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15 - Légende

Je ne menais pas une campagne. Je me contentais réellement de combattre là où je me trouvais quand la guerre venait frapper à ma porte. J’ai donc mené, pendant de longues semaines, une vie presque tranquille. Un tour j’étais pêcheuse, un autre, fermière, bananière et tout un tas d’autre métiers ingrats que l’on ne peut trouver que dans une jungle. Mais je gardais toujours mon uzi et d’autres armes à porter de mimines.   Rapidement, bien que personne ne pouvait me décrire, on me surnomma de manière bien cocasse la Faucheuse. Je l’appris par la bouche de la véritable Faucheuse d’ailleurs, ce qui augmentait la cocasserie de la situation. On racontait un peu partout que là où il avait des étrangers pour abuser des faibles, là où il y avait des bandits pour jouer les rapaces, la Faucheuse apparaissait de nulle part pour emporter les âmes des mécréants dans un torrent de balles et de lames. Oui de lames, car j’avais souvent une machette ou tout autre outil agricole sous la main. Bon, par trois fois, j’avais justement une faux, ce qui confirma ma sinistre réputation.   J’avais d’ailleurs entendu des rumeurs moi aussi : les yankees en avaient tellement marre de moi qu’ils avaient formé un escadron rien que pour m’abattre : les Phénix. Deux légendes donc étaient désormais destinés à s’affronter, et nous étions tous les deux aussi destructeurs et meurtriers que l’autre.   Partout où ils passaient, ils n’étaient eux aussi que morts et désolation. Ils prenaient plaisir à provoquer leur adversaire légendaire en brulant, massacrant, violant, crucifiant et mutilant à loisirs, des plus jeunes aux plus vieux. Ces enfants de salauds prenaient des photos de leurs méfaits et chargeait leur aviation de larguer des milliers de copies de ces immondes clichés un peu partout pour briser le moral de tout le monde et me provoquer.   Mais c’était mal me connaître. Ce n’était pas eux qui allaient me briser. Ce n’était pas moi qui étais bloquée avec eux. C’était eux qui étaient bloquée avec moi. Et je comptais bien le leur prouver.

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14 - Envahi

Il n’y avait pas de mystère sur la raison de la naissance des Cendrés. Cela remontait à la guerre du Vietnam. J’étais dans la peau d’une locale et je m’étais minutieusement préparé compte tenus de ce qui allait nous arriver sur le coin du nez. Et bon sang, j’en ai tué des gens. Je n’ai pas torturé, je n’ai pas volé, je n’ai pas pillé les réserves de nourriture des américains quand ils nous ont envahi. Non, je n’ai fait que défendre l’endroit où je me trouvais à ce moment-là. Je parcourais le pays, avec mon uzi en bandoulière. Ca ne payait pas de mine, c’était aussi précis qu’un journaliste occidental, mais avec son chargeur de 9mm de 30 cartouches, munitions relativement universelles, facile à trouver et à acheter auprès des russes qui nous livraient.   Je n’étais pas une sorte de Robin des bois asiatiques. C’est un personnage que je trouvais inintéressant de toute manière. Voler aux riches pour nourrir les pauvres, mais en combattant et en tuant les hommes du shérif. Au fait Robin, au cas où tu ne serais pas au courant, mais les hommes du Shérif sont souvent aussi pauvres que les autres en plus d’avoir eux aussi des familles.

Mais je digresse. Ma plus féroce bataille, c’était lorsque j’étais la seule nana armée dans tout un village et qu’une section américaine débarquait pour tout brûler, sous prétexte que ces pauvres gens pourraient abriter des insurgés. Sans vouloir critiquer, c’était exactement comme cela que ces crétins créaient eux même les forces ennemies. Mais je comptais bien défendre ces pauvres gens. En un éclair, j’étais passé en mode guérillero. J’attachai un silencieux au canon de mon flingue, ça faisait juste un peu moins de bruit, mais ça ne crachait plus de flamme. Dissimulée derrière la végétation très épaisse, je faisais cracher la mort dés que l’un d’entre eux s’isolait des autres. Au premier cadavre, ils comprenaient ce qu’il se passait, mais n’arrivait pas à me trouver.   Car je ne m’inspirais pas de Robin des Bois, je m’inspirais de Rambo. Pour survivre à la guerre, il fallait devenir la guerre. J’avais toujours dans mon sac des épieux en bois, un peu de venin et du fil pour faire des détentes. Alors qu’ils se rendaient compte que j’étais dans les bois en train de les dégommer un à un et qu’ils s’élançaient à ma poursuite, tout était déjà prêt de mon côté. Je m’étais réfugié dans une petite crevasse, couverte de feuillage (ça ne vous dérange pas que je parle de moi au féminin pour cette histoire j’espère ?), un couteau entre les dents, un arc dans les mains. Quand je commençai à les entendre hurler de douleur et de terreurs, à tirer au hasard au moindre bruit, je savais que je commençais à toucher au but. Je devins une ombre… non, une prédatrice, une véritable panthère vietnamienne. Je tranchai la gorge d’un premier G.I., perfora la poitrine d’un second pour que le hurlement attire la plupart de ses copains et dégoupilla ses grenades au dernier moment. L’explosion provoqua une véritable remise en peinture des environs. Le dernier des G.I. s’enfuit, hurlant. Je le laissai partir.   C’était peut-être une erreur, sachant que c’était certainement l’un de ceux qui allait lancer les fameux Cendrés… Mais mon histoire était loin d’être terminé.

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13 - Cendres

Avançons un peu dans le temps pour aujourd’hui voulez-vous ? Il y avait maintenant une centaine de vie depuis celle que j’ai aujourd’hui, alors que je rentrais du travail et que je trouvais mon anneau sur la table de la cuisine, j’eu à peine le temps de me rendre compte que quelqu’un était chez moi que l’on glissa une serviette bourrée de chloroforme sous mon nez. Quelques instants plus tard, je perdis connaissance.   Au début, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus charnel comme mort ou punition. M’étant réincarné de moult fois dans des vies féminines, je savais très bien quel genre d’horreur c’était que de subir un viol et de vivre ensuite. Sauf que moi, à ma mort, je n’oublie jamais, je ne sais pas si c’est pire, mais du coup, à chaque fois que je sentais ce genre de choses arriver, au bout de la dixième fois, cela ne me faisait presque plus rien.   Et après la première fois j’avais décidé d’arrêter d’emmerder les femmes et directement consulter moult documents féministes. Prenez vous un engin de force dans votre anatomie rien qu’une fois, et vous verrez que le respect de l’autre sexe n’est pas que l’œuvre d’hystériques misandres nourries aux idéologies de l’extrême gauche américaine.   Bref, je m’attendais à subir moult sévices dégueulasse, surtout que j’étais attaché à un mur dans une cave. La deuxième chose auquel j’ai pensé, quand j’ai vu plein de types encapuchonnés arriver, je pensai plutôt à un groupe de cultiste new age ayant mal viré, surtout avec leurs emblèmes représentant un phénix renaissant de ses cendres. Je me souviendrai toujours de leur discours.   « Réincarné. Nous sommes les Cendrés. Nous sommes les enfants et les descendants de tout ceux que tu as tué durant toutes tes vies successives. Nous savons qui tu es à cause des tatouages que tu as sur tes mains. De nombreux témoignages nous ont permis de comprendre qui tu es et comment tu fonctionnes. Nous savons que tu peux mourir, mais que tu reviens à chaque fois. Nous savons que tu frayes avec les cavaliers de l’apocalypse pour des raisons certaines très obscurs. Nous savons que tu as participé à toutes les guerres et à toutes les batailles, dans tous les camps. Saches que maintenant, nous sommes là, et nous te traquerons, si possible jusque dans ton berceau, pour que tu n’accomplisses pas ton terrible destin. A chaque fois que tu massacreras l’un des nôtre, nos enfants prendront le relai. Nous ne nous laisserons pas corrompre dans notre combat. A présent, excuse-nous, mais nous accompliront notre devoir sur le champ. »   Et il prit un kriss argenté que je reconnus entre mille : c’est la lame que j’avais utilisé pour m’ôter la vie lors de mes recherches ésotérique en Valachie. Juste avant qu’ils m’éviscèrent, j’eu à peine eu le temps de réagit de surprise, poussant un ‘’AH !’’ retentissant. Ce fut rapidement terminé, même si c’était très douloureux. Je ne mourus pas tout de suite, ils me laissèrent agoniser jusqu’à la fin sans m’achever. Ces milléniales, même pas capable de faire leur travail correctement, c’est terrible. Je comptais bien me venger par la suite.

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12 - Dragons

Ahhhh les dragons. Formidables créatures imaginaires ailés, crachant le feu, répandant la mort et la destruction pour faire fructifier son trésor dont il ne s’en sert que comme matelas pour dormir pendant quelques siècles avant de recommencer un cycle vertueux (enfin, exclusivement pour sa pomme, les dragons sont ainsi).   Mais un dragon, c’était également le surnom de la cavalerie lourde possédant des armes à feu. La plupart des unités de ce type étaient espagnoles, car les conquistadors appréciaient leur mobilité et leur pouvoir de dissuasion.   Et je faisais partie de ce corps, mais j’étais à la frontière entre la Grenade (sous les mains des musulmans à cette époque). J’avais une sublime jument que j’avais nommé Esmeralda, un gros mousquet qui ne m’a jamais servi de substitut pénien, ou de substitut pour mon ego. Il ne me servait qu’à exploser des têtes et faire des trous sur les gens que l’on désignait comme ennemi. Le mousquet n’étant déjà pas très précis de base à cause de la forme des munitions à cette époque, il l’était encore moins quand on était lancé au triple galop. Alors ne commencez pas à imaginer des charges épiques où on charge l’ennemi en déchainant le feu et le plomb sur l’adversaire. Non, c’était beaucoup plus ordonné que cela, comme toutes les batailles de l’époque, oubliez vos Age of Empire là, où les bonhommes moches se rentrent les uns dans les autres dans le plus grand des chaos. Une vraie bataille, ça prenait plusieurs heures, tout simplement parce qu’il faut faire des manœuvres.   En tant que cavalerie, on était plus rapide que les autres d’ailleurs, et on harcelait les autres bataillons à distance. Hors bataille, on rattrapait rapidement les ennemis pour leur tirer dessus à bout portant. C’était plus simple que d’essayer d’empaler quelqu’un sur ta lance. Je menais une carrière fructueuse. Ce n’était pas ma vie la plus tranquille, ou la plus palpitante. C’était une vie de combat tout à fait banal.   Je mourus bien plus tard, alors que j’étais vieux et impotent. J’avais reçu mon anneau d’un jeu premier qui m’avait défié en duel pour une raison ridicule. Il est mort en même temps que moi le pauvre, j’avais dégaine un poil trop tard. Maudite vieillesse.

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11 - Neige

L’autre jour, j’étais en train de regarder une vidéo sur internet. Il y avait un critique cinéma qui s’exprimait à propos de la guerre et de là où elle devait avoir lieu. Et en effet, le soldat n’a rien à dire sur le choix du théâtre des opérations. Ce sont les politiques et les généraux qui amènent la guerre avec eux, et donc, qui choisissent.   ‘’Et vas y qu’il y a de la gadoue, et l’hiver y fait froid, et il faut traverser un cours d’eau donc c’est difficile…’’   Ben oui, effectivement la plupart du temps c’est difficile la guerre, et réclamer d’avoir le choix est assez idiot. Mais bon, si on prenait plus souvent en considération ces questions lorsque l’on attaquait la Russie, la France aurait sans aucun conquis le monde les doigts dans le nez, mais bon, vous savez comment fonctionne les petits tyrans teigneux.   Ce qui nous amène à l’histoire du jour. Sous les ordres de Napoléon, nous progressions avec grand peine, surtout que le général hiver était de la partie. La maladie était tellement présente que la sœur pestilentielle de la Faucheuse était présente. Et oui, elle se fondait parfaitement dans le décor, puisque les soldats de l’époque emmenaient leurs greluches, leurs putes, ainsi que des boutiquières, des cuisinières et tout un cheptel de gonzesse qui nous suivait de pays en pays, sans que les généraux ne puisse y faire quoi que ce soit. Donc y’avait Pestilence et Guerre avec nous (oui elle aussi) et elles se chamaillaient pour savoir qui avait la plus grosse (on parle ici, du nombre de victime à revendiquer, honnêtement, c’était du kiff kiff).   Et moi, j’étais perdu au beau milieu de ce merdier, et je regrettais d’avoir essayer de mener une vie d’aventure et de combat. Donc, arrive ce qui devait forcément arriver, à savoir, mon bataillon qui se retrouve coupé du reste de l’armée, qui se fait prendre en embuscade, et comme par hasard, je me retrouve dernier survivant. Je n’avais plus qu’une baïonnette, mon uniforme déchiré et une ration de nourriture. Vous savez ce que ça fait de mourir de froid ?   Tout d’abord, on ne ressent plus rien au niveau physique. Le froid peut finir par nous donner une sensation de brûlure, au point où dans certaines régions du monde, une maladie mentale provoqué par le froid pousse le sujet à se dévêtir pour soulager ce qu’ils pensent être une chaleur insoutenable.   J’en en ai été pas là, je sentais juste tout mon corps s’engourdir et s’alourdir. Même mon cœur semblait battre de plus en plus lentement, et de moins en moins fort. Puis, tout cessa purement et simplement de fonctionner. Mes doigts en premiers, comme des saucisses trop dures. Puis mes bras, mes jambes se dérobèrent à mon contrôle. Effondré contre un arbre, je perdis la notion du temps alors que je sentais ma vitalité me quitter.   Ce n’était pas la mort la plus atroce que j’ai eu à subir, mais l’une des plus longue. Elle m’a permit de réfléchir sur l’utilité de la douleur et sur la futilité des décisions des plus grands.

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10 - Motif

Faisons une pause parmi toutes ces morts, et laissez moi vous raconter une petite habitude que j’ai adopté au bout d’un moment. Voyez-vous, le tatouage est quelque chose que j’ai finit par apprécier, notamment grâce au vingtième siècle et ses œuvres picturales sur chairs tellement sublimes que j’entamais parfois des collections de photographies.   Et donc, par passion pour ce merveilleux art, j’ai par la suite tatoué mon corps à chacune de mes incarnations. Les motifs étaient toujours les mêmes : un ankh sur la main gauche et un signe cabalistique sur la droite. Aucune raison particulière, juste par envie, par plaisir. Parfois, je le faisais très tôt, dés que possible, trop tôt parfois, ce qui me mettait très en difficulté si la famille où j’atterrissait détestait farouchement cette pratique, et parfois, je le faisais très tard, genre lors de la crise de la quarantaine, je me disais que c’était le moment. Tout dépendait de mes envies.   C’est quelque chose qui me tient à cœur, énormément. C’est un peu l’ancre de mon âme, quelque chose de mon identité profonde qui apparaît qu’importe mon identité, et donc, qu’importe ma vie actuelle. C’est aussi à ce moment là que j’ai complètement accepté ce que j’étais et mon destin. Y compris ce cycle sans fin de vie, de mort, et de renouveau. J’ai accepté d’être le Réincarné quand on implantait dans ma peau de l’encre, c’était pour moi ma véritable carte d’identité.   Le jour où j’avais fait cela pour la première fois, j’avais retrouvé la Faucheuse à un bal. Naturellement, comme si nous nous étions vus la veille, nous nous sommes salués, nous avons dansés et nous n’avons pas échangé un seul mot. Tout passa par le regard et par les sourires. A la fin de la valse, nous nous sommes salués de nouveaux et nous nous étions quittés, elle m’avait remis l’anneau.   Désormais, qu’importe ma vie, et qu’importe ma position dans la société à ce moment-là. J’aurai à chaque fois mes deux symboles sur les mains. Parce que c’est ainsi que je m’incorpore dans l’existence globale des choses.

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9 - Balancer

Bien entendu, j’ai participé à toutes les guerres, y compris l’hypothétique guerre du feu, que l’on peut résumer à ‘’Meuler la gueule de la tribu d’en face, car ils ont peint le mur de leur grotte en rouge et pas en blanc’’. Enfin, parfois, j’avais l’impression que l’on en était encore là, à tuer un groupe, juste parce qu’ils ont des couleurs différentes. Ou une couleur différente, celle de sa peau. Une question que vous jugez difficile, mais qui semble pourtant élémentaire dans la psychologie humaine : ce qui est différent, c’est suspect, et ce qui est suspect, on le met de côté, voir, on le brûle.   Bien entendu, la plupart du temps, c’est les dirigeants qui les provoquent les guerres, et non les peuples, et tout cela était pour la plupart du temps bien puéril. Montrer que l’on avait une plus grosse puissance militaire que l’autre, régler un litige commercial (oui, par une guerre qui risque de détruire toutes les infrastructures créant de la richesse, tout à faire, mais bon hein, c’est puéril je vous dit), prendre ou récupérer un territoire plus ou moins légitime et j’en passe, comme les états qui déclarent la guerre à des cartels ou à des mafias… et qui arrivent à perdre. Un mec dans une villa ouvert à tous les snipers à réussit à mettre minable le pays dans lequel il habite, c’est un peu comme la résistance de Vercingétorix, à un moment ça part en cacahuète et on comprendre absolument pas comment cela s’est fait.   Mais bon, je ne vais pas philosopher sur la guerre et les hommes qui les provoquent, voir, qui les entretiennent, car j’en aurait pour pas moins de trois volumes aussi épaisses qu’un livre saint ou une intégrale de Stephen King.   Donc à la place, je vais vous raconter la mort la plus idiote que j’ai subi pendant une bataille.   Nous étions bloqués dans une tranchée et on canardait notre position à coup de rafales de mitrailleuses lourdes, les trucs qui peuvent vous scier les gars en deux. On décide de nous envoyer à l’assaut, parce qu’on ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut passer. Moi, j’avais reçu mon anneau il y a cinq minutes, donc je ne me posais plus trop de question, mais je ne suis pas mort comme je l’espérais. Je pensais me faire faucher par les balles. Je pensais me prendre un tir de mortier, le souffle d’une grenade… ou au moins un coup de baïonnette.   Mais non. J’avais atteint le bord de la tranchée, j’étais recouvert de boue à cause d’une explosion ayant projeté de la terre sur moi, j’étais bien camouflé. L’occasion était donc venue de balancer une grenade. Je dégoupille, j’attend deux secondes, puis je me relève d’un coup pour le lancer dans la tranchée adverse. Il y avait un mec du camp d’en face, surpris. Je balance ma grenade bien fort, histoire de bien les prendre de vitesse. Le soldat ennemi, dans un réflexe, prend son fusil comme une batte de baseball, et me renvoi mon explosif.   Voilà.   Je vous avais dit que c’était l’une de mes morts les plus stupide ?

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8 - Frêle

J’avais rencontré trois sœurs, il fallait bien que je rencontre la quatrième. Cette rencontre aussi a plutôt été marquante, bien qu’elle fût quelque peu clichée.   Je faisais du bénévolat en Afrique pour essayer de combattre la faim, chose que j’appris à mes dépends au fur et à mesure de mes tentatives que c’était inutile, et ce, pour une excellente raison. Au départ, je pensais qu’il s’agissait de la vieille sœur de la Faucheuse, celle qui purulait de partout. Mais je m’étais lourdement trompée.   J’étais en train de distribuer eau et nourriture à un petit village perdue au fin fond de l’Ethiopie quand elle débarqua à bord d’un 4x4 chromé, enveloppée dans des vêtements Bordeaux Channel et tellement maigre que même à travers ses vêtements, on voyait ses os. On se demandait s’il était possible que ce corps complètement décharné pouvait comporter des organes, surtout quand elle commença à dévorer goulûment une cuisse de bœuf dégoulinante de jus à main nue. Le contraste entre son apparence propret, voir, précieusement ridicule, le décor, l’action humanitaire en cours et son odieux festin était total. Mais je n’étais pas dupe, je savais qui se trouvait en face de moi à ce moment-là.   Avec l’expérience et le recul, je savais ce qui m’attendais, donc je décidai d’y aller franco et d’aller la rencontrer derechef, les yeux dans les yeux. « J’imagine que vous avez quelque chose pour moi ? - Non, me répondit la malingre créature. Je ne donne jamais rien, et je me contente de prendre, c’est ainsi que je fonctionne. - Je.. ai-je automatiquement bafoué complètement désarçonner. Mais il n’y a rien ici. - Si, maintenant il y a vos fournitures humanitaires. - Mais ils en ont besoin, ils ne vont pas vous les céder. - Oh que si, sans même les y forcer. Voyez-vous, Réincarné, il n’y a rien qui soit plus puissant que le pouvoir de l’argent. C’est cela qui fait de moi la plus puissante des quatre. Le pouvoir de l’argent fluctue selon les caprices de tellement d’intermédiaires que personne ne connaît vraiment sa valeur. Je vais leur proposer un prix, qui leur paraîtra énorme, pour ces denrées alimentaires et ces médicaments, mais qui en fait, ne vaut presque rien pour moi, et je vais le revendre à des seigneurs de guerres, un prix qui leur sera tout à fait raisonnable mais qui me rapportera gros. L’une de mes sœurs est l’âme de l’Humanité, et moi, je me nourris ce cette âme, et je n’en ai jamais assez. »   Je lui lançai un regard de défi avec un rictus dégouté. Elle me le rendit avec un air narquois.   Dans la minute qui suivi, je rassemblai arme, munitions et informations et je m’élançais avec l’un de nos camions dans le désert. Arrivant de nuit, j’empoigna un couteau de l’armée, un monstre d’acier de pas moins de 40 cm de long. J’égorgea les sentinelles et quelques hommes endormis. Les hostilités démarrèrent vraiment quand un individu revenant d’une grosse commission me surprit en train de retirer ma lame de l’orbite de son copain, et hurla en essayant de remettre sa ceinture en vitesse. Je fus plus rapide. Je dégainai mon fusil d’assaut et lui explosa la panse à l’aide de trois munitions de 7.62. Le carnage débuta dans la confusion la plus total pour mon ennemi, et je ne manquai pas de me garder le chef en dernier, juste pour le plaisir de le faire hurler.   Mon labeur terminé, je repris mon véhicule et roula vers la prochaine destination du convoi humanitaire, déterminé à les attendre sur place. Quel ne fut pas mon déplaisir en retrouvant la fille couturée de cicatrice à une oasis où je m’arrêtai pour me ravitailler en eau. Elle était assise au bord de l’eau, les pieds dans le liquide bien frais. Elle avait abandonné son cuir et arboraient pas moins de quatre armes attachées à différentes parties de son corps. Alors que je me requinquais et nettoyer le sang qui me recouvrait les bras, elle me parla d’une voix lasse.   « Je sais que tu voulais bien faire, mais ça n’a pas servi à grand-chose. Elle se trouvera bien d’autres seigneurs de guerre, qui vont d’ailleurs essayer de dominer ce territoire. Il va y avoir de terribles batailles, des massacres, des civils enrôlés de forces, des enfants exploités… Et la famine progressera, encore. - Qu’aurais je pu faire pour arranger les choses ? - Quand la famine décide de dévorer un territoire, personne ne peut rien faire. Tout comme tu ne peux m’empêcher d’amener la guerre, tout comme tu ne peux empêcher la vieille dégueulasse d’amener ses microbes et ses virus. Nous sommes immuables et inexorables. Allez, réjouis-toi, au moins, tu vivras encore longtemps pour cette fois. »   Les mains sur les hanches, je regardais mes chaussures et je soupirai tristement. La dernière des quatre sœurs ne m’inspirait que haine et mépris. Mais j’imaginais, à ce moment-là, que j’allais devoir faire avec.   Je mourus bien des décennies plus tard. J’étais près d’une chute, au Kenya, à savourer une cigarette. J’avais reçu l’anneau au matin. Au soir, alors que j’observais le coucher de soleil, des ombres se rapprochèrent de ma position. Une bande de gamin armés de kalash : « C’est toi qui as tué mon grand-père. » m’a-t-il dit avant que lui et ses copains ne vidèrent leur chargeur sur moi.

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7 - Enchanté

Forcément, dans ma situation, s’il y avait bien une chose qui m’intéressait grandement, c’était la sorcellerie. Et s’il y avait bien une période et une nation où on pouvait s’y intéresser, c’était en Transylvanie, vers la fin du Moyen-Age. Auparavant appeler Valachie, cette nation nous a donné l’un des plus terribles tyran de l’Histoire : Vlad l’Empaleur. Oui, le fameux Dracula est valachien, ce qui est tout de même plus classe que dire qu’il vient de Roumanie, plus connu de vos jours comme des parasites voleurs de poules errant sur les routes et envahissant les parkings des centre-commerciaux avec leurs caravanes histoire d’embêter les honnêtes gens. Enfin, si on écoute certains d’entre vous, moi quand j’ai été roumain, c’était un brin plus complexe, mais je ne souhaite guère vous contrarier.   Mais un jour, je me retrouvai valachien et j’en profitai pour faire quelques recherches en sorcelleries et autres diableries. Je dû dans un premier temps apprendre les bases de l’occultisme, la démonologie et toutes sortes de bêtises obscures, comme la nécromancie par exemple.   J’avais réussi à avoir mon petit atelier, avec ma petite bibliothèque. Ne laissez pas votre imagination vous emporter, je n’avais pas une tour avec moult artefact piégeurs et des milliers de familiers se nourrissant de voleurs et d’aventurier en maraude. Non, moi, j’étais bien caché : dans les cachots d’un seigneur pour qui je bossais en tant que bourreau. La torture, c’est un domaine qui rapporte quel que soit l’époque, sachez-le les jeunes. Au lieu d’essayer de vous casser la tête à vous trouver des stages en comptabilité alors que c’est les quotas sont plein de partout, sortez de votre démocratie et allez travailler dans une petite contrée despotique et engagez vous dans les geôles les plus crades que vous trouverez, le taux d’employabilité est proche des 100%   Et comme je n’embêtais personne avec des saloperies terrifiantes, je ne me faisais pas avoir à propos de mes recherches. Cela m’avait pris cinquante ans, mais j’avais réussi ! Un rituel destiné à enchanter une dague en argent afin qu’il puisse détruire ce qui ne peut mourir ! Parfait ! Il me fallut deux ans supplémentaires pour tout réunir, y compris du sang de louve vierge. Oui. Quand je vous dis que c’est un ramassis de conneries, ce n’était pas pour être désagréable.   Et bien entendu, après m’être suicidé avec cette arme, comme je suis en train de vous raconter tout cela, vous vous doutez de l’efficacité de l’enchantement. Je sais qu’il y a des forces supérieures en notre monde, ce en quoi je ne crois pas, c’est en notre capacité pour les manipuler.

