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  1. RomStation

    Paper Mario

    Paper Mario initie son excellente série sur Nintendo 64, où il tranche alors avec ce que l'on connaissait à l'époque, tant visuellement qu'au niveau de son gameplay. Déjà à l'aube des années 2000, on commençait à en avoir marre des suites à rallonge du plomber moustachu en salopette. Voir arriver un jeu comme Paper Mario était donc une belle bouffée d'air frais. Toutefois, ce n'est pas la première incartade de Mario dans le monde du RPG puisque Squaresoft nous avait déjà pondu un génial Mario RPG sur Super Nintendo (malheureusement jamais arrivé jusqu'en Europe). Tout va mal au Royaume Champignon ! Une fois de plus, Mario doit sauver la princesse Peach des griffes de l'infâme Bowser. Ce dernier a également pris possession des sept Esprit Etoiles, qui le rendent alors invincibles. Vous devez alors libérer un à un ces esprits afin de pouvoir enfin le vaincre. Le scénario n'est clairement pas à la hauteur d'un RPG classique - surtout à une époque c'est Final Fantasy qui tient le haut du pavé. Toutefois, le ton naïf et l'humour omniprésent lui donnent un cachet loin d'être déplaisant. Paper Mario est principalement un jeu de rôles. Je dis principalement car il garde un léger côté plates-formes, puisque Mario peut sauter (tout de même, il faut garder les bonnes habitudes !), histoire de plus facilement fouiller des décors qui ruissellent de secrets. Le jeu alterne donc entre des phases de discussion, d'exploration, le tout entrecoupé de phases de combats. Ces dernières ne sont pas aléatoires puisque l'on voit les adversaires nous foncer dessus. A nous alors de leur donner un coup de marteau au bon moment histoire d'avoir l'avantage. Car oui, Mario reprend le marteau qu'il avait délaissé depuis l'époque de Donkey Kong au début des années 1980, pour en faire un usage tellement intensif qu'il deviendra rapidement l'emblème de la série Paper Mario. Les combats se font au tour par tour, dans la plus pure tradition des RPG. Tout est simplifié, permettant aux personnes ne connaissant pas ce genre souvent rebutant mais alors en pleine vogue de s'y retrouver rapidement. Et pour les vieux briscards, l'ensemble fonctionne également à merveille. Rapidement dans le jeu, on récupèrera de nouvelles capacités qui nous permettront de contrer les attaques adverses ou d'augmenter les dégâts, en appuyant simplement sur une touche pile poil au bon moment. Cet ajout d'une dose de réflexes apporte énormément de dynamisme aux combats, et sera bien entendu largement réutilisé dans les épisodes ultérieurs. Côté équipement, c'est également très simplifié puisque l'on utilise un système de badges qui confèrent des pouvoirs particuliers. A vous de les trouver, il y en a environ 80 disséminées un peu partout dans le jeu ! La réalisation de Paper Mario est très correcte. Ce n'est pas une prouesse technique, mais le mélange de 3D avec des personnages en 2D fait merveille au niveau de la direction artistique. Voir évoluer ces personnages aussi épais qu'une feuille de papier est à la fois drôle et sympathique. Paper Mario pose les bases d'une série qui ne cessera de proposer des jeux excellents. Il n'a pas pris une ride.
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    Theme Park World

    Ah qu'il est bon de déambuler dans son propre parc, créé avec toute sa passion et sa patience, que l'on a bichonné, et qui maintenant connaît un succès phénoménal ! Et après l'effort, le réconfort, puisqu'au delà de la construction et de la gestion, Theme Park World permet désormais de profiter de ses propres attractions. Une distraction bien légitime, car avant ça la tâche peut être rude et de longue haleine. Guidé par votre dévoué conseiller s'exprimant dans un parfait français, vous ne tarderez pas à voir fleurir vos premières attractions, boutiques et autres commodités. Il vous faudra alors embaucher du personnel compétent pour faire tourner la baraque. Les mécanos réparent les attractions, les balayeurs nettoient, les gardiens contrôlent la sécurité, les animateurs dans leur costume ridicule tentent de faire rire les clients, et les chercheurs se creusent la cervelle pour concevoir des attractions toujours plus grandioses. Les données statistiques disponibles pour chaque aspect de votre gestion s'avèrent par la suite essentielles dans votre quête perpétuelle de rentabilité. Et la simulation atteint son sommet lorsque vous commencez à vous soucier de l'emplacement idéal de chaque construction afin de faire consommer toujours plus ces innocentes petites têtes blondes.
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    Super Smash Bros. Melee

    Première véritable killer app de la GameCube, Super Smash Bros. Melee est un formidable tribut aux univers 8/16 bits qui ont bercé nos enfances et nos adolescences. Recélant un contenu étonnamment riche pour ce qui s'apparente au premier abord à un "simple" jeu de baston, le soft révèle très vite son potentiel aux plus téméraires. Si cette suite ne révolutionne pas la formule, elle reprend avec brio les points forts d'un titre déjà remarquable sur Nintendo 64, en améliorant grandement l'ensemble. Aussi convivial qu'un Bomberman entre amis et doté d'une profondeur de jeu insoupçonnée, ce SSMB se hisse sur la plus haute marche du podium de la jeune ludothèque GameCube, qui accueille pour l'occasion une petite perle de fun.
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    The Legend of Dragoon

