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About this blog

Bonjour à toute et à tous ! Anima est une chronique sur la Japanimation mais aussi sur les manga, et peut-être même plus ! 

Venez découvrir ou redécouvrir certains classiques de l'animation japonaise, parfois sous un nouveau regard (mais surtout pour le plaisir d'en parler, hein 😉 )

 

 

Et comme le dit Hideaki Anno: " Dans les tests scolaires, il n'y a qu'une seule réponse pour chaque question, et soit vous avez un demi-point, soit zéro si vous vous trompez. Mais dans la vrai vie, les choses ne sont pas si blancs ou noires, alors penser et exprimer les choses par des mots ou des images. C'est comme ça que vous communiquez avec les gens, C'est tellement important."  

 

 

ça n'a pas vraiment de rapport avec la chronique mais c'était cool de casser cette citation ^^

 

 

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Evangelion 3.33 You Can (Not) Redo

Courage ! C'est la dernière ligne droite de ma rétrospectif Evangelion ! 17 Novembre 2012, une date importante pour les fans d’Evangelion car c’était la sortie du troisième film Evangelion dans les salles de cinéma japonnais. Cette suite a pour nom Evangelion 3.33 You Can (Not) Redo . Après le succès des précédents films, on ne pouvait que s’attendre à une suite des plus grandioses, malheureusement, ce ne fût pas le cas pour tout le monde...je dirais même, pour peu de personne. Ne passons pas par quatre chemins, ce fût la déception pour quasiment tout le monde, les critiques saluèrent quelques points techniques mais restent muets quand à « l’esprit » de ce film. Pour les fans, c’est plutôt l’incompréhension, certains cries haut et fort que ce film est du "Caca" pour rester polie, mais est-ce vraiment le cas ? Ce film est-il mauvais ou est-ce qu’il s’agit d’un mauvais film Evangelion ? Il est temps de décortiquer tout ça !   Affiche du film qui est la même pour tout le monde !                                 Seriez-vous prêts…ou pas ?   Je dois vous avouer quelque chose, j’ai vu ce film que deux fois dans ma vie, la première fois il y a des années et la seconde fois pour écrire cette article. Si je dit ça c’est parce que j’ai pour habitude de regarder les précédents films plusieurs fois mais ce 3ième opus….me bloque.   J’avais plusieurs occasions pour le regarder mais à chaque fois, je le remettais à plus tard. Vous comprenez alors qu’il y a un problème : Comment se fait-il qu’un homme comme moi, qui vous bassine depuis un an sur Evangelion, se sent aussi bloqué face à ce film ? Je pense que quelques chose m’a gêné dans ce film malgré que j’en garde un bon souvenir lors de mon 1er visionnage. Je voulais probablement garder un bon souvenir car si je devais le revoir, peut-être que je serai déçu comme tant d’autres fans.   Aujourd’hui, je ne me défile plus et je compte bien voir la réalité de la chose ! Je suis quelqu’un qui aime bien faire les choses et j’ai eu une idée avant de revoir le film, je me suis dit : « Regardons l’épisode 24 de la série dont le film reprend l’intrigue », j'en ai des idées, hein ?   J’ai lu dans le Wiki d’Evangelion que cette épisode fût élu le meilleur épisode de toute série confondu en 1996. Pour certains, c’était l’épisode 18 (épisode du Dummy System), pour d’autres c’était l’épisode 19 (dernier combat du 2ième film). Pour moi, c’est l’épisode 16 (l’épisode où Shinji est coincé dans un ange) il y a aussi l’épisode 20 (Shinji est encore coincé mais dans un Eva et où on découvre ces fantasmes pour Rei, Asuka et Misato) et puis enfin l’épisode 22 (le passé d’Asuka). Globalement, l’épisode 24 est encore le préféré de beaucoup de monde, il faut dire que c’est une claque pour une raison : Kaworu ! C’était fort de la part de la série de faire apparaître un nouveau personnage presque à la fin de la série et qui plus est très charismatique. L’épisode est très bien construit, plusieurs signes montre en avance la révélation de l’épisode….     Je pourrai parler longtemps de cette épisode mais je vois que je n’ai quasiment rien dit du film, alors commençons par l’intrigue. Shinji est bloqué dans la base du Geonfront après le combat final du second film. Misato et toute l’équipe de la Nerv tente de creuser pour récupérer Shinji, Rei et Gendo. Pendant ce temps, Kaji continue son enquête et Shinji se retrouve dans un huit clôt où il devra affronter les vérités que son père lui cache….. Du moins, c'est ce que ça aurait pus être comme intrigue.   Comment ça ? Et bien, je dois vous dire quelque chose…. c’est mon scénario ou du moins ce que le teaser de l’époque semblait affirmer. Vous vous rappeler de la vidéo que j’ai mis à la fin de mon article sur Evangelion 2.22 ? C’est le Teaser que je vous parle et je peux vous dire toute de suite que vous pouvez oublier tout ce que vous avez vus car le vrai film n’a aucun rapport avec le teaser.   Pourquoi l’avoir montré alors ? Pour que vous soyez déçu parce que je pense que ce teaser à contribué à la déception du film à l’époque, imaginez de voir un trailer qui vous hype et quand vous allez voir le film, plus rien n’a aucun rapport avec le trailer de base….il y a de quoi être déçu, non ?   D’après mes recherches, le projet semblait avoir été repris à zéro au beau milieux de la production du film parce que ça ne plaisait pas à Hideaki Anno mais ça reste une rumeur. Une autre explication viendrait d’un tremblement de terre qui aurait détruit la production du film et que Hideaki Anno aurait été dégoûté de le refaire tel quel mais c’est une rumeur aussi. La dernier explication est peut-être simplement un troll de la part de l’auteur pour piéger les fans et ainsi être mieux dans l’ambiance du film….tout à fait plausible mais ce n’est qu’une théorie. Le studio n’en n’a jamais voulu rien dire, c’est étrange.   Le vrai intrigue se passe 14 ans après Evangelion 2.22, Shinji se réveille dans un nouveau monde et ne reconnaît plus rien car….tout est détruit. Son retour parmi les vivants n’est pas des plus chaleureux et je dirais même que tout le monde à envie de lui péter la gueule. Au fil de l’intrigue, il va être amené à revoir son père et Rei mais surtout un nouveau personnage, Kaworu Nagissa.   je préfère quand même la première intrigue mais bon, quand il y faut aller, faut y aller ! Un dernier mot avant de parler du film est qu’on retrouve 4 réalisateur pour ce film ! Les mêmes que les précédant dont Hideaki Anno mais il y a aussi Mahiro Maeda, un des ancien de la Gainax qui a travailler sur Vandread (Mecha-desing), Vision d'Escaflowne et le segment la seconde renaissance part 1 et 2 d’Animatrix. On retrouve aussi Shuichi Iseki pour le design des personnages (bien que c’est Sadamoto à la base, on retrouve plus le style d’Iseki dans le film) et Hibiki Yoshizaki , tout deux travaillant sur Kill La Kill mais aussi Me!Me!Me! que j’avais traité !   " Mais qu'est-ce qui s'est passé ?" C'est ce que beaucoup de fan ont dû se dire la première fois qu'ils ont vu le film.                   Qu’est-ce qui va (ou pas) dans ce film ?   Pour une fois parlons de chose qui fâche dès le début, oui je suis comme ça ^^   Le 1er problème majeur du film est le film en lui-même, trop flou je vous l’accorde. Je devrai plutôt dire que le changement de cap du remake a probablement été trop violent pour les fans. Je pense que les fans ont eu cette sensation de s’être fait avoir mais je pense surtout que le fait de changer de base en plein milieu d’une série de film (et surtout d'un remake) n’est pas la meilleur idée du monde….   Pour mon cas, ce qui m’avais dérangé lors de mon 1er visionnage est plus la structure du film qu’autre chose. D’abord, qu’est-ce qui s’est passé entre 2.22 et 3.33 ? Comment les gens ont survécu ? Ces quoi ces gros vaisseaux ? Le Wunden ? Fullerène ? La malédiction des Eva ? Le Near Third Impact ? C’est quoi ce bin’s ? Pour la plupart des questions, soit quasiment toutes les questions, vous n’aurez jamais aucunes réponses….quand on refait une base d'un univers et qu’on amène des nouvelles règles, c’est bien d’expliquer un minimum !   De plus, le rythme global du film est….étrange. Le film contraste énormément avec le second film qui été bien nerveux. Là où le second film tente de dire un maximum de chose mais avec peu de temps, ici, le film ne dit pas grand-chose pour ne pas dire grand-chose. Je sais que cette phrase est dur mais c’est la sensation que le film laisse lorsqu’on le voit la première fois, à force de cacher des choses, on finit pas ne rien dire. Le film est à la fois bien rythmé et lent comme pas possible, oui je sais, c'est contradictoire !   Cela se ressens aussi dans le peu de combat du film : 2 Combat, l’un au début et l’autre à la fin du film, en plus, il n’y a pas un seul ange vu que les bases ont changés !  Rien à en dire des combats si ce n’est qu’on cherche le spectaculaire et qu’ils sont très long. Ah si ! Un défaut dans les combats, c’est le bordel ! Oui, les combats sont bordéliques et ont a tendance à ne rien comprendre à cause des termes trop techniques (à moins d’avoir une connaissance de malade en Aérospatiale) et de l’obscurité ambiante du film. Et comme on ne vous explique rien, même certaines actions des personnages sont incompréhensible au premiers abords, au point même qu’on ne sais pas trop comment ils ont gagnés !   Il y a un problème dans ma façon de faire ?   La question qui doit vous venir à l’esprit est : « entre les combats, il se passe quoi ? » J’ai envie de dire tout mais surtout rien. J’exagère un peu mais comme le film révèle peu de chose, ben on ne sait rien. Le problème viens du fait aussi que le film doit résumé qu’un seul épisode ! Par conséquent, le rythme en prend un coup, malgré les nouveautés de l'univers mais ils ne sont pas assez exploité je trouve. Je ne parlerai pas de meublage mais d’un long temps mort qui contraste énormément avec le début et la fin qui partent dans tout les sens et qui plus est, manquait d’explication. On pourra noter aussi quelques incohérences entre le 2ième et le 3ième film….     Pour ce qui est de la VF…..comme d'habitude, inégale dans les voix mais pas de grossière erreur, sauf pour le doubleur de Kaworu qui a du mal avec la prononciation Anglaise de certains termes (au lieu de dire Third Impact, il dit Sir Impact). J'ai noté aussi quelques ajouts inutiles dans la VF comme par exemple, Sakura, un nouveau personnage qui demande à Shinji au début du film s'il veux, je cite "Faire Pipi", comprenez-le, 14 ans dans l'espace sans faire pipi, ça doit être dur, par contre personne ne lui demande comment il a survécu ?                        Il y a de l'espoir, il y a toujours de l'espoir !   Si jusque là, je pouvais paraître de mauvaise foi, ce n’est que pour montrer que le film est en réalité bien plus intéressant qu’il n’y paraît. Les défauts énumérés précédemment sont les défauts que l’on trouve régulièrement cités par les gens (et c’est pas faux) mais le film possède des qualités indéniables.   La première qualité de ce film est clairement son ambiance. C’est simple, tout pue la mort ! C’est une ambiance macabre qui vous attend aussi bien dans la forme que dans le fond. Des exemples ? J’ai envie de dire : regarder autour de vous ! Il n’y a plus rien qui tient debout, le sol est rouge rappelant le sang et des corps d’Eva qui traînent partout. Et que dire du décor qui est à la fois macabre et beau, qu’on a le temps d’apprécier avec des scènes contemplative : Tout est détruit, vide et sans-vie mais c’est beau ! On doit cette beauté au choix intelligent des couleurs Rouge et Bleu très claire qui se contraste et se complémente à la fois….un peu comme le personnage de Shinji. Lorsque je parle de ces scènes contemplatif de ce film, je dit souvent que c’est du Miyazaki Macabre, histoire d'avoir une idée de la chose.                                Quelques petits exemples de décor assez jolie mais surtout macabres !     Il n’y a que très peu de personnage mais on comprend très vite pourquoi ! le cerise sur le gâteau est avec Rei dont on se demande si Shinji a réussie à la sauver durant la 1er partie du film. Rei est très absente et très en retraite dans le film, on ne la voie que très occasionnellement, son regarde est vide et perdue. Elle a perdu son humanité ainsi que sa liberté de parole, c’est presque un Zombie mais sans l’envie de manger les autres. De plus, les révélations sur Rei vont encore plus intensifié ce côté macabre du film.     Quand aux autres personnages, je pense surtout à Misato, Asuka et Mari, ont les voit très peu aussi, sans spoiler, disons que c'est justifié dans l'intrigue (sauf comment se fait-il qu'Asuka est encore en vie et que Mari ne soit toujours pas encore dévellopée….je ne lâcherai rien, Anno, je ne lâcherai rien 😂)   Un autre point fort du film est son retour aux sources à la Gainax. J’en avais déjà parler un petit peu dans le second film mais ici, c’est amplifié. Je suis étonné que personne n’a fait de lien avec tout les précédents travaux d’Hideaki Anno :                 - L’équipage de Misato ainsi que le fait qu’ils sont dans des vaisseaux ne vous rappelle rien ? Et oui, Nadia et le secret de l’eau bleu, qui à la base, c’était inspiré des Space Opera de Matsumoto, surtout Spaceship Yamato. Encore un détail rigolo, à un moment un des personnages dit que « c’est excitant d’être sur le pont lors d’une attaque », phrase déjà prononcé dans Nadia. On retrouve également l’OST de Nadia pour la simple raison que c’est le même compositeur.                - C’est un peu du spoile et je m’en excuse par avance mais la notion du temps où un personnage se retrouve plusieurs années plus tard alors qu’il n’a pas changé d’une traite….. non, rien ? Gunbuster avec Noriko et Kazumi qui doivent payées le prix de leurs combats par l’accélération du temps dans l’espace. D’ailleurs, on pourrait faire le lien avec l’idée qu’il n’y a que deux pilotes qui gère tout (Asuka et Marie) et le 1er combat dans l’espace….c’est un peu pareil dans Gunbuster (même si il y a 3 pilotes mais chuuuut!)                - Et puis enfin, c’est un hommage à la série de 1995 vu que l’intrigue reprend toujours la série malgré toutes les changements, sans oublier que certaines font échos à l’épisode 24...normal d’un côté.   Un dernier point et tout bête, le film a la volonté de prendre des risques et on ne pourra jamais lui reproché le contraire contrairement à d’autres séries qui reste sur des acquis ! D’autant plus que le film se construit comme l’opposé du film précédent : Peu de combat, peu de contact avec d’autres personnages pour Shinji, univers très différents, quasiment pas de Fan-Service etc.…     Capitaine Némo, euh je voulais Misato, il semblerait qu'une partie sur les thématiques du film est en approche !                           C'est chouette ! Je comprend maintenant que je suis né pour te rencontrer ! 😉   Un dernier point fort serai tout simplement les thématiques du film et ça mérite qu’on s’y intéresse ! Tout d’abord, toute cette histoire sur l’espoir, oui, vous n’avez jamais remarquez que ce mot reviens très souvent ? Que ce soit dans des termes ou même dans les dialogues, le mot espoir reviens très souvent. C’est bien mais l’espoir de quoi ? D’un point de vue de l’intrigue, l’espoir qu’on puisse revivre et reconstruire ce monde, et comme dirais Dr Ian Malcom « La vie trouve toujours un chemin », la grande question est de savoir si l’Homme en fait partie.   Il y a aussi cette espoir d’un retour à la normal avec Shinji qui au fil du film, se fait submergé par le désespoir et aussi la culpabilité….     Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir….sauf si tu agis comme Shinji. Et qui dit Espoir, dit changement ! (Ah bon ?🤔) Je me suis souvenu d’une citation de Hideaki Anno qui disait dans la prélude de la série :   « On m'a dit un jour « vivre, c'est changer ». C'est en voulant faire un récit où, la fin se rapprochant, le monde comme les personnages exprimeraient ce désir de changement que j'ai commencé cette œuvre. Parce que c'était là mon véritable souhait »   Et si c’était toujours son souhait ? Et s’il avait volontairement changer la base d’Evangelion pour apprendre une leçon de vie à ses fans ? La vie est fait de changement, heureuse et pénible…..tiens ça me fait penser encore au Dr Ian Malcom qui disais :    « S'il y a une chose que l'histoire de l'évolution nous a enseignée, c'est que la vie ne peut pas être retenue. La vie se libère, elle s'étend à de nouveaux territoires et brise les barrières, douloureusement, peut-être même dangereusement, mais, hum... enfin, c’est comme ça. »   « C’est comme ça », je rigole avec mes citations de Jurrasic Park mais c’est peut-être ce que veux nous dire Anno. La vie est faite de changement et Evangelion aussi.   J'avoue que j'ai un doute maintenant !   Ce qui m’amène à Shinji qui a peur de ce changement, de voir que le monde qu’il a connu n’est plus le même, que les personnes qui l’aimait le déteste, que la Rei qu’il connaît n’existe plus, qu’Asuka a envie de lui péter sa gueule….tout ça sont les changements que Shinji refuse de voir…..mais nous aussi !   J’entends souvent que les gens défonce le film parce que tout les personnages traite Shinji comme de la merde ou parce que ça n’a plus rien à voir avec la série….oui, c’est le but du film ! Je viens de m’en rendre compte mais on s’est voilés la face pendant tout ce temps, je m’explique.   L’énorme force du film est qu’il traite le changement dans la vie et quoi de mieux que de faire subir ce changement aux spectateurs, aux fans surtout qui sont habitués à la base de la série de 1995 et qui a duré jusqu’à Evangelion 2.22. On a jamais reprochés à The End Of Evangelion qu’il avait changé les bases vu que c’était la suite de la série, on a juste reproché la manière que ça c’est passé et c’est là la différence avec 3.33, il coupe tout ! La vérité sur le pourquoi on a défoncés le film, parce que oui les fans l’ont défoncés, c’est parce qu’il ne reprend pas les bases de la série, on a reprochés au film son concept qui dérangent les fans parce qu’ils ne s’y retrouvent plus…..c’est juste débile !   On ne peux pas défoncé un film pour son concept, sinon tout les films sont mauvais. On ne peux pas défoncé un film pour son identité et quand je vois des gens qui dissent que le prochain film donnera les raisons de ce changement, j’ai envie de dire « Ouvrez les yeux ! On a toujours eu la réponse mais comme shinji, on a refusé de la voir ».   Ce qui est dingue, c’est que l’auteur avait prévu la réaction des fans vu que la majorité réagissent comme Shinji dans le film. Si vous ne le savez-pas, Hideaki Anno a faillit prendre sa retraite et laisser Evangelion comme tel. Pourquoi ? Parce qu’apparemment le film aurait été dur pour lui car trop introspectif. Je veux dire par dessus tout que c’est un homme qui affronte sa vie, contre son passé ou contre les fans peut-être mais il a eu les couilles de le faire !     Bon, tu as fini ton article ou non ?                        Ce n'est qu'un au revoir, mes frères, Ce n'est qu'un au revoooooir ! (Conclusion)   Je ne pensais pas que je conclurai comme ça ! Au début de ma critique, je croyais que je parlerai de la souffrance de la Solitude et du Rejet mais finalement, à force de penser au film et à son message, j’ai fini par trouver autre chose. Pour comprendre Evangelion 3.33 , il faut accepter de renier les bases de tout ce qui a été fait sur la licence Evangelion, accepter le changement, tel est le message et l’intrigue du film. Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi et je ne suis sûr de rien mais je pense avoir enfin trouver un sens à ce film et une raison de le revoir plus souvent. Si vous avez déjà vu ce film, regarder le encore mais en prenant compte de tout ce que je viens de dire et peut-être que votre jugement changera. Après oui, le film à des défauts et il demande un certain courage pour le regarder à nouveau mais c’est ce qui définit ce film. Je pourrait même dire, qu'il s'agit d'un mauvais Evangelion (volontairement) pour être un bon film.   Je vais conclure par cette citation : «  On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » Héraclite    

DrunkenPenPen

DrunkenPenPen

Fate/Stay Night [Dossier]

Certains animés sont plus dur à traiter que d’autres parce que ce ne sont pas que de simples animés mais tout un univers entier à traiter ! Constitués des séries principaux, d’univers alternatifs, de spin-Off, d’adaptations, de parodies etc.…. c’est un peu comme résumé tout l’univers de DC Comics en un seul article….Bonne chance ! Dans le monde des mangas, bien que ce n’est pas si fréquent, il existe des séries avec des univers vastes où on peut vite se perdre, voire même, ne pas savoir par où commencer ! De tête, il me viens à l’esprit l’univers de Gundam ou les œuvres de Leji Matsumoto avec des personnages qui se croisent. Cependant, j’avais envie de vous parler de l’univers de Type-Moon et même précisément de Fate/Stay Night ! Si vous êtes un amateur d’animé, vous connaissez très certainement la série des Fate/Stay Night et si ce n’est pas le cas, laissez moi vous le présenter.     1er Opening des nombreuses séries Fate/Stay Night !         Type-Moon....Oui, bien sûr…..C'est quoi Type-Moon ?   Commençons par le commencement : c’est quoi Type-Moon ? Type-Moon est un studio de jeux-vidéo amateur à la base. Ils ce sont fortifiés une réputation avec leurs Dōjin, des œuvres amateurs dans différents domaines comme la musique, les mangas etc.… et plus particulièrement les Visuals Novels, un type de jeux vidéo qui se présente plus comme un livre car ce n’est que du texte mais avec des voix et de la musique. Je précise que c’est un type de jeu très répandu au Japon qui est mis à toutes les sauces : Aventure, Romance, Drague, Eroge ou encore Hentai.   c’est avec Tsukihime (2000) que le studio va marquer les esprits et commencer à prendre une place plus importante dans le milieu, pour finir par devenir des professionnels. Pendant ce temps, French Breed, un sous studio qui c’était associé avec le studio Type-Moon va sortir une suite à Tsukihime mais en tant que jeux de combat 2D nommé Melty-Blood. Une fois de plus, c’est le succès au point même qu’ils font plusieurs versions de ce jeu et finira par sortir en salle d’arcade, preuve ultime que le jeu est très bon (personnellement, j’en suis assez fan !). French Breed sortira un autre jeu que vous connaissez probablement : Under Night In-Birth mais il reste en dehors de l’univers Type-Moon.   à Gauche, Tsukihime en animé et à droite, Melty Blood dans sa avant-dernière version !   C’est en 2004 que le studio va créer leur premier gros succès commerciale : Fate/Stay Night ! Et d’ailleurs, quand je dit que ce sont des Visuals Novels, je devrais plutôt dire Eroge. Un Eroge est un jeu érotique mais je ne vais pas vous mentir, on peut parler d’Hentai. Attention ! Un Eroge n’est pas un jeu Hentai, c’est juste un jeu qui contient des scènes Hentai et qui se mélange avec d’autres genres : Aventure, Drame, Comédie etc.… Pour expliquer plus clairement c’est comme un film « normal » dont l’intrigue est coupé par des scènes Pornographiques (où on voit tout). C’est très récent chez nous et c’est très discret mais au Japon, ça existe depuis un bon petit moment et j’ai même envie de dire qu’il n’y a qu’eux qui trouve ce genre d’idée.   Le Saviez-Vous ? Les Scènes Coquines !   ça sera le seul "Saviez-vous" de l'article mais il est intéressant. Ces fameuses scènes Hentai que l'on trouve dans le jeu original on été ajoutés à la dernière minutes par peur que le joueur….s'ennuie ! Oui, ils ont juste fait ces scènes parce qu'ils pensait que le joueur décrocherai le jeu au vue de la longueur du scénario (30H rien que pour le 1er scénario). Il me semble que l'auteur original n'était pas trop d'accord pour ajouter ces scènes dans son "roman" mais il l'a fait quand même, d'où pourquoi ces scènes sortent de nul part et n'ont pas vraiment de sens.   Fate/Stay Night est belle et bien un Eroge mais si vous avez vu au moins une des adaptations en animés, vous vous êtes peut-être dit : « Mais j’ai jamais vu de scènes Hentai lors de mon visionnage ! », normal, il n’y sont pas ! (déception parmi les lecteurs) En effet, au vu du succès de la série Fate/Stay Night, Type-Moon a fait le choix d’exclure les scènes Hentai pour toucher un plus grand public. Ils ont même refait le jeu, sans ces scènes mais c’est compensé par un approfondissement de l’intrigue, nommé [Réalta Nua] (et aussi pour pouvoir sortir le jeu sur la Playstation 2, s'assurant du succès du jeu)   T'inquiète Saber, ce que tu as fait avec Shiro restera un secret !        There's A New Game We Like To Play You See...We Call It Master And Servant !   Maintenant qu’on a fait le tour, je vais pouvoir enfin parler de quoi retourne Fate/Stay Night. Tout les 60 ans (en moyenne) à lieu la guerre du Saint Graal qui oppose 7 mages à s’entre-tuer dans un Battle Royal pour obtenir le précieux sésame : Le Saint Graal ! Pourquoi obtenir le Saint Graal ? Cette objet permet de réalisé le vœux du vainqueur de cette guerre. Pour l’obtenir, les mages possède un « Servant », une âmes héroïques qu’on classe en 7 catégories : Berzerker, Assassin, Caster, Rider, Lancer, Archer et enfin Saber.   Le mage qui est associé au Servant ce fait appeler « Master » et possède 3 sort de commandement qui permet au Servant d’obéir de force à un ordre donné par le Master. À eux deux, ils doivent tuer les autres….et c’est là que ça se complique. Le Servant désigné pour le Master est choisit un peu au hasard. Si un Master meurt mais pas le Servant, ce dernier peut choisir un nouveau Master mais si le Servant meurt mais pas le Master, il peut choisir un autre Servant à la condition qu’il n’appartient pas déjà à un Master (et qu’il accepte d’être le Servant du nouveau Master). Techniquement, la guerre peut se finir sans qu’aucun Master meurt mais vous vous doutez bien que ce scénario n’existe pas !   Vous êtes peut-être en train de vous dire que le terme « Guerre » est un peu exagéré parce qu’une dizaine de personnes qui s’entres-tues, c’est pas vraiment une guerre. Oui mais il y a les dommages collatéraux et beaucoup de victimes civiles car pour gagner, il faut que le Servant soit matérialisé physiquement pour combattre, uniquement possible qu’avec de la magie et cette dernière se trouve chez les âmes innocents.   Chaque Servant à donc des compétences précise mais tous ont un « Noble Phantasme », une super attaque de la mort qui tue mais révèle leurs identités et ainsi leur points faibles. Par exemple, si un Servant utilise son « Noble Phantasme » et qu’il s’appelle « Excalibur », il vaudrait mieux que son adversaire meurt car s’il s’en sort, il n’a qu’à faire une recherche sur Wikipédia pour savoir qui à eu l’épée Excalibur.   J’espère que vous avez tout compris car maintenant je vais vous parler des séries. Si on compte tout ce qui à été fait, c’est à dire, jeux, manga, animé, Sound Drama et Parodie, il y a  eu 59 séries….pour l’instant ! Je vous rassure, je vais pas tout traiter. Je vais parler uniquement des adaptations en Animés du jeu de base. Le jeu possède 3 scénario différents : Fate ; Unlimited Blade Works et enfin Heaven’s Feel.   Unlimited Blade Works, Heaven's Feel, Fate/Apocrypha, Fate/zero…..Je suis paumé !         Fate/Stay Night (2006)   Première adaptation de la série par le studio Deen. Créé en 1975 par des membre du studio Sunrise, on leur doit Ranma ½ , Kenshin le vagabond ou encore Vampire Knight en tant que séries télévisées. Ils ont également beaucoup travaillés avec Mamoru Oshii que je ne vous présente plus.   C’est une série en 24 épisode qui raconte : « l’histoire d’Emiya, un jeune homme capable d’analyser la structure des objets grâce à la magie. Jeune homme solitaire doté de pouvoirs limités, au cours d’une nuit tragique où il se retrouve confronté à la guerre pour le Saint Graal, Emiya invoque Saber, l’ultime serviteur, et devra affronter les 6 autres magiciens malgré ses limites. »  (Sens Critique)   La grande question est de savoir si cette animé est une réussite, la réponse est…. Non !   « Alors tu t’es embêté à tout nous expliqué pour finalement dire que ton 1er animé hyper connu c’est de la merde ? » Non, pas de la merde, qu’il n’est pas réussie et qu’en tant qu’adaptation, c’est une bonne grosse déception ! Où que ça a merdé ? Disons que je lui reproche 3 gros défauts, ah oui ! Je précise que je n’ai fait que le premier quart d’heure du jeu donc je ne vais pas le critiquer du point de vue de la fidélité.                                 - 1er défaut et le pire selon moi : Le Rythme !   Il n’y a rien de pire qu’un animé trop lent où on nous raconte rien, si ce n’est qu’un quotidien où le héro fait son linge pendant 6 épisodes alors qu’il est censé taper sur du monde….vous savez, la guerre, tout ça ! Il est possible pour un animé ‘lent’ d’être rythmé par des révélations, des conflits internes etc. tant que ça à lien avec l’intrigue ou l’univers, ce qui n’est malheureusement pas le cas ici. 3 quart de l’animé est beaucoup trop lent et le dernier quart se termine trop rapidement, comme dirais un membre de Sens critique « Mouais ».                                -  Le 2ième défaut majeur est l’Animation   C'est pas top et il souffre d’un retard comparé à d’autres animés de 2006 comme Death Note ou Code Geass. C’est très moyen et même parfois c’est moche et avec le temps, l’animé a mal vieillit. C’est très inégale donc ne vous attendez pas à en prend plein la figure.                               -  3ième et dernier gros défaut est la cohérence de l’univers.   Beaucoup de gens ce sont plains d’un manque de cohérence chez les personnages comme par exemple la motivation très flou des personnages, pourquoi veulent-il vraiment le Saint Graal ? Pour beaucoup, on ne le saura jamais.Même pour le héro c’est flou de savoir ce qu’il veux, tantôt être un justicier, tantôt avoir Saber dans son lit. Il y a aussi des éléments scénaristique qui sont amenés pour finalement ne rien faire, je pense au Flash-back de Rin lorsqu’elle croise Sakura, c’est très flou et on n'en parle plus du tout après….à moins d’avoir fait le jeu à l’époque, on comprend rien à ce qui viens de ce passer.   D’ailleurs, je n’aime pas le dire mais Emiya Shiro est un personnage très énervant car trop gentils, trop naïf….trop con, quoi ! Je dirais même qu’il manque cruellement de charisme, surtout par le fait qu’il refuse de se battre durant presque tout l’animé ! Et même certaines personnes ce sont plains qu’il est sexiste, obsédé et macho, cependant, je n’en n’est pas le souvenir (sauf pour l’obsédé) donc je n’en dirais rien.   Et là je vous vois venir : « Tu as quand même un sacré culot de dire qu’Emiya est un coincé alors que quand c’est Shinji dans Evangelion, ton discours change ! » et je vous répondrez que ces deux personnages n’ont pas pour vocation de plaire aux spectateurs mais que cela a été souhaités par leurs auteurs, après ça ne veux pas dire que ça rend l’expérience agréable mais c’est l’expérience souhaités.   Sinon, l’animé possède 2 grosses qualités : L’OST (dont l’opening) et que malgré tout les défauts, c’est un animé qui se laisse regarder pour le peu que l’on apprécie (Plusieurs personnages sont stylés) .   Tout ça pour dire que c’est un animé très moyen et décevant mais qui se laisse regarder. Le gros problème viens du fait que cette série constitue la base de l’ensemble de l’univers Fate/Stay Night et c’est ça qui le rend décevant.   "Shiro ! C'est ta faute si on est ridiculisés, Baka !". Ce n'est pas que de sa faute, tu sais ?                Fate/Zero (2011)   D’où tu sort ce Fate/Zero ? Me direz-vous, et bien il s’agit d’une série en 2 saison qui sert de préquel à la série de 2006 et autant vous le dire que c’est le jour et la nuit ! On doit cette série au studio ufotable, réputé pour leur séquence animé dans les jeux-vidéo Tales Of ou God Eater. On doit le scénario à Gen Urobuchi, très célèbre pour être le scénariste de Puella Magi Madoka Magica et de Psycho-Pass….que du lourd ! D’ailleurs, c’est lui le romancier du Light Novel original.   L’intrigue se passe 10 ans avant celui de la série de 2006 et reprend le même concept de guerre du Saint Graal, à la différence qu’on a affaire à plusieurs psychopathes prêt à tout pour gagner. On suit Kiritsugu Emiya, le père adoptif du héro de la série de 2006 mais en vérité, on suit un peu tout le monde. Il sera accompagné de Irisviel von Einzbern et de Saber mais on retrouve le père de Rin, de Sakura et même quelques personnages de la série de 2006.   Je vais être direct, c’est une tuerie ! Cette série est beaucoup plus sombre et mature que l’original, on suit littéralement des psychopathes qui se moquent royalement de tuer des civiles….c’est comme une désacralisation de la série originale :          - Emiya Shiro était Naif ? Kiritsugu est son opposé : Froid, Calculateur, traite Saber comme une sous-merde, trompe sa femme avec une autre et est prêt à exploser un immeuble pour tuer un gars alors qu’il y a du monde dedans !           - L’animation était pas top ? Il est magnifique dans cette série et est même une claque graphique !           - L’intrigue était pas trop claire ? En plus de faire une intrigue haletant avec des trahisons et des retournement de situation, d’expliquer les motivations de chaque personnages, il se paie le luxe d’expliquer les trous scénaristiques de la série de 2006 !             - L’animé de 2006 était mou ? Lui ne l’est clairement pas, c’est captivant !   Son seul défaut serait un épisode un peu fan-service avec l’épisode qui explique comment Rin est devenu une Tsundere...c’était nécessaire ? On notera aussi quelques lenteurs scénaristiques mais franchement, c’est rien comparé à d’autres séries.   Fate/Zero est pour moi, celui qui a sauvé la licence Fate/Stay Night en animé !          Unlimited Blade Works (2010/2014)   2ième route du jeu qui a bénéficié d’une double adaptations : Un film en 2010 et une série de 2 saisons en 2014. Le studio Deen s’est occupé du film tandis que le studio ufotable s’est occupé de la série, dans les 2 cas, c’est du bon !   L’intrigue reprend celui de Fate/Stay Night mais on y suit plus Rin et Archer qui sont très développés. Le scénario est très différent et Shiro apprend vraiment à se battre et à s’affirmer, ce n’est plus le mec énervant de la 1er série.   J’ai beaucoup apprécié le film, le studio Deen s’est amélioré dans l’écriture malgré qu’il va très vite (normal pour un film) et qu’il ont toujours un petit retard pour ce qui est de l’animation mais à part ça, c’est du bon ! Pour ce qui est de la série….je n’ai vu que les premiers épisodes mais je peux vous dire qu’il reprend les qualités de Fate/Zero, si ce n’est qu’il est un peu plus lent que ce dernier et que l’intrigue prend son temps pour démarré et rabâché encore et encore les règles de la Guerre du Saint Graal. Cette ‘arc’ est un peu plus violent et mature que la 1er série.       Faut-il voir le film ou la série ? Ça dépend de comment vous voulez approfondir l’univers. Personnellement, vous pouvez vous contenter du film qui résume bien l’arc mais si vous voulez approfondir la chose, la série est faite pour vous, tout ça pour dire que vous avez le choix.   Rin est l'héroïne de Cette arc et permet d'en apprendre plus sur Archer !             Heaven’s Feel (2019)   On arrive enfin à la dernier route du jeu, qui plus est mon préféré car il est vraiment mature ! Si vous n’avez pas vu toutes les séries précédentes, il est impossible de regarder cette trilogie de film dont le 3ième opus sort au Printemps 2020 car il spoile méchamment Fate/Zero.   Les films sont fait par le studio ufotable. Oui il s’agit d’une trilogie de film qui va reprend l’intrigue de la série originale mais cette fois-ci, on va suivre Sakura et connaître son lourd passé.   Le 1er film s’appelle presage flower et est plutôt classique dans la tradition des Fate/Stay Night, si ce n’est que tout repose sur une sorte d’enquête pour savoir : Qu’est-ce que cette chose qui bouffe les gens et massacre les antagonistes en 2 secondes ! Le personnage d’Assassin est aussi au centre de l’intrigue vu qu’il semble être l’allié de cette chose.   Parmi ce merdier (excusez-moi du mot) Shiro va avoir pour but de protéger Sakura et de finir rapidement cette guerre pour qu’elle puisse vivre sa routine à nouveau….mais ça risque d’être plus compliqué que prévu. Le 1er film explique surtout la relation entre Sakura et Shiro. Autant vous dire que ça fessait longtemps que j’avais envie de savoir pourquoi elle passe son temps à faire le ménage chez lui plutôt que de vivre chez elle. On comprend très vite qu’il y a une histoire d’amour entre ces deux là, surtout de la part de Sakura parce que lui...euh….j’ai l’impression qui dit oui par opportunisme, si vous voyez ce que je veux dire.   C’est rigolo que je fasse ce sous-entendu car ça m’amène au second film lost butterfly  qui traite….du sexe. Je vois sur internet que ce film à choqué pas mal de monde mais quand on connaît son origine, ça devrai pas trop l’être, pourtant ça l’est !   Pourquoi ? Disons que le thème du sexe est un des sujets principaux du film, peut-être même plus que la guerre du Saint Graal. Cependant, c’est surtout que la scène de l’échange de mana en aura marqué plus d’un. Ah oui ! Je ne vous ai pas parler de l’échange de mana entre un Master et un Servant, qui, dans le jeu original consiste à « exciter » le Servant pour retrouver du mana ou pour être plus direct : couchez avec le Servant (d’où les scènes Hentai dans le jeu). Dans les séries précédents, ils ont trouvés des moyens de contourné cela, même si, avouons-le, c’était ridicule :            -  Pour Saber, Shiro était torse nu et au dessus d'elle mais avec beaucoup de distance             - Pour Rin, il était torse nu et il devait affronter son esprit intérieur pendant que Rin lance un sort.     Et pour Sakura alors ? Ils couchent ensemble, oui, le film reprend le jeu sans pour autant être du Hentai mais ça a suffit pour choqué quelques-uns.     Ce qui est intéressant, c’est qu’ils ont joué sur l’image de Sakura à travers les séries. On la voit toujours humble, droite et pure alors que le film révèle plutôt qu’elle est « une vilaine fille ». Le film à très peu de combat mais ils sont violents et magnifiques (de même pour la mise en scène), sans oublier que le film a un petit côté morbide.     À part ça, les films sont géniaux : Le film est très très beau, possède un bon rythme, ne perd plus son temps à expliqué ce que tout le monde sait….une trilogie de film plutôt pour les fans que pour les petits nouveaux qui risque de ne rien comprendre. Je dirais que le 2ième film (lost butterfly) est mon préféré car il s’éloigne vraiment de ce que la série fait habituellement et que je suis très impatient de voir le dernier film.   Sakura, ca va ? Parce que je te trouve….différente.           Conclusion   Que ce fût éreintant mais passionnant de vous parler de Fate Stay/Night ! Je n’ai finalement fait que de parler de la série principale sans mentionner les spin-off ou le très drôle Carnaval Phantasme, mais ça aurait pris trop de temps. Alors faut-il voir tout ce que j’ai mentionné ? Si on met de côté la série de 2006, ce n’est que du bon ! Je vous conseillerai de regarder les séries dans l’ordre de parution de l’article mais si la série de 2006 vous fait peur, sachez que le manga de Dat Nishiwaki est un très bon compromis pour apprécié l’arc « Fate » et tout savoir sur Saber (attention, tout les séries mentionnés y sont aussi adaptés en manga, ne vous mélangez pas les pinceaux 😉 )   Pour ma Part, je suis assez fan de Fate/Stay Night et le plus drôle c'est grâce à l'animé de 2006 ! J'ai vu un potentiel dans cette animé et quand on voit l'évolution de la série, je ne peut que m'en rendre compte que je n'avais pas tort. Si ça vous a donner envie de vous y mettre, sachez que c'est un voyage que vous ne regretterai pas !  

