Hitman et son univers .. Entrez dans le business du meurtre

MaiffaInes

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Avant de commencer, instant promo' !

L'une des illustration a été dessiné par la petite OmbralTheCat, qui malgré mon insistance, n'a pas voulu que je la paye pour ma commande.
Je lui dédié donc cet article, même si ce n'est pas grand chose, et je met son lien ici pour que vous alliez voir son travail, et la félicitez surtout. Adressez lui plein de gentil mots.

https://www.deviantart.com/ombralthecat

Je compte sur vous ! Maintenant, place à l'article.

 

 

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Ahhh Hitman. Vingt ans ou plus que ça existe, plus de vingt ans donc que j’y joue et que je suis la série de plus ou moins près, en fonction de mes moyens. J’en suis actuellement encore au reboot de Hitman, sorti en 2016, et je regarde avec grande envie Hitman 2 qui me vend grave du rêve.

Mais Hitman, il y a beaucoup d’incompréhension, incompréhension qui risque de s’accentuer avec les modes multijoueurs promis par Hitman 2. En effet, depuis 2016, vous avez sans doute vu nombre de vidéos ‘’trolol’’ dans lesquelles, des youtubers passent leur temps à se marrer en faisant n’importe quoi dans leur jeu d’infiltration, ce qui a créé une spirale où de plus en plus de gens ont emboîté le pas sur cette mode éphémère avant que ça s’arrête subitement, car s’il y avait des trucs rigolos sur les premières cartes de Hitman 2016, ils ont diminué petit à petit les éléments humoristique. Ne me demandez pas pourquoi, je ne pourrai que vous répondre avec des hypothèses ne se basant sur aucunes preuves ou faits.

Je pense que le plus probable, c’est qu’ils aient réservé les éléments grotesques pour des contenus additionnels arrivant après, comme les défis épouvantails ayant apparu à Halloween, consistant à éliminer les cibles en Amérique comme dans un mauvais slasher.

 

Cet article ne sera pas un dossier sur tous les jeux cependant, donc je vais arrêter sur Hitman 2016 à partir de maintenant. Ce qui m’intéresse, c’est de vous expliquer ce qu’est Hitman, comment fonctionne la série, et surtout de vous montrer en quoi les deux nouveaux jeux respectent cet esprit. Il va me permettre aussi de vous démontrer en quoi c’est une série atypique, même pour son genre, et en quoi le public appréciant ce jeu est beaucoup plus restreint que Metal Gear Solid, qui restera toujours la référence, même avec des mécaniques plus simples.

 

Mais commençons par les bases : Hitman c’est quoi ?
Et bien c’est avant tout un personnage.

 

47

Plus qu’un homme
Une mythologie

 