    Au coeur d'un univers heroic-fantasy improbable, la lutte contre l'Empire totalitaire de Sandora a atteint son paroxysme. C'est dans ce contexte de guerre sans pitié que le jeune Dart assiste impuissant au saccage de son village, au massacre de ses parents et à l'enlèvement de sa meilleure amie Shana. Le coeur plein de rage, Dart décide d'attaquer la prison où est détenue Shana. La lutte promet d'être belle, d'autant que les motivations de l'Empire vont bien au-delà de la simple invasion barbare. Mais pour parvenir à ses fins, notre héros devra trouver les six Esprits du Dragon ainsi que les six personnes qui pourront les utiliser. Tout ceci dans l'espoir de pouvoir faire revivre ce que les gens du royaume appellent la Légende du Dragon. Épées, sorcellerie et mythes ponctueront une longue quête pleine de rebondissements dans ce RPG qui satisfera sans doute votre désir de retour aux sources du genre.
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    Klonoa : Door to Phantomile

    Klonoa : Door to Phantomile sur Playstation est un titre de plates-formes dans lequel vous contrôlez Klonoa, un être aux oreilles ailées dans un monde où personne ne peut se souvenir de ses rêves, sauf vous. Un jour, l'un de vos songes devient réalité et vous partez enquêter sur ce phénomène avec votre compagnon Huepow à travers 12 niveaux. Servez-vous des ennemis comme des armes ou utilisez-les pour vous propulser plus haut, et découvrez le secret des rêves emprisonnés.
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    Final Fantasy VIII

    Le huitième épisode de la saga abandonne les terres de l'heroic-fantasy au profit d'un certain futurisme. Là où Final Fantasy VII se voulait épique, sa suite montre une nouvelle facette du travail de Squaresoft. Celle qui s'évertue à peaufiner les relations entre les personnages au sein d'une histoire plus proche de la réalité (du moins au début). Au centre du récit, un groupe d'aventuriers en devenir dont le principal membre est Squall Leonhart. Ce dernier étudie dans une université militaire appelée Garden, laquelle forme les jeunes à devenir les membres actifs d'une force d'intervention pour la paix dans le monde, les SeeD. Avec ses compagnons de promotion, Zell et Selphie, son instructeur, Quistis, et son rival de toujours, Seifer, Squall partira en mission pour assister à la capture du président de l'empire Galbadia, lancé dans une course au pouvoir aux côtés de la sorcière Edea. Ce prologue, aussi classique soit-il, nous place au cœur des relations, tantôt tendues, parfois intimes mais souvent comiques entre des personnages au charisme incontestable. Tout le savoir-faire de Squaresoft est bien sûr utilisé pour donner une certaine consistance à l'aventure et aux héros.
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    Breath of Fire III

    Au fond d'une sombre mine de Chrys, où le rare et précieux minerai est récolté sur les restes fossilisés de dragons, deux mineurs s'apprêtent à dynamiter un gisement. Suite à l'explosion, le bloc s'ouvre et laisse apparaître le corps inanimé d'un jeune dragon. Si les choses n'ont rien d'inhabituel jusque là, la surprise est générale lorsque le dragon se réveille. Affaibli par des siècles d'hibernation, il ne résistera pas longtemps aux mineurs qui s'unissent pour parvenir à le capturer. Enfermé dans une solide cage puis embarqué à bord d'un train, il réussi malgré tout à s'échapper sur le trajet en basculant sa cage hors du wagon. Et terminant sa chute au pied d'une colline, le dragonnet se relève et prend soudainement forme humaine. Ryu, puisque c'est son nom, est pour le moins un garçon très énigmatique. Si cette entrée en matière soulève bien des interrogations, le parcours mouvementé du mystérieux Ryu vous livrera progressivement toutes les clés nécessaires à la compréhension de ce récit épique, à travers une enfance marquée par la tragédie, puis une adolescence incroyable.
  8. RomStation

