The 7th Circle [Aperçu]

MaiffaInes

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Pour une fois, mes chers camarades, je vous offre un aperçu et non une critique. Pourquoi ? Et bien parce que le jeu d’aujourd’hui, je peux en parler en ayant fait une partie d’une demi-heure, sans rien pouvoir ajouter derrière. Comme je ne peux cependant être sûre de moi sans être malhonnête, ce sera donc un aperçu et non une critique, comme j’en ai pourtant l’habitude.

The 7th Circle commence par ce qui semble être un suicide, et nous voilà enfermé dans un étrange donjon aux couloirs étroits, dégueulasse et suintant de sang. L’œuvre est un dongeon-crawler fauché, mais pas dénué d’intérêt. A vrai dire, vous avez accès à tout le contenu du jeu en quelques minutes. Aucunes informations ne vous est dissimulé lors de la création de votre personnage et il ne faut pas hésiter à visiter chaque menu pour découvrir et décrypter les possibilités que l’on nous offre.

Et bon sang, il y en a. L’expérience se veut classique, et là-dessus, je veux bien accorder que l’on se rapproche de beaucoup d’un jeu de rôle papier. Il est encore difficile de dire si un jeu de rôle sur table peut vraiment être transposé en jeu vidéo sans que l’on ne tombe dans le porte-monstre-trésor, mais hélas, dans ce jeu, c’est le cas, même si le but est plus de s’échapper que d’accumuler des richesses.
Normalement, si vous avez deux sous de logiques, vous confectionnerez votre héros pour qu’il ait des points forts et inévitablement alors, des points faibles. En utilisant astucieusement vos qualités, vous aurez donc un tas de barda inutile dans votre inventaire. En effet, à quoi vous servirait des armes contendantes si vous vous spécialisez dans les lames ? Et bien le jeu y répond : rien ne se perd dans le 7eme Cercle (oui je renomme le jeu en français si je le veux). Vos objets en trop peuvent être détruits pour en récupérer des composants. Ces composants vous serviront à fabriquer des objets ou à améliorer ceux que vous avez déjà. Il y a de la magie et oulala, que c’est complet. Réparti dans les étages, vous trouverez des feuilles de papiers vous donnant des mots de quatre lettres. Chacun de ses mots est un sortilège, mais pas de panique, vous n’aurez rien à mémoriser, vous aurez en permanence votre livre de sortilège disponible, même si les développeurs ont décidé tout de même d’obliger le joueur à taper presqu’à chaque fois le mot magique qui lui permettra d’avoir l’effet voulu.

Enfin, dernier bon point pour le jeu, c’est son univers. Le 7eme cercle est une référence aux Neuf Cercles de l’enfer, et le septième correspond au cercle où sont envoyés les violents. Ceux qui le sont envers les autres, mais aussi bien entendu, pour ceux qui se suicident, comme on a pu le voir dans l’introduction. Et il se peut bien que l’on soit en enfer donc, l’ambiance suinte de crasse, de sang et de douleur. Les ennemis qui vous attaquent ne semblent sortir que de l’imagination débridé d’un Clive Barker en pleine forme et en pleine période Hellraiser.

 

Cependant, j’en ai déjà fini avec les bons points du jeu…
Déjà, le plus gros point noir de ce jeu, c’est sa technique. Jamais je n’ai vu un jeu bas de gamme (dans le sens moyens et budgets mise en œuvre à notre époque) qui peine autant à fonctionner sur mon ordinateur, et j’ai une machine fait pour jouer à des jeux-vidéos ! Il y a des ralentissements à causes des FX lancés pour illustrer l’attaque d’un ennemi… donc quasiment à chaque couloir. Et les combats… C’est d’un foutoir ! Alors que l’on affronte toujours les monstres en 1v1 ! Il est difficile de dire comment tout fonctionne, car même avec des statistiques qui nous avantages, notamment en vitesse, on peut assister à des choses bien étranges, comme les ennemis qui enchaînent 8 attaques ( !! ), vous qui enchaînez 8 actions. Vous pouvez réussir vos attaques ou les échouez sans comprendre si c’est à cause de la défense de l’ennemi, de son esquive ou juste si vous avez échoué votre action. Et enfin, la musique aurait gagné à être autre chose que synthétique, car le métal, déjà ce n’est pas ma tasse de thé, mais de plus, ça casse un peu les oreilles et ce n’est pas le plus indiqué pour des affrontements au tour par tour.

 

Au final, peut-on conseiller ce jeu ? Et bien, si vous aimez les RPG exigeants, à l’atmosphère horrifique dans lequel vous allez forcément mourir pour mieux recommencer (oui, y’a des éléments de rogue like) alors allez-y, surtout si vous ne craignez pas les problèmes techniques. Pour le reste, attendez plutôt que son prix soit inférieur à 3-4 €



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