Bien plus qu’être un super assassin et l’avatar du joueur, 47 est un personnage mythologique. Il est une sorte de monstre, qui si aujourd’hui dans le reboot n’a pas encore l’aura qu’il avait autrefois, puisque l’on redémarre l’histoire sur de nouvelles bases, avait autrefois beaucoup plus de charisme. Cela passait par un carrure plus carré, plus dur et par un excellent doubleur, qui est d’ailleurs toujours le même aujourd’hui. Ce genre de voix au ton ‘’autre’’ que l’on ne trouve nulle part ailleurs est particulièrement délicieuse à entendre, surtout avec un personnage pareil.
Tout d’abord, parce que l’on peut facilement penser qu’il s’agit d’un personnage vide. En effet, exprimant peu d’émotions, même envers Diana Burnwood qui est présente à chaque épisode, quand elle n’est pas centrale à l’intrigue en lui sauvant la vie, ne donnant que peu son avis, la mésinterprétation peut se faire, surtout à cause de ce qui se passe dans Hitman 2 Silent Assassin. Mais quand une personne ne s’exprime pas, il nous reste deux choses : ses actes et son passé. Dans l’ancienne ère, 47 n’est pas un humain normal : il s’agit en réalité d’un clone issu du patrimoine génétiques des cinq plus grands criminels de la planète. Parmi ces cinq personnes, il y avait un grand professeur en biologie, qui se revendique donc comme étant le père de 47 (bien que personnellement, du coup, je considère qu’il en ait cinq) et qui, après la collaboration avec les quatre hommes, va s’arranger pour que 47 assassine ses quatre autres géniteurs et essayer de reprendre son contrôle tout en montant la génération des 48, qu’il pensera parfaite, car dénué d’individualité.
Bien entendu, 47 tuera aussi son cinquième et dernier papa, ainsi que tous les 48, démontrant qu’il surpasse ceux qui lui ont donné la vie et qu’il est plus fort justement car il est capable de faire ses propres choix. La dernière étreinte qu’il accordera d’ailleurs au docteur mourant, avant qu’il abrège ses souffrances, est là déterminant pour commencer à comprendre ce qu’il est : un homme bon, mais pouvant accomplir les dernières extrémités. Bon, voir pure, car la plupart de ses vrais amis sont des religieux, qu’il  n’accepte que des contrats visant à éliminer des purs salopards, voir, des abominations. Dans Hitman 2 Silent Assassin, c’est d’autant plus clair : Une fois son ami le Père Victorio enlevé, lorsqu’il décide de réemprunter la voie du meurtre pour le sauver, sa décision est tout de même mise en scène sous un halo de lumière blanche et avec une musique grandiose, comme s’il était en train d’effectuer le plus grand et le plus beau des sacrifices.

 

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ATTENTION

Ca ne signifie pas qu'il en devient un super héros monsieur Gens.
Ca, c'est une image honnête de 47 : une image qui laisse supposé une menace.

 

 

De même, je vous mets au défi de me trouver un seul mec ne méritant pas de mourir parmi l’une des cibles des scénarios de la série. On nous demande d’éliminer de véritables monstres, et le manque de satisfaction de 47 lorsqu’il les occis démontre là aussi une certaine forme de pureté, par rapport à nous joueur. Quoi ? Avouer que vous prendriez plaisir à éliminer les deux pédophiles dans le niveau de l’opéra de Paris, à Blood Money, surtout en utilisant le métier de l’un des deux. La question maintenant que l’on peut se poser, c’est :

Est-ce que 47 ne prend pas de plaisir dans son métier parce qu’il ne le peut (à cause de sa formation génétique) ou est ce qu’il est vraiment pure ?

Et bien difficile d’en juger, et ce n’est pas un défaut en soi. Une dose d’interprétation personnelle, tant qu’elle n’est pas envahissante, et ici c’est le cas, puisque le scénario ne devient pas incohérent dans l’une des deux possibilités.

 

Il faut attendre Absolution pour observer 47 émettre une émotion clairement visible : la colère, et c’est grandement justifié. Il faut savoir en effet, que dans Hitman codename 47, le personnage ne parlera de son passé que par une seule chose, à l’avant dernière mission : les seringues. Comme si c’était la dernière chose dont il se souvenait parfaitement concernant son enfance, et cela ne semblait pas des plus agréable, plus comme une réminiscence d’un traumatisme. Ce n’est donc pas étonnant de le voir exprimer la colère, quand il est obligé de tuer Diana, et que celle-ci dans un dernier souffle, lui confie une enfant qui elle-même, a connu ces mêmes traumatismes à bases de seringues et d’aiguilles.

 