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Evangelion 3.33 You Can (Not) Redo

Courage ! C'est la dernière ligne droite de ma rétrospectif Evangelion ! 17 Novembre 2012, une date importante pour les fans d’Evangelion car c’était la sortie du troisième film Evangelion dans les salles de cinéma japonnais. Cette suite a pour nom Evangelion 3.33 You Can (Not) Redo . Après le succès des précédents films, on ne pouvait que s’attendre à une suite des plus grandioses, malheureusement, ce ne fût pas le cas pour tout le monde...je dirais même, pour peu de personne. Ne passons pas par quatre chemins, ce fût la déception pour quasiment tout le monde, les critiques saluèrent quelques points techniques mais restent muets quand à « l’esprit » de ce film. Pour les fans, c’est plutôt l’incompréhension, certains cries haut et fort que ce film est du "Caca" pour rester polie, mais est-ce vraiment le cas ? Ce film est-il mauvais ou est-ce qu’il s’agit d’un mauvais film Evangelion ? Il est temps de décortiquer tout ça !   Affiche du film qui est la même pour tout le monde !                                 Seriez-vous prêts…ou pas ?   Je dois vous avouer quelque chose, j’ai vu ce film que deux fois dans ma vie, la première fois il y a des années et la seconde fois pour écrire cette article. Si je dit ça c’est parce que j’ai pour habitude de regarder les précédents films plusieurs fois mais ce 3ième opus….me bloque.   J’avais plusieurs occasions pour le regarder mais à chaque fois, je le remettais à plus tard. Vous comprenez alors qu’il y a un problème : Comment se fait-il qu’un homme comme moi, qui vous bassine depuis un an sur Evangelion, se sent aussi bloqué face à ce film ? Je pense que quelques chose m’a gêné dans ce film malgré que j’en garde un bon souvenir lors de mon 1er visionnage. Je voulais probablement garder un bon souvenir car si je devais le revoir, peut-être que je serai déçu comme tant d’autres fans.   Aujourd’hui, je ne me défile plus et je compte bien voir la réalité de la chose ! Je suis quelqu’un qui aime bien faire les choses et j’ai eu une idée avant de revoir le film, je me suis dit : « Regardons l’épisode 24 de la série dont le film reprend l’intrigue », j'en ai des idées, hein ?   J’ai lu dans le Wiki d’Evangelion que cette épisode fût élu le meilleur épisode de toute série confondu en 1996. Pour certains, c’était l’épisode 18 (épisode du Dummy System), pour d’autres c’était l’épisode 19 (dernier combat du 2ième film). Pour moi, c’est l’épisode 16 (l’épisode où Shinji est coincé dans un ange) il y a aussi l’épisode 20 (Shinji est encore coincé mais dans un Eva et où on découvre ces fantasmes pour Rei, Asuka et Misato) et puis enfin l’épisode 22 (le passé d’Asuka). Globalement, l’épisode 24 est encore le préféré de beaucoup de monde, il faut dire que c’est une claque pour une raison : Kaworu ! C’était fort de la part de la série de faire apparaître un nouveau personnage presque à la fin de la série et qui plus est très charismatique. L’épisode est très bien construit, plusieurs signes montre en avance la révélation de l’épisode….     Je pourrai parler longtemps de cette épisode mais je vois que je n’ai quasiment rien dit du film, alors commençons par l’intrigue. Shinji est bloqué dans la base du Geonfront après le combat final du second film. Misato et toute l’équipe de la Nerv tente de creuser pour récupérer Shinji, Rei et Gendo. Pendant ce temps, Kaji continue son enquête et Shinji se retrouve dans un huit clôt où il devra affronter les vérités que son père lui cache….. Du moins, c'est ce que ça aurait pus être comme intrigue.   Comment ça ? Et bien, je dois vous dire quelque chose…. c’est mon scénario ou du moins ce que le teaser de l’époque semblait affirmer. Vous vous rappeler de la vidéo que j’ai mis à la fin de mon article sur Evangelion 2.22 ? C’est le Teaser que je vous parle et je peux vous dire toute de suite que vous pouvez oublier tout ce que vous avez vus car le vrai film n’a aucun rapport avec le teaser.   Pourquoi l’avoir montré alors ? Pour que vous soyez déçu parce que je pense que ce teaser à contribué à la déception du film à l’époque, imaginez de voir un trailer qui vous hype et quand vous allez voir le film, plus rien n’a aucun rapport avec le trailer de base….il y a de quoi être déçu, non ?   D’après mes recherches, le projet semblait avoir été repris à zéro au beau milieux de la production du film parce que ça ne plaisait pas à Hideaki Anno mais ça reste une rumeur. Une autre explication viendrait d’un tremblement de terre qui aurait détruit la production du film et que Hideaki Anno aurait été dégoûté de le refaire tel quel mais c’est une rumeur aussi. La dernier explication est peut-être simplement un troll de la part de l’auteur pour piéger les fans et ainsi être mieux dans l’ambiance du film….tout à fait plausible mais ce n’est qu’une théorie. Le studio n’en n’a jamais voulu rien dire, c’est étrange.   Le vrai intrigue se passe 14 ans après Evangelion 2.22, Shinji se réveille dans un nouveau monde et ne reconnaît plus rien car….tout est détruit. Son retour parmi les vivants n’est pas des plus chaleureux et je dirais même que tout le monde à envie de lui péter la gueule. Au fil de l’intrigue, il va être amené à revoir son père et Rei mais surtout un nouveau personnage, Kaworu Nagissa.   je préfère quand même la première intrigue mais bon, quand il y faut aller, faut y aller ! Un dernier mot avant de parler du film est qu’on retrouve 4 réalisateur pour ce film ! Les mêmes que les précédant dont Hideaki Anno mais il y a aussi Mahiro Maeda, un des ancien de la Gainax qui a travailler sur Vandread (Mecha-desing), Vision d'Escaflowne et le segment la seconde renaissance part 1 et 2 d’Animatrix. On retrouve aussi Shuichi Iseki pour le design des personnages (bien que c’est Sadamoto à la base, on retrouve plus le style d’Iseki dans le film) et Hibiki Yoshizaki , tout deux travaillant sur Kill La Kill mais aussi Me!Me!Me! que j’avais traité !   " Mais qu'est-ce qui s'est passé ?" C'est ce que beaucoup de fan ont dû se dire la première fois qu'ils ont vu le film.                   Qu’est-ce qui va (ou pas) dans ce film ?   Pour une fois parlons de chose qui fâche dès le début, oui je suis comme ça ^^   Le 1er problème majeur du film est le film en lui-même, trop flou je vous l’accorde. Je devrai plutôt dire que le changement de cap du remake a probablement été trop violent pour les fans. Je pense que les fans ont eu cette sensation de s’être fait avoir mais je pense surtout que le fait de changer de base en plein milieu d’une série de film (et surtout d'un remake) n’est pas la meilleur idée du monde….   Pour mon cas, ce qui m’avais dérangé lors de mon 1er visionnage est plus la structure du film qu’autre chose. D’abord, qu’est-ce qui s’est passé entre 2.22 et 3.33 ? Comment les gens ont survécu ? Ces quoi ces gros vaisseaux ? Le Wunden ? Fullerène ? La malédiction des Eva ? Le Near Third Impact ? C’est quoi ce bin’s ? Pour la plupart des questions, soit quasiment toutes les questions, vous n’aurez jamais aucunes réponses….quand on refait une base d'un univers et qu’on amène des nouvelles règles, c’est bien d’expliquer un minimum !   De plus, le rythme global du film est….étrange. Le film contraste énormément avec le second film qui été bien nerveux. Là où le second film tente de dire un maximum de chose mais avec peu de temps, ici, le film ne dit pas grand-chose pour ne pas dire grand-chose. Je sais que cette phrase est dur mais c’est la sensation que le film laisse lorsqu’on le voit la première fois, à force de cacher des choses, on finit pas ne rien dire. Le film est à la fois bien rythmé et lent comme pas possible, oui je sais, c'est contradictoire !   Cela se ressens aussi dans le peu de combat du film : 2 Combat, l’un au début et l’autre à la fin du film, en plus, il n’y a pas un seul ange vu que les bases ont changés !  Rien à en dire des combats si ce n’est qu’on cherche le spectaculaire et qu’ils sont très long. Ah si ! Un défaut dans les combats, c’est le bordel ! Oui, les combats sont bordéliques et ont a tendance à ne rien comprendre à cause des termes trop techniques (à moins d’avoir une connaissance de malade en Aérospatiale) et de l’obscurité ambiante du film. Et comme on ne vous explique rien, même certaines actions des personnages sont incompréhensible au premiers abords, au point même qu’on ne sais pas trop comment ils ont gagnés !   Il y a un problème dans ma façon de faire ?   La question qui doit vous venir à l’esprit est : « entre les combats, il se passe quoi ? » J’ai envie de dire tout mais surtout rien. J’exagère un peu mais comme le film révèle peu de chose, ben on ne sait rien. Le problème viens du fait aussi que le film doit résumé qu’un seul épisode ! Par conséquent, le rythme en prend un coup, malgré les nouveautés de l'univers mais ils ne sont pas assez exploité je trouve. Je ne parlerai pas de meublage mais d’un long temps mort qui contraste énormément avec le début et la fin qui partent dans tout les sens et qui plus est, manquait d’explication. On pourra noter aussi quelques incohérences entre le 2ième et le 3ième film….     Pour ce qui est de la VF…..comme d'habitude, inégale dans les voix mais pas de grossière erreur, sauf pour le doubleur de Kaworu qui a du mal avec la prononciation Anglaise de certains termes (au lieu de dire Third Impact, il dit Sir Impact). J'ai noté aussi quelques ajouts inutiles dans la VF comme par exemple, Sakura, un nouveau personnage qui demande à Shinji au début du film s'il veux, je cite "Faire Pipi", comprenez-le, 14 ans dans l'espace sans faire pipi, ça doit être dur, par contre personne ne lui demande comment il a survécu ?                        Il y a de l'espoir, il y a toujours de l'espoir !   Si jusque là, je pouvais paraître de mauvaise foi, ce n’est que pour montrer que le film est en réalité bien plus intéressant qu’il n’y paraît. Les défauts énumérés précédemment sont les défauts que l’on trouve régulièrement cités par les gens (et c’est pas faux) mais le film possède des qualités indéniables.   La première qualité de ce film est clairement son ambiance. C’est simple, tout pue la mort ! C’est une ambiance macabre qui vous attend aussi bien dans la forme que dans le fond. Des exemples ? J’ai envie de dire : regarder autour de vous ! Il n’y a plus rien qui tient debout, le sol est rouge rappelant le sang et des corps d’Eva qui traînent partout. Et que dire du décor qui est à la fois macabre et beau, qu’on a le temps d’apprécier avec des scènes contemplative : Tout est détruit, vide et sans-vie mais c’est beau ! On doit cette beauté au choix intelligent des couleurs Rouge et Bleu très claire qui se contraste et se complémente à la fois….un peu comme le personnage de Shinji. Lorsque je parle de ces scènes contemplatif de ce film, je dit souvent que c’est du Miyazaki Macabre, histoire d'avoir une idée de la chose.                                Quelques petits exemples de décor assez jolie mais surtout macabres !     Il n’y a que très peu de personnage mais on comprend très vite pourquoi ! le cerise sur le gâteau est avec Rei dont on se demande si Shinji a réussie à la sauver durant la 1er partie du film. Rei est très absente et très en retraite dans le film, on ne la voie que très occasionnellement, son regarde est vide et perdue. Elle a perdu son humanité ainsi que sa liberté de parole, c’est presque un Zombie mais sans l’envie de manger les autres. De plus, les révélations sur Rei vont encore plus intensifié ce côté macabre du film.     Quand aux autres personnages, je pense surtout à Misato, Asuka et Mari, ont les voit très peu aussi, sans spoiler, disons que c'est justifié dans l'intrigue (sauf comment se fait-il qu'Asuka est encore en vie et que Mari ne soit toujours pas encore dévellopée….je ne lâcherai rien, Anno, je ne lâcherai rien 😂)   Un autre point fort du film est son retour aux sources à la Gainax. J’en avais déjà parler un petit peu dans le second film mais ici, c’est amplifié. Je suis étonné que personne n’a fait de lien avec tout les précédents travaux d’Hideaki Anno :                 - L’équipage de Misato ainsi que le fait qu’ils sont dans des vaisseaux ne vous rappelle rien ? Et oui, Nadia et le secret de l’eau bleu, qui à la base, c’était inspiré des Space Opera de Matsumoto, surtout Spaceship Yamato. Encore un détail rigolo, à un moment un des personnages dit que « c’est excitant d’être sur le pont lors d’une attaque », phrase déjà prononcé dans Nadia. On retrouve également l’OST de Nadia pour la simple raison que c’est le même compositeur.                - C’est un peu du spoile et je m’en excuse par avance mais la notion du temps où un personnage se retrouve plusieurs années plus tard alors qu’il n’a pas changé d’une traite….. non, rien ? Gunbuster avec Noriko et Kazumi qui doivent payées le prix de leurs combats par l’accélération du temps dans l’espace. D’ailleurs, on pourrait faire le lien avec l’idée qu’il n’y a que deux pilotes qui gère tout (Asuka et Marie) et le 1er combat dans l’espace….c’est un peu pareil dans Gunbuster (même si il y a 3 pilotes mais chuuuut!)                - Et puis enfin, c’est un hommage à la série de 1995 vu que l’intrigue reprend toujours la série malgré toutes les changements, sans oublier que certaines font échos à l’épisode 24...normal d’un côté.   Un dernier point et tout bête, le film a la volonté de prendre des risques et on ne pourra jamais lui reproché le contraire contrairement à d’autres séries qui reste sur des acquis ! D’autant plus que le film se construit comme l’opposé du film précédent : Peu de combat, peu de contact avec d’autres personnages pour Shinji, univers très différents, quasiment pas de Fan-Service etc.…     Capitaine Némo, euh je voulais Misato, il semblerait qu'une partie sur les thématiques du film est en approche !                           C'est chouette ! Je comprend maintenant que je suis né pour te rencontrer ! 😉   Un dernier point fort serai tout simplement les thématiques du film et ça mérite qu’on s’y intéresse ! Tout d’abord, toute cette histoire sur l’espoir, oui, vous n’avez jamais remarquez que ce mot reviens très souvent ? Que ce soit dans des termes ou même dans les dialogues, le mot espoir reviens très souvent. C’est bien mais l’espoir de quoi ? D’un point de vue de l’intrigue, l’espoir qu’on puisse revivre et reconstruire ce monde, et comme dirais Dr Ian Malcom « La vie trouve toujours un chemin », la grande question est de savoir si l’Homme en fait partie.   Il y a aussi cette espoir d’un retour à la normal avec Shinji qui au fil du film, se fait submergé par le désespoir et aussi la culpabilité….     Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir….sauf si tu agis comme Shinji. Et qui dit Espoir, dit changement ! (Ah bon ?🤔) Je me suis souvenu d’une citation de Hideaki Anno qui disait dans la prélude de la série :   « On m'a dit un jour « vivre, c'est changer ». C'est en voulant faire un récit où, la fin se rapprochant, le monde comme les personnages exprimeraient ce désir de changement que j'ai commencé cette œuvre. Parce que c'était là mon véritable souhait »   Et si c’était toujours son souhait ? Et s’il avait volontairement changer la base d’Evangelion pour apprendre une leçon de vie à ses fans ? La vie est fait de changement, heureuse et pénible…..tiens ça me fait penser encore au Dr Ian Malcom qui disais :    « S'il y a une chose que l'histoire de l'évolution nous a enseignée, c'est que la vie ne peut pas être retenue. La vie se libère, elle s'étend à de nouveaux territoires et brise les barrières, douloureusement, peut-être même dangereusement, mais, hum... enfin, c’est comme ça. »   « C’est comme ça », je rigole avec mes citations de Jurrasic Park mais c’est peut-être ce que veux nous dire Anno. La vie est faite de changement et Evangelion aussi.   J'avoue que j'ai un doute maintenant !   Ce qui m’amène à Shinji qui a peur de ce changement, de voir que le monde qu’il a connu n’est plus le même, que les personnes qui l’aimait le déteste, que la Rei qu’il connaît n’existe plus, qu’Asuka a envie de lui péter sa gueule….tout ça sont les changements que Shinji refuse de voir…..mais nous aussi !   J’entends souvent que les gens défonce le film parce que tout les personnages traite Shinji comme de la merde ou parce que ça n’a plus rien à voir avec la série….oui, c’est le but du film ! Je viens de m’en rendre compte mais on s’est voilés la face pendant tout ce temps, je m’explique.   L’énorme force du film est qu’il traite le changement dans la vie et quoi de mieux que de faire subir ce changement aux spectateurs, aux fans surtout qui sont habitués à la base de la série de 1995 et qui a duré jusqu’à Evangelion 2.22. On a jamais reprochés à The End Of Evangelion qu’il avait changé les bases vu que c’était la suite de la série, on a juste reproché la manière que ça c’est passé et c’est là la différence avec 3.33, il coupe tout ! La vérité sur le pourquoi on a défoncés le film, parce que oui les fans l’ont défoncés, c’est parce qu’il ne reprend pas les bases de la série, on a reprochés au film son concept qui dérangent les fans parce qu’ils ne s’y retrouvent plus…..c’est juste débile !   On ne peux pas défoncé un film pour son concept, sinon tout les films sont mauvais. On ne peux pas défoncé un film pour son identité et quand je vois des gens qui dissent que le prochain film donnera les raisons de ce changement, j’ai envie de dire « Ouvrez les yeux ! On a toujours eu la réponse mais comme shinji, on a refusé de la voir ».   Ce qui est dingue, c’est que l’auteur avait prévu la réaction des fans vu que la majorité réagissent comme Shinji dans le film. Si vous ne le savez-pas, Hideaki Anno a faillit prendre sa retraite et laisser Evangelion comme tel. Pourquoi ? Parce qu’apparemment le film aurait été dur pour lui car trop introspectif. Je veux dire par dessus tout que c’est un homme qui affronte sa vie, contre son passé ou contre les fans peut-être mais il a eu les couilles de le faire !     Bon, tu as fini ton article ou non ?                        Ce n'est qu'un au revoir, mes frères, Ce n'est qu'un au revoooooir ! (Conclusion)   Je ne pensais pas que je conclurai comme ça ! Au début de ma critique, je croyais que je parlerai de la souffrance de la Solitude et du Rejet mais finalement, à force de penser au film et à son message, j’ai fini par trouver autre chose. Pour comprendre Evangelion 3.33 , il faut accepter de renier les bases de tout ce qui a été fait sur la licence Evangelion, accepter le changement, tel est le message et l’intrigue du film. Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi et je ne suis sûr de rien mais je pense avoir enfin trouver un sens à ce film et une raison de le revoir plus souvent. Si vous avez déjà vu ce film, regarder le encore mais en prenant compte de tout ce que je viens de dire et peut-être que votre jugement changera. Après oui, le film à des défauts et il demande un certain courage pour le regarder à nouveau mais c’est ce qui définit ce film. Je pourrait même dire, qu'il s'agit d'un mauvais Evangelion (volontairement) pour être un bon film.   Je vais conclure par cette citation : «  On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » Héraclite    

DrunkenPenPen

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6 - Costaud

Je n’étais absolument pas doué en matière de construction, mais quand il fallait détruire, à commencer par les autres êtres humains. Dans ma première vie, mon commerce n’était pas fructifiant uniquement grâce à mes capacités de gestions, mais surtout grâce à ma stratégie commerciale très agressives qui poussaient les autres familles à mettre la clef sous la porte, voir, à disparaître… nous dirions mystérieusement.   Quand j’eu enfin la chance de me réincarner en Chine, la terre des arts martiaux, je me suis fait plaisir. Quand j’atteignit l’âge de raison, en pleine croissance, je me consacrai à la recherche d’un maître. Je façonnai mon corps, jusqu’à devenir une brute de muscle, mais avec l’esprit d’un être ayant parcourut plus d’une centaine de vie. J’ai approché et appris d’innombrables techniques qui allaient rester en moi pendant des siècles.   Et si au départ, je mordais fréquemment la poussière, petit à petit, alors que mon âge et mon expérience s’accumulaient, je devenais de plus en plus imbattable. Ma réputation grandissait exponentiellement, tout comme le nombre de mes rivaux. Mais même à dix contre un, je pouvais m’en sortir sans trop de casse. Un peu de repos, de la bonne nourriture et quelques filles, et j’étais prêt à recommencer. Le temps où cinq sauvages avec des lances bricolés pouvaient venir à bout de ma personne était désormais bien loin. J’appris aussi à gérer mon sentiment de toute puissance. A bien à y regarder d’ailleurs, je l’avais appris plus facilement que prévu, je m’attendais en effet à subir beaucoup de décès avant de bien gérer ce genre de délire. Mais visiblement, une centaine de décès plus ou moins prématurés étaient une base suffisamment solide pour ces aléas.   Quand je me lassai de cette vie de combat, je devais avoir la quarantaine. Je me rangeai, fis savoir que désormais, la plupart des jeunes étaient plus forts que moi et ouvrit ma propre école. J’avais toujours rivaux, mais rien de grave, du moins, c’était ce que je pensais. Un jour, je me réveillai un matin avec une jeune femme assise à côté de moi. Je sursautai et me redressa d’un coup, criant alors que je me mettais en garde : « Qui êtes-vous ? - L’âme de l’humanité. » m’avait elle alors répondu avec nonchalance. Au fur et à mesure que je décomatais, je pus mieux observer l’intruse : c’était une jeune femme au visage et aux bras couverts de cicatrices, portant un blouson en cuir complètement anachronique avec l’époque et portant sur ses mains pas moins de trois paires de poings américains. Et vu les renflements de sa veste, elle devait également être couvertes de tout un tas de calibre également. Elle fouilla dans ses poches et me tendit un anneau de ronces. « D’la part à ma sœur. - Merci. » Je n’avais rien d’autre à dire, on tambourinait à la porte. Certainement le père du fils que j’avais savaté la veille. Dommage que ce vieux monsieur soit un seigneur de guerre un peu tatillon sur la notion de vengeance. « Baroud d’honneur ? me proposa la jeune femme à côté de moi. - Aller, je concédai. Mais sans tes armes sur les mains, sinon c’est trop facile. » Elle ricana en ôtant ce qui était pour elle de simples bijoux.   Nous sortîmes dehors. Ils étaient au moins une centaine, armés jusqu’aux dents.   « Tu sais que le fait que je t’aide ne changera rien ? me prévint-elle en faisant craquer ses phalanges. - Je le sais très bien. »   Et la bataille qui s’ensuivit fut épique. Nous cassions les lances à coups de poings. Nous dévions les flèches du revers de la main. Nous brisons les os et les vies avec les doigts. Mais contrairement à ma partenaire, j’étais humain et vieux. Alors que je brisais les deux jambes du chef, je reçu une flèche dans le dos. J’eu tout juste le temps de lui retourner la tête à 180 degrés quand un sabre me décapita.   Mais j’ai eu bien d’autres aventures par la suite, parfois beaucoup plus étranges encore…

MaiffaInes

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5 - Construire

J’ai eu envie de construire une maison une fois. Je m’y étais mis très sérieusement, c’était lors d’une vie en 1998. Quand j’ai commencé, j’avais 20 ans, quand j’avais terminé, j’en avais 34. C’est très long de construire une demeure à partir de presque rien. On commence par acheter un terrain et il faut s’assurer qu’il soit viable à la construction. On aplanit le terrain à coup de masse et d’autres machines très compliquées dont j’ai oublié le nom depuis. Et c’est seulement une fois toutes ces préparations préliminaires terminées que l’on peut commencer à poser les fondations, la base de la maison. A cette époque, on utilise beaucoup le béton, et il faut donc apprendre à le faire. Parce que la bétonnière, mes petits Lecteurs, tout ce qu’elle fait, c’est de tourner pour mélanger la mixture.   Et trouver les bonnes quantités de poudres, sable et eau n’est vraiment pas facile voyez vous, surtout lorsque l’on débute. Et il faut racler ensuite le tout quand on le pose dans la journée. C’est déjà beaucoup de travail. Une fois tout cela effectué, on prépare les murs, le toit, les poutres de soutiens…   Pour pouvoir subvenir aux besoins financiers de tout cela, j’avais monté un petit commerce pour la pêche. Tout le nécessaire se trouvait chez moi. Je ne m’y connaissais pas vraiment, aussi, j’ai dû étudier la question au cours du temps. Vous pensez que ce labeur m’avait prit 14 ans pour quel raison ? Enfin, pour la plupart des gens, 14 années, c’est énorme, mais pour moi, c’est un peu un clignement d’yeux. Ce n’est qu’un instant fugace parmi tant d’autres.   Parfois, j’avais du mal à joindre les deux bouts, ce qui ralentissait mon projet, mais j’étais patient. Enfin, je pense que j’ai plutôt gagné cette faculté au fur et à mesure sur je renaissais. Ou me réincarnais ? Ce que m’avait dit la vieille l’autre fois me trottait dans la tête.   Je vivais simplement ma vie pour cette fois ci, et à la fin, j’étais des plus heureux quand j’avais terminé. J’en étais tellement content que je tapai la poutre pour manifester mon contentement et ma fierté. A ce moment-là, on sonna à la porte. Etrange, mais je décidai d’ouvrir. C’était le facteur. « Et ben ! Vous êtes efficace à la Poste dans le coin, j’avais dit en rigolant. - Signez là… » me répondait laconiquement le frêle gaillard exploité jusqu’à l’os. Je signai et prit l’enveloppe. Il y avait juste un anneau en ronce à l’intérieur. « Ah ! » je fis juste avant que la poutre que j’avais tapoté tout à l’heure bascula, faisant effondrer la bâtisse sur elle-même.   Moi je vous le dis, ne soyez pas pingre, achetez vous les services d’un architecte sérieux. Faire une maison, ça ne s’invente pas sur le tas. Je l’ai appris à mes dépends ce jour-là, et je ne refis jamais cette erreur.

