The Legend of Zelda: Skyward Sword (HD)

Paxdu92

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25 ans ça se fête, le moins que l’on puisse dire c’est qu’en 2011 Nintendo n’a pas lésiné pour sa licence Zelda. Concert, livre, remake, Four Swords offert et un nouvel épisode pour une Wii en fin de carrière. Ce Skyward Sword était ambitieux : monde céleste, révélation sur la mythologie de la série et volonté de nous faire brandir l’épée « en vrai ». Il y avait de grandes attentes me concernant...  Alors mène-t-il jusqu’au 7ème ciel ? Attention, la chute risque d’être rude.

 


Il y a longtemps que je souhaitais écrire un test sur Skyward Sword, mais je me défends de parler de jeux que je n’ai pas fini. Car oui, pendant près de 10 ans il faisait parti des rares Zelda dont je n’avais toujours pas vu le bout, le boss final avait été pour moi le coup de grâce. Si certains considèrent ce jeu excellent, beaucoup le voient comme le mouton noir des épisodes 3D et je vous avouerai me ranger de leur côté. Je reviendrai en détail sur ce qui m’a gêné, mais ce qui va mettre tout le monde d’accord c’est qu’il s’agit d’un épisode radical dans son approche, loin d’être si classique que ça. Rien que tout le gameplay qui gravite autour du motion gaming à outrance suffit à en rebuter beaucoup. Il ne faut non plus oublier qu’à l’époque, si vous n’aviez pas les derniers modèles de Wii, vous deviez repasser à la caisse pour l’accessoire qu’est le Motion Plus (ou une nouvelle wiimote l’intégrant, au choix). Prérequis assez agaçant pour juste profiter d’un jeu (allez, deux si vous voulez Wii Sports Plus). Ce n’est pas faute de proposer un bundle avec une superbe wiimote dorée bien bling bling… que je n’ai pas eu. Néanmoins en consolation, Nintendo a eu la gentillesse de fournir dans chaque boite un CD du concert Master Quest comprenant 9 remix/ medley orchestraux. Merci ! Cependant cela ne suffit pas à faire passer la pilule d’un Zelda qui m’a dans l’ensemble plutôt déçu sur beaucoup de points. Alors qu’il possède de grandes qualités, un jeu véritablement en dents de cie qui alterne les passages poussifs et les idées brillantes. L’attente était haute me concernant, car on n’avait pas eu de nouveaux épisodes 3D depuis Twillight Princess (en 2006) et que le jeu promettait plein de choses, ne serait-ce que son histoire revenant « chronologiquement » au début selon une frise inventée exprès pour l’occasion. Des années après, c’était à prévoir, Skyward Sword est de retour sur Switch dans un remaster proposant HD et légères retouches ainsi qu’une nouvelle maniabilité 100% boutons ! Ah… peut être vais-je revoir mon jugement ?

Ce qui est certain c’est que je garde le même avis concernant le scénario. Celui-ci nous narre lors d’une courte intro à la Wind Waker l’origine du monde avec son artefact divin appelé Triforce, protégé par la déesse Hylia. Lorsque vinrent les forces du Mal, elle le protégea au péril de sa vie et dissimula l’artefact tout en expédiant la race des Hommes haut dans le ciel sur des ilots volants en attendant que la terre redevienne saine. Depuis lors, ils se sont habitués à leur nouvel habitat en voyageant à l’aide de célestrier, des gros oiseaux colorés. On commence donc des siècles après, avec Link (que vous pouvez renommer) se préparant pour son diplôme de chevaucheur de piaf. Une longue intro qui nous présente l’école, le rival Ergo et Zelda la fille du directeur. Sans surprise, Link se voit remettre le titre de célestrier et remporte même le parachale de son amie. Les deux en profitent pour aller faire un tour dans les airs mais hélas un monstre surgit des nuages et emporte Zelda dans son sillon. Il n’en faut pas plus pour que Link parte à son secours avec l’aide de Fay, « l’âme » de l’épée Excalibur qui sommeille secrètement près de la statue de la déesse. Celle-ci va alors guider Link dans le monde terrestre et ainsi espérer retrouver Zelda. Un début de jeu chargé en informations, autant vous dire que vous ne poserez pas les pieds à terre avant une bonne heure de blabla à Celestbourg, seul village de tout le jeu. Cependant, on ne peut pas vraiment dire que ce soit épique avec sa petite ambiance « scolaire », on est loin de l’efficacité d’un Ocarina of Time, du côté épique d’un Wind Waker ou inquiétant de Twilight Princess. Détail qui me ne convainc pas pour un épisode « origine » : non seulement il y a déjà un passé (donc on n’est pas complètement au début) et en plus techniquement l’épée existe déjà. Il faudra attendre la seconde moitié pour la forger ou devais-je dire l’améliorer. Ce qui signifie qu’avant ça il faudra se farcir un premier tiers de jeu guère passionnant, se résumant à un jeu de chat et de la souris. Link arrive sur terre, Fay vous dit que vous avez 98,99% de chance de trouver dame Zelda, et lorsque que vous arrivez au bout du donjon elle vous échappe. Et ce trois fois ! Autre « souci » enfin, le monde est partiellement dépeuplé, restant dans un état sauvage. Heureusement quelques autres races comme les mignons Tikwi (sorte de graines) ou les plutôt disgracieux Mogma (des homme-taupes) pourront vous faire la causette au détour d’un chemin. Ce qui veut donc dire que l’on joue très souvent avec une quasi absence de narration, avec pour seule compagne l’inf-âme Fay qui s’exprime comme un robot. Ce n’est pas elle qui nous fera oublier Midona de Twilight Princess.

 

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L’absence de personnalité de Fay empêche toute empathie pour cette dernière, ce qui est dommage dans un épisode où les personnages et la narration se font plus rares. Pire, elle devient même énervante car la majorité de ses interventions consistera soit à souligner l’évidence, soit à vous prémâcher le travail lors de certaines énigmes. Sur Wii elle servait aussi à vous signaler quand les piles/batterie de la wiimote étaient en rade ou que le pointeur n’était plus centré depuis un moment. J’ai subi quantité d’interruptions lors de mes parties à l’époque qui rendaient l’expérience d’autant plus poussive et le personnage crispant. Heureusement sur Switch, ce détail est maintenant de l’histoire ancienne ! Préférant jouer aux boutons en mode portable, aucun manque de batterie et pas de risque de pointeurs absents. De plus les développeurs ont un peu revu ses interventions à la baisse, même si cela n’enlève rien à son manque total de charisme. Autant vous dire qu’à la fin, sans spoiler, la voir faire ses adieux ne m’a fait ni chaud ni froid. Même si en relativisant elle devient, dans une moindre mesure, involontairement « attachante » dans le sens où il se crée une certaine proximité dû à son omniprésence. Une sorte de compagnon qui devient familière sur la durée.

