Le miracle Ducktales 2017

Sign in to follow this  
MaiffaInes

388 views

En 2017, Disney lance un reboot de l’une de ses franchises majeures. Projet risqué, car Ducktales a une image culte qui a tendance à le rendre intouchable. Peu de nouvelles histoires sont créées, que ce soit pour Picsou, Donald ou Mickey et les quelques innovations ont tendance à rester inaperçu, ou du moins, à ne pas vraiment avoir d’adaptation télévisuel. Ce n’est pas pour rien qu’à mes yeux, cette nouvelle série de 2017 est non seulement un petit bijou, mais également un véritable miracle.

 

Produit par Matt Youngberg et Francisco Angones, dont le premier est connu pour des séries de superhéros populaire comme Teen Titans, The Batman ou l’une des nombreuses itérations de Ben 10, la série fait un pari très risqué : réécrire l’histoire de la franchise, réécrire les personnages qui la compose, faire hommage aux séries Disney des années 1980-2000 et le tout avec un nouveau visuel. Autrement dit, prendre le risque que plein de gens remplis de nostalgie déboulent en mode ‘’Vous détruisez notre enfance, c’est honteux, les personnages ne doivent pas être comme ça !’’

 

1.jpg.cd5fb42a0713da8e30ea2b63b1a712e1.jpg

D'ailleurs messieurs dames, voilà à quoi vous ressemblez quand vous sortez cet argument.

De quoi donner envie de rajouter plus de temps à l'avortement.

 

Pourtant, la plupart des gens ayant vu la série seront d’accord pour dire que non seulement elle est de qualité, mais qu’elle est également très respectueuse de ses origines. Mieux, elle puise dans ses origines pour créer de nouvelles histoires. Dans ce premier article, je vais m’atteler à critiquer la série dans son entièreté. Dans un second, qui arrivera peu après et qui sera bien plus court, je ferai un exercice d’interprétation sur la fin de la série.

 

Attention du coup, il y aura des megaspoiler.

 

Ne nous contentons pas de recommencer…

 

La seule chose qu’a la série de 2017 en commun avec son ainé de 30 ans, c’est son début, lorsque Donald se voit contraint de demander à Picsou de garder ses neveux. Mais il n’y a que cela de similaire, puisque dans la série de 2017, on enchaîne sur la découverte de Zaza qui va introduire moult faits d’armes sur Picsou. Contrairement à l’ancienne série, dans la version de 2017, Picsou est déjà au sommet de sa gloire au point d’être un personnage de légende. Mais là j’entre déjà dans les détails. Je pourrais énumérer tout ce qui a été fait de différents alors que ce qu’il y a d’important, c’est la façon de considérer son jeune public.

 

Dans l’ancienne série, on traite les enfants comme des êtres qu’il faut conserver dans l’enfance et ne pas brusquer. La nouvelle série de 2017 considère les enfants comme des adultes en devenir à qui on peut parler de beaucoup de choses du moment que c’est traité avec délicatesse. Et juste ça, ça change énormément de choses, notamment au niveau des enjeux. On n’hésite pas à montrer des confrontations où les personnages, adultes comme enfants, s’échangent des bourre bec, peuvent être blessés, où les méchants tentent de tuer les gentils… et où donc la mort existe, même si délicatesse oblige, la plupart des décès sont écrites de manière métaphorique ou par le biais de synecdoque. Avoir comme producteur un homme qui s’est occupé de séries d’animation sur des super héros a du énormément aider et certaines scènes d’actions sont incroyablement dantesques.

 

Et oui, on a des morts à l'écran.

 

L’humour est toujours présent bien entendu, mais ne gâchera jamais les enjeux, tout d’abord parce qu’il intervient par des doses plus douces (pas faible, juste douce dans le sens où il n’y en a pas moins, mais qu’ils ne créent pas de rupture de ton) et qu’ils servent la plupart du temps à l’écriture des personnages. Et mine de rien, chez Disney qui en vient à faire des blagues de gros pour Thor dans Endgame, c’est un début de miracle.

