Le Tombeau des lucioles

DrunkenPenPen

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     Le studio Ghibli est probablement l’un des studio le plus célèbre dans le domaine cinématographique, c’est simple, qui ne connaît pas ce studio ? Qui n’a jamais entendu parlé d’Hayao Miyazaki ? Qui n’a jamais vu ne serait-ce qu’un de ces films ? Hélas oui, des gens qui n’ont jamais vu un Ghibli existent et je ne parle pas des nouveaux nées, trop facile.

Dans ce cas, bienvenue à toi qui a décidé de faire le premier pas comme moi il y a quelques années de cela et même encore aujourd’hui, je n’ai pas vu tout les Ghibli. La première question que tu va te poser est par lequel des films va tu commencer et je peux t’affirmer….Ah ! Tu as choisit Le Tombeau Des Lucioles d’Isao Takahata, c’est un bon choix mais tu est sûr de commencer par….Vraiment ? Ma foi, tu est bien courageux, surtout que ce n’est pas un film de Miyazaki et j’aime varié les plaisirs, alors laisse-moi te présenter ce film si particulier du studio Ghibli…..par contre, j’espère que tu as un paquet de mouchoir, tu va en avoir besoin, crois-moi !

 

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à gauche, l'affiche original du film et à droite une première édition DVD sorti en France (Je le possède)

 

                Nous les Lucioles, quand nous apparaissons, s'éclaire la forêt ! ( Whoa la référence !)

 

    Le Tombeau des Lucioles est un film sorti le 16 avril 1988 par Isao Takahata, c’est même son premier film.

Qui est Isao Takahata ? Les plus fidèles d’entre vous se souviennent que j’avais mentionné ce nom dans mon billet sur Nausicaä De La Vallée Du Vent, il y a un plus d’un an de cela.

Takahata est aussi le réalisateur de Pompoko (1994) que je vous conseille….encore un film qui mériterai que je m’y attarde.

 

Petit rappel, Isao Takahata est le cofondateur du studio Ghibli avec son copain Miyazaki suite au succès de Nausicaä, je vous redirige à ce billet si vous ne l’avez jamais lu https://www.romstation.fr/blogs/entry/11047-nausicaä-de-la-vallée-du-vent/

 

Isao Takahata avais rencontré Miyazaki lors d’une grève à la Toei en 1959, ces deux hommes sympathise bien et travaillèrent ensemble sur plein de projets dont Heidi, la petite fille des Alpes (1974). La suite est simple, Nausicaä et la création du studio Ghibli.

Remettons nous dans le contexte, Le studio Ghibli connu le succès avec son premier film Le Château dans le ciel (1986) dont Takahata en était le producteur comme ce fut le cas avec Nausicaä.

 

« Objection ! Nausicaä est sorti avant Le Château dans le ciel, donc ce n’est pas le premier film de Ghibli »

Certes, mais Nausicaä n’est pas un film Ghibli ‘Techniquement’ malgré que c’est la même équipe car à l’époque, Ghibli n’existait pas mais si tu avais lu mon billet sur Nausicaä, tu l’aurai su ^^

 

Je disais donc que Le Château dans le ciel était un carton et que Miyazaki était en train de plancher sur son prochain film, un certain Mon voisin Totoro (1988).

Quand à Takahata, il souhaite revenir en tant que réalisateur, lui qui était plus connu comme producteur pour ce studio. Il fait un documentaire sur le canal de Yanagawa en 1987 (prise de vue réelle) mais un jour sur son bureau, se trouve un projet d’une adaptation d’une nouvelle, La Tombe des lucioles !

 

Car oui, Le tombeau des lucioles est une adaptation de la nouvelle La Tombe des lucioles d’Akiyuki Nosaka, publié en 1967 et recevant le Prix Naoki, prix destinée aux jeunes auteurs.

Le récit raconte la survie de deux enfants pendant les bombardements de Kobe en 1945 et si je parle de cette nouvelle, c’est parce qu’il est semi-autobiographique !

En effet, Akiyuki Nosaka à perdu sa famille lors de ses bombardements et à vu sa sœur mourir de Dénutrition, fessant de lui le seul survivant.

Il a écrit cette nouvelle pour se libéré de la culpabilité et du traumatisme de n’avoir pas pût sauver sa sœur.