Comme tout personnage mythologique, puisque 47 est censé être un monstre pour son milieu, il a ses icônes. Son costume noir tout d’abord et sa sublime cravate rouge qui flotte et claque selon les mouvements du personnage. Ses deux Colt 1911 chromés, renommés Silverballers, qu’il équipe souvent de silencieux, et pour finir, sa corde de piano qu’il emporte partout. D’ailleurs, dans Absolution, on retire au personnage toutes ses icones, y compris son tatouage à l’arrière de son crâne qu’il mutile, pour qu’il puisse les récupérer petit à petit. C’est tout à fait logique, puisque le jeu démarre sur le meurtre de Diana, la femme nous ayant sauvé la vie deux fois. Par le meurtre d’une femme à qui on doit beaucoup, et qui de plus est une bonne personne, 47 perd de sa pureté, d’où le titre, puisqu’il doit amender de ses fautes, ce qu’il finira par faire lorsqu’il sauvera la petite fille de son terrible destin. Durant Absolution d’ailleurs, il commencera par perdre son sublime costume, puis ses armes fétiches. Dépossédé de tout, il prouvera tout de même qu’il est digne de sa réputation quasi-mythologique : même au plus bas, il ne perdra jamais son sang-froid et ne semblera jamais diminué, même lorsqu’il se fera attrapé et interrogé par le shériff corrompu de Hope… Qu’il abattra dans une église devant tous les rescapés de la ville. Il prouvera aussi son regain de pureté en descendant les forces spéciales de l’Agence, déguisées en nonne, à lui seul. Face à d’autres monstres, tout aussi forte que lui sur le papier, mais dans un autre domaine, et arborant elles aussi une certaine pureté religieuse, il prouvera que chez lui, ce n’est pas que par l’apparence, mais par les actes.

 

Pour finir sur l’aspect monstre mythologique, il faut voir comment la plupart des ennemis de 47 le traite. Soit ils essayent de le manipuler pour arriver à leur fin, évitant autant que possible la confrontation directe avec lui, soit ils se terrent derrière autant de barrière que possible (otage, bouclier humain, armée de PNJ…). Presque tous ont peur de lui, et le seul acceptant de se battre directement contre lui sera un catcheur modifié génétiquement (donc, un autre monstre qui est censé lui aussi avoir sa propre mythologie) par des médicaments, et qui finira lui aussi terrifié, juste avant sa fin.

 

Oui il y a beaucoup à dire, mais comme tout héros, il y a beaucoup à analyser. Tout comme ce qui l’entoure d’ailleurs…

 

L’Agence

et un monde rempli de complots

 

47 n’est pas un assassin en freelance, il travaille pour l’Agence,  une sorte de société secrète qui apprécie de travailler avec l’OTAN sur les affaires internationales les plus délicates. Les employés travaillant avec elle fonctionne bien à leur compte, un peu comme Uber. Sauf que contrairement à ces vilains teutons, l’Agence fournit plein de services à ses collaborateurs : couverture satellite, équipement, informations… Ils fonctionnent aussi comme des intermédiaires, et il faut croire qu’ils sont très doués puisque 47 auraient l’habitude de demander des honoraires jugés exorbitant, pour toujours les obtenir.

Mais l’Agence est très loin d’être la seule société secrète de cette univers. En fait, il ne se passe pas un épisode d’Hitman sans qu’il n’y ait de complot international ou des sociétés secrètes. A vrai dire, on s’approche même des récits les plus paranoïaques, notamment dans Blood Money où on doit sauver le Président des Etats-Unis d’une agence rival utilisant des clones nouvelle génération.

 

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Bien que les nouveaux clones sont supposés dépasser 47, ils ont un défaut majeur :

Leur trait physique particulier les rendent encore plus visible et menaçant. Pas top pour s'infiltrer.

 

Le monde dans lequel évolue 47 est dangereux, mais pas forcément sale. Si le côté crade de Absolution est justifié par le scénario, il est parfois difficile de croire au monde de Hitman Contracts, avec ses partouzes organisés dans des abattoirs. Hitman fait plus forte impression lorsqu’il nous plonge dans des environnements immaculés pour mieux nous surprendre avec la corruption qui se dissimule sous le marbre et le vernis chic de ses palaces. Et cela, le reboot de 2016 l’a bien compris, avec son défilé de mode à Paris, sa petite ville à l’apparence très tranquille en Italie ou ses souks troublés à Marrakech.

 

Je pourrai bien entendu parler de l’interactivité avec ces mêmes décors, mais dans ce cas, autant passer immédiatement à la section suivante de cet article, à savoir :

 

Mais Jammy,

comment on joue normalement à un Hitman ?