MaiffaInes

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4 - Glace

J’ai appris à profiter des plaisirs les plus simples, selon les époques et les civilisations bien entendu. Par exemple, au Japon, les friandises populaires ne sont pas sucrées. Une mauvaise surprise dont on s’accoutume rapidement une fois que l’on a goûté au rat sauce chocolat sous Moctezuma.   Mais en prenant une crème glacée à l’italienne que je fis la seconde rencontre la plus importante de toute mon existence. J’étais à New York, nous étions en 1997, et je sortais du bureau. Le journal sous le bras, un béret sur mon crâne dégarni, j’avais la soixantaine glorieuse et sexy des gens qui avaient su prendre soin d’eux. Dans ma veste en tweed se dissimulait un portefeuille bien garni et un revolver chargé de dissuader les quelques plaisantins souhaitant farfouiller dans mes poches.   Je me baladais dans le parc géant servant de poumons à la grosse pomme quand je tombai sur une marchande de glace à l’italienne. Comme la plupart des distributeurs industrielles, il n’y avait que quatre parfums, ce qui n’était pas grave puisque la vanille me convenait très bien. Le problème venait de la marchande : c’était une très vieille dame couverte de croûte, de bubons verdâtres, d’escarres et anomalies immondes qui me figèrent sur place. Je devins blanc comme un linge, et instinctivement, j’avais porté la main sur mon holster d’épaule, à l’intérieur de la veste. La vieille ricana comme une sorcière dans un conte pour enfant. Une goutte de sueur glacée parcourut mon échine, mais je pris la décision de ne pas dégainer. J’opta pour la prudence, mais pas l’inconscience, restant défensivement en retrait, à une distance respectable.   « N’ai donc pas peur de moi, Réincarné, je connais très bien ta fiancée tu sais, me lança-t-elle en bavant un liquide noirâtre. - Ah oui ? je répondis sans pour autant me détendre. Vous êtes sa mère peut être ? » Les sourcils de la femme âgée se froncèrent. Visiblement, elle n’avait pas apprécié ma petite remarque humoristique. Mais elle garda le sourire. « Je suis sa sœur, vous apprendrez rapidement à me connaître. - Certainement, je lui dis en me retenant de faire la grimace. - Voulez-vous une petite douceur ? me proposa-t-elle en prenant les cornets dans ses mains suintantes. - Non merci. » déclinais je rapidement tout en commençant à essayer de m’éloigner. Mais avant que j’aie pu faire cinq pas, elle m’avait agrippé le bras. Elle avait beau dégouliné de toutes les saloperies possibles qu’avaient inventé la nature pour nous infliger peste et décrépitude, elle avait une force extraordinaire. Si elle le souhaitait, elle m’arracherait les membres ou séparerait ma tête en deux, à la seule force de ses bras. « J’ai tout de même un petit quelque chose venant de ma sœur, me dit-elle en me confiant un anneau de ronce. - Ah mais non, râlais-je en soupirant de déception. Je n’ai rien fait de mal, je me suis accoquiné avec aucun mafieux ou avec le gouvernement. Je m’entretien physiquement, même à mon âge, je fais du sport. Je ne fume pas, et je bois peu… - Cancer de la prostate foudroyant, m’asséna-t-elle avec un petit signe de tête. Même en allant à l’hôpital maintenant, il sera trop tard. Vous vous souvenez des quelques fast-foods que vous preniez de temps à autre ? - Les enculés… marmonnais-je sombrement. Ils foutent quoi dans leurs burgers ? - Tu ne veux pas le savoir Réincarné, ricana de nouveau l’ancienne. Une glace ? - Bon, allez, concédais-je. Mettez-moi une triple vanille, c’est la fête. »   Elle ne me fit pas payer, de toute façon elle n’avait guère besoin de mes devises.

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3 - Appât

Je n’en avais plus rien à faire après ma deuxième vie, j’étais devenu amer et désespéré. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivais et comment me débarrasser de ce qui semblait être une malédiction. Alors j’en profitais pour m’amuser et combattre le spleen qui m’envahissait, à chacune de mes réincarnations. Au début, je ne savais pas trop quoi faire. A part m’arranger pour avoir un maximum d’argent pour me suicider à coups de festins, d’orgies et piscines de drogues. Mais rapidement, je me suis rendu compte d’une sorte de règle implicite : tant que je n’avais pas reçu l’anneau, tous mes efforts autodestructeurs étaient vains.   Il ne fallut donc pas longtemps pour sur mes tentatives suicidaires se retournent contre moi cruellement. Perte de membres, pertes de sens, tétraplégie même parfois ! Comment était-ce arrivé ? Et bien, une fois, je n’étais pas satisfait de ne pas avoir obtenu un résultat parfait à ma carrière de commercial, et bon, comme on pouvait revivre à chaque fois, je me suis acheté un revolver et je me suis coller une balle dans la cervelle. C’était bon quoi, la Mort ne pouvait pas rattraper cela non ? Un projectile de 45. qui fracasse l’os de mon crâne pour exploser ma cervelle et l’autre partie ma tête, le décès est inévitable. Et bien non ! La munition était défectueuse, le canon faussé et manquant d’entretien, et bien que je pris un peu de plomb dans la tête, ce n’était pas assez puissant pour me tuer, et me voilà emprisonné dans ma chair.   Trois mois d’emprisonnement pour mon âme. Un ennui terrible. Pour ma part, j’avais l’impression que cela avait duré bien plus longtemps que toutes mes vies précédentes. Je fus libéré par une infirmière, bien que je doutais un peu de son identité, à cause de sa chevelure blonde tirant sur le blanc, son anneau de ronce au doigt et, surtout, par ce qu’elle me dit avant de débrancher les appareils me maintenant en vie : « Hi hi hi, plus jamais tu ne me fais hein ? Petit coquin. Je ne serai pas toujours là pour te sortir de ce genre d’ennuis, donc, la prochaine fois, contente toi d’attendre le bon moment. Ou prend de meilleurs outils. »   Et plus jamais je tentai d’accélérer ma fin avant l’apparition de l’anneau. Mais mon amertume demeura tout de même, et je me demandai bien ce que je pouvais faire de mes vies.   C’est à ce moment là que mon histoire d’aujourd’hui arrive à pic. Pardonnez cette longue introduction, mais tout ce qui se passa lors de cette vie vous paraîtrait bien nébuleux si je ne vous avais conté toutes mes pérégrinations les plus autodestructrices.   Après la terrible tétraplégie, je me suis retrouvé à l’époque où l’humain sortait tout juste de l’état de nature. Toujours pas de civilisation, encore moins de société, mais un début de système tribal, de la répartition des tâches, des outils, une hiérarchisation… Des hommes primitifs, oui, mais pas sauvages. Mais rapidement, je fus mis à l’écart. J’étais trop intelligent, trop avancé, ils le sentaient dans mes manières, dans mon regard, dans ma débrouillardise issue de mon érudition. Et en plus, j’étais un faible. Oui, j’avais appris à me battre avec un bâton de combat, mais ce genre d’arme était taillé dans les bois les plus adaptés. Je dû, moi aussi, apprendre à façonner mes propres armes pour me débrouiller seul, pour tuer de quoi me nourrir, et surtout, pour me défendre.   Car à cette époque, tout voulait ta mort. Au cours de l’une de mes vies, j’ai pu accéder à internet et avoir un bref aperçu de la culture de ce milieu, et donc, des jeux vidéo. Et certaines de ses personnes se plaignaient donc, que dans certaines de ces œuvres, tout le monde voulait te buter. Mais mon petit, vient donc à la préhistoire. Certes, on n’avait pas de dinosaures, mais ne t’inquiètes pas, même les chats voulaient t’écharper au lieu de mettre des tranches de pain autour de leurs oreilles. Bon, ils n’avaient pas non plus la même taille et le même régime alimentaire, mais justement, la plupart des bestioles étaient plus grosses et plus féroces que toi ici.   Moi, je m’étais fabriqué un arc, avec des flèches aux pointes de pierres. Pour améliorer ma puissance de frappes contre mes contemporains désirant régulièrement ma mort, j’avais appris à recueillir le venin de certaines créatures. J’en enduisais ensuite mes munitions. Il fallait juste éviter de chasser avec du poison sur mes outils de mort. J’avais également une lance, là aussi avec un bout en pierre attaché à la hampe avec des nerfs de bovidés.   Etre livré à soi-même en pleine nature était déstabilisant, mais l’instinct prit rapidement le dessus. Certes, au départ, j’étais des plus patauds, et donc, affaibli à cause du manque de nourriture. Mais petit à petit, alors que je m’abandonnais à cette nouvelle vie, je devins le chasseur parmi les prédateurs. Symboliquement, j’aimais chasser des gros prédateurs. Ensuite, je prenais leur peau pour m’en faire une cape, et je me fabriquais du cuir pour être bien protégé. Oui, j’étais en avance sur mon temps, mais quand on était un paria, on pouvait bien se permettre de tricher un peu.   Je vivais donc ma petite vie tranquille de mon côté, entre chasse, cueillette, voyage et course poursuite entre brutes voulant ma peau. Cette vie me permit de réévaluer l’intérêt de la vie, et sa pertinence. Je n’avais rien à faire ici, rien à accomplir. Je pouvais juste travailler sur moi-même et réfléchir.   Et bien que je n’étais toujours pas avancé sur ma situation, j’avais décidé de ne plus provoquer la Faucheuse, et d’essayer de m’investir dans la plupart des opportunités qui s’offriront à moi, bonnes ou mauvaises, altruistes ou égoïstes.   Et j’eu bientôt l’occasion d’appliquer cette philosophie. C’était un après midi alors que je traversais un plateau plutôt aride. J’étais en train de me diriger vers un point d’eau que je connaissais très bien, et qui regorgeait souvent de gibier. Mais en chemin, je vis un spectacle des plus lamentables : une bande de gros bras avaient tué un père de famille et était en train d’enlever sa jeune fille. Je brandis mon arc et décocha une flèche empoisonnée vers le plus gros et le plus fort d’entre eux (certainement le chef). Le projectile atteint son épaule. Il se retourna et hurla en pointant dans ma direction, mais j’étais déjà prêt. Alors que la corde de mon arc émit un petit chant sporadique, les hommes préhistoriques se rapprochaient, hurlant de douleur quand je les touchais, et s’effondraient en expirant leur dernier soupir. Le chef était le dernier debout, il n’avait pas bougé, mais il était pâle comme un mort. Je pris la hache de l’un de ses copains pour finir le travail.   La petite fille me regarda avec reconnaissance, effrayée et tremblante. Pour me remercier, elle s’ôta un anneau en ronce du doigt, et me le tendit. Mon regard s’assombrit un court instant, mais je tendis la main pour accepter son cadeau et me l’enfiler au doigt. Le reste de la tribu de l’autre sauvage hurlèrent de rage et j’ordonna à la petite de regagner les siens.   Je pris la tête et la secoua dans les airs, rependant une partie de son sang sur moi, histoire de bien attiré l’attention des malandrins sur ma personne et permettre à la petite de s’échapper. Je n’avais plus de flèches, et je vendis chèrement ma peau. Un premier coup de lance dans le ventre m’ouvrit la panse et éparpilla mes intestins au sol. Une seconde et dernière estocade me transperça la gorge et on me laissa mourir. Mais j’étais étrangement satisfait de cette mort. Désormais, je me jura que chaque mort devait avoir cette satisfaction.

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2 - Stupide

Quand j’ai repris un semblant de conscience, j’étais en train de me chier dessus. C’est quelque chose vous savez de conserver tous ses souvenirs alors que l’on n’était même pas en âge de parler. Alors que je hurlais envers Dieu pour demander la teneur de ces étranges événements, je me rendais compte que je pouvais seulement babiller et baver.   Mon enfance fut difficile, moi qui parlais anglais et qui me retrouvais dans la campagne française. Nous étions en l’an de grâce 1254, et on m’avait donné comme prénom Jean. Et quand j’ai atteint l’âge de pouvoir penser raisonnablement, j’ai pensé avec joie que Dieu me donnait une seconde chance et que je devais lui rendre cet honneur. Je rentrai dans les ordres tout en apprenant à me défendre. J’étudiai la théologie pour pouvoir appliquer ce que je pensais être mon destin. A mes treize ans, je pris la route avec uniquement quelques affaires et un solide bâton et je devins, à mon humble niveau, le bras armé de Dieu pour les plus faibles et les nécessiteux.   Un bandit rackettait des paysans ? Un seigneur un peu trop entreprenant avec votre femme ? Me voilà. J’ai eu mon lot de défaites, et de blessures, mais les innombrables victoires en valait la peine.   Vous vous en doutez Lecteur que tout cela était stupide, terriblement idiot et fanatique. Mais quand on sortait du seizième siècle, pour se retrouver en France quelques siècles dans le passé après une mort bien misérable, la seule hypothèse qui me venait à l’esprit était la volonté divine. Forcément. Il ne pouvait être autrement n’est-ce pas ?   Bien que la volonté fût divine, ce n’était pas Dieu qui était derrière cela, mais quelque chose d’autre. Mais à ma deuxième vie, je refusais encore d’y croire.   Ma vie d’aventure m’avait conduit aux quatre coins du Royaume de France… ou plutôt des Royaumes. La situation géo-politique de la France surpassait en termes d’absurdité et de division les saxons… à certaines époques. Parce que dans d’autres, j’ai appris à mes dépends à quelles bassesses les dirigeants étaient prêts à se résoudre pour acquérir un morceau de terre supplémentaire pour épater leurs voisins ou leur famille.   J’ai visité la Provence, le royaume d’Anjou, la Normandie et une fois même, je me suis rendu en Bretagne, même si je n’y suis pas resté longtemps. Non pas que le climat humide m’était inhospitalier, mais les gens, eux, l’étaient beaucoup plus. Certainement parce que j’avais oublié que les frontières étaient bien différents que lors de ma première vie. J’ai visité bien des forêts, bien des plaines et bien des villages avant que ma carrière d’aventurier ne prenne fin subitement, à cause d’une flèche dans le genou.   Mais cela ne m’avait guère arrêté. Certes, maintenant mon bâton me sert à boitiller lentement, mais j’avais encore mon cerveau et mon art du négoce. Associé à mes recherches théologiques, j’avais commencé à installer de nouveau un petit réseau commercial, mais dont la plupart des bénéfices servaient au bien-être de la communauté. J’ai rénové l’église, mis en place un hôpital des plus primitif et basique, et en encourageant l’artisanat, j’ai pu accumuler des armes et ensuite engager les mercenaires plus vertueux et les plus loyales pour défendre la communauté où j’avais échoué malgré moi. Cette fois ci, je ne payai pas mon amour, mais je le méritai. Nous conçûmes ensemble quatre merveilleux enfants que nous éduquions au mieux. Le premier avait réussi à accéder à la noblesse par le mérite. En devenant chevalier, puis, par le mariage, il devint un baron aimé et respecté de son peuple. Le second reprit le commerce de son père, le fit fructifier et parvint à agrandir son petit village. Le troisième enfant, une fille, devint une soldate, forte, respectée, bien qu’oublié. Et la dernière appris à soigner les gens au mieux, aussi bien avec des onguents qu’avec l’art de la voix. Je m’éteins peu après mes cinquante ans, apaisé, et certains que mes bonnes actions et mon empreinte sur le monde par le biais de mes rejetons exemplaires. Lors de ce jour funeste, la dernière de mes filles m’avait amené un petit anneau, qu’elle avait fabriqué elle-même : un anneau fait de ronces…   Quelle ne fut pas ma déception quand je repris de nouveau conscience, de la fange jusqu’aux chevilles. Pendant au moins une cinquantaine de vie, j’avais décidé que je n’en avais plus rien à foutre… Mais cela était une autre histoire.

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1 - L'anneau

Je me souviens de ma première mort. Cela fait bien un millier de réincarnation maintenant que je vis et meurt sans jamais rien oublier, sans jamais pouvoir passer à autre chose. Mais mon premier décès me revient toujours comme si cela s’était passé hier. Et depuis, je n’ai cessé de traverser l’existence avec le sentiment de ne jamais rien accomplir, car tout est vain et notre vie vaut à peine l’effort d’être vécu. J’ai eu tellement de noms que parfois, en me réveillant un matin, je me présente sous l’identité d’une personne ayant vécu deux milles ans auparavant, ou sous l’appellation de quelqu’un qui naîtra bien plus tard.   La seule chose constante désormais, c’est que je n’ai jamais eu droit à une incarnation privilégiée, et même avec mes réussites, je n’ai jamais réussi à atteindre le degré d’aisance qui caractérise ma toute première vie, celle qui m’a valu cette malédiction.   J’étais un marchand aussi gras qu’il était riche. Je portais les plus beaux vêtements, enfin, aujourd’hui on trouverait cela ridicule, mais au seizième siècle, la petite collerette blanche nous donnant l’air d’un chat sortant du vétérinaire était le top du top. D’un grattement de plume, je décidais du sort d’entrepôts, d’ateliers et de tout un tas d’autres entreprises que l’on pourrait qualifier de primaire à l’époque où je vous parle aujourd’hui. D’un geste de la main, je pouvais même décider des sorts des plus pauvres, que ce soit pour les engager, que pour les jeter en prison. Je ne courtisais pas, je payais mon amour, et je ne parle pas de catins et d’autre pauvrettes que l’on trousse au coin de la rue. Non, je m’étais payé l’amour d’une marquise, embrassant de ce fait mon entrée dans la noblesse, ce qui assurait à mes enfants d’être au service de la reine, à mes petits enfants de faire partie de la plus haute des cours, et un sentiment de puissance qui me donnait un sentiment d’impunité indéfectible. Rien ne pouvait m’arriver… ou presque.   C’était une journée brumeuse, comme il y en avait tant à Londres. On ne voyait goutte à plus de dix pieds, et à chaque fois que l’on croisait quelqu’un, on avait l’impression qu’il surgissait de quelconques ténèbres cendrées. Et quand il s’agissait d’un pauvre crasseux couverts de suie, l’effet était encore plus saisissant. Alors que j’empruntais le pont qui enjambait le Thames, voilà que je tombais sur une paysanne, les cheveux d’une blondeur irréelle, presque blancs, et ne portant qu’une grande faux ainsi qu’une large cape noire comme seul appareil. Elle parlait d’une voix douce mais pourtant audible avec le vacarme quotidien que provoquait la ronde des navires sillonnant le canal putride. Elle me disait qu’elle m’observait depuis un moment, et que je l’obsédais.
« Mais pourquoi donc ? lui disais-je amusé par tant de franchise abrupte.
- Parce que chaque décision que tu prends me donne toujours plus de travail, me disait-elle avec un sourire angelin. Je suis de plus en plus accablé par le fardeau de mon labeur, et la signature que tu as accordée provoquera bien des morts et de souffrance.
- Ainsi va le commerce, lui avais-je répondu avec un clin d’œil. Tout comme on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, nous ne pouvons pas créer autant de richesses à partir de rien. Les nouvelles sont formelles : entre l’Espagne, la France, et d’autres puissances étrangères, nous avons toutes les opportunités imaginables pour que le commerce de la guerre soit fructueux. Mais… en quoi êtes vous autant impliqué dans tout cela ? »
Je lui avais asséné cette phrase dans le but de la bousculer, de la blesser, de lui rappeler son existence de moins que rien, alors que moi, j’avais tout. Mais elle n’avait pas réagi comme je l’espérais. Elle avait tendu la main et m’avait caressé le visage. J’eus un sursaut : elle était glacée. Elle me rappelait ces terres inhospitalières du royaume de Suède que j’ai dû visiter une fois à mon grand déplaisir.
« Avec la balance de la Vie qui penche de plus en plus vers le déséquilibre, tu pourrais faire tellement, reprit-elle avec candeur. Marions-nous, et donne-moi satisfaction. »   J’avais abandonné mes manières à ce moment-là, et je me retenais à grande peine de la prendre séance tenante. Elle m’avait tendu un drôle d’anneau : une sorte d’encerclement de ronces, polie, avec un diadème grisâtre fort élégant. Si c’était le seul rituel pré-coït à souffrir avant que je puisse éplucher et goûter à son fruit, ce n’était guère contraignant je m’étais dit. J’avais retiré l’énorme diamant qui ornait mon annuaire et je lui tendis la main, goguenard. Ce genre de ‘’bijou’’ n’avait aucune valeur, et aucun prêtre n’était en vue pour officialiser cette union. Il me suffira de nier une fois qu’elle deviendra contraignante, et au vu de son accoutrement, ce ne sera guère difficile.   Oui je me disais tout cela, mais je pense Lecteur que tu avais compris bien avant moi ce qui s’était passé n’est-ce pas ? Au moment où l’anneau fut enfilé, je sentis mon bras prendre la lourdeur de l’acier le plus résistant et je chus sur le bord du pont avec un cri d’horreur.
« Garce, que m’as-tu fait ? !
- Ne t’inquiète pas, me susurrait elle. Ce sera rapide. »
Une violente bourrasque écarta sa cape et l’illusion. Là où je pensais pouvoir délecter mon regard de ses formes que j’imaginais larges, je ne trouvais qu’ossement. Son visage avait disparu, comme toute chair et toute expression. Il ne restait plus qu’un crâne grimaçant, aux orbites vides.
« Nous nous retrouverons quand je serai satisfaite, et je mettrais alors un terme à notre contrat de mariage, disait la Mort avec amusement. Pour l’Equilibre. » Mon bras se balançait à l’extérieur de la rambarde et m’entraîna dans l’immonde fleuve où se déverse toutes les immondices humaines. Un goût immonde envahit immédiatement ma bouche et un liquide gras et visqueux emplit ma bouche, envahit mes poumons, et m’étouffe. J’étouffe dans la fange et la pisse.   Et depuis, je renais, je recommence tout, mais en gardant tous les souvenirs de ma vie d’avant. Et à chacun de mes décès, je reprenais tout de zéro, mais en conservant toutes les expériences de mes vies passées. Je garde en mémoire la souffrance de presque un millier de trépas, et j’aimerai pouvoir oublier. Aujourd’hui, cet anneau revient à chacune de mes vies. Une fois que cet ornement apparaît, je meurs toujours dans les vingt-quatre heures. Je ne peux l’éviter, j’ai appris à le savoir. Parfois, j’en profite pour effectuer un coup d’éclat, parfois, je suis complètement pris au dépourvu. Laissez-moi vous conter, Lecteurs, quelques-unes de mes histoires… ou plutôt, de la fin de mes histoires. Je suis le Réincarné. Et alors que je viens de trouver pour la millième fois cet anneau, je pense que je n’ai rien de mieux à faire.

