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Les pubs android : Putain de billet de merde

Les pubs android : Putain de Billet de merde Voilà c'est dit. J'en peux pu. Ce billet coup de gueule écrit après une partie de mon idle-game favoris (lequel? Ha là est la question!), encore une publicité android pour une application android qui est un jeu sans nul doute shovelware ou même, créer un terme : cacaware parce que c'est de la bonne daube. Comment que je vais tacler la question? En parlant un peu de pub, et... Et râler. Beaucoup. D'ailleurs je m'excuse mais je ne parlerais pas de la BONNE publicité qu'on peut voir sur android.   Le principe de la publicité : donner envie Vous qui avez été enfant et qui avez été éduqué un peu par la télévision. Vous savez sans doute que la publicité doit raconter quelque chose, transmettre un message, marquer par l'émotion. Le cas de figure ça reste coca-cola qui adapte son message en fonction de la saison ou du public. RedBull est un bon cas de figure avec des messages appuyant le dépassement de soi-même !  Le but c'est pas de vous faire un cours sur la pub (quoique ça me permettrait de réviser 🤔 ), mais on apprends comment écrire, transmettre un message! Faites vous un peu un entrainement. Avec par exemple cette publicité datant de 99 pour MSN (ah vous vous sentez vieux d'un coup?)       La "solution" elle est en dessous, dans les spoilers hein c'est un petit jeu!   Les publicités android : la mort de la créativité. Et nous y voilà, sur mon ras le bol. Les publicités android (excluant les entreprises qui ont des moyens) sont des publicités mal faites, intempestive et surtout débiles au possible. Si vous êtes un amateur de jeu sur smartphone vous devez très certainement en avoir vu mais des tonnes. Des tonnes et des tonnes et d'une qualité qui donne envie de vomir. C'est la même sur Facebook d'ailleurs, les publicités pour des jeux android nul du cul. Le pire c'est qu'on peut trouver des points communs entre ces... Ces machins qui font tout sauf le rôle d'une bonne pub : donner envie.   On va jouer au jeu de la catégorie. Enfin par on c'est un je, en vérité. Paré? La publicité de l'évolution du personnage
Vous savez laquelle c'est, celle là. Le personnage il avance, il tape un truc, va gagner des niveaux/de l'équipement, le petit personnage va évoluer. Génial le personnage évolue... oui c'est le principe d'un RPG. Merci tocard. 😠
Le problème de ces pubs c'est que... ben c'est quoi le message? Joue à ce jeu tu vas évoluer et atteindre le niveau max en un rien de temps (au fait : non) ? Mais c'est pas genre le principe d'une tonne de jeu infiniment mieux que celui là? La publicité meme
Ceux-là, je trouve que ce sont les pires. On utilise le format d'un meme qui cause. Avec une catchphrase nul à chier, l'image vient d'un meme (spongebob typiquement) et de l'autre côté vous avez du gameplay. "You can't beat this incredible player", ça tente la provocation. Dommage le jeu est nul! La publicité "Mom VS Dad" ou "Noob VS Pro"
Je ne me cacherais pas que je rigole beaucoup des fameux débats féministes pour pas grand chose, à prendre mon point de vue avec un grain de sel.
Mais bon sang qu'est ce que c'est d'un mauvais goût, d'un côté on montre un personnage qui évolue lentement, tout nul, de l'autre côté on montre un personnage qui roxxe toute sa vie avec des GROS CHIFFRES parce que PLUS C'EST GROS MIEUX C'EST (spoiler : 🙈). 
Souvent le truc rigolo c'est que ce sont des publicités pour des Idle Game... Mais euh, le principe d'un idle game c'est que sur un investissement en terme de temps même le plus gentil casual puisse atteindre le niveau du pro. Y'a pas de skill! C'est à se demander si les gens qui font ses pubs savent vraiment comment est supposé se jouer le jeu en question.
Sans parler de la version Mom VS Dad qu'est carrément sexiste pour le coup. Mais c'est de la pub fabriquée par des gens qui connaissent pas la pub. La publicité "VOD Youtube Streamer"
Mon père, péché de colère, j'ai eu envie de frapper des inconnus dans un écran que je ne connaissais pas.
Celle là c'est le fameux "je joues à un jeu ha-ha je m'amuse oh non je me fais défoncer bon regardez là je change la stratégie et ouaaaaaai j'ai gagné et je fais genre que je suis content". Déjà on voit que c'est sous-joué/sur-joué, et ensuite... Si on cherche à s'identifier à la personne de la publicité, on fait un bien mauvais travail, ou la publicité. C'est très certainement la publicité en fait. La publicité "Le jeu présenté est pokemon mais ce n'est pas pokemon"
Dans la famille publicité mensongère je prendrais le père, ce sale voleur.
TOUTE PUB pour un jeu se rapportant DE PRES OU DE LOIN à un POKEMON LIKE va utiliser SYSTEMATIQUEMENT des vidéos de pokemon alors que le jeu n'a  r i e n  d e  p u t a i n  à  v o i r. C'est quelque chose qui m'agace d'autant plus quand on connait les politiques de Nintendo qui abattent à vue des projets fan-made pour viol des droits d'auteurs. Mais c'est à se demander si notre ami Miyamoto a un téléphone. Quoique... Je penses que peut-être il a vu une publicité, a manqué de passer l'arme à gauche, et depuis ses employés lui cachent les publicités... Le déni mes chers amis. Le déni.
J'irais cracher sur leur tombe, à ceux là. En tout cas l'effet non-désiré provoque un truc agréable : quand je vois ce genre de pub, j'allume ma 3DS et je joues à SUN. HA! La publicité "Le jeu présenté n'est pas le produit fini"
Ben dit-donc, c'est un cas de figure qu'on croise beaucoup avec le point numéro 1 : le jeu présenté dans la publicité.... N'est pas le gameplay quand tu télécharges l'application. Dans la famille publicité mensongère je prendrais le fils, ce sale menteur. Y'a juste à voir "League of Angels", vous pouvez trouver la référence sur la chaine de SomeOrdinaryGamers avec le nom League of Clickbait 2. Tiens pour passer au point suivant. La publicité "la meuf est à poil"
Le Soft-Porn quoi, tu mets une nana à poil par rapport au jeu et c'est gagné. Je développe pas le point, je me demande pourquoi ces gens font pas des pubs pour la lingerie. La publicité gameplay
C'est classique. Peut-être celle qui me fait le moins grincer les dents. Là on est brut, on te montre du gameplay. J'avais installé un jeu qui utilisait ce type de pub parce que j'ai bien aimé le principe (Caravan Wars je crois), peut être accompagné d'un petit montage ou une simple session de partie. Ici on ne touche qu'à une seule émotion : la curiosité. Cela pourrait être mieux, mais au moins pas de fausse promesse, pas de conneries : what you see is what you get (ce que vous voyez est ce que vous obtenez)   L'effet pervers de la publicité android Notez qu'on aura quand même un effet de ces publicités. C'est que ça dégoute de la publicité. Mais de ce côté là, y'a aucun contrôle sur les publicités android. Avec tout les points que j'énumère dessus (le 8 de côté), je me demande COMMENT ça marche, je sais qu'il y a une option en javascript pour android pour faire de la recherche de pub. Mais c'est qui le dingue qui s'occupe de ça? C'est quoi le quality-check de toute façon? POURQUOI C'EST COMME CA? POURQUOI Y'A DES JEUX C'EST 30S DE GAMEPLAY 1MN DE PUB.
J'en profite pour modérer un peu mon propos. Mon téléphone, c'est un coolpad (non achetez pas bande de schlag, sauf si vous savez changer les bios du téléphone), c'est un fabriquant chinois qui a un backdoor (top 3 en chine, 6 dans le monde) et vous dire qu'en chine, la publicité chinoise elle vient se greffer par delà le reste. Tu lances une appli? Hop la petite pub bien gênante qui va se greffer sur ta liste de lecture Deezer, ah quand tu cliques pas dessus elle reste, sans parler des publicités avec une fausse croix pour te faire cliquer sur l'app. Les enculés.   Mais il est vrai que nous sommes des adeptes d'adblock et que nous ne regardons pas tant la télévision passé un certain âge (il paraît!), le meilleur moyen de se défendre contre la publicité, c'est de comprendre son but. C'est toucher l'émotion pour provoquer une réaction (positive, on espère!), mais tout ce que cette liste ci-dessus provoque.
C'est la colère.   Et vous, vous en pensez-quoi de ces joyeusetés publicitaires android? Est-ce qu'il faudrait un contrôle de qualité pour la publicité? Mettre en place des limitations en terme de publicité possible pour un temps donné? Est-ce qu'il faudrait pas arrêter de télécharger des shovelwares sachant très bien qu'on va croquer de la publicité à ne plus savoir quoi en faire? Et surtout. Est-ce que je ne perdrais pas mon temps à écrire un article sur la publicité alors qu'on en a marre, de la publicité?