 

Des Gimmicks en veux-tu en voila

 

Pour ceux qui ne le savent pas, ou qui confondent gimmicks et clichés :

Le Gimmick est un procédé qui défini un objet de narration de manière tellement marquante qu’elle en devient un élément de l’histoire ou du personnage, même s’il peut être utilisé dans des œuvres non fictionnel, comme la publicité, où le gimmick peut prendre la forme d’une musique qui s’incruste dans votre cervelle.

 

 Ducktales 2017 est bourré à ras bord de personnages à gimmicks. Excellente idée je pense, car des personnages, il y en a plusieurs dizaines et si on passait notre temps à essayer de nous rappeler qui ils sont par le biais de la narration, on s’embêterait très rapidement, surtout qu’ils ont parfois tendance à apparaître le temps d’une scène ou deux. Mais surtout, ça permet de respecter la règle première des œuvres audio-visuel : Show don’t tell.

 

4.thumb.png.1558f3e130d04a832d18c5e87a73af47.png

Ici par exemple, on suggère subtilement que Hercule est gay et amoureux de Donald

 

Par exemple, Loulou qui porte un sweet à capuche, qui passe son temps les mains dans les poches, qui entourloupe continuellement tout le monde et qui est le seul avec Picsou à savoir nager dans les pièces d’or, ça en dit beaucoup plus sur le personnage que si on faisait dire tout le temps aux personnages que le personnage est vénal au point d’être plus machiavélique que les méchants auquel la famille Duck est confrontée.

 

Ou bien Flagada Johns, qui peut paraître très con avec son obsession pour Mister Mask mais qui inspire CONTINUELLEMENT les autres personnages secondaires à se comporter héroïquement au point de créer deux super héros, la futur agence tout risque de Tic et Tac et un peuple antique à se révolter contre une momie. Ce mec que tout le monde méprise parce qu’il passe son temps à se crasher avec tout ce qu’il pilote, mais qui passe son temps à vivre ses propres aventures hors champ où il aura toujours une nouvelle conquête amoureuse. Des cons comme ça, moi je ne sais pas pour vous, mais j’en veux beaucoup plus.

 

Alors, bien entendu, au bout d’un moment, la série explicitera ce qu’il veut raconter pour la plupart de ses personnages, mais toujours une seule fois et au bon moment. Pour le spectateur astucieux cependant, ça devient à ce moment-là une forme de récompense, car la série lui donne raison tout en restant cohérent. Contrairement à My Little Pony par exemple qui avait régulièrement besoin de remettre ses personnages dans les même situations, quitte à ce que ça en devienne débile, dans Ducktales, un personnage qui apprend une leçon et qui évolue ne reviendra jamais en arrière.

C’est l’un que l’on a l’un des éléments qui me fait penser que cette série est un miracle : il s’agit d’une fiction qu’il faut suivre continuellement, puisque même les fillers racontent des histoires qui peuvent faire évoluer la psyché des personnages, les relations qu’ils ont entre eux, voir les deux.

 

Un nouveau design nécessaire

 

Je pense que je ne vais choquer personne en disant cela : Disney joue énormément sur la nostalgie et il n’est pas rare de constater un certain immobilisme au niveau de leurs anciennes mascotte, même si parfois on a des fulgurances assez spéciales comme ces nouveaux cartoon Mickey qui ressemblent à des dessins animés Nickelodeon. Encore aujourd’hui, quand on a de nouvelles histoires sur Donald, le design ne change pratiquement pas.

 

Alors forcément, dès qu’une œuvre ose changer un peu le design, on a tendance à le remarquer, comme X Mickey, un univers alternatif où tous les personnages que l’on connaît sont des monstres, en dehors du protagoniste qui lui, a voyagé dans le dit monde. Mais même dans cette série, il y a que des changements mineurs de design, et son héros, Mickey, est celui que l’on connaît tous, donc pas de changement, en dehors du fait qu’en Italie, ce bon vieux Topolino a tendance à s’habiller comme un enquêteur privé.