DrunkenPenPen

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Evangelion: 2.0 You Can (Not) Advance

Alors qu’Evangelion: Final commence à pointer le bout de son nez avec des trailers et sortira en 2020, je reprend ma petite rétrospective sur Rebuild Of Evangelion avec le 2ième film de la quadrilogie : Evangelion: 2.0 You Can (Not) Advance sortie en 2009, soit 2 ans après le 1er film. Comme le précédant film, il a gagné pas mal de prix mais il fût un des plus gros succès au box office de l’année, rapportant 40 millions de dollars de bénéfice, soit le triple du 1er film ! Mais est-ce que le film à mis tout le monde d’accord ? Vous allez voir que ce n’est pas évident…   Affiche Française du film dans sa version 2.22     Avant de commencer cette article, j’ai une pensée pour le studio Kyoto Animation (KyoAni) qui a pris feu le 18 Juillet dernier, provoquant 35 morts dont Yasuhiro Takemoto, le réalisateur de La Mélancolie de Haruhi Suzumiya. Cette incendie fût provoqué par un homme déséquilibré pour une histoire de plagiat d’un de ces romans. Ce sont avant tout des vies humaines détruits et brisées, des familles endeuillées, des projets dont on aura perdu le travaille et des projets qui n’aboutirons jamais. C’est un accident rare dans le monde de l’animation Japonaise et il était important pour moi d’en dire un petit mot. Cela ne changera en rien mon avis sur le film et je vous souhaite une bonne lecture malgré tout !             Evangelion épisode 2 : Asuka Contre-Attaque !   c’est toujours le studio Khara qui s’occupe de ce remake et on retrouve la même équipe que le précédant, à savoir Masayuki et Kazuya Tsutumaki en tant que réalisateurs et Hideaki Anno qui supervise le tout. ce film est celui qui a le plus de succès et il est également le plus long des trois films. Le synopsie du film est la suivante : Shinji continue de se battre contre les anges avec Rei Ayanami mais une nouvelle pilote arrive pour leur donner un coup de main et il s’agit d’Asuka Langley Shikinami. Pendant ce temps, le Plan de Complémentarité continue de se préparer dans l’ombre.   C’est un résumé flou mais il faut comprendre qu’il se passe beaucoup de chose dans ce film est que le spoiler arrive vite et que contrairement au dos du DVD, je ne balance pas les 20 dernières minutes ! Ne lisez surtout pas le dos du boîtier du DVD avant d'avoir vu le film !   Pour une fois, je vais vous épargner les détails techniques car ce sont les mêmes que le précédant film, c’est à dire qu’il est beau mais qu’il a un peu mal vieillit. Je vais plutôt m’attarder sur les points du film.   Le Saviez-Vous ? Toi jeune homme, tu deviendras une légende !   C'est quand même dingue que j'arrive à vous bassiné avec Evangelion sans que je n'ai jamais mentionné une seule fois l'Opening ! "A Cruel Angel's Thesis" est l'opening le plus chanté dans les karaokés au Japon….en 2019 ! Depuis 1995, les japonais l'a chantent et la connaissent par cœur, c'est un peu l'équivalent de "Nuit de folie" de Début de soirée ou "L'aventurier" d'Indochine (ou tout autre titre de ce style) à la différence que c'est un générique d'une série. Mais la vrai anecdote, c'est qu'en réalité, si on met pause à chaque image dans l'opening lors du refrain, on se rend compte qu'on se fait spoiler sur plein de chose ! Par exemple, on voit Kaworu sur un fond rouge mais ça va tellement vite qu'on le voit pas à l'œil nu (sauf si vous faite très très attention)   Je ne peux pas vous laisser sans mettre l'opening !     D’abord, contrairement au 1er film, il ne s’agit pas d’un film qui prend pour base la série pour ce qui est des plans. On a donc droit à une nouvelle mise en scène mais aussi de nouvelles scènes vraiment inédit à la série. On assiste littéralement à une relecture de la série et on ressent bien une prise de risque sur la série, ce qui en fait un très bon point car le film a bien plus d’intérêt que de simplement revoir l’univers de la série en plus beau.   Cependant, le film n’oublie pas ses racines et même si les évènements de ce film sont très différents, il y reste encore quelques scènes pris directement de la série mais dans un contexte différent mais surtout dans un dénouement différent. L’exemple pour illustrer mon propos est la très célèbre scène de l’ascenseur. Rei et Asuka, les protagonistes de la série se retrouve dans un ascenseur et finissent par se disputer. Contrairement à la série où Asuka finit par gifler Rei et part en pleurant, cette fois-ci, Rei se défend en prenant la main d’Asuka qui allait la gifler. J’ai toujours interprété cette scène comme une manière de dire au spectateurs : « Vous ne vous y attendait pas, Hein ? » Cette esprit se retrouve durant tout le film et en fait le point fort du film.   La vengeance est un repas qui se mange froid, Rei a attendu 14 ans pour ce moment !   Parmi les changements, on notera une psychologie différent des personnages : Shinji est beaucoup plus à l’aise malgré qu’il trouve difficilement sa place, Asuka est moins marquée par ses blessures psychologiques et Rei est plus sociale qu’avant mais je reviendrai sur ces points un peu plus tard. On notera aussi que malgré la présence de nouveaux personnages dans l’intrigue (Kaji par exemple), ils restent très en arrière et font plus figure de Fan-Service qu’autre chose.   D’ailleurs, en parlant de Fan-Service, ceci est vraiment de retour dans l’univers d’Hideaki Anno qui était une véritable marque de fabrique de l’ère Gainax. J’ai toujours considéré qu’Evangelion n’avait quasiment aucun fan-service ou du moins très peu, contrairement à ce que l’on entend beaucoup. Oui, le fait par exemple que Rei soit nue dans certaines scènes montre une volonté de fan-service mais si vous vous rappeler de la scène où Shinji est dans l’appartement de Rei dans le 1er film, il est beaucoup plus question de la relation entre ces deux personnages, surtout quand on a vu la série. S’il y a un propos, il n’y a pas de Fan-Servie selon moi !   Par contre, dans ce film, le Fan-Service est là, il s’est permis d’entrer sans frapper, de se servir une bonne bière bien fraîche et de vous rappeler que ça faisait longtemps que vous ne l’avez pas invité chez vous. Il est sans gêne mais c’est un bon copain, à condition qu’il n’abuse pas de votre hospitalité. Ici, c’est pas trop abusé et puis quelques blagues un peu fripon, ça ne peut pas faire de mal.   L’exemple parfait est la scène où Asuka est prise au dépourvue par PenPen (le pingouin, pas moi) en allant prendre son bain et qu’on nous ressert la même blague que le 1er film, sauf qu’ici, il a Shinji qui est aussi présent !   Pourquoi ce retour au Fan-Service alors que la série originale en possède très peu ? Je pense qu’il faut voir ça comme un hommage de l’ère Gainax avec des animés comme Nadia ou Gunbuster qui possède ce même type d' humour….normal de la part du même auteur !   D’ailleurs, cette hommage ne se limite pas à de la Gainax Bounce car on retrouve l’ost de Nadia dans le film et même apparemment l’ost de Kare Kano (Entre Elle Et Lui) mais cette série reprenait déjà l’ost d’Evangelion. Sans compter encore les fameuses annonces à la fin des films qui rappelle les annonces des fins d’épisodes des animes de la Gainax dont  la fameuse fausse promesse de Misato de se mettre à nu.   Un dernier point fort du film est son rythme frénétique comparé au 1er film . Il y a le double des combats du 1er film sans pour autant négliger les scènes quotidiennes et les petits soucis de la vie qui gagnerons aussi en rythme. Le film à vraiment été conçu pour que le spectateur ne s’ennuie pas une seule seconde.   Le Fan-Service est beaucoup plus présent qu'avant mais ça reste bonne enfant !                  Le Third Impact, Le Jugement dernier   Malheureusement, si tout semble aller dans le meilleurs des mondes, le film possède des défauts….. et pas des petits.   Le premier gros problème du film est qu'il va vite, beaucoup trop vite ! Là où le 1er film était plutôt juste dans son rythme, celui- ci a tendance à dire : « On n’a pas le temps ! » (à dire avec un air de panique)   Pourquoi avoir fait un tel rythme ? La réponse se trouve dans la position du film par rapport à la série. Si le 1er film résume les 6 premiers épisodes tranquillement, le second doit se farcir le résumé de l’épisode 8 à 19, soit deux bon gros quart de la série à lui tout seul ! Par conséquence, on ne peut pas tout montrer et on rate beaucoup de chose, non pas dans l’intrigue car il tente de s’en éloigner mais plutôt dans les thématiques et plus particulièrement dans l’approfondissement de ces thématiques, mais il y a pire !   J’avais toujours tendance à contextualisé les films par rapport au relation de Shinji avec d’autres personnages : le 1er film concerne la relation Shinji/ Misato et Rei, le second film avec Asuka et le 3ième concernera Kaworu. En faite, il ne faut pas penser comme ça, parce qu’en réalité le 1er film traite de la relation Shinji/Rei, le second film traite  dela relation Shinji/Rei (malgré Asuka), quand au dernier, on traite la relation de Shinji et de Kaoworu… non je déconne, c’est encore et toujours la petite Rei !   Hideaki Anno a vraiment misé sur Rei, au grand détriment d’Asuka et de tout les autres, probablement parce que dans la série original, on voit plus Asuka que Rei. Je pense que l'auteur a voulu rééquilibré les choses.   Vous avez bien lu, Asuka est très peu mise en avant et est même très peu développée, au point qu’elle est éjectée à la moitié du film alors qu’elle est l’une des protagoniste de la série ! Si vous n’avez pas vu la série, vous n’allez pas comprendre grand chose au personnage d’Asuka, voire la trouver énervante car trop prétentieuse. Le film se contente uniquement de quelques clins d’œils sur le personnage (la poupée présent au second plan par exemple) et d’un petit dialogue avec Misato, là où justement Rei dans le 1er film est beaucoup plus développée mais je reviendrais sur notre chouchoute.   Désolé Asuka mais tu n'est pas la star du film !   Si Asuka n’a pas eu droit à son développement, ce n’est pas le plus gros problème du personnage. Le vrai problème est la volonté d’en dire un maximum mais avec très peu de temps, donnant l’étrange sensation pour un novice de passer à côté de l’essence même du personnage et par conséquent, il comprendra a moitié, comme le film a tendance à expliquer à moitié.   L’exemple le plus frappant est le personnage d’Asuka qui n’existe qu’à travers Shinji (relation Amour/Haine) et à travers Rei (Rivale) mais pour ce qui est du personnage, de son histoire et de sa psychologie...il n’y a pas grand-chose, pour ne pas dire rien !   Du coup, on se retrouve avec un personnage « forte » et qui au bout de 10 minutes, se retrouve à déprimer au point d’être dans le lit de Shinji pour ne pas dormir seule la nuit. Le pire, c’est qu’ils se partagent très peu de mot et que le tout est plié en 10 minutes….c’est un peu rapide, non ?   Il aurait fallut plus de temps pour exploiter cette relation et surtout le personnage d’Asuka plutôt que de dire : « Regarder la Série pour comprendre le personnage ». Pourquoi s’être embêté d’approfondir les autres personnages comme Misato ou Rei et ne rien faire avec Asuka ? C’est un choix que je ne comprend pas.   Vous savez qu’est-ce qui est pire qu’un protagoniste qui est peu développé ? Une nouvelle protagoniste qui n’est absolument pas développée ! Mesdames et Messieurs, je vous présente Mari ! Si vous êtes novice à l’univers d’Evangelion, Mari est un personnage qui a été créée pour le remake et ne figure pas dans la série originale.   « C’est une bonne chose ! » me direz-vous mais le problème du personnage est qu’elle n’a pas d’Histoire, de passé, de développement, de relation avec un autre personnage ! Et le pire, c’est qu’on la voit assez souvent, peut-être même plus qu’Asuka.   On aura la sensation d’un personnage qui fait sa petite scène et qui partira sans prévenir jusqu’à sa prochaine apparition. En faite, Mari est vraiment à part dans l’intrigue vu que les autres personnages ne la croise même pas...étrange.   Par conséquent, on se retrouve avec un personnage qui ne sert à rien, qui n’a pas de développement, qui n’apporte rien à l’univers du manga et fait plus office de remplaçante d’Asuka. Je n’ai rien contre ce personnage mais pourquoi créer un personnage qui va rester un certain temps à l’écran, pour ne rien en faire ? Encore un choix incompréhensible parce qu’Asuka aurait bien pût faire ce que Mari fait !     Je pense que le but de ce personnage est le Fan-Service (c’est sa seule utilité) et qu’il y a un but commercial pour attirer du monde, cependant, je trouve que c'était inutile parce que c’est Evangelion ! les gens aurait été quand même voir le film ! Ils ont voulu aussi en faire un personnage Cool, ce qui n’est pas tout à fait raté mais s’il y avait eu un développement du personnage, il y aurait eu un rapprochement avec le spectateur et elle aurait pût être vraiment cool, plutôt que d'en donner l'illusion.   En espérant qu’Hideaki Anno en fasse quelque chose avec ce personnage, je garde l’avis que Mari sert à rien….espérant qu'un jour je me trompe.    Mari a tout ce qu'il faut….sauf une histoire !   Ce qui m’amène aussi au problème de l’écriture du film qui n’est pas raté mais manque de puissance dans certaines de ces scènes. Pour faire simple, certaines scènes ne touche pas autant que la série, déjà à cause d’une rapidité du développement de certains personnages (ou de l'absence de développement) mais surtout à cause d’une mise en scène...un peu trop "Too Much".   « Oh la la ! Ça y est Drunken PenPen se prend pour Scorsese » Je vous rassure, je n’en n'ai pas les qualités ! Ce que je veux dire, c’est que le film a tendance à trop en faire alors qu’on a compris qu’il va se passer tels ou tels choses.   L’exemple en tête est le test d’un Eva qui arrive au mauvais moment et aboutira au passage du Dummy System. Beaucoup on critiqué la scène du massacre mais c’est plutôt les deux petites scènes qui ont lieu plus tôt. On vois l’Eva Test transportée vers Neo Tokyo 3, pendant qu’il y a de gros nuages et des éclaires, pas besoin d’être un génie pour comprendre qu’il va y avoir un drame. Cependant, il faut croire que c’était pas assez puisse qu’après, on y voit Mari qui regarde avec un air inquiet les oiseaux qui sont en train de fuir, j’ai toujours envie de dire :« Oui Hideaki Anno, j’avais compris ! ».   Le Saviez-Vous ? Être dominé par moi n'est pas aussi mauvais pour l'orgueil humain que d'être dominé par un autre de votre espèces !   Quand le Dummy System s’active, on entend des choses étranges. En réalité, il s’agit d’une phrase prononcé à l’envers : « To be dominated by me is not as bad for human pride as to be dominated by others of your species » En français : « Être dominé par moi n'est pas aussi mauvais pour l'orgueil humain que d'être dominé par un autre de votre espèces », il s’agit d’une phrase prononcé dans le film Le Cerveau D’Acier (1970) Sacré Référence !   Enfin, le dernier défaut du film est la VF. Cette fois-ci, on a repris le casting de 1995 qui n’était pas top mais depuis le temps, ils ce sont amélioré, non ? Certains acteurs s’en sortent mieux comme Shinji (Donald Reignoux) ou Misato (Laurence Bréheret), on sent qu'ils adorent leurs personnages mais globalement, c’est toujours les mêmes défauts dont la voix monocorde des acteurs.   Mais si je parle de la VF cette fois-ci, c’est parce qu’on a franchit une nouvelle étape dans la connerie puisque maintenant, les acteurs français prononce les suffixes de politesse Japonais (San, Sama, Kun et autre). Vous ne rêver pas, ils dissent tous, sans exceptions, les suffixes de politesse Japonais et avec un accent français bien dégueulasse…. qui est l’imbécile qui à dit que ça serait une bonne idée ?   Je ne sais pas si c’est à cause du doublage du 1er film ou bien s’ils ce sont dit que ça va faire plaisir au fans (qui n'arrête jamais de critiquer le travaille des traducteurs) mais dans tout les cas, c’était une très mauvaise idée. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’on ne traduit jamais les suffixes de politesse Japonais ! Ils n'étaient pas au courant ? C'est pourtant leurs métiers !   On ne peut pas traduire les suffixes de politesse Japonais car il n’y a pas d’équivalent en Français, c’est la première fois que j’entends ça dans un animé ! Je pense que c’est prendre les fans d’animés pour des imbéciles et ça montre un cruelle manque de respect à la culture Japonaise, aux gens qui aiment cette culture et à Evangelion (je précise que c’est bien la faute du traducteur et non des doubleurs en soi).   Si vous trouver que c'est deux plan sont trop "Too Much", vous n'avez pas vraiment tort !                        Devine qui vient dîner ce soir !   Il y a quelque chose que j’entends très souvent lorsqu’on parle de ce film est que beaucoup de monde n'ont pas apprécié: Rei. Beaucoup l’on trouvée trop expressive et trop sociale. Oui, c’est vrai, elle est beaucoup plus sociale qu’avant et j’ai envie de dire, c’est quoi le problème ?   Il s’agit d’un remake, bien sûr qu’il va y avoir des changements et si vous dite que ça ne respecte pas l’œuvre originale, c’est que vous n’avez pas compris l’intérêt d’un remake.   La Rei du remake n’a aucun rapport avec la Rei de 1995 et encore moins avec celle du manga de Sadamoto. C’est en réalité le cas de tout les personnages ! Asuka par exemple, n’aime pas Kaji (du coup plus de complexe d’Œdipe) et personne n’en n’a fait un plat mais alors Rei fait de la cuisine pour Shinji, c’est un scandale !     C’est pas pour critiquer les fans d’Evangelion, j’en suis moi-même un fan mais il faut savoir accepter les changements car c’est l’intérêt d’un remake, sinon on regarde la série. Tout ça pour dire, que le remake à beaucoup de changement intéressant !     Un seul exemple pour illustrer mon propos : Le rapport à la nourriture et la notion du repas ! Si vous avez vu le film, vous avez probablement remarqué qu’il y a beaucoup de scène de repas et que la nourriture est mise en avant.   Ce n'est pas une blague, il doit y avoir autant de scène de repas que de scène de combat ! (J'adore l'image de droite !)   Il faut savoir qu’Hideaki Anno voit le repas comme un moment de convivialité entre les gens, c’est le moment où ont deviens social, voire qu’on se dévoile. C’était déjà présent dans la série avec Misato qui dit que c’est mieux de prendre un repas à 2 ou encore l’épisode où Misato promet aux pilotes d’aller au resto si ils s’en sortent et finalement, ils vont manger des ramens.   L’aspect social tourne autour du repas dans le film : Shinji qui fait à manger pour Asuka et Rei, Kajin qui drague Misato lors d’une pause déjeuner, Asuka qui tente de faire mieux que Rei en fessant la cuisine, Rei qui cherche à réunir tout le monde autour d’un repas, Gendo qui mange avec Rei à la base ou encore Shinji et ses copains qui mangent une glace.   Ce n’est pas que le fait qu’ils mangent qui les réunis, c’est aussi les dialogues qui en découle comme le fait qu’un homme puisse faire à manger (l’évolution de la société), la place du véganisme (l'auteur étant lui-même végan) ou la tentative de réconcilié Shinji et son père, etc.…   Pour conclure le sujet, il y a cette scène où Rei apprend qu’il s’est passé quelque chose lors du test d’un Eva et que par conséquent son repas est annulée. C’est une scène qui m’avais marqué car tout ce fait sans dialogue mais surtout il y a ce plan où on voit le repas qui crame sur le fourneau et la table qui était préparée, symbolisant l’incapacité de se sociabilisé, je trouve ce moment très fort….dommage qu’ils n’y en n’a pas d’autres scène de cette trempe.   J’aurais voulu parler de plus de chose comme d’habitude mais ça ne serait plus un article mais un livre !   J'ai toujours trouvé cette scène forte, on montre en réalité une succession de drame.            Et si tu fessait une conclusion ? Parce que j'ai mon repas qui attend dans le four   Alors oui, Evangelion 2,02 divise les fans ! Certains le trouve trop en décalage avec la série, d’autres dirons qu’il ne respecte rien. Le principal problème du film selon moi viens avant tout de son rythme trop frénétique et d’un problème autour des thèmes qui sont trop nombreux et pas assez développés, Il y a aussi le problème de Mari mais malgré tout, est-ce qu’on a passé un mauvais moment ? Non !   Le film est accrocheur malgré ces défauts, il est intéressant et on sent une volonté de revenir aux origines de la Gainax pour le plaisir des fans. Malheureusement, il y a eu de la maladresse mais on sent que le film a été fait avec le cœur.   Alors arrêtons de critiquer Rei parce qu’elle est trop sociale ou qu’Asuka n’aurait pas agit de tel façon parce que c’est un remake mais surtout un super film dont je m’en lasse pas de le revoir.   Je donne la sensation de l’avoir descendu mais il reste mon film préféré de la quadrilogie et je vous le recommande mais il est préférable de regarder la série avant (et le 1er film, ça va de soi) pour vraiment apprécier ce film.     je vous laisse avec le trailer du 3ième film dont j’ai tellement hâte de vous en parler.      

DrunkenPenPen

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Perfect Blue

Je m’en souviens comme si c’était hier, à une époque où internet n’était pas à la porté de tous, Je lisais des magazines de jeux-vidéo comme tout les garçons de mon âge. C’était un magazine sur la PS2 (alors que je n’avais pas de PS2), et c’était le jeu Resident Evil Outbreak qui fessait la couverture du PSM2 numéro 25. J’aimais beaucoup le lire à l’époque et comme très souvent dans ce genre de magazine, il y avait une rubrique cinéma et sortie DVD, et c’est là que j’en ai entendu parler pour la première fois. La couverture de ce DVD m’attirais, je ne savais pas trop pourquoi, l’image qui accompagnée le petit article sur ce film restera gravé dans ma mémoire : On y voyais l’héroïne, le visage en sang. La seule chose que je me souviens de l’article était qu’il fallait voir ce film ainsi que son nom : Perfect Blue. Malheureusement, je ne l’ai jamais vu à l’époque pour la simple et bonne raison que je n’étais pas très cinéphile étant enfant. Je ne suis jamais tomber sur ce DVD non plus et j’ai fini par l’oublier. Bien des années plus tard, quand internet c’est démocratisé, je suis tombé par hasard sur ce film sur Dailymotion et j’ai enfin pu le regarder, puis très récemment, je me suis pris le DVD. L’attente Valait le coût ? C’est ce qu’on va voir….   à gauche, l'affiche du DVD que je parle dans l'intro et à gauche l'affiche du film remasterisé                   ...Car Une Occasion Se Présentera, Et L’Ange De L’Amour Te Sourira   Perfect Blue est un film sorti en 1997 par le réalisateur Satoshi Kon dont c’était son premier film. Il est connu pour d’autre films comme Millennium Actress (2001) ou encore Paprika (2006). Il était l’Assistant de Katsuhiro Ōtomo sur le manga Akira puis travaillera dans l’animation avec Mamoru Oshii sur le film Patlabor 2 . Cependant, Satoshi Kon voulait faire des films à lui tout seul et on lui donna sa chance en 1997 pour le film Perfect Blue, tiré d'un roman de Yoshikazu Takeuchi.   Le projet de base était que Perfect Blue soit un OVA de 30 minutes et soit une adaptation fidèle du roman mais finalement cela sera un film de 1H10 diffusé dans les salles de cinéma. Le problème du projet était le scénario du roman qui ne plaisait pas à Satoshi Kon et qui, d’après plusieurs critiques sur internet, le roman serait une purge. Satoshi Kon a alors réécrit le scénario pour son film avec Sadayuki Murai (Steamboy) mais à la condition qu’il doit y avoir les thèmes de l’Idole, de L’horreur et du Stalker, choses qui sera respectés et il ajoutera même sa marque de fabrique. Il faut savoir aussi que Satoshi Kon a supervisé le film mais il en est aussi le character-Desing et scénariste, c’est pour dire à quel point il s’était impliqué dans ce film.   Le studio en charge de l’animation est le studio Madhouse, studio très connu pour ses films comme Ninja Scroll ou Summer Wars, mais aussi pour ces séries comme Trigun, Death Note ou le remake de HunterXHunter.   Le Film connu un immense succès et est considéré aujourd’hui encore comme culte. Le film s’exporta chez nous en 1999 et à contribué à la place de l’animation Japonaise dans le cinéma Occidental, au même titre qu’Akira ou Ghost In The Shell.   Satoshi Kon en photo avec un bout de l'affiche Japonaise de Perfect Blue                Elle Se Métamorphose Devant La Caméra !   L’intrigue du film raconte l’histoire de Mima, une chanteuse et Idole de J-Pop, qui quitte son groupe pour se reconvertir dans le cinéma et la Télévision en tant qu’actrice. Alors que ses managers lui ont trouvés un petit rôle dans la série Double Bind, un thriller policier, Mima se sent de plus en plus observée et reçoit plusieurs menaces qui vont s’avérer être dangereuses, le tout en subissant des critiques de ces anciens fans. Commence alors une longue descente aux enfers.   Je suis très content de pouvoir enfin parler de ce film pour tout d’abord, le vécu que j’ai eu par rapport au visionnage tardif mais aussi parce qu’il a beaucoup de chose à dire.   D’abord, il faut absolument que je vous parle du style de Satoshi Kon. Dans tout ses films, il est question de la frontière entre la réalité et l'irréel, frontière qui est systématiquement brouillée pour ses personnages. Cela ne date pas de Perfect Blue, il avait déjà testé ce thème dans Magnetic Rose, un segment du film Memories. Pour expliquer en profondeur ce concept, il faut imaginer que le personnage principale ne sait plus si ce qu’il vit est réel ou si c’est un rôle qu’il joue dans un film par exemple. Ce genre de délire est la marque de fabrique de Satoshi Kon. Dans le cas de Perfect Blue, Mima ne sais plus si ce qu’elle vit est l’intrigue du film (Perfect Blue) ou si c’est son rôle dans Double Bind, la série dans le film Perfect Blue.     Mima, notre héroïne qui ne sais rien encore de ce qui va lui arriver !     Le génie de Satoshi Kon ne se limite pas à cette frontière entre le réel et l’irréel constamment brouillée mais aussi à la mise en abîme du cinéma dans son cinéma. Cela renforce encore plus cette frontière du réel/Irréel mais plus uniquement envers son personnage, mais aussi envers le spectateurs ! On ne sais jamais si on parle de l’intrigue de Pefect Blue ou de l’intrigue de la série dans le film parce que Satoshi Kon s’amuse à tout mélanger.   Vous pouvez vous dire : « Mais comment regarder et apprécier un film si on est toujours perdu dans l’intrigue ? » et c’est là la différence entre un bon et un mauvais film dans ce style, les deux intrigues du film (la série et l’intrigue du film) ont des similarités qui fait qu’on est perdus mais jamais abandonnés par le film. Il y a toujours un lien entre les deux intrigues qui fait que le spectateur ne décroche pas et Satoshi Kon le fait très bien dans ces films ! Millénium Actress, le second film du réalisateur reprend ce même concept sauf que c’est une autobiographie fictif.   Pour en revenir à la mise en abyme du cinéma dans le cinéma, Satoshi Kon est un fou de cinéma et il s’amuse beaucoup à montrer les derrières d’un film dans un film...marrant, non ? Dans Perfect Blue, on montre très souvent que les personnages de la série, sont avant tout des acteurs et les acteurs sont avant tout des personnes avec leurs caractères. Par exemple, Eri Ochiai, l’actrice principale de la série se métamorphose devant la caméra, puis redeviens elle-même quand la scène est finie. La frontière entre l’acteur et la personne renforce le thème de la réalité subjectif dans le film, et si pour vous, cela semble un peu compliqué à comprendre, lors du visionnage, tout va paraître plus claire.   Le Saviez-Vous ? Les scènes supprimées.   Des scènes ont été enlevés du film car elles avaient pour vocation de mieux expliquer au spectateurs si c’était la vraie Mima ou son double, mais le réalisateur à préféré de ne pas les mettres. En faite, le réalisateur pense qu’il a été « trop gentil » avec le spectateur et aurait voulu encore plus les « gênés » ....ça change de Mamoru Oshii 😆  Les scènes en question n'apportaient pas grand chose à l'intrigue, c'était surtout une question de détail.      Après avoir vu que Satoshi Kon maîtrise la réalité subjectif, il est temps de voir l’ambiance du film. Autant vous le dire tout de suite, il n’est pas à mettre entre dans tout les mains car le film est mature, et pas qu’un peu… Le film bénéficie d’une ambiance Horrifique mais pas dans le sens d’un film d’horreur traditionnel, bien qu’il en a un petit côté, il est surtout question d’Horreur Psychologique qui va poser  la question de la schizophrénie (un peu comme le jeu Heavy Rain).   Un autre point fort du film et qui contribue à l’ambiance horrifique est son OST, Mon dieu, mais quelle OST ! C’est l’une des meilleurs OST que j’ai écouté ! Il en est aussi très étrange car on passe un peu du coq à l’âne. Je m’explique, les premières pistes sont des musiques d' Idoles mais les pistes suivantes sont dans l’horrifique qui aurait eu sa place dans un jeu Silent Hill. Il y a très peu de thème malgré des variantes, mais ce sont des thèmes qu’il faut écouter dans le contexte du film et finalement, les musiques d'idoles deviennent horrifiques à certains moments du film.   Je vous conseille les thèmes « Nightmare » et « Virtual Mima » qui sont excellentes et flippantes, dont voici un extrait :     L’autre aspect du film qui le rend mature est sa nudité. Vous allez rire mais je n’avais que très peu de souvenir de la nudité dans le film alors qu’elle est très présente. Attention ! Il n’est pas question de Fan-Service et de Hentai dans ce film, mais la nudité dans ce film est quand même….directe on va dire. Je ne vais pas vous mentir, on voit toute les parties et j’ai bien dit TOUTES les parties de Mima….Non mais attendez, j’ai pas fini mon article ! Ce qui est choquant dans ces scènes, c’est le réalisme du film parce que ce que je n’ai pas dit, c’est qu’il y a des scènes de Viols en plus des scènes de nudités mais j’y reviendrai car elles méritent qu’on s’y attardent, Bande de Pervers !   On y retrouve des thèmes comme le Harcèlement, le Cyberharcèlement, le rapport entre les individus et la notion de célébrité mais aussi l’usurpation de l’identité. Alors oui, vous allez bien rigoler quand l’héroïne galère à utiliser son Macintosh et qu’elle ne sais pas ce qu’est Internet mais je vous rappelle qu’on est en 1997, Tout le monde n’avais pas Internet. Cependant, le Cyberharcèlement était bien là, le réalisateur avais vu juste !   La douleur de Mima vis à vis de sa carrière d'actrice est monter visuellement  plutôt qu'exprimer par son personnage !                  Tu Ne Pourra Plus Jamais Revenir Dans La Lumière     La grande question qu’on peut se poser est qu’elle est le véritable sujet du film ? Je pense que le film traite plusieurs sujets.   D’abord, Le grand message du film concerne la quête de l’identité et l’affirmation de soi. Mima est une fille qui n’a pas confiance en elle. Dès le début du film, quand ces managers se disputent pour la carrière de Mima et qu’elle est là, plantée entre les deux, sans avoir son mot à dire. On peut se demander, si cette reconversion en tant qu’actrice est-elle vraiment son propre choix, ou si un de ses managers l’a un peu (beaucoup) poussé. Après tout, l'un d'entre eux pense que la carrière de Mima en tant qu’Idole, ne rapporte pas assez d’argent.   D’ailleurs, Mima à deux manager : Tadokoro, un Homme qui veut qu’elle deviennent actrice et Rumi, une ancienne Idole qui se fait beaucoup de soucis pour Mima et est pessimiste dans ce nouveaux choix de carrière. Cette ‘rivalité’ entre ces deux personnages montre très bien le conflit qui règne chez Mima car elle est en réalité partagée entre le fait de restée une idole et de devenir une actrice. la véritable raison de ce changement de carrière est probablement une volonté de s’affirmer dans ce monde, de ne plus être une gamine.   Pour expliquer tout ça, il faut que je vous parle des Idoles au Japon. Pour faire rapide, ce sont très souvent des Girls-Band ou des Boys-Band qui chantent des chansons d’amour et d’espoir, le tout en étant costumées et en dansant. Ce sont des adolescentes, voire des enfants, sélectionnée selon leurs âge, poids etc.... Elles doivent respectées un certain code comme le fait de ne pas avoir de petit copain, donc pas de relation sexuelle ; D’être souriante et d’être... parfaite, en faite. Elles attirent un certain public mais leurs musiques ne sont pas toujours considérées comme de la vrai musique et l’idée qu’elles sont parfaites, donne un côté dérangeant, voire malsain. Il y a déjà eu des scandales sexuelles entre les managers et leurs ‘Clientes’ et je crois même avoir déjà entendu des histoires de pédophilies dans ce milieu...c’est pas un univers si joyeux.     Exemple de l'idole J-Pop, pris directement dans le film     Pour Mima, quitter ce milieu serait un moyen d’être enfin un adulte mais le problème, c’est que son image d’idole ne va pas l’aider. Ce qui m’amène à la nudité et surtout à la fausse scène de viol. Je vais m’attarder sur cette scène car il montre tout le génie du réalisateur.   D’abord, remettons-nous dans le contexte. Mima se retrouve dans un rôle qui ne lui porte que très peu d’importance et qui, pour gagner en popularité, doit jouer une scène de viol. Elle finit par accepter ce rôle mais dès la scène suivante, Mima se fait surprendre par son reflet dans le train, qui ne veux pas jouer cette scène. Arrive donc cette scène, qui comme je vous rappelle, ne sort pas de nul part. La scène est coupé 2 fois, une fois pour changer de plan et une autre fois pour une erreur d’un acteur avec sa braguette (Clap, Clap 😅). Il y a même un moment où un des acteurs s’excuse auprès de Mima entre deux prises de scènes. On pourrait se dire : « Bah ! Ta scène n’est pas si choquante » sauf que si... elle est choquante malgré qu’on nous montre sans cesse que c’est du cinéma !   Pourquoi ? Le fait qu’aucun club n’a voulu ouvrir leurs portes pour faire cette scène ; qu’il y a la présence d’un public qui ont tous un grand sourire ; que le réalisateur dit sans gêne que Mima « n’était pas une popstar pour rien » ; Le regard inquiet de Mima avant de jouer cette scène; L’ambiance claustrophobe avec tout ses hommes autour de Mima et surtout que ses managers regarde  sans pouvoir rien faire, que l’un d’entre eux fond en larme et part sur le champs…..etc   Mima avant sa scène, donnant l'impression d'une mise à mort pour elle. Elle réalise qu'il n'y aura pas de marche arrière !     Mais le plus important, c’est qu’en faite cette scène de viol est en réalité une vrai scène de viol, mais pas comme on le crois. C’est l’esprit de Mima qui en est affectée et non son corps. Le fait qu’elle doit « vendre son corps » pour être accepté en tant qu’actrice mais surtout en tant qu’adulte montre un passage de l'enfance à l'adulte très brutal, ainsi que les mauvais côtés du cinéma. On pourrait donc dire que le cinéma reflète le monde des adultes qui est un monde sans pitié. Mima à jouer cette scène alors qu’elle ne voulait pas mais comme elle ne sait pas manifestée, elle n’a pas eu le choix de faire cette scène, et dans ce sens, c’est un viol !   Le Saviez-Vous ? Faite entrer les accusées !   J’ai fait une recherche sur la carrière de Jodie Foster parce qu’un des managers à mentionné à moitié son nom dans le film. Il s’avère qu’elle a effectivement jouée une scène de viol dans le film Les Accusés (1988). D’autant qu’il est encore plus intriguant que la scène du viol dans les deux films sont assez similaires dans la mise en scène, c’est probablement une source d’inspiration pour Perfect Blue.   Affiche du film Les Accusés                      Qui êtes-Vous ?   Je voudrai bien prolonger mon analyse sur le film mais ça prendrai beaucoup trop de temps et je serai obligé de spoiler et Perfect Blue est le genre de film qu’on ne spoile pas, on perdrai en intérêt. Si vous voulez-bien, on va parler des défauts de Perfect Blue, la bonne nouvelle, c’est qu’il y en a pas beaucoup.   Commençons avec la VF….qui est très bonne ! On y retrouve beaucoup de doubleur connus comme Marie-Eugénie Maréchal (la voix de Tails dans Sonic X et de Aerith dans FF7 Advent Children), Gérard Rinaldi (membres fondateurs des Charlots et connu pour être Dingo, le professeur Ratigan ou encore Clayton dans les films Disney) ou encore Éric Missoffe (la voix de Sammy dans Scooby-Doo). Vous aurez probablement remarqué qu’aucun des doubleurs ne sont des habitués des Animés et ils s’en sortent bien parce qu’ils ont pris Perfect Blue comme ce qui doit être : Un Film.   « Alors c’est quoi le problème ? », c’est pas le doublage à proprement parlé qui me gêne mais plutôt la traduction. Je trouve que la traduction Française est approximatif comparé à la traduction Vostfr. Par exemple, lors de la scène dans le train, avant que Mima joue la scène de viol, son reflet lui dit en VO : « Moi, Je n’en n’est pas du tout envie », montrant la véritable pensée de Mima. Alors qu’en VF, ça devient « Il n’en n’est pas question ! », qui veux dire la même chose mais c’est plus flou.   Un autre exemple, à un moment dans le film, Mima commence à perdre raison à cause qu’elle est harcelé par des visions de Me-Mania (ou Me-Maniac en VF). Il y a deux scènes similaire qui se suivent , donnant la sensation d’une journée sans fin qui se répète. Ces deux scènes correspond à un 16H chez Mima avec un de ses agents et lors de cette deuxième scène, Mima dit « Rumi, ça fessait longtemps » et son agent lui répond « Qu’est ce que tu racontes ? On s’est vues hier ». Son agent fait référence à la scène précédente où elle est venu chez Mima pour 16H dans la VO. Cependant, dans la VF, son agent lui dit « Tu plaisante ? J’ai passée tout l’après midi hier avec toi sur le plateau ». Ici, il s’agit clairement d’une erreur car son agent fait référence à la scène où Mima joue une scène, qui entrecoupe les deux scènes du 16H, Or dans la VO, ce n’est pas une référence à cette scène !   Me-Mania est un personnage qui fait froid dans le dos et qui apparait un peu comme Jason !   Tout ça pour dire que l’approximation de la VF créer des erreurs d’interprétations, en plus d’être flou. J’ai noté aussi que la VF a tendance à adoucir le film en enlevant la vulgarité ou en limitant certain aspect malsains de certains personnages. Par exemple, Mima est seule dans son bain et au lieu de dire « Salaud ! » en VO, elle dit « Assez ! » en VF. Les deux versions se valent mais je vous conseille quand même de le regarder en VO pour mieux comprendre le propos du film.       Le Saviez-Vous ? Requiem For Mima.   Savez vous qu’elle est le point commun entre les films Perfect Blue et Requiem For A Dream ? Ils ont tout les deux une scène identique, celui où un personnage féminin est dans son bain. Il faut savoir que le réalisateur de Requiem For A Dream, Darren Aronofsky, est plutôt fan de Perfect Blue, au point qu’il a acheter les droits d'exploitation américains du film pour recréer cette scène dans son film, scène qui dure…. 12 secondes !   Ah oui ! Si vous n'avez jamais vu Requiem For A Dream, il n'est jamais trop tard car c'est un must see ! D'ailleurs, le film Black Swan du même réalisateur reprend un peu le même concept que Perfect Blue.   Voici la vidéo qui confirme bien cette référence :         L’autre défaut majeur du film est qu’il est un peu trop court, c’est très subjectif je le conçois. Le film ne fait que 1H10 et malgré que le rythme est très bien gérer et qu’on n’a pas cette sensation du « Il faut se dépêcher de raconter l’histoire car on n’a plus le temps », j’aurai aimé qu’il dure un peu plus longtemps. Cependant, je comprend ce choix, si c’est pour avoir 10 minutes de plus et que ça n’apporte rien à la vision du réalisateur, autant resté sur 1H10.   Un dernier défaut concerne la technique, alors non, le film est très bien animé et est toujours regardable mais mon problème c’est qu’il a peut-être un peu vieillit. Je ne sais pas si c’est la remastérisation du DVD mais au début du film, quand les fans de Mima parlent entre eux, on voit les changements de pellicules. Trop flou ? Ce que je veux dire, c’est quand un des personnage parle et qu’il arrête de parler, on voit que le personnage ‘tremble’, typique des vieux films d’animations qu’on remastérise. Bon, ça ne concerne que cette scène car je ne l’ai pas vu dans d’autres scènes et je vous rassure, le film est techniquement beau pour l’époque et n’a pas trop vieillit...c’était juste histoire de chipoter.       Le Saviez-Vous ? Perfect Red ?   Lors de mes recherches sur le film, je suis tombé sur une vidéo concernant l’utilisation de la couleur rouge dans le film. Je n'avais jamais remarqué que la couleur Rouge est autant utilisé dans le film (Objets, Murs, Sang, Couleur d’ambiance etc.). La couleur rouge signifie l’état d’esprit de Mima et tout ce que j’ai un peu près dit dans ma première partie, mais le plus drôle c’est que le film s’appelle Perfect Blue alors que la couleur dominante du film est la couleur rouge, coïncidence ?   Mima, on n'attendait plus que toi !                   Non, je suis la vrai Mima ! (conclusion)   Parfois, je me demande pourquoi je fait des conclusions alors que ça paraît évident : aller voir Perfect Blue ! Si vous êtes amateur d’animation, de Thriller ou même si vous êtes cinéphile et que vous appréciez le 7ième Art….Foncer, il est fait pour vous ! Je pense même que ce film doit être vu au moins une fois pour votre culture générale et ainsi briller en société ! Alors, si vous avez rien prévu comme film pour ce soir, Perfect Blue est un très bon choix. J’aurai pu parler aussi des théories comme la conversation de Mima avec sa mère au téléphone qui serait purement inventée par Mima, mais ce sont des théories. Une dernière petite chose, Satoshi Kon est un réalisateur qui n'est malheureusement plus de ce monde, emporté par un cancer du pancréas en 2010.   Voilà, après avoir dit tout mon amour pour ce film, on reprendra ma petite rétrospective sur Evangelion.    Pour finir, voici l'image que j'avais vu dans le magazine et qui m'avais donné envie d'aller regarder le film.            