Cyborgs

Cyborgs

 

la qualité de mes blog

bonjour aujourd'hui je vais faire le gosse qui chouine (comme une merde)  dans un coin parce que - oulala tout le monde n'aiment pas ses blog bon alors déjà comme vous avez pu le remarquer j'ai supprimer mon blog sur e shop a l'honneur car les critique en espace commentaire était extrêmement négative et même moi avec le recul je me rendais conte ben que ce blog c'était de la merde il y avait aucune putain de raison pour la faire c'était juste un blog fourre tout a la con pour dire -et gueuler parce que il y a pas de chroniques regardait il y en a une toute fraiche  (en gros la même chose qu'a fait Nintendo avec metroid fédération force *tousse* *tousse*) mais bon 'ai aussi remarquer que beaucoup se plainer de mon orthographe et la je peux rien faire je suis juste une brelle en français sérieux même un touriste fais moins de faute que moi en français bon je me rassure en regardent comment écris mon amis IRL dans il l'écrit comme ça dens D E N S putain j'ai une conjonctivite rien qu'en voyant ça mais bon je vois beaucoup de critique et beaucoup de personne qui disent rient alors je sait as si il aiment mais reste dans l'ombre ou déteste tellement qui ne disent rient  et ceux qui me critique la aussi je sais pas une partie de moi la partie positive se dit juste que si il me critique c'est parce que il aime mes blog mais voit les défaut et les partage et mon subconscient de rageux dit juste qu'il veulent me casser je sais pas bon si vous vous reconnaisses entre le mec silencieux et le critiqueur répondais en commentaire ça medrait beaucoup Mercie bon ben moi je vous dis a une prochaine chronique

kitsunesenpai

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grosse annonce

aujourd'hui je vais faire une courte annonce  une 📣annonce de serie📣   elle s'appellera LA GUERRE DU JEUX VIDEO elle aura une vingtaine d'épisode qui sera consacrer a la guerre entre Nintendo et Sega de 1983 aux année 2000   et un peu après avec Sony et Microsoft il y aura aussi des épisode  H.S sur les microordinateur voila a h oui et la série ne sera pas un rythme régulier et si c'est le cas je ferais un blog comme celui ci pour dire les dates de publication  