 

Techniquement, un Hitman vous laisse jouer de la manière dont vous l’entendez. Que vous cherchiez à jouer les fantômes, ou que vous prenez d’assaut votre cible avec un fusil mitrailleur, le jeu vous laisse le choix. Cependant, le sel du jeu réside dans l’interaction avec son environnement. Car c’est surtout cela Hitman, c’est entrer dans des environnements, en découvrir ses règles, ses usages et ses coutumes, et se les faire siennes pour accomplir sa mission avant de disparaître calmement, comme un prince.

 

Et tout le gameplay tourne autour de ça : expérimenter, réfléchir, découvrir, exécuter, improviser.

Lorsque l’on découvre un nouveau niveau, après un briefing nous donnant un contexte vital à sa compréhension, on est livré à nous-même et on doit comprendre ses règles. Car chaque niveau, dans n’importe quel Hitman, a ses propres règles qui régissent l’IA, ce que nous permet de faire un déguisement, ce que l’on peut faire avec l’environnement et etc…

 

Le mieux, je pense pour que vous compreniez, est de prendre deux exemple dans Hitman 2 Silent Assassin, puis de vous parler du reboot.

Dans la première mission de Silent Assassin donc, il faut assassiner un chef de la mafia italienne. Le petit manoir où il réside possède trois entrées : la principale où se trouve perpétuellement deux gardes qui ne vous laisse entrer qu’avec une bonne raison, deux secondaires eux aussi gardés. Pour entrer, vous pouvez prendre la place du facteur et vous présenter à la porte principale, mais vous ne serez pas autorisé à vous balader librement dans le manoir, vous faites votre livraison et c’est tout. Il y a un livreur à l’un des accès de service, d’ailleurs vous pouvez dissimuler une arme dans l’un de ses paquets. Enfin, la meilleure solution, c’est de prendre le costume de l’un des mafieux, ça tombe bien, au début du niveau, il y en a un qui s’isole pour pisser.

Mais le costume du mafieux, même en étant le meilleur, est soumis à de nombreuses règles très logiques. Tout d’abord, vous êtes chez des mafieux, ce qui implique que tout le monde se connaît et donc, que rester trop près de vos confrères vous démasquera, surtout si vous vous faites remarquer en faisant du bruit ou en courant. Le parrain et ses frères ne se laisseront pas berner, tout comme l’avocat de la famille. Et enfin, chacun sait ce qu’il à faire, et si vous traîner à l’étage, on comprendra rapidement que vous n’êtes pas l’un des leur. Heureusement pour vous, il y a une échelle à l’arrière qui vous permet d’atteindre sournoisement le bureau du Don qui y vient de temps en temps.

 

Voilà l’un des meilleurs exemples, même s’il est tout à fait possible d’entrer en tant que facteur et de se débrouiller en effectuant des éliminations méthodiques pour passer, mais comme nous le verrons plus tard, ce n’est pas la méthode optimale. De même, vous pouvez buter le Don au fusil de précision (qui se trouve au garage) mais le bruit alertera toute la propriété, et de plus, vous devez récupérer une clef sur son cadavre.

 

Le deuxième niveau de Silent Assassin nous demande de tuer un général à St Petersbourg. La meilleure méthode consiste à utiliser un fusil de précision. Sauf que si en tant que civil, on peut accéder à toute la gare sans encombre, toutes les rues ont été bloqué par l’armée. Il faudra donc prendre le fusil, ne pas se faire voir avec, et passer par les égouts pour atteindre un spot de tir correct… avec en sus un imprévu supplémentaire : il n’y a pas un général, mais quatre, et il faut abattre le bon sans quoi, c’est l’échec.