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Fate/Stay Night [Dossier]

Certains animés sont plus dur à traiter que d’autres parce que ce ne sont pas que de simples animés mais tout un univers entier à traiter ! Constitués des séries principaux, d’univers alternatifs, de spin-Off, d’adaptations, de parodies etc.…. c’est un peu comme résumé tout l’univers de DC Comics en un seul article….Bonne chance ! Dans le monde des mangas, bien que ce n’est pas si fréquent, il existe des séries avec des univers vastes où on peut vite se perdre, voire même, ne pas savoir par où commencer ! De tête, il me viens à l’esprit l’univers de Gundam ou les œuvres de Leji Matsumoto avec des personnages qui se croisent. Cependant, j’avais envie de vous parler de l’univers de Type-Moon et même précisément de Fate/Stay Night ! Si vous êtes un amateur d’animé, vous connaissez très certainement la série des Fate/Stay Night et si ce n’est pas le cas, laissez moi vous le présenter.     1er Opening des nombreuses séries Fate/Stay Night !         Type-Moon....Oui, bien sûr…..C'est quoi Type-Moon ?   Commençons par le commencement : c’est quoi Type-Moon ? Type-Moon est un studio de jeux-vidéo amateur à la base. Ils ce sont fortifiés une réputation avec leurs Dōjin, des œuvres amateurs dans différents domaines comme la musique, les mangas etc.… et plus particulièrement les Visuals Novels, un type de jeux vidéo qui se présente plus comme un livre car ce n’est que du texte mais avec des voix et de la musique. Je précise que c’est un type de jeu très répandu au Japon qui est mis à toutes les sauces : Aventure, Romance, Drague, Eroge ou encore Hentai.   c’est avec Tsukihime (2000) que le studio va marquer les esprits et commencer à prendre une place plus importante dans le milieu, pour finir par devenir des professionnels. Pendant ce temps, French Breed, un sous studio qui c’était associé avec le studio Type-Moon va sortir une suite à Tsukihime mais en tant que jeux de combat 2D nommé Melty-Blood. Une fois de plus, c’est le succès au point même qu’ils font plusieurs versions de ce jeu et finira par sortir en salle d’arcade, preuve ultime que le jeu est très bon (personnellement, j’en suis assez fan !). French Breed sortira un autre jeu que vous connaissez probablement : Under Night In-Birth mais il reste en dehors de l’univers Type-Moon.   à Gauche, Tsukihime en animé et à droite, Melty Blood dans sa avant-dernière version !   C’est en 2004 que le studio va créer leur premier gros succès commerciale : Fate/Stay Night ! Et d’ailleurs, quand je dit que ce sont des Visuals Novels, je devrais plutôt dire Eroge. Un Eroge est un jeu érotique mais je ne vais pas vous mentir, on peut parler d’Hentai. Attention ! Un Eroge n’est pas un jeu Hentai, c’est juste un jeu qui contient des scènes Hentai et qui se mélange avec d’autres genres : Aventure, Drame, Comédie etc.… Pour expliquer plus clairement c’est comme un film « normal » dont l’intrigue est coupé par des scènes Pornographiques (où on voit tout). C’est très récent chez nous et c’est très discret mais au Japon, ça existe depuis un bon petit moment et j’ai même envie de dire qu’il n’y a qu’eux qui trouve ce genre d’idée.   Le Saviez-Vous ? Les Scènes Coquines !   ça sera le seul "Saviez-vous" de l'article mais il est intéressant. Ces fameuses scènes Hentai que l'on trouve dans le jeu original on été ajoutés à la dernière minutes par peur que le joueur….s'ennuie ! Oui, ils ont juste fait ces scènes parce qu'ils pensait que le joueur décrocherai le jeu au vue de la longueur du scénario (30H rien que pour le 1er scénario). Il me semble que l'auteur original n'était pas trop d'accord pour ajouter ces scènes dans son "roman" mais il l'a fait quand même, d'où pourquoi ces scènes sortent de nul part et n'ont pas vraiment de sens.   Fate/Stay Night est belle et bien un Eroge mais si vous avez vu au moins une des adaptations en animés, vous vous êtes peut-être dit : « Mais j’ai jamais vu de scènes Hentai lors de mon visionnage ! », normal, il n’y sont pas ! (déception parmi les lecteurs) En effet, au vu du succès de la série Fate/Stay Night, Type-Moon a fait le choix d’exclure les scènes Hentai pour toucher un plus grand public. Ils ont même refait le jeu, sans ces scènes mais c’est compensé par un approfondissement de l’intrigue, nommé [Réalta Nua] (et aussi pour pouvoir sortir le jeu sur la Playstation 2, s'assurant du succès du jeu)   T'inquiète Saber, ce que tu as fait avec Shiro restera un secret !        There's A New Game We Like To Play You See...We Call It Master And Servant !   Maintenant qu’on a fait le tour, je vais pouvoir enfin parler de quoi retourne Fate/Stay Night. Tout les 60 ans (en moyenne) à lieu la guerre du Saint Graal qui oppose 7 mages à s’entre-tuer dans un Battle Royal pour obtenir le précieux sésame : Le Saint Graal ! Pourquoi obtenir le Saint Graal ? Cette objet permet de réalisé le vœux du vainqueur de cette guerre. Pour l’obtenir, les mages possède un « Servant », une âmes héroïques qu’on classe en 7 catégories : Berzerker, Assassin, Caster, Rider, Lancer, Archer et enfin Saber.   Le mage qui est associé au Servant ce fait appeler « Master » et possède 3 sort de commandement qui permet au Servant d’obéir de force à un ordre donné par le Master. À eux deux, ils doivent tuer les autres….et c’est là que ça se complique. Le Servant désigné pour le Master est choisit un peu au hasard. Si un Master meurt mais pas le Servant, ce dernier peut choisir un nouveau Master mais si le Servant meurt mais pas le Master, il peut choisir un autre Servant à la condition qu’il n’appartient pas déjà à un Master (et qu’il accepte d’être le Servant du nouveau Master). Techniquement, la guerre peut se finir sans qu’aucun Master meurt mais vous vous doutez bien que ce scénario n’existe pas !   Vous êtes peut-être en train de vous dire que le terme « Guerre » est un peu exagéré parce qu’une dizaine de personnes qui s’entres-tues, c’est pas vraiment une guerre. Oui mais il y a les dommages collatéraux et beaucoup de victimes civiles car pour gagner, il faut que le Servant soit matérialisé physiquement pour combattre, uniquement possible qu’avec de la magie et cette dernière se trouve chez les âmes innocents.   Chaque Servant à donc des compétences précise mais tous ont un « Noble Phantasme », une super attaque de la mort qui tue mais révèle leurs identités et ainsi leur points faibles. Par exemple, si un Servant utilise son « Noble Phantasme » et qu’il s’appelle « Excalibur », il vaudrait mieux que son adversaire meurt car s’il s’en sort, il n’a qu’à faire une recherche sur Wikipédia pour savoir qui à eu l’épée Excalibur.   J’espère que vous avez tout compris car maintenant je vais vous parler des séries. Si on compte tout ce qui à été fait, c’est à dire, jeux, manga, animé, Sound Drama et Parodie, il y a  eu 59 séries….pour l’instant ! Je vous rassure, je vais pas tout traiter. Je vais parler uniquement des adaptations en Animés du jeu de base. Le jeu possède 3 scénario différents : Fate ; Unlimited Blade Works et enfin Heaven’s Feel.   Unlimited Blade Works, Heaven's Feel, Fate/Apocrypha, Fate/zero…..Je suis paumé !         Fate/Stay Night (2006)   Première adaptation de la série par le studio Deen. Créé en 1975 par des membre du studio Sunrise, on leur doit Ranma ½ , Kenshin le vagabond ou encore Vampire Knight en tant que séries télévisées. Ils ont également beaucoup travaillés avec Mamoru Oshii que je ne vous présente plus.   C’est une série en 24 épisode qui raconte : « l’histoire d’Emiya, un jeune homme capable d’analyser la structure des objets grâce à la magie. Jeune homme solitaire doté de pouvoirs limités, au cours d’une nuit tragique où il se retrouve confronté à la guerre pour le Saint Graal, Emiya invoque Saber, l’ultime serviteur, et devra affronter les 6 autres magiciens malgré ses limites. »  (Sens Critique)   La grande question est de savoir si cette animé est une réussite, la réponse est…. Non !   « Alors tu t’es embêté à tout nous expliqué pour finalement dire que ton 1er animé hyper connu c’est de la merde ? » Non, pas de la merde, qu’il n’est pas réussie et qu’en tant qu’adaptation, c’est une bonne grosse déception ! Où que ça a merdé ? Disons que je lui reproche 3 gros défauts, ah oui ! Je précise que je n’ai fait que le premier quart d’heure du jeu donc je ne vais pas le critiquer du point de vue de la fidélité.                                 - 1er défaut et le pire selon moi : Le Rythme !   Il n’y a rien de pire qu’un animé trop lent où on nous raconte rien, si ce n’est qu’un quotidien où le héro fait son linge pendant 6 épisodes alors qu’il est censé taper sur du monde….vous savez, la guerre, tout ça ! Il est possible pour un animé ‘lent’ d’être rythmé par des révélations, des conflits internes etc. tant que ça à lien avec l’intrigue ou l’univers, ce qui n’est malheureusement pas le cas ici. 3 quart de l’animé est beaucoup trop lent et le dernier quart se termine trop rapidement, comme dirais un membre de Sens critique « Mouais ».                                -  Le 2ième défaut majeur est l’Animation   C'est pas top et il souffre d’un retard comparé à d’autres animés de 2006 comme Death Note ou Code Geass. C’est très moyen et même parfois c’est moche et avec le temps, l’animé a mal vieillit. C’est très inégale donc ne vous attendez pas à en prend plein la figure.                               -  3ième et dernier gros défaut est la cohérence de l’univers.   Beaucoup de gens ce sont plains d’un manque de cohérence chez les personnages comme par exemple la motivation très flou des personnages, pourquoi veulent-il vraiment le Saint Graal ? Pour beaucoup, on ne le saura jamais.Même pour le héro c’est flou de savoir ce qu’il veux, tantôt être un justicier, tantôt avoir Saber dans son lit. Il y a aussi des éléments scénaristique qui sont amenés pour finalement ne rien faire, je pense au Flash-back de Rin lorsqu’elle croise Sakura, c’est très flou et on n'en parle plus du tout après….à moins d’avoir fait le jeu à l’époque, on comprend rien à ce qui viens de ce passer.   D’ailleurs, je n’aime pas le dire mais Emiya Shiro est un personnage très énervant car trop gentils, trop naïf….trop con, quoi ! Je dirais même qu’il manque cruellement de charisme, surtout par le fait qu’il refuse de se battre durant presque tout l’animé ! Et même certaines personnes ce sont plains qu’il est sexiste, obsédé et macho, cependant, je n’en n’est pas le souvenir (sauf pour l’obsédé) donc je n’en dirais rien.   Et là je vous vois venir : « Tu as quand même un sacré culot de dire qu’Emiya est un coincé alors que quand c’est Shinji dans Evangelion, ton discours change ! » et je vous répondrez que ces deux personnages n’ont pas pour vocation de plaire aux spectateurs mais que cela a été souhaités par leurs auteurs, après ça ne veux pas dire que ça rend l’expérience agréable mais c’est l’expérience souhaités.   Sinon, l’animé possède 2 grosses qualités : L’OST (dont l’opening) et que malgré tout les défauts, c’est un animé qui se laisse regarder pour le peu que l’on apprécie (Plusieurs personnages sont stylés) .   Tout ça pour dire que c’est un animé très moyen et décevant mais qui se laisse regarder. Le gros problème viens du fait que cette série constitue la base de l’ensemble de l’univers Fate/Stay Night et c’est ça qui le rend décevant.   "Shiro ! C'est ta faute si on est ridiculisés, Baka !". Ce n'est pas que de sa faute, tu sais ?                Fate/Zero (2011)   D’où tu sort ce Fate/Zero ? Me direz-vous, et bien il s’agit d’une série en 2 saison qui sert de préquel à la série de 2006 et autant vous le dire que c’est le jour et la nuit ! On doit cette série au studio ufotable, réputé pour leur séquence animé dans les jeux-vidéo Tales Of ou God Eater. On doit le scénario à Gen Urobuchi, très célèbre pour être le scénariste de Puella Magi Madoka Magica et de Psycho-Pass….que du lourd ! D’ailleurs, c’est lui le romancier du Light Novel original.   L’intrigue se passe 10 ans avant celui de la série de 2006 et reprend le même concept de guerre du Saint Graal, à la différence qu’on a affaire à plusieurs psychopathes prêt à tout pour gagner. On suit Kiritsugu Emiya, le père adoptif du héro de la série de 2006 mais en vérité, on suit un peu tout le monde. Il sera accompagné de Irisviel von Einzbern et de Saber mais on retrouve le père de Rin, de Sakura et même quelques personnages de la série de 2006.   Je vais être direct, c’est une tuerie ! Cette série est beaucoup plus sombre et mature que l’original, on suit littéralement des psychopathes qui se moquent royalement de tuer des civiles….c’est comme une désacralisation de la série originale :          - Emiya Shiro était Naif ? Kiritsugu est son opposé : Froid, Calculateur, traite Saber comme une sous-merde, trompe sa femme avec une autre et est prêt à exploser un immeuble pour tuer un gars alors qu’il y a du monde dedans !           - L’animation était pas top ? Il est magnifique dans cette série et est même une claque graphique !           - L’intrigue était pas trop claire ? En plus de faire une intrigue haletant avec des trahisons et des retournement de situation, d’expliquer les motivations de chaque personnages, il se paie le luxe d’expliquer les trous scénaristiques de la série de 2006 !             - L’animé de 2006 était mou ? Lui ne l’est clairement pas, c’est captivant !   Son seul défaut serait un épisode un peu fan-service avec l’épisode qui explique comment Rin est devenu une Tsundere...c’était nécessaire ? On notera aussi quelques lenteurs scénaristiques mais franchement, c’est rien comparé à d’autres séries.   Fate/Zero est pour moi, celui qui a sauvé la licence Fate/Stay Night en animé !          Unlimited Blade Works (2010/2014)   2ième route du jeu qui a bénéficié d’une double adaptations : Un film en 2010 et une série de 2 saisons en 2014. Le studio Deen s’est occupé du film tandis que le studio ufotable s’est occupé de la série, dans les 2 cas, c’est du bon !   L’intrigue reprend celui de Fate/Stay Night mais on y suit plus Rin et Archer qui sont très développés. Le scénario est très différent et Shiro apprend vraiment à se battre et à s’affirmer, ce n’est plus le mec énervant de la 1er série.   J’ai beaucoup apprécié le film, le studio Deen s’est amélioré dans l’écriture malgré qu’il va très vite (normal pour un film) et qu’il ont toujours un petit retard pour ce qui est de l’animation mais à part ça, c’est du bon ! Pour ce qui est de la série….je n’ai vu que les premiers épisodes mais je peux vous dire qu’il reprend les qualités de Fate/Zero, si ce n’est qu’il est un peu plus lent que ce dernier et que l’intrigue prend son temps pour démarré et rabâché encore et encore les règles de la Guerre du Saint Graal. Cette ‘arc’ est un peu plus violent et mature que la 1er série.       Faut-il voir le film ou la série ? Ça dépend de comment vous voulez approfondir l’univers. Personnellement, vous pouvez vous contenter du film qui résume bien l’arc mais si vous voulez approfondir la chose, la série est faite pour vous, tout ça pour dire que vous avez le choix.   Rin est l'héroïne de Cette arc et permet d'en apprendre plus sur Archer !             Heaven’s Feel (2019)   On arrive enfin à la dernier route du jeu, qui plus est mon préféré car il est vraiment mature ! Si vous n’avez pas vu toutes les séries précédentes, il est impossible de regarder cette trilogie de film dont le 3ième opus sort au Printemps 2020 car il spoile méchamment Fate/Zero.   Les films sont fait par le studio ufotable. Oui il s’agit d’une trilogie de film qui va reprend l’intrigue de la série originale mais cette fois-ci, on va suivre Sakura et connaître son lourd passé.   Le 1er film s’appelle presage flower et est plutôt classique dans la tradition des Fate/Stay Night, si ce n’est que tout repose sur une sorte d’enquête pour savoir : Qu’est-ce que cette chose qui bouffe les gens et massacre les antagonistes en 2 secondes ! Le personnage d’Assassin est aussi au centre de l’intrigue vu qu’il semble être l’allié de cette chose.   Parmi ce merdier (excusez-moi du mot) Shiro va avoir pour but de protéger Sakura et de finir rapidement cette guerre pour qu’elle puisse vivre sa routine à nouveau….mais ça risque d’être plus compliqué que prévu. Le 1er film explique surtout la relation entre Sakura et Shiro. Autant vous dire que ça fessait longtemps que j’avais envie de savoir pourquoi elle passe son temps à faire le ménage chez lui plutôt que de vivre chez elle. On comprend très vite qu’il y a une histoire d’amour entre ces deux là, surtout de la part de Sakura parce que lui...euh….j’ai l’impression qui dit oui par opportunisme, si vous voyez ce que je veux dire.   C’est rigolo que je fasse ce sous-entendu car ça m’amène au second film lost butterfly  qui traite….du sexe. Je vois sur internet que ce film à choqué pas mal de monde mais quand on connaît son origine, ça devrai pas trop l’être, pourtant ça l’est !   Pourquoi ? Disons que le thème du sexe est un des sujets principaux du film, peut-être même plus que la guerre du Saint Graal. Cependant, c’est surtout que la scène de l’échange de mana en aura marqué plus d’un. Ah oui ! Je ne vous ai pas parler de l’échange de mana entre un Master et un Servant, qui, dans le jeu original consiste à « exciter » le Servant pour retrouver du mana ou pour être plus direct : couchez avec le Servant (d’où les scènes Hentai dans le jeu). Dans les séries précédents, ils ont trouvés des moyens de contourné cela, même si, avouons-le, c’était ridicule :            -  Pour Saber, Shiro était torse nu et au dessus d'elle mais avec beaucoup de distance             - Pour Rin, il était torse nu et il devait affronter son esprit intérieur pendant que Rin lance un sort.     Et pour Sakura alors ? Ils couchent ensemble, oui, le film reprend le jeu sans pour autant être du Hentai mais ça a suffit pour choqué quelques-uns.     Ce qui est intéressant, c’est qu’ils ont joué sur l’image de Sakura à travers les séries. On la voit toujours humble, droite et pure alors que le film révèle plutôt qu’elle est « une vilaine fille ». Le film à très peu de combat mais ils sont violents et magnifiques (de même pour la mise en scène), sans oublier que le film a un petit côté morbide.     À part ça, les films sont géniaux : Le film est très très beau, possède un bon rythme, ne perd plus son temps à expliqué ce que tout le monde sait….une trilogie de film plutôt pour les fans que pour les petits nouveaux qui risque de ne rien comprendre. Je dirais que le 2ième film (lost butterfly) est mon préféré car il s’éloigne vraiment de ce que la série fait habituellement et que je suis très impatient de voir le dernier film.   Sakura, ca va ? Parce que je te trouve….différente.           Conclusion   Que ce fût éreintant mais passionnant de vous parler de Fate Stay/Night ! Je n’ai finalement fait que de parler de la série principale sans mentionner les spin-off ou le très drôle Carnaval Phantasme, mais ça aurait pris trop de temps. Alors faut-il voir tout ce que j’ai mentionné ? Si on met de côté la série de 2006, ce n’est que du bon ! Je vous conseillerai de regarder les séries dans l’ordre de parution de l’article mais si la série de 2006 vous fait peur, sachez que le manga de Dat Nishiwaki est un très bon compromis pour apprécié l’arc « Fate » et tout savoir sur Saber (attention, tout les séries mentionnés y sont aussi adaptés en manga, ne vous mélangez pas les pinceaux 😉 )   Pour ma Part, je suis assez fan de Fate/Stay Night et le plus drôle c'est grâce à l'animé de 2006 ! J'ai vu un potentiel dans cette animé et quand on voit l'évolution de la série, je ne peut que m'en rendre compte que je n'avais pas tort. Si ça vous a donner envie de vous y mettre, sachez que c'est un voyage que vous ne regretterai pas !  

DrunkenPenPen

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Comment mal combattre l'oppression

C’est la rentrée ! Et même votre chatounette préférée a tenté des petites choses cet été, comme notamment s’inscrire sur Twitter pour être plus proche de la plèbe humaine, et surtout, pour être plus proche de l’actualité. Bon au final, de chat geek, je suis maintenant devenue un chat facho. Ben oui, vous savez comment fonctionne la plupart des paladins de vertus : si vous n’êtes pas avec eux, vous êtes le MAL ! Vous êtes démoniaque et il faut vous brûler ! Et comme je me rend compte que de plus en plus de monde veut rejoindre ces superbes légions de chevaliers en armure qui sont pour tout, tant que cela semble être le progrès, voilà donc plein de petits conseils pour mal combattre l’oppression qui règne de partout.   Alors, un petit avertissement, je suis bien au courant que de l’oppression raciale, sexiste et tous plein d’autres mots en -iste et en -phobe existent. Au cas où vous ne l’auriez pas compris non plus, je n’aime pas les gens en général, quel que soit son genre, sa naissance, son statut sociale et etc… Maintenant que tout cela est bien compris, commençons.   Comment donc, pouvons nous combattre l’oppression qui existe de partout, mais de la pire des manières, histoire d’être dans l’air du temps ?   Règle 1 Oublier l’Histoire et reproduire ses erreurs   Alors ça, c’est indispensable, si vous ne pouvez pas l’appliquer, vous ne pouvez pas être l’un de ces chevaliers en armure blanche parti pourfendre les fachos ! Il est absolument obligatoire que vous oubliiez toutes vos leçons d’histoires dès maintenant tout de suite. Parce que oui, dans l’Histoire, nous avons de multiples anecdotes contant comment des oppressés sont devenus par la suite des oppresseurs quand la situation s’est renversée en leur faveurs. Et à chaque fois, ça ne loupe jamais, les anciens oppresseurs en profite pour effectuer une purge de tout ce qui déteste, à savoir les anciens oppresseurs, les gens qui ne se sont pas tenus à leurs côtés, les familles des deux catégories citées précédemment, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’ils ne restent plus que le camp du bien et leurs sympathisants. Les collaborateurs ne seront pas compris, car ce sont des traîtres après tout et on ne peut pas leur faire totalement confiance, ils seront dans un premier temps récompensé, et au mieux, mis au placard. Le reste de la population sera soit docile, soit morte, soit en exil. Regardez, en 1789, la population crevait de la misère, au point de se révolter. La révolte a été sanglante, bien entendu, la révolution n’est pas un dîner de gala. Mais ce qui a suivi a été bien pire, avec la Terreur. Tous ceux qui étaient soupçonnés d’être monarchistes ou contre-révolutionnaire étaient tués, légalement ou non. Tous ceux qui avaient un lien avec la monarchie ont été tué, emprisonné ou exilé. Tout ceux qui se sont opposé, de vive voix ou non, à ce torrent de violence, ont été tué.   Alors, comment bien faire tout cela ? Parce que, si si, c’est de l’organisation. Ne vous inquiétez pas, c’est ce que l’on va voir avec les autres règles.   Règle 2 Polariser le débat   ‘’Polariser’’ signifie que l’on trace une ligne absolue et immuable entre ce qui est bon, et ce qui ne l’est pas. C’est très important pour les SJW, et si vous souhaitez le rejoindre, vous devez donc abandonner toute notion de nuance, de contextualisation et j’en passe. Il y a le bien, et le reste, qui est mauvais. A partir du moment où quelque chose ne rentre pas dans votre section de moralité, vous devez le dénoncer et le considérer comme un ennemi, que ce soit une personne, une opinion, une œuvre culturelle et etc. Tout ce qui entre dans la sphère de votre ennemi doit devenir votre ennemi aussi. L’occasion donc, de plus, de pouvoir vous poser en victime si un ou une de vos anciens ami-e-s fait parti à présent de vos ennemis. N’hésitez pas à passer en mode passif-agressif, en rejetant toute faute possible sur votre ancien relatif, et le tout, en ramenant constamment chaque sujet possible à votre combat et à votre idéologie. S’il y a un contexte qui vous est favorable, tâchez de l’utiliser dès le départ, et tout contexte qui ne vous arrange pas doit être oublié ou diabolisé.   Règle 3 Invoquer les sciences et l’Histoire   « Ah bah non, tu as dit qu’il fallait oublier l’Histoire et ne pas en tirer de leçon ! Comment vais devenir un bon SJW maintenant ? »   Pas d’inquiétude honnête citoyen. J’ai dit qu’il fallait les invoquer, pas les comprendre ou les retenir. Regardez par exemple, pour combattre le racisme et pour empêcher les européens de se défendre, on va utiliser la carte piège ‘’Vision étriqué de l’Histoire’’. Et hop, on va mentionner l’esclavage, mais attention, uniquement celui des européens lors des conquêtes coloniales ! Et paf, on oublie 50 000 ans d’Histoire et de sciences humaines pour ne mentionner que les 400 à 500 dernières années, et essentialiser tout le sujet du racisme là-dessus ! Ben oui, même si les égyptiens et les grecs faisaient également de l’esclavage, n’oubliez pas que le but n’est pas de réfléchir, mais d’avoir raison. A tout prix.   N’ayez craintes cependant, grâce à certains collaborateurs situés dans différentes sphères intellectuels américaines, vous pouvez aussi changer le sens des mots, c’est juste merveilleux ! Alors qu’avant, le racisme était tout acte discriminatoire qui se basait sur la hiérarchisation des races (Si monsieur n’est pas félin, il est moins bien que moi par exemple, c’est le cas pour vous lecteurs d’ailleurs, n’oubliez pas vos offrandes de pizzas pour calmer ma colère), maintenant, le racisme ne serait effectif que s’il est dans un système étatique. Autrement dit, si un noir écrase un blanc avec son bus, ce n’est pas du racisme, mais de la haine et de la discrimination. Rien à voir donc avec le racisme, car ce n’est pas systémique.   Remercions donc ces sociologues talentueux venant d’Amérique, car bien entendu, tout est mieux là-bas, et c’est pour cela que l’on se fourni en idéologie principalement chez eux !   Règle 4 Ne pas appliquer systématiquement les règles que l’on dicte, notamment pour soi même   Bah oui, ça ne sert à rien d’être intègre, il faut avoir raison, n’oubliez pas ça, règle 2. Donc, quand vous réclamez un comportement décent à votre auditoire au nom du progrès et de la tolérance pour tous, n’oubliez pas que ça ne s’applique qu’aux autres.   Règle 5 Systématiquement descendre et humilier l’ennemi   Dés que vous repérer un ennemi, il vous faut le descendre pour le discréditer, automatiquement. Donc pour ça, il y a tout d’abord un excellent guide : L’art d’avoir toujours raison de Arthur Schopenhauer qui regorge de merveille comme : - Pousser à bout son adversaire pour le pousser à la faute. - Déformer ses propos pour mieux les détruire - Changer de sujet pour aller sur un terrain plus propice.   Et plein d’autres. Allez donc le quérir, il se trouve gratuitement en PDF de manière bien légal, donc en plus tout va bien. Mais ce n’est pas suffisant, n’oubliez pas d’humilier aussi vos adversaires. Un homme vous critique pour votre féminisme ? Allez hop ! Mettez un petit meme de ‘’Male Tears’’ pour bien infantiliser et donc, ridiculiser votre adversaire, en mode taliban, sans lui répondre par la suite, voir, en le bloquant s’il semble un peu trop vivace ou intelligent. N’oubliez pas de vous victimisez et de dire que ce salaud qui n’est pas d’accord avec vous vous attaque, vous insulte et de plus, c’est un gros facho d’extrême droite.   Règle 6 Refuser à votre adversaire d’avoir la même dignité que vous   Manœuvre risqué s’il en est, car là, ça peut se voir, mais avec un discours travaillé, c’est tout à fait possible. Il consiste à affirmer que comme telle tranche de population est super privilégiée, il n’est pas nécessaire de lui accorder le moindre respect, de façon frontale ou subtile. Ainsi, quelques femmes super courageuse n’hésite pas à aller expliquer en outre-mer, que les blancs se sont mis hors humanité…   https://www.youtube.com/watch?v=nAy7moe8I1A   On affirme que les blancs, en tant que classe sur-privilégié, devraient limiter leurs blagues…   https://www.youtube.com/watch?v=YWY9mflUhFY   Et bien entendu, on leur retire toute possibilité d’être victime de racisme, car, n’oubliez pas, on change le sens du mot.   De même pour le féminisme, n’hésitez pas à donner un nom dégradant et provocateurs, volontairement flou, pour bien triggered ces salopards histoires de pouvoir vous poser en victimes. Comme ‘’mascu’’ par exemple, voilà, là quand on veut se faire misandre en toute impunité, il n’y a rien de mieux : c’est flou car on n’est pas sûres que l’on dit ‘’masculinistes’’ ou juste ‘’masculins’’. De plus, dit le plus souvent avec un certain mépris, cette rétraction ressemble bien aux insultes du style ‘’pédé’’ ‘’pédo’’ ou encore ‘’gonz’’.   Et n’oubliez pas les généralités bien grasses. Les règles 4 et 5 sont là pour vous permettre de le faire impunément.   Règle 7 Restez entre vous   Parce que combattre l’oppression, oui, mais seulement entre vous. Nous n’avons aucun intérêt à faire grossir vos rangs pour être plus efficace. Soyez donc aussi détestable que possible, rejetez toutes personnes qui pourraient ne pas être concernés, ne vous exprimez qu’envers des personnes déjà d’accord avec vous.   Et surtout, ne négligez pas les safe spaces. Mieux, réclamez-les pour que les autres vous les accorde et vous laisse donc cracher en paix contre tous ceux que vous estimer être ennemis. N’hésitez pas à vous lâcher, car cela vous détendra, et de plus, quand c’est vous qui le faite, c’est le progrès, si ce sont de vieux blancs hétéros cis qui en font de même, la police irait aussitôt frapper à leur porte.   De plus, n’hésitez pas à appelez la majorité de vos sympathisants ‘’alliés’’ avant de dire que vous n’avez pas besoin d’eux pour votre combat. Parce que ne le cachons pas, vous êtes des super héros ou de super héroïnes. Tel les Jésus, Mahomet et Moïse modernes, vous pouvez accomplir seul-e-s les miracles nécessaires. Pourquoi augmenter ses chances de succès après tout ? La difficulté, voilà ce qu’il vous faut.   Règle 8 Dramatisez tout au maximum   On vient de vous critiquer ? Quelqu’un a émit un avis contraire à votre combat ? Il n’y a pas assez de gens de couleurs dans le nouveau blockbuster américain ?   Alors dramatisez tout au maximum. Vous n’aurez pas forcément raison, mais vous montrerez à quel point vous êtes engagés dans ce que vous faites. N’oubliez pas, le trop est le pire ennemi du bien. Hurlez, pleurnichez, posez vous en victime et montrez autant que possible à quel point vous êtes blessé et peiné par l’attitude honteuse du mécréant. Ainsi, vous pourrez tenter de faire passer le plus innocents des hommes comme le pire des trous du cul. Cela se verra sans doute, mais bon, ça fait partie du charme.   Règle 9 Tout faire graviter autour de l’oppression   Alors, attention, là on va devenir très technique, pour combattre une oppression, faites tout tourner autour du sujet de l’oppression concerné. Alors, dit comme ça, forcément, vous devez froncer des sourcils, mais ne vous inquiétez pas, je vais vous montrer :   - Si vous combattez le sexisme, tout doit tourner autour du contenu des sous-vêtements de chacun. - Si vous combattez le racisme, tout doit se baser sur la couleur de peau des autres. - Si vous militez pour l’acceptation des sexualités alternatives, tout doit tourner autour de qui insère dans quoi.   Surtout si ça devient contre-productif et systématique, alors là, aucune modération.   Règle Ultime Tomber dans le piège   Vous avez tout pris au sérieux ? Vous êtes en train de préparer les torches et les fourches ? Vous m’avez insulté à de nombreuses reprises pendant votre lecture ? Vous êtes en train de préparer mon harcèlement et ma dénonciation à sur Universal Blocklist ? Alors tout va bien, vous êtes paré à devenir de bons SJW.