M’enfin que l’on arrête de se plaindre de Navi d’Ocarina of Time, on ne fera pas plus insipide que l’âme d’Excalibur qui manque de tranchant.

Passé ces deux points fâcheux, en définitive le scénario se révèle plutôt surprenant et bien plus prenant dans sa seconde moitié une fois que s’installe les vrais enjeux qui justifient les errances de Zelda. Voyage dans le temps et malédiction sont au programme, dans un sens on ne change pas la formule puisse que concrètement il sera toujours question de réunir des artefacts pour défaire le retour des forces du mal. Ici symbolisé par l’avatar du Néant qui a pour serviteur le disgracieux Ghirahim. La volonté de proposer un caractère qui lui est propre pour ne pas refaire un énième subalterne simplement démoniaque est tout à fait louable, du coup exit le méchant bien badass ou manipulateur, Ghirahim est… un fou androgyne. Du genre à prendre des postures bizarres, lécher son épée et gémir. Un antagoniste qui ne m’a pas bien convaincu et dont là aussi j’ai du mal à trouver du charisme. Lui reste néanmoins une par de mystère et des interventions rares (pas plus mal dans un sens) qui lui confèrent une sorte d’aura énigmatique. Pour le reste, l’aventure aura son lot de rebondissement et d’excuse pour que vous n’atteigniez pas chaque donjon trop vite. Cependant certains sont quand même un tantinet trop artificiel, comme les nombreuses fois où il faut chercher des morceaux d’artefacts ou personnages éparpillé dan la zone. L’histoire y est plus prétexte et si vous cherchez des enjeux aussi épiques que Twilight Princess ou proche d’un conte comme dans Wind Waker, il y a de quoi être un peu déçu. Certaines révélations tombent un peu à plat car avec un peu de jugeote vous pouvez anticiper, en particulier l’identité de la vieille du temple du sceau que j’avais deviné bien des années avant d’arriver à la fin. Néanmoins la mise en scène très efficace relève le niveau et quelques cinématiques assurent le spectacle, faisant passer la pilule d’une histoire finalement un peu trop convenu pour une « origin story ». Le final en ce sens ne répond pas vraiment à des questions (si tant est que l’on en ait), l’aventure se finissant de façon totalement prévisible : le Mal est vaincu et tout est bien qui finit bien.

 

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L’ambiance permet un peu de relever le niveau, mais comme le monde terrestre est souvent dépeuplé il y a comme une sensation de solitude qui plane, ou du moins une forme de simplicité dans le sens où le découpage en zones donne l’impression de parcourir des niveaux avec un début et une fin. Ne reste alors plus que Celestbourg et ses habitants pour y trouver un peu plus de substance. Bon point, comme Majora’s Mask qui avait lui aussi une ville centrale, chaque PNJ est développé avec son caractère propre et sa petite quête à mener à bien. Entre la petite fille qui se lie d’amitié avec un démon caché, la fille de la consigne qui en pince pour Link ou la lettre d’amour à transmettre entre plusieurs étudiants, il y a pleins de petites histoires assez mignonnes ou rigolotes qui rendent les habitants de Celestbourg attachants et mémorables. D’ailleurs, un détail ne vous aura sans doute pas échappé, il est question de peuple vivant dans le ciel et pourtant vous comprenez bien que la quête réside sur terre. C’est là une des déceptions : le ciel étant finalement mis de côté, relégué pour du bonus et faisant office de transition entre les zones.

Car s’il y a bien un détail qui fâche dans cet épisode, c’est son ciel. Sorte de réminiscence de la mer de Wind Waker, il ne garde pas ses qualités mais ses défauts. Déjà en taille, le ciel n’est pas bien grand (à titre de comparaison la superficie doit être à peine plus grande qu’un carré de la carte de WW). Ce qui dans un sens n’est pas un mal car cela évite de voyager longuement sans rien faire. Et pourtant… la faute à un environnement terriblement vide : on s’empresse d’arriver à destination. Après Célesbourg et une (petite) ile importante pour la progression, vous n’aurez que trois mini-jeux, une auberge et une myriade de micro-plateformes à vous mettre sous la dent. Ces dernières possèdent un ou deux coffres scellés qui ne peuvent être ouverts qu’en activant des Cubes de la déesse cachés sur la terre ferme. Bref, autant vous dire que niveau mystère et aventure on y est pas du tout et au final ce mini monde ouvert déçois pour qui aurait envie de vagabonder. Dommage car mis à part le village (plus grande île), il est possible d’atterrir sans transition, ce qui est assez grisant. La même année, voir un an avant au japon, sortait Solatorobo sur DS qui avait aussi un concept d’île volante et qui a mes yeux est nettement plus convaincant sur ce point là.

 

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Se pose alors la question : était-il possible de faire autrement ? Car l’horizontalité de la mer permet d’accoster puis de traverser les îles à pied de façon classique. Or voler est le moyen de déplacement ultime (pas pour rien si c’est souvent possible à la fin des J-RPG) car l’on peut tout passer. Si Nintendo avait créé des zones complexes que le joueur pouvait zapper à sa guise en les survolant, cela n’aurait pas eu de sens. Quoique, en forçant à fouiller… je pense qu’il y avait moyen. J’ai surtout cette impression que le ciel n’était pas forcément prévu à la base et qu’il aurait été ajouté en cours de route histoire d’unifier facilement les zones entre elles, je peux me tromper mais le gameplay ou la progression ne donnent pas vraiment l’impression d’avoir été pensé autour... Du coup, il y a un truc qui ne fonctionne pas et les aller retour incessant dans les nuages font clairement remplissage bidon et n’apportent pas grand-chose d’un point de vue ludique ou narratif. D’autant plus qu’il n’y a pas de réelle fonction de téléportation. Revenir en ville vous demandera à chaque fois de trouver une statue de sauvegarde et de refaire le chemin à vol d’oiseau. Il n’y a que pour les zones terrestres où vous pouvez choisir vers quelle statue atterrir. L’option s’est néanmoins assouplie sur Switch… à condition d’avoir l’amiibo adéquate.