 

Ducktales 2017 est beaucoup plus radical : les personnages ont des jambes plus grandes, les traits et les silhouettes sont découpés presque à la serpe, pour être moins rondouillards et de manière générale, la plupart des personnages sont de tailles et de physionomie différentes, ce qui permet de différencier Goldie de Daisy par exemple, ou Gripsou de Picsou. Autre ajout, ici un peu étrange cependant : rajouter des chevelures aux personnages qui n’en avait pas, mais de la même couleur que leur plumage. D’un côté, quand on nous dit que les enfants canard naissent dans des œufs et qu’ils doivent éclore, ces chevelures sont donc certainement faites en plumes, cohérence donc. Mais d’un autre côté, plein d’autres personnages ont des coiffures de couleurs variés : Flagada Jones est châtain tirant sur le roux, Goldie est blonde comme le soleil et je vous passe tous les détails, mais il y a beaucoup de possibilités qui deviennent donc étrange dans la logique de l’univers. Là encore c’est certainement parce qu’avec la nostalgie typiquement Disney, on n’a peut-être pas pu tout changer ?

 

5a.thumb.jpg.97af51c8f44be8c7b7eac361fc1e4068.jpg

Avant

 

5b.thumb.jpg.ec37dd6a62b59ce111d000c885f42749.jpg

Après

 

Une autre possibilité soit donc que comme certains peuple ont majoritairement les cheveux noirs, la race des canards aient bel et bien des cheveux (et pas des plumes donc) et que la norme soit la couleur blanche. Une possibilité qui me plaît bien plus pour ma part, car plus cohérente. Mais à vous de faire votre choix.

 

En tout cas, les designs sont très variés et donnent de la personnalité aux personnages, exemple avec les trois neveux :

 

- Riri qui est terre à terre, rationnel mais parfois trop rigide. Comme il est celui qui ressemble le plus à son ancienne version, on lui laisse une chemise bien plate et la casquette, et surtout, son manuel des castors juniors (dont il est le seul du trio à en faire partie).

- Fifi est celui qui ressemble le plus à un héros de shonen japonais des années 2000 : il est un peu con mais également très athlétique. Il est celui qui fait très teenager, avec son polo longue manche en dessous de son t-shirt. Sa grosse houppette peut sembler faire vieillot, mais peut également indiquer un besoin d’attention puisque ça agrandit sa silhouette.

- Loulou est celui qui s’éloigne le plus des origines. C’est un gros pantouflard, fainéant, mais également incroyablement malin au point d’être qualifié de jumeau maléfique par lui-même et ses frères. Il a une chevelure très plate donc, qui couplé à son hoodie vert digne d’une petite racaille des cités, représente parfaitement sa personnalité. A noter qu’il est celui qui se rapproche le plus de Picsou sur certains points, mais également au niveau de sa relation avec son oncle.

 

Le design des personnages va pour la plupart avoir cette volonté de raconter quelque chose à travers lui, ou de rendre un hommage ! Je pense que ce n’est pas pour rien que Picsou porte sa redingote rouge et non sa traditionnel tenue bleue et ses guêtres rouges.

 

C’en est presque une transgression, comme ce Gripsou obèse ou le Flairsou rachitique. Au départ, donner aux antagonistes richissimes de Picsou la même silhouette que lui racontait également quelque chose. Changer tout ça est un gros risque, mais le fait qu’ils y réussissent fait également partie du miracle.

 

La famille, le thème principal de la série

 

Là, je pense que c’est l’une des rares choses qui semble ne pas changer au prime abord. J’ai revu les trois premiers épisodes de l’ancienne série pour essayer de me remémorer un peu, mais dans le fond, l’ancienne série Ducktales se concentre plutôt sur l’aventure et la famille de Picsou est un prétexte à l’aventure.

