que c’est le studio lui-même qui décide de censurer ces propre scènes pour éviter de choqué le public…..et pour être diffusé à la télé.
     
    Ce qui nous amène à Berserk et c’est à ce moment que les puristes vont un peu gueuler.
    Les illustrations servent aussi à cacher la cruauté des combats comme le gros monstre du premier épisode qui se mange un bon gros canon dans la gueule (un monstre à une gueule).
    Du coup, oui les combats sont un peu ‘hacher’ avec des illustrations cassant le rythme, c’est dommage parce que ça créer vraiment un style.
     

    2 exemples d'illustrations qui permettent de faire des économies sur l'animation
     
    Il manque aussi pas mal d’élément important de l’intrigue y compris des personnages comme le guerrier squelette qui est quand même important mais absent dans l’animé parce qu’il est peu présent dans cette arc.
     
    Il y a plusieurs blagues assez osé du manga qui n’y sont pas, des blagues bien salace qui me font quand même rire parce que…..je suis un homme et…...le sexe…..c’est drôle parfois…….non ? 😅
    Il y aussi quelques trucs immorales qui n’y sont pas, bref je pourrais continuer un petit moment.
     
    Alors pourquoi l’animé n’est pas aussi fidèle que ça ? Pourquoi il n’a pas mis ces blagues par exemple ?
    Il ne faut pas oublier que lorsqu’on fait un animé, le but premier est de gagner de l’argent, on va mettre un budget en fonction de l’ampleur du projet en espérant qu’il cartonne à la Télé.
    Adapter Berserk c’est partir d’une course avec un énorme handicape, on ne peux pas respecter la fidélité de l’univers de Berserk.
     
    Pourquoi ? Parce que l’univers de Berserk est très sombre, son humour bien gras….c’est destiné à des adultes et diffusé des animés mature à la télé en 1997, c’est pas vraiment fréquent (c’est plutôt le cas des OAV à l’époque).
    Les animés sont financé par des sponsors qu’on voit après l’Opening, l’argent de ces sponsors contribue à la création d’animé, alors vous comprenez que ces sponsors représente aussi l’entreprise en question, du coup s’il y a des trucs un peu trop osé et/ou immorale, ça ne ferait pas une belle image pour l’entreprise.
     
    Oui Berserk était un sacré pari : Diffuser un animé mature à la télé mais en faisant en sorte qu’un maximum de gens la regarde, c’était évidement que les puristes allait être déçu.
     
    « Mais pourquoi il n’ont pas sorti l’animé en OAV, ? Ils auraient pu se lâcher ! »
     
    Sortir un animé en OAV (Directement en VHS à l’époque) implique deux contraintes.
    La première, c’est que le marché des OAV est un marché de niche, tout le monde n’achète pas des animés.
    La seconde, c’est que s’il n’y a pas beaucoup de client, il n’y a pas beaucoup de rentrée donc c’est mettre de l’argent dans un projet dont on ignore si ça va marcher et c’est très risqué de faire ça !
    D’autant qu’il faut se faire remarquer et Berserk est probablement trop populaire pour être coincé dans un marché précis alors qu’ils ont plus à gagner en le diffusant à la télévision.
     
    Du coup, adapter Berserk dans sa fidélité la plus proche est impossible !
    L’œuvre est beaucoup trop mature pour être fidèle et les puristes n’aiment pas en général.
    Cependant, après plusieurs recherches je me suis rendu compte que globalement les fans du manga conseille cette adaptation de Berserk parce qu’il est assez fidèle dans sa trame.
     
    Bien évidemment le dernier gros reproche serait sa fin trop abrupte et sans conclusion laissant son spectateur planté devant sa télé en se disant :
     
    « Ah ! C’est fini ? Bon….ben…..euh…..je suppose que je vais faire autre chose maintenant…..voilà ! »
     
    D’autant que la fin de cette adaptation est assez dur à regarder, oui je parle de « l’éclipse » pour les fans. S’il y a bien un animé qui m’a bien mis mal à l’aise c’est bien Berserk !
    J’ai trouvé qu’ils ont un peu trop fait durée ce passage (3 épisodes quand même !) et que le rythme devient mou mais quand on voit ce qu’on voit, cela ne fait que de renforcer le malaise et l’impuissance du spectateur.
     

    Exemple d'un plan où le trait des personnages n'est clairement pas affinés (regarder les têtes)
     
              Conclusion
     
    Peut-être qu’à la lecture de ce billet, vous serez un peu déçu que je n’ai pas autant approfondi l’univers de Berserk. Le problème est que je considère cette adaptation de Berserk comme vraiment excellente et on ne peut qu’être admiratif à l’idée d’avoir diffusé une œuvre aussi sombre.
    Oui adapter Berserk fidèlement est impossible et je sais que certains fans seront déçu par cette adaptation mais c’était un sacrée pari de le diffuser à la télévision.
     
    Je dirais comme beaucoup d’autres gens l’ont dit avant moi que ce Berserk est un classique qu’il faut voir mais pas à mettre entre toute les mains !
    C’est aussi une bonne initiation si vous comptez lire le manga par la suite, c’est une œuvre fondamental et singulier dont j’en suis sûr que vous prendrez autant de plaisir que moi au visionnage de cette animé.
     
    Voilà ! Ce billet ne fût pas évident pour moi et avant de vous laissez à vos occupations, sachez que le rythme de mes billets pourrait ne plus être aussi régulier qu’avant dus à un changement positif dans ma vie privée.
    Cependant, je tiens à vous rassurez que je ferais un maximum pour garder le rythme actuel d’un billet par mois et que c’est loin d’être la fin pour moi, d’autant que les prochains billets me tiennent à cœur, surtout que ça va être de long billet, je vous préviens !
     
    Je ne vous donnerais pas d’indice cette fois-ci si ce n’est que je vais traiter un animé dont j’en est déjà parlé à mainte reprise.
     

    Décidément Griffith, tu ne changera jamais 😆