Car l’autre souci, le talon d’Achille de cet épisode, celui qui m’a tant rebuté : son rythme. Aller-retour poussif, découpage clair et net + puzzles/énigmes incessants au point que la frontière entre donjon et zone extérieure en devient mince. Skyward Sword n’est pas vraiment un jeu d’aventure ! Mais un jeu d’action, dont la formule lorgne presque sur un Super Mario Sunshine avec ses retours dans des zones « niveaux » déjà visités mais avec des modifications et de nouveaux objectifs. Certes cela donne une dynamique propre à ce Zelda, mais qui peut déplaire pour qui attendait une structure plus « classique » axée sur une exploration souple. Car le ciel est le seul et unique moyen d’aller sur terre, dans des zones déconnectées les unes des autres. Il n’y a même plus de cycle jour-nuit, relégué au village pour le besoin de certaines quêtes annexes. Chaque environnement est lui-même structuré en (3 ou 4) grandes zones semi ouverte qui se suivent mais conçus de sorte à être exploré une première fois de façon linéaire en bouclant. Si la zone de la forêt est très agréable à parcourir car espacée, dès le volcan et sa lave qui balisent le chemin ça devient plus dirigiste et impose plus d’action (notamment les lancers de bombes). L’apothéose est alors atteinte dans le désert avec ses sables mouvants et ruine qui dessine un cercle qu’il faut traverser part par part de façon linéaire où il faut s’en arrêt exploiter les objets. Un ennui à l’époque de la Wii, qui m’avait fait prendre une courte pause.

 

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Si l’utilisation intense du motion gaming est tout à fait louable, en plus de bien fonctionner (Motion+ oblige, tout de même), cela s’avère bien plus fastidieux qu’un simple pressage de bouton habituel. Si dans un ancien Zelda tuer un ennemi demandait 2-3 fois d’appuyer sur B, ici ça peut parfois devenir une épreuve à elle seule. Chaque ennemi étant pensé pour vous faire exploiter les possibilités liées au mouvement, ce qui est une excellente idée ! Mais dans la pratique, passé la découverte et surtout au rythme imposé cela peut devenir poussif. Car il ne suffit pas de juste lever la wiimote et agiter bêtement le poignet comme la majorité des jeux Wii, là ce sont carrément des mouvements plus amples et précis qui sont requis. Par exemple une simple plante carnivore va ouvrir sa bouche soit à l’horizontale soit à la verticale, à vous de vous adapter très vite sinon vous ne passerez pas. L’épée n’est pas seulement impactée par la nouvelle maniabilité, les objets traditionnels sont eux aussi repensés ! Au-delà de viser avec arc et lance-pierre, les bombes peuvent être projetées en hauteur avec un lancer en cloche, ou les faire rouler au sol comme une boule de bowling avec le mouvement idoine. Arrivé dans la zone du désert, donc, ce sont de nombreux mouvements qui vous seront imposés, avec un level-design linéaire, un scénario qui n’avance pas et une musique oubliable parachevant une ambiance relativement morne. Sans oublier Fay qui viendra vous casser les pieds, bien sûr.

Mais c’est là où je retourne ma veste. Car tout ce que je critique, c’est l’omniprésence du motion gaming et l’appauvrissement de l’exploration. D’habitude dans un Zelda, le monde s’explore de façon assez « simple » dans des zones semi-ouvertes ; seuls quelques rares passages et autres éléments annexes requièrent les objets. Ici, les lieux sont conçus comme des niveaux blindés de micro-puzzles avec de multiples raccourcis qui, mis bout à bout, finissent par créer des zones semi-ouvertes. Et je dois bien admettre que le level-design de Skyward Sword est plutôt brillant (dans sa proposition). Car il y a à plusieurs reprises une relecture de chaque zone via ses modifications d’environnement et ses raccourcis lors du premier passage. Prenez la forêt par exemple, plus tard il faudra la visiter dans une version inondée. Sans oublier les phases de Psysalis qui vous font tout retraverser sous un nouvel angle où les raccourcis prennent tout leur sens. Une des très bonnes idées : dans la seconde moitié de l’aventure il faudra revisiter chaque première zone de chaque région dans une version « dark » appelée Psysalis. Dans ces versions alternatives plongées dans la nuit et gardées par des espèces de fantômes il faudra, à la manière de Twillight Princess, récupérer 15 perles de lumière éparpillées. Celle-ci confèrent une immunité d’une minute trente avant que les fantômes ne vous traquent. Faites-vous toucher par l’un deux et vous recommencez l’épreuve. Ajoutez la musique qui va bien avec, ces phases sont véritablement stressantes ! Cependant, l’immunité étant assez longue, pour peu que l’on soit bien organisé et que l’on évite bien les halos de lumière ou les flaques qui pourraient vous faire repérer, en définitive ces phases ne sont pas bien dures et le stresse s’amoindrit passé la découverte.

 

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Là où je change véritablement mon fusil d’épaule concernant Skyward Sword, c’est vis-à-vis de sa maniabilité et forcément de son rythme qui en découle en partie. En effet, le principal atout de la version HD étant les contrôles adaptés aux boutons (indispensable pour le mode portable et le model Lite). Et là ça change tout ! Les mouvements étant relégués au stick droit (en principe fait pour la caméra, ce qui mène à quelques complications), il suffit dès lors de coups brefs avec le pouce pour donner des coups d’épée, ramenant finalement à une maniabilité simple et vive bien plus proche des autres Zelda. Sans pour autant perdre une partie du sel de cet épisode puisqu’il faut toujours bien orienter et être précis. Même s’il est vrai que viser avec l’arc revient à une maniabilité ultra classique… Dès lors, tous les passages qui étaient à la longue poussifs avec le bras deviennent tout à fait agréables une fois que l’on s’habitue à ce nouveau style. Seules quelques confusions peuvent se présenter avec la caméra, qui nécessite de rester enfoncé sur L pour que le stick droit change de fonction. Au-delà de ce petit désagrément, ce fut en vérité un plaisir de rejouer à Skyward Sword sous de nouvelles conditions. Le désert se présente toujours comme un coup de « mou » dans l’aventure mais je l’ai traversé sans lassitude cette fois. D’autre part, avec les années et mes attentes de l’époque mises de côté, j’ai fini par accepter le parti pris de ce Zelda orienté action et bien moins exploration. Détail qui m’avait fortement déçu à l’époque au point de dire que le level-design était mauvais parce que non pensé comme les précédents. J’y ai finalement vu un épisode qui fourmille d’idées et qui se renouvelle très souvent dans ses situations. Un peu comme Mario Galaxy vis-à-vis de ces prédécesseurs dans un sens…