 

Le Saviez-vous ? Les Lucioles et les bombes.

 

Anecdotes un peu technique mais il faut savoir que le titre de la nouvelle n’est pas écrit en Kanji habituel mais avec un autre Kanji (me demandez pas lequel, je ne saurais pas vous répondre).

Ce qui est intéressant, c’est que le mot « lucioles » se prononce littéralement « Hotaru » qui veut dire « le feu qui tombe goutte à goutte », si vous avez vu le film, ça fait référence aux bombardements.

D’ailleurs, il y a un bombardier qui se cache dans l’obscurité de l’affiche du film, vous pouvez vérifier il est au dessus du titre du film.

 

Akiyuki Nosaka été plutôt réfractaire à l’idée d’une adaptation cinématographique, il avait peur que ça ne retranscrit pas l’horreur de la guerre qu’il avait vécu mais quand il a vu les planches du film, il fut surpris de revoir son quartier et de l’avoir reconnu tel quel.

Il faut savoir que le film est aussi un peu biographique pour Takahata car il a connu aussi les bombardements à la même époque, fuyant en pleine nuit avec sa sœur et n’ayant pas de nouvelles de ces parents durant deux jours !

 

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Nos deux héros qui regarde leurs ville brûler

 

                La nuit du 21 Septembre 1945, Je suis mort

 

   Voici comment le film s’ouvre, un plan fixe sur le héro du film, Seita, qui nous regarde dans l’obscurité et prononçant cette phrase qui sert de titre à cette partie. En réalité, il regarde un enfant qui est mort dans l’indifférence et dans une gare avec d’autres enfants, cette enfant c’est lui…..Vous avez compris, le ton est donné dès les premières secondes et on ne va pas rire.

 

J’adore cette ouverture, elle me donne des frissons et on est directement concerné, c’est simple et efficace.

Il est rejoins par une petite fille qui n’est rien d’autres que sa sœur, entourés de luciole et heureuse de revoir son frère, ils partent du champs et le titre apparaît. Nous comprenons que nous allons suivre des âmes errantes qui vont revoir leurs derniers instants ou plutôt qui vont nous racontés ce qu’ils ont vécus car c’est une invitation aux spectateurs conscient dans quoi ils ce sont embarqués, comme ces enfants qui monte dans un train, ce n’est plus un film c’est un voyage !

 

Je ne vais pas vous mentir, j’ai vu ce film très récemment bien que je connaissait son existence et surtout la réputation qu’il s’agit d’un film très triste.

Pourquoi maintenant ? Si vous avez lu mon précédant billet sur les films Sailor Moon, j’avais mentionné ce film et de plus, le film était sur Netflix, j’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai regardé.

Si à cette lecture, vous voyez de la réticence, et bien, vous avez raison mais je l’expliquerais un peu plus tard.

 

Parlons plutôt de la particularité de ce film, il s’agit probablement du film qui fait le moins penser à du Ghibli, en faite, je l’ai su qu’au visionnage du film que c'était de ce studio !

Pourquoi j’affirme cela ? C’est très simple, imaginez votre Ghibli préféré, souvenez-vous de la particularité de ces films….ici, il n’y a absolument rien de cela !

 

Le premier point concerne le réalisme du film, oui ce film est réaliste ! Quand on pense à Ghibli, on pense à des créatures étranges, parfois sauvages, des gros loups ou des petits écureuils trop mimi.

Ici, vous n’aurez droit qu’à des lucioles réalistes qui meurt en une nuit, la dur réalité de la vie.

 

En parlant de dur réalité, il y a aussi (et surtout) la dur réalité de la guerre : Des maisons qui brûles, des cadavres qu’on laisse traîner ou qu’on brûles, des blessées qui souffrent le martyre, la misère, la pauvreté ou encore la faim….je continue ou vous avez compris que la guerre c’est moche.

 

Moche et injuste même car si le film montre bien quelques choses, c’est que les victimes de la guerre sont avant tout des civiles et en particulier des enfants.

Autant vous le dire toute de suite, les enfants s’en prennent pleine la gueule puisqu’on les laisse littéralement crever de faim, sans réconfort d’avoir perdu leur mère et leur maison.