    Final Fantasy IX

    A l’opposé des trois épisodes précédents, Final Fantasy IX nous plonge dans un univers coloré et surtout joyeux : pas de passé sombre comme dans Final Fantasy VI, pas de cité polluée comme dans son petit frère, pas de "réalisme" parfois grisonnant comme dans le huitième épisode, mais plutôt des terres de châteaux, de vaisseaux volants, de voleurs au grand cœur et de courageux aventuriers. Cependant, il n’en revient pas pour autant à cet univers qui caractérisait la première génération de Final Fantasy: on tend à la fois ici vers le conte de fées et vers cette tonalité fantasyste, originaire. Deux royaumes se partagent pacifiquement le continent : Alexandrie (sous le commandement de la reine Branet) et Lindblum, dirigé par le valeureux Cid. Si Alexandrie est la cité des chevaliers (Brutos et autres), Lindblum est plus avancée au point de vue technologique, spécialiste en termes d’aéronefs et repaire de la troupe de théâtre à laquelle appartient le personnage principal. Parce que Djidane (dont le nom n’a cessé de varier au fil des traductions) est bien le héros de ces péripéties : il appartient aux Tantalas, chargés par le roi Cid de capturer la princesse Grenat pour faire pression sur la reine, qui prépare vraisemblablement un mauvais coup. L’affaire tourne à la tragi-comédie lorsque Djidane est prié par la princesse en personne (qu’il trouve déjà craquante)... de l’enlever ! Ainsi naîtra une aventure qui emmènera une troupe improbable à travers ce monde, et au-delà (comme il se doit), à travers un monde varié, tant au point de vue de ses civilisations que de ses lieux, parfois villages accueillants, parfois sombres passages. Rien n’arrête la fantaisie : les magiciens sont partout, les sentiments les plus forts déplacent des montagnes et nos héros se surpassent sans cesse pour fuir une fin toujours prête à frapper : Final Fantasy IX, à coups de baguette magique et de scènes théâtrales, nous entraîne au fond du terrier. Final Fantasy, c’est d’abord une histoire de combats, qu’il s’agisse de terrasser le petit (pas toujours) ennemi ou le boss (pas toujours) redoutable. C’est une histoire de lutte âpre avec un environnement hostile qui ne saurait être dompté qu’avec l’expérience et le bon équipement. Il faut gagner de l’argent et acheter la bonne épée, sinon, c’est la raclée : et ce point est poussé ici à son paroxysme puisque l’équipement est non seulement garant des statistiques des personnages, mais également de leurs capacités. A travers les âges et les modes, Final Fantasy n’a jamais abandonné ce recours à l’équipement, pas plus que la série n’a vraiment égalisé la difficulté des combats : même si le niveau de ces derniers a été nivelé pendant le nouvel âge de la série (je pense en particulier aux épisodes VII et VIII, même si le discours est davantage indicatif que définitif), Final Fantasy IX fait renaître le mythe du combat banal qui se transforme en lutte à mort. Final Fantasy IX est plus qu’un retour aux sources, c’est une fantaisie finale qui s’appuie sur des forces et des caractères accumulés pendant plus de dix ans, au fil des épisodes. Cette synthèse est marquée par la référence au premier épisode, mais c’est bien un hommage à tous les épisodes dont il s’agit. Le gameplay en est le principal témoin: il ne s’agit plus de parcourir des labyrinthes et de parler à des avatars dans des villages anonymes. Les personnages ont gagné en richesse, le monde a gagné en variété et le cheminement est définitivement plus guidé. Ce n’est pas un retour au source, c’est un couronnement.
  9. RomStation

    Crash Bash

    La gamme des jeux exploitant la licence Crash Bandicoot s'étoffe à mesure que le temps passe. Après un Crash Team Racing intéressant, Crash Bash signe le retour du jeu à vocation multijoueur sur PlayStation. Pour le prétexte, il s'agit encore d'une vieille querelle entre les deux entités contraires que sont Aku Aku et Uka Uka. Le Bien et le Mal s'opposent une nouvelle fois dans un combat mettant le sort de l'univers dans la balance. Et pour décider de la victoire, les deux masques organisent un tournoi où chacun demandera à ses forces de vaincre celles de l'autre dans des épreuves d'arène. Comme c'est souvent le cas dans ce genre de jeu, on aurait aimé plus d'épreuves, mais l'essentiel est là. Convivialité, jouabilité et divertissement sont les maîtres mots de ce concentré de fun.
  10. RomStation

    Soleil

    S'il y a bien un Action-Rpg qui a marqué les esprits sur Snes, c'est Zelda: A Link to the Past (Zelda 3, pour faire court). Même si je n'ai jamais réussi à vraiment accrocher, j'accueillis cependant avec curiosité l'annonce de la sortie de son "équivalent" pour la Megadrive, qui sortit en 1994 sous le nom de Soleil chez nous (Crusader of Centy ou Ragnacenty ailleurs). Un jeu qui n'avait pas forcément la partie facile à l'époque des Landstalker ou La Légende de Thor. C'est enfin le jour tant attendu de ses 14 ans ! Le héros, Corona (une bonne traduction de poivrot) a enfin le droit de manier l'épée et de partir à l'aventure. On lui remet l'épée de son glorieux père, avec laquelle de nombreux monstres furent tranchés, et il décide de partir à son tour visiter du pays. Hélas, en route notre petit Link en herbe va croiser une diseuse de bonne aventure qui va l'ensorceler en lui donnant la faculté étrange de parler aux animaux, mais uniquement à ceux-ci. Situation cocasse, troublante, qui va amener notre petit héros à braver des périls inattendus, à travers le royaume, et bien plus... Ce qui saute tout de suite aux yeux en jouant à Soleil, c'est la ressemblance frappante avec Zelda 3 de Nintendo. Le style graphique, la vue adoptée et les couleurs utilisées sont vraiment similaires. Évidemment cela est du au fait que Sega voulait créer son Zelda-like. Vous traversez donc des lieux en tapant des ennemis très variés (toujours dans le plus pur style "couteau à beurre") et en résolvant des énigmes pas toujours faciles (démontrant qu'à l'instar de Zelda 3 le design est gamin, mais le jeu ne leur est pas vraiment destiné), que vous ne pourrez pas souvent résoudre seul. Ici intervient la particularité de Soleil vis-à-vis du soft de Nintendo. En effet, au fur et à mesure du jeu vous récupérerez des animaux qui vous permettront d'utiliser des capacités spéciales. Vous pourrez même combiner deux animaux pour obtenir de nouveaux pouvoirs, un aspect bien sympa qui brise la monotonie de certains lieux. A coté, de nombreux mini jeux viennent aussi apporter un plus, comme par exemple une course à l'intérieur d'une voiture en bois assez sympa, même si on est loin du gameplay de Micro Machines (la référence du genre pour moi), il y a trop d'inertie pour le rendre vraiment jouable. Il n'y a pas de système d'expérience, et, à l'instar de Zelda 3 avec les cœurs, ici il faudra récupérer des pommes (???) pour augmenter son énergie. Vous vous déplacez d'un lieu à l'autre par l'intermédiaire d'une carte très jolie, les nouveaux lieux apparaissant au fur et à mesure que les autres sont finis. Cependant il y a peu de villes à visiter (quatre), et seule une d'entre elles possède une boutique, fort peu intéressante puisqu'il n'y a pas d'équipement à acheter. C'est là un point noir du jeu... Si le système de jeu n'est par parfait, la technique est elle aux petits oignons. Les graphismes, même s'ils sont loin de concurrencer La Légende de Thor (sûrement le plus beau A-Rpg de la machine), sont vraiment jolis et n'ont rien à envier à ceux de leur modèle. Le tout est très coloré, détaillé et on a souvent droit à du scrolling différentiel, il y a des superbes effets de distorsion. Le tout baigne hélas dans une ambiance trop enfantine qui m'a rappelé le jeu de Nintendo.
  11. RomStation

    Tombi!