MaiffaInes

MaiffaInes

WarGroove

Quand l’on aime une série on ne souhaite que le meilleur de celle-ci et surtout qu’elle perdure. Après tout, quand le succès est au rendez vous, pourquoi s’arrêterait-elle ? Et bien des fois pour des raisons économiques ou autre il arrive que certaines d’entre elles ne font plus parler d’elles et tombent un peu dans l’oubli. Et c’est là qu’interviennent les fans nostalgiques qui veulent faire un hommage. Comme quoi, l’arrêt d’une série c’est aussi un chouette facteur de motivation pour produire de très bons jeux. Justement, là on en tient un !
La série oubliée dont il est question ici est Advance Wars… ou plus exactement Nintendo Wars. Depuis la Nes, Intelligent System réalisa des jeux de stratégie avec un zeste de gestion dans un univers de guerre moderne bon enfant. C’est véritablement sur Game Boy Advance à l’aube des années 2000 que la série connut un énorme gain de popularité, surtout grâce au medium portatif de la console et sa distribution mondiale. Advance Wars a donc engendré des suites : un épisode 2 sur la même console, puis passage à la DS avec le très bon Dual Strike, suivi en 2008 d’une sorte de reboot post apocalyptique avec Dark Conflict. La série était réputée pour sa difficulté assez relevée et il faut dire qu’Intelligent System s’était un peu mis dans une impasse en faisant mourir la plupart de ses personnages emblématiques. D’un autre côté, ils ont aussi la série Fire Emblem et on ne peut pas vraiment dire qu’elle se portait très bien financièrement. La suite vous la connaissez (ou pas), l’épisode Awakening a été un tel succès que Fire Emblem perdure encore aujourd’hui, mais bizarrement ça ne les a pas encouragé à retenter l’expérience Advance Wars… ça fait maintenant plus de dix ans que la série est à l’abandon et le studio Chucklefish compte bien changer la donne.

Chucklefish semble s’être fait une spécialité dans les espèces de copie à succès. Après Starbound un simili Terraria (d’ailleurs je croyais vraiment que c’était réalisé par les créateurs de Terraria), ils ont enchainé les éditions de jeux avec notamment Stardew Valley, un simili Harvest Moon, qui cartonne pas mal. Enfin, les revoilà avec War Groove, un simili –je vous le donne en mille- Advance Wars. Fort d’un petit succès, le jeu le mérite amplement car non seulement il parvient à conserver l’essence de la série de Nintendo, mais en plus ajoute des idées fort intéressantes qui en font indirectement le digne héritier. Déjà pour éviter toute forme de plagiat, quand bien même la réalisation graphique et le gameplay sont très proches, l’univers opté ici est moyenâgeux fantastique… ce qui hélas est un peu plus banal. L’histoire l’est tout autant puisqu’il est question de vengeance en se joignant à d’autres royaume pour vaincre un ennemi commun. Sorte de croisement entre Fire Emblem et Advance Wars, on a alors une sorte d’hybride dans le gameplay.
      
Celui-ci fonctionne de la manière suivante : le champ de bataille est représenté par une carte quadrillée remplie d’éléments naturels (montagnes, forêts…) qui ont un impact sur le déplacement des troupes, lesquelles ne peuvent agir qu’une fois par tour. Il existe plusieurs types d’unités (archer, chevalier, golem…) qui ont chacune leur force, faiblesses et possibilité de déplacement. Contrairement à un Advance Wars, c’est qu’il est beaucoup plus clair de voir qui est fort contre qui et le nombre de dégât occasionné. Comme ça, inutile de devoir mémoriser sa table des matières. Idée subtile : chaque unité peut faire un coup critique selon une condition qui lui est propre. Ainsi les archers infligent plus de dégâts en étant statique, les chevaliers s’ils se déplacent d’abord d’au moins six cases, les dragons si l’adversaire est placé sur une route, etc. Cela ajoute un supplément tactique qui mine de rien peut parfois légèrement tourner l’issue d’une situation en votre (dé)faveur. Mais ce n’est pas trop nécessaire non plus histoire que l’on ne se prenne pas la tête à tout le temps s’imposer une façon de placer ses critiques. Deuxième idée proposée par War Groove : la présence du chef en tant qu’unité sur le terrain. Un peu à la manière du personnage principal d’un Fire Emblem, il y a donc un personnage unique extrêmement puissant qui s’il meurt met fin à l’affrontement.
  Ainsi les stratégies se retrouvent chamboulées : détruire le QG ou le leader adverse ? Parfois l’on change de stratégie en cours de route soit car le leader est en mauvaise posture, soit car le QG a une ouverture. Aucun de ces leaders ne peut pas faire de critique mais ont en contrepartie une technique spéciale comme les pouvoirs dans Advance Wars, ici appelé Groove. En prenant des dégâts, une flamme entoure le personnage pour indiquer qu’il est possible d’activer le fameux Groove et ils sont variés : Koji peut matérialiser deux unités kamikazes, Mercia peut soigner autour d’elle, César peut permettre une seconde action aux unités adjacentes ayant déjà agi, etc. Dommage qu’il y en ait 2-3 dans le lot qui soient des doublons.

Ce n’est pas tant le système de Groove que l’on retiendra mais clairement le général sur la carte, qu’il faudra utiliser avec précaution. Pour produire des unités nécessaires au combat, il faudra s’emparer des villages alentours : ils vont générer un peu d’argent à chaque tour. Après quoi il suffira de sélectionner une caserne, un port ou une tour elles aussi conquises pour y faire sortir, moyennant finance, l’unité de son choix. Evidement plus elle est puissante et plus elle est chère. Sachant que toutes les unités ne peuvent pas s’emparer des villages il faudra faire certains choix puisque seules les unités humanoïdes au sol le peuvent. Le système est un peu différent d'un Advance Wars : un patelin ou une caserne ralliée à sa cause aura 50% des PV de l’unité qui l’a conquise. Après quoi le lieu regagne des PV petit à petit, servant donc de manne à argent mais aussi de zone de soin, puisqu’une unité mal en point peut sacrifier la santé de l’édifice au profit de la sienne, moyennant un peu d’argent. Pour envahir les villages ennemis, il faudra donc baisser la vie à zéro pour la rendre neutre et apte à la capture. Autre subtilité, les villages à combattre ne se laissent pas faire et occasionnent quelques dégâts à qui voudra les affaiblir.
      
Il faudra prendre en compte le décor pour maximiser ses défenses, classique dans les jeux de stratégie. Les routes donnent un bonus de déplacement mais n’offrent aucune défense, les plaines justes un peu. Les forêts réduisent les déplacements mais octroient une défense correcte et c’est encore plus accentué en montagne. D’autant plus qu’en y plaçant un chien cela permet de considérablement réduire le brouillard alentour, s’il y en a. Enfin les rivières peuvent être passées par certaines unités terrestres, mais il faudra mieux privilégier les unités aquatiques pour tout milieu aqueux. Enfin les unités aériennes peuvent se mouvoir partout sans soucis mais elles sont très vulnérables aux flèches des archers et balistes, ainsi que la magie des alchimistes. Il y aussi la météo à prendre en compte (pluie, vent…) qui change à chaque tour mais cela m’a paru très secondaire (unité terrestre plus lente sous la pluie par exemple). Bref, on a donc là du déjà-vu pour qui connait déjà bien (et apprécie) les Advance Wars, tout en proposant ses idées pour renouveler la formule et même l’améliorer sur plusieurs aspects.

Parmi toutes ces améliorations, deux m’ont paru notables concernant la progression en elle-même. Déjà la campagne se présente sous la forme d’une carte avec des destinations qui se débloquent et qu’il est possible de refaire à loisir, là où dans un Advance Wars c’était purement linéaire et sans possibilité de refaire un niveau au choix. Ce qui dans un Fire Emblem pouvait être compréhensible mais dans un tactical sans élément de RPG et de permadeath était bizarre. L’autre bon point c’est que la difficulté est paramétrable ! Chez Nintendo il n’y avait aucun choix et assez vite la campagne pouvait s’avérer corsée… Cela dit War Groove possède aussi sa dose de challenge. Fort heureusement une mise à jour est arrivée assez vite pour rectifier le tir et l’on découvre que le jeu était de base en difficile… mais ce qui est appréciable au-delà de ça c’est que la difficulté est paramétrable dans ses détails. Par le biais de curseurs, l’on peut modifier le gain d’argent par village à chaque tour, la vitesse à la quel le Groove se génère et la défense de ses unités. Ainsi libre à vous de vous imposer des défis comme jouer sans Groove ou sans argent mais booster le reste pour compenser. Cependant, ces modifications révélent un problème : rien n’affecte l’intelligence artificielle elle-même, rendre le jeu plus facile consiste à se donner des avantages mais au final l’IA joue de la même manière quoiqu’il arrive. Et pour le coup elle est plutôt douée, surtout quand le début du combat lui donne certains avantages en ressources qu’il faut réussir à renverser. Car dès lors que l’on fait des batailles équilibrées (même nombre de village, d’argent et carte symétrique) on se rend compte que l’IA n’est parfois pas très futé…

Quoiqu’il en soit j’ai joué en difficulté moyenne tout le long et elle est parfaitement faisable pour un connaisseur même si quelques batailles m’ont donné un peu de fil à retordre. Mais rien de désespérant puisque cette mise à jour a aussi ajouté une fonction de sauvegarde de bataille. Ce qui pour certains puristes du genre peut casser la difficulté dans le sens où une sauvegarde régulière permet de revenir corriger ses mauvaises actions. Franchement, je ne vais pas me plaindre de cette fonction, devoir recommencer une longue bataille parce qu’on a mal calculé son coup après 20 minutes de jeu c’est assez décourageant. Pouvoir sauvegarder quand on le souhaite évite toute démotivation en cas de game over, là encore un bon point par rapport à son model. A noter qu’il est aussi possible de simplement interrompre une bataille pour la remettre à plus tard.
       La progression est donc tout à fait agréable malgré 2-3 pics de difficulté et des affrontements qui peuvent donner l’impression de s’éterniser, la faute à ce système de génération d’unité qui fait durer les combats, là où dans un Fire Emblem on doit faire ce qu’on peut avec une équipe donnée. Ce qui peut parfois arriver dans la campagne principale de War Groove ! Celle-ci, malgré un scénario simplet mais à l’ambiance bon enfant, essaye de varier les objectifs d’un niveau à un autre. Même si très souvent il suffira de vaincre l’adversaire, quelque fois il faudra protéger des civils pendant un nombre donné de tours, les escorter d’un bout à l’autre de la carte ou bien la traverser  avec une équipe prédéterminée comme le niveau dans le marais par exemple.

Quelques niveaux sont optionnels mais permettront d’étoffer un peu un personnage ou de mettre en valeur un point de l’intrigue. Enfin, c’est vite fait et je ne vous ai pas encore parlé du scénario mais celui-ci ne va pas chercher bien loin. Le roi du royaume de Cherrystone a été assassiné par une vampire de l’armée de Felheim et la princesse Mercia s’en va venger son défunt père… Hourra. N’étant pas assez forte, elle s’en va chercher de l’aide dans les royaumes voisins, l’occasion de faire littéralement le tour du monde, jusqu’à que n’intervienne un p’tit twist et la révélation d’une arme ultime convoitée. Comme déjà précisé c’est plus l’ambiance bon enfant qui en ressort, les personnages sont mignons, souvent joyeux et il y a parfois des petites blagues pour détendre l’atmosphère. Ça aurait pu être rébarbatif à suivre mais il n’en est rien puisque les cinématiques qui encadrent chaque niveau sont assez courtes et servent juste de prétexte à lancer/ conclure une bataille… au pire vous pouvez les zapper.

Néanmoins l’univers n’a pas été bâclé pour autant, en témoigne un large codex garni de pages sur chaque personnage, royaume traversé et élément de l’intrigue relaté dans certains dialogues. On a donc des personnages plutôt classiques mais sympathiques avec le petit gamin savant, le chien qui fait office de mascotte, le mentor ami du roi ou encore la fougueuse némésis. Si malgré tout vous n’êtes pas convaincu par le scénario, peut être qu’un joueur aura fait mieux. Et oui car cerise sur le gâteau, Chucklefish a conçus un éditeur très complet qui permet aussi bien de faire ses cartes (comme dans un Advance Wars) que ses campagnes !
   
Il manque bien 2-3 trucs exclusif au scénario des développeurs, mais pour le reste tout y est, de la cinématique aux événements en passant par l’élaboration de sa carte du monde où l’on peut placer son nombre de batailles et embranchements. Bref, on peut véritablement faire une campagne comme celle de base, c’est vraiment chouette d’avoir une telle possibilité surtout si on a l’âme créative. Avec le cross plate-forme PC - X Box One – Switch il y a un très large choix de contenu à disposition… faut juste prendre le temps de chercher et tester malgré les notations de la communauté. J’ai néanmoins vu quelques perles, entre ceux qui essayent de recréer les Fire Emblem et Advance Wars de la vieille époque. Certain ont poussé le vice à reproduire la carte de Zelda A link to the Past, des premiers Pokémon ou celle de Skyrim, très beau mais parfaitement injouable tellement c’est vaste (bien que ce ne soit pas à l’échelle évidement). Parmi les campagnes, j’en ai testé une qui essaye de recréer le début de Fire Emblem Awakening aux dialogues près mais qui a un peu de mal à simuler son gameplay forcément. Pour ce qui est de l’originalité j’en ai essayé une à la « Pokémon » dans laquelle on est libre d’aller recruter les leaders de son choix en gagnant des batailles puis d’aller affronter le boss final quand on veut.

Si l’éditeur de carte s’avère aussi simple que classique (choix des unités, élément de terrain, de décoration et d’événement le tout en paramétrant la superficie et la condition de victoire), l’éditeur de campagne est nettement plus touffu et demandera beaucoup de patience même s’il reste abordable. Je suppose que sur PC ça doit être plus aisé, surtout pour écrire les dialogues, mais on arrive à s’y retrouver avec les sous-sous menus et paramètres pour tout (animation, emplacement du personnage, décor…). Là où ça devient complexe c’est dans la création d’événement qui s’apparente à du code en plus facile, sorte de Wario Ware DIY. Il s’agira de mettre une condition et une réaction, tel que « si toute les villes capturées = victoire». Soyez indulgent en découvrant les créations des autres joueurs, dans le tas il y en a forcément où les campagnes sont bâclé ou pauvre puisque faire une longue aventure bien construite demande forcément beaucoup de temps et un peu de talent.
       Et si votre envie de créer ou les propositions de la communauté vous paraissent insuffisantes en plus de la quinzaine d’heures que prend les trente batails de la campagne de base, sachez qu’il y a deux autres modes solo à débloquer ! Arcade demande de choisir le leader de votre choix et d’enchainer 5 batailles d’affilée dans des affrontements équitables et un peu plus brefs que ceux de la campagne. Il y a bien une vague scénarisation selon le leader choisi mais rien de bien intéressant. Les mêmes cartes choisies aléatoirement reviennent assez souvent et en définitive ce mode finit par devenir lassant. Une fois qu’on a bien compris les mécaniques de jeu et l’IA peu réactive, il suffit souvent de foncer capturer les villages et d’engranger assez d’argent pour déployer une armada de dragons et c’est plié après quelques tours. Sachez cependant que dans ce mode il n’est pas possible de sauvegarder. C’est aussi le cas de l’autre gros mode qu’est Puzzle. Comme son nom l’indique à peu près, il s’agit de toutes petites cartes présentant une situation précise et un objectif qu’il faut résoudre en un seul tour. Hélas il n’y a qu’une seule méthode possible à deviner ce qui s’avère assez laborieux et demandera de connaitre par cœur les spécificités de chaque unité. C’est intéressant et ça change du reste, mais hélas bien trop exigeant, ce qui peut vite agacer les moins tacticiens. Enfin vous pouvez bien sûr jouer jusqu’à quatre en local ou en ligne dans le mode multijoueur, qui reste malgré tout jouable seul. C’est là que vous pourrez sélectionner vos cartes parmi un très large choix et de paramètres en tout genre.

Et pour qui voudrait le 100% il y aura de quoi faire puisque tous ces modes auront des cartes notées par des étoiles en fonction de vos performances. Si réussir un puzzle n’en fait gagner qu’une, réussir un niveau de la campagne dans le nombre de tour minimum permet d’en gagner jusqu’à trois (à partir de la difficulté normale). Il y a au total 200 étoiles dans le jeu, en obtenir la moitié pour découvrir la vraie fin, le reste étant utilisé comme « monnaie » pour acheter des artworks dans le mode galerie. L’occasion de voir quelques esquisses et recherche de chara-design plutôt sympathiques. Autrement la galerie comprend le fameux codex dont certaines pages se remplissent en finissant les niveaux de la campagne et les batails du mode arcade. Enfin il y a un sound test pour écouter la jolie bande-son, dont la moitié est à débloquer là aussi en passant par le mode arcade. Bref, il y a du contenu.
      
Au niveau de la technique ça cherche graphiquement à ressembler à Advance Wars à tel point que certains éléments de décor y font fortement penser mais ça échappe au plagiat. Le prix à payer pour titiller la nostalgie des fans je suppose. Graphiquement c’est donc tout à fait appréciable, c’est du pixel art très fin avec de jolies animations et des petits détails comme les forêts qui bougent au gré du vent ou le reflet ondulant des personnages sur l’eau. Les arrière-plans des batailles sont forcément variés en fonction du lieu, sachant qu’il y a trois variantes d’environnent thématique (plaine, désert et neige, qui n’affectent aucunement le gameplay) bref c’est coloré et charmant. Le chara-design qui essaye de faire anime japonais est plutôt sympa même si ça a des relents occidentaux (c’est le cas pour le personnage de Ragna je trouve). Mais entre César le chien en armure ou Emeric le sage avec ses pierres précieuses virevoltant à ses côtés, on a des personnages inspirés. Détail très sympathique, les quatre armées du jeu ont chacun leur propre design, ce qui peut prêter à confusion au début comme si elles avaient chacune des aptitudes leur étant propre à la manière d’un Warcraft. Mais il n’en est rien, ça permet d’avoir une bonne variété pour ne pas juste avoir l’impression d’affronter que des humains avec une autre couleur. La bande-son est aussi variée et dans le ton joyeux, je craignais qu’il y ait des musiques lambda comme l’est l’écran titre ou la musique d’intro mais en définitive la plupart des thèmes sont entêtants et agréables à l’écoute. Que ce soit celui de César plutôt joyeux et entrainant ou celui d’Emeric un peu inquiétant, ils accompagnent bien les batailles. Ça manque peut être de musiques vraiment épiques et le fait d’avoir une musique dédiée à chaque personnage peut saouler à la longue, sachant que les batailles sont loin d’être courtes... Mais néanmoins, ça n’empêche pas d’y revenir avec plaisir tant l’ambiance, le gamplay et le contenus sont de qualité sans pour autant révolutionner la formule.