Evangelion 1.01 You Are (Not) Alone

Il est revenu pour notre plus grand plaisir ! Non, je ne parle pas de moi mais de Neon Genesis Evangelion !  Non, je n’ai pas pété les plombs mais si vous suivez l' actualité manga depuis Novembre dernier, vous savez probablement que la série Evangelion est diffusé pour la première fois en VOD et sur Netflix s’il vous plaît ! (alors plus d’excuses pour ne pas la regarder 😉 )  Pour fêter cette évènement, j’avais hésitez à refaire mon article sur la série car c’était mon 1er article et que comme toute première fois, c'est pas toujours celui qu'on aime le plus.  Cependant, je me suis dit qu’Evangelion possède un univers assez large et qu’en vérité, je n’ai fait que d’érafler le sujet. Après avoir parler de la série et de The End Of Evangelion (je vous conseille d’aller les lire ou relire mais je vous préviens, ça spoil à mort) il était donc normal que je parle du Remake, le fameux Rebuild Of Evangelion. Il s’agit d’une quadrilogie de film dont trois d’entre eux sont déjà sorti et chacun aura droit à son article, parce que je suis un homme généreux et surtout un grand fan !  Cependant, ce remake mérite t-il les éloges que la presse spécialisé lui attribue, disons le mot, trop facilement ? Les fans seront pour une fois d’accord ? Il est temps pour vous de savoir ce que j’en pense.   à gauche, l'affiche cinéma américaine et à droite, l'affiche française (et couverture du DVD)                 Your Own (Not) Personal Jesus !      Attaquons enfin le vif du sujet avec le tout premier film de ce Rebuild Of Evangelion nommé sobrement Evangelion : 1.01 You Are (Not) Alone, sorti le 1er Septembre 2007 dans les salles obscures japonaises. Avant toute chose, il est bon de savoir pourquoi Evangelion a eu droit à son remake ou plutôt pourquoi Hideaki Anno, le créateur original de la série en a t-il décidé ainsi….parce que The End Of Evangelion n’était pas vraiment une lettre d’amour pour ses fans. Selon Wikipédia, Anno aurait regarder la série original en entier l’année d’avant et aurait eu la soudaine envie de vouloir en faire un remake. En vérité, j’avais lu dans un interview (que je ne retrouve plus hélas) que c’est son mariage avec la dessinatrice Moyoko Anno qui l’aurait motivé à refaire un remake, sa situation sociale ayant changé, il voulait refaire la série avec ce regard nouveau sur sa vie. Il y a aussi une seconde raison, toujours dans un interview, Anno a avoué qu’il avait regretté d’avoir fait The End Of Evangelion ou plutôt d’avoir conclue Evangelion de cette manière, personnellement, il ne devrait pas dire ça, c’est un super film ! Pour son auteur, le but du remake est d’inclure des idées de ce qu’il n’avait pas pu faire à cause des contraintes techniques de l'époque.   Rebuild Of Evangelion a été fait par le studio Khara. À ce moment, vous vous êtes peut-être dit :   « Mais ce n’est pas le studio qui a fait la série de base ! »   Et vous avez raison puisque c’était la Gainax qui s’en était occupé. Pourquoi avoir changé de studio ? C’est pas si simple parce qu’il faut revenir en 1998, la Gainax avait à l’époque chargé Anno de s’occuper de l’adaptation de Entre Elle Et Lui de Masami Tsuda. Cette dernière n’avait vraiment pas aimée l’adaptation car il l’avait fait trop psychologique, dénaturant le manga original. Elle a été se plaindre à la Gainax et le studio à soutenue la Mangaka et non Hideaki Anno. À cause ça, il claqua la porte de la Gainax pendant Entre Elle Et Lui, ce qui a été selon moi la plus grosse erreur de la Gainax et marque la fin de « l'âge d’Or » du Studio. Dans le domaine du jeux-vidéo, c’est un peu comme Kojima avec Konami mais à la différence de Kojima, Hideaki Anno est partit avec les droits d’Evangelion, la Gainax doit payé les droits pour vendre leurs marchandises….je m’arrête là car c’est une longue histoire pour ce qui est des droits d’Evangelion.   à droite, Hideaki Anno et à gauche, le très célèbre Hayao Miyazaki, deux très bon copain !   Suite à cela, Anno fonda le studio Khara (qui signifie « Joie » en Grec) et récupéra l’équipe de l’époque pour faire le remake d’Evangelion, toujours en froid avec la Gainax (mais pas forcément avec les auteurs qui travaille pour eux) Un autre point sur Hideaki Anno est que ce film marque son grand retour dans l’animation Japonaise depuis Entre Elle Et Lui, d’où un grand engouement, surtout avec la licence d’Evangelion.   Le Saviez-Vous ? La deuxième série ?   Le projet de base du remake était de faire non pas des films mais une nouvelle série ! La Gainax à cependant refusé que cela se réalise car ils les droits de la série et ils ont très vite compris que si Anno avait fait une nouvelle série, tout le monde aurait abandonné la série originale (pleins de défauts, je vous rappelle) pour la nouvelle, perdant ainsi énormément d’argent. Les droits d’Evangelion, c’est un vrai casse tête !   On y retrouve donc l’équipe originale derrière ce projet : Kazuya Tsurumaki en co-réalisateur du film (FLCL, DieBuster) avec Masayuki (character designer sur Macross Plus), Hideaki Anno n’a fait que de Supervisé le film et en a écrit le scénario. Il y a également Shinji Higuchi au story-board (le film live L'Attaque des Titans...c’était lui), Ikuto Yamashita, Mecha designer des Eva et enfin Yoshiyuki Sadamoto, character Designer de la série original. Bien qu’on retrouve l’équipe original de l’époque, il y a aussi de nombreux jeunes talents qui ont commencés par ce film mais ça sera vraiment sur les deux autres films qu’ils seront plus présent.   Comme dans la série, les combats seront sauvages et sans pitiés        Shinji, monte (ou pas) dans ce putain de robot !   L’intrigue du film reprend les 6 premières épisodes de la série originale : en 2015, des monstres géants descend sur Terre pour vouloir la détruire et seul les Evangelions, des robots géants sont capable de les anéantir pour éviter le Third Impact….La fin du monde, quoi. On suit Shinji, qui viens d’être appelé par son père pour pouvoir piloté les Eva mais il ne sais pas encore ce qu’il lui attend.   Le premier point que je voudrai aborder est l’aspect technique du film. Le film reprend quasiment Plan pour Plan, les plans de la série, vous suivez ? Non ? Pour faire simple, ils ont repris les plans originaux de la série pour les remettre au goût de l’époque. On pourrait croire qu’ils ne ce sont pas embêter d’un point de vue technique pour faire ce film, sauf qu’en faite, reprendre les plans d’une série pour en faire un film, c’est déjà beaucoup de boulot. Imaginez alors si en plus, ils modernisent ces plans….c’est pas évident. Le pire, c’est qu’ils ont dû refaire les plans parce que normalement, on prend les pellicules de la série pour les agrandir au format cinéma….sauf qu’ils n’ont pas pu pour Evangelion à cause de la résolution et du grain. Du coup, ils ont pris les plan-clés (dessin fixe qu’on assemble pour créer le mouvement), ils les ont redessinés pour qu’ils soient adapter pour le cinéma, c’est beaucoup de boulot !   Par contre, ce problème technique a permit de mieux inclure les nouveaux effets du film qui pour l’époque, déglingue la rétine tant c’était beau (surtout si vous avez achetez le Blu-Ray à l’époque). Ces effets ont était fait par ordinateur, contrairement à la série originale qui a été fait entièrement à la main.   Le Saviez-Vous ? Ce n’est pas Rebuild !?   Le terme Rebuild Of Evangelion n’est pas en réalité le terme officiel du remake. Le vrai Terme est Evangelion Shin Gekijōban, qu’on peut traduire par La Nouvelle Version Cinématographique d’Evangelion. Le terme Rebuild of Evangelion a été inventé par les fans mais elle est celui dont tout le monde reprend pour parler du remake….et puis elle est classe, non ? J'ajouterai aussi que ce film est sous titré  Prologue, tout l'histoire des chiffres dans les titres des films viens en faite des américains.   Bien sûr, je vous rassure sur un point, tout le film n’a pas été fait à partir des plans de la série, il y a de nouvelles scènes et des variations plus ou moins intéressante selon la scène. Cependant, il y a un point très important à éclaircir avant d’analyser le film, vous ne le savez peut-être pas mais il existe 2 version du film !   Il m’a fallut un certain temps avant de m’en rendre compte qu’il existait 2 version du film, il y a donc Evangelion 1.01 qui est la version diffusé au cinéma comme tel et il y a Evangelion 1.11 qui est la version amélioré du film. Quelles sont les modifications de cette version amélioré ? D’abord, l’image est plus claire et des effets visuels ont été rajoutés, puis, il y a aussi des petites modifications qui, je ne vais pas vous mentir, n’est pas visible au 1er visionnage, ne sont pas intéressants et n’apporte rien à l’intrigue...après, si ça vous amuse de mettre pause tout les 2 secondes pour voir tel détail, ma foi, cette version vous fera plaisir. De plus, cette version contient des scènes supplémentaires mais ici encore, pas intéressante et n'ajoute que 2 minutes au film. Par exemple, la scène où Misato et Shinji sont perdu dans la base n’est disponible que dans 1.11 mais n’apporte rien à l’intrigue (et je crois que c'est la seul scène supplémentaire)   Saurez-vous trouver la différence entre ces deux images ?   La réponse pour la 1ière image était le logo de la Nerv qui est différent, quand à la seconde image, c'était la carte qui est placé devant Misato, ajouté dans 1.11, c'est ce genre de différence que je parle entre les deux films, rien de folichon mais ça montre un soucis du détail.    Cependant, je vous conseille de regarder la version 1.11 car il reste la version la plus agréable à regarder (beaucoup plus claire que la version 1.01) et comporte l’intégralité du film mais si vous avez vu la version 1.01, je vous rassure c’est pas grave.   Attention ! La version 1.11 est disponible uniquement en Blu-ray, le DVD n’est rien d’autre que le 1.01   Par conséquent, si on n’a pas aimé le début de la série, est-ce qu’on peut aimé le film ? Oui et Non, en faite. L’avantage, c’est que le film condense bien le début de la série, donnant un bon rythme pour le film qui oscille bien entre les scènes de combats et les scènes du 'quotidien'.   Vous remarquerai l'insistance de la couleur des yeux des personnages dans cette scène, montrant l'opposition des deux personnages à ce moment           Non, ce film est (ou pas) parfait !      Personnellement, je trouve que le film à très peu de défaut mais il faut en parler ! Le 1er point négatif du film est...qu’il n’apporte pas grand-chose, comprenez par là qu’il s’agit des 6 premiers épisodes de la série en plus beau, j’aurais pu dire cette phrase et finir l’article mais ça aurait très court. J’ai envie de dire : « Bordel, c’est un remake, faite de la nouveauté ! » parce qu’à part l’aspect technique, il n’y a que ça qu’on peut parler de remake. Alors oui, il y a des nouvelles scènes mais comme je l’ai dit, ce sont des scènes inintéressantes, ça n’apporte pas une nouvelle vision de l’univers et je trouve cela dommage. Tout ça pour dire que si vous avez vu la série, bah vous raté rien (sauf peut-être la dernière scène). Vous me trouver peut-être virulent mais je vais défendre quand même un point, les variations de certaines scènes, mineur soit-ils, restent intéressant dans l’analyse, et puis, le dernier combat du film est différent de l’original, créant quand même de la tension.   Un contre argument possible est que ça permet à des gens de découvrir Evangelion par ce film s’ils sont découragés par l’aspect technique de la série originale, j’ai envie de dire oui mais non. Le remake va prendre une tout autre tournure dès le 2ième film et va beaucoup s’éloigné de la série originale mais j’en parlerai en profondeur dans le prochain article consacré au 2ième film. D’un point de vue technique, le film a pas mal pris un coup de vieux pour ces effets 3D, c’est pas moche mais on voit que ça date.     Comment ça, le film n'apporte rien !?   Le deuxième gros défaut du film est la VF. Vous savez, pour écrire cette article j’ai eu la 'brillante' idée de le regarder en VF parce que je l’avais vu plein de fois en VO. J’ai donc vu le film en intégralité en VF et je suis venu à la conclusion que c’est une catastrophe mais la moins pire des catastrophes. C’est comme si votre médecin vous annonce que vous n’avais pas le Cancer mais que vous avez le choléra, c’est pas top malgré tout !   Commençons par ce qui va dans le doublage, certains personnages sont bien doublés, sans être incroyable comme Gendo ou Misato mais on sens qu’il y a des efforts de fait. « Alors qu’est ce qui ne va pas ? » Tout les doubleurs sont monocordes, donnant la sensation qu’ils lissent plus un texte que jouer un rôle et ça fout tout en l’air. Par exemple, la doubleuse de Misato en VF joue bien le côté « gamine » et « sérieuse » du personnage mais comme elle a une voix monocorde, ça fout tout en l’air.   Malheureusement, l’aspect monocorde des voix n’est pas le pire défaut du doublage...il faut savoir que le casting du film ne reprend pas le casting original, du coup, ils vont mieux faire, non ? Certains oui mais d’autres non, et c’est le cas pour Shijin et Rei en VF. On peut parler dans leurs cas d’une erreur de casting, j’aime pas dire ça parce que ça donne l’impression qu’ils ne sont pas fait pour le métier, alors que ce que j’essaye de dire, c’est qu’ils ne sont pas fait, mais vraiment pas fait pour le rôle. Commençons par Shinji qui a une voix grave et mature, peut-être même une voix Rocque, qui évidemment ne correspond absolument pas au personnage qui est censé manquer de confiance en lui et surtout qu’il est censé avoir 14 ans et non 30 ans ! Ajouter à cela, un ton monocorde et vous comprenez que c’est un massacre et que j’ai eu un bon gros fou rire.   Vous vous rappeler quand j’ai insisté sur le ton monocorde des personnages ? En vérité, il y a un personnage qui est plus expressif que les autres….c’est Rei, faut-il que je vais plus loin dans mon argumentation ? S’il y avait bien un personnage qui devait être monocorde, c’était bien Rei ! La voix ne correspond pas au personnage mais pire encore, il y a une scène où elle rate sa réplique , c’est la scène où Shinji refuse de monter dans l’Eva et qu’on envoie Rei à la place mais elle souffre le martyre, bon c’est pas une réplique mais pourquoi le personnage souffre à l’écran et qu’il n’y pas de son ? Mais la cerise sur le gâteau, c’est qu’après, elle finit par enfin faire ce qu’elle doit faire mais elle surjoue à mort, je répète elle surjoue à mort ! J’aurai jamais crû écrit ça un jour ! Sinon, il y a aussi Toji qui a le même syndrome que Shijin et Ritsuko qui est le personnage la plus monocorde, à la limite de ne même pas avoir d’émotion (elle croyais peut-être que c’était Rei 😅)   Il y aussi les noms déformé comme « Marduck » qui devient « Mardocque » , « Pen-Pen » qui devient « Pin-Pin » ou encore des expression très étranges des jeunes personnages comme « Mega », « Coolos » ou encore « Trop ... », c’est pas vraiment approprié dans ce film. Il faut savoir qu’aucun doubleur du casting n’a été gardé pour les films suivants, ça veux tout dire. Tout ça pour dire qu’il faut le regarder en VO car ce sont les seiyus d’époques et ils sont mythiques !   C'est pas parce que le film parle de dépression qu'il n'est pas marrant de temps en temps !             Et si tu me fessait (ou pas) un Grand Sourire !       Pour une fois, je vais vous invité à sauter cette partie et à aller directement à la conclusion si vous n’avez jamais vu Evangelion de votre vie, car c’est la partie analyse du film. Cependant, si vous avez vu les six premiers épisodes de la série originale ou vu le film, je vous invite à lire cette partie   Vous savez, il y a quelques années quand je fessais mes études, j’avais un cour où on devait faire des analyses de Comics. J’avais comme devoir de faire une analyse sur un Manga ou un Comics avec pour thème la famille...immédiatement, j’ai pensé à Evangelion. Quand j’ai annoncé à mon prof que j’allais traiter Evangelion, il m’a regardé et il m’a dit : « Bonne Chance ! ». Ce qu’il ne savait pas, c’est que j’étais un grand fan d’Evangelion et je fût le premier de ma classe avec la note incroyable de 19/20. Je ne dis pas tout ça pour me venter mais pour expliquer qu’Evangelion est probablement l’un des manga le plus dur à analyser. La difficulté principale viens du fait que chaque scène  peut faire référence à une autre scène plus tôt ou plus tard dans la série, ajouter que c’est une série de 26 épisodes et vous comprenez très vite le casse tête. Le film reprend ce système avec les autres films entre eux et avec la série originale.   La première chose à dire sur le film est le tout premier plan où l’on voit les vagues du rivage rouge, plan qui rappelle la fin de The End Of Evangelion, sûrement une volonté de montrer une forme de continuité, de rappeler que depuis 1997, Evangelion n’a pas trop bouger (il y a le manga à côté).   Il y a aussi la première rencontre entre Shinji et Rei qui dure à peine une seconde au début du film. C’est une scène très mystérieuse et très furtive. Dans la série originale, beaucoup ont conclus que cela « ouvre » l’animé car on retrouve cette vision furtive de Rei à la fin de The End Of Evangelion qui conclue le film et la série. Dans le cas du remake, il faudra attendre le prochain film en 2020 pour en avoir une idée.       Le film présente surtout les personnages et les thèmes : Shinji, un garçon abandonné par son père à la mort de sa mère et qui lui en veux mais cherche aussi son affection. C’est la lettre déchirée puis recollée que Shinji donne à Misato au début qui montre déjà le conflit familiale et interne du personnage.   Misato, une femme commandante qui est aussi partagée entre deux caractères, d’une part une femme responsable qui deviens le tuteur légal de Shinji et qui doit sauver le monde, puis d’autre part, la femme immature qui est plus proche d’une gamine que d’une femme. Le fait qu’elle a un énorme problème avec l’alcool ou qu’elle envoie une photo plutôt sexy à un garçon de 14 ans alors qu’ils ne se connaissent pas confirme bien un problème d’engagement et la présence d’un conflit intérieur …. mais qu’on soit d’accord, ça reste un sacré personnage !     La lettre déchirée puis recollée et la photo sexy de Misato qui n'a rien heureusement !   Pour Rei, c’est très compliqué, c’est une fille qui exprime très peu d’émotion et seulement à Gendo, ce qui rend Shinji Jaloux dans le film. Quand à savoir si elle cache ses émotions ou qu’elle n’en n’a pas, c’est tout un débat mais le film prend plutôt le parti qu’elle cache ses émotions, choix qui ne plaira pas à tout le monde dans le prochain film.   Rei à très peu d’estime d’elle (comme les autres personnages me direz vous) : elle ne gifle pas Shinji pour l’avoir vu accidentellement toute nue et en ayant touché son sein mais elle le gifle pour avoir dit du mal de son père. Elle se voit comme un objet, une poupée qu’on peut manipulée pour éviter toute forme de conflits. Sa relation avec Shinji va se développé durant la deuxième partie du film, une relation plutôt spéciale pour ne pas trop en dire.     Il est intéressant de noter quelques changements du film par rapport à la série qui montre une volonté d’une nouvelle interprétation :                      - Le passage où Shinji est viré pour la première fois n’est pas présent dans le film (incohérence scénaristique de l’époque)                    - Shinji est vu comme indispensable malgré ce que dit Misato contrairement à la série, c’est surtout à travers Gendo qu’on le voit lorsqu’il parle du plan de complémentarité.                    - Shinji est plus vu comme un rebelle, vu qu’il comprend qu’il est indispensable pour la survie du monde, je ne dirais pas qu’il en profite mais un petit peu ! D’ailleurs, c’est la vision de Sadamoto sur le personnage.     Ça serait très long de tout expliquer mais je pense avoir fait le tour pour ce film, mon analyse est très léger car elle se limite au film et comme c’est pas la partie la plus complète de la série, mon analyse est ce qu’il est, mais les prochains films seront une autre histoire !   Shinji est plus un rebelle qu'un lâche dans cette version, ce qui donne une vision différent de la licence !             Ceci est (ou pas) la conclusion !      Alors, ce premier film, c’était comment ? Il était très bien mais il faut garder en tête qu’il s’agit d’un remake plus Technique qu’autre chose, si vous avez déjà vu la série, c’est pas le film le plus intéressant du remake selon moi. Cependant, il est fidèle à la série et peut-être même trop fidèle, j’ai l’impression qu’il n’y a pas eu trop de prise de risque contrairement aux prochains films mais est-ce que ça sera pour le meilleur ? Vous verra ça très bientôt….   Attention de ne pas trop boire avec cette canicule 🙂    Petit Bonus : Une vidéo parodique de Gotohwan sur le doublage français d'Evangelion qui m'a bien fait rigoler !    

Akira

Certains films font l’objet d’une adoration immense et intemporelle auprès d’un public, Films qu’on peut qualifier de « Cultes » . Ces films n’ont pas nécessairement connus le succès ou, du moins, très tardivement pour certain mais ils ont su marquer les spectateurs qui l’ont vu à l’époque. Le film du jour fait parti de ces films « Cultes » dans le domaine de l’animation Japonaise avec Ghost In The Shell (1995) de Mamoru Oshii, Le Tombeau des lucioles (1988) d’ Isao Takahata, Le Voyage de Chihiro (2001) ou Princesse Mononoké (1997) d’ Hayao Miyazaki ou encore Paprika (2006) de Satoshi Kon. Le film du jour fût une énorme révolution dans l’animation japonaise et est aimé autant des fans d’animés que des cinéphiles. Il s’agit ni plus ni moins d’Akira (1988) de Katsuhiro Ōtomo. Le but de cette article est de comprendre en quoi Akira est un film culte qui sort du lot pour beaucoup de fan, préparer vos motos car ça va être un voyage mouvementé 😉   L'Affiche du film de l'époque             Quand On Arrive En Ville….   Parlons du réalisateur du film qui est aussi le créateur du manga : Katsuhiro Ōtomo. Il est principalement connu pour Akira mais il a créé aussi Steamboy (2004) et Roujin Z (1991). Il a le mérite d’avoir su s’émanciper d’Osamu Tezuka, souvent désigné comme le papa du manga moderne et référence majeur depuis les années 50 ! C’est donc un auteur qui à créé de nouvelle Base ! Parmi ces travaux, je vous conseille Memories (1995) composé de trois récits courtes dont il en est l’auteur, j’ai d’ailleurs une petite préférence pour les segments Magnetic Rose (avec Satoshi Kon) et Stink Bomb qui vaut le détour ! Akira c’est un manga avant tout ! Publié entre 1982 et 1990 en 14 Tomes, Akira est un seinen (manga pour jeune adulte) qui a eu un gros succès, surtout chez nous puisqu’il est le manga qui a permit l’émergence des manga en France, rien que ça ! Cependant, on a plus tendance à citer le film que le manga.   D’ailleurs, Katsuhiro Ōtomo n’était pas emballé par l’idée d’adapter Akira, non par manque de motivation mais parce qu’il ne s’y connaissais pas en Animation. C’est seulement lorsqu’il fera ces premiers pas dans l’animation avec Akira Toriyama (Dragon Ball) et Rumiko Takahashi (Ranma ½) qu’il envisagea d’adapter Akira en film. Il travaillera sur Crusher Joe (1983) de Yasuhiko Yoshikazu (Le Character Design de Gundam), puis plus tard, enchaînera quelques OAV dont Violence Jack (entre 1986 et 1990) de Gō Nagai (Goldorak). Pour ce qui est d’Akira, il s’entourera de Rintarō, connu pour avoir adapter les œuvres de Leji Matsumoto ; Yoshiaki Kawajiri, connu pour Ninja Scroll (1993) et Animatrix (2003) ; Kōji Morimoto qui avait travaillé sur Cobra (1982-1983), Space Battleship Yamato (1974-1975); Enfin, Shōji Kawamori qui n’est rien d’autre que le co-créateur de Vision d'Escaflowne (1996), mecha-dessigner sur les séries et films Macross et Eureka Seven, ou encore Coscénariste sur Cowboy Bebop (1998)…..on peut dire que c’est une équipe extraordinaire ! Cerise sur le gâteau, Katsuhiro Ōtomo à un contrôle totale sur le film Akira, un luxe pour tout réalisateur.   C’est le studio Tokyo Movie Shinsha (ou TMS Entertainment) qui s’est occupé de l’animation. C’est un studio plutôt spécial quand on sait qu’il s’agit d’une filiale de Sega et qu’il sont à la fois une chaîne de salle d'arcade. Ils ont participés à des films comme Le Château de Cagliostro (1979), Cobra Le Film (1982) ou encore Little Nemo: les Aventures au pays de Slumberland (1989) qui est un film de mon enfance. Ils ont également fait des séries comme D Gray-Man (2006), Détective Conan (depuis 1996) ou encore Sonic X (2003), pourquoi le dernier ne me surprend pas ? 😅   Ah ! Oui, dernier petit détail, Akira a bénéficié un budget de 1 100 000 000 ¥, soit 11 000 000 $ qui ont permit de faire plus de 160 000 celluloïds, soit 1000 fois plus qu’un animé de l’époque, le tout financé par plusieurs studio ! Katsuhiro Ōtomo sur la très célèbre moto de Kaneda !                   KANEDA ! Monsieur Kaneda, andouille au front dégarnie !   L’intrigue du film se passe 31 ans après la destruction de Tokyo et la troisième guerre mondiale, soit en 2019 😐 Neo-Tokyo, la nouvelle mégalopole reconstruite après ces évènements tragiques est devenue un lieu de violence, de vice et de corruption. Les jeunes passent leurs temps à se battre sur des motos et à se drogués. On y suit Kaneda, le chef d’une bande de jeune et son meilleur copain, Tetsuo, ce dernier se retrouve dans un accident de moto, provoqué par un étrange petit garçon et fini par se faire capturer pour de mystérieuse raison par l’armée.   La première chose à dire est qu’Akira n’a pas pris une ride, il est toujours aussi beau et fluide. Le film a bénéficié d’un soin incroyable ainsi que d’un choix de couleur énorme pour l’époque. Pour ce qui est de l’animation, la technique est traditionnelle avec des celluloïds qu’on peut superposer aux décors (peint à la main!). On notera aussi la présence de quelques effets 3D comme l’appareil du docteur Onishi par exemple. Le film contient beaucoup de détails, par exemple, Kaneda sort du lycée avec ses copains et sont rejoins par leurs copines, au moment où l’un d’entre eux explique pourquoi Tetsuo n’est pas avec eux, il se passe au moins quatre chose en même temps : L’un tente de remettre une de ses dents, un autre fait l’imbécile en vomissant du sang (il faudra qu’on m’explique comment il fait ça), Kaneda recrache une cigarette et j’en passe….Le tout en quelque secondes et il faut vous dire que ce genre de petit détail est constant dans le film !   Voici la célèbre scène de course poursuite du début du film pour confirmer ce que je dit !   Ce que vous devez vous dire, c’est qu’à l’époque, atteindre ce niveau de détail était incroyable et qu’il faut plusieurs visionnages pour tout voir. Ce résultat est surtout dû à la volonté de son réalisateur à faire un film réaliste, cette phrase vous semble peut-être bête mais le réalisme dans l’animation était loin d’être courant à l’époque. Il faut surtout chercher du côté de la Science-Fiction avec des séries comme Gundam et Macross, bien que le terme « réaliste » est un grand mot pour ces séries, faire un film ou une série réaliste était un Graal à l’époque (et probablement un gouffre financier pour les producteurs). J’ai oublier de dire que le doublage en VO a été faite avant les dessins pour créer une cohérence au niveau des lèvres et ainsi gagner en réalisme.   Un autre point qui a marqué Akira est son monde cruel avec l’omniprésence de la violence : les combats en moto où les jeunes se tapent à coup de barre de fer, les manifestations sociales qui sont montrés à la TV, les bavures policières lors des manifestations et lors d’interrogatoire, les barjots qui s’amuse à jouer les Kamikazes, l’éducation national avec les profs qui en profitent pour mettre des sacrées paires de claques aux jeunes, les fanatiques religieux qui attendent l’arrivé d’Akira pour purifié la ville, les ministres qui se tapent dessus lors des réunions, les terroristes qui profite des rumeurs de la venue d’Akira et enfin les scientifiques qui s’amusent avec des enfants pour des expériences. Ajouter à cela, la présence de viol, les tripotages des couples sur la voie publiques, les jeunes qui explosent des voitures/gens et enfin les complots/Magouilles politiques….excusez mon langage mais c’est le bordel !   Le droit de manifester ? Je ne connais pas !   C’est la violence qui à donner ses lettres de noblesse à Akira créant un véritable onde de choc chez les spectateurs, pas habitués à tout ça ! « Quelle est la différence avec d’autres films violent que tu as traité ? », c’est très simple, c’est le premier film d'animation Japonais violent qu’on a vu en France... au cinéma en plus ! Le petit plus d’Akira est qu’il comporte pas mal de scènes malaisantes et qu’il le sont encore de nos jours. La première en tête est la scène où Kaori est sur le point d’être violée en pleine rue ou la scène de la transformation de Tetsuo. Beaucoup d’enfant ont été initiés à l’atmosphère mature des animés japonais avec ce film et ça a été peut-être votre cas ! Bref, Akira est littéralement une claque.   Et que dire de l’OST si ce n’est qu’elle est mythique et mystique, allant même jusqu’au chant religieux. On dois cette OST au groupe Geinoh Yamashirogumi qui est en faite un collectif musical, composé de personnes qui ne sont pas des chanteurs de base. Ils ont fait une vrai carrière musical avec des tournées et des albums. Ils ont pratiqués plus de quatre-vingt styles différents de musique traditionnelle et Akira a grandement contribués à leurs renommés.   Je suis le seul qui n'avais jamais fait attention à celui qui vomit du sang lors d'un premier visionnage ?                     Purifiez vos corps dans les flammes, maintenant qu'Akira est venu (mais sérieusement ne le faite pas !)   Parlons un peu des thèmes du film. Le film s’ouvre sur une explosion mystérieuse qui détruit Tokyo, ce qui fait penser indubitablement aux Bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki en 1945 qui signe la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre Mondiale. Je crois que j’en est jamais parler mais Hiroshima et Nagasaki sont des véritables traumatismes pour beaucoup de cinéaste et de mangaka : Keiji Nagazawa, Hayao Miyazaki, Hideaki Anno, Osamu Tezuka ou encore Masamune Shirow sont des auteurs qui montre la peur d’un nouveau Ground-Zéro (La peur d’être pile à l’endroit où il y a une bombe atomique qui explose), d’autant plus que cette peur sera visible à travers tout le film.   Le Saviez-Vous ? Le 16 Juillet 1988 !   D’abord, c’est la date de sorti du film au Japon mais cette date ne vous dit rien ? C’est la date de l’explosion de Tokyo dans le film ! Imaginez la tête des spectateurs quand ils ont vu ça ! Encore plus fou, cette date renvoi au 16 Juillet 1945...le jour où la première bombe atomique est lancé dans le désert du Nouveau-Mexique ! Quand on sait qu’Akira veux dire « Lumière/Brillant », tout prend sens ! Il y a un article bien écrit sur le sujet dont j’ai appris ces informations : https://akira-explication.tumblr.com/   Imaginez de voir cette scène le jour J où cela se produit dans le film !   On peut ajouter aussi les problèmes économiques du Japon dans les années 70/80 et quelques scandales politiques avec des arrangements illégaux du 1er ministres...problèmes qu’on voit dans le film. Il y a un autre thème pas aussi évident à voir dans le film mais présent dans plusieurs œuvres de Katsuhiro Ōtomo : la critique d’un Japon vieillissant.   Vous le savez probablement mais le Japon est un pays vieillissant, c’est à dire qu’une grande partie de la population sont des personnes âgées, c’est un problème qui a été visible à partir des années 70, on fait moins d’enfant et les gens vivent plus longtemps. Cette évènement est dû principalement à l’éducation, pour faire simple, la majorité des japonais se disent que faire des gosses...ça coûte cher (éducation, besoin, appartement, permis etc), ajouter à cela aussi une volonté d’être parent le plus tard possible et le problème d’aménagement des familles (les grand parents vivent chez toi et dorment dans la même pièce que toi et ta femme, pour faire des enfants c’est pas top). Katsuhiro Ōtomo avait dit qu’il avait été choqué d’apprendre les chiffres sur les vieillissement de la population, ce qu’il l’avait poussé à écrit Roujin Z (1991) mais en vérité, on le voit déjà dans Akira.   Il y a dans le film, une frontière qui est flou entre la jeunesse et la vieillesse, si on met à l’écart l’opposition entre l’état et les jeunes révolutionnaires, les personnages sont toujours entre ces deux extrémités. L’exemple le plus flagrant reste les enfants Kiyoko, Takashi et Masaru, Ils ressemblent à des enfants (corps et voix) mais ils ont des visages de personnes âgés et possède un discours plutôt mature. Chose très intéressante aussi, ils forment un trio comme Kaneda, Tetsuo et Kei.   La frontière entre la jeunesse et le vieillissement en image !    Kaneda, le protagoniste du film est le leader d’un groupe de motard, groupe sans nom précis d’ailleurs si on compare à leur rivaux le gang des clowns. Kaneda est un personnage fort, sans peur et mature mais qui cache en faite son vrai caractère, celui d’un lycéen un peu naïf et qui ne s’est pas s'y prendre avec la fille qu’il aime. Je trouve que ça lui donne un bon fond et on finit par aimer ce personnage. Cependant, le personnage le plus intéressant reste Tetsuo car il reste le plus développé, contrairement à Kaneda. C’est lors de mon deuxième visionnage que je me suis rendu compte de l’importance de Tetsuo. La première fois que j’ai vu le film, Tetsuo était un personnage qui voulait juste se venger de Kaneda par rapport à son statut de leader mais en vérité, c’est beaucoup plus complexe que ça….   Tetsuo est selon moi, un enfant qui n’arrive pas à devenir un adulte. Qu’est ce qui permet d’affirmer cela ? Sa relation avec Kaneda et sa ‘petite copine’ Kaori, pour faire simple, Tetsuo voit  en Kaneda plus un père qu’un copain, de même qu’avec Kaori, il la voit plus comme une mère que sa ‘petite copine’. Le fait que les parents de Tetsuo l’ont abandonnés dès son plus jeune âge (scène qui me fait penser au manga Evangelion) l’a profondément marqué. Kaneda est comme un père dur mais juste, un moment dans le film, alors que Kai est ‘emmener’ par les enfants pour affronter Tetsuo, il dit en s’énervant que c’est à lui de punir Tetsuo pour les meurtres de ses copains. De plus, les flash-backs à la fin du film montre bien le côté paternisant de Kaneda lorsqu’il lui apprend à rouler en moto. Pour Kaori, elle est vu comme une mère aimante, voire étouffante.     Lorsque Tetsuo s’échappe de l’armée, il va voir directement Kaori qui lui offre un petit repas ou encore vers la fin où elle est la seule à aller voir Tetsuo dans le stade pour vouloir l’aider. Tetsuo est confus dans ces relations avec Kaori et Kaneda, il est partagé entre l’amour parental qu’il recherche tant et la volonté de vouloir s’émanciper de ces personnages, d’être mature.   La scène la plus flagrante selon moi est la scène où Tetsuo se fait agresser dans sa chambre par les 3 enfants qui se cachent sous la forme d’un teddybear, d’un lapin en peluche et d’une mini voiture. Dans cette scène, ces jouets tente de le tuer, les murs sont des Lego et il se noie dans du lait...on est d’accord, c’est censé représenter l’enfance. C’est à la vu du sang, preuve du monde des adultes que les monstres se dissipent, criant qu’ils ont peurs mais peur de quoi ? d’être adulte.   Voici la scène en vidéo pour vous faire une idée de ce que j’avance :   Pour ce qui est de Kei, c’est une fille révolutionnaire qui tente de faire tomber le gouvernement en place. Elle symbolise la révolte des jeunes qui ont subit l’après guerre (l’auteur est anarchiste dans mes souvenirs) mais possède à la fois une certaine maturité. Ces idées politiques sont claires et est le personnage féminin forte du film, sans être pour autant schwarzenegger, ni une femme constamment en détresse. Si les enfants l’ont choisit pour se battre contre Tetsuo, ce n’est pas pour rien. Il est intéressante de faire le lien entre Kei et le chef des rebelles, qui se rapproche d’un lien entre père et Fille...mais comme je n’ai pas lu le manga, c’est très flou pour moi.   Le film prend le temps pour parler de philosophie entre deux scènes d'action !                    Je Suis Tetsuo   L’article commençant à trop durer, je vais aller à l’essentiel sur les défauts d’Akira. Le premier point concerne la VF, non sur le doublage en soi qui est très bon et qui a bénéficié d’un grand soi pour l’époque mais plutôt sur la traduction. La version Française a une mauvaise tendance à être dans le hors- sujet, ce qui fait perdre le sens d’un passage. Par exemple, lorsque Kaneda et ses copains se font gifler par le prof de sport, il crie « Discipline » et les élèves répondent « Merci pour cette enseignement » en VO, ce qui montre l’éducation ultra répressif de cette société. Cependant, en VF, le prof crie « La Ferme » et les élèves l’insulte directement sans le « Merci », ce qui fait sauter tout le propos sur l’éducation. Ce genre d’erreur est très présent dans la VF, un autre exemple est lorsque Kei recherche le chef des rebelles et que Kaneda lui dit qu’elle devrait ce livrer à la police en VO mais dans la VF, Kaneda lui parle de leurs relations...c’est une VF plutôt incohérente.   Un autre défaut propre à la VF est le fameux « Kénéda » au lieu de « Kaneda » ou encore Lady Miyako qui à la voix...d’un homme alors que c’est une femme mais j’ai cru aussi sur le coup que c’était un homme. La Dybex (distributeur du film) ont changés tout cela dans la réédition du DVD mais le mixage est dégueulasse, je vous conseille la vidéo de MisterFox qui à consacré un « Parlons VF » sur Akira au même moment où j’écris ces lignes et qui approfondit les exemples.   Le Saviez-Vous ? Quand Akira rencontre Kanye West !   Vous le savez probablement mais le clip « Stronger » de Kanye West, en collaboration avec les Daft Punk font de nombreuses références à Akira. Plusieurs plans du film sont repris à l’identique dans le clip. Il n'est pas étonnant que les Daft Punk y soient mêlés car ce sont des gros fans de Japanimation !   Le clip est un véritable hommage à Akira !   Le deuxième défaut concerne sa fin, pour éviter de spoiler, disons simplement que pas grand nombre à compris la fin...dont moi. Les fans hardcore du manga reproche que la fin n’a pas vraiment de sens.     Certain dirons même qu’il conclut trop rapidement les choses, c’est peut-être un peu vrai mais à l’époque le manga n’était pas fini, du coup pas évident pour son auteur de conclure le film, mais personnellement il conclut magnifiquement le film.   Le Saviez-Vous ? Merci Jodorowsky !   Alejandro Jodorowsky, réalisateur du film El Topo (1970) à donner la fin du film Akira à Katsuhiro Ōtomo qui ne savait pas comment conclure le film. Jodorowsky, apparemment saoul lui invente une histoire sur le tas, dessine le tout sur une nappe et la donne à Ōtomo, il oublie tout le lendemain (les joies de la gueule de bois). Un jour, il reçoit une lettre d Ōtomo à sa grande surprise, qui le remercie d’avoir donner la fin d’Akira. Maintenant je comprend pourquoi on ne comprend pas la fin 😆   Le dernier point concerne le fait que le film reprend très peu d’élément du manga : un tiers des personnages ont étés conservés, le développement personnel pour certains personnages sont mis de côté et l’intrigue est simplifié. Il y a d’autre éléments qui n’a pas été mis en avant comme la drogue ou tout simplement qui ont été enlevé comme les esclaves sexuelles de Tetsuo. Pour ma part, tout est question de goût, il faut pas oublier qu’il s’agit d’une adaptation et que 2 heures c’est court par rapport au manga. Certains puristes préfère le manga pour son développement quitte à défoncer le film alors que l’ambiance et les thématiques sont là !   Tetsuo qui profite des soldes pour s'habiller comme un dieu !             Conclusion   Vous l’aurez compris, Akira est un film qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie ! Malgré tout ces qualités et son équipe de choc, le film a été un échec commercial au Japon car il est sorti un jour qui est l’équivalent d’un dimanche soir à 22H chez nous. Cependant, il a eu son petit succès chez nous au cinéma et a été un carton au USA. Il m’est impossible de tout dire sur Akira tellement c’est un film vaste et complexe, de même que c’est un film qui nécessite plusieurs visionnages pour vraiment l’apprécié à sa juste valeur. Akira aura droit à son adaptation live pour le 21 mai 2021, réaliser par Taika Waititi (Thor Ragnarok) et produit par Leonardo DiCaprio, mais d’ici là, on aura le temps de revoir pleins de fois Akira.     N'empêche, cette moto est vraiment classe !  