kitsunesenpai

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Ghost In The Shell

Les années 90 ont été un tournent important dans le domaine de l’animation japonnais, les œuvres sont devenus beaucoup plus matures et plus sombres. Akira de Katsuhiro Ōtomo en 1988 avait déjà lancé ce mouvement mais il faudra attendre 1995 pour que le mouvement prend de l’ampleur avec Ghost In The Shell de Mamoru Oshii. Le film sort dans un contexte plutôt particulier en France, les mangas étaient à l’époque très mal perçu, souvent considérés comme trop violent et sans queux, ni tête. Cependant, le film eu un sacré écho au niveau international, impressionnant Steven Spielberg et James Cameron, ce dernier dira même qu’il s’agit du «  premier film d'animation pour adultes à atteindre ce niveau d'excellence », de la part du mec derrière Terminator 2 et Aliens le Retour, ça en jette ! Ce film inspira des films comme Matrix des Frères (à l’époque) Wachowski ou des jeux vidéo comme Deus Ex. Ghost In The Shell a aussi été décliné en série, jeux etc.…. et continue encore d’être adapté de nos jours.Aujourd’hui, pour les plus grand plaisir des fans de SF, je vous propose de replonger dans Ghost In The Shell.          D'Ailleurs, c'est ce que mon Ghost me murmure   La première chose à dire avant tout est que Mamoru Oshii n’a pas créé Ghost In The Shell mais l’a adapté en film. Par contre, il a créé les Panzer Corps, c’est à dire l’univers de Jin-Roh (il était scénariste sur ce film) et réalisé The Red Spectacles et Stray Dogs qui ont lieux dans le même univers qu’on nomme la Saga Kerberos. The Red Spectacles et Stray Dogs sont des films live, je n’ai vu que The Red Spectatcles qui est un film expérimental et donc très spécial mais pas mauvais. Je vous conseillerai Jin-Roh pour débuter les films sur les Panzer Corps et mériterait un article tellement j’adore ce film ! Du côté Anime, Mamoru Oshii a réalisé Patlabor et Patlabor 2, L’œuf de l’ange ou encore Dallos, le 1er OAV de l’histoire ! Dallos était sympa mais sans plus mais on peut y voir déjà le style des Panzer Corps, sauf que c’est avec des chiens. Mamoru Oshii aborde souvent les thèmes de la condition humaine, la technologie et son influence (sauf Patlabor apparemment) ainsi que la dystopie.   Les Célèbres Panzer Corps de Jin-Roh !     Mais alors qui à créé Ghost In The Shell ? Il s’agit de Masamune Shirow  qui est d'ailleurs un pseudonyme. Il a réalisé Applessed qui est un de ces manga les plus connus et a lui aussi eu droit à ces adaptations. On y trouve beaucoup de similitude avec Mamoru Oshii dans ses thèmes, à la différence que Masamune Shirow explique beaucoup son univers avec des annotations, ce qui montre une volonté de vouloir créer un univers réaliste car ce qu’il dit est basé sur des expériences et des thèses scientifiques plausibles. Pour ce qui est de Ghost In The Shell, la version manga est identique par rapport au film pour ses thèmes mais différent dans le ton. La version de Masamune Shirow est beaucoup plus drôle, pour ne pas dire décalée. Le Major Kusanagi est une héroïne qui aime faire des conneries, boire du saké ou faire de nouvelle pratique sexuel (c’est dans le manga mais supprimé par son auteur dans les éditions de nos jours). Elle s’en prend plein la face aussi avec son équipe qui lui font voir de toute les couleurs, sans oublier les Tachikoma, des robots mobile avec une IA mais qui se comportent plus comme des gamins que des soldats. Tout ça donne un aspect comique à l’œuvre mais qui est absent dans le film, ambiance qui ne correspond pas au style de Mamoru Oshii qui se veut beaucoup plus sérieux. Cependant la série Stand Alone Complexe se veut être un bon compromis entre l’aspect comique du manga et le sérieux du film, même si le manga est un minimum sérieux, il aime beaucoup déconné, Masamune Shirow est un homme qui a beaucoup d'humour dans ses œuvre. On pourrait faire le lien avec Appleseed qui a beaucoup de similitude avec Ghost In The Shell avec son héroïne forte entourée d’être cybernétique et qui se remet en question, le tout dans une ambiance cyberpunk. Je ne parlerai pas de la chronologie de Ghost In The Shell qui est un véritable foutoirs avec tout les déclinaison qui sont sorti. Le film sort donc en 1995 dans les salle de cinéma et comme vous vous en doutez, à eu un énorme succès. Masamune Shirow aimera beaucoup cette adaptation et parlera même d’univers alternatif à son manga.     Le Major Kusanagi du film et du manga sont deux personnes différentes           Une Multitude d'ingrédients composent le corps et l'esprit    L’intrigue du film met en scène le major Kusanagi, une cyborg qui travaille à la section 9, une section privée de la police qui ont tout les droits. Elle se retrouve dans une enquête d’espionnage qui va la mener à la traque d’un cybercriminelle nommé le « Pupper-Master » ou le « Marionnettiste » en français. Le cybercriminelle est capable de prend l’esprit d’un humain (appeler Ghost), de le manipulé ou de le faire croire qu’il a une vie différente. Pour ce faire, il utilise un réseau mondial, un réseau équivalent à internet pour pirater le ghost des gens. Ajouter à cela la présence du secteur 6 qui cherche aussi le Puppet-master mais pour des raisons obscures. Tout le film va tourner sur deux questions : Qu’est ce qu’un être humain et qu'est ce qui le définit ? Le major Kusanagi est une cyborg, une invention de l’homme pour les soutenir dans la lutte contre la criminalité. Elle se pose beaucoup de questions durant tout le film. C’est assez typique des héros de Mamoru Oshii, pour parler vulgairement je dit souvent que ce sont des héros ‘blasés’. Ce sont des héros qui n’exprime pas beaucoup d’émotion, qui sont fatigués, perdu, se demandant qu’est ce qu’ils font là. Il serait tentant de faire le lien avec Rei Ayanami dans Evangelion (sorti d’ailleurs avec quelques mois de différence après Ghost In The Shell) mais ce serai faux car Rei à un lien avec le monde, même si plus tard, sera faussé mais elle a lien. Ici, le Major Kusanagi n’a aucun lien avec le monde car elle n’existe que pour faire son boulot et elle prévoit même une mise en arrêt possible par ses supérieurs le jour où elle sera obsolète, signifiant la mort pour elle. A quoi sert-on de vivre si ce n’est que pour suivre des ordres ? Plus l’intrigue va avancer dans le film, plus sa vision pessimiste se confirme. Elle lutte alors pour trouver un sens dans sa vie alors qu’elle n’est pas humaine et c’est ce qui fait la beauté du film, je trouve. Il est difficile de croire qu’il s’agit d’un cyborg mais le Major Kusanagi comporte des sentiments humains, se rapprochant du spectateur qui se pose les même questions existentielles, nous rappelant alors à notre propre condition. De plus, le cyborg étant proche de l’homme visuellement ne fait que de renforcer les mêmes questions du Major Kusanagi: Qui je suis vraiment ? Est ce que je suis différents des humains ou semblable à eux ? Etc…   Le Major parle de philosophie avec Batou, une scène marquante !   On peut le dire, la philosophie est le point fort du film et même tout l’intérêt de le regarder. Contrairement à ce que j’ai pu lire sur des critiques professionnels (du moins, prétendu professionnels), l’intrigue n’est pas le point faible du film car il accompagne les propos du film. Cependant, le film est quand même difficile à comprendre une première fois et nécessite plusieurs visionnages mais reste accessible à tous ceux qui vont l’effort de comprendre, à moins bien sûr d’être habitué à regarder ce genre de film pour le comprendre une première fois...Je vous rassure, ce n’était pas mon cas.          