3 Positifs :
+ Comme un Advance Wars… mais en un peu mieux.
+ Un éditeur ultra complet.
+ Un gros contenu.

3 Négatifs :
- Une difficulté bizarrement conçue.
- Le mode Arcade vite redondant et Puzzle trop ardu.
- Un scénario prétexte.   WarGroove ne se contente pas seulement de singer son modèle puisqu’ il parvient, à mes yeux, à le surpasser. Grâce à un éditeur qui laisse quasiment toutes les clefs des développeurs aux mains des joueurs, du multijoueur en local comme en ligne et de divers ajouts de facilité pour rendre la campagne agréable. Franchement, si vous aimez les jeux de stratégie mêlés à un peu de gestion, il serait regrettable de faire la fine bouche, surtout avec son univers sympathique et son prix abordable. Il ne propose certes pas beaucoup plus que son modèle et ne fait pas dans le très ambitieux comme un Fire Emblem actuel mais il peut constituer un bon complément. Bref, ça groove bien.
  Ma note : 17/ 20  

Paxdu92

Paxdu92

Mini-test du jeu "Balloon Fight" (NES)

Après Wild Gunman et Ice Climber, continuons la série des petits oubliés de la NES avec Balloon Fight !   Plongeons-nous rapidement dans le contexte : Entre 1984 et 1990, Nintendo, entreprise nippone que vous connaissez certainement tous, publiaient régulièrement des bornes d'arcade de la gamme VS. System, qui consistaient souvent dans des adaptations plus ou moins retravaillées de jeux NES, tels que Castlevania ou même Super Mario Bros. Mais certains titres originaux pouvaient aussi être commercialisés préalablement sur borne d'arcade, avant d'être portés plus tard sur la célèbre console de la firme. C'est ainsi que plusieurs incontournables de la machine virent d'abord le jour dans les salles d'arcade, à l'instar de Balloon Fight; publié en 1984 puis édité l'année suivante sur NES. Un jeu aujourd'hui trop injustement méconnu et ce malgré les très nombreuses ressorties dont il a eu droit. Allez, remettons en lumière cette pépite disparue ! Gonflez vos ballons, on s'envole pour Balloon Fight !      Une fois que le joueur a lancé le jeu, celui-ci l'emmène directement vers son menu où trois modes de jeu dissemblables lui sont proposés (les mini-jeux NES étaient souvent comme ça). Évidemment, je commence par le premier mode de jeu, celui de base. En quoi ce jeu peut-il donc bien consister ? Eh bien, Balloon Fight réside en un jeu d'action très atypique assez semblable à Joust, où l'on incarne un petit personnage attaché des ballons dont le but est de se débarrasser de ses adversaires, ressemblant à des sortes de lutins cornus (si si !) également attachés à des ballons, et ce à travers une infinité de niveaux. Pour cela, le joueur devra s'envoler à l'aide de ses ballons et des boutons B et A de la manette, le premier permettant de prendre constamment de l'altitude si l'on reste appuyé, le second d'en prendre seulement un tout petit peu à chaque pression; les deux devant être alternés selon les situations. Une fois envolé, le joueur pourra alors commencer à éliminer les ennemis. Pour ce faire, il suffira de toucher leur ballon pour que celui-ci éclate, mais ça ne sera pas suffisant ! Une fois son ballon éclaté, l'adversaire déploiera un parachute qui lui offrira la possibilité de le regonfler et ainsi revenir sur le terrain sous une forme plus rapide s'il parvient à atteindre une plateforme. Sachant que les ennemis sont entièrement vulnérables lorsque leur ballon est éclaté, il ne restera plus au joueur qu'à les toucher eux ou leur parachute selon s'ils ont déjà atterris sur une plateforme ou pas pour s'en débarrasser définitivement. Un niveau ne se termine que lorsque le joueur bat tous les ennemis présents dans celui-ci. À chaque ennemi vaincu, une bulle apparaîtra et donnera des points au joueur si ce dernier la touche; car, Balloon Fight étant une conversion de l'arcade, le seul véritable but de ce mode de jeu sera de faire un maximum de points en tentant d'aller le plus loin possible dans le jeu, la partie ne se terminant que lorsque le joueur perd ses trois vies. Parce que je ne l'ai pas précisé, mais le joueur peut lui-même se faire éclater ses ballons par les ennemis s'il n'y prend pas garde. Et même s'il peut se faire toucher une fois de plus que les ennemis avant de chuter grâce à ses deux ballons, le joueur sera a contrario dans l'impossibilité de les regonfler contrairement aux adversaires. Il devra donc veiller à ne pas les perdre bêtement s'il ne veut pas qu'il en soit autant pour ses vies, ce qui peut souvent arriver si plusieurs ennemis décident d'encercler le joueur. Heureusement, tous les trois niveaux, un stage bonus consistant à éclater un max de ballons sera proposé au joueur et lui permettra de récolter des points pour le High Score et surtout de récupérer tous ses ballons au cas où il lui en manquerait un. Utile ! Voilà donc en quoi consiste ce jeu, ou du moins ce mode de jeu. Aucun autre objectif ne sera donné au joueur à part supprimer les ennemis, donnant alors au jeu un coté répétitif, ce qui pourra mécontenter la plupart des joueurs. Après, tout à fait personnellement, cela ne m'a pas gêné. Mais bon, les goûts et les couleurs...    Mais, une fois de plus, j'entend d'avance les personnes qui se plaindront que le jeu soit trop simple, voire même simpliste, avec des règles comme celles-ci. Mais qu'ils se détrompent tout de suite, car même si le but du mode de jeu est effectivement très simple, le gameplay, quant à lui, n'en est rien, et ce à cause de deux éléments pimentant somme toute grandement l'expérience de jeu. Premièrement, la maniabilité. En effet, la toute première chose dont on se rend quand on lance une partie pour la première fois est bien la singularité des contrôles quand le joueur est dans les airs. Pour faire court, en plus de devoir gérer sa hauteur avec les boutons de la manette comme dit plus haut, il devra également gérer l'inertie aérienne de son personnage en mouvement à l'aide des touches de direction Gauche et Droite (les boutons Haut et Bas étant parfaitement inutiles en jeu). Sachant que notre perso' peut très facilement être emporté par sa propre vitesse lorsqu'il se déplace en l'air, le joueur devra alors stabiliser son vol et contrôler sa vitesse en utilisant ces dits boutons. Bien que cette maniabilité puisse perturber la plupart des joueurs lors de leurs premiers pas sur ce jeu, on finit tout de même par complètement maîtriser la physique de son héros au bout de plusieurs sessions de jeu; physique qui est d'ailleurs assez originale, autant le dire. Le second élément qui viendra pas mal agrémenter la jouabilité du jeu est l'ensemble des obstacles dont le joueur sera amené à faire face. Oui, en plus des ennemis de base qui devront être obligatoirement terrassés pour continuer la partie, de nombreuses autres entraves viendront régulièrement gêner l'avancement du joueur, à commencer par les ennemis de base, donc, semblables comme déjà dit à des espèces de gnomes masqués, dont trois types peuvent être distingués par la couleur de leur ballon : ceux dont le ballon est rose, ceux dont le ballon est vert, et enfin ceux dont le ballon est jaune/beige, le tout allant du plus lent au plus rapide. Les autres dangers notables du jeu n'attaqueront jamais directement le joueur, mais pourront quand même peu ou prou le déranger durant sa partie, comme l'eau, tuant quiconque décidant d'y faire trempette, et dont il faut éviter de se rapprocher si on veut éviter de se faire happer par un monstrueux poisson géant. Les nuages visibles en arrière-plan aussi pourront s'y mettre, en lançant ponctuellement des éclairs se transformant en boules d'énergie se déplaçant aléatoirement de part en part de l'aire de jeu, tuant instantanément le pauvre joueur ayant la malchance d'en toucher une si ce dernier prend trop de temps pour finir un niveau. Enfin, une encombre qui n'apparaîtra que dans quelques niveaux : une hélice qui repoussera violemment n'importe quel personnage entrant directement en contact avec elle, ce qui pourrait parfois incommoder le joueur. Bref, une belle flopée d'éléments intéressants permettant au jeu d'être vraiment amusant à jouer.      Car oui, une fois qu'on s'est habitué à sa maniabilité très particulière et au bruit atroce que font les ennemis lorsqu'ils bougent, Balloon Fight devient réellement un jeu FUN, c'est le mot, dont on se surprendra à refaire des petites parties de temps en temps, dont on se surprendra à recommencer maintes et maintes fois le jeu afin de voir jusqu'à quel niveau on peut aller, dont on se surprendra à tenter de battre son plus grand score (qui, malheureusement, se réinitialisera à chaque redémarrage de la console) et, globalement, dont on se surprendra à y prendre du plaisir, et tout ça, c'est ce qui fait majoritairement la force d'un bon mini-jeu. De plus, la difficulté progressive bien gérée de celui-ci forcera le joueur à s'y prendre plusieurs fois avant d'enfin terminer un niveau. Certes, le jeu devient passablement répétitif, au bout d'un moment, mais on ne s'en lasse pourtant pas ! Et le coté fun et prenant du jeu est d'autant plus renforcé par le mode 2 joueurs simultané qu'offre le jeu, qui promet un bon moment de rigolade entre amis si on décide de s'y essayer. Grossièrement, le mode multijoueur ne change absolument rien par rapport au mode solo, à l'exception évidente du fait qu'un second joueur peut maintenant se joindre à la partie, incarnant alors un personnage strictement identique à celui du premier joueur (avec tout de même un changement des couleurs, faut pas pousser non plus). Après, ça reste la même chose : les joueurs doivent toujours compléter une foule de niveaux en se défaisant de chaque ennemi de ceux-ci, les deux joueurs pouvant toutefois faire équipe afin d'avancer plus facilement dans le jeu...ou bien se mettre mutuellement des bâtons dans les roues afin de voir qui pourra aller le plus loin entre les deux, le jeu laissant la possibilité aux joueurs de s'entre-éclater leurs ballons, permettant de savoir qui pourra rester le plus longtemps sur l'arène. Après, tout comme Ice Climber, cela sera surtout aux joueurs de décider comment jouer : est-ce qu'on se la joue réglo en promettant de ne pas s'entre-tuer, ou est-ce qu'au contraire, on se la joue parfaitement déloyale en se gênant réciproquement ? Telle est une autre force des jeux NES permettant de jouer à deux en même temps et qui laissent une grande liberté sur la façon de jouer. Bref, pas réellement besoin de s'étendre sur ce mode-là, il reste assez distrayant le temps de quelques parties, même s'il est forcément loin d'être extra-ordinaire, mais il fait bien le boulot, au moins ! On regrettera, ce nonobstant, l'absence d'un mode de jeu où les deux joueurs peuvent directement s'affronter entre eux dans une arène au choix, sans à avoir les ennemis dans les pattes. Dommage, cela aurait pu donner un vrai sens au titre du jeu...   Et tant que j'y suis, puisque j'ai fait allusion au son que produisent les ennemis, parlons un peu des qualités techniques de la cartouche (pour changer), en commençant par l'ambiance sonore de celle-ci. Musicalement, donc, c'est acceptable. Les rares compositions du titre sont vraiment marquantes et appréciables, tandis que le reste de la bande sonore ne se compose que de bruitages produits par chaque élément du jeu : les ennemis font un son strident insupportable lorsqu'ils avancent, donnant au moins une motivation au joueur pour les tuer le plus vite possible; quand ces même ennemis ouvrent leur parachute, celui-ci fait une petite mélodie légère; lorsque l'affreux poiscaille montre le bout de son nez, un inquiétant sonal vient accompagner l'apparition de la bête, etc. Ces effets sonores ponctuent constamment le jeu, jusqu'à en devenir assez envahissants, et donc vite énervants; mais bon, mieux vaut encore cela que d'avoir un jeu sans absolument aucun bruit, dira-t-on. Et puis, ça donne au moins une atmosphère musicale propre au titre. Concernant les graphismes, c'est tout au moins potable. Les animations des personnages sont véritablement bien faites, pour l'époque, mais les décors sont, pour le coup, assez moches. Il y a, certes, le minimum requis : la flotte et les plateformes sont reconnaissables comme telles. Mais le problème vient surtout du fait que les environnements ne changent jamais et que, de ce fait, tous les niveaux se ressemblent beaucoup. Qui plus est, ce jeu affiche ENCORE un fond noir laid présent tout le long de celui-ci, possédant cependant à nouveau l'éloge de ne pas déconcentrer le joueur sur sa partie. Néanmoins, l'ajout de petites étoiles toutes jolies dans le background lui permet d'être un peu plus agréable que dans Ice Climber; bien que cela causera un petit problème dans le dernier mode de jeu de la cartouche que nous verrons juste après. En un mot, des graphismes corrects, dans l'ensemble. Enfin, en ce qui concerne la durée de vie de Balloon Fight...c'est pas mauvais du tout. Trois modes de jeu distincts qui pourront occuper le(s) joueur(s) pendant longtemps, ce jeu est donc plutôt bien chargé, niveau contenu, pour un jeu de cette époque. La seule chose que l'on regrettera sûrement, à mon goût, est le faible nombre de niveaux uniques dans les modes de jeu déjà vus, au nombre de douze seulement, et dont les autres niveaux ne sont en fait que d'anciens recolorisés...je comprend, maintenant, pourquoi la plupart des niveaux se ressemblent énormément et paraissent si répétitifs... M'enfin, blague à part, le jeu reste correctement réalisé techniquement.     Mais bon, avant de conclure, parlons du dernier mode de jeu du jeu (je ne suis pas du tout redondant) : le mode Balloon Trip ! C'est un mode de jeu exclusivement solo où le joueur doit essayer d'aller le plus loin possible (encore) dans un niveau infini à défilement horizontal vers la gauche afin de faire le meilleur score, des points étant constamment donnés au joueur lorsque le scrolling avance. De plus, pour aider le joueur dans sa quête du High Score, de nombreux ballons parsèmeront le niveau, donnant des points additionnels au joueur s'il les éclate, et pouvant même donner un super bonus de points s'il parvient à en crever plusieurs à la suite (enfin, en théorie; personnellement, j'ai jamais réussi...). Mais bien sûr, si le mode de jeu ne consistait qu'en ça, ce ne serait pas rigolo ! Pour ajouter de la difficulté, des boules électriques - qui pourront parfois se confondre fâcheusement avec les étoiles du fond, si l'on n'y prête pas attention - devront être évitées par le joueur sous peine de perdre immédiatement la partie (les boules électriques tuent le joueur en un coup, je le rappelle). Ces boules électriques pourront être immobiles, et pourront ainsi être assez simples à esquiver, mais elles pourront également se déplacer de haut en bas ou même diagonalement, et donc rendre tout de suite l'évitement un peu plus compliquée. Et pour envenimer la situation, le joueur devra toujours prendre garde de ne pas rester à ras des flots pour éviter de se faire dévorer vivant par le gargantuesque fretin. Heureusement, des bulles sortiront de l'eau de temps à autre et figeront le temps pendant un petit instant si le joueur les touche, lui permettant de passer plus facilement à travers des obstacles mouvants et/ou d'aller chercher des ballons laissés un peu en arrière. Ce mode de jeu joue énormément sur l'adresse et la précision du joueur, ce qui obligera ce dernier à manier parfaitement son personnage. De plus, ce mode de jeu, de par son coté franchement addictif, sera probablement celui qui fera passer le plus de temps aux joueurs. Bref, un bon mode de jeu, pas exceptionnel mais restant aussi sympathique que les deux autres.   En tout cas, voilà que la fin de ce test arrive à grands pas. Que pourrais-je bien dire pour le conclure ? Que Balloon Fight était un projet assez audacieux pour Nintendo, mais qu'il s'en est plutôt bien sorti ? Que la maniabilité, pouvant certes repousser les débutants, reste abordable pour peu que l'on s'y adapte. Que j'ai réellement passé un bon moment en le testant ? Ou que ce jeu injustement oublié reste malgré tout encore très bon aujourd'hui ? Finalement, je pourrais dire tout ça, et ajouter que les membres de l'équipe, en dépit de la qualité du produit final, ont quand même été gonflés d'imaginer un tel jeu...clairement, mes vannes ne valent pas mieux que celles de Hugod.   En bref :   Probablement éclipsé par des jeux bien plus populaires sortis à l'époque sur NES, Balloon Fight a vite été oublié par les joueurs, et ce même avec la fierté que semblait éprouver Nintendo de ce jeu. Et c'est bien dommage, car il avait quasiment tout pour satisfaire le public : un gameplay unique bien pensé, une simplicité efficace, trois modes de jeu aussi bons les uns les autres, un univers musical et graphique assez sommaire mais donnant malgré tout une identité propre au titre et un mode multijoueur divertissant. Malheureusement, le jeu n'est pas exempt de défauts non plus : des décors trop peu variés, des effets sonores vite pénibles, une répétitivité pouvant exaspérer certains joueurs, et des contrôles pouvant rendre perplexe d'autres joueurs. Mais dans tous les cas, Balloon Fight reste un bon mini-jeu addictif, dont on repassera souvent du temps dessus pour se distraire, et aussi pour se souvenir de ce titre culte de la NES.   Note : 4/5 