    Un archipel d'îles perdu au milieu de l'océan et ne figurant sur aucune carte abrite un étrange personnage aux cheveux roses et à l'appétit féroce qui ne porte que des shorts. Ces îles étaient un havre de paix jusqu'à l'arrivée des Vilains Cochons, qui utilisèrent leurs pouvoirs maléfiques pour mettre l'archipel sans dessus dessous. Leurs sbires, les Cochons Koma, profitent alors de cette situation chaotique pour s'emparer du précieux bracelet de Tombi, un présent de son grand père. Tombi! (Tomba! aux États-Unis et Ore! Tomba au Japon) se construit autour de l'accomplissement d'un ensemble de quêtes très originales et variées : apprendre le langage des Nains en les chassant dans la forêt, ramener des poussins, retrouver un souriceau, récupérer le pantalon d'un singe, etc. Ces missions sont autant d'occasions de mettre à profit les nombreuses capacités de notre héros : courir, sauter, grimper, nager... Compléter ces objectifs plus ou moins facultatifs vous rapportera des quantités variables de Points Aventuriers (AP), ces derniers pouvant être troqués contre des objets ou de la nourriture.
  12. RomStation

    Crash Team Racing

    Après s'être distingué sur la Playstation de Sony, le personnage de Crash s'est construit une certaine popularité auprès des joueurs, au même titre que des références telles que Mario ou Donkey Kong. Mais avant de pouvoir s'afficher fièrement aux côtés des autres grands du jeu de plates-formes, une des étapes obligatoires est certainement d'avoir son propre jeu de kart. C'est désormais chose faite grâce à la sortie de Crash Team Racing. Toute l'équipe s'est réunie pour l’événement. On retrouve avec grand plaisir notre héros Crash, mais également tous ses amis et ennemis : Polar, Pura, Dr Neo Cortex, etc. Tous se sont alliés pour vaincre Nitros Oxide, un extra-terrestre belliqueux qui veut transformer la Terre en parking si personne n'est capable de le battre à la course. C'est donc à cette rude tâche que vous devrez vous atteler au travers des cinq mondes proposés par le jeu. Crash Team Racing n'innove pas particulièrement dans son domaine, mais le soft a le mérite d'offrir une réalisation exemplaire pour le support et un gameplay éprouvé qui n'a rien à envier aux meilleurs titres du genre.
  13. RomStation

    Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty

    PlayStation 2 a longtemps rimé avec Metal Gear Solid 2. Le succès de l'une a en effet souvent été associé aux promesses de l'autre et quelques images du génie Hideo Kojima ont presque suffi à élever la machine au rang d'ultime référence. Il faut bien avouer qu'au-delà du succès du premier opus, plus encore que la magnificence des premières vidéos et par-delà la quintessence de la démo, le titre de Konami est devenu un mythe à part entière : l'étendard sacré d'une PS2 en quête de prophète. Mélange de genres, amalgame de cultures, melting-pot technique, cette œuvre est le fruit de l'imagination d'une lignée qui a grandi dans l'espoir d'une réalité virtuelle toute puissante. Dans MGS2, on ne se contente pas seulement de traîner les corps pour les dissimuler. On les secoue pour vider les poches, on les planque dans des casiers, on les balance par-dessus bord, et on s'en sert comme bouclier lorsqu'on se retrouve cerné par des soldats trop humains pour oser faire feu sur leur camarade. Potentiellement, tout ou presque peut vous trahir ! Les tirs issus d'armes non munies d'un silencieux, mais aussi les bruits de vos pas sur les grilles métalliques, les traces humides laissées sur un sol sec, l'extrémité de votre ombre, et même le moindre frémissement que vous ferez en vous tassant au fond d'un casier seront les traîtres témoins de votre présence. Mais Metal Gear Solid, c'est aussi un scénario de folie qui ne dévoile jamais les réponses aux questions qu'on se pose, et qui au contraire multiplie les rebondissements et les révélations inattendues, faisant germer encore davantage d'interrogations dans l'esprit du joueur souvent dépassé par le déroulement de l'intrigue.
  14. RomStation

    Vandal Hearts

    Depuis quelques siècles déjà, le continent de Sostagaria est gouverné d'une main de fer par l'éternelle dynastie Ashah. Sous ce règne, la dépravation et la corruption ponctuent le quotidien des citoyens opprimés. Le charismatique leader Arris le Sage décide alors de mener cette population excédée dans une révolution historique, pour finalement renverser le pouvoir en place et son inflexible Armée Royale. Suite à ces événements, la République démocratique d'Ishtaria est fondée pour remplacer l'ancienne monarchie, et Arris le Sage disparaît mystérieusement alors qu'il était fortement pressenti pour diriger cette nouvelle République. Le jeu débute alors quinze années après cette obscure période, sur l'île de Gillbaris. Au menu de cette passionnante aventure : des complots diplomatiques, des guerres et de la sorcellerie, le tout dans un décor médiéval et sur fond de rivalité intestine entre le héros, Ash Lambert (un membre des forces de sécurité d'Ishtaria), et le chef d'une armée d'élite dépendant elle aussi du gouvernement d'Ishtaria. Un vaste programme pour un excellent jeu de rôles tactique à l'intrigue prenante.
  15. RomStation