Car si le rythme effréné des puzzles et des actions demandées constituait finalement pour moi la cause du désagrément sur Wii (et non le motion gaming en lui-même), une fois avec une maniabilité plus dynamique et demandant moins d’efforts (sans vouloir passer pour une feignasse tout de même) j’ai alors pu « savourer » l’aventure. Le fait que de nombreux objets aient une relecture liée au mouvement permet d’apporter un certain vent frais à la série dans une structure hélas très rigide mais évitant assez bien la répétitivité en variant ses objectifs/situations comme susmentionné. Il n’empêche que les va et vient dans le ciel, revenir à chaque fois trois fois dans les mêmes environnements (avec même un donjon à retraverser une seconde fois) et recombattre certains boss à plusieurs reprises s’avère assez surprenant pour la série. Car Ghirahim se présente comme une sorte de Bowser de Mario 64 : même combat mais un peu plus dur, il faudra aussi affronter à trois reprises le Banni. Sans aucun doute le pire boss du jeu, ce dernier est un monstre gigantesque qui se déplace dans un cratère avec un chemin en spirale. La cause du désagrément étant que l’ennemi échappe assez facilement aux coups, lui courir après n’est pas difficile mais reste bien exaspérant tout de même. Puis bon, une fois d’accord, mais de là à le refaire trois fois… Les autres boss s’en tirent mieux, cela oscille entre le bon et le passable. Mention spéciale au boss du 4ème donjon, un peu long mais aussi épique qu’inventif ! Ce n’est pas pour rien s’il avait été montré dans les trailer de l’époque.

 

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Et les donjons alors, parlons-en. Etonnamment ils ne sont pas très vastes, tout du moins ils sont constitués pour la plupart de très grandes salles avec plusieurs choses à y faire et peu d’aller-retour. Et surtout les ¾ des donjons ne font qu’un étage ! Leurs structures ne sont pas franchement complexes, à l’exception du bateau qui se rapproche plus de ce que l’on a l’habitude de voir dans le reste de la saga. Pas plus d’une clef sur soi et les boussoles ont disparu puisque les cartes indiqueront serrures et coffres. Rajoutez les conseils de Fay et dans l’ensemble il n’y a pas de difficulté pour qui a déjà poncé un Zelda 3D par le passé. Seul le bateau m’a donné un peu de résistance car il repose sur une mécanique originale déjà exploitée dans toute la zone et qui oblige à être assez attentif à une variation d’environnement… pour ne pas spoiler. Dans le même ordre d’idée le dernier donjon se montre particulièrement réussi et complexe dans sa structure, là aussi il vaut mieux laisser la surprise. Pour ce qui et du reste, ça m’a paru globalement classique, seul le 4ème se rattrape par un design qui sort vraiment du lot : Temple aquatique mais avec une architecture très orientale avec des nénuphars et des statues ressemblant à bouddha, le tout avec des couleurs chaudes. On est d’ailleurs loin des donjons lugubres hormis le premier, vite fait. Hélas pas de donjons vraiment mystérieux ou effrayant dans le lot, c’est un peu dommage, la majorité m’a paru un peu fade niveau ambiance.

Malgré leur petitesse il y a pourtant de quoi y passer du temps, le jeu est même long et bien dans la moyenne des Zelda 3D. Comptez environs entre 25 et 30h pour aller jusqu’au bout en prenant votre temps. Sachant que le jeu est riche en contenu et je conseille tout de même de faire le boss rush pour obtenir le fameux bouclier incassable, sinon le boss final serait bien laborieux sans. En effet, Skyward Sword propose aussi d’autres petites idées et innovations dans son gameplay. Les boucliers ont maintenant une jauge de résistance et vos potions comme vos objets pourront être améliorés moyennant rubis et matériaux dans le marché couvert de Célestbourg. Ce qui pouvait être original, à l’époque le craft n’était pas encore trop à la mode. Terre comme ciel posséderont soit des matériaux (crane, corne, gelée…) lâché par les ennemis ou trouvables dans de petits coffres, soit des insectes qu’il faudra attraper avec son filet. Cependant, les objets requièrent pas mal de matériaux différent et en définitive j’ai fais quasiment tout le jeu avec les versions de base… ce qui est suffisant. Charger ses flèches plus vite ou avoir une potion qui donne encore plus de cœurs ne m’ont pas paru d’une grande pertinence. Donc l’idée tombe un peu à l’eau et relève plus du 100%. Autre subtilité, dorénavant lorsque vous sélectionnez un objet dans votre inventaire (qui se présente sous forme de menu radial, bien pratique !) le jeu ne se met plus en pause. Cela dit Zelda n’est pas une série de jeux qui nécessite sans arrêt de grands réflexes, il y a toujours un moment tranquille pour fouiller dans sa sacoche en paix. Enfin en ajout bien plus notable Link peut dorénavant courir, ce qui a pour effet de vider une jauge d’endurance. Plus d’une fois il faudra se ruer, ou tout simplement escalader des parois où il faudra garder un œil très attentif à cette jauge. En bref, entre les mini-jeux, les nombreuses quêtes pour les habitants, le boss rush, trouver tous les quarts de cœur et avoir tous les objets et au max, il y a de quoi faire ! Et même un mode difficile une fois l’aventure terminée. Mais franchement vu l’exigence de certains combat et la précision demandée, cela faisait longtemps que dans un Zelda je n’ai pas autant perdu de vie.