Sailor Moon

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un temps, que les moins de vingts temps, ne peuvent pas connaître ! L’époque où les animés étaient diffusés sur des chaînes publiques en France ! Imaginez que la dernière saison de l’Attaque des Titans ou My Hero Academia soient diffusées le matin ou à 16H sur France 3 par exemple…. il y a 20 ans, cela se fessait ! Censurée à mort, certes, mais ça se fessait ! Et puis, un jour, le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) s’en est mêlé, jugeant les animés trop violents, il les effaça petit à petit de nos programmes...jusqu’à pourrir son audience, puis sauvé de nouveau par...Pokémon (vous pouvez rigoler un bon coup). Tout ça pour dire que les années 90 était très différent ! Pas forcément meilleur ou plus pourrie, juste différent, comme par exemple, la différence des sexes. Dans le cas des animés diffusé en France, il y avait des animés pour garçons et des animés pour filles. 2 série se battaient le monopole chez nous : Pour les garçons, c’était Dragon Ball Z et pour les filles, c’était Sailor Moon...deviner lequel on va parler aujourd’hui ! Qui ne connaît pas Sailor Moon ? C’est probablement l’un des animé les plus populaires qui à connu un engouement sans limite dans les années 90, c'est une série ancrée dans la culture générale ! Qui n’a jamais vu une parodie, une référence dans n’importe quel autre média ? Qui n’a jamais vu les personnages au moins une fois ? Par contre, qui a vraiment regarder la série ? Beaucoup moins de gens et principalement des filles, vu que c’était vendue comme une série pour fille à l’époque chez nous, mais est-ce vraiment le cas ? Pour une fois, nous allons sortir des sentiers battus et faire plaisir aux lectrices, parce que des animés où il y a du sang et du sexe, ça va 2 secondes ! Une dernière précision, je ne traiterai que la première saison, parce que j’ai beaucoup de chose à dire….         Voici le générique Américain de la série, histoire que vous avez la chanson dans la tête ^^                Take Me To The Moon….   Avant d’être une série, Sailor Moon est un manga de Naoko Takeuchi, sorti entre 1992 et 1997 et pour la première fois, je vous présente une dessinatrice ! Si on met de côté Saillor Moon, elle n’a pas fait d’autres séries très connues,pour la simple raison qu’il est difficile de faire une série encore plus populaire que la série précédant qui a connu un succès mondiale ! Les rares cas sont Rumiko Takahashi avec Ranma ½ puis Inu-Yasha ou Hideaki Anno avec Nadia et le secret de l’eau bleu puis Evangelion par exemple. La création de Sailor Moon s’est fait entre son auteure et son éditeur : elle voulait une guerrière avec des pouvoirs magiques ainsi qu’une équipe constituées uniquement de filles, il faut savoir qu’elle est fan de Super Sentai, que j’expliquerai plus tard. Son éditeur à ajouter que serait cool si les héroïnes étaient en costumes d’écolières traditionnelles, qu’on nomme les Sailor fuku, par contre, je ne veux pas savoir comment il a eu cette idée 😅 Elle a écrit un mini feuilleton, Codename Sailor V en 1991 et face au succès de la série, elle fera Sailor Moon sur papier et la série sera diffusée en même temps à la télé ! En matière de dessin, elle s’inspire énormément de Leiji Matsumoto (Albator) et de Kimiko Uehara, une dessinatrice de Shojo des années 60. Une dernière chose à ajouter sur son auteure est qu’elle est mariée à Yoshihiro Togashi, l’auteur de Yū Yū Hakusho (1990) mais surtout de Hunter × Hunter (1998), si je précise cela c’est parce qu’elle à aidée son mari sur Hunter × Hunter, d’une certaine manière, on peut l’ajouter sur son CV.   Le studio en charge de Saillor Moon à la télé est le studio Toei Animation. Pour ceux qui ne s’y connaissent rien en studio, la Toei est probablement le studio d’animation le plus connu puisqu’il a comme effectif des séries comme One Piece, Les chevaliers du Zodiac, Dragon Ball Z, Goldorak ou encore Albator...et j'ai à peine éraflé tout ce qu’ils ont fait. Le réalisateur est Jun'ichi Satō, il avait réalisé Les Petits Malins, une série pour enfants très connue dans les années 80 et dont le générique français vous reste dans le crâne : Gaby Gaby Gaby l'ami l'ami l'ami des tout-petits...ok j’arrête ! 😅 Plus tard, Jun'ichi Satō se spécialisera dans les Magicals Girls, après tout, il a quand même participé au projet de Saillor Moon.   Une équipe de choc mais pas encore au complet !     Mais une Magical Girl, c’est quoi ? Il s’agit d’un sous genre où des petites filles reçoivent des super pouvoirs, généralement par une petite bestiole toute kawai et elles peuvent faire ce qu’elles veulent. Mais, des grand pouvoirs implique de grandes responsabilités, non ? Oui Spider, mais pas toute de suite ! Il faut comprendre que les Magicals Girls, du moins, les premières générations, n’ont pour unique but que de rendre la vie quotidienne des autres plus facile...et de réaliser leurs propres rêves aussi en chemin, on n’est mieux servi que par soi-même, non ? « Attend Bloodegde, tu parle de génération, c’est quoi ce bin’s ? » Oui, les Magicals Girls ont plusieurs générations, définit par ce qu’ils apportent de plus au genre, laissez moi les énumérés :   - 1er Génération, Les classiques : C’est la base du genre tout simplement, la première Magical Girl est Sally la petite sorcière (1966) créer par la Toei. On peut ajouter Cutey Honey (1973) créer par Go Nagai (Goldorak)   - 2ième Génération, Les solitaires : Pareil que la première génération mais elle apporte les notion de « croire à ses rêves » et « d’avoir de l’espoir » avec Gigi (1982), c’est aussi la première Magical Girl qui meurt (et elle reste morte car il y a plusieurs Gigi, c’est comme les gremlins en faite lol). C’est aussi la génération des petites filles qui réalisent leurs rêves avec Emi magique (1985).   -3ième Génération, Les Guerrières : C’est les Magicals Girls qui se battent contre le mal pour sauver le monde. C’est aussi la génération la plus révolutionnaire mais vous verrez tout ça au fil de l’article. C’est là qu’on situe Sailor Moon (1992), créatrice de ce mouvement.   -4ième Génération, Les Militaires : appeler « magical guntai », ce sont les Magicals Girls qui sont militarisées, c’est à dire, qu'elles reçoivent des ordres d’un supérieur. Soient elles utilisent des armes à feu, soit des hallebarde par exemples comme dans Strike Witches (2005) ou dans Magical Girl Lyrical Nanoha (2004)   -5ième Génération, les Horrifiques/Anti-Magicals Girl : C’est la génération où l’horreur est présente, c’est à dire avec des monstres, du gore et des psychopathes. C’est aussi une génération très marquée par la psychologie et joue beaucoup sur les codes pour créer une ambiance malaisant. Celui qu’on pense en premier est Puella Magi Madoka Magica (2011), jusqu’ici c’était le seul Magical Girl que j’ai vu, il est souvent considéré comme le "Evangelion" du Magical Girl, du moins, on mets souvent ces deux animés dans le même sac. Cependant, Madoka n’est pas le premier anime dans ce style, c’est Alien 9 (1998) qui intronise ce mouvement, que je vous conseille en matière d’anti-Magicals Girls/Horreur. On pourrait mettre aussi Magical Girl Boy (2012) qui casse beaucoup les codes aussi.   On parle de génération mais garder en tête qu’un style de Magical Girl peut sortir pendant une autre génération de Magical Girl. À l’époque de Sailor Moon est sorti Sakura, chasseuse de cartes (1996) qu’on peut mettre dans la 2ième génération.   Evolution des Magicals Girls de la 1er à la 5ième Génération !                                    Sailors Fighting In The Dance Hall, Is There Life On Mars ?       Désolé pour la longue aparté et revenons à Sailor Moon. L’intrigue est très simple : Usagi (ou Bunny en Fr) est une fille de 14 ans « maladroite et pleurnicheuse » qui un jour sauve Luna, un chat qui doit chercher les réincarnations des Sailors guerrières et Usagi s’avère être la réincarnation de Sailor Moon. Luna doit contrer la menace qu’est La reine Beryl du monde du Dark Kingdom (ou Beryl-Sama comme j’aime l’appeler) qui cherche à faire revivre le mal absolu sur terre et d’asservir les humains. Au fil de l’intrigue, les autres guerrières seront trouvées : Sailor Mercury, l’intello du groupe et stratège (et plus grand fantasme des mec) ; Sailor Mars, la feu follet du groupe et prêtresse Shinto, si elle était dans le film l’Exorciste, le démon aurait pas fait long feu (Blague pourrie, c'est fait !) ; Sailor Jupiter, c’est la bourrine du groupe avec sa force, c’est un peu John Cena en fille ; La dernière et non des moindres, Sailor Venus, l’expérimentée du groupe, accompagnée d'Artémis, l’autre chat qui aide Luna.   Le Saviez-Vous ? Sailor Venus est la première Sailor Moon !   Je vous l’avez dit plus tôt mais Naoko Takeuchi avait écrit un mini feuilleton qui servira de base à Sailor Moon : Codename Sailor V. Ce que je ne vous avait pas dit, c’est que Sailor V est en faite Sailor Venus qui se déroule dans la même ville et sert de préquel à Sailor Moon. C’est pour ça qu’elle ressemble beaucoup à Usagi (blonde, chat, histoire d’amour etc.)   1er version de Sailor Venus et de Sailor Moon aussi du coup !   Si j’insiste autant sur les personnages, c’est qu’il s’agit d’un groupe et peut-être que ça ne vous viens pas à l’esprit mais c’était une révolution à l’époque ! Les Magicals Girls étaient solitaires jusqu’ici, il n’y en avait qu’une, et ce n’est pas la seul révolution. Cela implique tout ce qui est lié à un groupe : Leader, gestion de groupe, morale, etc... Un autre aspect aussi à mettre en avant sont les combats, là aussi, peut-être que ça ne vous parle pas mais Sailor Moon est la première série de Magical Girl où il y a des combats et même plus, des super attaques ! Durant mon visionnage, j’ai retenu toute les attaques des Sailors : Moon Tiara Action, Fire Soul, Sabão Spray, Supreme Thunder, Crescent Beam ou encore Moon Healing Escalation (il faut imaginer que je hurle comme un débile), autant vous dire que ça change des final flash et autre ! Ce qui est rigolo, c’est que très souvent, on compare Dragon Ball Z avec Sailor Moon, déjà par leur popularité mais surtout leurs structures : Notion de Groupe, Combat, Noms des Attaques etc.   S'il y a des notion de combat et de groupe dans Sailor Moon, c’est surtout due au fait que son auteure est fan de Super Sentai. Le Super Sentai n’est rien d’autre qu’une série Live comme Bioman (1984) ou Power Rangers (1993). Je n’ai jamais été friand de ce genre de série, j’ai jamais accroché et puis j’ai toujours eu du mal avec les série Live étant gamin. Sailor Moon est donc d’une certaine manière un super sentai mais en animé et avec uniquement des personnages féminins. « Mais je croyais que c’était des Magicals Girls ? » Oui aussi, c’est un mélange entre les deux genres ! Les éléments typiques des Sentai sont de prime abord les transformations, Sailor Moon est très connue pour ses transformations et comme je suis quelqu’un de très gentil, voici une vidéo qui vous montre ces transformations et puis les images ça parle mieux que les mots, non ?     Pendant le visionnage de cette vidéo, vous aurez probablement remarqués les poses des sailors, ça fait aussi parti de l’héritage des Sentai, mais il y a plus ! Les costumes qu’on reconnaît par la couleur à l’effigie de tel personnage, surtout quand on sait que la couleur Bleu, Rouge et Jaune sont quasiment constant dans ces séries, il n’y a pas la couleur jaune dans Sailor Moon mais il y a l’orange qui s’en rapproche. La présence de nouveaux personnages mais cela sera plus flagrant dans les autres saisons et la composition de base du groupe est de 5 membre, comme dans Sailor Moon. On peut ajouter les catch phrase comme « Au nom de la Lune, je vais te punir » et il y a aussi la structure des épisodes qui est similaire mais j’y reviendrai plus tard.            I'm Your Venus, I'm Your Fire, At Your desire      Maintenant attardons nous un peu sur le pourquoi j’ai décidé de traiter Sailor Moon. En vérité, je voulais traiter les Magicals Girls avec Puella Magi Madoka Magica mais le choix de Sailor Moon était plus pertinent pour deux raison : D’abord, Sailor Moon est une série qui à été un sacré virage pour le genre comme je l’ai expliqué plus tôt mais la deuxième raison de mon choix réside dans son aspect Féministe. L’idée de reprendre des codes et des genres typiquement masculins comme le Sentai ou le Shonen et de le retranscrire avec des personnages féminins, c’est déjà quelque chose mais ça va plus loin ! C’est à ce moment que j’ai l’impression d’avoir oublier quelqu’un, ah oui ! Je parle du mystérieux Tuxedo Mask (qu’on prononce Takishīdo Kamen) ou l'Homme Masqué chez nous. Il s’agit plus ou moins d’un allié de Sailor Moon qui intervient alors qu’elle est en danger...et je vous vois venir : “En faite, c’est une série où les filles ne savent rien faire puisque Zorro viens les aidés” (il ressemble à Zorro L’homme masqué, non?) Je vous rassure, il aide Sailor Moon en la sauvant ou en lançant une rose pour faire diversion, du moins la première partie de cette saison. Usagi va prendre de plus en plus confiance en elle et du coup sera de moins en moins sauvée par l’homme masqué. Ajoutons aussi qu’elle craque pour ce dernier parce que...parce que...euh...il est beau, je vous rassure, ça va se compliquer entre les deux là. En vérité, l’homme masqué a très peu d'influence puisqu’à chaque fois, c’est  Sailor Moon qui botte les fesse des monstres. Bon, il soutient les filles en disant qu’elles sont les plus fortes mais niveau combat….en faite, il se bat très peu, laissant les filles faire le boulot (sympa pour elles).   Il est sympa et attirant mais méfiez-vous, il cache des choses !   Alors, non, ce n’est pas féministe parce que le seul homme gentil du groupe n’interviens pas trop (dans un premier temps), c’est plutôt dans les thématiques de la série qu’on voit cela ! Vous savez, regarder une série pour filles alors qu’on est un garçon, demande toujours un petit effort, on s’attend toujours à des thèmes "cul-cul" mais je vous rassure les gars, ça l’est pas trop ! Je ne parle pas forcément des émotions, dans le style : “ je suis capable de déplacer des montagnes mais pas d’avouer mes sentiments au garçon que j’aime”. Déjà je trouve pas ça "cul-cul", c’est plutôt dans le style où les monstres vont créer un nouveau salon de coiffure pour attirer les filles et espérer trouver Sailor Moon parmi elles, à ce que je sache, ça ne se fait pas de jouer avec les plaisirs des filles. Il y a aussi tout le délire de déchirer des vêtements des filles et que ça ne se fait pas ! Pareil avec le sport, les sentiments des filles etc... Sauf qu’en vérité, ce n’est pas si bête parce que pour la première fois, on leurs demandent leurs avis. Je vous rappelle qu’on est en 1992, l’égalité des sexes, c’est pas encore développée,alors imaginer une série qui dit: “Les Filles, il est temps d’avoir notre mot à dire !” Peut- être que vous ne le saviez pas mais Sailor Moon est une des figures du mouvement “Girl Power” (égalité des sexes), ce n’est pas pour rien !   Le Saviez-Vous ? Sailor Moon, Jeux Olympiques et Syphilis ?   Ce n’est pas une blague ! Sailor Moon à été choisi pour être une des ambassadrice des J.O des jeux d’été en 2020 qui aura lieu à Tokyo aux cotés de Son Goku et d’Astroboy... je suis en train de négocier pour avoir Rei Ayanami et Asuka Langley 😆 Sinon, Sailor Moon est aussi la mascotte d'une campagne de prévention contre la syphilis (c’est une MST), avec pour slogan : « Si tu ne l’essaye pas, je vais te punir ». C’est très sérieux, je sais, mais je ne peux m’empêcher de rigoler quand on sait qu’ils on fait des préservatifs avec la tête de Sailor Moon dessus, dessiner par Naoko Takeuchi en plus ! Dommage qu’il n’ont pas fait pareil avec Sailor Mercury 😆   Voici le préservatif Sailor Moon...ça a fait ma journée !   Vous n’êtes toujours pas convaincu par la présence de féminisme dans la série ? Et si je vous disait que parfois les Sailors parle directement du pouvoir des femmes à leur ennemies, ça vous parlerai ? J’ai une remarque intéressant sur les ennemies ou plutôt sur les grand méchants, si on met de côté Beryl-Sama et Metallia (le démon qui cherche à revenir sur terre), les méchants sont principalement des hommes : Jadeite, Nephrite, Zoisite et Kunzite, d’autant plus que certains sont machos. Pour revenir vite fait sur les histoires d’amours (j’insiste sur le pluriels), un des grand message de l’animé est : Qu’est-ce que l’Amour ? Si je prend par exemple Usagi qui tombe amoureuse de 3 hommes à la fois...c’est pas vraiment un amour véritable, on est d’accord ! Au fil du temps, il va y avoir une grosse révélation qui amènera Usagi à aimer un homme plus qu’un autre, sans trop spoiler, il y a une cette question de la destiné qui reviens aussi très souvent mais j’en est trop dit !   GIRL POWER !   Une des particularités de l’animé comparé au manga reste son petit côté Fan-Service et son humour. Si il y a bien quelque chose de connue sur cette série, c’est bien la réputation qu’elle a eu sur un public masculin. J’entends souvent dire que les garçons de l’époque regardaient cette série mais ne l’avouaient pas, par peur d’être rejetés par tout le monde. Heureusement, au fil du temps, les mentalités ont changés et de nos jours, ce n’est pas choquant de dire qu’on à vu Sailor Moon, mais en vérité, cette série à un peu été conçu pour les garçons. Pourquoi j’affirme ceci ? C’est très simple car ce sont des hommes qui ont fait la série, pas le manga mais la série. Chez la Toei, il y a bien plus d’ hommes que de femmes et ils se sont fait un peu plaisir ! C’est pas aussi évident que dans n’importe quel autres série mais si on à l’œil, on remarque que, de temps en temps, on voit les culottes des Sailors (Panty-Shot pour les non initiés), ça reste très furtif mais ça reste assez longtemps pour qu’on le voit. C’est très souvent lors des combats qu’on peut le voir. Un autre exemple reste les transformations des Sailors où l’on peut voir leurs silhouettes, on dirait rien comme ça mais à l’époque, il y avait eu des censures en France par rapport à ces transformations. En parlant de censure : les 2 derniers épisodes ont été pas mal été censurés et notamment un épisode où Amy se retrouve nue sous des attaques, il y a aussi l'homosexualité entre deux méchants qui est passé à la trappe chez nous.     Je comprend mieux pourquoi les garçons de l'époque regardait cette série en cachette, petit coquin !   Le studio n’a pas fait que d’amener des jolies plans mais aussi de l’humour. Il faut savoir que le manga de base n’est pas aussi drôle que l’animé, ce qui à d’ailleurs déplut à son auteure, jugeant la série pas assez dramatique, ce qui est plutôt vrai mais j’y reviendrai. En faite, beaucoup de gens aiment Sailor Moon pour son humour et je trouve que c’est vraiment une force de la série car il est toujours bien placé. Par exemple, Les Sailors sont devant un piège qui est évident pour toute, sauf pour Usagi qui tombe dedans, ou encore un épisode où Usagi fait des cauchemars en pleine nuit à cause d’un évènement et qui se lève pour manger plein de truc, tout ça parce que Luna avait dit qu’elle devait bien dormir et bien manger. C’est très dur à décrire comme blague mais pour faire simple, l’humour viens très souvent au moment dramatique, voire même tragique. Les blagues ne concerne pas forcément Usagi, tout le monde à droit à son moment de ‘fail’ comme Sailor Mars qui cherche à draguer un homme et finit par tomber par terre et à se faire marcher dessus. On remarquera aussi le changement d’ambiance en milieu de saison, surtout les deux derniers épisodes mais malgré cela, l’humour reste présent.   L'humour reste très présent dans la série et ce n'est pas un mal !         The Name Is Jupiter, From The Galaxy, I came To Meet You, To Make You Free      Jusque là, je n’ai fait que de dire du bien de la série mais elle est très loin d’être parfaite. Si on met de côté des petits défauts comme le fait que les méchants ne reconnaissent jamais les Sailors (et l’inverse aussi) ou quelques petites incohérences comme le fait que Sailor Moon ne peut pas piloter un bateau tant qu’elle n’est pas transformée en marin, il y a bien pire. Le vrai premier défaut reste sa répétitivité, je crois n’avoir jamais vu une série qui se répète autant ! Elle se répète en tout : Les plans des méchants, les transformations, les histoires etc.…. mais le pire reste les plans qui se répète à chaque épisode comme Beryl-Sama qui est devant sa boule, je m’attendais presque à ce qu’un de ses subalternes dit : « Dis Beryl-Sama, tu veux faire quoi cette nuit ? La même chose que chaque nuit, tenter de conquérir le MONDE ! ». Autant les transformations, ça ne me dérange pas trop mais on y a droit quasiment à chaque épisode dont celui de Sailor Moon en entier, les autres sailors, ça dépend, mais elles sont plus souvent simplifiées. Il faut comprendre que c’est normal car c’est l’instant que tout le monde attend et puis il fallait imaginer les petits filles devant la télé à faire les poses comme les Sailors (je dit ça mais en faite j’en sais rien).   Le deuxième gros défaut sont les Fillers, pour faire vite ce sont des épisodes hors-séries.Je vous rassure, on n’est pas au niveau d’un Naruto, très connu pour ces Fillers très mauvais, en faite, ce sont plutôt de bon épisodes...ceux de Sailor Moon, hein ! Le problème, c’est qu’ils sont trop nombreux, si je vous dit que sur les 46 épisodes de la première saison, il en a seulement 18 épisodes ‘canon’, tout le reste sont des Fillers. Dès le 2ième épisode, c’est déjà un Filler, c’est violent ! Je ne vais pas vous le cacher, j’ai principalement vu les épisodes ‘Canon’, bien que j’ai regarder 5 ou 6 épisodes Fillers, ces épisodes reste agréable mais si on les sautes,on rate rien. Si vous voulez regarder cette série, je vous conseille de vous renseigner sur les épisodes et de vous faire un guide, dans mon cas c’est ce que j’ai fait, surtout quand on sait que la série cumule 200 épisodes ! (ce qui en fait la série de Magical Girl la plus longue au passage)     Exemple de scène qui a été censuré en France (Pauvre Mercury au passage)   On va terminer cette longue article par la VF, j’ai regarder quelques passages en français et je dirais simplement que la VF est…. d’époque. Ce n’est pas une catastrophe mais on y retrouve un gros défaut typique du doublage français : les voix ne correspondent pas au personnages. Ils ont tous une voix trop mature, je rappelle que ce sont des gamines de 14 ans ! Il y a le cas aussi de l’homme masqué qui a une voix d’un homme très mature alors qu’il a 17 ans. Les méchants surjouent à morts,les doubleuses crie à peine alors qu’elles hurlent en version japonaise...je dirais simplement que c’est dommage parce qu’on est entre du sérieux et du surjoué mais pas assez pour être mythique comme dans Nicky Larson ou Ken le Survivant. Par contre, ce qui est impardonnable c’est les changements des prénoms ou des attaques en français ! Du coup, Usagi deviens Bunny (par rapport à ses cheveux je dirais), Amy deviens Molly, Rei deviens Raya, Makoto deviens Marcy, Minako deviens Amélie puis Mathilda et enfin Mamoru deviens Bourdu. Je suis désolé si certains s’appelle Mathilda ou Marcy mais je trouve que ce sont des prénoms de vieilles filles, au moins, ce sont des prénoms parce que Bunny, c’est pas un prénom même si ça colle bien ! Quand à Bourdu...voilà quoi, je me doute bien que si vous l'avez vu pendant votre enfance, ces prénoms vous choque pas trop mais de nos jours, c'est une autre histoire !   Le Saviez-Vous ? Sailor Moon et Evangelion, 2 mondes pas si éloigné !   « Quels bêtise tu nous sort encore Bloodedge ? » c’est peut-être ce que vous avez pensez en lisant ce titre mais peut-être savez vous que Hideaki Anno est un fan de Sailor Moon (et de plein d’autre truc aussi). Il a quand même récupéré la doubleuse Kotono Mitsuishi (la voix d' Usagi) pour faire Misato et aurait même dit que Misato serait une sorte d’Usagi adulte. Il a aussi récupéré Megumi Ogata pour la voix de Shinjin (par contre, c’est Sailor Uranus qui n’est pas présent dans cette saison). Ce n’est pas tout ! Quand on sait que pas mal de personne qui ont bossés sur Sailor Moon ont travailler sur Evangelion (dont un des réalisateurs) et que le prénom de Rei dans Evangelion à été donnée par rapport à Rei Hino (Sailor Mars)….j’ai envie de dire c’est la Gainax !   Si j’ai bien rigolé avec les prénoms, j’ai pleurer avec les attaques : « Moon Tiara Action » deviens « Frisbee lunaire, agis tout-de-suite ! », « Fire Soul » deviens « Âme du feu, agis tout de suite ! » Ou encore « Sabão Spray » deviens «  Paillettes d'argent, agissez tout de suite ! », je ressens pas la jubilation des attaques en français. Vous aurez remarqué qu’il y a toujours des « Agis tout de suite ! », je pense que c’est pour combler les noms d’attaque beaucoup trop court en Français. Dernière chose à dire, il y a une incompréhension total avec Artémis qui est normalement un chat Mâle dans la version Japonaise et qui deviens une femelle chez nous. Il y a aussi l’erreur de la VF de confondre Sailor Venus avec Sailor Moon, d’où ma raison de l’avoir regardé en Japonais. Tout ça pour dire que je ne souhaite pas défoncé la VF (pour une fois me direz-vous) mais qu'elle est représentatif d'une époque où les animés étaient mal vu à l'époque, d'où un doublage et une francisation un peu discutable mais qui à bercer la jeunesse de plusieurs personnes et à mon avis, c'est l'essentiel !   L'ambiance va radicalement changer lors des derniers épisodes               Cause I'm crazy 'bout a Mercury (la conclusion)   Ce fût un long article pour parler de Sailor Moon mais il y avait tellement de chose à dire et je n’ai pas pu parler de tout comme l’homosexualité des méchants ou les jupes courtes qui montre la puissance du ‘Girl Power’ (on ose montrer notre sexualité). Tout ça pour dire que Sailor Moon, c’est une très bonne série à condition de se faire un guide si on veux voir que l’essentiel. Ce fût une claque à l’époque et je crois bien que c’est la première série à vraiment mettre en avant des personnages féminins dans un domaine plutôt réservé à des garçons. C’est aussi la série qui à contribué à la mixité du public et il faut savoir qu'il a un remake de la série : Sailor Moon Crystal (2014) qui reprend les 3 premières saisons, les autres saisons sont malheureusement annulées.Ce remake se rapprocherai plus du manga mais je ne peux pas vous en dire plus, je ne l'ai pas vu (ni lu non plus d'ailleurs). Je ne sais pas si je vais traiter les autres saisons mais si c'est le cas, cela ne sera pas aussi long, promis !   Pour finir :  « Si tu ne l’essaye pas, je vais te punir », il en est de même pour la série 😆   Un petit Bonus, le générique Français de la série chanté par Bernard minet, déguisé en homme masqué, rien que pour ça, cela vaut le détour !        

Gunnm (2ième Partie)

La science fiction est un genre littéraire qui s’est exporté à travers plusieurs médias comme le cinéma ou la bande dessinée. Les mangas n’ont pas échappés à ce genre tant appréciés des lecteurs, il y a eu Akira (1982-1990) de Katsuhiro Ōtomo qui est considéré comme un classique des années 80. On pourrait aussi citer des auteurs comme Leiji Matsumoto avec Capitaine Albator (1977-1979), Mamoru Oshii avec Ghost In The Shell (Le film de 1995 dont j’ai déjà fait un article) mais aussi tout les auteurs de mecha comme Gō Nagai avec Goldorak (1975-1977), Shōji Kawamori avec Macross (1984 pour le film) ou encore Hideaki Anno avec Neon Genesis Evangelion (1995). Cependant, un manga ressort très souvent et est considéré comme un classique des années 90, il s’agit du manga Gunnm créer par Yukito Kishiro et publié entre 1990 et 1995. J’avais déjà fait un article sur l’OAV et sur l’adaptation au cinéma de James Cameron et de Robert Rodriguez, maintenant, il est tant de conclure Gunnm avec son support original. Je précise que je traiterais uniquement la série principal et non Last Order ou Chronicle Of Mars.     Le 1er Tome de Gunnm dans sa première édition Française                   De retour pour Zalem !   Pour une fois je vais sauter la présentation de Yukito Kishiro car je l’ai déjà fait avec l’OAV mais je vous recommande d’y jeter un œil si vous n’avez pas lu cette article. Il est bon de rappeler que Gunnm est un manga cyberpunk qui s’est inspiré d’autres œuvres de science fiction. La première œuvre est Blade Runner (1982) de Ridley Scott par la présence d’êtres cybernétiques dans une ville très dangereuse . Les yeux de Gally sont aussi une référence à ce film car ses pupilles sont dilatées comme ceux des Réplicants. On remarqueras aussi que Gally est une chasseur de prime comme Rick Deckard. Le look des ennemies de Gally sont très proche d’Alien (1979) de Ridley Scott, la ville de Zalem fait penser à Metropolis (1927) de Fritz Lang ou encore toute la partie du Motorball fait penser à Rollerball (1975) de Norman Jewison. Il y a d’autres référence cinématographique dans le manga mais il serait très long de tout citer. En plus de s’inspirer visuellement des films que je viens de citer, Yukito Kishiro transmet aussi les idées de ces films. Par exemple, la différence de mode de vie entre Zalem et les bas-fond peuvent faire penser à notre géographie: les riches (Nord) sont au dessus et les pauvres sont en dessous (Sud). Hugo représente alors un personnage qui souhaite une égalité des richesses, cela fait penser au film Metropolis.   Voici un des ennemies de Gally qui ressemble au monstre dans Alien.     Le succès de Gunnm fût immédiat et devient un best-seller au Japon, aux États-Unis et en France. C’est Glénat qui s’est occupé de son exportation chez nous, maison d’édition très connue car elle avait exportée Akira, Dragon Ball, Sailor Moon, Ranma ½ ou encore Neon Genesis Evangelion. Vous aurez remarqués que ces séries ont tous eu une adaptation en Animés, Glénat avais eu la bonne idée d’éditer des mangas qui ont eu du succès d’abord à la télé ou au cinéma car c’est ce même public qui achète les mangas. Cette stratégie à permit à l’implantation des mangas chez nous. Malheureusement, Gunnm est un manga qui a une violence graphique très poussée à l’époque et amena les premiers détracteurs des mangas. De nos jours, on a un peu lâchés les mangas en ce qui concerne « l’influence néfaste sur nos enfants » : Trop violent, trop différent, trop pervers...toujours trop quelque chose, quoi ! Akira avait déjà subit ce genre de remarque à l’époque mais il faut comprendre que les mangas était une culture nouvelle pour nous, comme ce fût le cas pour les comics, les films d’horreurs et les jeux vidéo. Heureusement, Gunnm était aussi très défendu pour son aspect philosophique, élément tout aussi nouveau dans les bandes dessinées et à contribuer à être l’un des premiers manga à avoir eu un gros succès chez nous et partout ailleurs.       Le Saviez-Vous ? Les Origines de Gally   Gally est née bien avant Gunnm, je m’explique, Yukito Kishiro devait faire une petite histoire pour un recueil de manga. Il travaillait à l’époque sur un One Shot (Reimeika) qui mettait en scène une cyborg officier de police, qui s’appelait… Gally. Son éditeur lui proposa de reprendre le personnage de Gally pour cette nouvelle histoire qui sera en faite les bases de Gunnm. Il y avait aussi une autre cyborg dans l’histoire mais elle ne fût pas conservée par son auteur.     à gauche, une page du one shot qui servira de base à Gunnm. à droite, une illustration avec un personnage non conservé pour l'œuvre originale.        Violence et Psychologie   L’intrigue du manga est similaire à celui de l’OAV : Gally, une cyborg avec un cerveau humain est retrouvée dans la décharge de Kuzutetsu par Ido. Malheureusement, Gally ne se rappelle de rien et décide de retrouver la mémoire et un sens à sa vie. Le point fort du manga est sans aucun doute le propos de son auteur qui tranche bien avec la violence constant, aussi bien physique que psychologique du manga ! Pour ce qui est de la violence, on peut parler de gore et allant même jusqu’au dérangeant, autant vous dire que ça gicle ! Dès le 1er tome, l’ambiance de Kuzutetsu se veut sombre, c’est la loi du plus fort qui domine et le tout sans présence policière, c’est la loi de la jungle. Cette violence constant fera le charme de la série car elle n’est jamais gratuite, Gunnm est l’un des premiers manga à mettre autant en avant la violence « artistique ». Difficile d’expliquer ce que j’entends par violence « artistique » mais pour faire simple, je dirais qu’il s’agit d’une violence qui sert à exprimer quelque chose de plus profond, voire de faire réfléchir. J’avais employé ce terme dans mon article  The End Of Evangelion (1998) où j’avais expliquer que la violence du film servait à critiquer les Otakus de l’époque envers la fin de la série. Dans Gunnm, je dirais que la violence sert à insister sur la cruauté de la vie car je vous rappelle que Yukito Kishiro avait dit à l’époque que son œuvre était construit sur 2 thèmes : le « mode obscure » qui « fait allusion aux aspects sombres de la vie » et le « mode glorieux » qui « fait allusion à la bonté de la nature humaine », ici, la violence fait partit du « mode obscure ».   Ah oui, c'est très violent quand même !   Pour ce qui est du « mode glorieux » c’est les moments de joie mais aussi le retour des valeurs humaines (gentillesse, bonté, pitié mais surtout l’espoir) chose difficile dans une ambiance apocalyptique, cette élément se voit dans chaque personnage dont les antagonistes ! Je pense à Makaku, le 1er antagoniste de Gally qui scalpe des gens pour manger leurs cerveaux. Il est vu comme un monstre sans cœur qui fait peur à tout le monde. C’est sa rencontre avec Gally qui va tout changer, il reste certes un antagoniste mais on finit par comprendre le personnage et même par avoir de la pitié pour lui. Pour moi, il s’agit clairement de la force de Gunnm : Chacun d’entre nous à du mauvais mais aussi du bon. En faite, cette violence représente une lutte intérieure qui est en chacun de nous, surtout le personnage de Gally ! Cependant, la violence n’est pas que physique mais aussi et surtout psychologique. Beaucoup de personnage sont tourmentés par leurs passés, leurs addictions, leurs choix, leurs actions et même leurs rêves ! Ce sont des personnages qui souffrent constamment comme Zapan dans le Tome 5 ou Jashugan dans le Tome 4. Mais le personnage qui souffre le plus, selon moi est Gally ! Pourquoi ? Elle est amnésique, ne sait pas où aller dans sa vie, elle se ne sente jamais à sa place et quand c’est le cas, ça dure pas longtemps. Elle connaîtra l’injustice, la trahison, le deuil, le rejet, la solitude…. c’est pas toujours une héroïne forte mentalement. Gally est peut-être « borderline » parfois dans son comportement allant de la fille Kawai et gentille au monstre sans cœur et sans remord (même si parfois, c’est pour se protégée) et justement, c’est ce qui rend le personnage très intéressante, c’est ce qui l’a rend humaine paradoxalement. Quand le personnage d’Hugo dit à Gally dans la version live de Cameron : « Tu est la fille la plus humaine que j’ai rencontré » je trouve que cette réplique définit bien l’œuvre.   Ne Bave Gally, ne bave pas !   Un des points fort de ce manga reste sa profondeur psychologique. Je ne veux pas faire mon papy en me répétant mais la psychologie dans Gunnm est très importante, en faite, on peut même dire que c’est tellement important qu’elle en est son intrigue, chose plutôt rare ! Les choses sont dit directement, sans détour mais avec un peu de symbolisme quand même ! On peut citer la quête de sens de Gally, la recherche de maîtriser le Karma pour Desty Nova, Makaku qui cite du Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, poème philosophique de 1883 pour être précis) et j’en passe probablement. Bien sûr, il n’y a pas que la philo dans la vie, il y a d’autres thèmes ! Le manga parle de tout : la mort, l’amour, le deuil amoureux ou autre etc. Ce sont des thèmes qui parle à tous et à toute et sont toujours approfondies, pour ne pas dire réfléchies. Je vais prendre l’exemple du Tome 2 avec la relation amoureux de Gally et de Hugo. On le sait tous, Gally est amoureuse de Hugo mais n’ose pas trop l’avouer, déjà par peur d’être rejetée mais surtout parce qu’elle ne maîtrise pas vraiment ses sentiments. Je m’explique, Gally à une force surhumaine, elle pourrait littéralement exploser Hugo, alors imaginez si Hugo refuse ses avances...je ne lui donne pas cher de sa peau (imaginez aussi les disputes conjugales 😆) Je ne peux pas vraiment en dire pour les autres thèmes pour la simple raison que je serai obliger de spoiler et autant vous le dire, ça serait dommage !   Vous avez 4 heures pour traiter le sujet !        Le Saviez-Vous ? Gally ou Alita ?   Je suis obligé de dire un mot sur ce changement de prénom au USA, pourquoi Alita ? C’est très simple, c’est plus vendeur que Gally ! Certes, la vraie question est plutôt pourquoi Gunnm est rester comme tel chez nous ? On est l’un des rares pays, peut-être même le seul, à avoir conservé le vrai prénom de l’héroïne mais aussi le titre du manga, Pourquoi ? C’est une question d’édition et de droit en faite, dans les années 90, quand on voulait les droits sur une licence d’un manga, on allait au USA qui avait déjà modifié le titre ou les prénoms et on reprenait la licence comme tel chez nous, sauf Gunnm ! Glénat, l’éditeur Français est aller directement au Japon pour avoir les droits de publication. Ce qui fût une première me semble t-il. Ce qui explique la fidélité des prénoms et du titre du manga chez nous.   Que dire de l’ambiance du manga qui se veut un mélange de pleins de chose. Au début, Gally est une chasseuse de prime à la Blade Runner, puis elle deviens sportif et le récit devient plus un manga de sport qu’un manga SF. Pour ne pas trop spoiler, l’ambiance va encore changer en une ambiance apocalyptique à la Mad Max, tout ça pour dire que tout les deux tomes, il va y avoir du changement et on ne sait jamais à quoi s’attendre. C’est clairement une énorme force pour moi : surprendre les lecteurs en changeant d’ambiance tout en étant cohérent à l’univers du manga, c’est fort ! Il faut dire aussi que Gally change beaucoup aussi, elle devient plus mature, plus perturbée aussi, mais il y a toujours des changements, des nouveaux pouvoirs, de nouveaux lieux, des nouveaux personnages attachant aussi bien des personnages principaux que secondaires...tout ça permet aux lecteurs d’être captivés, c’est ingénieux et ça demande une certaine maîtrise que l’auteur possède ! Un petit mot sur l’humour de l’œuvre qui est constant et qui permet de souffler un peu aussi. J’ai vraiment aimé cette humour qu’on peut qualifier d’Humour noir mais jamais blessant, sans oublier qu’elle peut sortir de nulle part. L’exemple que j’ai en tête est le Tome 6 où Gally s’en prend à Yorg, un de ses alliée, se dispute avec Forgia, dit qu’elle peut se faire une armée à elle toute seule...mais flippe devant un papillon, voilà un bon exemple de l’humour dans Gunnm. C’est un élément toujours présent mais toujours bien dosé.   Il y a vraiment des bonnes blagues, à condition d'aimer l'humour noir !            Move To the left, Move to the right !   Il est intéressant de constater que Gunnm se rapproche de plusieurs manga dans sa conception. Le premier manga en tête est Ghost In The Shell qui est bourrées d’annotations pour gagner en crédibilité. Gunnm suit le même chemin mais avec largement moins d’annotations que Ghost In The Shell (ceux qui l’ont lu savent de quoi je parle) mais permet de comprendre certaines notions scientifiques ou des techniques de combat comme les Nanomachines ou le Panzer Kunst par exemple. Un autre manga qui à probablement influencé Yukito Kishiro est JoJo's Bizarre Adventure (1986), surtout l’arc du Motorball. Je pense que Jashugan à été inspiré par un des Jojo (le style de dessin) mais aussi le moment où Gally met son cœur en jeu, ça sonne très Jojo, je trouve.   Le Saviez-Vous ? Rock'n Roll !   Comme je parle de JoJo's Bizarre Adventure, je ne peux pas faire l’impasse sur les références musicales (principalement Métal) présent dans Gunnm. Voici une petite liste non exhaustif :   - Le logo sur le front de Zapan est en faite le logo du groupe Blue Oyster Cult (Don’t Fear The Reaper, Godzilla, Black Blade, Veteran Of Psychique War) - Gally chante Big Generator dans le Tome 5, c’est une chanson du groupe YES (Owner Of Lonely Heart, Roundabout) - Les logos de Megadeth et Scorpions sont visible comme sponsor dans les tribunes du motorball - Une drogue que Zapan veux prendre (Tome 5) s’appelle Ram It Down, c’est le nom d’une chanson et de l’album de Judas Priest - Une des section du motorball (ou virage) s’appelle Tubular Bend, c’est très proche de Tubular Belt, le nom du 1er album de Mike Oldfield (et aussi le thème de l’Exorciste) - Le bar que fréquente les chasseur de prime s’appelle Kansas, c’est le nom d’un groupe de rock (Dust In The Wind)   Voici les albums dont l'auteur doit être très probablement fan !   Attention aux Versions !   Il y a 2 version d’édition chez nous, tout les 2 sont édités par Glénat. La différence entre ces deux versions sont des traductions différentes mais surtout que la 1er version n’a pas les références rock que je viens de citées, pour une question de droit à mon humble avis. la nouvelle version contient toutes les références, donc si vous voulez acheter le manga, prenez plutôt la nouvelle édition (vous n’aurez pas trop le choix car la 1er édition est très dur à trouver)   Il n’y a pas que des références rock dans Gunnm ! Il y a dans le manga des termes lié à la mécanique comme avec le personnage de Knuclehead qui est une référence au surnom du moteur de la Harley Davidson, ou encore le terme « Tuned » qui signifie régler, commander, mais aussi Accorder (comme un instrument) et être à l’écoute…. l’auteur joue beaucoup avec les mots. Il faut savoir qu’en plus d’aimer le rock, Yukito Kishiro adore les motos ! Il fait aussi référence à l’univers aquatique avec le personnage de Barjack qui est en réalité un poisson (Carangue franche chez nous)   Venons au point qui tâche un peu le tableau. Malheureusement, Gunnm à souffert d’une coupure abrupte et d’une fin expéditif due à un traumatisme de son auteur qui à dépêcher de finir Gunnm. Apparemment, il serait question d’un accident de moto mais c’est à prendre avec des pincettes car cela n’a jamais été confirmé par l’auteur et il ne veut surtout pas en parler. Quoiqu’il en soit cela à vraiment marqué le manga.   Le Saviez-Vous ? Gunnm dans les Jeux Vidéo   Yukito Kishiro, frustré de ne pas avoir pu faire un épisode précis qu’il voulait mettre dans son manga, avait en tête de faire un RPG qui retrace l’histoire de Gunnm avec ce passage appelé « l’épisode Spatial ». Cela aurait dû être un RPG en 2D mais finalement ce sera un Action-RPG sur Playstation. Le jeu sorti en 1998 par Banpresto, studio spécialisé dans les adaptations de manga/Animé en Jeux-Vidéo. Le jeu s’appelle Gunnm no kioku (Gunnm : Mémoires de Mars) et n’est sorti qu’au Japon, alors si vous êtes fan du manga et que vous savez lire le Japonais….   Pochette du jeu sur PS1       Conclusion   Je pense que l’essentiel du manga est dit et je suis conscient que je n’ai pas tout traité. Gunnm est un manga qu’il faut lire si vous êtes fan de Science Fiction. Gally est une héroïne vraiment remarquable et on finit par aimer tout les personnages, même secondaires. Ce n’est pas pour rien que Gunnm est souvent décris comme un classique et à juste titre car c’est un manga qui nous parle ! On sent la volonté de son auteur de s’exprimer sans être moralisateur. C’est un manga qui n’a pas vieillit et dont on prend toujours du plaisir à lire et à relire.      