    Tomb Raider

    Cynique, athlétique et en mal d'aventures, miss Croft nous démontre avec un brio certain que le jeu d'action n'est pas l'apanage des hommes. Ironiquement, si le soft de Core Design démocratise la féminité ludique, il s'adresse avant tout aux hommes (aux adolescents plus exactement) en ce sens que Lara Croft est pensée non pas comme une icône vidéoludique (ce qu'elle deviendra malgré tout) mais bel et bien comme un objet de désir. De ce postulat de départ naît un jeu d'action/aventure qui n'est autre qu'une extension numérique des péripéties d'Indiana Jones. Quinze niveaux, des tombes perdues, le mythe du Roi Midas surplombant celui de l'Atlantide : voici ce que nous propose ce premier opus. Les dangers ne manquent pas et ne sont que la partie immergée de l'iceberg. En effet, si les affrontements contre des animaux ou quelques mercenaires triés sur le volet ponctuent les moments forts du titre, le gros morceau de ce jeu, et à fortiori de tous les épisodes à venir, tient en un mot : plates-formes. De fait, entre deux rixes enjouées, vous devrez sauter, plonger, courir, bondir, afin de progresser dans des niveaux tentaculaires. D'ailleurs, lorsqu'on rejoue au titre, on se rend compte de la difficulté de la chose induite par un level-design tortueux où il n'était pas toujours facile de distinguer l'ouverture par laquelle passer (et ce malgré la possibilité de regarder autour de nous), le rebord à agripper ou le levier à actionner. Pourtant, on serait presque tenté de dire que tout ceci a participé à la notoriété de Tomb Raider qui reste un soft assez difficile, surtout si vous avez en tête de dénicher tous les secrets bien cachés.
  16. RomStation

    The Legend of Zelda : Twilight Princess

    C’est donc plus de trois ans après The Windwaker que Link reprend enfin du service, pour le plus grand plaisir des fans de la saga. Vivant dans le village de Toal, un havre de paix situé au sud du royaume d’Hyrule, le jeune homme va un beau jour se retrouver aux prises avec des monstres chevauchant d’horribles sangliers. Tentant de poursuivre ces sagouins, Link ne tarde pas à se retrouver devant un mur opaque des plus inquiétants. Avant qu’il ne puisse esquisser le moindre mouvement, une main géante surgit et le propulse dans ce monde de ténèbres, point de départ d’une fantastique aventure. Fantastique tout d’abord par ce scénario diablement bien ficelé et riche en rebondissements, que je ne vous dévoilerai pas par respect pour les créateurs du jeu. Fantastique également pour cet univers d’une richesse incomparable, savant mélange de toutes les œuvres culturelles majeures. Comment ne pas penser au Seigneur des Anneaux lorsque l’on arpente les plaines d’Hyrule sur le dos d’Epona, en combattant des monstres montés sur des sangliers géants ? Comment ne pas penser à Okami lorsque notre héros se transforme en loup ? Au début limitée à certains passages clés de l’histoire, cette transformation deviendra ensuite la pierre angulaire de votre aventure, puisque visiter le royaume de l’ombre pour trouver certains objets ou personnages cachés ne sera faisable que sous cette forme. Plus qu’un gadget, ces phases spéciales permettent de changer radicalement la manière de jouer en octroyant au joueur des contrôles totalement différents de ceux présents habituellement. En temps normal, la maniabilité reste très proche de celle utilisée dans Ocarina of Time et Windwaker. Vous serez ainsi libre d’assigner différents objets de votre inventaire aux touches X et Y, tandis que la touche B sera dévolue aux attaques classiques. Pour les actions contextuelles, vous devrez avoir recours à la touche A. Enfin, le stick C (réservé à l’utilisation d’items sur N64) vous permettra de modifier l’angle de vue. Cette jouabilité déjà éprouvée s’avèrera parfaitement adaptée durant les combats, avec une touche de lock facilitant grandement vos déplacements. Au fil des heures de jeu, vous aurez l’occasion de rencontrer un étrange maitre d’armes qui vous enseignera de nombreuses techniques d’une grande puissance, utilisables en combinant diverses touches. Vous deviendrez ainsi de plus en plus puissant à mesure que le gameplay gagnera en richesse… Depuis Ocarina of Time, le son a toujours eu une importance capitale dans la progression. Ici, Link troque son ocarina contre des herbes qu’il pourra utiliser pour siffler différents airs, et ainsi déclencher des événements comme appeler Epona ou un faucon. Sous sa forme canine, l’utilisation de ces herbes laissera la place à un hurlement poignant d’émotion qui sera nécessaire pour faire apparaitre le maitre d’armes susnommé… L’émotion, un mot auquel ce nouveau Zelda donne un tout nouveau sens. Comment ne pas tomber béat d’admiration devant l’immensité des plaines d’Hyrule, la finesse des décors, les somptueux effets visuels qui vous en mettront constamment plein la vue… On serait presque tenté de dire que les développeurs en ont trop fait si le résultat n’était pas aussi magnifique, féérique. L’univers de ce Twilight Princess reprend les grandes thématiques présentes dans Ocarina of Time, tout en les sublimant grâce à la technologie 128 bits. Les donjons n’en seront que plus grandioses, et le charisme des différents protagonistes s’en trouvera exacerbé. Dans ces conditions, difficile de se résoudre à quitter ce monde merveilleux une l’aventure terminée. Que les plus pessimistes se rassurent : à la quête principale déjà gigantesque, se grefferont une pléthore de quêtes annexes venant porter la durée de vie du soft vers des sommets rarement atteints auparavant. Le déroulement de l’histoire ainsi que l’alternance des différentes phases de jeu vous feront entrer dans une autre dimension, où les heures se transformeront en minutes et les minutes en secondes.
  17. RomStation