Tu utilise toujours ce fichu révolver ?     Après avoir parler philosophie, je vais parler technique. Un autre point fort du film est sa beauté graphique qui en a bouche bée plus d’un, même encore de nos jours, ce film est beau ! La vision pessimiste de Kusanagi se reflète dans une ville qui reflète l’angoisse sublimement. L’intro du film aussi qui montre la naissance du Major Kusanagi est mémorable ou encore les scènes de combats, très peu nombreux mais magnifiques. D’ailleurs, cela m’amène à la question de l’animation : pourquoi ne l’a t-il pas fait en film live ? Tout simplement qu’à l’époque, L’animation permet de rendre Ghost In The Shell plus fluide qu’un film live dont la maîtrise de la 3D reste un exploit à l’époque. Mais c’est surtout les cellulose qui posent problème pour Mamoru Oshii et il voulait dépasser les limites techniques. Pour se faire, il a utilisé l’informatique, il dira même « un film ne peut gagner en réalité que s’il fait référence à du connu », montrant sa détermination à dépasser les limites. Il a utilisé ce qu’on appelle « animation stand », une table spéciale qui permet de faire les travelling et les gros plan, le tout en pouvant faire des mouvement de 360°, bref une technique peu commune. En tout cas, pour Mamoru Oshii, seul l’animation permet de rendre le film graphiquement fluide et beau, est autan le dire, c’est un sacré tour de force à l’époque. Cette même année sortait Toy Story pour la 3D mais en tant que film d’animation Japonais, pas vraiment de concurrent, je dirai même aucun concurrent technique pour les animes.   L'Animation Stand, table qui a beaucoup servit durant le film     Un autre point fort du film est la B.O qui colle superbement au film. On le doit à Kenji Kawai qui a beaucoup collaboré avec Mamoru Oshii auparavant et qui avait fait la B.O de la première série Fate/Stay Night. Il est considéré comme l’un des compositeur les plus connu au monde et son travail sur Ghost In The Shell n’a fait que d’accroire ses talents. Son thème le plus connus reste Making of Cyborg , il s’agit de la musique lors de la ‘naissance’ du Major. Personnellement, on pourrait faire le lien avec Vangelis, le compositeur de Blade Runner dont sa B.O est très reconnaissable.Tout ça pour dire que la B.O est indissociable de l’image dans beaucoup de film est c’est le cas pour Ghost In The Shell. En parlant de Blade Runner, ce film a eu une forte influence pour Ghost In The Shell car les même thèmes sont abordés et l’ambiance cyberpunk y est assez similaire. Quand au doublage Français, il est génial ! Le major est doublée par Tania Torrens, la voix de Seygourney Weaver dans Alien ; Daniel Berreta pour Batou, soit la voix d'Arnold Schwarzenegger; Pour finir Pascal Renwick pour Togusa, qui est la voix de Laurence Fishburne (Morpheus dans Matrix). Le point commun entre ces trois voix ? Ils sont tous connu pour leurs doublages dans des films de Science Fiction, un choix qui ne pouvait que marcher. La V.O est aussi excellent : la voix du major est celle de Caster dans Fate/Stay Night et Batou est celle de Solid Snake.     Rien qu'à revoir cette image, je réentend le thème musical      On a piraté mon Ghost !   Pour faire ce film, il a fallut beaucoup de travail à l’équipe de Mamoru Oshii, ils ce sont impliqués pendant un an sans chaumés, même Mamoru Oshii en était épuisé et ne fera pas de film avant 5 ans ! Le film a malheureusement était mal compris pendant longtemps, les critiques et le spectateur de l’époque n’ont rien compris. Certains ont vu une critique de la technologie (cyborg, internet, etc.…) mais c’est plutôt faux. La technologie a du bon comme du mauvais et le film pèse le pour et le contre par le personnage du major Kusanagi, observatrice de son propre univers. On ne remet à aucun moment la question du cybernétique ou des implants technologique dans ce film, on remet juste en question le sens de la vie, question philosophique que se pose Mamoru Oshii dans chacun de ses films. Ce film à donc aucun défaut ? Et bien, comment dire, très peu de défauts, si on considère ce que je vais dire comme des défauts. Personnellement, je ne lui en trouve pas mais il y a des points qui peuvent tachés ce chef d’œuvre . Premièrement, ce film est court, Je ne suis pas le genre de personne à critiquer la durée d’un film mais ce film ne dure que 1h17, c’est quand même court, non ? Mamoru Oshii aurait pu prolonger son film avec d’autres éléments du manga mais le projet était long et laborieux, je peux comprendre que c’était suffisant pour lui. De plus, il a résumé le manga en allant qu’à l’essentiel est c’est quand même un exploit. Un autre point à dire est l’aspect trompeur du film, on croit qu’on va avoir a faire à un film d’action mais non ! La couverture peut mettre en erreur, c’était pareil avec Jin-Roh mais ça aurait était bête d’en faire un film purement d’action alors qu’on parle de philosophie. Par conséquence, le film est plutôt propice à la poésie futuriste plutôt qu’à de l’action, ça peut déplaire du monde mais ce serait dommage de ne pas faire l’effort d’accepter ce que le film veut être, surtout que les scènes contemplatifs sont magnifique de beauté et de sens. Je pense à la scène où le major voit un autre cyborg avec la même tête qu’elle, elle semble choquée et perdue et je trouve que cette scène résume bien de quoi le film est question.   Le Major Kusanagi viens de voir un autre cyborg qui a la même tête qu'elle, comme si elle se regarde dans un miroir   Enfin, le film pourrait être dur à comprendre une première fois, l’intrigue s’enchaînant assez vite et paraît compliquée alors qu’en faite, ce n’est juste qu’une course poursuite entre le major et le Puppet master. Par contre, il y a la fin qui est une autre histoire parce que il suffit que vous n’être plus concentré pendant le film pour ne pas comprendre la fin. Un conseil, éteignez votre portable, aller faire votre commission au toilette et enfermer vous pendant 1H20 et vous serez en condition pour tout comprendre, sauf si vous vous endormez mais le ne faite pas, je le saurez 🙂 .             Conclusion   On est d’accord, ce film est un classique qu’il faut voir une fois dans sa vie, tout simplement, surtout si vous aimé la Science-Fiction avec une ambiance Cyber Punk. Il s’agit d’un des meilleurs film de Mamoru Oshii. Ce film est en faite l’un des rares adaptations qui a permit à une licence d’être beaucoup plus populaire que son format initial, les nombreux autres adaptations ne dirons pas le contraire. Je pense que ce film à été le fer de lance du renouvellement des mangas/Anime par rapport à son approche beaucoup plus mature. Des séries comme Neon Genesis Evangelion, Cowboy Bebop, Trigun ou encore Serial Experiments Lain ont suivi le mouvement des animes matures. Certains avait commencés à le faire mais Ghost In The Shell est celui qui a marqué au fer rouge le talent de l’animation japonais mature, fermant le bec à tout les détracteurs de manga (oui, Ségolène et Zeymour, c’est à vous que je m’adresse). Le film bénéficie aussi d'une autre version appeler Ghost In The Shell 2.0, une version amélioré du film graphiquement. Quand au film de 2017, je ne l’ai pas vu mais pourquoi pas en faire un comparatif mais je sens que je vais le regretter.    