ChatNoirRetro

ChatNoirRetro

Evangelion: 2.0 You Can (Not) Advance

Alors qu’Evangelion: Final commence à pointer le bout de son nez avec des trailers et sortira en 2020, je reprend ma petite rétrospective sur Rebuild Of Evangelion avec le 2ième film de la quadrilogie : Evangelion: 2.0 You Can (Not) Advance sortie en 2009, soit 2 ans après le 1er film. Comme le précédant film, il a gagné pas mal de prix mais il fût un des plus gros succès au box office de l’année, rapportant 40 millions de dollars de bénéfice, soit le triple du 1er film ! Mais est-ce que le film à mis tout le monde d’accord ? Vous allez voir que ce n’est pas évident…   Affiche Française du film dans sa version 2.22     Avant de commencer cette article, j’ai une pensée pour le studio Kyoto Animation (KyoAni) qui a pris feu le 18 Juillet dernier, provoquant 35 morts dont Yasuhiro Takemoto, le réalisateur de La Mélancolie de Haruhi Suzumiya. Cette incendie fût provoqué par un homme déséquilibré pour une histoire de plagiat d’un de ces romans. Ce sont avant tout des vies humaines détruits et brisées, des familles endeuillées, des projets dont on aura perdu le travaille et des projets qui n’aboutirons jamais. C’est un accident rare dans le monde de l’animation Japonaise et il était important pour moi d’en dire un petit mot. Cela ne changera en rien mon avis sur le film et je vous souhaite une bonne lecture malgré tout !             Evangelion épisode 2 : Asuka Contre-Attaque !   c’est toujours le studio Khara qui s’occupe de ce remake et on retrouve la même équipe que le précédant, à savoir Masayuki et Kazuya Tsutumaki en tant que réalisateurs et Hideaki Anno qui supervise le tout. ce film est celui qui a le plus de succès et il est également le plus long des trois films. Le synopsie du film est la suivante : Shinji continue de se battre contre les anges avec Rei Ayanami mais une nouvelle pilote arrive pour leur donner un coup de main et il s’agit d’Asuka Langley Shikinami. Pendant ce temps, le Plan de Complémentarité continue de se préparer dans l’ombre.   C’est un résumé flou mais il faut comprendre qu’il se passe beaucoup de chose dans ce film est que le spoiler arrive vite et que contrairement au dos du DVD, je ne balance pas les 20 dernières minutes ! Ne lisez surtout pas le dos du boîtier du DVD avant d'avoir vu le film !   Pour une fois, je vais vous épargner les détails techniques car ce sont les mêmes que le précédant film, c’est à dire qu’il est beau mais qu’il a un peu mal vieillit. Je vais plutôt m’attarder sur les points du film.   Le Saviez-Vous ? Toi jeune homme, tu deviendras une légende !   C'est quand même dingue que j'arrive à vous bassiné avec Evangelion sans que je n'ai jamais mentionné une seule fois l'Opening ! "A Cruel Angel's Thesis" est l'opening le plus chanté dans les karaokés au Japon….en 2019 ! Depuis 1995, les japonais l'a chantent et la connaissent par cœur, c'est un peu l'équivalent de "Nuit de folie" de Début de soirée ou "L'aventurier" d'Indochine (ou tout autre titre de ce style) à la différence que c'est un générique d'une série. Mais la vrai anecdote, c'est qu'en réalité, si on met pause à chaque image dans l'opening lors du refrain, on se rend compte qu'on se fait spoiler sur plein de chose ! Par exemple, on voit Kaworu sur un fond rouge mais ça va tellement vite qu'on le voit pas à l'œil nu (sauf si vous faite très très attention)   Je ne peux pas vous laisser sans mettre l'opening !     D’abord, contrairement au 1er film, il ne s’agit pas d’un film qui prend pour base la série pour ce qui est des plans. On a donc droit à une nouvelle mise en scène mais aussi de nouvelles scènes vraiment inédit à la série. On assiste littéralement à une relecture de la série et on ressent bien une prise de risque sur la série, ce qui en fait un très bon point car le film a bien plus d’intérêt que de simplement revoir l’univers de la série en plus beau.   Cependant, le film n’oublie pas ses racines et même si les évènements de ce film sont très différents, il y reste encore quelques scènes pris directement de la série mais dans un contexte différent mais surtout dans un dénouement différent. L’exemple pour illustrer mon propos est la très célèbre scène de l’ascenseur. Rei et Asuka, les protagonistes de la série se retrouve dans un ascenseur et finissent par se disputer. Contrairement à la série où Asuka finit par gifler Rei et part en pleurant, cette fois-ci, Rei se défend en prenant la main d’Asuka qui allait la gifler. J’ai toujours interprété cette scène comme une manière de dire au spectateurs : « Vous ne vous y attendait pas, Hein ? » Cette esprit se retrouve durant tout le film et en fait le point fort du film.   La vengeance est un repas qui se mange froid, Rei a attendu 14 ans pour ce moment !   Parmi les changements, on notera une psychologie différent des personnages : Shinji est beaucoup plus à l’aise malgré qu’il trouve difficilement sa place, Asuka est moins marquée par ses blessures psychologiques et Rei est plus sociale qu’avant mais je reviendrai sur ces points un peu plus tard. On notera aussi que malgré la présence de nouveaux personnages dans l’intrigue (Kaji par exemple), ils restent très en arrière et font plus figure de Fan-Service qu’autre chose.   D’ailleurs, en parlant de Fan-Service, ceci est vraiment de retour dans l’univers d’Hideaki Anno qui était une véritable marque de fabrique de l’ère Gainax. J’ai toujours considéré qu’Evangelion n’avait quasiment aucun fan-service ou du moins très peu, contrairement à ce que l’on entend beaucoup. Oui, le fait par exemple que Rei soit nue dans certaines scènes montre une volonté de fan-service mais si vous vous rappeler de la scène où Shinji est dans l’appartement de Rei dans le 1er film, il est beaucoup plus question de la relation entre ces deux personnages, surtout quand on a vu la série. S’il y a un propos, il n’y a pas de Fan-Servie selon moi !   Par contre, dans ce film, le Fan-Service est là, il s’est permis d’entrer sans frapper, de se servir une bonne bière bien fraîche et de vous rappeler que ça faisait longtemps que vous ne l’avez pas invité chez vous. Il est sans gêne mais c’est un bon copain, à condition qu’il n’abuse pas de votre hospitalité. Ici, c’est pas trop abusé et puis quelques blagues un peu fripon, ça ne peut pas faire de mal.   L’exemple parfait est la scène où Asuka est prise au dépourvue par PenPen (le pingouin, pas moi) en allant prendre son bain et qu’on nous ressert la même blague que le 1er film, sauf qu’ici, il a Shinji qui est aussi présent !   Pourquoi ce retour au Fan-Service alors que la série originale en possède très peu ? Je pense qu’il faut voir ça comme un hommage de l’ère Gainax avec des animés comme Nadia ou Gunbuster qui possède ce même type d' humour….normal de la part du même auteur !   D’ailleurs, cette hommage ne se limite pas à de la Gainax Bounce car on retrouve l’ost de Nadia dans le film et même apparemment l’ost de Kare Kano (Entre Elle Et Lui) mais cette série reprenait déjà l’ost d’Evangelion. Sans compter encore les fameuses annonces à la fin des films qui rappelle les annonces des fins d’épisodes des animes de la Gainax dont  la fameuse fausse promesse de Misato de se mettre à nu.   Un dernier point fort du film est son rythme frénétique comparé au 1er film . Il y a le double des combats du 1er film sans pour autant négliger les scènes quotidiennes et les petits soucis de la vie qui gagnerons aussi en rythme. Le film à vraiment été conçu pour que le spectateur ne s’ennuie pas une seule seconde.   Le Fan-Service est beaucoup plus présent qu'avant mais ça reste bonne enfant !                  Le Third Impact, Le Jugement dernier   Malheureusement, si tout semble aller dans le meilleurs des mondes, le film possède des défauts….. et pas des petits.   Le premier gros problème du film est qu'il va vite, beaucoup trop vite ! Là où le 1er film était plutôt juste dans son rythme, celui- ci a tendance à dire : « On n’a pas le temps ! » (à dire avec un air de panique)   Pourquoi avoir fait un tel rythme ? La réponse se trouve dans la position du film par rapport à la série. Si le 1er film résume les 6 premiers épisodes tranquillement, le second doit se farcir le résumé de l’épisode 8 à 19, soit deux bon gros quart de la série à lui tout seul ! Par conséquence, on ne peut pas tout montrer et on rate beaucoup de chose, non pas dans l’intrigue car il tente de s’en éloigner mais plutôt dans les thématiques et plus particulièrement dans l’approfondissement de ces thématiques, mais il y a pire !   J’avais toujours tendance à contextualisé les films par rapport au relation de Shinji avec d’autres personnages : le 1er film concerne la relation Shinji/ Misato et Rei, le second film avec Asuka et le 3ième concernera Kaworu. En faite, il ne faut pas penser comme ça, parce qu’en réalité le 1er film traite de la relation Shinji/Rei, le second film traite  dela relation Shinji/Rei (malgré Asuka), quand au dernier, on traite la relation de Shinji et de Kaoworu… non je déconne, c’est encore et toujours la petite Rei !   Hideaki Anno a vraiment misé sur Rei, au grand détriment d’Asuka et de tout les autres, probablement parce que dans la série original, on voit plus Asuka que Rei. Je pense que l'auteur a voulu rééquilibré les choses.   Vous avez bien lu, Asuka est très peu mise en avant et est même très peu développée, au point qu’elle est éjectée à la moitié du film alors qu’elle est l’une des protagoniste de la série ! Si vous n’avez pas vu la série, vous n’allez pas comprendre grand chose au personnage d’Asuka, voire la trouver énervante car trop prétentieuse. Le film se contente uniquement de quelques clins d’œils sur le personnage (la poupée présent au second plan par exemple) et d’un petit dialogue avec Misato, là où justement Rei dans le 1er film est beaucoup plus développée mais je reviendrais sur notre chouchoute.   Désolé Asuka mais tu n'est pas la star du film !   Si Asuka n’a pas eu droit à son développement, ce n’est pas le plus gros problème du personnage. Le vrai problème est la volonté d’en dire un maximum mais avec très peu de temps, donnant l’étrange sensation pour un novice de passer à côté de l’essence même du personnage et par conséquent, il comprendra a moitié, comme le film a tendance à expliquer à moitié.   L’exemple le plus frappant est le personnage d’Asuka qui n’existe qu’à travers Shinji (relation Amour/Haine) et à travers Rei (Rivale) mais pour ce qui est du personnage, de son histoire et de sa psychologie...il n’y a pas grand-chose, pour ne pas dire rien !   Du coup, on se retrouve avec un personnage « forte » et qui au bout de 10 minutes, se retrouve à déprimer au point d’être dans le lit de Shinji pour ne pas dormir seule la nuit. Le pire, c’est qu’ils se partagent très peu de mot et que le tout est plié en 10 minutes….c’est un peu rapide, non ?   Il aurait fallut plus de temps pour exploiter cette relation et surtout le personnage d’Asuka plutôt que de dire : « Regarder la Série pour comprendre le personnage ». Pourquoi s’être embêté d’approfondir les autres personnages comme Misato ou Rei et ne rien faire avec Asuka ? C’est un choix que je ne comprend pas.   Vous savez qu’est-ce qui est pire qu’un protagoniste qui est peu développé ? Une nouvelle protagoniste qui n’est absolument pas développée ! Mesdames et Messieurs, je vous présente Mari ! Si vous êtes novice à l’univers d’Evangelion, Mari est un personnage qui a été créée pour le remake et ne figure pas dans la série originale.   « C’est une bonne chose ! » me direz-vous mais le problème du personnage est qu’elle n’a pas d’Histoire, de passé, de développement, de relation avec un autre personnage ! Et le pire, c’est qu’on la voit assez souvent, peut-être même plus qu’Asuka.   On aura la sensation d’un personnage qui fait sa petite scène et qui partira sans prévenir jusqu’à sa prochaine apparition. En faite, Mari est vraiment à part dans l’intrigue vu que les autres personnages ne la croise même pas...étrange.   Par conséquent, on se retrouve avec un personnage qui ne sert à rien, qui n’a pas de développement, qui n’apporte rien à l’univers du manga et fait plus office de remplaçante d’Asuka. Je n’ai rien contre ce personnage mais pourquoi créer un personnage qui va rester un certain temps à l’écran, pour ne rien en faire ? Encore un choix incompréhensible parce qu’Asuka aurait bien pût faire ce que Mari fait !     Je pense que le but de ce personnage est le Fan-Service (c’est sa seule utilité) et qu’il y a un but commercial pour attirer du monde, cependant, je trouve que c'était inutile parce que c’est Evangelion ! les gens aurait été quand même voir le film ! Ils ont voulu aussi en faire un personnage Cool, ce qui n’est pas tout à fait raté mais s’il y avait eu un développement du personnage, il y aurait eu un rapprochement avec le spectateur et elle aurait pût être vraiment cool, plutôt que d'en donner l'illusion.   En espérant qu’Hideaki Anno en fasse quelque chose avec ce personnage, je garde l’avis que Mari sert à rien….espérant qu'un jour je me trompe.    Mari a tout ce qu'il faut….sauf une histoire !   Ce qui m’amène aussi au problème de l’écriture du film qui n’est pas raté mais manque de puissance dans certaines de ces scènes. Pour faire simple, certaines scènes ne touche pas autant que la série, déjà à cause d’une rapidité du développement de certains personnages (ou de l'absence de développement) mais surtout à cause d’une mise en scène...un peu trop "Too Much".   « Oh la la ! Ça y est Drunken PenPen se prend pour Scorsese » Je vous rassure, je n’en n'ai pas les qualités ! Ce que je veux dire, c’est que le film a tendance à trop en faire alors qu’on a compris qu’il va se passer tels ou tels choses.   L’exemple en tête est le test d’un Eva qui arrive au mauvais moment et aboutira au passage du Dummy System. Beaucoup on critiqué la scène du massacre mais c’est plutôt les deux petites scènes qui ont lieu plus tôt. On vois l’Eva Test transportée vers Neo Tokyo 3, pendant qu’il y a de gros nuages et des éclaires, pas besoin d’être un génie pour comprendre qu’il va y avoir un drame. Cependant, il faut croire que c’était pas assez puisse qu’après, on y voit Mari qui regarde avec un air inquiet les oiseaux qui sont en train de fuir, j’ai toujours envie de dire :« Oui Hideaki Anno, j’avais compris ! ».   Le Saviez-Vous ? Être dominé par moi n'est pas aussi mauvais pour l'orgueil humain que d'être dominé par un autre de votre espèces !   Quand le Dummy System s’active, on entend des choses étranges. En réalité, il s’agit d’une phrase prononcé à l’envers : « To be dominated by me is not as bad for human pride as to be dominated by others of your species » En français : « Être dominé par moi n'est pas aussi mauvais pour l'orgueil humain que d'être dominé par un autre de votre espèces », il s’agit d’une phrase prononcé dans le film Le Cerveau D’Acier (1970) Sacré Référence !   Enfin, le dernier défaut du film est la VF. Cette fois-ci, on a repris le casting de 1995 qui n’était pas top mais depuis le temps, ils ce sont amélioré, non ? Certains acteurs s’en sortent mieux comme Shinji (Donald Reignoux) ou Misato (Laurence Bréheret), on sent qu'ils adorent leurs personnages mais globalement, c’est toujours les mêmes défauts dont la voix monocorde des acteurs.   Mais si je parle de la VF cette fois-ci, c’est parce qu’on a franchit une nouvelle étape dans la connerie puisque maintenant, les acteurs français prononce les suffixes de politesse Japonais (San, Sama, Kun et autre). Vous ne rêver pas, ils dissent tous, sans exceptions, les suffixes de politesse Japonais et avec un accent français bien dégueulasse…. qui est l’imbécile qui à dit que ça serait une bonne idée ?   Je ne sais pas si c’est à cause du doublage du 1er film ou bien s’ils ce sont dit que ça va faire plaisir au fans (qui n'arrête jamais de critiquer le travaille des traducteurs) mais dans tout les cas, c’était une très mauvaise idée. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’on ne traduit jamais les suffixes de politesse Japonais ! Ils n'étaient pas au courant ? C'est pourtant leurs métiers !   On ne peut pas traduire les suffixes de politesse Japonais car il n’y a pas d’équivalent en Français, c’est la première fois que j’entends ça dans un animé ! Je pense que c’est prendre les fans d’animés pour des imbéciles et ça montre un cruelle manque de respect à la culture Japonaise, aux gens qui aiment cette culture et à Evangelion (je précise que c’est bien la faute du traducteur et non des doubleurs en soi).   Si vous trouver que c'est deux plan sont trop "Too Much", vous n'avez pas vraiment tort !                        Devine qui vient dîner ce soir !   Il y a quelque chose que j’entends très souvent lorsqu’on parle de ce film est que beaucoup de monde n'ont pas apprécié: Rei. Beaucoup l’on trouvée trop expressive et trop sociale. Oui, c’est vrai, elle est beaucoup plus sociale qu’avant et j’ai envie de dire, c’est quoi le problème ?   Il s’agit d’un remake, bien sûr qu’il va y avoir des changements et si vous dite que ça ne respecte pas l’œuvre originale, c’est que vous n’avez pas compris l’intérêt d’un remake.   La Rei du remake n’a aucun rapport avec la Rei de 1995 et encore moins avec celle du manga de Sadamoto. C’est en réalité le cas de tout les personnages ! Asuka par exemple, n’aime pas Kaji (du coup plus de complexe d’Œdipe) et personne n’en n’a fait un plat mais alors Rei fait de la cuisine pour Shinji, c’est un scandale !     C’est pas pour critiquer les fans d’Evangelion, j’en suis moi-même un fan mais il faut savoir accepter les changements car c’est l’intérêt d’un remake, sinon on regarde la série. Tout ça pour dire, que le remake à beaucoup de changement intéressant !     Un seul exemple pour illustrer mon propos : Le rapport à la nourriture et la notion du repas ! Si vous avez vu le film, vous avez probablement remarqué qu’il y a beaucoup de scène de repas et que la nourriture est mise en avant.   Ce n'est pas une blague, il doit y avoir autant de scène de repas que de scène de combat ! (J'adore l'image de droite !)   Il faut savoir qu’Hideaki Anno voit le repas comme un moment de convivialité entre les gens, c’est le moment où ont deviens social, voire qu’on se dévoile. C’était déjà présent dans la série avec Misato qui dit que c’est mieux de prendre un repas à 2 ou encore l’épisode où Misato promet aux pilotes d’aller au resto si ils s’en sortent et finalement, ils vont manger des ramens.   L’aspect social tourne autour du repas dans le film : Shinji qui fait à manger pour Asuka et Rei, Kajin qui drague Misato lors d’une pause déjeuner, Asuka qui tente de faire mieux que Rei en fessant la cuisine, Rei qui cherche à réunir tout le monde autour d’un repas, Gendo qui mange avec Rei à la base ou encore Shinji et ses copains qui mangent une glace.   Ce n’est pas que le fait qu’ils mangent qui les réunis, c’est aussi les dialogues qui en découle comme le fait qu’un homme puisse faire à manger (l’évolution de la société), la place du véganisme (l'auteur étant lui-même végan) ou la tentative de réconcilié Shinji et son père, etc.…   Pour conclure le sujet, il y a cette scène où Rei apprend qu’il s’est passé quelque chose lors du test d’un Eva et que par conséquent son repas est annulée. C’est une scène qui m’avais marqué car tout ce fait sans dialogue mais surtout il y a ce plan où on voit le repas qui crame sur le fourneau et la table qui était préparée, symbolisant l’incapacité de se sociabilisé, je trouve ce moment très fort….dommage qu’ils n’y en n’a pas d’autres scène de cette trempe.   J’aurais voulu parler de plus de chose comme d’habitude mais ça ne serait plus un article mais un livre !   J'ai toujours trouvé cette scène forte, on montre en réalité une succession de drame.            Et si tu fessait une conclusion ? Parce que j'ai mon repas qui attend dans le four   Alors oui, Evangelion 2,02 divise les fans ! Certains le trouve trop en décalage avec la série, d’autres dirons qu’il ne respecte rien. Le principal problème du film selon moi viens avant tout de son rythme trop frénétique et d’un problème autour des thèmes qui sont trop nombreux et pas assez développés, Il y a aussi le problème de Mari mais malgré tout, est-ce qu’on a passé un mauvais moment ? Non !   Le film est accrocheur malgré ces défauts, il est intéressant et on sent une volonté de revenir aux origines de la Gainax pour le plaisir des fans. Malheureusement, il y a eu de la maladresse mais on sent que le film a été fait avec le cœur.   Alors arrêtons de critiquer Rei parce qu’elle est trop sociale ou qu’Asuka n’aurait pas agit de tel façon parce que c’est un remake mais surtout un super film dont je m’en lasse pas de le revoir.   Je donne la sensation de l’avoir descendu mais il reste mon film préféré de la quadrilogie et je vous le recommande mais il est préférable de regarder la série avant (et le 1er film, ça va de soi) pour vraiment apprécier ce film.     je vous laisse avec le trailer du 3ième film dont j’ai tellement hâte de vous en parler.      

DrunkenPenPen

DrunkenPenPen

 

Petit guide de Shogun Total War pour les débutants

Hello les gens
Aujourd'hui, j'ai enfin terminé un guide que j'ai écrit pour plusieurs raisons : - Il fut un temps, j'avais écouté le podcast des Tauliers concernant le sujet des solutions et à quel point c'était la galère à produire. Je voulais voir à quel point c'était chiant à faire, et je n'ai guère été déçue. C'est EXTREMEMENT difficile à écrire, et j'ai rapidement vu que j'allais droit dans le mur. Donc, tant qu'à faire, j'ai décidé d'être classe dans la catastrophe, un peu comme la fanfare du Titanic. - J'ai donc surtout fait ça pour m'amuser un petit peu. Ca m'a pris un mois... Donc le fun a quelque peu tari entre temps. - J'avais besoin de me défouler en ces temps de grosses chaleurs.   Le guide en question, cliquez donc.   Amusez vous bien et bonne fins de vacances.

MaiffaInes

MaiffaInes

Test du jeu "Alone in the Dark" (PC)

Plongeons-nous dans le contexte : au début des années 1990, Infogrames, entreprise française de jeux vidéo, obtient les droits pour développer plusieurs jeux adaptés de l'univers de l'écrivan H.P. Lovecraft, auteur notamment connu pour avoir fondé le Mythe de Cthulhu. Tout de suite, Bruno Bonnel, PDG de la firme, ainsi que le responsable des productions, Eric Motet, imaginent un jeu de simili-horreur, où le joueur serait plongé dans un environnement baigné dans l'obscurité. Le projet reçoit donc le nom provisoire d'In The Dark. Plus tard, Frédérick Raynal, futur co-créateur du jeu Little Big Adventure, qui travaillait à l'époque sur un moteur de jeu où des personnages en trois dimensions pouvaient se déplacer dans un décor pré-calculé en 2D (une première, à l'époque !), est chargé du game-design du jeu. Après un certain temps de développement, Alone in the Dark, de son nom définitif, sort enfin en 1992 sur DOS, Mac OS et 3DO. Un jeu fort innovant, pour l'époque, qui sera par la suite considéré pas moins comme le papa français du survival-horror. Mais mérite-t-il réellement cette distinction hautement significative ? Voyons voir cela... Emmenez vos lampes à huile, on part au manoir de Derceto !   Cette demeure est parfaitement sûre, j'en suis certain !   Une fois le jeu lancé, celui-ci ouvre par la liste des membres de l'équipe ayant développé le jeu (d'une manière sous forme de livre assez stylée, soit dit en passant), avant de déboucher sur son menu, où l'on peut choisir de commencer une nouvelle partie, d'en continuer une déjà existante, ou accessoirement de quitter le jeu. Je choisis donc bien évidemment la première option. Le jeu laisse ensuite le choix de son personnage au joueur, avant de lui révéler son intrigue que voici : Jeremy Hartwood, un riche peintre résident d'un splendide manoir du nom de Derceto, se serait pendu dans son grenier après avoir sombré dans la folie. Selon donc le choix fait par le joueur au début du jeu, celui-ci incarnera soit Emily Hartwood, nièce de Jeremy recherchant la véritable raison de son suicide, soit Edward Carnby, détective privé chargé de récupérer un vieux piano au grenier de cette demeure. M'enfin, le choix du personnage n'altérera en aucun cas le déroulement du jeu, ce qui est quelque peu dommage, car on aurait pu leur donner à chacun un gameplay ou une histoire propre. Quoiqu'il en soit, une fois le héros choisi, le jeu commence par une cinématique d'introduction très cinématographique qui plonge directement le joueur dans l'univers du jeu : notre personnage, semblant être observé depuis une fenêtre du manoir, rentre insoucieusement dans celui-ci, avant de s'y retrouver enfermé après y être pénétré. Ça s'inaugure mal. Mais bon, notre personnage, prenant son courage à deux mains, décide malgré tout d'explorer la gentilhommière, le tout sur une musique inquiétante et des plans de caméra qui le sont tout autant. Bref, une très bonne entrée en matière pour un jeu pareil. Le jeu donne alors enfin le contrôle au joueur, qui commence son aventure à partir du grenier.   Nos deux protagonistes... À noter tout de même qu'Emily est légèrement moins prompte au combat qu'Edward. Elle n'est donc pas recommandée aux débutants, mais plutôt aux joueurs familiers avec le jeu. M'enfin, comme déjà dit, le choix du personnage n'aura aucune vraie importance dans l'aventure, mis à part ça.   Et pour bien commencer ce test, disons-le maintenant : le gameplay du jeu a quand même assez vieilli.     Le jeu se présente comme un jeu d'aventure tout à fait classique où le joueur devra affronter diverses créatures des Enfers et résoudre des énigmes dans le but de trouver une quelconque issue à ce fichu manoir. Pour cela, le joueur devra explorer ce dernier de fond en comble afin d'y découvrir de nombreux secrets et objets plus ou moins indispensables dans la progression du jeu. Ainsi, le joueur pourra récupérer lampe à huile, trousses de soin, armes, clefs, documents et autres items pouvant servir à la résolution d'énigme. Il faudra toutefois bien gérer le nombre d'objets contenus dans l'inventaire, car celui-ci est limité, et si le joueur possède trop d'items sur lui, il ne pourra plus rien ramasser. Il faudra donc, au fur et à mesure de la progression, se débarrasser des objets devenus inutiles. Cependant, si l'on se déleste malencontreusement d'un item qui s'avérera primordial par la suite, il sera toujours possible de le récupérer là où on l'a laissé la dernière fois. Le monde est bien fait !   En plus de la collecte d'objets, le joueur devra également régulièrement faire face à de nombreux ennemis plus ou moins dangereux qui n'hésiteront point à barrer la route aux joueurs. À partir de là, souvent, deux choix s'offrent au joueur : combattre directement les ennemis à mains nues ou à l'aide des multiples armes qu'il est possible d'obtenir dans l'aventure, ou bien les neutraliser grâce à différents objets pouvant être récupérés de part en part de Derceto; la seconde alternative se révélant être la plus judicieuse, la grosse majorité du temps. Ainsi, certains monstres gênants trop importants en nombre ou semblant invincibles pourront facilement être mis hors d'état de nuire en utilisant un ou plusieurs objets à un endroit précis. C'est le principe des énigmes de ce jeu. De ce fait, aucun code complexe à entrer ni même de collectibles à placer dans un ordre logique comme ce que l'on pourrait voir dans d'autres jeux du même style. Mais cela n'en deviendra pas simple pour autant, car encore faut-il savoir quel(s) objet(s) utiliser à tel endroit et comment l'/les utiliser (le poser ? le lancer ? etc), et quand on rajoute à cela le fait que l'on récupère un nombre incroyable d'items durant l'aventure... Il ne sera donc pas rare que le joueur reste bloqué devant une énigme semblant insoluble; mais si c'est le cas, sachant que le jeu n'est pas totalement linéaire dans son déroulement, il pourra toujours s'occuper d'une autre énigme afin de revenir sur celle où il bloque plus tard.   On pourrait aussi se dire qu'avec un peu de logique, on peut facilement trouver la solution de certains puzzles; mais même avec du bon sens, la plupart des énigmes paraîtront toujours assez tordues, et encore plus lorsque l'on voit leur dénouement.   Toutefois, si le joueur prend le temps de fouiller à différents endroits du manoir, il pourra trouver divers documents donnant un indice plus ou moins important sur la résolution de certaines énigmes. Le jeu incite donc le joueur à chercher dans ses moindres recoins et à essayer diverses choses afin de venir à bout des puzzles. Cela a au moins l'avantage de largement rallonger la durée de vie, lors d'une première partie.    Bien que la plupart des ennemis puissent être contournés de manière plus ou moins astucieuse, certains devront néanmoins être obligatoirement vaincus par la force.   Alone in the Dark, même s'il s'agit d'un jeu se jouant au clavier, reprend donc plusieurs éléments constituant les point n' click classiques, comme la récoltes d'objets, l'exploration et la résolution d'énigmes pour avancer dans l'aventure. Mais ce n'est pas les seuls point communs qu'a ce titre avec les jeux d'aventure graphique, car il reprend aussi le système d'actions !   Durant le jeu, le joueur aura la possibilité d'entrer dans un menu où il pourra avoir accès à son inventaire, avoir connaissance de sa santé, et, surtout, choisir le type d'action qu'il veut faire en jeu. Oui, le joueur devra assidûment passer par ce menu pour faire une action de base. Ainsi, s'il est attaqué par un monstre, il pourra se défendre en se mettant en situation de combat et pourra alors se mettre en garde et affronter l'ennemi, et ce même s'il n'est équipé d'aucune arme (dans ce cas-là, le joueur pourra donner soit un coup de poing rapide mais à courte portée, soit un coup de pied à portée davantage longue mais lent à effectuer, selon la touche de direction sur laquelle il appuie); s'il doit fouiller une armoire, par exemple, il pourra se mettre en situation de recherche et pourra par la même occasion interagir avec la plupart des éléments du décor; s'il veut fermer une porte pour éviter qu'un monstre ne rentre dans une pièce, il pourra se mettre en situation de fermeture (je savais pas comment dire autrement, et oui, il y a bel et bien une action juste pour faire ça); si un élément du décor bouche quelque chose ou s'il faut condamner une entrée, le joueur pourra se mettre en situation de déplacement d'objet afin de pousser divers meubles ou autre; et enfin, une action qui ne se dévoilera que vers la fin du jeu : si le joueur doit traverser un tableau demandant de sauter sur différentes "plateformes", il pourra logiquement se mettre en situation de saut afin de réussir avec brio ces différentes séquences.    Et on en revient à ce que j'ai dit au paragraphe d'avant : si le gameplay du jeu a assez vieilli, c'est précisément à cause de ce point-là. Autant dans un point n' click, c'est tout à fait normal de choisir l'action à faire sur chaque objet car ça correspond au genre et cela possède le mérite d'être rapide et ergonomique. Ici, le problème est non seulement le fait que ça casse complètement le rythme du jeu, mais en plus, devoir constamment passer par ce menu juste pour faire une action aussi simple que de fermer une porte, cela en devient vraiment énervant à un moment. Et ça en devient d'autant plus pénible quand on est habitué aux standards d'aujourd'hui, selon lesquels chaque action est assignée à une touche. Et même si le joueur finit malgré tout par s'y habituer, on ne peut cependant s'enlever de l'esprit que ce genre de spécificités du point n' click n'est pas adapté au style de jeu d'Alone in the Dark, et encore moins quand on sait que c'est un jeu se jouant au clavier (sérieusement, ne venez pas me dire que c'était impossible d'assimiler chaque action à une touche, là !).       Cours, Emily ! Un ver géant Chthonien te poursuit !   Et ce genre de problèmes très irritants, ce jeu en est partiellement bourré ! Et la principale d'entre elle est, comme de coutume, la maniabilité. Outre le fait que notre personnage soit relativement dur à déplacer comme on le souhaite, le souci vient surtout du fait que les commandes de base ne sont absolument pas intuitives. Exemple : pour faire courir notre personnage, il faut appuyer deux fois d'affilée sur la touche de marche Haut, chose qui peut paraître foutrement facile dit comme ça, mais qui est en réalité incroyablement galère, le joueur devra alors s'y prendre à plusieurs reprises avant que cela ne fonctionne; de quoi être enrageant quand il est poursuivi par un monstre, et également de quoi pouvoir se poser la question : pourquoi ne pas juste avoir implémenté une touche de course ? Autre exemple similaire : lorsque l'on est équipé d'une arme à distance comme un arc ou bien un revolver, pour pouvoir tirer, il faut d'abord se mettre en garde, éventuellement régler la trajectoire à l'aide des touches Gauche ou Droite, puis enfin tirer en appuyant sur Haut. Le problème, ici, vient surtout du temps de réaction de l'arme qui est tout simplement horrible. Lorsque l'on tente de tirer sur un monstre, l'arme ne réagira qu'une fois sur deux, et si, par miracle, on arrive enfin à lui tirer dessus (en partant du principe que la hitbox des ennemis n'ait pas fait des siennes), il faudra encore laisser le temps à l'arme pour se recharger, soit attendre pendant environ 3 à 7 secondes; sachant que les ennemis ne meurent que très rarement one-shot, durant ce délai, la créature aura le temps de venir jusqu'au joueur et de l'attaquer, sachant également qu'une fois que le joueur commence à se faire maraver par un monstre, il n'aura que très peu de chances de parvenir à s'en sortir, puisque les ennemis enchaînent incessamment le joueur sans lui laisser ne serait-ce qu'un instant de répit. Il est également à noter que lorsque notre personnage court, il en devient assez chiant à diriger, et il sera alors fréquent de se manger des murs en pleine face. Bref, la maniabilité du jeu est dans l'ensemble incroyablement imprécise.    Mais ce n'est point l'unique défaut vraiment notable du jeu, car cette distinction peut également être attribuée aux angles de caméra souvent étonnamment mal placés. Pour faire simple : ce jeu est le tout premier dans l'Histoire du Jeu Vidéo à utiliser des angles de caméra pré-calculés par le jeu afin de donner l'illusion au joueur de contrôler un personnage dans un environnement intégralement en relief. Souvent, ces angles de caméra seront bien fichues et renforceront bien l'atmosphère pesante du titre, mais elles seront aussi extraordinairement mal foutus, par moment. En dehors des changements d'angle complets très brusques qui peuvent quelque peu perturber le joueur alors qu'il se déplace, la caméra sera parfois tellement mal gérée qu'elle empêchera au joueur de voir un objet ou une porte se trouvant pourtant juste à coté de lui, qu'elle lui empêchera de voir l'action à cause d'un ennemi au premier plan qui cache intégralement l'écran, ou même à cause de la caméra en elle-même, qui sera beaucoup trop éloignée durant certaines phases de plateformes demandant un MAXIMUM de précision si le joueur ne veut pas tomber à sa mort, ce qui ne facilitera absolument pas les choses, puisqu'il faudra alors se forcer pour distinguer les sept pauvres pixels constituant notre personnage lorsqu'il est éloigné de la caméra. C'est comme jouer au billard en étant presbyte : ce n'est vraiment pas pratique...    Enfin, la dernière grosse imperfection du jeu selon moi : la durée de vie ! En soi, la longévité du jeu est très correcte, pour l'époque : environ neuf à dix heures pour terminer le jeu pour la première fois, et ce selon la difficulté du joueur à résoudre les énigmes. Oui, c'est tout à fait convenable, pour un jeu PC de 1992, mais c'est sans compter sur la replay-value du titre. Bien que le jeu soit plaisant à refaire ne serait-ce que pour son ambiance particulière ou pour découvrir quelques éléments dont le joueur était passé à coté lors de la première partie, il n'empêche qu'Alone in the Dark ne possède pas un énorme intérêt de rejouabilité. Certes, il est toujours possible de recommencer une partie avec l'autre personnage jouable, mais, comme on l'a vu, cela ne change absolument rien à l'expérience du jeu. Et absolument aucun autre mode de jeu disponible ni de difficulté supérieure débloquée lorsqu'on finit le jeu une première fois, vraiment RIEN ! Un jeu qui se boucle dès la première partie, donc. Dommage. Mais ce point-ci n'affecte pourtant pas réellement la qualité du titre en elle-même, parce qu'Alone in the Dark est typiquement le genre de jeu dont le contenu de bonne manufacture rattrape à grands pas la durée de vie très pauvre du soft. Et comme l'a dit un grand philosophe : "Mieux vaut un jeu court mais bon qu'un jeu chiant et long".   Eh bien ! Ce manoir sait se montrer accueillant !   Car, même si de nombreux petits problèmes viendront régulièrement un peu salir l'appréciation du joueur sur le jeu, celui-ci n'en demeure pas moins jouissif, de par ses nombreuses qualités qui concurrencent grandement ses défauts. Et parmi elles, on pourrait avant tout citer l'univers du jeu fantastiquement riche et le scénario fort bien écrit. Comme je l'ai dit dans l'intro, Alone in the Dark reprend pas mal d'éléments de l'univers de H.P. Lovecraft, et en est même directement inspiré. Entre le cadre du jeu se passant dans les années 1920, période durant laquelle l'auteur avait écrit la plupart de ses ouvrages les plus populaires, les nombreux thèmes que traite le jeu (magie noire, folie...) qu'on retrouve dans les œuvres de l'écrivain, ou même l'ambiance général du titre, qui n'est pas sans rappeler l'atmosphère fantastique et macabre des récits de Lovecraft, Alone in the Dark sait se montrer fidèle envers l'univers qu'il adapte. L'influence de l'homme de lettre s'exprimera également à travers le bestiaire du jeu, très varié dans l'ensemble. Certaines créatures du titre sont d'ailleurs directement issues de la bibliographie du monsieur, comme les goules, originaires du folklore arabe, ou d'autres créatures plus ou moins importantes du Mythe de Cthulhu, comme les Maigres Bêtes de la Nuit, les Chtoniens, les Shoggoths, les Profonds, etc. Même Cthulhu lui-même sera mentionné à plusieurs reprises à travers divers documents trouvables de bout en bout du jeu. Documents se présentant comme des livres ou des parchemins, qui informeront le joueur soit sur l'histoire du jeu, racontée par l'intermédiaire de différents ouvrages plus ou moins cachés (raison de plus au joueur pour fouiller le manoir dans son ensemble s'il veut tout apprendre sur la toile de fond de l'intrigue), soit sur la manière de résoudre certaines énigmes, comme je l'ai déjà expliqué plus haut. Ces nombreux textes constitueront d'ailleurs une bonne grosse partie du jeu, du moins pour les joueurs les moins pressés, et ne seront jamais barbants, et ce grâce à une écriture très juste et brillante, ainsi qu'à une lecture faite par des doubleurs vraiment très investis (et peut-être un peu trop, des fois).    L'influence de Lovecraft se fera par ailleurs au travers de la mise du scène du jeu, qui saura être bougrement efficace tout au long du jeu. Que ce soit grâce aux différents plans de caméra, sur lesquels j'ai pourtant beaucoup pesté, mais qui sauront malgré tout bien soutenir la frayeur du joueur lors de certaines scènes à l'aide de procédés bien pensés (exemples : "filmer" une fenêtre de l'extérieur afin de montrer clairement un monstre entrer dans la pièce dans laquelle se trouve notre personnage depuis celle-ci; faire en sorte que le joueur ne puisse voir ce qui se trouve au détour d'un couloir qu'une fois qu'il est atteint le bout de celui-ci...). En plus de la caméra, même certains scripts du jeu suffiront à donner des sueurs froides au joueur, comme par exemple en fermant la porte d'une salle juste après que le joueur y soit entré, avant de mener en plein sur une goule, la prochaine fois qu'il l'ouvrira (scripts qui peuvent souvent être facilement esquivés si le joueur utilise des glitchs, malheureusement); cela lui donne ainsi le sentiment de ne jamais être en sécurité. Autre élément au service de la mise en scène : les musiques du jeu, composées par Philippe Vachey, pesantes et collant parfaitement à l'univers lugubre du soft. On pourrait néanmoins leur reprocher de sortir plus ou moins le joueur de l'ambiance par moment, puisqu'elles se déclenchent maintes fois sans aucune raison; même si l'OST du jeu reste excellente, malgré tout. Les effets sonores joueront de même un rôle important dans l'atmosphère du jeu, qui est en définitive bien conçue. Ainsi, le plancher de Derceto grincera fortement sous les pas du joueur, et on pourra parfois entendre un loup hurler au loin. Rien de transcendant tel quel, mais la peur du joueur saura être alimentée par tous ces petits éléments réunis qui constitueront le cœur du jeu, à savoir l'expérience en tant que jeu d'horreur. À noter qui plus est que le jeu laisse la possibilité au joueur de sauvegarder à tout moment. Sachant que le jeu n'hésitera pas à tuer le joueur sans pitié si celui-ci fait la simple erreur d'ouvrir une porte maudite ou de marcher sur un plancher peu fiable, cette fonctionnalité ne sera donc jamais de refus.   Enfin, un dernier point qui mérite grandement d'être soulevé : les graphismes. Oui, aujourd'hui, on pourrait se dire que le jeu est incroyablement moche : les animations des personnages ne sont pas du tout réalistes (certains se déplacent comme s'ils avaient un balai dans le cul), leurs modèles 3D sont très pauvres (quelques uns des ennemis ne sont composés que d'un amas de polygones) et, en général, les personnages sont patauds et ridicules. C'est ce que l'on peut se dire à l'heure actuelle. Mais Alone in the Dark est un jeu où il faut effectivement se replonger dans le contexte si l'on veut juger les graphismes. Car, à l'époque, soit en 1992, le jeu était magnifique, surtout sur DOS : les décors en 2D dessinés à la main étaient sublimes, le fait de pouvoir incarner des personnages en trois dimensions était plus qu'innovant, et le tout était juste très joli. Mais forcément, plus de quinze ans après la sortie du jeu, les graphismes aussi ont pris un coup de vieux, mais ils n'en deviennent pas désagréables à la rétine non plus. L'incrustation d'éléments en relief sur un décor plat rend plutôt bien et permet au moins de distinguer avec quoi on peut interagir et avec quoi on ne peut pas. En revanche, cela aura le désavantage très conséquent de ne pas permettre au joueur d'évaluer exactement les distances, à cause surtout de l'absence d'ombre au-dessous du joueur, et cela rendra alors les phases de plateforme vers la fin du jeu incroyablement pénibles. Mais bon, on ne peut pas penser à tout...   Extrait d'un des nombreux ouvrages que le joueur sera emmené à lire dans l'aventure; et pas des moindres, puisqu'il s'agit ni plus ni moins d'un fragment du fameux Necronomicon.   Bon, puisque ce test va bientôt toucher à sa fin, il devient temps pour moi de vous faire une confession, à vous, lecteurs : je n'ai pas eu peur une seule fois de toute ma partie sur Alone in the Dark, et ce malgré tout ce que j'ai pu dire sur la mise en scène horrifique du jeu. Car, il faut bien se l'avouer, ce jeu a fait son temps. La plupart des codes de jeux d'horreur qui fonctionnaient à l'époque sont obsolètes aujourd'hui ou sont désormais exploités d'une toute autre manière; les goules, poulets-zombies, et autres bêtes lucifériennes qui étaient effrayants en 1992 ne sont devenus que pathétiques actuellement; et je ne parle même pas des nombreuses techniques de mise en scène incroyablement désuets ou clichés maintenant (exemple : utiliser un bruit aigu de violon lorsque le joueur rentre dans une salle contenant un ennemi assez imposant...on ne va pas se le mentir, aujourd'hui, ça fait plus cheap qu'autre chose). Et quand on ajoute à tout ça le gameplay vraiment daté du jeu, on peut dire que celui-ci a vraiment mal survécu à l'épreuve de l'âge. Toutefois, si l'on reprend le temps de restituer dans sa totalité le contexte de sortie du jeu, on se rend compte qu'on a là l'un des jeux vidéos les plus révolutionnaires qui existent. Car, outre les graphismes en semi-3D que j'ai déjà eu le temps d'aborder, Alone in the Dark apporte surtout au Jeu vidéo une très grande majorité des éléments propres au genre du survival-horror, comme les différents documents trouvables durant l'aventure qui permettent d'en savoir davantage sur la backstory du jeu, le fait de pouvoir se défendre face à diverses créatures maléfiques à l'aide de nombreuses armes trouvables durant la partie, la résolution d'énigme plus ou moins farfelues ou même le simple fait d'incarner un personnage solitaire plongé dans un environnement sombre et hostile. Éléments que l'on retrouvera par la suite dans une multitude d'autres jeux du même type, notamment dans Silent Hill ou Resident Evil, qui est d'ailleurs un jeu ouvertement inspiré de celui-ci. On peut donc dire qu'Alone in the Dark est un jeu qui n'est non pas resté dans les mémoires pour son gameplay propre, mais bien pour son statut de père des survival-horror, distinction qu'il mérite amplement, ce malgré le fait qu'il ne soit finalement pas si horrifique que ça. Mais là où Alone in the Dark échoue en tant que jeu d'horreur, il réussit en tant que jeu ayant pour thème l'horreur. Bref, un très bon hommage à Lovecraft.   Bon, c'est vrai que ce manoir n'était finalement pas très normal...   En bref :   Alone in the Dark est un jeu que l'on pourrait juger de pionnier dans le domaine du jeu vidéo, puisqu'il a défini quasiment à lui seul tout un genre : le survival-horror. Même si le jeu a globalement mal vieilli au niveau de son gameplay, notamment à cause d'un système d'actions emprunté aux point n' clicks pas vraiment adapté à ce style de jeu, une durée de vie plutôt rachitique et des éléments de mise en scène relativement archaïques, il en reste pourtant très agréable à parcourir, grâce surtout à son ambiance lovecraftienne particulière et son univers bien pensé donnant une saveur sui generis au titre. Au final, même s'il est vrai qu'Alone in the Dark m'ait franchement déçu par rapport aux attentes que je me faisait avant d'y jouer, je ne peux m'ôter de l'esprit que c'est un jeu extrêmement original, pour son époque, et qu'il se doit donc d'être joué, ne serait-ce que pour son coté novateur au sein du gaming. Un jeu imparfait mais quand même remarquable dans sa manière d'avoir créé tout un sous-genre du jeu d'aventure.   Note : 14/20
  • Derniers commentaires