    Fire Emblem : Path of Radiance

    Après des années de cantonnement au Japon, la série des Fire Emblem eut enfin droit à des sorties américaines et européennes avec l'arrivée des épisodes GBA. C'est donc tout naturellement que la tendance s'est confirmée avec pour la première fois une sortie internationale d'un épisode de la série sur console de salon. Tout allait pour le mieux jusqu'à ce jour. Ike, orphelin de sa mère, partage l'existence de son père, en charge de la compagnie des "Greil Mercenaries". Encore inexpérimenté, il apprend chaque jour des mercenaires en vue de prendre un jour la succession. Depuis toujours neutre, la compagnie décide de prendre position lorsque la terrible armée de Daien envahit la capitale de leur pays en massacrant la famille royale. Malheureusement Ike va devoir prendre cette succession bien plus tôt qu'il ne le pensait dans la tourmente. Le passé rattrape son père dont la vie prend fin lors d'un affrontement avec un mystérieux chevalier noir. Voici Ike seul à la tête de la compagnie, devant gagner le respect des mercenaires sceptiques et déjouer les embuscades tendues par l'armée de Daien désireuse de mettre la main sur la princesse du royaume. Bien sur, le jeune homme n'a qu'une seule idée en tête dès lors, retrouver l'assassin et le défaire. Un vaste programme, qu'un scénario très poussé et des dialogues subtilement choisis soutiennent parfaitement. Bien évidemment, le gameplay et le déroulement sont très proches de ceux des épisodes GBA. Un pur Tactical qui laisse place entre chaque mission à des longues séquences de dialogues illustrant à merveille le scénario. Les combats se découpent ainsi toujours en deux phases distinctes (alliés/ennemis) où la moindre erreur se paie cash, la résurrection n'étant toujours pas au programme. Les triangles de prédominance des armes et des magies ont été reconduits et aucune catégorie majeure n'a été introduite, les vieux réflexes des routards de la série seront réappliqués. Les objectifs des missions sont toujours découpés entre attaquer à tout va et défendre un certain nombre de tours. Les dialogues avec les habitants sont toujours monnaie courante et on obtient dorénavant presque systématiquement un objet en retour. Les personnages se recrutent de la façon habituelle, à savoir discuter avec eux en combat avec la personne adéquate ou bien automatiquement entre les chapitres. Chaque personnage à sa petite histoire, et vous pourrez engager la discussion avec vos troupes lors des phases de repos. Ces phases de repos seront également l'occasion d'accroître les affinités entre eux, de bien gérer l'équipement et de distribuer l'expérience bonus! Et oui, après chaque mission vous obtiendrez plus ou moins d'expériences à répartir à votre guise aux divers compagnons. Très utile pour remonter les persos à la bourre! On a de plus accès un système de skills qui permet de donner diverses compétences aux persos dans la limite de "chambres" disponibles. Chaque compétence requiert plus ou moins de place et permet d'augmenter des compétences propres comme la précision, de dédoubler ses attaques magiques ou encore de débloquer des attaques spéciales surpuissantes! Une idée excellente qui permet d'obtenir des brutes ultimes en combat. Perpétuant parfaitement l'esprit de la série, Fire Emblem: Path of Radiance est un excellent Tactical, chose rare sur Gamecube. Plus accessible grâce au choix de difficulté et à son système de sauvegarde, il est sans conteste un incontournable de la console.
  18. RomStation

    Harry Potter et la Chambre des Secrets

    L'incontournable Harry Potter poursuit sa tournée des consoles et nous gratifie d'une version PS1 qui ne dépareille pas face à ses concurrentes. La série reste une valeur sûre, y compris en jeu vidéo, et les fans seront une nouvelle fois ravis de retrouver l'apprenti sorcier pour une seconde année à Poudlard. Comme le premier volet, La Chambre des Secrets s'adresse avant tout aux jeunes joueurs, de part son accessibilité, mais aussi de part les situations variées et amusantes que le jeu propose. Dans la lignée du premier opus, ce titre nous offre l'opportunité de revivre les événements les plus importants du second chapitre de la saga, dans un jeu d'aventure mâtiné de plates-formes, d'action et de mini jeux.
  19. RomStation