Sleeping With Hinako [Nouvelle Version]

Avez vous déjà vu un OVNI ? Je ne parle de l’Objet Volant Non Identifié mais d’une œuvre considérée comme OVNI. Il faut dire que la Japanimation aime bien tout ce qui est décalée comme par exemple Plastic Nee-San (2011), Doki Doki Littérature Club (2018) pour ce qui est du jeux vidéo ou encore l’arc Endless Eight de La Mélancolie de Haruhi Suzumiya (2009). Cependant, l’animé du jour à atteint un autre niveau en matière du « What The Fuck ?! », il est très spéciale dans son concept mais il n’est étonnamment pas si populaire que ça. Autant vous le dire tout de suite, il n’est pas extraordinaire mais son originalité à eu le mérite de m’intriguer, laissez moi vous (re)présenter Sleeping With Hinako.     Et ben ! ça promet !   ! Important ! Il s’agit d’une nouvelle fois d’une réinterprétation de cette animé, globalement mon avis reste le même mais comme il y a eu un débat sur ce sujet (moi qui croyais que cela serais Evangelion😅) et que beaucoup de chose intéressante ont été dit, il était normal que je revois ma copie en étant plus objectif. Il aurait été vraiment dommage de ne pas mettre en avant ces opinions et je remercie pour vos avis car de certaine manière, vous avez un peu fait l'article à ma place ! Bonne relecture !                    Et 3 nuits par semaines….On avait dit d’arrêter tes bêtises !   Sleeping With Hinako est un OAV sorti en 2010, réalisé par Kimura Shinichirô mais en vérité, il s’agit d’un ensemble d’OAV sortis avec une année d’intervalle et sert de « complément » au deux autres OAV que sont Trainning With Hinako (2009) et Bathtime with Hinako & Hiyoko (2010) Revenons un peu sur le réalisateur, Il est plutôt connu pour son travail de storyboarder sur quelques épisodes de Carnival Phantasm (2011), l’excellente parodie de Type-Moon (Fate stay/Night pour les non initiés) mais c'est surtout son travail sur Les Héros de la Galaxie (1988-1997), un bon gros classique du Space- Opéra ! Malheureusement, Sleeping With Hinako n’est pas l’animé qui va le mettre en valeur. Le studio qui s’en occupe est le Studio Hibari, ils ont participés au film Mobile Suit Gundam - Char Contre-attaque en 1988. Ils ont aussi été intervallistes sur Gunslinger Girl (2003) ou encore Fate/Apocrypha (2017) pour ne citer que les animes les plus connus auxquels ils ont participés et j’insiste sur ce mot ! Techniquement, je pense que c’est une équipe qui à créer Hinako et quand au studio Hibari, il s’agit plus d’un studio qui servent de mains-d’œuvre qu’autre chose. Ce genre de pratique est très fréquent car par exemple la Gainax à déjà fait ce genre de chose sur justement Mobile Suit Gundam - Char Contre-attaque avec la participation du créateur d’Evangelion ! A part cela, en tant que studio d’animation, ils ont rien fait de connue.     Voici les autres OAV en question     J’ai appris qu’apparemment Hinako est une humaine qui s’est réincarnée en héroïne d’animé, ce qui est plutôt étrange comme information mais bon, certain crois bien une fille qui viens du futur, et qu’elle voyage dans le temps pour enquêter sur une faille dans le continuum espace-temps ! Je rigole mais ce petit détail peut cacher quelque chose de beaucoup plus ‘social’ Nous voilà donc au synopsie : Hinako est une jeune fille qui vous invite un soir chez elle pour…. Dormir. Non, non, ce n’est pas une blague ! L’OAV consiste bien à mater une jeune fille douce et innocente à dormir pendant tout le temps de l’OAV, J’avoue que le programme du jour est loin d’être palpitant.     C'est dans les yeux qu'il faut regarder, euh...laissez tomber.                 De vous à elle, en passant par moi !   Vous devez comprendre quelque chose avant que je continue, c'est qu’il s’agit d’un animé interactive ! C’est à dire ? Hinako est un personnage qui va directement vous parler comme si vous étiez là. Pour faire simple, vous êtes l' acteur principal de cette OAV. Malheureusement, on est loin, très loin d’un Black Mirror: Bandersnatch (2018) pour ce qui est de l’interactivité, pour une simple et unique raison : Comment je suis censé avoir de l’interaction avec une fille qui dort ? C’est comme jouer avec votre chien ou votre chat alors qu’il dort, on ne peut pas vraiment dire qu’il va s’amuser ! (et vous non plus)   Tu va arrêter de me mater, j'essaye de dormir, moi !   Après une courte présentation d’ Hinako sur son ‘incroyable’ projet de passer une bonne nuit, elle finit par aller dans son lit, difficilement car elle veut s’amuser avant de dormir. Vous lui faite des chatouilles, tout le monde rigole un bon coup et c’est le dodo…. Ne sortez pas cette phrase hors de son contexte, pas la peine d’appeler la police. Nous y voila enfin ! Au bout de 5 minutes, Hinako s’est endormie. Et maintenant ? Que va t-il se passer ? Euh...elle dort et c’est tout ! Pas de combat, pas de blague, pas de drame, même pas une petite musique, rien, juste le sommeil !   Il se passe bien quelque chose mais c’est pas fou-fou : elle change de position lorsqu’elle dort et étonnamment beaucoup de fois puisqu’elle ne fait que de changer de position, tantôt à droite, tantôt à gauche, parfois sur le dos, dans le domaine de la ronflerie, on appelle cela l’effet toaster, sauf que normalement, on fait ça quand on arrive pas à dormir mais Hinako à vraiment le sommeil profond, je me demande c’est quoi son secret.   Il y a bien à truc à faire mais c’est pas glorieux, c’est de jouer les pervers en prenant plaisir à la mater, surtout que le staff derrière cette OAV vous ont tendu une sacrée perche! Il faut être aveugle pour ne rien remarquer tellement il y a des plans cocasse, d’autant que mère nature (ou le chara designer plutôt) l’a bien gâtée physiquement !     Quelques exemples de variation extraordinaire d'une personne qui dort, et dire qu'ils en ont fait un OAV !    Une de mes erreurs était d’avoir critiqué son physique et son accoutrement mais en réalité c’est plus le parallèle entre Hinako et nous, spectateur. Je crachais sur cela mais je n’ai rien contre les formes et même les petites tenues mais ça donne ici un côté malsa...Dérangeant excusez-moi 😉 Pourquoi ? Déjà, imaginer être à la place d’Hinako mais avec votre personnalité : vous aimerai qu’un homme dont vous avez eu la gentillesse d’avoir invité à dormir chez vous, vous regarde pendant votre sommeil ? Peut-être dans le cas où c’est votre copain mais ici, ce n’est pas le cas, où plutôt pas encore le cas.   Alors, oui, je trouve qu’elle est aguicheur pour des Hommes en manques mais c’est pas comme si c’était nouveau dans le monde des animes et puis ça à l’avantage qu'on puisse jouer les voyeurs sans se prendre une claque dans la gueule…. dit comme ça, c’est plutôt avantageux ! 😉 Dans un premiers temps, je dirai qu’il s’agit de voyeurisme et c’est un fantasme qui est très souvent mis en avant dans certains animes, surtout ceux qu'on appelles les Ecchis.   C’est quoi un Ecchi ? Ecchi veux dire « pervers » et se prononce « Etchie » mais ça renvoi surtout à un genre d’animé où les références/Connotation sexuelles sont quasiment constant sans aucune raison, si ce n’est que pour les yeux ! C’est le genre qui veux cela !   D’ailleurs, ça va me permettre de faire le point sur le genre : Le Ecchi n’est un Hentai ! Beaucoup de gens confondent le Ecchi avec le Hentai (voire même avec le Fan Service) à cause qu’ils traitent du sexe de manière plus ou moins directes, erreur très fréquent et compréhensible car parfois la limite entre les deux genres est très floue.   Pour faire très simple, le Ecchi est à l'érotisme ce que le Hentai est à la Pornographie, dans le sens où on doit voir les organes génitaux en action (en général, en plan rapproché), ce n’est pas parce qu’on voit clairement des seins, par exemple, que c’est forcément du Hentai !                                                                                        2 exemples d'anime Ecchie : high school dxd à gauche et high school of the dead à droite   Je vais illustrer mon propos : Imaginer deux personnages qui pendant un épisode vont à la plage mais c’est le seul épisode où ils s'y vont. Il y a une petite blague sur le sexe, subtile mais rien de méchant, c’est du Fan Service !   Maintenant, imaginer ces mêmes personnages mais où les blagues/Référence/Allusion sexuelles fussent tout les 2 minutes et qui sont inutilement trop directes, voire vulgaires, c’est du Ecchi !   Et enfin, imaginer encore les mêmes personnages, mais là, ils couchent ensemble et vous voyais tout, c’est du Hentai !   Bien sûr ce n’est qu’un exemple, ils ne vont pas nécessairement à la plage tout le temps et puis ça dépend aussi des animes ainsi que des références sexuelles plus ou moins soft, bref c’était pour illustrer les différents genres. Personnellement, je n'aime pas les Ecchis car c'est vraiment des références sexuelles abusés mais au Japon, c’est un genre qui marche bien.   Pour ce qui est d’Hinako, on peut dire que c’est du Ecchi, dans le sens où les illusions sexuelles sont tout le temps présent visuellement et en plus sans dialogue, On peut qualifié de cela d’un exploit !     Le Saviez-Vous ? Ces Animes qui deviennent des Ecchis sans vraiment de raison !   Il arrive aussi que des animes, mangas qui sont à la base classiques dans leurs formes, finissent par devenir des Ecchis, probablement pour captiver encore plus des jeunes mâles en chaleurs et comme chacun le sait, le sexe et la violence ça fait vendre ! L'exemple le plus connus reste Fairy Tail, mais même les jeux vidéo s'y mettent comme la série des Blazblue.   Une des antagonistes de la série Blazblue est nue sans raison ! Quand à Fairy Tail, il n'y a qu'à regarder !       Après avoir perdu définitivement les lectrices, revenons à notre Hinako et à son profond sommeil ! Parlons technique maintenant et c’est pas le top. Pourquoi ? Les séquences où elle dort (soit quasiment tout la durée de l’OAV) sont en faite des plans qui se répètent en boucle, avec peu de mouvement, normalement, je dirai que c’est du feignantise assumé mais dans le cas où il n’y a qu’une fille qui dort comme intrigue, c’est plutôt dur de juger.   La bonne nouvelle est qu’il n’y a pas que des scènes où Hinako dort car on entre aussi dans ses rêves. La mauvaise nouvelle est que ces scènes sont très courts,surtout que ces scènes n’apportent rien : Elle tombe du lit, avoue qu’elle nous aime, nous embrasse, chante une berceuse….Comment ça elle nous embrasse !? Ce fût mon deuxième erreur, j’ai oublié de parler de cette scène parce que je pensais que ça n’avais aucune importance mais en y pensant, c’est plutôt étrange qu’un moment, comme ça, elle veux nous embrasser. Certes, il y avait un de ses rêves qui nous met sur la voie mais je croyais que c’était interactive dans le sens où normalement j’aurais mon mot à dire mais il n’y a aucun choix à faire, ça se fait comme ça ! L’avantage de ces petites 'interruptions', comme quand elle va chercher à manger au frigo, c’est qu’au moins, ça deviens vivant mais pas forcément passionnant malheureusement. Il y a aussi cette histoire de complexe de poids, on voit deux scènes qui se contredit : dans l’une de ces scènes, elle a perdue du poids et elle est heureuse mais dans l’autre scène qui arrive plus tard, elle a pris du poids, j’ai vaguement l’impression d’être passer à côté de quelque chose.   Ah Ah ! La main dans le sac !     Ce que vous devez savoir également, c’est que cette OAV dure initialement 44 minutes environs et qu’ils risque d’être les 44 minutes les plus longues de votre vie ! Voici un peu près la structure de cette OAV :     - 5 minutes où elle va au lit   - 20 minutes où elle dort et change de position de temps en temps   - 26 seconde de rêve où elle avoue qu’elle nous aime (une fantaisie donc)   - 1 minute où elle dort mais se réveille   - 2 minute où elle chante une berceuse et se rendort   - 10 minutes où elle se réveille et se rendort tout les 2 minutes avec à chaque fois, une interruption (vous suivez?)   - 5 minutes où (enfin) elle se réveille car c’est le matin     Vous vous demandez probablement si j’ai effectivement bien regardé cette OAV dans son entier, sans tricher,je vais être sincère avec vous : Tonnerre de Brest, Oui je l'ai maté et j’en suis pas fier. Je me suis jamais autant ennuyé depuis l’arc Endless Eight de La Mélancolie de Haruhi Suzumiya (2009). Le pire c’est qu’il y a 3 fins différentes ! Une fin où elle à bien dormit, une autre fin où elle a mal dormit et enfin celle où c’est vous qui avez mal dormis, pourquoi 3 fins ? C’est une bonne question.   Les plans sont...comment dire….bien choisis                        La nuit porte conseille !   Avant de vraiment expliquer pourquoi j’ai décidé de traiter cette OAV, je vais dire mon petit mot sur les autres OAV.   Commençons avec Trainning With Hinako , ici, il n’est plus question de dormir mais de faire du sport ! c’est une série d’OAV dans une série d’OAV (Inception Hinako ?)   Il y a 3 mini épisodes où elle propose des exercices précis : un épisode de 5 minutes, puis un autre épisode de 3 minutes et pour finir, un épisode de 15 minutes d’exercices pour un total de 23 minutes environs de sport ! Bien sûr, il faut bouger avec elle pour que cela à un sens, c’est toujours mieux que dormir. Malheureusement, on va pas se mentir, c’est une fois de plus un prétexte pour mater Hinako bouger son corps. J'ai appris récemment qu'ils ont sortis une application mobile avec un coussin (vous savez comme pour les coussin Waifu) pour s’entraîner à faire du sport avec Hinako, où il faut se baisser pour l'embraser et qu'elle se déshabille de plus en plus en fonction de notre effort ! Ils ont fait pareil avec la sieste.   Quand à Bathtime With Hinako and Hiyoko, c’est un OAV de 35 minutes où dans un premier temps Hinako et sa copine sont dans un bain et se nettoie, et c’est encore plus dérangeant qu’auparavant. D’abord, j’ai vraiment un doute sur leurs âges, surtout Hiyoko et le fait de ‘participer’ à ce nettoyage (interactive , tout ça) rend plutôt l’expérience...désagréable. J’ai faillit oublier qu’Hinako aime beaucoup, beaucoup, beaucoup compter ! Je vous jure qu'à un moment, elle compte jusqu’à 100 en prenant son temps ! Puis, dans la 2ième moitié de cette OAV, Hinako redeviens votre prof de sport, avec ses étirements et tout le tralala.   Il est grand temps de vous expliquer pourquoi j’ai consacré du temps pour notre chère Hinako, en vérité, j’ai vu ces OAV il y a un petit moments déjà, intrigué par ce qu’ils proposaient, mais ce qui m’a poussé à en faire un article, c’est que j’ai appris récemment que ces OAV sont sorti en DVD chez nous, édité par Kazé et en français intégral ! Mais pire encore ! Ils sont mêmes sorti en Blu-ray au Japon pour la somme de 27 euros environs ! Vous pouvez vous acheter pour moins chère l’intégral d’Evangelion et de Cowboy Bebop en même temps sur le net, ça fait réfléchir.   C'est...euh….   Le Saviez-Vous ? Il va avoir du Sport !   Il existe un autre animé sorti en 2015 qui reprend le concept d’Hinako qui s’appelle Ani Tore! EX. Cette nouvelle Waifu va vous apprendre en moins de 5 minutes à faire quelques exercices ! Il a un nouveau marché ou quoi ?   Il y a de la concurrence maintenant ?!   Pourquoi je m’attarde sur le fait que c’est sorti en DVD ? Pour la simple raison que la cerise sur le gâteau est qu’on peut programmer nos nuits. Le DVD permet en faite de programmer les nuits avec Hinako en réglant sa durée et les évènements qu'on souhaitent. C’est à dire que vous pouvez prévoir de mal dormir avec Hinako ! Ce qui veux dire aussi que la durée de l’OAV est de 44 minutes MINIMUM et qu'on peut aller jusqu’à 10 Heures ! Vous passer littéralement une nuit avec votre lecteur de DVD, d’où les multiples fins. Pourquoi tout ça ? Je voulais juste regarder un animé, pas faire du sport ou la sieste, il existe les club de sport pour ça et certains spectateurs ont une copine/Copain alors pourquoi je….attendez, et si je m’étais trompé depuis le début, et si ce n’était pas un animé, je m’explique.   Ce fût mon plus gros erreur, pendant tout ce temps, j’ai traité ces OAV comme des OAV, c’est à dire avec une intrigue, une ambiance etc... alors qu’en vérité, c’est plus proche d’un « Outil » qu’un animé. J’avoue que je n’y avait pas pensé, comme un peu tout le monde en faite, c’est un peu comme si j’avais dit que le DVD du code de la route était un mauvais film, voyez le niveau de ma connerie ^^   C’est bien beau mais sa répond pas à ma question, pourquoi mais surtout pour qui ? Le public visé est évidemment les Otakus, c’est à dire les passionnés de manga mais c’est même encore plus élitiste car il concerne « les gens trop passionné de manga ». Ce sont des gens qui s’isolent pour leur passion et reflète un mal être en société. Je n’ai pas vraiment d’argument pour l’expliquer car ça serait vraiment trop long de tout expliquer mais je vous conseille le film Otaku No Video (1991) qui est un semi-documentaire sur les Otakus, le film se montre comme un hommage à ces personnes mais il montre aussi tout les travers (Solitude, Jugement, accro à la pornographie etc.), je tiens à rassurer que tout les Otakus ne sont pas comme ça et heureusement d'ailleurs.   L’utilité de cette OAV est justement de se sentir moins seul et permet entre autre d’avoir un lien social et l’interactivité du soft prend ce sens. Le fait qu’Hinako dort constamment est justement parce qu’on est censé dormir avec elle d’où l’inutilité de plan travaillé (même si ces plans le sont pour ce qui est du fantasme sexuel). Il faut un peu le voir comme une veilleuse de nuit mais pour adulte pour ne pas se sentir seul. Il en est de même pour le sport, cela permet de faire une activité avec quelqu’un comme sa copine, voire sa petite copine ou tout simplement une sœur, ce qui explique l’histoire d’Hinako qui était une humaine autrefois   Une bon bain et quelque exercices ! J'ai trouvé ma nouvelle prof !     Cependant, je trouve cette pratique discutable car il s’agit d’une vie illusoire et peut avoir des conséquences énormes. Il faut savoir qu’au Japon, des Otakus qui épousent leurs oreillers à l’effigie de leurs héroïnes est une pratique qui se fait, il y a même eu une personne qui à épousé sa 3DS ! Il peut arriver que ces personnes réalisent que tout est factice, ce qui peut provoquer un choc émotionnel important qui peut conduire au suicide. Bien sûr, tout ça ne concerne qu’une partie des Otakus (probablement minoritaire), on a jamais entendu ce genre d’histoire en France, du moins je n’en n’est jamais entendu par rapport au manga.   De plus, comme je parle de la France, pourquoi ça arrive en France ? J’avoue que je ne sais pas, la seule hypothèse que j’ai reste l’appât du gain, montrant ainsi comment certains éditeurs représentent les Otakus, j’aurais presque envie de dire qu’ils profitent de nous mais je pense que je dit encore une bêtise (on commence à s’y habitué de ma connerie XD)   ça vend du rêve et en Haute Définition en plus !     Parlons du doublage, il y a bien une Seiyū derrière Hinako et c’est Mai Kadowaki qui s’en est occupée. Son rôle la plus connu reste Illyasviel von Einzbern dans Fate Stay Night. Bon, après niveau doublage, je ne peux pas m’en plaindre vu qu’elle dort, même  je dois vous avouer qu’elle a une voix plutôt énervante lorsqu’elle parle mais c’est mon point de vue. Comme je l’ai dit plus tôt, il y a un doublage français mais malheureusement je n’ai pas trouvé le nom de la doubleuse.   Le Saviez-Vous ? Rock’n Roll   Mai Kadowaki à fait une reprise musicale de Pretty Fly (For A White Guy) des Offspring sur la compile Voice Actresses' Legendary Punk Songs Collection (2002). On y retrouve aussi Kaori Shimizu (Serial Experiments Lain) ou encore Rie Tanaka (Mitsuru Kirijo dans la série des Persona)   Couverture de l'album en question...c'est moi où elles font des doigts d'honneurs ?     On est donc à l’opposé total d’un Me!Me!Me ! Ou de The End Of Evangelion qui critiquent très violemment l’image des Otakus, l’avantage de cette OAV est donc de voir d’une certaine manière la vision d’un Otaku mais attention quand même, il faut le prendre avec des pincettes. Une autre réflexion me vienne à l’esprit, à ma connaissance il n’existe pas l’équivalent pour les femmes, il existe des fantasmes pour les femmes dans les mangas comme les romances entre Hommes ou le fait qu’ils ont un corps d’athlète, pourquoi ce mis à l’écart ? Probablement qu’il y a plus d’homme Otakus que de femme Otakus, une fois de plus on entre dans le critère marketing, du moins c'est mon avis. Au fond ce qui m’a le plus choqué est cette présence de vendre cette OAV comme un objet à fantasme car après tout, on ne sais pas ce que font les acheteurs avec Hinako. Je ne les blâment pas, c’est humain mais on peut étendre cette vision sur tout les animés existant car les waifus, il y en partout !       Et Boum ! Elle est encore tomber du lit !            Une Conclusion et au Dodo !   Devrai-je vous conseiller Sleeping With Hinako ? Si vous êtes seul et désespéré, peut-être vous trouverais votre bonheur mais je voudrai quand même bien insister sur la moralité de cette OAV, est ce vraiment une solution ? Est-ce que ça n’encourage pas au contraire la solitude et le phénomène du hikikomori ? (personne qui reste enfermé chez lui et sort très rarement pour des besoins primaires), il y débat (mais vous le saviez déjà XD). Cependant, je ne vais pas vous déconseiller d’essayer cette OAV car il est trouvable sur Youtube ainsi que Training With Hinako, histoire vraiment de se rendre compte de l’expérience. Pour ma part, je ne regarderai plus ce genre d’animé, ce fût ma première et ma dernière fois. Je ne pensais pas que ce genre d’animé puisse autant m’épuisez avec beaucoup de débat mais au moins je pense avoir réussis à présenter cette OAV, à la prochaine tout le monde et d’ici là, faite de beau rêve 😉       Un petit cadeau parce que vous avez été sage ! Un jour, je vais avoir des problèmes avec les femmes ! 😅        

Alita Battle Angel [Nouvelle Version]

Après Ghost In The Shell et Nicky Larson, c’est au tour de Gunnm de passer à la casserole pour être adapté sur grand écran, et autant vous le dire, il a su nous faire languir ! Beaucoup de gens était pessimiste à l’idée de cette adaptation et je les comprend (Dragon Ball Evolution ou Death Note en tête). Je n’ai pas l’adaptation de Ghost In The Shell dans mon cœur mais j’en parlerai en temps et heure. Cependant, d’autre personnes (dont moi) ont aussi eu l’espoir de voir une adaptation fidèle du manga, mais qu’en est-il ? On a tellement pas eu de chance avec les adaptations d'Hollywood, et d'ailleurs aussi ! Cependant, le monde des manga intéresse de plus en plus les cinéastes, on a eu droit au très bon  Illang : The Wolf Brigade (2018) d'Hiroyuki Okiura malgré un échec cuisant au box office. Alita sera t-il à la hauteur ? Je précise qu'il s'agit de mon avis dans cette article, comme les autres d'ailleurs ! Vous pourrait toujours vous exprimez dans les commentaires à propos du film, ça serait avec plaisir de débattre avec vous  🙂      ! Message Important ! Cette article à été modifié car je n'étais pas satisfait du résultat (et vous non plus d'ailleurs). Il est sorti trop tôt et avec un sentiment de travail bâclé.  C'est pourquoi, Alita mérite un meilleur article, surtout que le film est vraiment génial et je ne lui fessais pas honneur ! Mon avis à aussi été modifié sur certain points suite à vos remarques car il n'y a que les idiots qui ne change pas d'avis ^^ L'article sera construit petit à petit avec soin et aura des modifications jusqu'à ma satisfaction personnel. Bonne Lecture cette fois-ci 🙂             Une des affiche du film !               I/ Alors, On pars à Zalem ou Pas ?   Avant tout, sachez que je n’ai lu que les premiers tomes du manga au moment où j’écris ces lignes et que j’ai traité l’OAV ! Il est préférable d’aller voir le film avant de lire mon article ainsi que mon article sur Gunnm, je vais essayer de ne pas trop spoiler. On doit cette adaptation à Robert Rodriguez, cinéaste assez critiqué pour ses films qui vont du très bon au très mauvais. C’est ces collaborations avec Tarantino qui font la qualité de ces films. Personnellement, je vous conseil les très bon Desperados (1995), Planète Terreur (2007), Machete (2010), Sin City (2005) ou encore Groom Service (1995) Cependant, c’est James Cameron et Laeta Kalogridis qui sont au scénario. Pour être précis, c’est une bonne partie de l’équipe qui travaillais sur Avatar qui sont au commande, plutôt rassurant !   L'adaptation de Gunnm à prit un certain temps avant de pouvoir être réalisé. On le doit d'abord à Guillermo Del Toro qui à fait découvert Gunnm à James Cameron, ils ont ensuite commencez à travailler ensemble sur le projet après avoir acheter les droits. De base, c'était Jean-Pierre Dionnet (cofondateur du magazine Métal Hurlant et Les Enfants du Rock) qui voulait acheter les droits et c'était Kirk Wong qui devait le réalisé. Apparemment, James Cameron à fait  "une offre qu'ils ne pouvaient pas refuser" (à dire avec la voix de Vito Corleone) et l'ont finalement laissé les droits à Cameron.   Le Saviez-Vous?   James Cameron et Guillermo Del Toro sont de très bon copain depuis le début des années 90 ! En 1997, le père de Guillermo Del Toro se fait kidnappé par des gens peu scrupuleux à Guadalajara. Ses ravisseurs demandent  un million de dollars pour sa libération. Malheureusement, Guillermo n'a pas cette somme parce qu'il travaillait sur le film Mimic (1997).    C'est James Cameron qui l'aida en embauchant un négociateur pour payer la rançon. Avouez que c'est une histoire de fou !       Une photo des deux copains !   La production d'Alita commence en 2003 mais ne verra le jour qu'en 2019 pour une simple raison : Avatar ! Ce film fût un frein pour Alita mais fût aussi bénéfique car la technologie du film va énormément servir pour Alita, de plus, le scénario est terminé ! Malheureusement pour Cameron, il préféra misé son travail sur les suites d'Avatar car selon lui, le message est plus important alors qu'Alita, c'est une "bonne histoire", mais il reste producteur du projet.                 II/ Alita débarque en force !   Je vais être franc, c’est un très bon film, en plus d’être une bonne adaptation !  Sa principale force viens de ses effets spéciaux qui rend le film sublime, l'équipe technique n'ont pas chaumé tellement le film est beau. Dès la scène d'ouverture, le film nous éblouie par sa mise en lumière et cette ville/Décharge qu'est Iron City. Iron City ? C'est la ville de Kuzutetsu dans le manga mais bon, c'est plus simple à retenir ! Je n'ai malheureusement pas vu ce film en 3D mais d'après Jon Landau "On a voulu une véritable 3D, pas l'arnaque proposée par la plupart des films" (Source : FilmsActu)   Comment on-t-il fait ? Le film à été filmé en 3D pendant son tournage et non en Post Prod comme la majorité des films, c'est donc une volonté des réalisateurs (Cameron et Rodriguez). Ce sont des caméras que Cameron à conçu lui-même mais surtout la motion capture qui a permit de faire le film. Ils l'ont fait comme un jeux vidéo : les acteurs jouent leurs scènes puis sont refait avec la 3D (des capteurs sont posé sur leur combinaison), donnant ce croisement entre réalité et 3D. Par exemple, le visage d'alita est réelle (sauf les yeux ^^) mais son corps est entièrement en 3D avec le corps de l'actrice comme modèle.   Le Saviez-Vous ?   Je suis étonné de ne pas avoir parler une seule fois des yeux d'Alita ! Si vous avez suivi l'actu du film, vous avez entendu parler (et probablement vu) des yeux d'Alita. Beaucoup les ont critiqué et même moi ça m'avais un peu choqué. Le problème des yeux est qu'il n'était pas assez gros. Comment ! Oui, l'iris des yeux ont été agrandis de 30% et personne n'a rien vu !      C'est dingue comme un petit détail peut tout changer !     Puisqu'on est encore dans le domaine de la technologie, E-Penser a fait plusieurs vidéo sur le film (Merci à la personne qui me l'a dit ^^), ça serait bête de ne pas les voir :         Vous l’aurez compris, le film est agréable visuellement mais il est surtout dynamique. Les combats sont plein de dynamisme, électriques et en jette un maximum sur les spectateurs, et que dire du Motorball qui reste encore dans ma mémoire comme l'une des meilleurs scène du film ! C'est bien rythmé autant par les combats que par les moments "émotions", oscillent entre l'humour et des moments bien plus sombre. Je pense à la scène où Alita découvre le chocolat, c'est une scène très touchante et drôle à la fois ! Bref, on ne s’ennuie pas !   Parlons du Casting, c'est du 4 étoiles, on est d'accord ? Les acteurs jouent tous bien ! Ont retrouve Rosa Salazar dans le rôle d'Alita (elle jouait Lucy dans Bird Box, un tout autre rôle !), Christoph Waltz en Ido (Il jouait le colonel SS dans Inglorious Bastard ou le chasseur de primes Dr King Schultz dans Django Unchained  de Tarantino). Ed Skrein  en Zapan (Il joue Deadpool !) ou encore Jennifer Connelly pour Chiren (Elle joue Marion dans Requiem For a Dream ou Deborah dans Il était une fois en Amérique). J'ai juste noté que la voix FR du présentateur du Motorball n'était pas top, mais bon, on s'en fout un peu…. Il a aussi une très bonne surprise quand au choix de Desty Nova, qu’on ne voit qu’à la toute fin du film mais chut…   Un esprit de guerrier dans un corps de guerrier !   Quels sont les autres qualités du film ? Une certaine cohérence avec le manga, tout en ayant sa propre logique ! Le film a fait le choix de plus s'inspirer de l’OAV que du manga. Ça en avait déplu à certain mais personnellement, ça ne me dérange pas car l’OAV était suffisamment fidèle au manga. Je vous rassure, tout ce qui manquait dans l’OAV, l’armure berserker par exemple, est présent. C’est donc un bon compromis entre le manga et l’OAV pour ce qui est de son intrigue. J’ai aussi noté qu’un passage du film comprenait les 2 versions et ça m’a fait plaisir !   Alita (Gally) est assez fidèle à la version manga mais avec quelques différences plutôt agréables : Elle a un comportement d’adolescente, probablement pour toucher un public jeune mais qui l’a rend unique ! Elle devient touchante dans ‘ses conneries d’adolescentes’, on se sent proche ! Elle est aussi beaucoup plus révoltée envers Ido et les adultes, on peut parler de crise d’adolescente ! Tout le propos du film mise sur le passage de l’enfance à l’adulte, classique, certes. Les références auprès du corps sont nombreuses (le goût, le toucher, le berserker etc...), on assiste littéralement à une gamine qui devient une femme. Alita ne perd rien de son charme du manga, on retrouve aussi ses valeurs et ses combats. La Alita du film n’a donc rien à enviée à celui du manga, c’est 2 visions différentes du personnage.   Le corps est un thème très important dans le film !   En plus du thème du passage de l'enfance à l'adulte, on y retrouve une réflexion sur le transhumanisme. Selon Wikipédia, c'est le fait que la science aide à améliorer la condition humaine en augmentant son corps, c'est à dire remplacé des parties de son corps. C'est quelque chose dont beaucoup de monde sont passé à côté (dont moi) mais le transhumanisme est très présent autant dans le film que dans le manga. Il y a deux types de personnages augmentés dans le film: ceux qui l'ont souhaité et ceux qui n'ont rien demandé. Alita est de la 2ième catégorie dans ce film, d'ailleurs, la première fois qu'on la voit en "entier" est justement lorsqu'elle découvre son corps. Zapan est plutôt de la 1er catégorie, c'est quelqu'un qui est quasiment recouvert d'implant partout sur son corps et plus tard, on apprend qu'en faite, c'était partout sur son corps. Zapan est un chasseur de prime qui est dangereux parce qu'il est augmenté finalement ! Si vous avez vu ou lu le manga, un autre personnage important sera aussi augmenté, renforcent vraiment la réflexion du transhumanisme et de l'acceptation de soi.       Alita se découvre à travers le combat, comme dans le manga !   Le film suit sa logique et reste cohérent dans son univers et celui du manga et c'est déjà très bien ! Les chapitres du manga sont bien introduit dans le film, surtout le Motorball qui est essentiel dans le film. On notera de bonnes idées comme Victor qui ne fait plus du trafic mais gère des équipes du Motorball, c'est très cohérent. Le film à sa logique mais il est fidèle globalement au manga, je le répète mais quand on voit les anciens adaptations d'autres manga qui part dans des délires incohérent, Alita fait du bien ! Un autre point aussi concerne le rôle d’Ido envers Alita qui est beaucoup plus direct que le manga (Alita dit clairement ce que Ido représente pour lui) ou encore Hugo que je trouve mieux fait que dans le manga/OAV : beaucoup plus rebelle mais il garde son côté gentil au grand cœur….avec ses petits trafics ! On retrouve une aussi une bande de jeunes qui renforce l'aspect "Adolescent" du film. Ce choix écarte le thème de la solitude pour le personnage d'Hugo mais l'avoir fait comme un leader super sympathique d'une bande, ça lui va bien !  D’ailleurs, un des thèmes du film est le racisme envers les corps bioniques, c’est pas flagrant mais en y réfléchissant bien, le thème est bien présent. C’est surtout la présence d'un des "ami" d'Hugo qui n'hésite pas à se moqué et humilié Alita (à ses dépend ^^). Son rôle est peut-être trop prévisible mais comme il n'a qu'un petit rôle, ça passe crème (j'imagine Alita dire ça)     Alita et Hugo partage de vrais moments de complicité durant tout le film !   Les références au Manga ne sont pas aussi nombreux mais fera vraiment plaisir au fan du manga le champion du Motorball, qu'on reconnait bien malgré son changement de couleur. Le chasseur de prime qui traque ses cibles avec des chiens mécaniques est présent aussi, il n'a qu'un rôle infirme mais fera plaisir aux fans.                 III/ Zalem, c'est pas pour demain apparemment !   Certes, c’est une bonne adaptation avec de bonne idées mais il a ses défauts aussi   D’abord, la première chose qui m'a choqué dans le film est qu'il est très édulcoré, je m’y attendais un peu avant de voir le film mais pas à ce point ! Le film est trop polie, trop soft dirons même certain, non pas par rapport au manga (imaginer les têtes découpé pour un film grand public). Non, c'est plutôt  par rapport aux films standard ! (Chiren n'est même pas toute nue...attendez ! c'est une qualité ça ! je l'avais critiqué dans ma 1er partie sur Gunnm)   Il n’y a pas un seul gros mot, pas de décapitation, il y a bien une scène ou deux un peu hardcore, et en plus, j'ai même rit par rapport à une scène précis (Zapan vers la fin pour ceux qui l'ont vu). Par contre, le sang est bleu j'y arrive pas ! certain personnage, comme Zapan , et son pauvre nez, ont modifié leur corps (ça me rappelle Deus Ex) mais ils restent des êtres humains, non ? En faite, il y a très un peu de sang mais je trouve qu' il y a encore moins que d’habitude ! il ne reste pas sur le sol, sauf la scène mythique où Alita en met sur son visage, après je comprend pourquoi on ne montre pas d'où il viens, j'aime les chiens aussi ! Pourquoi ce choix ? Je pense qu’il faut s’en prendre à Hollywood ! Le film est tout public pour attiré un maximum de spectateurs, Venom avait apparemment le même problème...On ne peut que s’en prendre à la logique d’Hollywood !   C'est à ce moment que Zapan à compris, qu'il a merdé !     Un autre problème du film est son manque de développement pour certains personnages, surtout les personnages secondaires en faite. Bien que Chiren ne sert à rien dans le film (créer un robot et au dodo...mauvais choix de mot) elle reste intelligemment bien utilisé. Le problème est plutôt qu'elle est méchante, pour être méchante, un personnage fonction, quoi ! C’est un peu le problème du film : j’ai trouvé les personnages trop manichéen dans leurs démarche alors que dans le manga, il n’en n’est rien ! Seule Alita semble sortir du lot mais entre faire du mal pour soi et faire des bêtises, on ne peut pas vraiment parler de système manichéens. Pour un film qui se veut de ne pas être un blockbuster, c'est plutôt faux Mr Rodriguez.   Il est de même pour Ido qui est un hunter warrior plus pour payer sa facture de fin de mois plutôt que par plaisir (comme dans le manga, il faut que j'arrête de comparé). J'ai juste l'impression qu'on essaye de rentrer les personnages dans des cases, un gentil ne peut pas avoir un aspect sombre et l'inverse !  Il faut peut-être se dire aussi que le but du film est de présenté les personnages et non de trop les développés, pour une éventuelle suite….  Quand à la relation entre Ido/Chiren, bien que l’idée était vraiment pas bête, elle n’est pas développé et reste classique. Dommage, c'était vraiment une bonne idée.     Le pire reste pour moi le personnage d’Hugo qui est mis en avant durant tout le film mais dont son passé et ses rêves sont passé à la trappe…..c’est un choix incompréhensible car ça enlève une émotion forte à la fin du film et fait perdre une certaine grandeur sur le personnage, surtout que c’est une scène mythique…. Après coup, je pense que c'était un choix volontaire, il y a les amis de Hugo, du coup ça ne pouvait pas être possible   On retrouve Grewcica qui remplace Guryushika, dommage qu'il n'a pas la même profondeur que dans le manga !   On peut classer les personnages en deux catégories : Les Gentils et les Méchants ! Je critique non pas le fait que les personnages ne sont pas à 100 % respecté mais le fait que le message de l’œuvre original à été mis à l’écart….et c’est le gros défaut du film selon moi car ça donne l’impression que Cameron à lu le manga et vu l’OAV sans vraiment l’avoir compris, mais je pense que c’est encore la faute à Hollywood pour que le film entre dans les chartes. Il faut partir du principe aussi que le film se veut se démarqué du manga, au fond, ce n'est pas une mauvaise chose.   Le Saviez-Vous ? Parce que moi, non !   Alita Battle Angel va être adapté en roman par Pat Cadigan, une auteure réputée pour ses œuvres cyberpunk et qui a remporté de nombreux prix, c’est plutôt un bon choix !   Ce livre pourrait être un bon complément au film !   L’aspect philosophique du manga n’est pas non plus mis en avant, je dirais même qu’il est absent, ce n’est pas une petite phrase sur l’importance de nos actions qui fait que le film reprend l’aspect philosophique du manga. D’autant que le film se veut direct dans ses propos sans la magie du symbolisme, c’est dommage, probablement voulu dans le cas d'une suite mais quand même !   Un dernier défaut important pour moi est justement le symbolisme du manga qui est absent aussi ! Qu’est ce que représente Zalem pour Hugo, Chiren, Ido et Alita ? Le film ne répond pas à la question, en faite, ce n’est même pas une question ! Hugo veut aller à Zalem pour aller à Zalem, pareil pour Chiren. Tout le symbolisme du manga est effacé, comme la ville d’Iron City (Kuzutetsu dans le manga) qui est presque un bon lieu pour vivre, perdant son ambiance inquiétant et lugubre, du moins, je ne l’ai pas toujours ressenti, il fait toujours claire par exemple, pour être lugubre c’est un peu raté. Cependant, ça reste une ville dangereuse avec les chasseurs de prime et "les gardiens". Un petit mots sur les Flash-back présent dans le film qui ne sert pas à grand-chose, surtout à ce moment du manga, à moins d’une suite…       La scène du Motorball est inoubliable !             Conclusion….du coup c'est mort pour Zalem ?   Aller le voir, aller le voir et bon sang aller le voir !  Le film est très bien et reste une très bonne adaptation.On peut pardonner certains défaut malgré quelques un. Du coup, je pense que c’est une bonne adaptation, surtout avec les autres adaptations qui ont été souvent un massacre. Alita donne un vrai souffle dans les adaptations cinéma et ça fait du bien ! Malgré tout, je pense que le film ravira les non-initiés autant que les fans, si vous êtes pas trop à cheval sur certain point bien sûr. Quoiqu’il en soit, si Alita aura droit à une suite, je serai au rendez-vous…. Espérons qu’il convaincra Hollywood et les spectateurs.     Et Yukito Kishiro dans tout ça ?   Alors que le film est relativement assez boudé en Amérique et qu'il a un succès moyen au Japon, nous avons enfin eu l'avis de Yukito Kishiro, l'auteur original du manga et Il l'a adoré ! Beaucoup ce sont dit que si il l'avait bien aimé le film c'est parce qu'il n'allait pas enfoncer sa propre série mais il n'en n'est rien. Il a tellement aimé le film qu'il en a fait une affiche exclusive !  Il faut savoir aussi que le film est un carton en Chine   à gauche, l'affiche du film par Yukito Kishiro et à droite, l'affiche du film en Chine qui sont vraiment cool !        