 

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Maintenant, de là à retenter une aventure qui ne propose quasiment aucune incartade dans son exploration ou son déroulé, hormis faire les quêtes quand bon vous semble à Celestbourg... Je ne sais pas. Malgré la relative répétitivité à revoir les mêmes environnements, ils sont variés, en particulier la forêt qui propose aussi une toute autre thématique. La seconde partie du désert, beaucoup plus réussie que la première, a elle aussi des relents de Wind Waker ce qui propose aussi un certain renouvellement dans les paysages. Ce que j’apprécie surtout dans les graphismes c’est la direction artistique et plus particulièrement les textures inspirées du pointillisme (plus largement de la peinture impressionniste). Ce faisant, chaque texture est composée d’une myriade de petites taches de couleurs différentes donnant un grain et un cachet plaisant à regarder, me concernant. Moins convaincant pour certains par contre, les arrières plans un peu trop loin se retrouvent flouté et légèrement représenté sous forme de « tache », ce qui donne un rendu un peu baveux, parait-il accentué sur une Wii branchée à une télé HD. J’apprécie néanmoins ce cachet unique à cet épisode, avec ses nombreuses couleurs il se dégage quelque chose de chaleureux dans ce Zelda contrairement à ses artworks plus dans un style Twilight Princess peint à l’encre. Les proportions et les designs font sérieux mais il y a comme une sorte de cell-shading, sorte de mix entre le sérieux et le cartoon qui permet à cet épisode de trouver son identité par rapport aux précédents volets 3D. Les animations demeurent soignées, l’ensemble fluide et lisible… le seul défaut dans tout ça c’est le chara-design qui souffle le chaud et le froid. Entre les grosses lèvres de Link, la frange + le nez de Zelda, mention spéciale a Ergo qui a… un physique particulier. Dommage car d’autres PNJ, même caricaturaux, ont de bonnes trognes… Ceci étant une affaire de gout, mais rien de vraiment rédhibitoire cela dit.

Il en va forcément de même pour la bande-son qui à l’image du jeu ne me convainc pas complètement. D’autant plus étonnant que de nombreux compositeurs ont travaillé sur cet épisode, mais c’est peut-être ça aussi qui explique une certaine irrégularité dans la qualité. Objectivement et avec du recul, j’admets que Skyward Sword a une très bonne bande-son, Cependant il n’y a que 4-5 musiques que je trouve excellentes… ce qui n’est pas le cas de Twilight Princess par exemple. Le souci c’est que mes musiques préférées sont finalement rares et « mal » réparties dans l’ensemble de l’aventure, parce que ce ne sont pas les thèmes que l’on entend le plus souvent. De ce fait, les musiques qui vous accompagneront la majorité de l’aventure (à savoir : les donjons, les 3 zones, le ciel et Celestbourg) ne sont dans la majorité pas fameuses. Les zones et les donjons surtout ont tous des musiques passe-partout, ce qui contraste avec la musique épique et orchestrale du ciel. Très jolie mais dont la mélodie ne m’a jamais vraiment ému/ emporté. La forêt a quand même un air plutôt entêtant. Mais le reste bof. Et que dire des donjons quasiment tous oubliable avec quelques percussions et une nappe en fond, on est très loin d’un Ocarina of Time et ses ambiances très marquées. La seule qui sort du lot c’est le dernier donjon, alternant très vite passage inquiétant et envolée lyrique, le tout avec un effet de réverbération qui produit une ambiance étrange et presque mélancolique. Au final, parmi les musiques que je retiens, c’est le thème de Fay (que l’on a vite fait au début puis à la fin…), le thème du lac Farora qui est assez doux mais si l’on tend l’oreille s’avère très reposant et rappelle la musique impressionniste, le thème pour deux boss est épique et puissant (bien supérieur au thème du boss final, un comble) sans oublier celui de Celestbourg qui transmet une ambiance à la fois chaleureuse et légère. Enfin, comment ne pas évoquer le thème principal que l’on entend… au générique de fin. Super. Ce dernier est absolument remarquable, car si vous ne le saviez pas, il s’agit en faite du thème du premier Zelda mais composé à l’envers (et donc réorchestré). Et en définitive le thème est aussi mémorable qu’épique ! Dommage que le reste du jeu n’aie pas suivi…

 

Révélation

 


3 Positifs :
+ Des idées et renouvellement à foison.
+ Brandir l’épée apporte une certaine fraicheur et technicité aux combats.
(Wii) + Le CD de musiques offert.
(Switch) + Les nouveaux contrôles au stick !

3 Négatifs :
- Des soucis de rythme et de recyclage.
- Ciel inintéressant et complètement sous-exploité.
(Wii) - Motion Control très lourd à la longue.
(Switch) - ça fait cher le remaster, sans CD offert.
 

 

Conclusion :
Episode inverse du futur Breath of the Wild qui primera sur une liberté totale, Skyward Sword malgré son ciel vous enferme dans des zones terrestres aux puzzle et actions effrénés. Garantissant une grande inventivité mais un rythme, qui couplé au motion control à outrance, peut user sur la durée. Alternant moments mémorables (spysalis, la deuxième partie du désert, le dernier donjon…) et les coups de mou (première partie du désert, Banni, aller-retour dans le ciel) le jeu souffle régulièrement le chaud et le froid. Il n’empêche que si l’aventure m’avait déçu à sa sortie, j’avoue avoir eu grand plaisir à le refaire à défaut de le redécouvrir. Evidemment, si vous n’y avez pas joué à l’époque, laissez-vous tenter par le remaster, surtout si la partie « exploration » n’est pas ce qui vous intéresse le plus. A contrario, si une maniabilité exigeante vous refroidit, ou que vous soyez désireux d’une superbe histoire, de l’épique, des donjons tortueux et de l’exploration libre, alors vous ne trouverez pas votre compte dans cet épisode. Quant aux connaisseurs déçus, à vous de voir si payer plein pot pour jouer dans de véritables nouvelles conditions (et en portable) soit suffisant pour un épisode « mal aimé » et ainsi lui laisser sa seconde chance. En ce qui me concerne je ne regrette pas.

 

Mes notes:    14 /20 (Wii)    16 /20 (Switch)



10 Comments


Recommended Comments

Salut Pax, cela faisait un bail.

 

Skyward Sword ne laisse pas indifférent, soit on l'aime soit on le déteste. Le problème est, comme tu le décris, le manque d'exploration et les zones peu variés. Je pense que Skyward Sword a atteint la limite du système mis en place par Ocarina of Time.

 

En ce qui concerne la jouabilité, la WiiMotion Plus apporte une innovation non négligeable mais perfectible (à force de l'utiliser, bonjour le mal de bras). Heureusement que la version Switch nous laisse le choix car la moindre petite gaffe lors d'un combat difficile (le capitaine pirate) et c'est le drame.

 

En ce qui concerne les donjons, c'est un peu chaud et froid mais certains se détachent du lot notamment la Grande Caverne Antique que je classe parmi les meilleurs donjons de la saga (avec la musique qui va avec).

 

Pour les boss, c'est plus ou moins bon. Le boss de la Caverne est vraiment bien par contre le Banni, cela se passe de commentaires (taper 3 fois ce boss, cela casse de rythme). Mais comparé à Twilight Princess, c'est un peu décevant.