SweetBloodegde

SweetBloodegde

Call of Cthulhu (2018)

A la lueur du briquet et de votre lanterne, il vous faudra précautionneusement fouiller votre environnement...   Entrez dans la folie   1924, Boston. Edward Pierce n’est sur une pente ascendante : la guerre est terminée depuis longtemps, mais le sommeil est difficile, et l’alcool ne parvient pas à faire oublier la précarité de l’existence (ou les rêves bizarres- c’est ainsi que commence l’aventure !). Devenu détective privé pour une agence à la réputation pas nécessairement reluisante, les cas se font rares, et son agence le rappelle à l’ordre : s’il ne se bouge pas un peu, il ne sera plus sur leur registre du personnel. Heureusement, un homme influent de Boston débarque peu après, porteur d’une peinture semblant avoir été réalisée par un esprit hanté : celui de la fille de son client, Sarah Hawkins, décédée mystérieusement dans un incendie avec son mari et leur fils. Le père éploré manque cruellement de détails par rapport à ce décès, et Pierce accepte d’aller enquêter sur l’île où elle est allée fonder sa famille : Darkwater. Le capitaine du bateau l’emmenant là-bas est même très cordial, mais rapidement, le détective privé se heurte à des difficultés : habitants évasifs, lorsqu’on ne lui recommande pas carrément de ne pas mettre son nez dans cette affaire, gang hostile, agitation superstitieuse des autochtones… On retrouve cette ambiance à la Innsmouth, moins brutale, mais faisant bien comprendre que l’on vient de pénétrer dans une communauté plutôt fermée et peu encline à laisser transparaître la vérité. Ce qui n’empêchera pas Pierce d’accéder assez rapidement au manoir des Hawkins, en compagnie d’un officier de police- et c’est là que l’enquête pourra véritablement débuter, encore ancrée dans l’écrin de la réalité… Enfin, pas pour très longtemps, comme vous pouvez vous en douter. A ce niveau-là, CoC joue bien ses atouts : l’île de Darkwater est maussade, sombre et oppressante ; la transition entre le but premier, officiel, et la mission que se trouve forcé d’accomplir Pierce, lorsqu’il bascule dans le mysticisme et l’occulte à fond les ballons, est graduelle. Un peu comme une seconde peau invisible qui s’effrite morceau par morceau, au fur et à mesure que votre personnage est le témoin de choses auxquelles ne devraient pas se confronter l’esprit humain. Un thème puissamment lovecraftien, et Pierce a d’ailleurs une jauge de santé mentale qui sera inévitablement effilochée, même si vous cherchez à rester très rationnel. Même la meilleure logique se heurtera face à l’ingérence du surnaturel dans l’histoire, et à des successions d’évènements permettant difficilement de trancher – au moins sur le moment – entre la réalité, une explication au-delà de celle-ci, l’influence d’une raison chancelante, ou bien une combinaison des trois… Comme (quasiment) toujours avec une œuvre lovecraftienne, nous sommes dans un contexte où, comme l’insecte est dans une dimension d’existence sans commune mesure avec l’être humain, ce dernier se situe dans un plan d’existence où il est insignifiant par rapport à des puissances dépassant son entendement. Desquelles il est question dans cette histoire,  je ne vais point le dire, mais en toute sincérité, les connaisseurs (qui sont ceux notamment ciblés par CoC) n’auront pas trop de mal à deviner où l’on veut nous emmener- ce qui ne rend pas le voyage désagréable pour autant. Côté immersion, le titre de Cyanide remplit donc son contrat. On peut se reconnaître en Pierce, et l’on a envie de découvrir les dessous de l’affaire, ayant des ramifications bien plus terrifiantes que des morts suspectes dans un incendie. Les dialogues sont généralement bien écrits et les doubleurs effectuent un bon travail (en anglais, c’est le même doubleur pour Pierce que pour le protagoniste de Vampyr !). Par contre, ce n’est pas forcément le côté enquête qui brille le plus…   Les scènes de reconstitution sont une bonne idée- dommage que l'on soit un peu trop passif à ces moments-là !   Toutes ces décisions ne servaient qu’à vous préparer au choix final   Mais avant d’évoquer cela, causons donc du système de jeu de CoC. Comme dans le jeu de rôle papier, vous disposez de plusieurs compétences (naturellement, le jeu n’en reprend qu’une partie) :   - Force (je vous laisse deviner son usage) - Eloquence (durant les dialogues) - Psychologie (pour comprendre l’autre et agir/répondre de manière appropriée) - Investigation (le point fort de Pierce, naturellement, inclut aussi la capacité à crocheter) - Repérer objet caché   Ce sont les cinq compétences dans lesquelles vous pouvez librement investir des points : chaque point dépensé booste de 5%. Vous devinez la suite : à chaque fois que vous devez faire un test, un D100 est lancé de façon invisible pour savoir si vous avez réussi ou non. Deux autres compétences sont à votre disposition : Médecine (qui s’augmente en trouvant des ouvrages médicaux plus ou moins cachés) et Occultisme (qui se renforce, par exemple, en lisant des livres ésotériques). Au début du jeu, vous avez des points à investir, puis, à chaque fois qu’un évènement important dans l’histoire sera atteint, vous obtiendrez de nouveaux points. Cela paraît bien, n’est-ce pas ? Et conceptuellement, oui, ça devrait bien marcher en format vidéoludique. Au début, d’ailleurs, c’est le cas. Rapidement, vous devez trouver un moyen de vous rendre au manoir des Hawkins (une voiture bloquant fort opportunément le chemin normal), sauf que ce moyen passe par le territoire du gang local. Vous pouvez fouiner par une voie détournée, impliquant de trouver les éléments d’un mécanisme pour le réparer et ouvrir une trappe. Si votre compétence pour repérer les objets cachés n’est pas assez élevée (ou que vous perdez patience !), en ressortant, vous allez être accosté par la cheffe du gang susmentionné… Avec laquelle vous pourrez « négocier » un droit de passage si votre Force est à la hauteur ! Ce qui mènera à une scène totalement différente- et donc, un véritablement embranchement. Même si, bien sûr, et on le comprend bien, l’impact ne sera pas plus profond : il y a un fil rouge qu’il faut suivre, et une finalité à atteindre. L’important, c’est d’avoir ce choix, ou plutôt, cette illusion de choix. Le problème ? CoC 2018 peine franchement à entretenir cette illusion tout le reste du jeu. A un moment, on vous offre royalement trois options pour vous enfuir d’un certain endroit, ce qui vous force à l’explorer de différentes manières. Les conséquences de l’option retenue ? Aucune. Epargner ou pas un certain personnage ? A priori, cela ne change strictement rien. Prendre en charge ce patient ou non ? Impact nul. Boire ou ne pas boire le whisky ? Encore une f- ah non, là, ça modifie quelque chose- je vous en laisse la surprise. Néanmoins, vous aurez compris le tableau : tout ce qui importe, au fond, c’est le choix final parmi les quatre fins distinctes, dont deux ne sont accessibles que si vous avez une santé mentale encore solide. La décision d’utiliser une compétence plutôt qu’une autre, l’échec ou la réussite d’un test de compétence, ne produisent donc qu’un petit changement de « saveur », quelques lignes de dialogues en plus, en moins ; ou altérées. A ce titre, la Force est d’une utilité toute marginale, à peine moins que la Psychologie, quant à la Médecine, on pourrait tout aussi bien oublier qu’elle existe… L’Investigation est au cœur, mais même là, il ne me semble pas y avoir de différence fondamentale entre un Pierce qui est un as dans son enquête, et un Piers beurré d’incompétence. Pourtant, ces phases ont quelque chose d’original !   Non, le rituel, même s'il essaye d'injecter un peu d'action ésotérique, n'est pas passionnant...   Les lois et les occupations habituelles de l'homme n'ont ni validité, ni importance dans le reste du vaste Univers   Elles montrent que notre ancien soldat a en effet un don- plusieurs fois dans l’aventure, le temps s’arrêtera pour entrer en phase de « reconstitution », où Pierce examinera des indices pour déterminer ce qu’il s’est passé. La mise en scène de ces moments est vraiment agréable, à ceci près qu’elle est en autopilote : Pierce avance seul les hypothèses et les informations, le joueur n’a qu’à se balader dans l’environnement immédiat jusqu’à avoir déniché tous les éléments pertinents. Ce n’est pas à dire que le travail de réflexion du joueur est inexistant : dans le menu, les informations importantes sont enregistrées, et on progresse tout en essayant de dénouer dans sa propre tête ce qui se passe sur l’île de Darkwater. Pour autant, on sent moins l’esprit du jeu de rôle papier, puisque l’on est moins acteur de cette enquête dans laquelle il n’y a, somme toute, pas de réelle fausse piste : les rails se font trop sentir. Et cela, avec une variabilité relativement faible et/ou d’importance marginale entre deux parties, nuit fortement à la rejouabilité. Un joueur sombrant totalement dans la folie pourra désirer connaître le choix opposé, encore que regarder une vidéo dépeignant les différentes fins puisse sembler suffisant à ce niveau-là. « Aronaar, vil faquin », vous exclamez-vous, ami Lecteur, « CoC n’est tout de même pas qu’un simulateur de marche avec des pseudo-choix ! » Et vous avez parfaitement raison, naturellement. Le soft de Cyanide nous propose des « puzzles », terme entre guillemets parce que cela devient un mot-valise. Le répertoire va du médiocre (arpenter une maison avec le portrait d’un buste contenant un objet que l’on recherche, le quidam ayant évidemment décidé d’avoir plusieurs bustes différents de lui dans sa demeure) au correct (déverrouiller une porte cachée en entrant les bonnes coordonnées sur un globe terrestre). Rien de stellaire, je suis fort peu doué dans ce domaine et je n’ai rencontré quasiment aucune difficulté.   Nonobstant leur niveau de qualité, ils paraissent régulièrement forcés, comme le coffre-fort dont la combinaison se trouve en résolvant les « énigmes » contenues dans trois bobines de phonographe. Au moins, ils font leur boulot en variant la progression. Il n’y en a qu’un que je pointerai vilainement du doigt : la phase surnaturelle où il faut passer entre deux dimensions pour pouvoir au final passer à travers une porte. Porte, qui, gageons-le, ne peut être crochetée par Pierce seulement parce que le Script l’interdit… Rendant cette phase longuette et peu motivante.   CoC, sur un autre versant, aimerait nous convaincre que nous effectuons de l’infiltration. Pour le coup, c’est réellement téléphoné : placards vides dans une salle n’ayant aucun intérêt à en avoir et gardes en hypotension ne possédant pas la permanence de l’objet, on est face à un véritable fiasco. Le (très bref) huis clos avec une créature surnaturelle produit son petit effet, autrement, le jeu est d’ailleurs assez peu chargé en tension. Difficile d’y croire lorsqu’un garde vous arrête juste en vous poussant vaguement contre le mur ! Heureusement que l’ambiance, elle, n’en pâtit pas trop… Enfin, CoC se pique de vouloir (très modérément, loué soit Dagon) insuffler de l’action. Un peu de sprint pour survivre, pourquoi pas. Mais cette séquence vers la fin du jeu où Pierce dégaine son pistolet, quelle pantalonnade ! Les ennemis sont lents et pas effrayants pour un sou, s’ils vous attrapent, ils vous tapent avec mollesse des deux poings, ce qui suffit apparemment à envoyer notre vétéran de la Grande Guerre ad patres. Pas d’inquiétude, cela dit : on les esquive facilement, et sinon, une bonne balle les foudroie, plus qu’à les regarder comme des sacs de patates avariées. Le tout est ridicule et brise-immersion au possible. A la décharge du studio, j’aime penser qu’il y a eu un manque de temps/et ou d’argent, ce qui expliquerait pourquoi le jeu manque franchement d’un bon polissage, y compris au niveau technique : les animations des personnages ont parfois de quoi faire froncer les sourcils, quant aux visages, il peut y avoir de quoi être perturbé. In fine, CoC tient plus du film interactif que du « véritable » jeu vidéo. Cyanide a clairement voulu aller au-delà, sauf que l’habillage de gameplay laisse à désirer. Et vu le prix de lancement (45€) demandé, pour une aventure qui peut largement être terminée en 7-8 heures sans se presser, ça pique un peu…     « L’appel qui se perd dans les ténèbres »
   