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Gunnm (1er Partie)

Si vous suivez l’actualité cinéma, vous savez probablement qu’un des gros films du mois de février est l’adaptation du manga Gunnm , sortie sous le nom d’ Alita Battle Angel. Suite à l’annonce de cette adaptation, je me suis mis à lire le manga pour patienter avant d’aller voir le film. Le manga Gunnm est un classique des années 90, époque dont vous avez probablement remarqués que je suis assez friand ! Durant ma lecture de Gunnm, j’avais de plus en plus envie d’en parler et exceptionnellement, je vais traiter Gunnm en deux partie ! La 1er partie sera consacrée principalement à l’OAV sorti en 1993, quand à la seconde partie, elle sera consacrée au manga dans son ensemble et aux thématiques qu’il aborde. La seconde partie sortira après le film car je n’ai pas lu tout les tomes de Gunnm ! Quand à son adaptation Live, j’en ferait un paragraphe ou un article à part entière mais pour l’instant, commençons à nous plonger dans l’univers sombre mais optimiste aussi de Gunnm.       Couverture du DVD Gunnm                         Welcome To The Jungle  !   Avant de parler de Gunnm, parlons de son auteur, Yukito Kishiro. Il est connu exclusivement pour Gunnm bien qu’il a écrit des histoires courtes auparavant. Il s’agit d’un auteur très mystérieux et dont on ne sait pas grand-chose sur lui, si ce n’est qu’il a été influencé par la série Armored Trooper Votoms (1983) et par la série Gundam. Yoshikazu Yasuhiko (Character Design du 1er Gundam) et Rumiko Takahashi (auteure de Ranma ½ ) l’ont influencés en tant que dessinateur.   Le Saviez-Vous ?   Yukito Kishiro à embauché son petit frère, Tsutomu Kishiro, en tant qu’assistant manga depuis 1999. Ce métier consiste à vérifier les planches et à aider le mangaka dans le coloriage, encrage etc... . Les assistants manga sont très souvent de la famille car ça revient moins cher d’embaucher de la famille qu’un assistant ! Ils se connaissent bien et ils peuvent s’arranger pour le salaire, mais très souvent c’est du bénévolat ! Si vous avez un petit frère ou une petite sœur et que vous chercher de la main d’œuvre….  😉   Gunnm est publié entre Novembre 1990 et Mars 1995 en 9 tomes et raconte l’histoire de Gally (ou Alita dans sa version US) retrouvée dans une décharge par Daisuke Ido et n’ayant qu’une tête comme corps. Ido est un docteur en cybernétique et remet sur pied Gally dans son atelier situé dans la ville de Kuzutetsu, une ville qui sert de poubelle à la cité suspendu au dessus d’elle : Zalem !     Zalem, la ville qui fait rêver bien des personnages !   Malheureusement, Gally n’a plus aucun souvenir de son passée, mais elle retrouve des sensations de combat et décide de chercher la vérité sur son passé et de trouver un sens à sa vie. Ido va l’adopter et la considérer comme sa fille mais il s’avère qu’il est un Hunter Warrior, un chasseur de prime qui gagne sa vie en tuant des criminelles. Gally veux alors l’assister dans cette ville corrompu et violente.   La Renaissance de Gally dans la décharge !      Ce manga qui connut un grand succès dès sa parution, se voit 3 ans plus tard être adapté en OAV de deux épisode. Mais un OAV, c’est quoi ? OAV veut dire Original Video Animation, c’est un anime sorti directement en VHS, DVD etc.… Contrairement aux nanars, les OAV bénéficie d’un bon budget comme un anime diffusé au cinéma ou à la télévision. Il s’agit tout simplement du support visé et ainsi d’un public très précis. Le 1er OAV de l’histoire est Dallos comme je vous l’avez déjà dit sur mon article de Ghost In The Shell. La particularité des OAV est que très, très souvent, les auteurs ont tendance à se lâchés (Violence, Gore, Sexe et autre truc malsains) car la censure n’existe pas dans ces anime, vu qu’ils sortent directement en vidéo, d’ailleurs, ce fût un bon argument de vente pour l’éditeur Manga Vidéo et sa collection Manga Mania. Les OAV ont connus leurs âge d’or dans les années 80/90 et croyez moi, il y a des perles rares !   Les fascicules Manga Mania vendu avec le Film ou OAV en question !     Le studio en charge de cette adaptation est le Studio Animate Film. Ils sont pas beaucoup connus mais ils ont fait l’OAV Sakura Taisen, Guyver et Plastic Little (l’auteur est très connus pour ses hentai au passage). Le réalisateur est tout aussi inconnu : Hiroshi Fukutomi. La seule série connu qu’il a réalisé est Le Collège fou, fou, fou (1987) une des séries de mon enfance !                                              One Way Ticket To Zalem !   Gunnm (l’OAV) est donc sorti en deux épisodes : Rusty Angel et Tears Sign. Cette OAV fait un total de 55 Minutes, c’est très court pour résumer les 3 premiers tomes de Gunnm ! Yukito Kishiro a collaboré sur ce projet en donnant son avis mais l’équipe derrière l’OAV n’ont pas trop tenue compte de ces remarques. Malgré tout, l’auteur a bien aimé cette adaptation ! La première chose à dire est à propos de Gally, notre héroïne. Je pense que si un jour, je devait faire un classement des meilleurs personnages dans les anime, elle serait dans mon top 10 ! Gally est une femme (ou plutôt une cyborg mais bon) très forte sur le plan guerrier. Elle garde en elle, une forme d’humanité qu’elle souhaite conserver et ces combats sont souvent lié à l’humanité et à la quête de soi !     Derrière son visage d'ange, se cache une combattante badasse !    Elle va découvrir les éléments de la vie : Quête de sens, Amour, Tristesse, Vengeance, Gloire, Défaite etc.… ce qui la rend humaine. On peut faire le parallèle avec ce que j’avais dit sur le major Kusanagi dans mon article sur Ghost In The Shell, à la différence que Gally est beaucoup plus émotionnelle que le major, donnant un côté très Kawai à Gally.   Le Saviez-Vous ?   Si vous avez vus l’OAV ou lu le manga, vous avez certainement remarqués que la bouche de Gally est très spéciale ! En vérité, Yukito Kishiro adore l’univers maritime et son animal préféré est un poisson (je ne sais plus le nom, désolé !). Il trouve les poisson Kawai et c’est pour ça que Gally à une bouche de poisson. Heureusement que ce n’était pas un Blopfish !  😆     Gally est un personnage très marquée par son combat et est « la seule héroïne à réellement dépasser les stéréotypes sexuels » selon Bouthavy Suvilay (une journaliste spécialisé dans le manga). C’est un élément très intéressant car finalement, on retrouve l’image d’une héroïne indépendante qui n’a pas besoin de faire du Fan-service pour plaire à son spectateur, j’avais dit pareil pour le personnage de Nausicaä dans Nausicaä De La Vallée Du Vent.   Dans l’OAV, on ressent un petit peu la quête de soi de Gally mais pas autant que le manga ! En faite, l’OAV paraît bien vide comparé au manga, beaucoup d’éléments sont passé à la trappe ! Par exemple, le corps de Gally est dès le départ ‘invincible’ et elle botte des culs sans trop de problème, sauf que la version manga est très différent. Le premier corps de Gally ne fait pas long feu car il n’est pas conçu pour le combat. Ido va alors chercher un autre corps pour Gally, qu’il avait caché car il l’avait trouvé dans un vaisseau mystérieux il y a des années. C’est le deuxième corps de Gally qui est ‘invincible’ car c’est un corps de guerrier.   Gally en pleine Action !   De plus, un trait de caractère de Gally est passé à la trappe aussi dans l’OAV, c’est son caractère de tête de mule ! Dans l’OAV, Gally rencontre peu de résistance et par conséquent, ce trait de caractère n’est pas vraiment mis en avant. Comprenez bien une chose, ce que je dit n’est pas un défaut, pour être précis, l’OAV n’est pas mauvais mais les puriste de Gunnm (ceux qui l’ont lu) l’apprécierons moins car il manque beaucoup de détails (Intrigue simplifié, méchants, réflexion philosophique etc.)                        Tears Sign   Cependant, l’OAV à de l’intérêt ! Le premier point est son choix d’avoir miser principalement sur le Tome 2 pour son intrigue, c’est à dire, le passage où Gally tombe amoureuse de Yugo (ou Hugo), un petit voyou au grand cœur, un vrai diamant d’innocence ! J’exagère un peu sur Yugo, c’est un voyou mais pas méchant, sauf si on considère qu’enlever des colonnes vertébrales à des androïdes à leurs insu pour les revendre fait de lui un méchant….qui n’a jamais fait de bêtise lorsqu’il était jeune !   Yugo et Gally forment un sacré Duo !   Le gros regret de cette adaptation est que les réflexions sur les sentiments amoureux ne sont pas approfondi comme dans le manga. Gally a du mal à déclarer sa flamme, d’abord par peur d’être rejetée mais surtout par peur de le tuer ! Gally a une force surhumaine, imaginer lorsqu’elle le prend dans ses bras ! L’aspect très réfléchie des choses de la vie est une des forces du manga mais j’en parlerai plus dans ma deuxième partie. Le choix d’avoir miser sur cette ‘arc’ est un très bon choix car il permet de bien cerner tout la magie de Gunnm, bon aussi parce qu’à l’époque, il n’y avait pas beaucoup de tome mais faite comme si vous n’avez rien vu, hein ! L’auteur de Gunnm à dit en parlant de son manga qu’il voulait opposer deux éléments constamment dans son univers : l’obscurité et la gloire de la vie. Pour lui, la vie est fait de haut et de bas ; de bonheur et de malheur … personne ne dira le contraire ! Et justement, le deuxième tome fait cela à merveille !   OOOOH, Ils sont trop Mignons !   Le deuxième avantage de l’OAV est le personnage de Shiren. Si vous n’avez lu que le manga, ce personnage ne vous dira rien et c’est normal parce qu’elle n’existe que dans l’OAV ! Shiren est aussi une doctoresse en cybernétique et ancien partenaire d’Ido (professionnel et sentimentale) . C’est un personnage qu’on peut lié à Yugo car ils ont le même rêve : partir à Zalem ! Shiren s’oppose à Ido parce que ce dernier ne veut pas revenir à Zalem alors qu’elle en a marre de rester dans les taudis. Pour humilier Ido, elle va se servir de Grewcica, un cyborg meurtrier qui n’existe pas dans le manga pour tuer Gally.   Je suis jalouse donc méchante !   Le Saviez-Vous ?   Selon les Bonus du DVD, Shiren a été crée par Rintarō, le superviseur de cette adaptation. Ce nom vous dit peut-être rien mais il a travailler avec Osamu Tezuka sur Astro, Le Petit Robot et Le Roi Léo. C’est surtout sur la série Albator, Le corsaire de L’espace (1978) et les deux films Galaxy Express 999 (1979) et Adieu Galaxy Express 999 (1981) qu’il s’est fait connaître en tant que réalisateur ! Il a aussi réalisé Metropolis (2001), Plutôt célèbre, hein !   Shiren est en faite très classique comme personnage, une femme méchante car jalouse et impuissante sur sa vie. C’est surtout l’évolution de ce personnage qui est très classique, je n’en dit pas plus mais si vous regarder l’OAV vous ne serais pas surpris. Petite anecdote rigolote, toujours sur les bonus du DVD, Shiren est présentée comme « l’innovation la plus intéressante des OAV », Ah Bon !?   Elle apporte un plus à l'intrigue mais de là à dire qu'elle est innovante !                                                         Dans ton rêve, Zalem n’est pas un lieu, mais une façon de vivre !   Parlons maintenant de chose qui fâche, les défauts de cette OAV. J’ai lu quelques critique à propos de cette OAV : beaucoup de gens n’aiment pas cette adaptation et je les comprend. Le premier point est son ambiance, j’aime beaucoup l’ambiance de l’adaptation mais ce que je critique est l’utilisation du Sexe, certes, peu présent. Pourquoi faire une scène où le méchant tripote Shiren ? Et aussi, pourquoi une scène où elle est réveiller dans la nuit et nu ? La réponse est simple, les années 90 !   Dis moi Oui ou je t'arrache les bras ! c'est beau l'amour !   Heureusement, qu’il y a peu de scène de ce genre et je comprend qu’à l’époque c’était à la mode de faire des OAV violent et sexy mais était-ce vraiment nécessaire dans Gunnm ? Le manga est beaucoup plus violent que l’OAV et pas de scène de sexe (juste un peu de nudité dans le tome 4...pour l’instant !), ce que je veux dire c’est qu’on a l’impression qu’on a mis des scènes sexuels pour le quota ! Il aurait fallut miser uniquement sur la violence qui, je rappelle, n’est rien à coté du manga !   Ajouter de la nudité sans raison, fait !      L’équipe derrière l’OAV a fait un drôle de choix : celui de renommé Makaku, le 1er antagoniste du manga, en Guryushika. Il est maintenant le cyborg qui a tué le frère de Yugo et son look n’a plus aucun rapport avec celui du manga. On notera la quasi absence de Zapan dans l’intrigue, pourtant assez présent dans le début du manga mais il apparaît dans la foule dans le bar (1er OAV) mais c’est toujours lui qui fait en sorte que Yugo soit dans le pétrin. De plus, Zapan ne veux pas se venger de Gally contrairement au manga… des choix étranges.   Alors ? On a faillit oublier Zapan !   Ce qui m’amène au deuxième point, le respect de l’œuvre. Pour beaucoup, l’OAV ne respecte rien du manga, ce qui est faux mais aussi un peu vrai ! Les grandes lignes du manga y sont, pour le deuxième tomes du moins. Le 1er tomes est quasiment inexistant mais la question qu’il faut se poser est : c’est quoi le but de cette OAV ? Ceux qui n’aiment pas cette adaptation sont les puristes ! j’insiste sur ce point car l’OAV n’a pas la vocation de plaire à ceux qui ont lu le manga mais à ceux qui ne l’ont pas lu ! Attention ! Ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit ! J’ignore le public visé, je ne fait que de supposer que cette adaptation à été plus conçu pour ceux qui n’ont pas lu le manga plutôt qu’à ceux qui l’ont lu ! D’ailleurs, cette pratique de faire des anime pour un public qui ne connaissent pas l’univers en question se fait toujours ! Tout ça pour dire que ce n’est pas parce qu’une adaptation n’est pas fidèle ou simplifié que c’est nul ! J’ai remarqué que ceux qui ont vu l’OAV sans connaître le manga ont beaucoup plus appréciés cette adaptation et ce fût mon cas car si je n’avais pas vu l’OAV, je n’aurais pas commencé à acheter les tomes du manga !   Cette scène est culte !   Troisième et dernier point reste l’animation. Je ne suis pas un expert en animation et en vérité je considère que l’animation dans Gunnm est correcte sans être fou, mais beaucoup de gens le trouve moche. En terme d’animation, en 1993, il y avait Slam Dunk qui était impressionnant pour l’époque ! Peut-être qu’il faut chercher dans le design des personnage pour se rendre compte que l’OAV a très mal vieillit.   Le Saviez-Vous ?   C’est le studio Animate Film qui proposa d’adapter Gunnm à son auteur. Ce dernier voulait que cela soit une série et non un OAV mais il était tellement occupé à faire le manga qu’il accepta malgré tout l’offre. Il faut savoir qu’à ce jour, il n’y a aucune adaptation en série de Gunnm.   Pour terminer parlons du doublage ! La VF n’est pas fou fou mais reste correcte dans son ensemble. Quand à la VO, elle est aussi correcte, mention à Gally dont sa voix lu colle très bien ! Elle est doublée par Miki Itō (C-18 dans Dragon Ball Z) ; Yugo est doublé par Kappei Yamaguchi (L dans Death Note, Usopp dans One Piece et c’est la voix de Crash Bandicoot au Japon)     Guryushika (à gauche) est censé être Makaku (à droite), le studio c'est compliqué la vie pour rien !                            Conclusion de la 1er Partie !   Je suis assez impressionné d’avoir dit beaucoup de chose sur cette OAV ! Cette adaptation est très légère et simplifié par rapport au manga, mais il est très sympa à regarder si on met de côté le manga. Certains l'aimerons, d'autre beaucoup moins, mais si vous n'avez jamais lu le manga, il est intéressant de commencer par cette adaptation, surtout qu'il est trouvable facilement sur YouTube !  J’ai volontairement pas trop dit sur le manga car je veux le traiter à part ! Malgré tout, j’espère que cette article vous plaira en attendant le film !       On se retrouve pour la deuxième partie !                                                                                  

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Nausicaä De La Vallée Du Vent

S’il existe bien un auteur japonais internationalement célèbre pour son travail dans l’animation, c’est bien Hayao Miyazaki. Considéré comme un dieu vivant de l’animation et souvent comparé à un Walt Disney Japonais, c’est un monstre dans son domaine. Cependant, il y a encore 20 ans de cela, le grand publique ne le connaissait pas trop et son succès en Europe et aux États-Unis s’est fait très tardivement dans sa carrière. C’est surtout Princesse Mononoké (1999) qui l’a fait remarquer chez nous alors qu’il était depuis longtemps une superstar au Japon. Difficile de choisir un film à traiter chez Miyazaki tant ces films sont quasiment tous des monuments de l’animation, pourtant, j’ai choisit mon préféré, Nausicaä De La Vallée Du Vent (1984). Ce fut son premier vrai film avec son propre style. Bien que j’aime beaucoup son précédant film Le Château de Cagliostro (1979), ça reste une adaptation de la série Lupin the Third ou Edgar de la cambriole chez nous. Ce film a beaucoup marquer au Japon à sa sortie en 1984 et il est temps de comprendre pourquoi il a eu tant de succès, prêt pour sauver le monde ?         Affiche Japonaise du film en 1984                        Mizayaki et l'avant Ghibli   Je nous ferait pas l’affront de parler de Miyazaki comme je le ferai d’habitude mais savez-vous ce qu’il fessait avant d’être réalisateur ? Il était intervalliste à la Toei en 1963, ça consiste à dessiner entre les plans importants effectué par l’animateur clé. Être intervalliste consiste à rendre les dessins fluides et beaucoup de réalisateur ont commencés comme ça, comme Hiroyuki Imaishi, créateur de Kill La Kill sur Neon Genesis Evangelion (je deviens barbant de toujours parler de cette série, non?). Le deuxième talent de Miyazaki est son écriture. Sur le première film qu’il a travaillé, il proposa une fin différente car pas satisfait de la première fin et fut accepté par l’équipe, alors qu’il n’était qu’intervalliste ! Il deviens ensuite animateur-clé et travailla sur plusieurs séries comme le Chat Botté. Puis, il travailla avec Isao Takahata (mort en 2018) et fonda le Studio Ghibli en 1985. Nausicaä De La Vallée Du Vent  n’est techniquement pas lié au studio Ghibli car sorti en 1984 mais c’est la même équipe ! Nausicaä De La Vallée Du Vent fut produit par le studio Topcraft qui ferma ses portes en 1986 et une grosse partie du studio travailla pour le studio Ghibli, d’où la raison de sa fermeture à mon avis. Nausicaä De La Vallée Du Vent c’est avant tout un manga, publié entre 1982 et 1994, il a mis beaucoup de temps à terminer le manga car il travailla sur d’autres projets. Ce fut loin d’être simple, Miyazaki a galéré pour réaliser plusieurs projets (dont le château dans le ciel et Mon Voisin Totoro !) due à de nombreux refus de plusieurs studio. C’est Toshio Suzuki (ancien producteur de Ghibli) qui réussit à mettre en avant un des projet de Miyazaki dans le magazine Animage, qui devient par la suite Nausicaä De La Vallée Du Vent.      Hayao Miyazaki et Isao Takahata, les fondateurs du studio Ghibli       L’intrigue de Nausicaä se déroule après l’effondrement de la civilisation industrielle due à une guerre violente, qu’on nomme Les sept jours de feu. Le reste de l’humanité doit survivre dans un monde où des forêts toxiques ne cesse de s’étendre, ce sont les Fukai. Des insectes géants vivent dans les Fukai qu’on appelle des Ômus et consiste eux aussi une menace pour l’Homme, insecte qu’il vaut mieux ne pas énerver. Nausicaä est la princesse de la vallée du vent, région protégé des spores toxiques par le vent (logique) mais pas contre l’armée voisin, l'empire Tolmèque. Ces derniers décident d’envahir la vallée du vents pour récupéré une cargaison qui s’était écrasée un jour plus tôt dans la vallée du vent. Cette invasion est gérée en personne par la princesse guerrière kushana, suivie de son second Kurotawa, un homme ambiguë : il a l’aire d’en avoir un peu rien à faire de cette invasion et en même temps, il rêve de prendre en main l’invasion. Malheureusement, lors de cette invasion, le père et roi de Nausicaä se fait tuer, devenant ainsi prisonnière de kushana. Cependant, le vrai objectif de Kushana est de détruire les Fukai avec une arme puissante : un guerrier millénaire géant qui était la cargaison qui s’était écrasée. Nausicaä refuse de voir cette destruction et décide de se battre.     Kurotawa est un homme très ambiguë   Après ce long résumé, parlons de notre Protagoniste Nausicaä. Pour moi, elle représente ce que sera toute les héroïnes de Miyazaki : des femmes fortes, sensibles et luttant pour le bien de tous. Pour faire simple, Nausicaä est juste une héroïne badasse mais à sa manière. Je pense même qu’on peut dire qu’elle est la mère de tout les héroïnes badasse, en plus d’être LE personnage principal. Je vous rappelle qu’on est en 1984 et les femmes dans les anime/Manga avant ce film c’était….comment dire…. Pas top. Sans passer par un discours féministe trop long, les femmes dans les anime étaient rarement des héroïnes comme dans Cutie Honey, sauf que c’est une androïde et que le fan-service est très mis en avant (du moins d’après ce que j’en ai entendu). À part être prisonnière ou être des objets de désir (Fan service et Hentai), la femme dans les anime n’avaient pas une grande place dans les années 70...sauf les magicals girls mais bon c’est un peu hors catégorie ! D’ailleurs, l’image de la femme est-elle meilleur de nos jours ? À médité...     Elle Traverse une forêt toxique sans masque à gaz et elle dit encore qu'elle va bien : Badasse !      Nausicaä est donc pour moi la première héroïne badasse qui n’a pas besoin d’être peu vêtue pour plaire mais comment fait-elle ? Je dirai que son caractère joue pour beaucoup, c’est une héroïne bien plus complexe qu’on pourrait le croire. Elle est une princesse et les princesses ont la lourde tâche de se préparées à être reine un jour, donc dirigeante d’un royaume, mais encore faut-il espéré qu’elle ne le devienne pas trop tôt. Malheureusement pour Nausicaä, elle devient reine vu l’absence de régent, lourde tâche alors qu’elle n’a pas le temps de pleurer la mort de son papa. Heureusement, qu’elle est débrouillarde, elle a déjà sauvée son peuple dès les premières minutes du film. En plus, elle sait diriger son peuple et était déjà admirée, mais elle reste une personne qui doit surmontée les évènements pas toujours faciles. Pour terminer avec Nausicaä, elle a un côté obscure : la colère et la vengeance, en vérité, tout le film tourne sur ce thème. Elle n’est pas pacifique uniquement pour sauver tout le monde mais aussi pour se sauver elle-même de sa colère/tristesse qu’elle sait cacher, car elle est capable de tuer tout les soldats qu’elle croise mais son amour du prochain est plus fort que la violence. De plus, un épisode de son enfance lui renforce sa conviction de son amour pour la nature (repris dans une série mais j’en parlerai quand je lui consacrerai un article). Quand je vous dit qu’elle est badasse, je ne vous mens pas !     Le souvenir de n'avoir pas pu protéger un ômu est presque vécu comme un traumatisme pour Nausicaa     Qui dit protagoniste, dit antagoniste bien que chez Miyazaki, c’est toujours compliqué ! La princesse Kushana est techniquement l’antagoniste du film mais à la fois c’est faux de l’affirmer. Pourquoi ? Kushana est aussi respecté en tant que princesse et guerrière, c’est ce dernier point qui la sépare de Nausicaä. Kushana représente la violence et ne cherche pas midi à quatorze heure, pour elle tout se règle par la violence, surtout envers la Fukai et les Ômus, la scène dans la forêt montre bien tout ça. C’est une femme qui a une haine immense envers la Fukai. Elle le dit même avec humour, son futur mari va pleurer lorsqu’il va découvrir qu’il manque plusieurs membres. Cependant, Kushana est une ‘‘antagoniste’’ ambiguë aussi ! Elle voit en Nausicaä une forme de solution alternatif au problème de la Fukai mais reste pessimiste quand à l’efficacité de la solution...tout éradiqué ça reste plus simple, non ? Tout ça pour dire qu’il n’est pas question du bien et du mal mais plutôt de moyen face à un problème complexe. Miyazaki est souvent considéré comme un auteur féministe pour mettre en avant des femmes fortes qui finalement perdent toute féminité mais on entre dans une analyse beaucoup trop incertaine et long.     Kushana reste pour moi la meilleur "antagoniste" dans un film de Miyazaki                    Miyazaki et la nature   Il y a beaucoup de chose à dire sur ce film et un des sujets le plus important chez Miyazaki est le respect de la nature. Beaucoup de ces films reprendrons ce sujet : Princesse Mononoké, Mon voisin Totoro, Le château dans le ciel...en faite presque tout les films de Miyazaki mais ça dépend des films vis à vis du sujet. On notera aussi que Isao Takahata parle aussi de la nature dans Pompoko. Dans Nausicaä De La Vallée Du Vent, la nature est une menace et est menacée parce que sans la nature...on meurt si vous êtes pas au courant 😉 Un point important à précisez : le film n’a pas vocation de proposer une solution pour sauver la nature, il s’agit d’une prise de conscience de l’activité humaine sur elle. D’ailleurs, Miyazaki a écrit Nausicaä suite à la pollution de la baie Minamata de 1932 à 1966. Pour écrire tout son propos sur la nature (et les animaux avec les Ömus), il a étudié sur les plantes, l’agriculture et la guerre qu’il déteste. Bien que ces problèmes sont encore d’actualités, le film se passe dans un futur apocalyptique et en réalité amène un autre sujet du film : La bombe nucléaire. Les sept jours de feu est un évènement qui renvoi à une des plus grande peur des japonais, la guerre atomique. Hiroshima, Nagasaki et ajoutons même Fukushima sont des véritables traumatismes au Japon, le guerrier Millénaire pourrait être une métaphore de la bombe nucléaire. Malgré tout, Miyazaki s’est plus inspiré de la nature et de sa force plutôt que des romans de Science-Fiction. Un dernier point sur la nature est qu’elle est différente de la notre mais très similaire à la fois, instaurant ainsi une prise de conscience chez le spectateur. La nature en tant que sujet contribue beaucoup au style de Miyazaki et à influencé pas mal d’auteur dont Hideaki Anno mais j’en parlerai prochainement 😉     Que c'est beau ! On dirais presque un tableau !     En parlant d’Hideaki Anno, savez-vous qu’il a travaillé sur ce film ? Il était animateur sur le passage avec le guerrier Millénaire vers la fin du film. D’ailleurs, il s’en pris plein la poire pour son travail ! Toujours considéré comme jamais assez bien selon Miyazaki à l'époque ! Il s'était fait remarqué avec Macross, Do You Remember Love , un film avec des mécha dans l'espace, tout l'opposé de Miyazaki ! En vérité, il en garde un bon souvenir, surtout qu’ils sont de très bon copain. Ce qui fait une belle transition avec l’aspect technique du film. Il y a eu beaucoup de personne sur ce film et le problème majeur reste le design complexe de la nature, pas conçu pour être animé, surtout les Ômu. Pour créer cette animation, ils ont utilisés plusieurs couches superposés des plans pour animés les Ômu. La couleur a été très important dans ce film car elle met particulièrement en valeur la Fukai (couleur claire) contre la technologie humaine (couleur sombre).                        Nausicaä, la princesse…..des étoiles !?   Difficile de trouver des défauts dans ce film, il faut trouver des points négatifs dans une autre version de ce film. Peut-être vous êtes déjà demandés pourquoi pendant une bonne vingtaines d’années, les films de Miyazaki ne sont jamais sorti chez nous ? La raison est très simple, c’est parce que la première fois, ça c’est mal passé ! Apparemment, les importateurs américain n’en n’avaient pas grand-chose à faire de ce film et ont donc décidé de le massacré. Nausicaä De La Vallée Du Vent à eu droit à une exportation catastrophique aux États-Unis et en Europe. Le film fut charcuté, simplifié et même le propos du film n’a plus rien à voir avec le film original !  Le titre du film à même changé pour Warrior Of Wind aux États-Unis et Le Vaisseau Fantôme (WTF?!) puis La Princesse des étoiles chez nous. Je vous passe les autres pays parce qu’ils ont eu droit à Les guerriers du vents ou encore Les guerriers des étoiles, enfin bref, on a tout mélangés parce qu’on a repris directement la version américaine...tant de bêtise !     Voici la réaction que vous aurez lorsque vous verrait La Princesse des étoiles     Après avoir compris que le titre du film ce fous clairement de vous, non parce que dire que Nausicaä est la guerrière du vent, des étoiles et de tout ce que tu veux, alors qu’elle est pacifique, c’est un peu se moqué du monde ! Il n’y a pas que le titre qui se fous de vous mais aussi la jaquette de la VHS/DVD. Je pourrait faire un article entier rien que sur la jaquette US mais je me contenterai de dire que je me souviens pas qu’il y avait un pégase et l’empereur Palpatine dans ce film. Et le pire, c’est que l’héroïne n’est même pas au centre de l’affiche ! C’est un homme avec une mitrailleuse (Absel?!) et le tout dans un style fantasy bien américain... on voit que le marketing à vu le film !     affiche qui montre bien la philosophie anti manga de l'époque     l’histoire n’a plus rien à voir avec l’original, pour faire simple : La princesse Zandra doit gagner la guerre pour sauver le monde (logique?). Zandra ? Ah oui, j’ai oublié de dire que les prénoms des personnages ont été changés et du coup Nausicaä devient Zandra ou encore Kushana devient Selena mais on prononce Celina, un vrai foutoir. Je ne vais pas trop m’étendre sur cette version mais il faut que je vous parle d’un détail très important sur cette version. Je n’ai pas l’habitude de raconter ma vie, mais sachez que j’ai acheter cette version en DVD dans un Cash pour 50 centime (édition collector apparemment...mouais) . Curieux que je suis, je l’ai regardé et ça fait très mal ! Quoi donc ? L’image ! Elle est dégueulasse ! Pour faire simple, j’ai acheter un DVD, je me suis retrouvé avec une VHS car le film n’a pas été remastérisé et encore moins encodé ! Il y a des bandes blanches qui prennent tout l’écran comme sur une VHS, ce n’est pas une blague, il faut le voir pour le croire !   Non, Non, Non, ce n'est pas une  version VHS mais belle et bien une version DVD du film ! à ce point là, c'est de l'arnaque !   Rien ne sauve donc cette version ? Non, tout est raté ! Même le doublage français est pas top contrairement à la version originale. Tout les films de Miyazaki ont eu droit à un doublage Français exemplaire, si on met de côté la princesse des étoiles. Je lui reproche un manque de cohérence : Zandra (Nausicaä) à une voix d’hystérie et Le roi Zil (Jill) à une voix d’un vieillard exagéré pour ne cité qu’eux. En tout cas, peut- être avait vous la chance (ou plutôt malchance) d’avoir vu cette version étant enfant mais j’espère que depuis, vous avez vu la version originale car il manque plus d'une demi heure de film ! Miyazaki a apprit l'existence de cette version et a décidé de ne plus exporté ces films suite à ce massacre. Pour revenir rapidement sur la version originale, un défaut est souvent revenu : le film est simplifié par rapport au manga. En faite, c’est plutôt que le Manga a été plus complexifié que le film. Miyazaki n’avais écrit que 2 Tomes au moment du film dans le but qu’un de ses projet soit accepter en tant que film mais Nausicaä De La Vallée Du Vent a attiré le studio Topcraft. Évidemment, Miyazaki était incertain de la suite de Nausicaä, du coup, pour éviter de devoir faire des suites en film, ce qui ne l’intéressé pas, il a volontairement créer un univers alternatif qui a pour base le film. Par conséquent, le film n’est pas simplifié mais plutôt qu’il s’agit d’un univers à part.                              Conclusion   C’est un classique de l’animation et de la filmographie de Miyazaki ! Ce film a permit la création du studio Ghibli et d’avoir lancé de futur grand auteur, animateur etc. J’ai été très bref sur ce film et je n’ai pas traité en profondeur tout les sujets/thématiques de Nausicaä. Mes recherches ont été assez laborieux d’autant que pas mal de personne en parle mieux que moi. Je préfère plutôt vous guidez vers le site Buta Connection qui parlera bien plus en détail de ce film mais aussi de tout ce qui est du studio Ghibli. Il faudra attendre 2006, pour que ce film arrive dans sa version originale chez nous grâce à Disney. Pour ma part, je dirai d’aller voir ce film si ce n’est pas fait depuis longtemps, sinon aller le revoir car moi je m’en lasse pas !         Voici le lien du site Buta Connection : http://www.buta-connection.net/pre-ghibli/nausicaa.php                                                                                                                                                                                                                                                    à la prochaine !                                

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Me! Me! Me!