L’exemple qu’on a tous en tête est la tante qui est heureuse de revoir les enfants de son frère, surtout avec plein de nourriture mais quand il n’y a plus rien, on les traites de piques-assiettes et on les isoles, pour ne pas dire les ignorés et on les laisse se démerdés parce que ce ne sont pas nos gosses etc.…

 

Vous l’aurez compris, c’est ce qu’on appelle une salope.

 

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Ces séquences Poétiques permettent de respirer un peu.... mais uniquement un petit peu.

 

Excusez-moi de cette vulgarité mais il faut dire que le film vous prennent littéralement aux tripes, je veux dire par là que je me suis senti mal durant presque tout le film, j’ai l’impression d’avoir été pris en otage et d’être impuissant face à ce que je vois.

Cette émotion a été souhaité par le réalisateur, il dira même :

 

« Je suis persuadé que le dessin animé est le mode d'expression artistique idéal pour représenter une histoire d'un réalisme aussi brutal. Quand le film sera terminé, les spectateurs seront de cet avis. »

 

Je n’ai jamais vu une affirmation aussi vrais et je comprend vraiment pourquoi l’auteur original à donner son accord au projet.

 

Un autre point qui montre que ce film s’éloigne énormément de Ghibli : La rêverie et l’espoir.

Deux mots que vous pouvez déjà abandonner dans votre pensée, d’abord, le début du film montre en réalité la fin du film.

 

« Qu’est-ce que tu me chante là ? » et bien la rêverie se limite aux lucioles qui brillent dans la nuit et apporte d’une certaine manière de la chaleur, du moins quand ils sont vivants.

Parce que les lucioles sont symboliques de leurs vies éphémères : c’est beau mais ils meurent vite.

 

Une réplique me vient à l’esprit : « Pourquoi les lucioles meurent toute de suite ? »

C’est Setsuko, la petite sœur de Seita qui prononce ces mots au moment où elle enterre les lucioles….

 

Révélation

….tout en apprenant à son frère qu’elle est au courant que sa mère est morte.

 

Voyez où je veux en venir ? Les lucioles symbolise les victimes de la guerre, ils vivent à peine plus longtemps qu’une luciole.

 

Du coup, vous comprenez que derrière la poésie des lucioles, se cache une élégie funèbre qui montre l’absurdité de la guerre et l’importance de la vie.

Là où le film frappe fort, c’est qu’on est jamais dans l’élégiaque, c’est à dire que les personnages ne se plaignent jamais, pleurent très peu…..le film ne parle pas, il montre et fait ressentir aux spectateurs l’horreur.

 

Cependant, il existe bien quelques séquences de douceurs, un souvenir chaleureux et simple des enfants mais mélancolique aussi car on comprend que ce souvenir est du passé et que maintenant, plus rien ne sera plus comme avant.

Un simple jeu sur une plage pour oublier un court instant les drames de leurs vies, un bonheur simple….on est loin du chat-Bus, hein ?

Bref, le film possède une écriture simple mais horriblement efficace.

 

Pas de créatures fantastiques pour venir en aide, pas d’alliés ou de fille à sauver, seule une poésie mortuaire et la survie dans un monde cruelle où les adultes ont perdu le contrôle dans leurs folies.

C’est ce que j’appelle, l’anti Ghibli.

 

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Mort, Désespoir, Impuissance, Rejet, Violence....Ces mots résume bien le film !

 

Je crois que j’ai besoin, comme vous, de respirez un petit peu. Le film est tellement cruel qu’on supporte les drames qui s’enchaînent.

Il faut dire que le réalisateur est plutôt connu pour ses histoires tristes et ses engagements politiques qui rejoignent ceux de Miyazaki, c’est à dire la volonté de vivre dans un monde en paix.

Ce n’est pas uniquement tout ce que j’ai dit auparavant qui me font dire ça, c’est que le film aime beaucoup jouer sur ce que l’on voit et ce que l’on entend.

 

Revenons à notre chère tante, elle reproche à Seita de ne pas contribué à l’effort de guerre et lors de mon visionnage, je me suis dit : « Pourquoi il ne fait rien ? »

Le film ne le dira jamais d’une certaine manière parce qu’on peut le deviner.