 

La série de 2017 prend le contrepied de cette logique : l’aventure est un prétexte pour parler de la famille, ou pour approfondir les relations qu’ont les personnages entre eux, et du coup forcément, à créer et à renforcer ces liens familiaux. Mais la nouvelle série va un peu plus loin : ainsi par exemple, Flagada, les amies de Zaza, Mister Mask, Robotik et même Geo Trouvetout sont intégré à la famille de Picsou. Le message étant que la famille n’est pas constituée que de gens ayant des liens du sang entre eux, mais également de personnes avec qui tu as suffisamment d’affection pour les considérer comme faisant partie des membres de ta famille. Ce n’est pas pour rien que dans le final de la saison 1, Picsou propose à Lena une place dans sa famille, tout simplement parce que c’est la meilleure amie de Zaza, qu’elle s’entend très bien avec les neveux et qu’elle a sauvé la vie de Mamie Baba.

 

La famille ce n’est pas seulement choisir les gens qui peuvent la composer, c’est également choisir le lien que tu auras avec ces gens. Le meilleur exemple ici, c’est Zaza qui appela Baltazar ‘’Monsieur Picsou’’ jusqu’à être autorisé par ce dernier à ce qu’elle l’appelle ‘’Oncle Picsou’’. Et quand, à la toute fin, celle-ci découvre qu’elle est un clone formé à partir de son ADN, elle n’hésitera pas à l’appeler ‘’Papa’’.

 

Choisir ses liens familiaux et sa famille, c’est aussi choisir de la renier, bon là on aura que le personnage de Léna par contre, mais soit, son personnage représente beaucoup ce que je vis moi-même à la différence que contrairement à elle, je ne saute pas le pas. Léna est très spéciale, elle est née à partir de la magie de Mystic (ou Magica De Spell si vous préférez). Elles pourraient très bien avoir une relation mère/fille donc. Pourtant, Léna préfère dire qu’il s’agit de sa ‘’tante’’ comme pour mettre une distance entre elles. Et bon, Mystic, vous vous en doutez, pour elle ce n’est qu’une chose corvéable à exploiter, donc même pas de titre.

 

6.jpg.d18febd7fe6cb59530bcc50763e9ff92.jpg

La galerie de personnage au complet

Si dans tout ça, vous n'avez pas un ou deux chouchous, je ne comprend pas

 

Des défauts à noter ?

 

Bien sûr, la série parfaite n’existe pas et n’existera jamais.

 

Tout d’abord c’est une série qui bien qu’elle prenne le temps de boucler pas mal d’intrigues et de pistes, quitte parfois à réutiliser des éléments vus en saison 1 dans le final de la saison 3, a semble il été arrêté un peu trop tôt. En effet, des éléments et des cliffhangers ont tout simplement disparus par la suite alors qu’il aurait été intéressant de les utiliser afin de continuer de développer les personnages. Je pense par exemple :

 

- A l’anti-Mister Mask qui aurait été plus qu’intéressant de réutiliser afin de confronter à la vision de l’héroïsme qu’ont les autres personnages, inspiré par Flagada.

- Au milieu de la saison 3, Mister Mask naît pour de bon, puisqu’il adopte Poussinette. Cependant, à la façon dont elle est intensivement active pendant le final de la série, on peut sans doute émettre l’hypothèse qu’elle devait avoir plus d’épisode pour elle.

- Pareil pour l’Agence Tout Risque de Tic & Tac dont tous les personnages naissent au début de la saison 3 et qui.. réapparaissent là aussi au final quand on montre tous les personnage que le mauvais pilote a inspiré pour qu’ils deviennent des héros. Sans aucun doute devaient ils avoir eux aussi plus d’épisodes.

 

Ensuite, même si ici, ça va diverger : en adoptant une ambiance beaucoup plus pulp, une grande partie de l’innocence et donc, de la partie nostalgique, de la franchise a foutu le camp. Y’a toujours de l’humour et des scènes d’actions basé sur l’humour, mais la plupart des affrontements se régleront beaucoup plus à coup de bourrepif. Ceux qui s’attendaient à des batailles de tartes à la crème et à des persos qui se débarrassent des méchants avec des slapsticks seront forcément déçues.