Connaissez-vous le Nihon Animator Mihonichi  ? Il s’agit d’une série de courts métrages sortie entre le 7 Novembre 2014 et le 9 Octobre 2015 sur internet. Ce projet est une collaboration avec le studio Khara (studio de Hideaki Anno, le créateur d’Evangelion) et Dwango, une entreprise de télécommunication et de média au Japon. Le but de ce projet est de mettre en avant des travaux de jeunes dessinateurs, réalisateurs, animateur etc... Il y a actuellement 35 courts métrages, partagés par plusieurs studio dont Sunrise (Gundam), Trigger (Kill La Kill), Bridge (Fairy Tail) et bien sûr Khara. Il serait intéressant de parler de tout ces courts métrages mais j’en aurait pour des années ! Certains courts métrages sont assez connus comme The Dragon Dentist, Until You come to me  ou encore Evangelion: Another Impact qui se passe dans l’univers d’Evangelion . Il y a, cependant, un court métrage qui est un niveau au dessus : Me ! Me ! Me ! Impossible de passer à côté de celui là ! Il est tellement célèbre qu’il en est devenu un meme sur internet ! Quiconque à vu le Nihon Animator Mihonichi vous dirons que Me ! Me ! Me ! est le meilleur court métrage de ce projet, et c’est pas faux ! Sa popularité est immense : Fan Art, Parodie, vidéo de réaction sur internet et il a même eu droit à son artbook Officiel cette année ! Même moi, je vous direz d’aller le voir au moins une fois (si ce n’est pas déjà fait). Aujourd’hui, c’est à mon tour de vous parler de « Me ! Me ! Me ! » mais surtout de l’analyser et je vous préviens que vous avait intérêt à vous accrochez car ça va être une sacrée expérience !     ! Attention ! Ce court métrage contient des scènes avec du contenus sexuels assez osés ! Il est donc préférable qu’un jeune public ne le regarde pas et si vous compter le regarder, faite-le quand vous êtes seul. D’autres courts métrages de ce projet ne sont pas non plus destinés à tous . Évitez de le montrer à vos relations ou ils vont beaucoup se posés de questions ! L’article restera le plus soft possible et ne montrera pas d’images osés. De toute façon, il est facilement trouvable sur le  net. Vous êtes prévenus !                                           50 millions de Jolies Filles, et moi ! et moi ! et moi !   Pour en revenir très vite sur le Nihon Animator Mihonichi, il faut savoir que pas mal d’auteurs célèbres y ont participés : Yoshikazu Yasuhiko & Ichiro Itano qui ont travailler sur le tout premier Gundam ; Hiroyuki Imaishi, le créateur de Kill La Kill et de Gurren Lagann ; Kazuya Tsurumaki, assistant réalisateur sur Nadia et Evangelion ainsi que réalisateur de FLCL ; Hiroyuki Okiura, le réalisateur de Jin-Roh et animateur sur Ghost In The Shell ou encore Moyoco Anno, créatrice de Chocola et Vanilla (femme de Hideaki Anno au passage). Pas mal de ces artistes ont travailler sur la licence Evangelion que ce soit l’original ou les remakes, gardez cela en tête. Pour finir, Hayao Miyazaki à créer le logo du Nihon Animator Mihonichi , la classe !     Le logo du Nihon Animator Mihonichi   Qui est derrière ce court métrage ? Peut-être que le terme ‘clip musical’ serai mieux approprié, car il s’agit bien d’un clip d’une chanson électro-pop de Teddyloid, un DJ Japonais et est chantée par Daoko. Ces deux personnes sont relativement assez célèbres au Japon bien que j’en n’ai jamais entendu parler. Pour ce qui est de l’image, on le doit au chara design Shuichi Iseki, animateur sur Kill La Kill. Le réalisateur est Hibiki Yoshizaki, il a travailler sur Macross Zero et Gundam Evolved. Ces deux hommes ont déjà travailler ensemble sur le film Evangelion 3.33 et sur le prochain film Evangelion 3.0+1.0 (si le nom change pas en cours de route). C’est le 21 Novembre 2014 que sort ce court métrage qui dure 5 minutes environs et raconte la mésaventure d’un homme, poursuivie et tué sans cesse par des femmes peu vêtues. ça a l’air amusant me direz vous mais ce clip va très vite vous faire déchantés ! Nos artistes ce sont plutôt lâchés sur le Fan service… un peu trop même. Qu’est ce le Fan Service ? Il s’agit : « d’une pratique qui consiste à alimenter la passion des fans et leurs fantasmes avec des contenus superflus par le biais de situations à forte connotation sexuelle ou érotique » (selon Wikipédia) c’est le cas ici ! Difficile de dire qui a crée le fan-service par contre celui qui l’a mis en avant est...Hideaki Anno ainsi que l’équipe derrière Evangelion dans Gunbuster et le célèbre « Gainax-Bounce » : Ce sont les seins qui rebondissent de manières réalistes.   le célèbre plan qui donna la Gainax-Bounce !   En vérité, le fan-service viens d’avant Gunbuster, la première apparition de ce phénomène est dans Daicon III & IV et n’avait que pour seul but de faire des références culturelles comme Superman, Gundam, Alien, Albator etc.... Ce phénomène est très vite passé vers la connotation sexuel et fût la marque de fabrique de la Gainax.   Voici la vidéo en question, Amusez vous à retrouver toute les références !   Revenons à notre court métrage, on y trouve la grande majorité des pratiques du fan service : Gainax Bounce, Panty Shot (plan sur des culottes ou jupe serrer) ou encore un Caméo (les filles d’Evangelion) mais pas que ! En effet, ils ont décidés d’aller plus loin avec la danse des filles, rappelant le booty shake qui donne un aspect érotique, au point d’en être vulgaire, voire malaisante. En faite, on passe du monde Kawai et du fan service sympathique à un monde infernal et presque à la limite du hentai...ça sent le coup de gueule ! Pourtant, au début tout allait bien ! Des filles qui danse sur une musique entraînante et positif, des cœurs et des fesses partout, tout est claire et mignon mais sa va vite tourner au vinaigre. Notre héro est un Otaku et je dirai même un gun Otaku, c’est à dire quelqu’un qui aime les armes et aime jouer à la guerre malgré qu’il est contre cela. Par exemple, Kôta Hirano (pas l’auteur) dans Highschool Of The Dead est un gun Otaku et au passage, Hayao Miyazaki déteste particulièrement les Guns Otaku. Si je précise cela c’est parce que on retrouve une référence au jeux vidéo car il y a une séquence à la 1er personne (FPS pour les intimes). Pour être précis, je dirai même que c’est une référence à Killzone (la visé avec l’arme est très similaire) mais on pourrait même aller jusqu’à Doom (la version de 2016 bien qu’il soit sorti après) lors d’une exécution d’une des filles.   Panty Shot en vue !     Pour rester dans l’univers Otaku, on retrouve les héroïnes d’Evangelion sous formes de figurines. Elles prennent vies par un rire qui glace le sang. Pourquoi je m’attarde sur ce détail ? D’abord, la présence de ces figurines est un clin d’œil au précédant travaux de Shuichi Iseki et Hibiki Yoshizaki (Evangelion 3.33) , voire à son créateur. Cependant, se limiter à cela est léger car la vrai raison de cette référence viens du fait qu’Evangelion est une série qui critique les Otaku comme j’ai pu le dire sur mon article sur Evangelion. Les personnages féminins étant très fantasmées, surtout Rei au Japon. C’est une série encore encrée chez les Otaku ! Ici, ça ma tout l’aire d’être une blague car un Otaku qui se fait agressé par des Figurines d’Evangelion alors que c’est une série qui critique la pratique otaku, ça en devient drôle, non ?   Depuis ce court métrage, pas mal de fan ont dus surveiller leurs figurines (dont moi)                   L’amour éternel, Véritable, n’existe plus   Vous avez compris que l’univers Otaku est très critiqué mais avez vraiment compris de quoi il est réellement question ? Pour résumé très vite l’intrigue notre Otaku à rompu avec une fille nommée Hana (selon internet). On comprend qu’il a rompu avec cette fille pour des waifu. C’est quoi une waifu ? c’est lorsque quelqu’un adore tellement un personnage féminin fictif (très souvent des animes) qu’il la considère comme sa petit copine, voire sa femme. D’où le terme « Wife » dans Waifu mais son équivalent masculin existe et cela s’appelle « Husbando ». On ne sait pas trop si c’est un délire d’otaku ou de vrai sentiments, surtout que sa va parfois très loin comme par exemple un mariage officiel avec son oreiller à l’effigie de son personnage préféré ou avec sa 3DS ! Je n’invente rien !   Je vous présente Lee-Jin-Gyu, il s'est marié avec….Son oreiller !   Du coup, notre otaku rompt sans remord avec sa petit copine réelle pour des filles virtuels. Ces filles se nommes meme-chan (toujours selon internet) et elles sont nombreuses. Je vous vois venir en disant : « oui mais qui serait assez bête pour faire ça ! », la réponse est simple, les otaku vraiment extrêmes ! Le problème, c’est que vivre avec des filles qui n’existe pas, ça rend triste et on se sent très vite seul ! Notre Otaku le réalise au milieu du clip lorsqu’il voit Hana en larmes. D’ailleurs, Hana serait la chanteuse du clip et passe par plusieurs phases : d’abord l’amour fou (1er couplet) puis elle réalise que ces waifu passe avant elle (2ième couplet). Elle se remet en question ainsi que son couple et le quitte en espérant qu’il réagisse, elle le fait par amour (3ième couplet). Elle critique ces waifu et le met en garde mais elle sait très bien qu’il ne la choisira pas (4ième couplet, même si c’est pas trop un couplet). Enfin, elle le quitte définitivement, exaspérée d’avoir été amoureuse de ce type, jalouse d’avoir perdue face à des waifu (dernier couplet). Le « sayonara » prend le sens « d’adieu et bon débarras », personnellement, j’en est toujours des frissons quand je l’entend. Cette chanson se finit sur ce mot et sonne comme une glaçante conclusion : l’amour est morte.   On dirais pas comme ça mais il va passer un sale moment !   Suite à cette analyse très rapide de cette chanson, vous avez devinez que les paroles et l’image concorde ensemble. C’est même très astucieux car l’image montre le point de vue de l’otaku alors que la musique montre le point de vue de Hana. Les auteurs ne ce sont pas contentés de montrer ce que la chanson dit. C’est bien deux points de vues qui s’oppose et se rassemble à la fois. Le seul point commun entre ces deux points de vues est sa conclusion pessimiste : la solitude. J’ai oublier de dire que Teddyloid avait déjà travailler dans le monde de l’animation avec la série Panty & Stocking, une série qui joue sur...le fan service ! De plus, Shuichi Iseki avait travailler sur Kill La Kill, une série qui joue également sur le fan service, la boucle est bouclée ! On pourrait même se dire qu’il s’agirait d’une réflexion sur le fan service en tant qu’artiste. Je ne suis pas dans leurs têtes mais si c’est le cas, ça rend le clip encore plus génial qu’il ne l’ai déjà.   Avouez que ça ressemble à du Doom mais avec des jolies filles !   Revenons un peu sur le point de vue de l’otaku, c’est un homme désespéré, littéralement bouffé par sa passion des waifu et du fan service : le manque de motivation lorsqu’il est sur son lit, la scène où il se fait bouffé ou encore lorsqu’il est décapité par Evil Hana, la méchante dont son nom viens...d’internet et comme le dit si bien Antoine Daniel : tout ce qui est sur internet est vrai !...badibadubadubadibadu Hum excusez-moi, oui, Evil Hana est l’antagoniste de notre histoire, celle qui a absorbée Hana (ou fait en sorte que Hana quitte notre otaku selon les paroles de la chanson). Evil Hana, c’est la patronne, la waifu en question et elle ressemble à Hana mais en plus...diabolique, insistant bien sur la notion du réel et du fictif. On pourrait peut être aller plus loin et dire qu’Evil Hana est le désire fantasmé de notre otaku sur sa petit copine, plus parfaite que la Hana réelle, si vous voyait ce que je veux dire.     Cette image ouvre et conclue à la fois le clip, donnant l'impression d'un cercle infernal   Ce qui m’amène à une scène précis, la scène où Evil Hana vomit dans la bouche de l’otaku. Lorsque vous avez vu ce passage, vous vous êtes pas dit c’est quoi cette substance blanche qu’elle vomit ? Au début, je pensait à de la bave mais la bave c’est translucide, alors c’est quoi ? Ma théorie...comment dire...je pense qu’il s’agit d’un liquide biologique provenant uniquement de notre otaku….dégueulasse, je vous l’accord mais fort probable. J’ai pu lire dans des commentaires, que certaines personnes pense qu’il s’agit d’une critique envers la dépendance de la pornographie, donc aussi du Hentai, c’est pas faux mais je pense qu’il s’agit de la conséquence du mode de vie d’un Otaku avant tout ! On pourrait faire le lien avec les hikikomori, ça serait pas faux mais ça dépend de l’interprétation du spectateur.   Certains effet dans ce clip sont bien fait, jouant sur des illusions optiques                                                     Que faut-il en retenir ? (conclusion)   Avouez que ce clip à fait de l’effet, non ? Mais que dois t-on en retenir ? Faut-il que je brûle ma collection d’Evangelion ? Que j’arrête de regarder des animes ? Que je me trouve une copine ? En faite, c’est pas aussi extrême. Déjà, il n’y a pas vraiment d’otaku en France, je veux dire dans le sens négatif du terme, on ne s’isole pas et je pense que l’amour réel passe avant nos passions. Puis, que les otaku les plus extrêmes sont au Japon parce qu’ils ont un sacrés problème de société : Les japonais ont tendance à fuir comme Shijin dans Evangelion, soit dans leurs passions, soit dans leurs travail. Il n’a qu’a voir les animes où le père est absent ou est une enflure. Chez nous aussi on peut fuir aussi mais pas autant qu’un Japonais, probablement due à une société trop cadré, trop strict et trop droit. Le suicide est important la bas due à la solitude, c’est pas drôle. Par conséquence, le message est plus important au Japon que chez nous mais ça ne veut pas dire qu’il faut l’ignoré !   La danse des meme-chan est connue sur internet   Alors non, ne brûler pas vos mangas, continuer de regarder des animés si vous avez envie, ne jeter pas vos figurines d’Evangelion (mais garder un œil sur eux) mais fait le de manière saine. Tant que votre passion ne vous isole pas, ne fait pas du mal, n’interfère pas dans votre vie, alors il n’y a pas de soucie ! Ça me rappelle une phrase dans l’animé .//Hack Sign (c’est Sword Art Online avant l’heure), un des personnages (Crim ) joue de temps en temps parce qu’il a une vrai vie à part son rôle dans le jeu. Lorsqu’un autre personnage (Subaru) lui demande pourquoi il joue, il répond :« pour m’amuser », les mangas/Animes devrait avoir le même rôle ! Personnellement j’aime beaucoup ce clip car il représente un style artistique propre au manga selon moi, c’est à dire, faire quelque chose de violent, choquant mais pour avoir un propos profond derrière. Bien sûr, ça ne se limite pas qu’à ça mais quand on voit les gens qui critique les mangas parce que c’est trop violents, trop osés etc.. , ils ne voient pas l’aspect artistique du média et je pense fièrement que les Mangas ne sont pas un produit sous-culturelle. C’est pas toujours rose dans le milieu mais quand on voit le monde du cinéma ou de la musique...c’est pas mieux !     C'est un peu ce qu'essaye de dire Me! Me! Me! , le message est bien passé   Je vais conclure par d’autre exemple dans d’autre média qui critique son support. La série des Metal Gear Solid (surtout les deux premiers) joue constamment sur le fait que c’est un jeu. Doki Doki Litterature Club est une réflexion sur le visual novel par l'horreur psychologique. C’est un jeu qui joue sur la notion du réel et du virtuel, surtout que sa popularité a grimpé comme Me ! Me ! Me ! , c’est à dire par des vidéo de réactions de youtubeurs. Deadpool dans le monde des comics qui est conscient d’être dans une bande dessinée. Jurassic Park qui peut être vu comme la critique du monde du cinéma (la vidéo de l’antre du mea en parle très bien !). Je me suis peut être éloigné du sujet mais Me! Me! Me ! s’autocritique aussi en étirant un maximum le fan service.   Doki Doki Littérature Club et Me! Me! Me! , même combat ?   Il existe une sorte de suite à ce court métrage, nommé « Girl » sorti le 11 Septembre 2015 (mal choisi comme date, non?), beaucoup moins choquant que Me ! Me ! Me ! Mais contient une petite scène assez...explicit que je vous laisserai découvrir, dans les mêmes conditions que le précédant, on ne sait jamais ! Il y a également un remix nommé ME!ME!ME! CHRONIC Mais n’apporte rien. Pour conclure, regarder Me! Me! Me ! , regarder les autres courts métrages du Nihon Animator Mihonichi et continuer de vivre votre passion sainement !   Joyeuse Fêtes et à 2019 !                    

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Basilisk

Le Japon Féodal a inspiré plus d’un auteur sous différentes formes: Jeux Vidéo, Roman, Film, Série et anime. Rurōni Kenshin (Kenshin le Vagabond) de Nobuhiro Watsuki, Gintama d’Hideaki Sorachi, Samurai Deeper Kyo d’Akimine Kamijō ou encore Afro Samurai de Takashi Otkazaki sont tous des mangas se déroulant dans le Japon féodal, époque marquée par des guerres civiles pour le pouvoir de territoire par des clans. Malgré tout les animes/Mangas que je viens de citer (et encore il en manque) on cite rarement Basilisk de Masaki Segawa. Pour tout vous dire, je ne connaissais pas le manga et encore moins l’anime il y a trois jours de cela. C’est grâce à Netflix que j’ai découvert cette série par hasard (aucun placement de produit, je ne suis pas encore un vendu 😉 ) J’avais envie de vous faire partager cette trouvaille, ne me remerciez pas !   Voici tout nos personnages principaux !              Que ceux qui s'aiment se préparent à mourir !   Commençons par le commencement, Masaki Segawa est un mangaka connu au japon mais pas trop au niveau international, à l’exception de Basilisk, tout ses œuvres ont été populaires au Japon. Pour faire simple, tout ses mangas se déroulent pendant le Japon Féodal avec des samouraïs et des ninjas. N’ayant pas lu ces mangas, je ne peux rien dire de plus. Basilisk est en vérité une adaptation d’un classique de la littérature japonaise : Kōga ninpō chō (ou The Kouga Ninja Scrolls en anglais ou encore Shinobi en France). Ce livre a été une grande source d’inspiration pour les mangakas et connu plusieurs adaptations. La plus connue reste Ninja Scroll de Yoshiaki Kawajiri, adaptation très libre mais excellent. Basilisk sortit entre 2003 et 2004 se veut être une adaptation plus fidèle de ce livre et fut un grand succès, remportant même le Prix Manga de Kōdansha (c’est son éditeur) et fut adapté en anime en 2005. C’est le studio Gonzo qui s’occupe de son adaptation animé et c’est Fuminori Kizaki qui en est le réalisateur. Il a travaillé en tant qu’animateur clé sur Macross Plus, Neon Genesis Evangelion (décidément, je ne peux pas faire un article sans le mentionné 😉 ) et en tant que réalisateur, il avait fait Afro Samurai...un bon petit CV tout ça ! Le studio Gonzo est connu pour avoir fait Vandread, Last Exile, Blue Submarine n°6 ou encore Full Metal Panic ! Bref, ils sont plutôt connus.   De gauche à droite, Full Metal Panic ! Vandread, Last Exile et Submarine n°6          Un Mariage et dix-neuf enterrements   L’intrigue de l’anime est simple : le seigneur féodal Ieyasu Tokugawa (qui a vraiment existé d’ailleurs) doit choisir un héritier pour son trône mais ne sachant lequel de ses deux fils il doit choisir, il décide un jour de rompre un traité de paix entre deux clans qui ne s’apprécie pas du tout, mais vraiment pas du tout : le clan des Iga et des Kōga. Dix des meilleurs ninja de chaque clan vont s’affronter dans un ‘ Tournoi ’ à mort  et le vainqueur de ces affrontements décidera qui prendra le pouvoir... Et dire qu’on se plaint de la politique de nos jours 😆 Le problème dans cette histoire, ce n’est pas les clans qui rêvent de s’étriper entre eux depuis 400 ans due à une trahison de l’un d’entre eux, mais un mariage qui aurait due réunir les deux leaders des clans : Gennosuke de Koga et Oboro d’Iga. Un genre de Roméo et Juliette au Japon pour faire simple ! Nos amoureux vont devoir s’entre-tuer alors qu’ils n’ont rien demandés mais encore faut-il qu’ils soient au courant…   Vous vous rappeler quand je parlais de Tournoi ? Oublier ce mot car cette guerre va se régler par des coups bas, des mensonges et par des coups opportunistes. Tout est bon pour tuer des ninjas du clan adverse, des méthodes peu catholique pour une période vraiment trouble. Pour mieux comprendre la chose, alors que le seigneur donne à chacun des messager le parchemin où figure les noms de ceux qu’ils doivent tuer, le clan des Iga ont été les premiers au courants de cette guerre (et les premiers à s’en réjouir au passage) et ont eu l’idée sournoise de tuer le messager du clan adverse pour éviter qu’ils soient au courant. Profitant ainsi d’un avantage car l’autre clan ne les attaquerons pas, ignorant que le traité de paix est rompu. Le point fort de l’anime est sans aucun doute son rythme nerveux en matière de morts et de retournement de situation. On peut dire que la première partie de l’anime est une véritable hécatombe, il y a au moins un mort tout les deux épisodes, voire plus selon les épisodes. Le rythme est frénétique, on ne s’ennuie pas une seule seconde et on se demande toujours qui sera le prochain et comment il va faire pour le ou la tuer !   Le 1er épisode donne le ton de ce que sera l'anime   Parce que je ne vous l’ai pas dit mais les ninja ont tous un pouvoir surhumain (un ninjutsu pour être précis), rendant les combats excitants, du moins, quand il y a des combats. Le vrai terme serai plutôt exécution vu que tout réside sur la surprise des ninjas, leurs adversaire ne sachant pas le pouvoir de l’autre et créant la surprise à tout le monde, dont le spectateur. Résumé tout les pouvoirs prendrait un certain temps mais sachez par exemple, qu’un des ninjas peut se faire passer pour un autre, un autre ninja est capable d’utiliser des cordes mortel (fait avec des cheveux de femme trempés et séchés si ça vous intéresse 😉 ). Un autre ninja peut allonger ses membres, empoisonner en touchant ou encore annuler tout pouvoir rien qu’en regardant dans les yeux. Il reste encore d’autres pouvoirs impressionnants mais que je vous laisserai les découvrir. Le plus ‘drôle’ dans ces combats et qu’un ninja peut mourir sans combattre alors qu’il était puissant, rendant les exécutions inattendues. Malheureusement, le rythme va s’essouffler dans la deuxième partie de l’animé jusqu’à sa fin mais l’intrigue est toujours intéressante, j’expliquerai ce point plus tard.   Certains pouvoirs ont vraiment la classe !   L’autre point fort de l’anime est sa vision tragique de son univers. On assiste littéralement à une tragédie où règne haine, vengeance, désillusion, tristesse et mort. Tout les personnages vont souffrir et plus on avance dans l’intrigue, moins les choses semble s’arranger. C’est surtout par le couple Gennosuke/Oboro que la tragédie va se représenter : un amour et une paix impossible entre deux clan. Inconsciemment, le spectateur se rend compte de l’atrocité de la guerre, surtout que pour une fois, ce n’est pas avec des gros robots ! Il serait tentant de dire que l’anime va dans le larmoyant, notamment avec Oboro qui pleure tout le temps, mais non ! À aucun moments, on se dit qu’elle en fait trop, comme d’ailleurs de tout les personnages qui pleure, Homme ou Femme. L’ambiance tragique ne se ressent pas que chez le couple Gennosuke/Oboro car il y a d’autres histoires d’amours et d’amour non réciproque, tout aussi tragiques. Dire que Basilisk se résume à « la guerre c’est moche ! » serait faux. Une sorte de poésie se créer dans cette boucherie, toujours via le couple Gennosuke/Oboro, notamment lorsqu’ils jouent de la flûte. Cette poésie se traduit aussi par des moments ‘émotions’ lorsque l’on voit les personnages sous un autre angle par des flash-back, créant de la compassion.   Oboro n'en fait jamais trop et reste toujours intéressante !   On ne peut pas classer les personnages dans des catégories ‘gentil’ ou ‘méchant’, on est pas dans une vision manichéenne ! Ce n’est pas parce que un clan à était victime de torture ou de meurtre que celui ne fera pas pareil ! La grande majorité des personnages sont aveuglés par la vengeance, d’ailleurs, l’aveuglement est beaucoup plus présent qu’on ne le croit. Pour éviter de trop en dire, les personnages sont aveuglés soit par la haine, soit par l’amour et certains actions de certains personnages seront symboliques mais je commence à trop en dire ! Retenez seulement que lorsque vous regarderez l’animé, dit vous que le thème du regard est très important. Un petit mot rapide sur l’ambiance de l’anime en général. Si on écarte les thèmes, l’anime se veut assez violent. On n’est pas au niveau de Ninja Scroll mais ce n’est pas du Naruto non plus ! Les exécutions sont brutaux, il y a un peu de décapitation, sans oublier qu’il y a des scènes de viols et de tortures mais ce n’est jamais gratuit. L'anime est très beau pour l'époque et reste très agréable à regarder encore aujourd'hui !   La tragédie de la série se fait ressentir du début jusqu'à la fin !          Nous somme pareil dans la naissance et la mort   Si vous vous dites que cette anime est génial, vous avez raison mais il y a aussi des défauts. La première remarque que j’aurai à faire est dans son chara design, c’est plus une question de goût que de défaut mais il est important de s’y intéresser. Personnellement, j’aime bien le chara design de chaque personnage mais sur le coup, on pourrait se dire que ça fait très 90’s. En faite, c’est surtout Oboro avec ses grandes yeux qui me font dire cela. D'autant, que certains personnages ont vraiment un look étrange mais ont tous un style qui leurs sont propres. Je trouve aussi que certains personnages sont très archétypales, je pense à Tenzen surtout ! Quand aux femmes, elles ont aussi de gros...arguments , Okoi notamment mais tout les personnages ont un charisme ! Ce ne sont pas des filles sans cervelles !   Okoi est un personnage cool ! Un peu gamine mais cool !   Le vrai problème viens de son développement...très sélective. Pour faire simple, certains personnages sont plus développés que d’autres. Un personnage va avoir droit à son épisode qui explique sa haine mais d’autres personnages auront droit à rien du tout ! Certaines relations ne sont pas très claire, je pense à Okoi et Saemon: ils sont amoureux ? Frère et Sœur ? Les deux ? Amis proche ? Ont ne le saura jamais. On a juste droit à une image où les deux se repose dans l’herbe (habillés hein !). Quand ce ne sont pas des relations claires, ce sont des relations claires mais pas développées. Dire que tel personnage aime un autre, ça ne suffit pas ! Finalement, il y a très peu de relation claires et développées, je pense à Koshirô envers Oboro qui est claire. Le couple Gennosuke/Oboro n’est pas tellement développés non plus. On les montre beaucoup ensemble (surtout la 1er partie de l’anime) mais c’est tout ! Et lorsqu’on a enfin des explications sur le pourquoi du couple...j’ai plutôt été déçu, mais bon, j’aurai due le deviner. Pour en finir avec les histoires d’amours, ils ont tendance à sortir de nulle part, je pense à Hotarubi/Yashamaru qui se battent ensemble puis tout d’un coup, on t’annonce qu’en faite, ils était amoureux...Ha ! Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas toujours claire, même avec des personnages principaux ! On ne sait pas grand-chose sur Gennosuke et même lorsqu’il a droit à son flash-Back (en plus, c’est même pas son flash Back !) c’est pour dire qu’il est un homme droit et déterminé sauf que le spectateur le sait déjà ! Cependant, le manque de développement est compréhensible, on ne peut pas développer 20 personnages en si peu de temps. Du coup, des choix ont été fait malgré que cela ne dérange pas dans l’appréciation de l’intrigue mais reste gênant.     Vous êtes mignons tout les deux mais votre relation sort un peu de nulle part     Le deuxième vrai problème est la deuxième partie de l’animé qui se veut plus lent. Certes, il y a encore des morts et des coups bas mais beaucoup moins que la 1er partie. L’intrigue avance quand même, je vous rassure, mais le tout se fait avec des combats un peu plus réglementaire (des duels en face à face), perdant le mordant de la première partie. Cependant, les personnages restant gagne en développement, tout simplement parce qu’ils sont des survivants ! Je pourrai aussi ajouter la présence d’un épisode ‘filler’, ce qui me choque d’en voir dans un anime avec une durée ‘classique’ (24 épisode). C’est un résumé des évènements précédant alors qu’ont est à l’épisode 10 ! à part la mention d’un personnage qui va être impliqué plus tard (et encore, ça dure 2 minutes !), c’est un épisode inutile. Il y a un autre épisode dont j’hésite à le considérer comme un filler parce qu’il apporte pas grand-chose et montre une fois de plus un passé heureux de certains personnages. Au passage, certains moments sont placés bizarrement, je pense à une blague dans le dernier épisode qui certes montre les personnages sous un autre jour mais dans l’intrigue, c’est plutôt mal placé.   Tenzen est un des personnages le plus important mais n'a pas beaucoup de développement                     Conclusion   Je pense que vous avez deviner ce que sera la conclusion, cette animé est vraiment bien ! Malgré ces défauts, il reste agréable du début jusqu’à la fin. Je l’ai littéralement dévoré et c’est rare ! Si vous n’êtes pas fan d’animé  dans un contexte Japon féodal , celui ci pourrait vous faire changer d’avis ! Au moins, essayer de visionner les trois premiers épisodes et vous serez emportés dans l’intrigue. Bien sûr, il y a d’autres animés plus mythiques dans ce style mais Basilisk est plaisant et ça change des ninjas pas discret. L'anime possède une suite : Basilisk: The Ōka Ninja Scrolls qui est actuellement en diffusion !                        

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Ghost In The Shell

Les années 90 ont été un tournent important dans le domaine de l’animation japonnais, les œuvres sont devenus beaucoup plus matures et plus sombres. Akira de Katsuhiro Ōtomo en 1988 avait déjà lancé ce mouvement mais il faudra attendre 1995 pour que le mouvement prend de l’ampleur avec Ghost In The Shell de Mamoru Oshii. Le film sort dans un contexte plutôt particulier en France, les mangas étaient à l’époque très mal perçu, souvent considérés comme trop violent et sans queux, ni tête. Cependant, le film eu un sacré écho au niveau international, impressionnant Steven Spielberg et James Cameron, ce dernier dira même qu’il s’agit du «  premier film d'animation pour adultes à atteindre ce niveau d'excellence », de la part du mec derrière Terminator 2 et Aliens le Retour, ça en jette ! Ce film inspira des films comme Matrix des Frères (à l’époque) Wachowski ou des jeux vidéo comme Deus Ex. Ghost In The Shell a aussi été décliné en série, jeux etc.…. et continue encore d’être adapté de nos jours.Aujourd’hui, pour les plus grand plaisir des fans de SF, je vous propose de replonger dans Ghost In The Shell.          D'Ailleurs, c'est ce que mon Ghost me murmure   La première chose à dire avant tout est que Mamoru Oshii n’a pas créé Ghost In The Shell mais l’a adapté en film. Par contre, il a créé les Panzer Corps, c’est à dire l’univers de Jin-Roh (il était scénariste sur ce film) et réalisé The Red Spectacles et Stray Dogs qui ont lieux dans le même univers qu’on nomme la Saga Kerberos. The Red Spectacles et Stray Dogs sont des films live, je n’ai vu que The Red Spectatcles qui est un film expérimental et donc très spécial mais pas mauvais. Je vous conseillerai Jin-Roh pour débuter les films sur les Panzer Corps et mériterait un article tellement j’adore ce film ! Du côté Anime, Mamoru Oshii a réalisé Patlabor et Patlabor 2, L’œuf de l’ange ou encore Dallos, le 1er OAV de l’histoire ! Dallos était sympa mais sans plus mais on peut y voir déjà le style des Panzer Corps, sauf que c’est avec des chiens. Mamoru Oshii aborde souvent les thèmes de la condition humaine, la technologie et son influence (sauf Patlabor apparemment) ainsi que la dystopie.   Les Célèbres Panzer Corps de Jin-Roh !     Mais alors qui à créé Ghost In The Shell ? Il s’agit de Masamune Shirow  qui est d'ailleurs un pseudonyme. Il a réalisé Applessed qui est un de ces manga les plus connus et a lui aussi eu droit à ces adaptations. On y trouve beaucoup de similitude avec Mamoru Oshii dans ses thèmes, à la différence que Masamune Shirow explique beaucoup son univers avec des annotations, ce qui montre une volonté de vouloir créer un univers réaliste car ce qu’il dit est basé sur des expériences et des thèses scientifiques plausibles. Pour ce qui est de Ghost In The Shell, la version manga est identique par rapport au film pour ses thèmes mais différent dans le ton. La version de Masamune Shirow est beaucoup plus drôle, pour ne pas dire décalée. Le Major Kusanagi est une héroïne qui aime faire des conneries, boire du saké ou faire de nouvelle pratique sexuel (c’est dans le manga mais supprimé par son auteur dans les éditions de nos jours). Elle s’en prend plein la face aussi avec son équipe qui lui font voir de toute les couleurs, sans oublier les Tachikoma, des robots mobile avec une IA mais qui se comportent plus comme des gamins que des soldats. Tout ça donne un aspect comique à l’œuvre mais qui est absent dans le film, ambiance qui ne correspond pas au style de Mamoru Oshii qui se veut beaucoup plus sérieux. Cependant la série Stand Alone Complexe se veut être un bon compromis entre l’aspect comique du manga et le sérieux du film, même si le manga est un minimum sérieux, il aime beaucoup déconné, Masamune Shirow est un homme qui a beaucoup d'humour dans ses œuvre. On pourrait faire le lien avec Appleseed qui a beaucoup de similitude avec Ghost In The Shell avec son héroïne forte entourée d’être cybernétique et qui se remet en question, le tout dans une ambiance cyberpunk. Je ne parlerai pas de la chronologie de Ghost In The Shell qui est un véritable foutoirs avec tout les déclinaison qui sont sorti. Le film sort donc en 1995 dans les salle de cinéma et comme vous vous en doutez, à eu un énorme succès. Masamune Shirow aimera beaucoup cette adaptation et parlera même d’univers alternatif à son manga.     Le Major Kusanagi du film et du manga sont deux personnes différentes           Une Multitude d'ingrédients composent le corps et l'esprit    L’intrigue du film met en scène le major Kusanagi, une cyborg qui travaille à la section 9, une section privée de la police qui ont tout les droits. Elle se retrouve dans une enquête d’espionnage qui va la mener à la traque d’un cybercriminelle nommé le « Pupper-Master » ou le « Marionnettiste » en français. Le cybercriminelle est capable de prend l’esprit d’un humain (appeler Ghost), de le manipulé ou de le faire croire qu’il a une vie différente. Pour ce faire, il utilise un réseau mondial, un réseau équivalent à internet pour pirater le ghost des gens. Ajouter à cela la présence du secteur 6 qui cherche aussi le Puppet-master mais pour des raisons obscures. Tout le film va tourner sur deux questions : Qu’est ce qu’un être humain et qu'est ce qui le définit ? Le major Kusanagi est une cyborg, une invention de l’homme pour les soutenir dans la lutte contre la criminalité. Elle se pose beaucoup de questions durant tout le film. C’est assez typique des héros de Mamoru Oshii, pour parler vulgairement je dit souvent que ce sont des héros ‘blasés’. Ce sont des héros qui n’exprime pas beaucoup d’émotion, qui sont fatigués, perdu, se demandant qu’est ce qu’ils font là. Il serait tentant de faire le lien avec Rei Ayanami dans Evangelion (sorti d’ailleurs avec quelques mois de différence après Ghost In The Shell) mais ce serai faux car Rei à un lien avec le monde, même si plus tard, sera faussé mais elle a lien. Ici, le Major Kusanagi n’a aucun lien avec le monde car elle n’existe que pour faire son boulot et elle prévoit même une mise en arrêt possible par ses supérieurs le jour où elle sera obsolète, signifiant la mort pour elle. A quoi sert-on de vivre si ce n’est que pour suivre des ordres ? Plus l’intrigue va avancer dans le film, plus sa vision pessimiste se confirme. Elle lutte alors pour trouver un sens dans sa vie alors qu’elle n’est pas humaine et c’est ce qui fait la beauté du film, je trouve. Il est difficile de croire qu’il s’agit d’un cyborg mais le Major Kusanagi comporte des sentiments humains, se rapprochant du spectateur qui se pose les même questions existentielles, nous rappelant alors à notre propre condition. De plus, le cyborg étant proche de l’homme visuellement ne fait que de renforcer les mêmes questions du Major Kusanagi: Qui je suis vraiment ? Est ce que je suis différents des humains ou semblable à eux ? Etc…   Le Major parle de philosophie avec Batou, une scène marquante !   On peut le dire, la philosophie est le point fort du film et même tout l’intérêt de le regarder. Contrairement à ce que j’ai pu lire sur des critiques professionnels (du moins, prétendu professionnels), l’intrigue n’est pas le point faible du film car il accompagne les propos du film. Cependant, le film est quand même difficile à comprendre une première fois et nécessite plusieurs visionnages mais reste accessible à tous ceux qui vont l’effort de comprendre, à moins bien sûr d’être habitué à regarder ce genre de film pour le comprendre une première fois...Je vous rassure, ce n’était pas mon cas.          Tu utilise toujours ce fichu révolver ?     Après avoir parler philosophie, je vais parler technique. Un autre point fort du film est sa beauté graphique qui en a bouche bée plus d’un, même encore de nos jours, ce film est beau ! La vision pessimiste de Kusanagi se reflète dans une ville qui reflète l’angoisse sublimement. L’intro du film aussi qui montre la naissance du Major Kusanagi est mémorable ou encore les scènes de combats, très peu nombreux mais magnifiques. D’ailleurs, cela m’amène à la question de l’animation : pourquoi ne l’a t-il pas fait en film live ? Tout simplement qu’à l’époque, L’animation permet de rendre Ghost In The Shell plus fluide qu’un film live dont la maîtrise de la 3D reste un exploit à l’époque. Mais c’est surtout les cellulose qui posent problème pour Mamoru Oshii et il voulait dépasser les limites techniques. Pour se faire, il a utilisé l’informatique, il dira même « un film ne peut gagner en réalité que s’il fait référence à du connu », montrant sa détermination à dépasser les limites. Il a utilisé ce qu’on appelle « animation stand », une table spéciale qui permet de faire les travelling et les gros plan, le tout en pouvant faire des mouvement de 360°, bref une technique peu commune. En tout cas, pour Mamoru Oshii, seul l’animation permet de rendre le film graphiquement fluide et beau, est autan le dire, c’est un sacré tour de force à l’époque. Cette même année sortait Toy Story pour la 3D mais en tant que film d’animation Japonais, pas vraiment de concurrent, je dirai même aucun concurrent technique pour les animes.   L'Animation Stand, table qui a beaucoup servit durant le film     Un autre point fort du film est la B.O qui colle superbement au film. On le doit à Kenji Kawai qui a beaucoup collaboré avec Mamoru Oshii auparavant et qui avait fait la B.O de la première série Fate/Stay Night. Il est considéré comme l’un des compositeur les plus connu au monde et son travail sur Ghost In The Shell n’a fait que d’accroire ses talents. Son thème le plus connus reste Making of Cyborg , il s’agit de la musique lors de la ‘naissance’ du Major. Personnellement, on pourrait faire le lien avec Vangelis, le compositeur de Blade Runner dont sa B.O est très reconnaissable.Tout ça pour dire que la B.O est indissociable de l’image dans beaucoup de film est c’est le cas pour Ghost In The Shell. En parlant de Blade Runner, ce film a eu une forte influence pour Ghost In The Shell car les même thèmes sont abordés et l’ambiance cyberpunk y est assez similaire. Quand au doublage Français, il est génial ! Le major est doublée par Tania Torrens, la voix de Seygourney Weaver dans Alien ; Daniel Berreta pour Batou, soit la voix d'Arnold Schwarzenegger; Pour finir Pascal Renwick pour Togusa, qui est la voix de Laurence Fishburne (Morpheus dans Matrix). Le point commun entre ces trois voix ? Ils sont tous connu pour leurs doublages dans des films de Science Fiction, un choix qui ne pouvait que marcher. La V.O est aussi excellent : la voix du major est celle de Caster dans Fate/Stay Night et Batou est celle de Solid Snake.     Rien qu'à revoir cette image, je réentend le thème musical      On a piraté mon Ghost !   Pour faire ce film, il a fallut beaucoup de travail à l’équipe de Mamoru Oshii, ils ce sont impliqués pendant un an sans chaumés, même Mamoru Oshii en était épuisé et ne fera pas de film avant 5 ans ! Le film a malheureusement était mal compris pendant longtemps, les critiques et le spectateur de l’époque n’ont rien compris. Certains ont vu une critique de la technologie (cyborg, internet, etc.…) mais c’est plutôt faux. La technologie a du bon comme du mauvais et le film pèse le pour et le contre par le personnage du major Kusanagi, observatrice de son propre univers. On ne remet à aucun moment la question du cybernétique ou des implants technologique dans ce film, on remet juste en question le sens de la vie, question philosophique que se pose Mamoru Oshii dans chacun de ses films. Ce film à donc aucun défaut ? Et bien, comment dire, très peu de défauts, si on considère ce que je vais dire comme des défauts. Personnellement, je ne lui en trouve pas mais il y a des points qui peuvent tachés ce chef d’œuvre . Premièrement, ce film est court, Je ne suis pas le genre de personne à critiquer la durée d’un film mais ce film ne dure que 1h17, c’est quand même court, non ? Mamoru Oshii aurait pu prolonger son film avec d’autres éléments du manga mais le projet était long et laborieux, je peux comprendre que c’était suffisant pour lui. De plus, il a résumé le manga en allant qu’à l’essentiel est c’est quand même un exploit. Un autre point à dire est l’aspect trompeur du film, on croit qu’on va avoir a faire à un film d’action mais non ! La couverture peut mettre en erreur, c’était pareil avec Jin-Roh mais ça aurait était bête d’en faire un film purement d’action alors qu’on parle de philosophie. Par conséquence, le film est plutôt propice à la poésie futuriste plutôt qu’à de l’action, ça peut déplaire du monde mais ce serait dommage de ne pas faire l’effort d’accepter ce que le film veut être, surtout que les scènes contemplatifs sont magnifique de beauté et de sens. Je pense à la scène où le major voit un autre cyborg avec la même tête qu’elle, elle semble choquée et perdue et je trouve que cette scène résume bien de quoi le film est question.   Le Major Kusanagi viens de voir un autre cyborg qui a la même tête qu'elle, comme si elle se regarde dans un miroir   Enfin, le film pourrait être dur à comprendre une première fois, l’intrigue s’enchaînant assez vite et paraît compliquée alors qu’en faite, ce n’est juste qu’une course poursuite entre le major et le Puppet master. Par contre, il y a la fin qui est une autre histoire parce que il suffit que vous n’être plus concentré pendant le film pour ne pas comprendre la fin. Un conseil, éteignez votre portable, aller faire votre commission au toilette et enfermer vous pendant 1H20 et vous serez en condition pour tout comprendre, sauf si vous vous endormez mais le ne faite pas, je le saurez 🙂 .             Conclusion   On est d’accord, ce film est un classique qu’il faut voir une fois dans sa vie, tout simplement, surtout si vous aimé la Science-Fiction avec une ambiance Cyber Punk. Il s’agit d’un des meilleurs film de Mamoru Oshii. Ce film est en faite l’un des rares adaptations qui a permit à une licence d’être beaucoup plus populaire que son format initial, les nombreux autres adaptations ne dirons pas le contraire. Je pense que ce film à été le fer de lance du renouvellement des mangas/Anime par rapport à son approche beaucoup plus mature. Des séries comme Neon Genesis Evangelion, Cowboy Bebop, Trigun ou encore Serial Experiments Lain ont suivi le mouvement des animes matures. Certains avait commencés à le faire mais Ghost In The Shell est celui qui a marqué au fer rouge le talent de l’animation japonais mature, fermant le bec à tout les détracteurs de manga (oui, Ségolène et Zeymour, c’est à vous que je m’adresse). Le film bénéficie aussi d'une autre version appeler Ghost In The Shell 2.0, une version amélioré du film graphiquement. Quand au film de 2017, je ne l’ai pas vu mais pourquoi pas en faire un comparatif mais je sens que je vais le regretter.    