 

Il ne veut pas, tout simplement ! Il s’est fait avoir par ses illusions (comme nous tous), croyant pouvoir revivre une vie normale mais la tante va tout faire pour les dégager, allant même jusqu’à reprocher le moindre fait et geste (comme le fait que Setsuko pleure les nuits).

 

Mais c’est surtout une scène qui attira particulièrement mon intention.

Au moment où les enfants sont dans leurs nouvelle habitation (un abris), ils capturent plein de lucioles pour éclairer leur nuit, c’est une scène très connue.

Alors qu’il rêvasse, Seita voit littéralement un défilé militaire, des navires qui partent en guerre et à on sont bord : son père.

En effet, le père des enfants est un militaire haut gradé et à plusieurs moment dans le film, on peut voir Seita fière de son père, souhaitant même,un jour,être militaire.

 

Je pense que le film dénonce la propagande car à chaque fois, les militaires sont fière et triomphant….et il y a le retour à la réalité, si vous êtes nul en Histoire, sachez que le Japon n’a pas gagné la guerre.

Dans le film, le retour à la réalité est plutôt brutal et ce qui est douloureux n’est pas vraiment le fait qu’on découvre la vérité (on l’avais deviné depuis bien longtemps) mais plutôt de voir que Seita y croyait.

 

La structure du film est vraiment bien pensée, le fait de suivre des fantômes qui revoit leurs vies revient d’une façon à une forme d’introspection et insiste bien sur des non-dits du film comme la culpabilité de Seita de ne pas réussir à protéger sa sœur.

Je pense à la scène où il se bouche les oreilles et ferme les yeux pour ne plus entendre sa sœur qui pleure. Cela montre son incapacité à faire quoi que ce soit….au fond, nous somme à la même place que lui et c’est dur de ressentir ce genre de sentiment.

 

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Un des rares moments de joie de ce film, autant vous le dire qu'on le savoure au vu de ce qui nous attend !

 

              Alors on leur dira de suivre la ligne des maisons en feu, de se faire une raison....

 

Parlons de ce qui entoure le film.

D’un point de vue technique, Isao Takahata voulait se démarquer des autres films en s’éloignant du rendu habituel en cellulo. Malheureusement, le studio ne lui a pas laissé le temps et l’argent, il a dû se résoudre à utiliser la méthode traditionnel mais il est intéressant de voir qu’il avait ce désir de faire quelque chose de nouveau quitte à se vautrer.

 

Le problème de ce réalisateur est qu’il prend trop son temps et le film prend énormément de retard, ce qui lui a valu de finir le film avec une scène inachevée. Ajouté à cela des problèmes techniques et logistiques à cause de la production de deux films simultanée et d’un manque de personnel….Les joies de l’animation.

 

C’est l’arrivée de Yoshifumi Kondô qui donna au film tout le charme technique. Qui est donc cet homme ? C’est le Character designer du film mais il est plus connu pour son travaille d’animateur. Il était vu comme le fils spirituel de Miyazaki mais il mourra en 1998 d’Anévrisme.

C’est grâce à lui si le film gagne en réalisme au point que c’était impressionnant pour l’époque (et même de nos jours).

Et que dire de la puissance du studio à maîtriser le cadre de vie quotidien dans le moindre de ces détails dans les décors !

 

Le Saviez-Vous ? Quand c’est pas des gros robots….

 

C’est peut-être un peu hors sujet mais on reste dans la technique.

Vous le saviez peut-être pas mais Hideaki Anno à travaillé sur ce film en tant qu’animateur. Pour ceux qui ne le savent pas (à force….) Hideaki Anno est le créateur d’Evangelion et de Nadia mais il est très connu pour son travail d’animateur sur plein de film dont Les Ailes d'Honnéamise (1987), Macross : Do You Remember Love ? (1984), Lamu (série et film), Gundam : Char contre-attaque (1988) , Appleseed (1988) ou encore Sailor Moon : Les Fleurs maléfiques (1993).

 

Nous devons l’OST de ce film à Michio Mamiya, un compositeur de musique classique et folklorique qui travaille rarement pour le cinéma.

Que dire de l’OST, si ce n’est qu’elle est magnifique et qu’elle fait parti de mes OST préférées.