Aronaar

Aronaar

Sunstone [Critique de BD]

Je vous vois déjà arborer des sourires pervers ou suer à grosses gouttes… ou les deux pour les pires d’entre vous. Pourtant Sunstone, bien qu’ayant des thèmes très sexuels, est avant tout une histoire d’amour, et très certainement l’une des plus belles histoires romantiques que j’ai pu lire dans un comics.   Dessiné d’une main de maître par Stjepan Sejic (que je vais appeler très affectueusement Sejy dès maintenant), un illustrateur s’étant déjà attaqué à Witchblade et The Darkness. Des œuvres plutôt indépendantes, d’une certaine violence, d’une certaine subversion parfois, et surtout, avec des personnages que l’on ne voit pas souvent (en tout cas, concernant les archétypes visés). Mais avant de parler plus profondément de Sunstone, avec son intrigue, ses thématiques, ses personnages et etc… parlons du dessin en lui-même.

C’est un ravissement pour les yeux, je n’ai presque jamais rien vu d’autre d’aussi beau, d’aussi détaillé, d’aussi travaillé. Les couleurs sont chaleureuses, on semble être à mi-chemin entre la peinture et le numérique, bien que je ne m’y connaisse absolument pas et que je puisse me tromper. Les expressions des personnages sont extrêmement travaillés, même si les bouches me paraissent souvent trop large et que je reste souvent incapable de décrypter convenablement les expressions faciales, autisme oblige hélas. Une autre critique qui me paraît juste de faire, c’est de dire que les personnages féminins ont quasiment le même physique. Je ne dis pas qu’elles ont toute la même tête hein, mais elles sont toutes bien foutu, y’a pas une grosse, y’a pas une moche, y’a juste une fille qui a une chevelure un brin atypique. Bon après, c’est peut être normale vu que l’on est dans une œuvre érotique, qui travaille sur le désir, mais soyons sérieux, on peut très bien travailler le désir avec des femmes qui ne sont pas des mannequins. Mais allez, on va dire que je tatillonne. Car même si ça reste une histoire d’amour avec beaucoup de sujets ayant trait au sexe, ce n’est pas seulement ça, sinon serait même plutôt dans la pornographie. Non, Sunstone propose des scènes d’une grande beauté, avec beaucoup de métaphores visuelles, et un excellent découpage au niveau des planches. On peut avoir des morceaux de grandes qualités, sur des pages entières, à faire baver n’importe quel dessinateur. On constate surtout un gros travail de recherche concernant les tenues que peuvent porter les personnages ou des instruments dont ils peuvent se servir. Il y a certainement l’imagination qui a joué aussi, bien entendu, car je doute de l’existence de certaines choses, même si je ne serai pas surprise d’apprendre qu’ils existent, mais on est dans une histoire, pas dans un documentaire. Normalement, c’est à ce moment-là que l’on commence un peu à parler de l’histoire ou des personnages, mais je préfère commencer par les thématiques pour ma part.     Car elles sont nombreuses, mais il faut commencer particulièrement par le BDSM : Bondage et Discipline, Domination et Soumission, Sadisme et Masochisme. Oui, ça représente beaucoup de choses, et des choses qui peuvent choquer la plupart d’entre vous de plusieurs façons. Déjà, car il s’agit de pratiques sexuelles un brin hard, et aussi, car il a été popularisé par un certain 50 shades of Grey. Mais dans ce roman, c’était vulgaire. Dans ce roman, c’était faux. Dans ce roman, on ne s’inquiète même pas qu’il s’agisse d’une pratique à risque puisque l’héroïne a cinquante orgasmes rien qu’en étant effleuré par la cravache. Dans ce roman, la romance c’était de la merde. Abordé avec délicatesse et réalisme, Sejy nous décrit le BDSM comme ce qu’il est réellement : une pratique à risque, qu’il faut tenir secret car quasiment personne ne cherche vraiment à comprendre ce que c’est, qui a ses propres réseaux, ses propres lieux et même sa propre culture. Il y a un vocabulaire précis, notamment pour décrire les personnes (par exemple, vous avez les ‘’Switch’’ qui peuvent passer de dominant à soumis en fonction des périodes et de leur humeur) et un véritable marché. Mais c’est aussi un univers qui peut avoir ses drames, et cela, l’auteur ne l’oublie pas non plus lorsqu’il faut construire ses personnages et l’univers dans lequel ils gravitent. Mais ils ne montrent pas tout cela de manière cru, nous restons dans une œuvre érotique, je ne le dirai jamais assez je pense. Certes, l’un des ressorts artistiques du BDSM est le fétichisme ainsi que le jeu de rôle, mais l’auteur parvint à nous dévoiler l’univers ciblé en restant subtil, délicat et vraisemblable. On pourrait se dire, en regardant quelques planches au hasard dans les cinq volumes, que si, les lieux dessinés pourraient être retrouvés pour de vrai aux USA. Autour du BDSM d’ailleurs, il n’y a pas que des pratiquants se roulant dans leur stupre, il y a de véritables métiers ! Je décrirai les personnages plus tard, mais entre les tatoueurs pouvant être mêlés à ce genre d’affaire, ceux qui fabriquent les tenues et le matériel, ceux qui préparent des ‘’performances’’, c’est-à-dire des spectacles dédiés à des lieux dédiés. Il y a d’ailleurs autant de façon de vivre le BDSM qu’il y a de personnages, et on n’oublie personne, y compris les petites blondes ne connaissant qu’à peine le truc et qui laisse leur curiosité leur faire découvrir quelque chose de tabou, ou même le mec qui doit travailler dans un univers qu’il n’apprécie guère.
En tout cas, c’est déjà bien mieux traité qu’ailleurs, un gros plus donc.   L’un de ces autre thème, c’est le fameux ‘’Si je commence une relation par du sexe, mais que l’amour arrive ensuite, comment gérer la chose ?’’. C’est en effet une situation épineuse, y compris dans la réalité, et qui n’a été d’après mes expériences, traité qu’une seule fois au cinéma. S’il reste classique dans son traitement, puisque nous sommes dans une romance heureusement et positive, elle reste traitée avec humanité et réalisme. En effet, une relation d’amitié poussée jusqu’au sexe pourrait être complètement détruit si l’une des deux personnes commence à avoir des sentiments amoureux non partagés. A partir de ce moment, l’angoisse peut s’installer et le dilemme est hasardeux. Dans la série, ce sont les deux jeunes femmes qui craignent d’avoir un amour non partagés, pour de multiples raisons. Déjà parce que les deux avaient d’abord eu des relations hétéro avant leur histoire homo, parce que les amis peuvent mettre en doute la relation, parce qu’il n’y a rien d’exprimé réellement ou que l’on se raccroche au modèle coûte que coûte, parce que chacune a un passé pouvant la pousser à faire des mauvais choix, et etc… Le scénario allant de pair avec cette thématique est tout à fait crédible et sain, puisque le couple se forme par amour, et non pour correspondre à un carcan social.   Enfin, l’amour, puisque l’on est dans une histoire de romance. Ce qui va me permettre de commencer à parler de l’intrigue et de nos deux personnages principaux. Il ne viendra pas à l’idée de commencer à énumérer tout ce qui se passe dans les cinq volumes qui composent l’histoire. Mais la construction de l’intrigue est réellement intéressante. Pourtant, il y a de quoi s’inquiéter, puisque l’on commence avec un flash forward nous montrant la finalité heureuse de l’histoire, ce qui nous met face à l’évaluation suivante : il n’y aura pas de surprise dans toute la série, et l’enjeu n’est pas de savoir comment ça va se terminer, mais surtout de découvrir comment ça se passera. D’ailleurs, la relation amoureuse ne démarre pas au volume un, mais bien au volume cinq, à la toute fin. Les deux jeunes femmes démarrent vraiment en tant que Sex friends, et développent leur relation tout en se découvrant l’une l’autre. Au premier volume, elles se rencontrent, au second et troisième, la narratrice apprend de plus en plus de choses sur son amie, au quatrième elle se brouille, et au cinquième elles recollent les morceaux avant de enfin, entrer dans une véritable relation amoureuse, puisqu’avant d’avoir une maîtresse ou une soumise, elles veulent la personne derrière les rôles. Dépassant le simple jeu sexuel, leur relation doit dépasser les mots et s’exprimer par des actes et des gestes. Et c’est beau niveau métaphore, et il fallait au moins cela pour des personnages aussi complexes.     Lisa est une écrivaine modeste qui publie sur le net des histoires qu’elle définit comme pornographique. Allison est l’une de ses lectrices, elle travaille dans l’informatique et s’est doté d’une maison splendide. Les deux ont pour point commun d’avoir des désirs très portés sur le BDSM, et c’est d’ailleurs comme cela qu’elles se retrouvent, puisque les nouvelles érotiques de la femme de lettres ont pour thème principal, pour ne pas dire exclusif, c’est justement ce courant de la sexualité. Etant donné qu’elles sont toutes deux désœuvrées en matière de sexe, elles se proposent de se retrouver histoire de pratiquer enfin cet art subtil. A partir de là, nous découvriront nombre d’autres personnages, comme Alan qui design les vêtements et équipements BDSM, divers amis d’Allison, les frères de Lisa, et Anne, qui mettra malgré elle un sacré bordel dans la relation amoureuse. Les trois premiers volumes servent surtout à mettre en place l’univers de la série, et les quelques tourments qui peuvent prendre chacun. Cependant, les deux sex-friend ne partagent pas que leur passion pour le BDSM. Elles ont chacune une grande insécurité qui peut provoquer bien des doutes et des actes malheureux. Sejy nous plonge dans une histoire, qui je le répète encore, est des plus réaliste. Il n’y a pas de méchant. Il n’y a d’ailleurs pas d’antagoniste, puisque même Anne qui met le souk et qui est donc un peu la Blondzilla de service (mais si, vous savez, la pétasse blonde qui vient toujours mettre la zone dans les relations des héroïnes, juste pour être supérieure ou EVIIIIIIIIIIIL) n’est pas vraiment responsable des difficultés. Elle est en partie l’origine, mais essaye tout de même de faire de son mieux pour réparer le lien entre les héroïnes, car son affection envers elle est réelle et non pas seulement basé sur une attirance pour le BDSM. De manière général, on a une véritable alchimie entre les personnages, dont on pourrait facilement retracer une sorte de graphique où on retrouverait quel personnage à des relations avec qui, et de quel nature ils sont, et ce, sans aucune prise de tête. Chacun de ces personnages d’ailleurs est travaillé sur les apparences trompeuses. Ally est plus fragile qu’elle n’en donne l’air malgré ses airs de dominatrice. Certaines personnes cachent une grande folie qu’il leur faut réprimer, sans quoi ils se font du mal. Derrière des choses qui peuvent être des plus pervers et bizarres, il y a des couples qui s’aiment d’un amour profond.   Pour l’instant, je dis surtout du bien de cette série, mais bien entendu, tout n’est pas rose. L’enjeu peut paraître inintéressant, puisque non seulement on connaît déjà la finalité, mais de plus, avant que leur amour soit vraiment mis sur le tapis, on nous replace tous le contexte avec trois tomes ! Ca se lit très bien, et très facilement certes, même lors des pages les plus bavardes. Mais on se demande un peu ‘’Mais il arrive quand l’élément perturbateur dans votre histoire-là ?’’. Bien entendu, on pourrait me répondre que chaque tome à son propre élément perturbateur, dans sa propre intrigue et etc… Mais là, je traite de l’œuvre dans sa globalité. Et dans la trame globale, il faut du temps pour que de vrais problèmes surgissent ! D’ailleurs, tout se règle dans le cinquième volume, et bien qu’il soit plus gros que tous les autres réunis, le dénouement semble tout de même un peu rapide. Cette inégalité dans la structure narrative vient d’une bonne raison : l’auteur prépare trois autres cycles qui arriveront bientôt. Cependant, même si c’est maîtrisé, et donc, que le problème ne vient pas d’une maladresse, cela reste critiquable à mes yeux.     De même, pour une histoire qui puisse dans un univers relativement subversif, qu’est-ce que la structure est classique ! Quand Anne a commencé à arriver, et à s’intéresser non pas seulement au BDSM, mais aux deux jeunes femmes, j’ai compris immédiatement ce qui allait se passer, comment ça allait se passer et etc… Bien entendu, j’ai quand même eu quelques surprises, ce qui m’a permis de tout de même apprécier grandement l’œuvre.
Mais notez : Une pauvre et une riche se rencontrent et commence à apprendre à se connaître. Elles se rapprochent de plus en plus et développent des sentiments très forts, mais pour une raison ou une autre, elles ne peuvent se les avouer. Suite à quelques problèmes causés par une tierce personne, leur relation est mise à mal, et c’est la repentance de l’une des deux héroïnes qui leur permettra d’officialiser et de solidifier cet amour, sans parler d’un éventuel mariage derrière. Cette structure, on la retrouve absolument partout, c’est la base de l’histoire romantique. Et quand on a une histoire homosexuelle, avec pour base le sexe et le BDSM, on pourrait s’attendre un peu à autre chose. Que par exemple, le problème vient du thème BDSM en lui-même, du caractère de l’une des deux protagonistes (enfin, c’est le cas ici, mais que ce soit autre chose que de la jalousie), ou en tout cas, de quelque chose d’un peu plus original. Mais là, je dois avouer qu’il s’agit plus de mes propres goûts personnels que d’un indicateur de qualité.   Cette série, bien que classique dans sa structure global, reste une petite pépite de la bande dessiné, et des histoires romantiques. Cette intensité dans les sentiments ont rarement été atteinte me concernant lors d’une lecture ou lors du visionnage d’un film. Et pourtant, je suis du genre très sensible. L’amour qui étreint les deux héroïnes de cette histoire, m’étreint tout autant et me laisse exténuée, notamment lors du dénouement final qui me concerne tout autant à cause de mon statut d’écrivain. Je ne peux dire que je m’identifie à Lisa, elle est bien trop différente de moi en de multiples points. Mais je comprends complètement sa démarche à ce moment précis. Je ne peux que vous conseiller de vous procurer ces volumes et de les déguster, avec une petite musique douce lors des bons moments. N’oubliez pas cependant que ça reste une œuvre érotique. Tâchez de vous en souvenir avant de faire un choix.  