    Harry Potter à l'Ecole des Sorciers

    Véritable carton dans l'industrie du livre et du cinéma, Harry Potter tente une percée dans le jeu vidéo. C'est Electronic Arts qui s'y colle, sous la bienveillance des studios Warner. Elève à l'école de Poudlar, le jeune Harry Potter s'instruit de l'art de la sorcellerie au sein de la confrérie Gryffondor. A l'instar du livre, vous débutez en première année passant de classe en classe à la rencontre de vos professeurs. Malheureusement, une confrérie appelée Serpentard n'apprécie guère vos progrès et tente tout au long de votre scolarité de vous mettre des bâtons dans les roues. De quoi égayer vos journées. Plongé au cœur d'un Poudlar virtuel, vous vous déplacez dans le château, allant à la rencontre des personnages du livre ou effectuant une série d'épreuves et de quêtes. Si on retrouve avec plaisir une liberté de mouvement propre au genre, les commandes sont toutefois simplifiées pour éviter de frustrer les plus jeunes. Ainsi, notre apprenti sorcier sautera ou grimpera de lui-même à l'approche d'un rebord. Entre les classiques séquences de plates-formes, Harry devra apprendre des sorts sur le principe des jeux musicaux, ou encore voler au moyen d'un balai magique à travers des anneaux le temps d'un match de Quidditch. Un mélange plutôt varié, agrémenté de nombreux dialogues particulièrement soignés qui raviront les inconditionnels de l'œuvre de J.K. Rowling.
  20. RomStation

    Parasite Eve

    Tout commence le 24 décembre 1997. Alors qu'elle se rend à l'opéra à l'occasion d'un rendez-vous galant, la belle Aya Brea, jeune recrue de la police new-yorkaise, est témoin de la terrifiante manifestation d'un phénomène pour le moins spectaculaire. La populaire cantatrice Melissa s'est effectivement métamorphosée soudainement, provocant aussitôt la combustion spontanée de tous les spectateurs, à l'exception d'Aya qui semble étrangement immunisée. En se lançant à la poursuite de Melissa, Aya apprend qu'une entité répondant au doux nom de Eve est derrière ce massacre et que celle-ci partage bien des similitudes avec notre héroïne. Epaulée par son équipier Daniel Dollis, un policier expérimenté, elle débute alors une enquête à travers New-York qui durera six jours, chaque journée écoulée correspondant à un chapitre du jeu. Elle découvrira notamment le pouvoir des mitochondries, des micro-organismes présents dans le corps humain et qui, sous l'influence d'Eve, montrent des velléités de domination de l'espèce humaine jusqu'alors insoupçonnées. En modifiant le code génétique des différentes espèces, ces mitochondries peuvent également créer de véritables monstres qui seront autant d'ennemis à affronter tout au long du jeu. Le scénario s'articule donc autour de ces principes pseudo scientifiques qui, s'il ne sont pas toujours très clairs et vraisemblables, n'en forment pas moins une intrigue prenante.
  21. RomStation

    Rayman

    Il fut un temps où Rayman ne partageait pas l'affiche d'un jeu avec une flopée de lapins arriérés aux gueules de Picasso. Il fut un temps où Rayman était entièrement en 2D. Il fut un temps où Rayman était une référence du jeu de plates-formes. Si Rayman paraît basique, voire banal, lors des deux ou trois premiers niveaux, c'est dans la longueur que son gameplay s'étoffe. Alors qu'au commencement du jeu vous ne pouvez que sauter et ramper, vous acquérez au fur et à mesure de nouvelles capacités octroyées à la fin de certains niveaux par le fée Betila. Rayman apprendra donc à s'agripper aux bordures, à courir, à faire l'hélicoptère avec ses cheveux, et évidemment à lancer son poing, véritable marque de fabrique du personnage. Ce poing peut également lui servir à se pendre à des zéros ailés, et à se balancer comme avec un fouet. Et ces différents pouvoirs ne seront pas de trop pour réussir à libérer les Electoons répartis dans les niveaux. Car c'est là votre objectif : localiser et détruire toutes les cages qui contiennent les petits êtres roses. Elles sont au nombre de six par stage et si on arrive facilement à les dénicher au début, on a beaucoup plus de mal dans les niveaux suivants. Il faut souvent revenir en arrière avec des pouvoirs récemment débloqués pour atteindre certaines cages hors de portée auparavant.
  22. RomStation

    Resident Evil 3 : Nemesis

    Situé chronologiquement juste avant et juste après les événements de Resident Evil 2, ce troisième épisode marque le retour de Jill Valentine au générique, plus sexy que jamais. Notre héroïne a la ferme intention de fuir un Raccoon City infesté de zombies avant sa destruction programmée. Sur sa route heurtée, Jill croisera notamment deux beaux gosses : Carlos Oliveira, un mercenaire latino aux desseins mystérieux, et Nemesis, un boucher au charme scandinave. Le Nemesis est la vraie nouveauté du jeu, celle qui apporte tout son piment au titre. Ses apparitions sont toujours stressantes et apportent un peu de variété à l'action. C'est au joueur qu'il appartient alors de choisir entre l'affrontement ou la fuite, lors d'embranchements qui malheureusement n'ont aucune incidence sur le scénario. Evidemment, effet de surprise oblige, les apparitions du Nemesis ne sont pas toujours précédées par un message invitant le joueur à choisir la voie à suivre. Ce personnage apporte beaucoup à l'ambiance du jeu et lui confère une dimension toute particulière, bien à part dans la saga. Pour le reste, Resident Evil 3 est un épisode qui ne s'éloigne pas des grandes lignes tracées par les précédents opus.
  23. RomStation