    • Encore un fois, à chaque fois que je voyais une info ou un post sur Evangelion, j'avais deux réflexes : Vérifier si une date de sortie a été annoncée pour le 4, et ensuite, me refaire le 3. Normal que j'en sois arrivé là. ^^     Normalement, il y a un chapitre spécial du manga je crois, où on explique que Gendo était au 36ème dessous et Fuyutsuki, qui était le prof de Yui, l'a présentée à Gendo et il a repris goût à la vie. Il était complètement fou d'elle et la seule raison pour laquelle il a accepté qu'ils aient un enfant, c'est parce que Yui en rêvait. Quand elle est morte, il a de nouveau sombré et il a complètement laissé Shinji à l'abandon. (C'est dans ce chapitre qu'on apprend que les lunettes de Mari étaient à Yui, qu'elle les lui a offertes et que Mari était amoureuse d'elle)      Je ne me suis jamais identifié à Shinji … Etant jeune, je me voyais plutôt à travers Kensuke, un geek légèrement immature qui envie les héros de ses oeuvres de fiction préférées, mais qui reste un camarade compatissant et jovial. Maintenant, je me vois plus comme Ryuji, un type sympathique qui fait ce qui est juste, même s'il faut transgresser les règles ...
    • Oui, tout a fait ! Sur ce coup là, je me suis pas assez mis à la place de Shinji et je me rend vraiment compte que finalement c'est ça qui rend le film difficile à voir (et pour Anno d'avoir fait le film de cette manière). Le vécu du spectateur peut jouer aussi, surtout quand on s'identifie à Shinji, en plus le décalage avec le 2.22 (repas, ambiance amical) renforce ce sentiment de mal être….ce film est vraiment beau. Tu as mieux cerné cette aspect du film que moi ^^      Tu veux dire en tant que méchant lambda ou tant qu'"antagoniste" de la série ? Après, je pense qu'Anno s'est lâché sur ce personnage, ça a dus lui faire du bien. Je me souviens d'un documentaire où il reviens dans son école et à un moment il reviens voir sa mère et c'est une relation très fusionnel (ils se prennent dans leurs bras, elle a des goodies d'evangelion partout dans la maison et dit même qu'elle a adoré la série). Et quand à son père, limite il l'aurait foutu dehors.     Au début, je me suis totalement identifié à Shinji, je m'était dit :"Purée....mais c'est moi ce gamin" ^^ Aujourd'hui encore je me vois en lui mais beaucoup moins qu'avant. Maintenant, je dirai que je m'identifie plus comme Rei (sans son côté suicidaire), son "concept" retranscrit bien un mal être corporelle, la difficulté d'être soi et une peur du rejet qu'elle vit comme une mort….     Tout ça pour dire que Shinji est un personnage attachant et j'entend beaucoup plus les gens s'identifiés à lui.     Je connais ça avec The End Of Evangelion ^^   Il en sera de même pour moi, ça sera un plaisir de tout revoir en un bloc. J'ai hâte de voir le 4ième film, je suis curieux de  voir comment ça va se finir aussi bien dans l'intrigue que dans le message du film.
    • je ne ressent aucune agressivité dans ta réponse, seulement des réactions à ce que j'ai dit avec des arguments et une volonté de se mettre un peu de mon point de vue, c'est très agréable !

      Je suis d'accord avec la plupart de tes réactions :   C'est vrai que c'est cool de parler d'Evangelion ^^
    • Salut 🙂    C'est bien de donner son avis sur un film qui ne met pas tout le monde d'accord ^^ Je viens de me rendre compte que je n'ai pas assez insisté sur ce changement radical qui est une grosse prise de risque mais qui se démarque beaucoup des autres films, c'est une qualité indéniable car il a sa propre identité.          
    • Alors … Je vais être franc, j'adore ce film. On a enfin un changement radical et complet sur l'histoire, un tas de nouveaux éléments introduits (ou pas), bref, c'est génial !
         
    • c'est vrai il faut toujours réflechir avant de faire quoi que ce soit car sinon ca nous retombe sur la figure . c'est ce que j'ai retenu de la fin de ton histoire. mais c'était tres interaissant de lire ton histoire
    • J'arrive 3 ans après la guerre mais bon, pas grave... Pour les OS 32 bits, la dernière version de Dolphin prenant en charge le 32 bits est la 4.0-1609, elle est plus récente que la 4.0.2 (je le dis au cas où pour l'ajouter à la liste des version de Dolphin).   Sinon, pour les dossiers emulators\downloads et games\downloads, plutôt que de caser tous les jeux en vrac, serait-il possible de créer des sous dossiers (32X, PlayStation, 3DO, GameCube, etc.) comme c'était le cas pour RomStation 1 ?   Aussi, en attendant la version finale, pouvez-vous faire une micro mise à jour de RomStation 1 car il y a un bug avec le lancement de Dolphin 64 : Le chemin vers l’exécutable est "%currentdirectory%Emulation\GameCube\Dolphin x64\run.bat", ce qui mène à rien, le bon chemin serait "Emulation\GameCube\Dolphin x64\Dolphin.exe". Je sais qu'un grand nombre de membres restent sur la vieille version de dolphin qu'est la 3.5 et ce, à cause de ce problème.   Snes9x existe aussi pour Mac (en 32 bits par contre): https://github.com/snes9xgit/snes9x/releases/tag/1.60   Vivement la prochaine bêta ^^   Quand RomStation 2 sortira en version finale.
    • Ah oui bonne mémoire, on a parlé vite fais de Fire Emblem Echoes... Et oui tu as effectivement écrit que tu es très fan de la série. ^^
      ça fais un an, il y avait pas mal de commentaires et c'était écrit un peu sou forme d’anecdote, du coup j'avais oublié.

      Ah je m'en doutais que tu dirais Final Fantasy 😛 Tant mieux si tu aimes le VII, je vais en faire un test prochainement.
    • C'était sur le jeu Crash Bandicoot N-Sane Trilogy après je ne sais plus exactement ce que j'avais dit mais je me souviens qu'on avait mentionné Fire Emblem ^^ Sinon, je suis assez fan des Final Fantasy, surtout le 7ième opus mais en général, je joue plus à des Versus Fighting.
    • Hm... je ne me souviens pas que tu m'ais déjà dit que tu préférais Fire Emblem à d'autre séries du même genre. Du moins je ne vois pas dans quel billet on en aurait déjà discuté. ^^

      Après je rejoins ton avis, j'apprécie sans plus les Advance wars mais les FE j'ai tout de suite accroché et ais adoré les deux premier sur 3DS. (Par contre j'ai du mal avec Three Houses...). Pour ça que j'apprécie particulièrement War Groove car il me fait apprécier ce type de tactical d'avantage que la série dont il s'inspire. Comme déjà évoqué dans mon test, la difficulté et le manquede clarté sur la puissance des unités + la génération des unités qui rallongent les batailles, rendaient ces jeux assez ardu, voir pénible. Alors que FE, les histoires et personnages rendent le tout plus prenant, et le petit coté RPG (exploration, monté en niveau) me parlent plus. Pour autant du peu que j'ai joué à Shining Force, je trouve qu'il manque certaine subtilité comme le triangle des armes, pour ça que je préfère FE.
      Pour l’anecdote pendant une brocante j'étais tombé sur FF Tactic Advance et j'ai dis au vendeur que je n'étais pas très fan du genre, puis quand j'ai vu FE 7 je lui ai dis que ça m’intéressait et il m'a répondu: "bah si t'aimes pas FF Tactics, t'aimeras pas fire emblem" alors que c'est assez différent... ^^' 

      Je ne sais pas quoi dire concernant ton feeling... je trouve qu'il y a un peu de tout. C'est vrai que du coté indé visuellement ça manque un peu d'ambition, j'avoue ne pas être tenté par un Into the Breach marlgrè tout le bien qu'on peut lire, par exemple. Mais il y a des jeux plus ambitieux comme le dernier FE ou bien (et je le conseil fortement) Mario + Lapin crétin, très bon x-com like !
        Et tu es fan de quel série de RPG ? :3
      Après j'ai envie dire c'est normal, on a tous nos favoris. Niveau jeux d'aventure, je préfère les Zelda aux Metroid par exemple, en plate forme un Mario à un Sonic, etc
    • Je suis plutôt fan des Tatical RPG ^^   Le problème que j'ai avec ce genre de jeu (comme les RPG en faite) c'est que je suis fan que d'UNE seule série et que je n'ai pas trop tendance à aller voir ailleurs. Dans le cas du Tatical RPG, ça serait la série des Fire Emblem (Je crois d'ailleurs te l'avoir déjà dit il me semble), j'avais joué à Advance Wars mais je me suis pas autant amusé qu'un Fire Emblem bien que j'apprécie la série.   C'est vrai que le gros problème des Tatical RPG récent est qu'il ne me donne pas envie d'y jouer malgré les qualités….c'est comme une question de feeling, je ne le sens pas. Manque d'ambition ? Manque d'argent ? Je ne sais pas mais c'est dommage d'être bloqué, parce que si ça se trouve je vais l'adoré.   Sinon, c'est un  bon test 🙂 
    • Merci pour ton commentaire, je commençais à désespérer (façon de parler ^^) de n'avoir aucun retour. 🙂 

      J'ai surtout joué à Dual Strike, donc je connais très mal les autres même si j'avais un peu testé le 1 en émulation et le 4 chez un ami (Nick Harwitt). Du coup pour le Dark Conflict je n'avais absolument aucun souvenir que le générale pouvait être sur le champs de batails. Sachant qu'Aronaar, qui a relu mon test, est fan de la série j'aurai pensé qu'il me l'aurai signalé pour que je le corrige...
      Idem pour le pourcentage de dégât, il faudrait que j'aille jeté un coup d'oeil alors. Mais je me souviens qu'en découvrant les Fire Emblem j’appréciais de voir clairement quel arme était forte et quel dégâts je faisais à l'ennemis. Là où dans AW ça m'avait toujours paru un peu flou. Question d'ergonomie ou de présentation peut être...
        C'est vrai. Pour de la Switch en mode portable je trouve que ça passe très bien, ça fait jeu 16 bits, mais sur une grande télé ça peu paraître un peu "pauvre". D'un autre coté en voulant se rapprocher de l'esthétique de ces jeux, qui plus est montre souvent des terrain avec des petites unités, ça me parais donc difficile de faire encore plus beau-détaillé. En matière de pixel art plutôt mignon-cartoon je veux dire. Des jeux comme Ambition of the Slime ou Into the Breach ne font pas beaucoup plus... m'ouais, c'est pas laid mais comme je le dis en conclusion ce n'est pas très ambitieux.

      Edit: J'ai corrigé selon ce que tu m'as dit, cependant d'après ton explication concernant les généraux, ça semble différent dans War Groove. Donc je n'ai pas trop retouché ce point là.
    • Pour ce qui est des dégats on pouvais les voir dès le premier Advance Wars et le 3ème ou 4ème donnait la possibilité de savoir ce que l'on risquai en attaquant une unité ennemi, sachant qu'un 100% immunisait a toute contre-attaque, les mort étant souvent bien moins létaux. La présence du chef est une forme de retour du général dans AW4 où il pouvais monter dans une unité. Cependant le fait qu'il risque la mort et la défaite instantanée peut faire apparaitre du "lord-sniping" ce qui n'est pas le plus intéressant, je trouve le système d'AW4 un peu plus équilibré pour cela. Dans Advance Wars il n'a jamais été necessaire de laisser une unité dans une ville pour obtenir l'argent, cela était nécessaire uniquement pour la capture (hormis une certaine Sami qui pouvais insta-cap sous super-pouvoir mais c'est un autre sujet) et c'est sans doute pour le mieux. Par contre c'est intéressant que les villes ne se laissent pas faire. Niveau graphique je trouve ça moins lécher qu'un AW et au vu de l'avance technologique c'est un peu dommage. Je ne demande pas de la 3D mais de la très belle 2D c'est abordable. Sinon le test est bon, pas grand chose à dire là-dessus.
    • Ce type d'article me fait penser au Youtubeur Defakator, d'ailleurs, il a cité la règle 5 avec Arthur Schopenhauer dans sa vidéo sur le débat. Si tu ne connais pas, je te conseille ses vidéos….ça devrai te plaire 😉
    • Ça manque quand même de vrai technique tel que la pente glissante, le biais de confirmation, l’appelle a la nature et autres techniques de ninja pour bien enfoncer un débats.
    • Voila un sujet sensible et d'actualité. La première vidéo me fait un peu honte.   Merci Maiffa pour ce billet. 
    • Content de savoir que je peux permettre de faire se remémorer des perles enfouies d'anciennes consoles comme celle-ci. ^^      De base, j'ai fait en sorte que chaque paragraphe contienne une idée générale sur le jeu. Après, maintenant que tu as dit ça, je me rend compte que c'est effectivement un peu trop condensé. J'essaierai de corriger cela dans mon prochain mini-test. ;3
    • C'est un super article comme toujours ^^   J'ai joué à ce jeu en émulateur il y a un petit moment et je dois avoué que j'ai pas accroché. Non pas qu'il est mauvais, comme tu l'a si bien expliqué, mais plutôt que les jeux "Classic Nes" ne sont pas ma tasse de thé. Le seul jeu de ce type que j'ai est Popeye, c'est un jeu sympa pas il n'y a pas vraiment grand chose à dire.   C'est sympa de faire revivre ces jeux via tes test 🙂 J'entend souvent que ce sont des mauvais jeu alors qu'en faite, ce sont des jeux d'arcade conçu pour des parties courtes mais intense. Je trouve que tu remet les pendules à l'heure sur les avis de ces jeux.   Je pense que ça serait bien si tu espace un peu plus ton texte, ça rendrais le tout plus agréable à lire, ce n'est que mon avis mais à part ça, c'est très bien soigné 🙂  
    • ioupssss, la boulette, la fatigue mais la boulette ❤️   Allez, je vous aime, et c'était un bon article quand même :3