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The End Of Evangelion

Neon Genesis Evangelion a connut un succès immense au japon, cependant la fin de cette série fut très problématique et très scandaleuse par sa fin trop abrupte et complexe. Les Otakus n’ont pas tardés à réclamer une vrai fin au détriment d’Hideaki Anno, l’auteur d’Evangelion. Il finira quand même à cédé à leurs exigences mais cela se fera de manière grandiose et rien de mieux que de finir la série au cinéma ! La vrai fin de la série est en chantier jusqu’à sa sortie en 1997 et se nommera The End Of Evangelion. Parler de ce film reste une tâche difficile car très délicat dans ses thèmes et surtout par sa complexité qui surpasse la série. Malgré les prix qu’il a reçu dont celui d’Animage, le film fut très critiqué par les fans mais aussi par la presse. Il sera question d’avoir un regard plus analytique que critique car bien comprendre le film permet de bien comprendre la démarche de son auteur, pas si évidente lors d’un premier visionnage. Tout ce qui sera écrit dans cette article n’est rien d’autre que mon interprétation personnelle du film.   Est-ce donc la fin tant attendu ? Les Fans voulait une fin, ils vont l’avoir, au point de le regretter.   Affiche du film au cinéma à l'époque
  ! ATTENTION ! Le film que je vais vous présenter contient des scènes inapproprié pour un jeune publique. Il contient des scènes dérangeantes et peut choqué. J’en fait peut-être un peu trop, ce n’est pas le pire film dans ce domaine mais vaut mieux prévenir que guérir. L’article restera le plus soft possible et évidemment je vais spoiler donc regarder le film (et la série aussi) avant de lire l’article. Vous êtes prévenus !            Entre Deux Apocalypse   Avant d’entreprendre d’analyser le film, il serait judicieux d’expliquer ce qui s’est passé entre 1995 et 1997. D’abord, la série à été rediffusée à la télévision au japon, preuve que la série à cartonner (C’est le cas pour beaucoup d’animés comme Elfen Lied par exemple). Cette rediffusion n’est pas qu’une simple rediffusion puisque les épisodes 21 à 24 bénéficies de scènes supplémentaires et que la censure est absente : on appelle cette version la Director’s cut . En Mars 1997 sort Death And Rebirth au cinéma pour faire patienter les fans. Death And Rebirth est considéré comme un film «inutile» par ses fans alors qu’il a rempli les salles de cinéma au japon. Ce film n’est rien d’autre qu’un résumé de la série….c’est tout ! Pour ma part, je dirais même un mauvais résumé de la série puisque seule les faits sont résumé et que la psychologie de la série est très en retraite. Cependant, ce film à deux qualités : Des petites scènes sont ajoutées montrant globalement tout les personnages jouant les canons de pachelbel avec leurs propre instruments et venant chacun à leur tour. Certaines scènes sont même refaites comme la scène où Rei fait un grand sourire (d’ailleurs, cette scène a plus de 4 versions différentes! )   La Preuve en Vidéo :    Le doublage de la série été atroce, le film est encore pire ! En faite quasiment aucun doubleur de la série n’a voulu faire le film. Résultat, des doubleurs qui débarque de nulle part, ne connaissent pas leurs personnages, ne réagissent pas lorsqu’il faut réagir….vite faite, mal faite ! Un exemple simple, Basique 😉 : Shijin pleure de joie en V.O en sachant que Rei est saine et sauf contrairement à la V.F où le doubleur oublie de pleurer, à croire qu’ils n’ont lu qu’un texte sans même voir les images ! Une autre particularité de Death And Rebirth est qu’il contient 26 minutes environs de The End Of Evangelion qui était en pleine préparation (d’où son succès au cinéma). Les fans impatients de voir le début du film doivent prendre leur mal en patience car après Death And Rebirth, apparaît un compteur qui fait office d’entracte a à peine 1H de film pendant 5 minutes !Enfin, le manga est entrepris en 1995 pendant la diffusion de la série et finira en 2014 ! 14 tomes en presque 20 ans ! Pourquoi ce fut si long ? Le dessinateur n’est rien d’autre que Yoshiyuki Sadamoto, le character designer de la série et il travaillait sur la série au même moment. Sans oublier sa collaboration avec Mamoru Hosoda (Les enfants Loups ou encore La Traversée du temps) et son travail sur la série de jeux vidéo .hack// (dont la série .hack//SIGN). On peut dire qu’il n’a pas chaumé !   On peut dire qu'à la Gainax, On sait teaser !                This is the end of the world as we know it !   Résumons très vite The End Of Evangelion: Tous les Anges ont été tués par les Evas, les Hommes semblent avoir réussir à triompher de leurs ennemies, cependant le projet de complémentarité de l’homme est dévoilé. Ce projet mis dans le secret pendant toute la série consiste à l’extinction de l’Homme, autrement dit le Third Impact maîtrisé par l’Homme lui même, oui mais par qui ? La Seele et La Nerv (Gendo précisément) veulent chacun leurs fin du monde et La Seele prend de force Le QG de la Nerv par un bain de sang. Misato reprenant l’enquête de Kajin découvre la vérité énoncé plus tôt et se prépare à l’affrontement. Pendant ce temps, les pilotes sont tous aux bord de la dépression : Shijin s’en veut d’avoir tué Kaworu, la seule personne qui l’ai apprécié et compris ; Asuka est dans le coma depuis son dernier affrontement-introspection ; Enfin, Rei ayant réalisée que Gendo le manipule pour son propre intérêt, réduit ses efforts à néant en redevenant froide avec tout le monde. Shijin est le seul qui puisse faire quelque chose et semble le seul à pouvoir sauver le monde une dernière fois mais cela ne se fera pas sans souffrance. La première chose à dire sur ce film est qu’il est radicalement différent de la série par sa violence. Le film est très violent, on assiste à un massacre qui s’éternise pendant la première moitié du film. Des personnages principaux vont mourir comme Misato, le personnel de la Nerv et Asuka y passe aussi...dans un premier temps. Comment cela ? En faite c’est très dur à expliquer si on a pas vu le film mais certain personnages meurent sans disparaître totalement et finalement seulement Asuka sera ‘ressuscitée’. D’ailleurs, les morts sont très violentes, on assiste à deux décapitation celui de Misato (visible en mettant sur pause au bon moment lorsqu’elle explose) et celui d’Asuka. Gendo mourra aussi dans d’atroce souffrance, dévoré par l’Eva….il y a de la joie dis donc !   La série savait être violente mais n'est rien comparé à ce film   La violence n’est pas seulement physique, elle est psychologique aussi pour les survivants ou plutôt le seul survivant : Shijin. Si vous n’avez pas aimé ce personnage dans la série, vous allez le haïr dans ce film parce qu’il ne fait rien, mais vraiment rien alors que tout ses amis meurent autour de lui, fessant une fois de plus une preuve de lâcheté. Lorsqu’il finit ,enfin, de prendre les choses en mains, il est trop tard et à partir de ce moment la violence est psychologique. Quand à Rei, elle finit par avoir sa vengeance et de faire chuter les plans de la Seele et de Gendo. Youpi ! c’est ce que le spectateur aurait dit seulement si Rei n’avait pas décidée de laisser Shijin faire le plus grand choix de sa vie : Tuer tout les êtres humains ou au contraire les épargner...je vous laisse deviner ce qu’il a décidé. Ce film a une ambiance particulière mais surtout il est bien construit en tant que film apocalyptique. Les évènement s’enchaînent rapidement et la psychologie du film, bien que difficile à comprendre, reste appréciable par sa mise en scène plus qu’osée. Le seul combat du film (oui, le seul) a de la gueule et est d’une rare violence comparée à la série. Vous l’aurez compris, c’est un film violent mais Subtile.              Sea, Sexe And Death   Après avoir longuement insisté sur la violence du film, je vais parler du deuxième sujet qui ont fâchés les fans : le sexe. Je vous rassure, on est pas dans du hentai car rien n’est montré….sauf le début du film. En faite, les gens qui ont vu ce film n’ont retenus que la scène de l’hôpital où Shijin se fait plaisir en solitaire en voyant, par accident, la poitrine d’Asuka encore dans le coma. J’ai été choqué lors de mon premier visionnage, c’était la première fois que je voyais ce genre de chose en dehors du hentai et quand on s’y attend pas à voir ce genre de scène, fait en plus par son créateur original, ça choque. Choquant mais voulu par son créateur ! En effet, beaucoup de gens ont vu une critique du Hentai et des fantasmes des otakus envers des personnages qui n’existe pas qu’on appelle Waifu, c’est à dire une attirance envers un personnage féminin au point d’en vouloir comme petit copine. Il y a cependant un autre sens à comprendre dans cette scène. Hideaki Anno a dit lors d’un interview qu’Asuka été consciente lors de cette scène mais qu’elle ne peut pas bouger, comme une paralysie du sommeil d’où sa colère plus tard dans le film envers Shijin. C'est littéralement un abus dont Asuka est victime et on peut comparé cette scène à la pochette de l’album Wish Were You Here des Pink Floyd qui a même le sens, l'homme en feu est abusé par celui qui est en face.   à gauche la couverture de l'album Wish Were you Here et à droite la réaction que vous aurez en voyant la scène dans l'Hôpital     La nudité est très présente à travers le personnage de Rei qui est constamment nue et ira même jusqu’à l’acte sexuel avec Shijin pendant la fin du monde. Ce qui m’amène au génie du film car tout au long du film, il est question de la peur de l’acte sexuel à travers des images subliminaux. Je suis sûr que tout ceux qui ont vu ce film n’ont pas fait attention aux apparitions des vulves pendant le Third Impact ou des contours des yeux des Evas qui ressemblent aussi à des vulves. Pourquoi des symboles sexuels pendant tout le film ? Il est question de la peur de la castration lors de l’acte sexuel, Shijin voyant Rei sous sa véritable forme, une femme nue qui veut s’unir ‘corps et âme’ avec lui, ce qui provoque en lui une peur immense. Il est de même pour Asuka, c’est la raison de son acte dégoûtant et une nouvelle fois une preuve de lâcheté. On peut ajouter que Rei est la mère de Shijin (du moins sa représentation) ce qui renvoi au complexe d’Œdipe : le désir inconscient pour l’enfant d’avoir une relation sexuel avec sa mère au point de vouloir la mort du père. Shijin voulait s’unir avec Rei dans la série mais sans osé s’approcher d’elle mais en étant conscient inconsciemment (vous suivez?) que c’était sa mère, ce qui est la raison de pourquoi il pilote l’Eva selon moi. Cette acte incestueux de Shijin amène la fin du monde et la mort ou plutôt l’apogée destructeur de ses fantasmes. Déjà dans la série Shijin avais des fantasmes auprès de Rei, d’Asuka et de Misato et le film met l’accent sur ce fantasme car lorsque deux personnes se rencontre, il y a des questions sur les sentiments mais aussi sur la ‘consommation’ de cette relation (Faire l’amour pour faire simple) d’où l’omniprésence du sexe aussi dans le film. Finalement, cela a servit à deux choses : parler psychologiquement du sexe et parler de problème d’Otaku face à la réalité surtout face aux sexe.   Rei est terrifiante dans ce film !     Le sexe et la mort sont indissociable dans ce film, à chaque fois qu’on parle de la mort, on parle de sexe : Shijin qui regard la ville détruite au début du film pour enchaîner sur la scène de l’hôpital ; Misato qui embrasse Shijin puis qui meurt quelques minutes après ; La décapitation de l’Eva 02 ou le Third impact qui insinue que Shijin et Rei font un acte incestueux. Une autre scène attire mon attention, la mort du personnel de la Nerv, tués par des Rei. La position et son regard est très charnel mais en réalité elle est venu pour ‘tuer’ en se transformant en fantasme selon le personnage en question. Quand je dit ‘fantasme’, je veux dire la personne dont la victime apprécie le plus : Maya avec Ritsuko, Le gars à lunette avec Misato, Fuyutsuki avec la mère de Shijin (Plus un amour paternel qu’autre chose ici) et l’autre gars du groupe tuer par plein de Rei !? 2 interprétations possibles, soit il n’a pas de fantasme ou c’est inconnu (on s’en fout un peu me direz vous), soit c’est Rei, c’est plutôt dégueu mais pas illogique car il me semble qu’il a déjà dit que Rei était sexy ou quelque chose dans le genre. Ma mémoire fait défaut ici….dans ce cas là, je suis étonné que Gendo n’a pas appelé la Police. Plus sérieusement, Je pense qu’ici que les Otaku sont une fois de plus visé.     à ce point là, ce n'est plus un animé, c'est un film d'horreur !   cela prendrai du temps de tout montrer sachant qu’il est fort possible qu’il ai encore des signes que je n’ai pas vu même après plusieurs visionnages. Il faut comprendre aussi qu’il ne s’agit que d’interprétation et que tout n’est pas forcément systématiquement lié au sexe et qu’il y a plusieurs niveau de lecture dans une même scène. (même si je pense que tout renvoi au sexe.)                 This is the end   En parlant de niveau de lecture cela m’amène à ce pourquoi ce film est génial, dire que le sexe et la violence sont liés est assez visible dans le film, par contre ce que je vais dire nécessite de bien connaître ce qui s’est passé autour du film. Je l’ai dit dans l’intro mais Hideaki Anno à eu un retour difficile sur la fin de la série, surtout de la part de fan qui n’ont pas hésité à le lynché au point de recevoir des menaces de morts, Oui des menaces de mort ! Les personnes qui ont envoyés ces lettres n’ont pas imaginés à cette époque qu’ils viennent de tuer leur licence favorite. Comment cela ? Disons que j’ai une vision assez particulière du film. Je ne sais pas si tout ceux qui ont vu le film et particulièrement ceux qui ne l’ont pas aimés sont au courant de ces menaces de mort que l’auteur a reçu après la série. Quand j’ai revu pour la énième fois ce film mais avec l’idée que l’auteur a fait ce film suite à ces menaces, ça change tout la vision du film ! Et si ce film n’est rien d’autre que la réponse d’Hideaki Anno envers ces fans ? pour ne pas dire sa vengeance ! Ça explique la violence du film dans ses propos et dans sa manière d’être. Je pense fortement qu’il ai fait ce film pour faire chier les fans, tout simplement ! Vous aimer Asuka ou Misato ? Je vous offre leurs morts ; Vous fantasmer sur Rei ? Je vous offre de quoi réalisé ce fantasme mais Shijin ne la choisira pas à la fin et provoquera sa mort ; Vous vous dite que ça va bien finir, pas de chance ! Mais en plus, je détruit votre univers pour qu’enfin on me fout la paix ! Fallait pas m’énerver…..je pense qu’il s’est dit ce genre de chose en écrivant ce film. Beaucoup de gens à l'époque ont dus avoir cette tête quand ils ont vu ce film   D’ailleurs, sa vengeance va plus loin que de détruire tout ce que l’auteur avait imaginé puisqu’il redonne les coups qu’il a reçu. En effet, les lettres de menaces de morts sont visible dans le film ! Ils apparaissent très vite mais on les voient ! Il y a même une photo du studio de la Gainax tagué avec des insultes et le mot sexe...quand je vous dit que tout s’explique ! Autre élément invisible à l’œil nu mais si je vous dit qu’il y a une pub dans le film, vous me croirai ? Pourtant il y a une figurine de Misato et d’Asuka placées de manière subliminale dans le film ! Quand la fiction et notre réalité ce mélange ! Il y a d’autres anecdotes ‘rigolotes’ dans le film comme la biographie du studio Gainax sur un écran d’ordi ou des corps de Rei avec des têtes de Shijin. Je vous conseil la vidéo «  Ten things you might have missed the end of evangelion » pour voir tout ce que j’ai dit .Cela m’a beaucoup permis de réalisé l’importance de la violence et du sexe à la fois, par contre c’est en anglais !   Ces figurines sont dans le film mais invisible à l'œil nu à moins de mettre pause au bon moment !   Notre réalité est relié à ce film par le biais de scène en prise de vue réelle, une première pour Hideaki Anno qui montrait déjà sa volonté de faire des films avec des vrais acteurs. On peut y voir une salle de cinéma rempli de spectateur qui regard la caméra, peut-être des gens qui sont venu voir Death And Rebirth (on peut même voir un gars faire l’abruti devant la camera pendant cette séquence). Cela nous renvois à nous, spectateurs qui somme assis dans cette même salle (plus pour ceux de l’époque mais bon…) et regardons quelque chose d’imaginaire comme si on se regardait dans un miroir. Il y a aussi Asuka, Rei et Misato en cosplay dans ces séquences, qui accentue l’idée que ce n’est qu’un film ! On peux le dire aussi autrement : arrêter de regarder ces conneries et sortait donc rencontrer des vrais filles plutôt que de fantasmé sur ces trois là ! On peut le dire, l’auteur c’est lâché ! En plus, il devait avoir beaucoup plus de scène en prise de vue réelle mais par manque de temps (ou peur de la Gainax qui sait ?) ces extrait ne sont pas mis dans le film mais trouvable sur le net !   Les fameuses lettres de menaces auquel l'un d'entre eux est écrit : "Anno je vais te buter" Charmant   C’est comme le compteur dans Death And Rebirth, une manière de dire que vous êtes vraiment des ‘minables’ à attendre comme des imbéciles devant un compteur alors que vous pouvez vivre une vie ! Ce qui m’amène enfin à la fin du film qui pour beaucoup a due être un choc pourtant après tout ce que je viens d’écrire….c’était prévisible !   La confusion entre la fiction et la réalité   Cette fameuse scène où Shijin étrangle Asuka contre toute attente, surtout après un magnifique texte sur la réalisation de soi. Pourquoi ça finit comme ça ? Il y a différents niveaux de lecture, la première est scénaristique : Shijin choisit de vivre dans la réalité malgré la difficulté de se lié avec des gens mais seul solution pour se réalisé et vivre sa vie. Alors qu’il échoue sur la plage avec Asuka (symbolisant Autrui) il voit pour la dernière fois Rei (sa mère du coup) et regrette son choix comme un enfant gâté d’où le fait d’étrangler Asuka, cette femme castratrice envers lui. Par son geste de la main, elle avoue son amour pour lui mais ce dernier, confus dans son acte fond en larme revenant ainsi au point de départ….tout ça n’a servi à rien ! Cette fin n’est pas optimiste et casse avec la fin de la série, une manière de dire aux fan : ‘C’est ça que vous voulez ?' Pour résumer si vous êtes un Otaku sans vie social, il serai temps de grandir et d’assumer ce monde qu’est le notre. Shijin serait ici l’Otaku et Asuka autrui. La deuxième interprétation, celui dont personne ne pense : cette fin est un bon gros doigts d’Honneur à tout ceux qui sont fan de la série, Shijin étant l’Otaku et Asuka serai Hideaki Anno. L’auteur qui a voulu montrer sa bonne foi dans la série et qui se fait étrangler par ses fans comme récompense, concluant ainsi le film par un « Tu me dégoûte » ou « ça me dégoûte » selon les traductions. Le Third Impact ! L'apocalypse tellement redouté se produit   Il y a aussi une fin alternative pas présent dans le film mais dans le jeu Evangelion sur Nintendo 64. Dans cette version, Asuka est éveillée et dit quelque chose. Shijin ne l’ étrangle pas ! Par contre, on ne voit pas Rei ! Cela a l’air d’être une version censuré du film ou peut-être pour éviter de finir le jeu avec un goût amère mais cette fin existe et est peu connu ! Et comme je suis sympa, je vous le montre (ça commence à 2:40) :               C’est vraiment la fin cette fois-ci ? (Conclusion)   Et bien, je peux dire que cela n’a pas été facile de parler de ce film, sachant que j’ai dû oublier des choses mais le principal y est. Personnellement j’ai toujours aimé ce film depuis mon premier visionnage. C’est une expérience qui ne plaira pas à tout le monde, j’en suis conscient mais le film ne se laisse pas faire ! C’est littéralement un cri de colère de la part d’Hideaki Anno qui a prit le risque énorme de transformer Evangelion en un orgie de violence et de sexe au détriment de ses fans, payant ainsi leurs comportement vis à vis de l’auteur. Hideaki Anno à cependant dit qu’il avait regretté d’avoir fait ce film pour justement tout ce que je viens de dire. Cela ne l’empêchera pas de faire un remake de la série en 2007, peut-être dans l’idée d’enlever The End Of Evangelion des mémoires. Les critiques était très mitigés, certains le trouvait génial, d’autre vraiment horrible (surtout chez nous d’ailleurs) , allant jusqu’à dire qu’il s’agit d’une fin alternatif, bien que le film s’appelle La fin d’Evangelion. Est-ce une manière de ne pas accepter la fin ? Dans mon cas, j’ai toujours considéré qu’il s’agissait de la vrai fin mais après chacun ses opinions. Alternatif ou pas, je ne peux que vous laisser décider par vous même de ce film mais sachez qu’avec le temps, ce film a remonté dans les estimes des gens, peut-être parce qu’ils ne l’ont pas vu à l’époque et ne ce sont pas senti visé ! alors laissez lui une seconde chance !   Merci à ceux qui ont aimer mon premier article sur Evangelion 🙂

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Neon Genesis Evangelion

Depuis les années 60, les Mechas ont largement contribués au succès de l’animation japonaise, du petit robot astroboy d’Osamu Tezuka jusqu’à Darling In The Franxx, en passant par Gundam, le genre mecha a fait un sacré chemin pour être ce qu’il est aujourd’hui. Pourtant, quelques Animes mechas sortent du lot : Gundam, marquant pour ses sujets matures à l’époque ; Macross (ou Robotech chez nous) pour son space-opera ainsi que ses triangles amoureux sur fond musical ; Code Geass avec son héros charismatique qui possède le pouvoir de manipuler qui il souhaite dans des conflits geo-politiques. Mais pour beaucoup, celui qui a contribué au genre mécha ainsi qu'aux Animes en général c’est Neon Genesis Evangelion. Véritable phénomène au japon en 1995 qui perdure encore, Neon Genesis Evangelion a marqués les esprits de tous avec ses robots qui sont un mélange de Super Robot et de Real Robot. Ses personnages tourmentés psychologiquement et surtout ses thèmes philosophiques en font la renommée de la série, souvent désigné comme la meilleur série de mécha. Que l’on aime ou pas, Neon Genesis Evangelion a su marquer le monde de l’animation Japonnaise. D’ailleurs, on doit la série au studio Gainax et particulièrement à Hideaki Anno. Qu’en est-il aujourd’hui de Neon Genesis Evangelion ? Mérite-elle tant d’éloges ? est-elle surcotée ? c’est ce que je vais tenté de répondre avec un regard objectif, chose difficile quand on est un gros fan de cette série 😉          God in heaven all's right with world      Commençons par son intrigue : En l’an 2000, une partie de la planète Terre est invivable suite à une explosion au pôle Sud, il s’agit du second impact provoqué par la fusion d’un humain et d’Adam. Adam est le premier ange venu sur terre il y a très longtemps et un ange...c’est un très gros extra-terrestre pour simplifier. En 2015, alors que les humains tente de s’adapter à leur nouvelle vie dut au second impact qui provoqua la montée des eaux, des anges commence à venir sur terre pour détruire Tokyo-3, la ville forteresse contre les anges. C’est à ce moment que notre héros, Shinji Ikari arrive en ville, rappelé par son père Gendo Ikari qui est le chef de la Nerv. La Nerv c’est l’organisation qui lutte contre les anges et Gendo en est son commandant. Shinji sera accompagné de la très agressif Asuka Langley et de la très mystérieuse Rei Ayanami (Véritable porte étendard de la série dit en passant) . Misato Katsuragi, Directrice des opérations de la Nerv viendra superviser les pilotes pour les combats. Nos Héros vont piloter des Eva, des robots géant pour lutter contre les anges mais cela ne va pas être si facile. Dit comme ça, rien de bien incroyable me dirait vous mais je n’ai fait que d’érafler la partie supérieur de l’iceberg, car Evangelion (c’est plus court que Neon Genesis Evangelion) est bien plus compliqué et ce n’est pas là où on pouvait si attendre. En effet, je l’ai mentionné très vite mais l’anime est très, très, très psychologique, tellement psychologique qu’en vérité par grand monde a compris Evangelion. Je ne vous l’ai pas dit mais Shinji n’a pas vu son père depuis 10 ans parce que ce dernier l’a abandonné à la mort de sa femme. Shinji vivra ce moment comme un véritable traumatisme et fera de lui, un enfant qui manque de confiance en lui et d’estime de soi. Son passé va l’amener à fuir toute situation qui le blesse comme monter dans l’Eva pour affronter les anges. Ne vous méprenez pas, si Shinji est le personnage le plus détesté de la série, il reste un personnage très intéressant car finalement humain. On est loin d’un personnage de mécha qui monte dans le robot sans se poser de question, Shinji va s’en poser des questions mais ici existentialiste. Shinji ne sera pas le seul qui va se poser des questions ! Rei et Asuka ont aussi leurs passés et leurs traumatismes, comme pour Misato et bien d’autre personnages.   La révélation du Traumatisme des personnages va permettre de montrer leurs vrais visages   Pourquoi cette tournure pour un Mecha à l’époque ? c’est dut à plusieurs raisons Techniques mais c’est surtout une démarche artistique de la part d’hideaki Anno. En effet, le créateur de la série à souffert de dépression Borderline et a tenté plusieurs fois de mettre fin à ces jours. il a finit par vouloir raconter son mal être dans Evangelion bien que ce mal être était déjà présent dans Nadia et le secret de l’eau bleu, anime du même créateur qu’Evangelion. On peut ajouter aussi que Evangelion est une œuvre très symbolique, il faut être attentif à chaque petit détail qui semble anodin mais qui sont très important. Par exemple, Shinji regard beaucoup sa main lorsqu’il se questionne, ce simple geste va revenir constamment dans la série. ici, l’exemple est très simple car assez mis en avant dans la série mais il faut se dire que chaque personnage à ses problèmes psychologiques et ses symboles propres, rendant la série très dense de sens et d’interprétation. Un autre point, la religion et ses symboles sont très présent mais par contre ici pas d’interprétation a avoir car il s’agit plus d’un style, ce n’est pas moi qui le dit mais bien l’équipe derrière la série. Pourtant ça n’empêche pas d’avoir des théories farfelus mais aussi intéressantes. Je pourrai parler encore longtemps de la psychologie dans Evangelion mais j’en aurai pour des années à tout raconter, sachez cependant qu’ Evangelion est vu comme un anime anti-Otaku. Les Otaku c’est les personnes beaucoup trop passionnés par les manga et les jeux vidéo, au point qu’ils n’ont plus de vie social. Dans ce cas, Shinji serait leur représentant et autant vous le dire toute de suite, il s’en prend plein la face ! Hideaki Anno est un ancien Otaku et d’une certaine manière, il communique à son ancien lui, représenté par Shinji fessant d’Evangelion une œuvre introspective.              Chance !       En plus d’être un anime anti-Otaku, Evangelion est un anime anti-Mecha ou pour être plus précis, un anime de la déconstruction. Rien que de se demander si Evangelion est un Mecha ou pas est déjà un débat. Pour rien vous cacher mais vous le savez sûrement, Evangelion a fait couler beaucoup d’encre mais je reviendrai plus tard sur ce détail. Si je peux affirmer quelque chose, c’est qu’Evangelion aime beaucoup se démarquer des autres Mechas en tant que Mecha. Je m’explique, la série va reprend beaucoup de cliché de Mecha pour mieux les démonter. Prenons le 1er épisode de la série, en tant normal n’importe quel héros de Mecha, formé ou pas à piloter, va monter dans le robot et va se battre avec beaucoup d’envie….sauf que pour Evangelion, ça ne va pas être le cas ! Shinji refuse de monter dans l’Eva et même lorsqu’il finit par accepter de piloter, par un plan machiavélique de son père, il fait à peine un pas et il tombe ! De nos jours, il est dur de voir ce genre de détail mais imaginer à l’époque, c’était une claque pour le fan de Mecha !  Le robot en lui-même aussi est incroyable ! Lorsque le robot prend un coup, le pilote ressent le coup aussi! Des coups , les pilotes vont s’en prendre, accentuant leurs traumatismes. Shinji en tant que pilote est un protagoniste qui reprend des codes du genre Mecha. Il reste l’élu qui sait piloter l’Eva comme les autres pilotes même si plus tard dans la série, cette affirmation sera faussé, sauf pour Shinji. Les combats dans la série sont impressionnant de créativité : deux Eva doivent se battre sur le rythme d’une musique Classique ;Un autre épisode montre un Eva au sniper tandis qu’un autre doit le défendre avec un bouclier ; Dans un épisode, les trois Eva fonce à pied pour réceptionner un ange qui s’écrase à vive allure ; il y a même un épisode où un Eva se bat dans l’eau, rappelant un certain Nadia et le secret de l’eau bleu.   L'Eva 02 en pleine action !     Ce que je viens de citer ne sont pas les épisodes les plus mythiques (sauf pour un ou deux) car les combats dans la série vont être de plus en plus dur à supporter pour les pilotes. Oh oui ! Les combats vont prendre une autre dimension dans la deuxième moitié de la série, les pilotes vont plus se battre pour s’affirmer dans ce monde que pour le sauver. Les combats deviennent alors beaucoup plus psychologiques et à la fois beaucoup plus cruels, sans parler du mode Berserk quand l’Eva pète un plomb. Hideaki Anno et son équipe ont su créer une certaine homogénéité entre la réflexion et des combats explosives qui sert de soutient au propos lors des réflexions des pilotes. Le mode Berserk qui rend l'Eva incontrôlable   En parlant de pilote, si j’ai longuement parler de Shinji, je n’ai pas trop parler de Rei et d’Asuka. Asuka est une tsundere avant même que le terme tsundere existe (enfin, je crois) et Rei n’est rien d’autre que la première kuudere de l’histoire de l’animation Japonaise. Pour beaucoup de fan, ces deux filles sont les stars de la série bien qu’il ne sera pas question de savoir ici laquelle est la meilleur, on sait tous que c’est Misato  ;)…. Hum-Hum je reprend mon sérieux. Rei est une fille très froide avec tout le monde sauf avec le commandant et plus tard avec Shinji. Ce qui définit Rei n’est pas son côté Kunndere mais plutôt ce qu’elle est vraiment. Il faut dire qu’au file de la série, c’est un personnage qui va prendre de l’ampleur et évoluer. Par contre, indépendante n’est pas le mot que j’emploierai pour la décrire et d’un point de vue ‘Schématique ‘, elle n’est pas le personnage qui fait avancer les choses malgré son charisme mais heureusement Asuka est là ! Oui, parce qu’Asuka va prendre partit dans les combats et est même la seul volontaire à vouloir casser des gueules. L’entrée d’Asuka redonne un coup de fouet à la série! Elle est un personnage très discuté parce que son caractère la rend pour beaucoup casse bonbon, cependant, elle reste aussi très appréciée, surtout quand on en saura plus sur son passé . Ce passage reste le meilleur épisode de la série pour moi. De plus, ces deux jeunes filles ne s’apprécient pas trop et des règlements de comptes vont parfois avoir lieu dans une atmosphère déjà lourd . Il me reste encore à parler de Kaworu dont sa présence à beaucoup marqué malgré qu’on le vois qu’ un seul épisode. Je suis obligé de vous parler du « KawoShin » (taper ce mot sur internet !) qui en faite est intéressant parce que vous connaissez beaucoup de série de Mecha avant Evangelion où le Héros devient gay ? Personnellement, non ! L’auteur a affirmé qu’il y avait plus que de l’amitié entre ces deux personnages. c’est un véritable coup de pied dans la fourmilière chez les Méchas ! On a plus connu des amours entre un homme et une femme qu’ entre deux hommes dans les animes, surtout en 1995 ! On peut dire que Anno était en avance sur son temps. Bien sûr, Kaworu ce n’est pas qu’un personnage qui drague Shinji, il a charisme et une histoire que je ne spolierai pas ! Evangelion se démarque par les quelques différences que je viens de citer mais aussi parce que c’est le croisement entre des gros robots et des robots plus réalistes, d’où le terme d’Eva- Gundam. En revenant sur les combats, j’ai oublier de mentionner qu’il s’agit beaucoup de corps à corps, les Eva n’ayant qu’un petit couteau pour se défendre  (le rapide Knife pour les connaisseurs) aboutissant à des contacts direct, illustrant les problèmes social de Shinji et des pilotes, c’est pas merveilleux tout ça !   Profitez bien de ce sourire car ça sera le seul de Rei                 Fly Me To The Moon ?        Expliquer la subtilité d’Evangelion serait une longue tâche comme je l’ai déjà dit alors je vais venir à ce qui fait mal : les défauts. Ce n’est pas parce qu’Evangelion à tout fracassée sur son passage à l’époque qu’il n’est pas exempte de défauts. Hormis la qualité de l’animation qui peut rebuter quelque un d’entre vous mais qui pour l’époque était très bon. Par contre, je dois vous expliquer que la série à connu une galère pas possible pour être animé dut à un problème d’argent. Je ne sais pas trop comment cela s’est fait mais l’équipe d’Hideaki Anno a réussi à cramer presque tout le budget de la série alors qu’elle venait à peine de commencé. Les Conséquence ? Des petits astuces d’animation qui consiste à ne pas trop, voire pas du tout animer une scène. C’est pourquoi Gendo à sa fameuse pose avec ses mains devant sa bouche parce que cela cache ses lèvres, qui n’auront pas besoin d’être animé et ainsi faire des économies. Gendo n’est pas le seul à avoir cette pose puisque même Misato et Rei le font dans un épisode, devenant un gimmick assez drôle je trouve.   La Gendo Pose, plus qu'une mode, un style de vie     Ce n’est pas la seul technique des animateurs pour faire des économies, on a le droit aussi à des scènes qui se prolonge inutilement comme la célèbre scène de l’ascenseur où Rei et Asuka se font la tête, prouvant ainsi que la Nerv à les ascenseur les plus longs du monde. Il faut se dire que pendant 50 secondes environs, les personnages ne parle pas et ne bouge pas (sauf un petit reniflement pour Asuka). La scène de l’ascenseur n’est pas une mauvaise scène bien qu’elle me fait rigoler, cela permet de montrer la tension des personnages surtout à ce moment de l’animé. Un dernier pour la route, il y a la technique de la répétition qui consiste à faire répéter une séquence pendant 2 minutes, au point de connaître par cœur des textes alors que c’est votre première visionnage (Bon, j'abuse un peu !). Cette Technique est plus utilisé pour les scènes introspectives donnant une mise en scène original, artistique mais surtout économe.   ça commence à devenir long     Un autre défaut moins cité parce qu’il faut revoir la série, la première moitié de la série est pas si ouf que ça. Du moins, elle ne représente pas forcément l’intérêt de la série contrairement à sa deuxième moitié, beaucoup plus psychologique et sombre. Quand on pense à Evangelion, on pense surtout à cette deuxième moitié. Qu’est ce que  je lui reproche dans sa première moitié ? Des épisodes assez moyen. Franchement, pour ceux qui ont vu la série, vous vous rappeler de l’épisode où les américains viennent avec un pseudo Eva nucléaire ? Ou l’épisode avec le piratage informatique de la Nerv ? Parce que moi Non ! l’épisode « Magma-Diver » n’est pas très aimé des fans malgré que je trouve qu’il soit bien écrit, sans compter l’affreux mais un minimum intéressant épisode 4 où Shinji fuit de chez Misato à peine installé. Rei bien que présente ne peut pas sauvée ces épisodes moyens, surtout qu’elle n’est pas aussi présente qu’on le croit. Mention Spécial quand même à la fin de l’épisode « Rei II » qui m’a sacrément marqué pour sa fin et je n’en suis pas le seul 🙂 mais sinon pour un premier visionnage, la première partie d’Evangelion reste agréable malgré tout.     Comment ça ? il n'y a plus de budget Anta Baka !   Un défaut, exclusivement chez nous par contre est le doublage français. Oh mon dieu qu’elle est atroce ! J’ai regardé quelques passages et j’avais l’impression d’être Alex dans Orange Mécanique lorsqu’il se fait torturer en voyant des scènes violentes sur fond de musique classique. En vérité, chaque doublage des différents pays ont eu le même sort à l’exception du Japon, tout simplement parce qu’ Anno a beaucoup travailler sur le doublage avec les Seiyū alors que chez nous, Donald Reignoux, le doubleur de Shinjin (et de Spider-man) en était à son premier doublage, malheureusement pour lui.   Qui je suis ? l'éternel question sans réponse   Venons enfin au défaut que vous attendais tous, La fin. C’est un défaut pour celui qui veut mais ça n’empêche pas que la fin est bâclé, vraiment bâclé. En faite, les personnages sont dans le noir à se lamentés puis révélation et Fin, comme ça ! Autant vous dire que beaucoup de monde était insatisfait et ça a fait pas mal couler d’encre. Pourquoi, cette fin ? L’Argent comme déjà dit sauf qu’ici ils pouvait même plus faire de plan achevé tellement ils étaient fauchés ! Il y a cependant une autre raison, la censure ! Le dernier quart de la série a eu beaucoup de soucis avec la censure : Nudité de Rei et d’Asuka trop détaillé ; scène de craque - craque entre Misato et Kaji bien qu’on ne voit rien, on comprend ce qui se passe ; des idées sur le papier trop choquant pour la Télévisons et…. Hop! ça fait des polémiques. Du coup, Anno a dut faire une fin dans l’urgence et à la place d’avoir la fin espérée, on a eu droit à un pingouin qui dit « Félicitation ». La pilule est passé depuis mais il a fallut beaucoup de temps avant qu’on accepte vraiment cette fin et qu’on la défende. Cette fin est en vérité satisfaisante d’un point de vue thématique mais scénaristiquement , ouille ! D’ailleurs, Evangelion a plusieurs fins, trois actuellement : la série, le manga papier (fait par le dessinateur et chara design  Yoshiyuki Sadamoto ) et le film de fin. Pour ce dernier, je lui réserve un article à lui tout seul, tellement il a des choses à dire sur ce film.         Ils vont tous passer à la casserole           Conclusion   Que faut-il retenir sur Evangelion ? D’abord, que cette série doit être vu pour son influence dans l’Anime. Ensuite, que cette série est avant tout intéressante et dynamique malgré ses défauts, même si ce sont des défauts pas si gênant. Enfin, que cette série est un petit peu surcotée. Il y a deux ans de cela, je n’aurai pas dit qu’elle serai surcotée mais les gens ont tendance à retenir ce qu’ils apprécie, par conséquent, on oublie ce qui nous a pas marqué et Evangelion n’a pas toujours été au top dans ses épisodes. Qu’importe ce que l’on aime ou pas dans cette série, Evangelion a marquer une génération et reste encore aujourd’hui très regardé. Je n’aurai qu’un seul mot à ajouter : « Félicitation ! »           PS: Je m'excuse par avance si il y a des fautes d'orthographes ou de syntaxe malgré mes relectures.      

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