 

écoutons donc un extrait !

 

Et pour les plus courageux  https://www.youtube.com/watch?v=Xi8Tpe58Fhc&list=PLRFknjRnUVoBsU1ghrZQsmk71tZ7qlM6h 

 

Le doublage est remarquable aussi puisqu’il y a très peu de doubleurs sur ce film et que surtout la voix de Setsuko a été fait par Ayano Shiraishi, une petite fille de 6 ans ! Ce fut d’ailleurs son seul travail en tant que doubleuse.

La VF quand à elle n’est pas mauvaise mais….j’adhère pas. En général, la VF des films Ghibli est incritiquable et je le met au même niveau que la VO mais celui-ci est vraiment en dessous de la VO.

Le problème est que la VO mise sur l’authenticité alors que la VF voit ça comme un simple film, rien que la voix de Setsuko montre le soin apporté au film.

 

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Un simple souvenir pour se rappeler que le passé était plus simple 

 

 

              Home! Sweet, sweet home! There's no place like home….

 

    Il faut savoir que le film….a fait un bide monumental à l’époque ! Oui, vous avez bien lu, ce film à bidé au Japon à sa sortie !

En France, j’avais expliqué dans mon billet sur les films Sailor Moon que c’était dus à la vague anti manga si le film avait bidé (alors qu'il est sorti 7 ans plus tard  chez nous !) mais au Japon, comment cela fait-il qu’il n’a pas marché ?

 

Il faut savoir que le studio travaillait sur deux projet en même temps : ce film et Mon voisin Totoro.

En vérité, une bonne partie du studio n’y croyait pas au projet mais ils ont eut une bonne idée.

Ils ce sont dit qu’ils vont sortir les deux films en même temps en couplant les productions. Ils avaient miser sur les classes scolaires qui irait voir Le Tombeau Des Lucioles et ainsi garantir un minimum de succès.

Ils ont dus d’ailleurs trouver un producteur car ils ne pouvaient pas financer deux films en mêmes temps, ce fût l’éditeur Shinchôsha qui s’occupa de les financer car ils étaient spécialisés dans les adaptations en film de leurs livres.

 

Du coup, on pouvait voir les deux films en une seule séance (Comme Street Fighter II et Fatal Fury, vous vous en souvenez ?) et alors qu’ils pensaient que les écoles iraient voir ce film….et bien, euh….Le Tombeau Des Lucioles n’a fait que 800 000 entrées….c’est plutôt mauvais comme résultat, très mauvais ! (soit à peine le double du Film Sailor Moon….en France!)

 

Mais alors, pourquoi ça a fait un bide ? La réponse est simple, vous avez le choix de voir un film très joyeux et un film très déprimant et triste du début jusqu’à la fin, lequel irait-vous voir ?

De nos jours, on dirais les deux vu le prix des séances de Cinéma mais à l’époque c’était pas si cher, alors ne voir qu’un des deux n’était pas un drame.

 

Et bien les gens ont choisit le film joyeux avec des gros chats et non la triste réalité de la guerre, en faite, c’est très compréhensible !

Vous vous rappelez de ma réticence à voir ce film ? Ce fût pour la même raison que celui des japonnais de l’époque, je me suis dit : « Est-je vraiment envie de voir un film qui a une réputation d’être un film déprimant ? »

 

L’énorme force de ce film en fait sa plus grande faiblesse, le film est tellement réaliste et triste qu’on n’en n’a pas le courage d’aller le regarder.

Imaginez que vous êtes de bonne humeur, aller voir ce film reviens à finir tristement sa journée et si vous êtes triste à la base, vous n’allez pas vous infligés encore plus cette tristesse…. Du coup, ce film est fait pour qui ?

 

Même les écoles ont été réticents car le film à une réputation qui n’est vraiment pas exagéré, par conséquence, seule une poignée de courageux (ou de dépressif ?) ont été voir ce film.

En faite, le film a tellement bidé qu’il a faillit faire couler Ghibli, alors que c’était leur troisième film !

 

Ce qui a sauvé le studio fût Mon Voisin Totoro qui a été un succès monumental, c’est pas pour rien que c’est la mascotte du studio ! Et oui, tout le monde avait choisit le film joyeux !