Ici, le seul déguisement disponible est celui de soldat, ce qui normalement permet de naviguer pépère dans la ville. Sauf que l’on doit conserver son fusil avec soi, et un soldat qui n’est pas à son poste avec une arme inhabituelle, ça attire forcément l’attention si on passe trop près de l’un de nos camarades. Et bien entendu, après le tir, si on rencontre quelqu’un ayant entendu le coup de feu, on se fera automatiquement démasqué. L’infiltration n’est donc pas la phase la plus compliqué de la mission, mais l’exfiltration oui.

 

Aujourd’hui, tout cela s’est complexifié. Dans la mission sur Paris de Hitman 2016, on pénètre dans le palais en tant qu’invité, ce qui limite énormément nos mouvements. Mais rapidement, en explorant et en fouinant, on peut trouver ça et là des objets ou des tenues qui nous enlèvent des barrières au niveau des règles : les employés du palais peuvent circuler au sous-sol et au Rdc mais pas à l’étage, ils sont cependant l’un des deux métiers pouvant interagir avec les verres sans choquer personne. Les techniciens peuvent circuler presque librement dans le bâtiment et peuvent même trifouiller certains objets à la vue de tous. Enfin, se faire passer pour le Cheik résidant à l’étage, nous ouvre tous le bâtiment sans aucun problème… à condition alors de ne plus rien faire de suspect, comme tenir une arme.

Il existe aussi de nombreuses interactions disponibles selon la situation et ce que l’on porte. L’exemple le plus spectaculaire (selon moi, pas la peine de dire que j’ai tort, ce n’est que mon avis) c’est de lancer plus tôt que prévu le feu d’artifice et de pousser l’une de nos cible qui va tomber de deux étage sur la seconde cible, interaction rendu possible par le fait que cet ‘’incident technique’’ fait sortir les deux personnages dehors. Aujourd’hui, plus que jamais, on peut expérimenter et improviser. Auparavant, une seule solution permettait véritablement d’obtenir un rang ‘’Assassin silencieux’’, maintenant, on peut vraiment improviser pour en avoir sa propre façon d’obtenir un rang maximal. Pourquoi je parle de rang ? Fort bien, laissez-moi vous expliquer l’une des choses les plus importantes dans le gameplay de la série.

 

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On pourrait en faire un jeu de rôle d'ailleurs.
"Francis, tu te trouve devant la demeure de ta cible. Ca pue le luxe. Comment veux tu entrer ?"

 

 

Tuer oui
Mais il faut le faire bien

 

Je pense que je vais choquer une partie des gens ici, mais Hitman, depuis Silent Assassin, inclut une notion de score, et donc, de performance de jeu. Pour résumer les critères de scoring à tous les jeux : il faut se faire repérer le moins possible voir pas du tout, ne tuer que les cibles en tirant le moins de coups de feu possible, voir, ne pas du tout utiliser de flingue. Par la suite, on a eu le fameux ‘’il ne faut pas laisser de preuves vidéos’’ et les derniers épisodes du reboot ont explicité noir sur blanc la façon d’obtenir ce rang.

 

Ce système de score permet de laisser toute liberté au joueur, tout en incitant tout de même à essayer de jouer de la façon dont les jeux ont été designé de base. Si au départ, on avait que des jauges assez abstraites (puisqu’une barre de furtivité n’étant pas pleine peut tout de même vous donner le droit à un rang ‘’Assassin Silencieux’’), à partir de Absolution, nous passons à une notation chiffré et donc clarifiée, puisque chacune de nos actions fera preuve d’un gain ou d’une perte de points. Dans Absolution d’ailleurs, c’est affiché en direct à l’écran.

 

Bien entendu, là, je parle principalement en tant que joueuse de Hitman depuis ses tout débuts, et bien entendu, surtout si vous me connaissez en fait, vous savez que moi, je veux le score maximal pour ma petite fierté personnelle, mon ego de chat un brin chasseur, mon esprit qui peut se montrer perfectionniste sur certains jeu, ce même esprit qui me pousse à rejouer à Duke Nukem 3D, Blood, Doom et compagnie juste pour rechercher encore et encore les secrets que je n’ai pas trouvé dans mes parties précédentes.