    The Nomad Soul : Omikron

    Alors que vous appréhendez fébrilement l'introduction de votre nouveau jeu, un homme vous surprend en surgissant d'une brèche multidimensionnelle. L'inconnu vous explique que son monde est en danger, et bien évidemment vous seul pouvez le sauver. Votre âme innocente prend ensuite possession du corps de votre interlocuteur, et vous voila projeté dans son inquiétant univers par le biais du programme. Maintenant, vous apprenez que le jeune policier dont vous venez d'emprunter le corps (Kay'l) est porté disparu depuis quelques jours, alors qu'il enquêtait avec son partenaire sur une sombre affaire. Le partenaire en question a d'ailleurs été retrouvé déchiqueté, et vous êtes le principal suspect. Ici, il n'est pas question de vous enchaîner à un scénario trop linéaire. Vous êtes en effet relativement libre de vos mouvements, mais aussi de vos décisions. A vous donc de révéler les obscures secrets d'Omikron, explorant l'immense mégapole grouillante, vivante et intelligente.
  24. RomStation

    Terranigma

    Dernier Action-RPG produit par Quintet/Enix sur Super Nes après Actraiser, Soulblazer et Illusion of Gaia (Illusion of Time chez nous), Terranigma (Tenchi Souzou en version originale, ça c'est juste pour la culture) sortit sur notre beau et vieux continent en 1996, au crépuscule de la longue carrière de la Super Nintendo. L'histoire vous place dans la peau d'Ark, un jeune garçon du village de Crysta, unique place où vivent des gens dans l'Underworld (le monde souterrain quoi, où se trouve uniquement de la lave et d'étranges cristaux bleus). Comme à son habitude, Ark vient encore de faire une connerie et se fait engueuler par son grand père adoptif. Après s'être excusé auprès de la personne concernée (au même endroit où on voit sa grande amie d'enfance, Celina ou Elle selon la version, personnage très important du jeu), il retrouve ses compagnons dans la maison du chef du village. D'étranges voix lui arrivent alors aux oreilles depuis la porte secrète que l'on ne doit pas ouvrir. Évidemment, notre héros ne se fait pas prier longtemps pour ouvrir cette porte (heureusement d'ailleurs, sinon le jeu serait vite fini). Comme ses prédécesseurs, ce jeu est un pur Action-Rpg qui propose un univers très riche. Le jeu propose des combats très intéressants du fait des nombreux coups que possède le héros. De plus de nombreuses armes différentes peuvent être équipées par Ark, que l'on récupère ou achète au fur et à mesure du jeu. Par contre les magies sont totalement inutiles. Celles-ci sont contenues dans des anneaux que l'on peut acheter dans les boutiques, chaque anneau contenant un nombre fini de magies. Mais pour être honnête le rapport qualité/prix est mauvais et l'utilité de ces magies m'est apparue assez douteuse. Ark est très maniable et il peut apprendre de nombreux nouveaux mouvements au cours de l'aventure à l'aide d'objets récupérés. Les lieux traversés recèlent d'énigmes parfois plutôt ardues, de labyrinthes et sont très diversifiés, peu étant réellement frustrant (seul le lieu où il faut un escorter un lionceau peut vite taper sur les nerfs). Si les graphismes sont superbes, ce qui marque immédiatement, ce sont les musiques. Dès le premier village, c'est magnifique ! La qualité sonore est excellente, et le thème l'un des plus beaux que j'ai entendu dans une ville. La suite est hélas un peu moins constante, même si l'ensemble reste très bon. Si certaines musiques ultimes (celle de l'Underworld et celle de fin, inoubliables), il y en a pas mal d'assez quelconques, lorsque l'ambiance se dégrade un peu (j'y reviendrai). Mais ce serait bouder son plaisir que ne pas reconnaître que globalement, c'est l'une des meilleures bande-son de la génération. Même constat d'excellence pour les bruitages, aussi bien rendus que diversifiés, on sent que les programmeurs ont choyé leur bébé. Terranigma est un jeu magnifique et poétique qui présente d'excellentes idées et une bande-son fantastique. On peut juste regretter que l'ambiance enchanteresse du début laisse peu à peu la place à une ambiance contemporaine moins prenante et parfois trop décalée. Quoiqu'il en soit, le jeu se place aisément parmi les meilleurs Action-RPG de la console.
  25. RomStation

    Resident Evil 2

    Resident Evil 2 conserve les mêmes règles que son illustre aîné tout en y intégrant quelques apports. Le terrain de jeu se veut beaucoup plus vaste, puisque des pérégrinations dans un simple manoir, vous aurez cette fois la possibilité de traîner vos guêtres dans la ville de Raccoon City, ainsi que dans le laboratoire secret d'Umbrella. Le jeu tient maintenant sur deux CD, chacun étant dédié à l'aventure d'un des deux personnages jouables. Cette fois, le joueur pourra donc incarner soit Claire Redfield, la jeune soeur de Chris qui le recherche activement, soit Leon S. Kennedy, une nouvelle recrue dans la police de Raccoon. Si l'histoire des deux protagonistes reste à 80% identique, vous aurez de nouveau droit à quelques passages spécifiques à l'un ou l'autre des héros qui se retrouveront souvent à plusieurs moments du récit. Le scénario suit son petit bonhomme de chemin avec la propagation du virus T dans la ville de Raccoon, infectant par là-même tous ses habitants. On note également l'apparition du virus G qui va complexifier l'intrigue ou encore une mythologie plus approfondie, notamment grâce à quelques flash-back nous narrant les origines d'Umbrella. Le graphisme gagne en détails, malgré des couleurs beaucoup plus froides et une ambiance un peu plus diluée que celle du premier épisode, mais on reste enchanté par la visite de ces lieux tous plus sordides les uns que les autres.