Vient donc le vrai défaut : le manque de com’ de Disney sur cette série. Concrètement, si vous n’avez pas lu en diagonale, je considère qu’il s’agit d’un petit bijou. Le problème, c’est qu’en dehors de Disney XD, ça n’a pratiquement été diffusé nulle part en France. Une série Disney de cette qualité n’a pas été diffusé sur les chaînes de la TNT, par contre cet hiver on aura encore et toujours les suites Disney pourries qui n’étaient dispo qu’en VHS à la base. Quand c’est Star Wars, avec la série Rebels, on a eu une diffusion impeccable sur Fr4, aucun souci. Maintenant FR4 essaie juste de concurrencer Gully et Teletoon.

 

Je ne sais pas ce qui fait que tout est parti en cacahuète pour les chaînes les plus disponibles, mais beaucoup de séries animées sont devenues très peu disponibles. Entre Adultswim qui rafle toutes les séries de superhéros pour sa chaîne Toonami, et qui se garde aussi les cartoons pour adulte (qu’il produit d’ailleurs, le bon plan), Disney a un énorme boulevard afin de pouvoir de nouveaux s’étendre à tous les publics. Et ils ne le font pas. Resistance n’a pas été diffusé non plus alors qu’il s’annonçait très bien. En fait, si vous n’avez pas d’abonnement à Canal +, la seule et unique façon de découvrir des nouvelles séries d’animations reste l’abonnement à Disney +

Et bon, sur Disney +, avec la pelleté de série Marvel et Star Wars qui sortent chaque année, ce n’est certainement pas les produits Disney qui sont mis en avant, surtout celles qui ont commencé en 2017 et qu’on a arrêté définitivement. Je me souviens que Netflix, à chaque saison de She Ra, ils faisaient de la pub pour vendre leur série, histoire de garder au moins le public des fans au courant. Moi j’ai su que plusieurs mois après que Disney + a rajouté le dernier chapitre de Ducktales sur sa plateforme, uniquement parce que Facebook a diffusé des news au hasard. C’en est presque scandaleux tellement c’est mal vendu… et du coup, mal considérée, car ceux qui vont le chercher risque de trouver quelque chose sur lequel ils auront d’autres attentes.

 

S’il vous plaît …

 

 

Donner une chance à cette série.

 

Je ne vais pas cacher le fait que l’écriture de cet article a été inspiré par la vidéo du Troppeur sur Avatar le dernier maître de l’Air. Le youtuber qualifiant cette série de miracle à cause de son écriture vis-à-vis de Nickelodeon qui est plus axé sur les cartoons comiques avec humour un brin cracra.

 

Par rapport à Disney, Ducktales 2017 a un peu le même statut à mes yeux. C’est une série qui avait énormément de chances de ne jamais exister. Mais contrairement à Avatar, il a été mal vendu et mal distribué, Disney semble même vouloir l’enterrer. Donnez-lui une chance et peut être que, tout comme moi, vous verrez en quoi il mérite de devenir un succès.

 

7.png.e02967685a3709830fc41b4f8bc3ddf9.png

Pis regardez comme elle est choupinoute, allez quoi, donnez lui une chance

 

GOONIES, ChatNoirRetro, Eaarwen and 2 others like this
Sign in to follow this  


1 Comment


Recommended Comments

Merci pour ces souvenirs qui m ont permis de remonter qq annees en arriere ... Mes enfants decouvrent ce reboot avev moins d interet que moi. Par contre, ils regardent de tps en tps le film DuckTales tiré de la serie initiale (une histoire de lampe magique avec l'inevitable, dans tous les sens du terme, Tagada Jones). 😉

MaiffaInes likes this

Share this comment


Link to comment