 

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As tu été sage cette année mon petit Jean-Fortnite ?

 

 

Et depuis Absolution, on a aussi le système de défi, ce n’est pas pour me déplaire ! Certes, on explicite du coup un peu trop le gameplay, les règles et les possibilités d’un niveau, mais c’est justement de biens juteuses carottes que l’on balance devant nous pour nous pousser à revenir sur une mission et à la faire différemment, voir, à nous pousser à explorer différentes façons de jouer tout court. Pour ceux, qui déjà, n’ont pas connu la satisfaction ou l’idée de se pousser à avoir un rang Assassin Silencieux, on a ici de quoi avoir envie ou la curiosité de tenter… mais de plus, on peut se donner des challenge, comme celui de ne jamais se déguiser durant un niveau, ce qui en plus de donner un gros gain en difficulté, nous force à repenser à notre façon de jouer.

Si les défis ne servaient qu’à compléter un niveau et à avoir des points, dans les nouveaux opus actuelles, ils permettent d’avoir aussi des objets, du degré de maîtrise qui vous permettent de voir un niveau d’un œil nouveau (par exemple, dans Paris, pouvoir démarrer dans le grenier, directement aux enchères ou dans les cuisines changent énormément ce que l’on peut faire dans les premières minutes et donc, notre stratégie… ). De plus, ils respectent le fait que l’on peut avoir des petits secrets, ici et là, par des défis qui sont censurés jusqu’à ce que l’on les comprennent et les remplissent…

 

Et dernière chose qu’ont apporté les dernières épisodes, ce sont les contrats escalades : des défis bien précis à faire en cinq fois, et à chaque fois que l’on réussit le défi, une ou plusieurs difficultés s’ajoutent, nous obligeant rapidement à repenser notre approche et à improviser. Tiens, d’ailleurs, messieurs les youtubers et streamer. Au lieu de faire de la vidéo où vous faites n’importe quoi pour faire marrer les gens sur ce jeu, faites un contrat escalade où vous pourrez récolter l’avis de votre public ou afficher votre désarroi au fur et à mesure que la difficulté de l’ensemble augmente et vous fout dos au mur par rapport à vos habitudes. Croyez moi, ça changera un peu le paysage français et on aura quelque chose de plus intéressant que le fameux ‘’lol on peut tuer avec des canettes de coca’’ ou ‘’lol je rigole trop, je me déguise en flamand rose’’. Hitman est un jeu super riche, ne montrer que les petits trucs rigolos, c’est quand même vachement limité.

 

Pour conclure, je dirai bien que Hitman est surtout un jeu exclusivement solitaire, car il demande de la patience, de la minutie et de la concentration, mais même les développeurs commencent à ouvrir la licence à un plaisir partageable à plusieurs, aussi bien en coopération qu’en confrontation. Je ne sais pas encore ce que ça vaut, mais j’espère sincèrement que l’esprit de la licence sera tout de même respecté.

Hitman est une œuvre qui ne peut plaire à tout le monde, car même en le rendant un peu plus accessible, il reste un jeu qui demande de la patience, de la créativité, de la curiosité. Ce qui, ne peut pas forcément plaire à tout le monde, et aujourd’hui, on parle encore de Metal Gear Solid comme LA licence d’infiltration alors que le gameplay est coordonné avec une intrigue ultra présente (du moins, jusqu’au 5eme opus). Mais avec le départ de Kojima et le manque de sang neuf au genre (et non, ce n’est pas une histoire de Gobelin qui donnera le change malgré deux bons jeux sortis jusqu’à maintenant) Hitman, le challenger direct, pourrait faire toute la différence dans les prochaines années. Surtout s’ils continuent de peaufiner leur formuler petit à petit.

 

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De plus, on a demandé à Sean Binn de jouer les victimes dans Hitman 2.
Il n'était pas assez mort dans les fictions, il veut faire péter son score.
Allez donc lui faire plaisir, voulez vous ?