MaiffaInes

MaiffaInes

Return of the Obra Dinn

Bien que vous n'aurez rien à craindre vous-même, l'atmosphère ne sera pas à la gaieté folle...   Memento Mortem   1802. L’Obra Dinn s’élance depuis l’Angleterre pour se rendre en Orient, à une époque où le commerce sur l’Atlantique atteint son apogée. Une longue traversée, mais on s’attend à revoir embarcation, équipage et passagers au bout de quelques mois… Six mois plus tard. L’Obra Dinn n’est pas arrivé au Cap, on est sans aucune nouvelle de lui : le voilà déclaré perdu en mer. 1807. L’Obra Dinn revient à son port d’attache… Avec pour seul équipage visible quelques squelettes dépenaillés. Dès le dix-neuvième siècle, les assurances ne perdent pas le nord, et la Compagnie des Indes, encore moins. En tant que Chef Inspecteur, vous embarquez sur un petit esquif pour monter à bord de l’Obra Dinn, et évaluer ce qui peut encore l’être après toutes ces années, afin de déterminer les montants et les destinataires des compensations financières- ou des amendes. Ceci, bien sûr, est la mission officielle, mais ce n’est que le prétexte pour votre réelle mission : un devoir de mémoire. En effet, vous avez reçu d’un certain Henry Evans. deux objets spéciaux. Le premier est un livre, contenant la liste des passagers, une carte du navire, des dessins représentant chaque personne, un glossaire, le reste étant divisé en dix chapitres semblant retracer l’histoire de l’Obra Dinn- mais ne comportant que des pages blanches… L’autre est une montre des plus insolites. Votre personnage la sortira automatiquement lorsque vous vous approcherez d’un cadavre. Une pression et les aiguilles tourneront quelques secondes avant que vous ne soyez plongé dans un fragment du passé- les derniers instants de la victime. Une fois que la scène se termine et que la mort survient, le temps se fige, vous laissant un peu de temps pour examiner tout ce qui vous entoure : les personnes présentes, la situation, le décor, la façon dont le décès est survenu… Tout ce dont vous aurez besoin pour accomplir votre tâche : identifier chaque personne qui a été présente à bord lord du voyage, élucider la façon dont tout le monde a péri, et à cause de qui- ou par quoi… Afin que l’on se souvienne des morts, de leur courage, de leur malchance ou de leur noirceur d’âme, et que la vérité soit faite sur la série de tragédies qui s’est abattue sur l’Obra Dinn. Plus qu’un agent d’assurance, vous serez donc un véritable détective du surnaturel, seul être vivant sur le bateau, remontant la piste des tourments, des trahisons et des trépas, accompagné par le bruit des flots lorsque vous n’êtes pas au sein d’un fragment mémoriel.   Return of the Obra Dinn, c’est donc toute une atmosphère singulière, et pas seulement celle apportée par son propos. Le choix des graphismes est déterminant : du bon vieux style des années 80, minimaliste et épuré, sans pour autant être de basse qualité : une sobriété qui fait mouche, qui fait corps avec le gameplay versant également dans une approche « économe ». Pope a prévu plusieurs settings graphiques de vieux ordinateurs, mais celui par défaut, tout en teintes de blanc et de noir, se marie parfaitement avec le ton sombre du récit et n’enlève rien à l’émotion qu’on peut ressentir. Pareillement, les modèles des personnages apparaissant dans les souvenirs funèbres immergent tout à fait bien dans cette histoire se dévoilant au fur et à mesure, les doubleurs ne déméritant pas non plus. La musique, quasiment absente dans le temps présent, ponctue de façon juste les moments fort, je pense notamment à la mélodie aux airs symphoniques jouant durant le chapitre « Soldats de la mer », hymne à l’horreur qui se déchaîne et le courage de l’équipage lui faisant face. Les sons bref et incisifs, comme lorsque les aiguilles tournent, ou le glas qui se déclenche lorsque vous devez chercher un nouveau cadavre au sein d’un même fragment mémoriel, scandent harmonieusement le rythme de votre enquête.   Le travail d'élucidation vous demandera réflexion et patience.   Cette âme inconnue a connu un destin indéterminé   Pour compliquer les choses, l’ordre dans lequel vous allez croiser les dépouilles ne sera naturellement pas celui chronologique. Vous commencez d’ailleurs par le chapitre X, la fin- lorsque les derniers survivants de l’Obra Dinn en finissent. Histoire de vous inculquer le concept en douceur, Pope est gentil avec vous : l’un des personnages du premier souvenir déclare explicitement qu’ils vont s’en prendre au capitaine. Lorsque les dialogues s’arrêtent après une détonation et que vous retrouvez le contrôle de votre personnage pour contempler la scène, aucun doute n’est permis : le quidam s’est pris une balle de la part du capitaine. Son identité, vous l’apprendrez plus tard auprès d’un autre cadavre : celui du capitaine, qui s’est suicidé après avoir annoncé à la dépouille de sa femme (dont vous pouvez déterminer la nature du décès grâce à un autre souvenir) qu’il avait tiré sur le frère de cette dernière. Vous avez là, normalement, votre premier tiercé funèbre, c'est-à-dire trois défunts dont vous avez correctement déterminé l’identité et la mort (dans un cas comme dans l’autre, il faut choisir dans une liste, pas taper soi-même). Afin de corser les choses, le jeu ne vous confirme en effet vos déductions que trois par trois ! Et c’est soixante destins, en tout, qu’il faut élucider… Dès le début, Return of the Obra Dinn vous incite quasiment à prendre un bloc-notes à côté pour ne pas perdre le fil : en effet, le bon capitaine se défera de deux autres attaquants, que l’on pourra vaguement reconnaître en regardant les deux dessins représentant l’ensemble des passagers du bateau, mais sans pouvoir leur accoler un nom… A vous de garder ça dans un coin de votre encéphale, et de guetter, parfois bien plus tard, des indices pouvant éclairer votre lanterne. Il ne faut négliger aucune information : ethnicité, liens familiaux, accents entendus, fonction sur le bateau (le personnel des différents ponts a tendance à ne pas trop se mélanger, sauf cas exceptionnels), genre, relations entre les personnes… Plus tout détail visuel qui pourra vous paraître significatif, naturellement. Ceci étant posé, parfois, même avec l’observation à fond et votre cerveau à plein régime, vous n’aurez pas suffisamment d’indices pour être sûr à 100% : votre enquête (comme toute enquête, en fait ?) se basera également sur des présomptions, des affirmations partielles. Le jeu vous aide un petit peu sur ce versant-là : si le portrait d’une personne est brouillé, vous ne disposez pas d’assez d’éléments pour savoir de qui il s’agit, s’il est bien visible, vous pouvez tenter d’établir son identité.   Et pour rajouter un peu de fil à retordre, le destin final de certaines âmes infortunées ne sera pas visible directement (avec un cadavre) ou indirectement (certains décès ne sont accessibles que via les souvenirs funèbres glanés auprès d’un autre corps), leur dépouille reposant avec Poséïdon. Là aussi, il faudra effectuer des jongleries mentales pour épingler ceux-là… Au moins, la cause du décès n'est ici pas très mystérieuse !   Beau travail. Trois nouveaux destins corrects.   Vous ai-je dit que les confirmations allaient trois par trois, ami Lecteur ? Je ne vous ai pas conté toute la vérité, parce que je vous ai laissé supposer que vous ne pourriez quitter l’Obra Dinn qu’une fois votre travail correctement effectué. Or, c’est faux ! C’est une fois que vous aurez revécu tous les souvenirs mortels disponibles que vous aurez la possibilité de partir, ce qui ne veut pas dire que votre travail d’enquêteur aura été sans accrocs. Cela mène à plusieurs fins, mais si on enlève les variations mineures, il n’y en a que trois « véritables » : une mauvaise où vous avez été tellement incompétent qu’Henry Evans meurt en récupérant le livre complété, une bonne où vous avez bien travaillé, et le « true ending » où vous apprenez ce qui s’est passé pendant le chapitre « Le marché », grâce à colis très spécial de votre commanditaire. En quittant le navire, il reste en effet quelques cadavres inaccessibles- ceux dans la cambuse… Cela lève un mystère et donne un meilleur sentiment de clôture, toutefois et sans spoiler, ne vous attendez pas à quelque chose de fracassant. Au fond, l’histoire en elle-même, si elle avait été contée de manière classique, ne le serait pas forcément non plus. Monstres des mers et mutineries, ce n’est pas ce qu’il y a de plus intriguant. Le système narratif de Return of the Obra Dinn est donc à la fois sa force et sa faiblesse : force dans son atypisme et ce qu’il vous oblige à faire pour découvrir l’histoire, faiblesse dans le sens où même en réussissant parfaitement votre enquête, de nombreuses zones d’ombre resteront en suspens ; votre vision de cette tragédie, quel que soit votre effort de reconstruction, demeurera fragmentaire. Henry Evans ne vous adressera aucun témoignage pour clarifier les choses, et les rares autres survivants non plus- ce qui se comprend, ils préfèrent laisser derrière eux cet épouvantable épisode de leur existence. Dommage tout de même que l’on n’en sache pas plus sur les origines de cette montre nécromantique, qui restera en votre possession (ce qui vaudrait le coup de se reconvertir en enquêteur dans la police, imaginez les résultats lors des meurtres et homicides involontaires !). Par ailleurs, l’Honorable Compagnie des Indes semble plutôt complaisante puisqu’elle croit sans rechigner au surnaturel, comment expliquer autrement qu’elle accepte vos conclusions ? Conclusions que vous aurez en guise de synthèse de votre travail, avec de l’argent distribué aux familles des méritants et des amendes imposées à celles des mécréants. Avant de reposer le livre complété sur une étagère anonyme de votre logement, vous laissant seul détenteur de la vérité sur l’Obra Dinn… Si vous avez su la dénicher.   " Le retour du Pape de l'originalité "
    Début du jeu avec Sébastien du JDG