 

Par contre Fay et sa manie de donner les pourcentages, cela énerve plus qu'autre chose. Ghirahim, lorsque tu le vois pour la première fois, tu te dis "Putain mais c'est qui ce mec ?". 

 

Le scénario quant à lui met un temps fou à démarrer (en même temps, les Zelda ne sont connus pour leur scénario). Mais je n'aime pas les romances qui n'en finissent jamais et le scénario de ce jeu est un parfait exemple (Zelda qui , au début de jeu, allait  annoncer ses sentiments à Link et puis c'est le drame).

 

J'ai bien aimé ton test. En tout cas ce Zelda est un peu décevant pour un jeu fêtant les 25 ans de la série, je l'ai aimé mais on pouvait en attendre mieux.

 

Edited by EdwardCarnby96

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Salut Edward ! Effectivement, je ne m’attendais pas du tout à lire un de tes commentaires. ^^
Je ne t'ai pas revu sur RS depuis... 2014 je crois. Qui sait, d'autres anciens reviendront. 😛 

Globalement je suis d'accord avec ton avis, qui reprend dans les grandes lignes tout ce que j'ai évoqué. ^^' (Banni pénible, décevant pour un jeu "anniversaire", motion sympa mais pénible, caverne antique et son boss réussis, etc).
Il y a deux points néanmoins sur le que j'aimerai revenir...
 

Il y a 14 heures, EdwardCarnby96 a dit :

Je pense que Skyward Sword a atteint la limite du système mis en place par Ocarina of Time.

Hmm... je ne vois pas, non. Qu'est ce que tu entends par système exactement ? OoT a surtout permis d'adapter la série aux code de la 3D, mais le système, la structure est la même depuis Zelda 3 (le 1 étant une sorte de brouillon archaïque et le 2 lorgne plus vers le RPG-plate forme). Sinon, l'ADN Zelda est toujours la même, même dans BotW (moins cela dit, les pouvoirs étant fournis très tôt). Sachant qu'en plus, comme toi et moi nos le disons, cet épisode est assez radicale notamment par sa structure très découpé et remplis de puzzle/ actions, ce qui n'est pas le cas des autres Zelda... Donc au final je ne vois vraiment pas où Skyward Sword atteint une limite... Au contraire il se renouvelle pas mal et se différencie bien des autres. Sa différenciation peut lui être reproché pour qui attend un Zelda dans la veine d'Ocarina, justement...
Peut être à la limite dire que le jeu penche trop vers le côté "action" comme un Four Swords, au lieu d'un juste équilibre "action-exploration" que la majorités des épisodes arrivaient à avoir. Il atteint une certaine limite dans ce sens là, peut être. A l'image de son début de jeu: trop pris par la main. Marrant de constater que BotW va dans l'exacte opposé, mais lui a convaincu la majorité sauf quelques un dont moi. ^^'
 

Il y a 14 heures, EdwardCarnby96 a dit :

Le scénario quant à lui met un temps fou à démarrer (en même temps, les Zelda ne sont connus pour leur scénario).

Oui bien sûr, après je comprend bien ce que tu veux dire mais pour nuancer il y a une différence entre scénario et rythme. Que le scénario soit simple n'est pas un soucis parce qu'effectivement tout les Zelda le sont et que l'on peut faire du simple mais efficace: bien raconté. A plus ou moins grande échelle. Par contre qu'il faille une heure avant d'être vraiment dans le bain, puis près de 10h pour connaitre les vrai enjeux, c'est assez dommage. Si encore le final était à l'image de son début... mais pas tant que ça. Il y avait déjà ce soucis dans TP d'ailleurs, mais comme précisé dans le test il y avait une ambiance et le jeu est globalement plus accès scénario. Pour avoir revu le Hooper sur OoT je me rappel à quel point le début de ce jeu est brillant. Le tuto est exhaustif toute en étant simple, permettant à chacun d'aller à son rythme. Celui qui connait déjà peut foncer vers l'épée-bouclier et 10min après on est déjà au premier donjon. Celui qui découvre mais ne veut pas perdre pas de temps fouille à son rythme sans être sans arrêt interrompu par des dialogues/ cinématique, et celui qui découvre et veut prendre son temps peut dialoguer avec tout les PNJ pour être guidé et savoir comment jouer.
C'est dommage d'en arriver là alors qu'avant c'était réussis. Je pense qu'à force de complexifier les jeux + le fait de vouloir être sûr que tout le monde s'y retrouve et ne se perd pas (à l'image de la Wii qui est devenu une console "casual-grand publique") ça amène à des début bavard et très linéaire. Là où avant, 3 dialogues suffisait et hop t'étais jeté dans l'aventure. Quitte à ne pas vraiment savoir comment jouer dans certain jeu old school...

En tout cas, merci pour ton commentaire !  🙂 

Edited by Paxdu92

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Salut Pax

 

Par système, je voulais dire le système exploration-donjon plus mis en avant par Ocarina of Time, comme tu dis, Skyward Sword met plus d'action au détriment de l'équilibre habituel. Surtout que les environnements terrestres sont cloisonnés. 

 

Désolé, je me suis mal exprimé.

 

Pour le scénario, comme tu dis, un scénario peut être simple mais très bien raconté. Je n'aime pas les scénarios trop complexe. J'aurais dû parler de rythme, et le fait d'attendre la deuxième partie pour comprendre les enjeux c'est un peu dommage. Twilight Princess avait une ambiance et une atmosphère qui permet de passer cela au dessus, Skyward Sword un peu moins.

 

Pour mon retour, le site a bien changé. Quel belle époque notamment les discussions dans l'Auberge.

Edited by EdwardCarnby96

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Re salut. ^^

Oui je vois, c'est bien ce que je pensais, mais ce système exploration-donjon-objet existe justement depuis le tout premier Zelda (mais surtout peaufiné avec le 3 qui est plus clair sur la marche à suivre), OoT ne propose rien de plus là dedans et il met plus en avant la narration peut être (c'est celui qui apporte beaucoup de base à l'univers). Parce que c'est ce qui fait l'ADN de Zelda (bien que ce soit optionnel dans BotW mais ça y est encore). Cela dit comme la part exploration ressemble à des donjon si bien que les deux n'on plus de réel différence (les clef et les boss en faite), je cerne mieux où tu veux en venir par "atteint sa limite".