 

Au fil du temps, Le Tombeau Des Lucioles pris sa revanche grâce notamment à sa remastérisation en DVD et à l’exportation des films Ghibli au début des années 2000

(je rappelle qu’on connaît Miyazaki que depuis le succès du film Le Voyage De Chihiro en 2002).

 

Le Saviez-Vous ? Polémique ? Vous avez dit Polémique ?

 

A ma grande surprise, j’ai découvert que ce film avait subit une polémique provoqué par Mamoru Oshii en disant ces mots :

 

« C'est un monde immoral comme c'est une histoire d'inceste. Et l'image de la mort est alignée juste derrière. Dans ce sens, c'est un film érotique et il m'a donné des sueurs froides. »

 

Le problème de cette citation est qu’il a été dit lors d’un interview en 1995, au moment de la sortie d’un certain Ghost In The Shell. Les gens ont pris cette phrase mot pour mot et il y a eu des accusations à propos que le film prône l’inceste, la scatologie et le masochisme.

Je vous rassure, il n’y a rien de tout ça et je ne vous cache pas que c’était vraiment perché de penser cela.

On t’aime bien Mamoru Oshii mais parfois tu ferait mieux de fermer ta grande gueule  😅

 

Évidemment, on ne pouvait pas ignoré la fameuse question : «Tu as pleuré devant le film ? ».

Je n’ai pas proprement pleuré mais je reconnais que des larmes sont tombé et qu’il m’arrive de ressentir une grande tristesse quand je pense à la scène qui m’a fait craqué et comme je suis un petit enfoiré, on va la regarder !

 

 

Révélation

 

Cette scène montre toute la souffrance des enfants qui ont tout perdu mais cette scène ne viens pas par hasard à ce moment du film puisqu'elle arrive suite à la mort de Setsuko

 

La chanson qu’on entend parle du bien de revenir chez soi, l’image contraste avec les paroles quand on sais que le chez soi de certains sont un pauvre abri.

c’est dur de voir un enfant qui essaye de vivre un quotidien comme celui-ci….enfin bref, c’est à ce moment que j’ai pleuré.

 

Il n’empêche que même si on connaît la fin dès le début du film, le plan final du film est magnifique et m’a laissé sans voix….

 

Révélation

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Le film se fini avec la mort de Setsuko mais on revoit une dernière fois nos deux héros assis sur un banc près de la ‘tombe’ de Setsuko. Ils regardent la ville ‘moderne’ paisible qui leurs fait face, une manière simple de dire : « Plus jamais ça ! »

 

           Il est Tard, Dodo ! (Conclusion)

 

Je pense avoir tout dit et j’ai presque envie de dire enfin ! Je vais citer un commentaire que j’ai lu sur Youtube à propos de ce film :

 

«  C’est le meilleur film que je ne veux plus jamais revoir »

 

Cela n’a jamais été aussi vrai. Ce film est cruellement magnifique et c’est ce qui en fait sa force mais aussi sa faiblesse. Il y a tout un débat sur la question qu’un enfant pourrait regarder ce film. Autant vous dire que cela va dépendre de beaucoup de chose.

Faut-il regarder ce film ? Certainement mais auriez-vous le courage ? C’est ce qui rend ce film difficile d’accès et je ne vous en voudrai pas si vous en n’avez pas le courage.

Ce qui est sûr c’est que si mon billet vous à motiver à aller le voir, après le visionnage, vous ne serez plus la même personne. J’en fait trop, je vous l’accord mais il m’a fallut 3 jours pour encaisser le film.

 

Pour conclure, je dirais simplement que ce film fait parti de ces films qui montre à quel point que les animés ne sont pas que pour les enfants alors si jamais, un jour, quelqu’un vous dit que les animés ou les mangas sont pour les gamins, faite-moi plaisir montrez ce film à cette personne, ça devrait calmer sa connerie 😉

 

Je me suis beaucoup basé sur le site Buta Connection pour faire ce billet, je vous invite à y jeter un coup d’œil si vous êtes fan de Ghibli  http://www.buta-connection.net/

 

J’espère que vous n’avez pas trop le moral dans les chaussettes mais j’ai trouver une blague, certes un peu délicate…..(Attention Spoiler)

Révélation