Pas de soucis. ^^
Je vois. D'ailleurs je reviens sur un point noté plus tôt, je trouve ça sympa qu'il y ait une romance entre Zelda et Link, ça reste assez discret. Et ça permet de changer les relation des autres épisode (inconnue/guide et/ ou amie d'enfance). Mais c'est vrai qu'à la fin, sans être décevant c'est un peu dommage de ne pas être allé plus loin et au final la relation entre les deux semble classique. Même plutôt oubliable. Donc je te rejoins là dessus.
TP avait une ambiance et il arrivait aussi à ménager ses effets. Pendant un long moment tu te demande c'est quoi le crépuscule, d'où viens Midona, Xanto on le voit à peine, etc. SS semble un peu vide à par le mystère qui entoure le temple du sceau...

Oui, avec Dagan modo. Ah ah. Après comme tu le sais j'ai jamais été très forum (encore moins aujourd'hui), du coup dans un sens je ne suis pas très nostalgique. Par contre je préférais clairement l'ancien design, là c'est trop sombre et épuré. Plus froid... Le site avait d'ailleurs encore plus changé pendant un temps. Le forum avait été remplacé par un système de groupe. Tu pouvais créer une myriade de sous forum, c'était la foire à n'importe quoi: cinq forum pokemon, deux forum one piece, etc. dont certain complètement vide avec des messages trollesque. Heureusement c'est revenu au simple forum.

Edited by Paxdu92

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Il y a 4 heures, Paxdu92 a dit :

Je vois. D'ailleurs je reviens sur un point noté plus tôt, je trouve ça sympa qu'il y ait une romance entre Zelda et Link, ça reste assez discret. Et ça permet de changer les relation des autres épisode (inconnue/guide et/ ou amie d'enfance). Mais c'est vrai qu'à la fin, sans être décevant c'est un peu dommage de ne pas être allé plus loin et au final la relation entre les deux semble classique. Même plutôt oubliable. Donc je te rejoins là dessus.

 

Comme la plupart des productions japonaise en termes de romance: on sait qu'entre eux c'est le coup de foudre mais cela ne va pas jusqu'au bout. Même si c'est classique, ils auraient pu les faire marier et puis point final. Pas la peine de nous faire miroiter pour rien. En plus cela montrerait la naissance de la dynastie royale d'Hyrule. Par contre, dommage que SS ne montre pas de référence à Hyrule (à part la déesse Hylia).

 

Ah oui avec Dagan, on ne s'ennuyait pas. Pour le changement précédent dans lequel tu fais allusion,  cela devait être un sacré foutoir. 

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Salut Pax ça fait longtemps que je ne t'avais pas vu sur le site (j'ai déjà entendu cela).

Cela fait plaisir de lire un billet d'un autre membre, non parce que ces derniers temps j'ai l'impression d'être le seul survivant 😅

 

Je ne sais plus si j'en avais déjà dit sur un forum ou autre mais j'ai beaucoup de mal avec les Zelda, j'ai beau essayé A Link To The Past, Ocarina Of Time, Twilight Princess et même Zelda 2....ça ne prend pas, je n'arrive pas à expliquer.

Concernant ce Skyward Sword je ne l'ai jamais essayé, je n'ai pas eu la chance de le trouver à un bon prix (et puis je me suis offert la Wii très tardivement) du coup je suis passé à côté.
Personnellement il me tente bien, il y a quelque chose que j'aime bien (les couleurs en somme) et puis je ne crache pas trop sur la motion gaming (j'ai fini Resident Evil 4 sur une wii) même si au bout d'un moment ça fait mal au bras.

 

Maintenant il faut juste espérer que je n'abandonne pas après une heure....comme tout les autres opus 😅  (quoi que Zelda 2 est peut-être le seul opus dont je reviendrais) 

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Il y a 18 heures, EdwardCarnby96 a dit :

Comme la plupart des productions japonaise en termes de romance

Je peux me tromper, je ne connais pas super bien la culture japonaise, mais j'ai cru comprendre que les sentiments sont plus "caché" (il y a un notion de honne et tamae) et de ce fait il n'est pas très bien vu, ou du moins ça ne se fait pas, de dire clairement: je t'aime. Ce qui du coup doit avoir une répercution sur leurs productions où les personnages peuvent mettre des plombes avant de passer à l'acte. Bon après dans le cas de manga et autre série romantique il faut pouvoir faire durer le suspense... 😛 
Mais sinon, je suis d'accord avec toi, je m'attendais à ce qu'à la fin on est la fondation du royaume d'Hyrule, mariage, etc... du coup un poil déçus.

@DrunkenPenPen
Coucou Penpen. 🙂 🐧
Oui ça faisait un moment, je m'en doutais presque qu'on me ferait la remarque. x) Pourtant j'avais publié un test l'été derniers ! (Ys IX) ... C'était il y a pas si longtemps, m'enfin le temps passe vite. J'ai un peu perdu l'habitude (perdu l'envie aussi) de passer sur RS je t'avouerai... Il y a d'autre raisons, je ne vais pas toutes les énumérer, mais je me suis mis sur DeviantArt et ça me prend au final du temps, de plus Aronaar qui m'aide à corriger les fautes d'orthographe était très occupé durant la rentré et je ne voulais pas l'importuner avec des corrections, du coup ça a fait une espèce de pause de 2 mois. Pourtant j'ai un p'tit stock de test presque finit d'écrit, donc je pourrai publier bien plus souvent en faite... (d'ailleurs j'évoque Solatorobo, j'ai une critique qui date de 2014. x) Mais avec mon exigence actuel + le format du site qui a changé entre temps faudrait que je modifie). En plus j'écris autre chose en parallèle et j'ai voulu me concentrer sur ça plutôt que des critiques. Bref, plein de choses...


Je comprend ta situation de survivant, effectivement j'étais surpris de voir que tu as enchaîné trois articles d'affilé (dont deux sur Sailor moon, il faudrait que je les lise). J'avais lu ton article sur DBZ mais j'ai pas pris le temps d'écrire un commentaire... ^^'

Je me rappel que tu n'es pas fan des Zelda, je crois que tu l'avais dit en commentaire mais je ne sais plus quel test (peut être évoqué sur FF VII) et effectivement peut être dans le forum aussi. Tu as quand même essayé les "classiques"... si tu n’accroches pas plus que ça, pas la peine de persister. Sinon je t'aurai bien conseillé Link's Awkening (DX, il est en couleur) car il a le mérite d'être assez "simple" et plutôt dynamique, il ne se perd pas en mécanique (double monde, voyage dans le temps, etc). Un espèce de concentré de Zelda dans la forme la plus simple et efficace. Et il a une belle ambiance. ^^
Si Skyward Sword t’intéresse, peut être que c'est aussi pour son côté focalisé sur l'action. Dans ce cas là, je pourrai te conseiller les Four Sword mais je n'en suis pas fan, surtout Adventure qui est assez poussif... Par contre Triforce Heroes (si tu as une 3DS) est vraiment sympa pour le coup ! 🙂 J'avais écris une critique, mais la mise à jour du site a retiré toute les images donc ça doit être un peu indigeste à lire. ^^'
J'ai vraiment du mal avec Zelda 2, j'aimerai bien l'aimer mais il est vraiment trop dur et archaïque... je suis pas allé plus loin que le second donjon. J'aimerai beaucoup qu'il y ait un remake, ce jeu a du potentiel.
RE 4 sur wii j'en ai entendu du bien, je l'avais vu à plusieurs reprise en occas' et j'ai failli le prendre et puis... non. Mais je l'ai sur Switch, je regrette quand même qu'il ne propose pas du motion en bonus, pour le Okami HD ils avait au moins fait cet effort (en plus d'ajoute du tactile). 


Si tu as l'occasion de l'essayer, surtout qu'en une heure dans celui là tu verras pas grand chose, bon courage. 😉

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Il y a 3 heures, Paxdu92 a dit :

Je peux me tromper, je ne connais pas super bien la culture japonaise, mais j'ai cru comprendre que les sentiments sont plus "caché" (il y a un notion de honne et tamae) et de ce fait il n'est pas très bien vu, ou du moins ça ne se fait pas, de dire clairement: je t'aime. Ce qui du coup doit avoir une répercution sur leurs productions où les personnages peuvent mettre des plombes avant de passer à l'acte. Bon après dans le cas de manga et autre série romantique il faut pouvoir faire durer le suspense... 😛 
Mais sinon, je suis d'accord avec toi, je m'attendais à ce qu'à la fin on est la fondation du royaume d'Hyrule, mariage, etc... du coup un poil déçus.

 

Bon à savoir, merci. Je me coucherais moins bête, ce soir 😁

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Il y a 5 heures, Paxdu92 a dit :

je me suis mis sur DeviantArt et ça me prend au final du temps


Aah ! Je serai curieux de voir des travaux, tu avais déjà présenté un dessin sur Final Fantasy X sur le site (il m'a fallut un temps pour comprendre que c'était ton dessin😅).

Je comprend tout à fait pour le manque de temps, j'ai de plus en plus de mal à gérer mon rythme mais je tiens la barre pour l'instant au détriment d'autres projets comme mon récit "Karma Girls" mais qui n'est pas mort, il subit un gros reboot.

Il y a aussi mon envie de réellement faire un site pour mettre mes billets et en traité des plus "adultes", je suis même tenté à faire du let's play mais on verra si je m'adapte bien à cela.

 

Il y a 5 heures, Paxdu92 a dit :

Je comprend ta situation de survivant, effectivement j'étais surpris de voir que tu as enchaîné trois articles d'affilé (dont deux sur Sailor moon, il faudrait que je les lise). J'avais lu ton article sur DBZ mais j'ai pas pris le temps d'écrire un commentaire... ^^'


DBZ ça date (petite recherche) d'Avril....en effet ça date ^^ 
J'ai terminé Sailor Moon, du moins la série original, je pense traité le manga et le remake mais pas tout de suite, et puis il y a aussi les jeux Sailor Moon (qui sortira sous peu...j'espère) mais un autre jeu passera avant qui lui sortira le mois prochain sûr et certain. J'ai même prévu un sacré teaser sur le site, j'espère juste que les modérateurs ne vont pas péter un câble quand ils le verront 😅

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Le 26/11/2021 à 23:42, DrunkenPenPen a dit :

Aah ! Je serai curieux de voir des travaux, tu avais déjà présenté un dessin sur Final Fantasy X sur le site (il m'a fallut un temps pour comprendre que c'était ton dessin😅).

Oui, je m'en rappel, c'est pas grave. 😉 Tu ne pouvais pas savoir, enfin je ne l'avais pas dit clairement et ma signature est petite. J'avais aussi fait un dessin pour Secret of Mana juste avant ça. 🙂 Du coup voici ma page: https://www.deviantart.com/lpaxl . Il n'y a pas grand choses, je ne suis pas très productif et je l'ai ouvert que depuis quelques mois. J'ai aussi un site (wix) qui me sert de porte folio, mais tu y trouveras à peu près les mêmes choses. ^^
Après c'est aussi un manque d'envie (ou tout simplement de l'oublie en faite), j'avoue. Car du temps en soit j'en ai, plutôt que de jouer à la switch ou regarder un film par exemple je pourrai aller sur RS à la place. ^^'
Tu t'en sors bien niveau rythme alors si en plus tu n'as plus trop le temps... bon courage !
J'avais lu le premier chapitre de Karma Girl, j'avais bien aimé. Un peu trop sanglant/ sinistre à mon gout, mais pourquoi pas. Tu n'etais pas satisfait par ce début ? J'avais lu qu'Aro t'avais aider à corriger, j'imagine qu'avec le temps et les correction tu as un peu plus maturé le projet. ^^ Tant mieux si tu continues, je me demandais si ça avait avancé.
Je t'avouerai que je suis pas fan de let's play, c'est un peu la mode j'ai l'impression, mais si à l'occasion tu en fais je serai curieux d'y jeter un oeil. 🙂

 

Le 26/11/2021 à 23:42, DrunkenPenPen a dit :

J'ai terminé Sailor Moon, du moins la série original, je pense traité le manga et le remake mais pas tout de suite, et puis il y a aussi les jeux Sailor Moon (qui sortira sous peu...j'espère) mais un autre jeu passera avant qui lui sortira le mois prochain sûr et certain. J'ai même prévu un sacré teaser sur le site, j'espère juste que les modérateurs ne vont pas péter un câble quand ils le verront 😅

Okidoki. Je ne m'attendais pas à autant de saisons. ^^ Curieux du remake d'ailleurs, je m'étais renseigné vite fait sur sens critique, j'ai lu que c'était plus fidèle mais que ça avait moins de charme (peut être de la nostalgie). Et oui je me demandais à quand les jeux, depuis le temps ah ah. 😉 
Tu va faire des trucs avec le forum ? ^^ Sinon je pense pas, enfin les modo savent que t'es pas un troll, j'espère qu'ils te laisseront faire... ça me rend curieux en tout cas.

Edited by Paxdu92

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