Aronaar

Aronaar

The End Of Evangelion

Neon Genesis Evangelion a connut un succès immense au japon, cependant la fin de cette série fut très problématique et très scandaleuse par sa fin trop abrupte et complexe. Les Otakus n’ont pas tardés à réclamer une vrai fin au détriment d’Hideaki Anno, l’auteur d’Evangelion. Il finira quand même à cédé à leurs exigences mais cela se fera de manière grandiose et rien de mieux que de finir la série au cinéma ! La vrai fin de la série est en chantier jusqu’à sa sortie en 1997 et se nommera The End Of Evangelion. Parler de ce film reste une tâche difficile car très délicat dans ses thèmes et surtout par sa complexité qui surpasse la série. Malgré les prix qu’il a reçu dont celui d’Animage, le film fut très critiqué par les fans mais aussi par la presse. Il sera question d’avoir un regard plus analytique que critique car bien comprendre le film permet de bien comprendre la démarche de son auteur, pas si évidente lors d’un premier visionnage. Tout ce qui sera écrit dans cette article n’est rien d’autre que mon interprétation personnelle du film.   Est-ce donc la fin tant attendu ? Les Fans voulait une fin, ils vont l’avoir, au point de le regretter.   Affiche du film au cinéma à l'époque
  ! ATTENTION ! Le film que je vais vous présenter contient des scènes inapproprié pour un jeune publique. Il contient des scènes dérangeantes et peut choqué. J’en fait peut-être un peu trop, ce n’est pas le pire film dans ce domaine mais vaut mieux prévenir que guérir. L’article restera le plus soft possible et évidemment je vais spoiler donc regarder le film (et la série aussi) avant de lire l’article. Vous êtes prévenus !            Entre Deux Apocalypse   Avant d’entreprendre d’analyser le film, il serait judicieux d’expliquer ce qui s’est passé entre 1995 et 1997. D’abord, la série à été rediffusée à la télévision au japon, preuve que la série à cartonner (C’est le cas pour beaucoup d’animés comme Elfen Lied par exemple). Cette rediffusion n’est pas qu’une simple rediffusion puisque les épisodes 21 à 24 bénéficies de scènes supplémentaires et que la censure est absente : on appelle cette version la Director’s cut . En Mars 1997 sort Death And Rebirth au cinéma pour faire patienter les fans. Death And Rebirth est considéré comme un film «inutile» par ses fans alors qu’il a rempli les salles de cinéma au japon. Ce film n’est rien d’autre qu’un résumé de la série….c’est tout ! Pour ma part, je dirais même un mauvais résumé de la série puisque seule les faits sont résumé et que la psychologie de la série est très en retraite. Cependant, ce film à deux qualités : Des petites scènes sont ajoutées montrant globalement tout les personnages jouant les canons de pachelbel avec leurs propre instruments et venant chacun à leur tour. Certaines scènes sont même refaites comme la scène où Rei fait un grand sourire (d’ailleurs, cette scène a plus de 4 versions différentes! )   La Preuve en Vidéo :    Le doublage de la série été atroce, le film est encore pire ! En faite quasiment aucun doubleur de la série n’a voulu faire le film. Résultat, des doubleurs qui débarque de nulle part, ne connaissent pas leurs personnages, ne réagissent pas lorsqu’il faut réagir….vite faite, mal faite ! Un exemple simple, Basique 😉 : Shijin pleure de joie en V.O en sachant que Rei est saine et sauf contrairement à la V.F où le doubleur oublie de pleurer, à croire qu’ils n’ont lu qu’un texte sans même voir les images ! Une autre particularité de Death And Rebirth est qu’il contient 26 minutes environs de The End Of Evangelion qui était en pleine préparation (d’où son succès au cinéma). Les fans impatients de voir le début du film doivent prendre leur mal en patience car après Death And Rebirth, apparaît un compteur qui fait office d’entracte a à peine 1H de film pendant 5 minutes !Enfin, le manga est entrepris en 1995 pendant la diffusion de la série et finira en 2014 ! 14 tomes en presque 20 ans ! Pourquoi ce fut si long ? Le dessinateur n’est rien d’autre que Yoshiyuki Sadamoto, le character designer de la série et il travaillait sur la série au même moment. Sans oublier sa collaboration avec Mamoru Hosoda (Les enfants Loups ou encore La Traversée du temps) et son travail sur la série de jeux vidéo .hack// (dont la série .hack//SIGN). On peut dire qu’il n’a pas chaumé !   On peut dire qu'à la Gainax, On sait teaser !                This is the end of the world as we know it !   Résumons très vite The End Of Evangelion: Tous les Anges ont été tués par les Evas, les Hommes semblent avoir réussir à triompher de leurs ennemies, cependant le projet de complémentarité de l’homme est dévoilé. Ce projet mis dans le secret pendant toute la série consiste à l’extinction de l’Homme, autrement dit le Third Impact maîtrisé par l’Homme lui même, oui mais par qui ? La Seele et La Nerv (Gendo précisément) veulent chacun leurs fin du monde et La Seele prend de force Le QG de la Nerv par un bain de sang. Misato reprenant l’enquête de Kajin découvre la vérité énoncé plus tôt et se prépare à l’affrontement. Pendant ce temps, les pilotes sont tous aux bord de la dépression : Shijin s’en veut d’avoir tué Kaworu, la seule personne qui l’ai apprécié et compris ; Asuka est dans le coma depuis son dernier affrontement-introspection ; Enfin, Rei ayant réalisée que Gendo le manipule pour son propre intérêt, réduit ses efforts à néant en redevenant froide avec tout le monde. Shijin est le seul qui puisse faire quelque chose et semble le seul à pouvoir sauver le monde une dernière fois mais cela ne se fera pas sans souffrance. La première chose à dire sur ce film est qu’il est radicalement différent de la série par sa violence. Le film est très violent, on assiste à un massacre qui s’éternise pendant la première moitié du film. Des personnages principaux vont mourir comme Misato, le personnel de la Nerv et Asuka y passe aussi...dans un premier temps. Comment cela ? En faite c’est très dur à expliquer si on a pas vu le film mais certain personnages meurent sans disparaître totalement et finalement seulement Asuka sera ‘ressuscitée’. D’ailleurs, les morts sont très violentes, on assiste à deux décapitation celui de Misato (visible en mettant sur pause au bon moment lorsqu’elle explose) et celui d’Asuka. Gendo mourra aussi dans d’atroce souffrance, dévoré par l’Eva….il y a de la joie dis donc !   La série savait être violente mais n'est rien comparé à ce film   La violence n’est pas seulement physique, elle est psychologique aussi pour les survivants ou plutôt le seul survivant : Shijin. Si vous n’avez pas aimé ce personnage dans la série, vous allez le haïr dans ce film parce qu’il ne fait rien, mais vraiment rien alors que tout ses amis meurent autour de lui, fessant une fois de plus une preuve de lâcheté. Lorsqu’il finit ,enfin, de prendre les choses en mains, il est trop tard et à partir de ce moment la violence est psychologique. Quand à Rei, elle finit par avoir sa vengeance et de faire chuter les plans de la Seele et de Gendo. Youpi ! c’est ce que le spectateur aurait dit seulement si Rei n’avait pas décidée de laisser Shijin faire le plus grand choix de sa vie : Tuer tout les êtres humains ou au contraire les épargner...je vous laisse deviner ce qu’il a décidé. Ce film a une ambiance particulière mais surtout il est bien construit en tant que film apocalyptique. Les évènement s’enchaînent rapidement et la psychologie du film, bien que difficile à comprendre, reste appréciable par sa mise en scène plus qu’osée. Le seul combat du film (oui, le seul) a de la gueule et est d’une rare violence comparée à la série. Vous l’aurez compris, c’est un film violent mais Subtile.              Sea, Sexe And Death   Après avoir longuement insisté sur la violence du film, je vais parler du deuxième sujet qui ont fâchés les fans : le sexe. Je vous rassure, on est pas dans du hentai car rien n’est montré….sauf le début du film. En faite, les gens qui ont vu ce film n’ont retenus que la scène de l’hôpital où Shijin se fait plaisir en solitaire en voyant, par accident, la poitrine d’Asuka encore dans le coma. J’ai été choqué lors de mon premier visionnage, c’était la première fois que je voyais ce genre de chose en dehors du hentai et quand on s’y attend pas à voir ce genre de scène, fait en plus par son créateur original, ça choque. Choquant mais voulu par son créateur ! En effet, beaucoup de gens ont vu une critique du Hentai et des fantasmes des otakus envers des personnages qui n’existe pas qu’on appelle Waifu, c’est à dire une attirance envers un personnage féminin au point d’en vouloir comme petit copine. Il y a cependant un autre sens à comprendre dans cette scène. Hideaki Anno a dit lors d’un interview qu’Asuka été consciente lors de cette scène mais qu’elle ne peut pas bouger, comme une paralysie du sommeil d’où sa colère plus tard dans le film envers Shijin. C'est littéralement un abus dont Asuka est victime et on peut comparé cette scène à la pochette de l’album Wish Were You Here des Pink Floyd qui a même le sens, l'homme en feu est abusé par celui qui est en face.   à gauche la couverture de l'album Wish Were you Here et à droite la réaction que vous aurez en voyant la scène dans l'Hôpital     La nudité est très présente à travers le personnage de Rei qui est constamment nue et ira même jusqu’à l’acte sexuel avec Shijin pendant la fin du monde. Ce qui m’amène au génie du film car tout au long du film, il est question de la peur de l’acte sexuel à travers des images subliminaux. Je suis sûr que tout ceux qui ont vu ce film n’ont pas fait attention aux apparitions des vulves pendant le Third Impact ou des contours des yeux des Evas qui ressemblent aussi à des vulves. Pourquoi des symboles sexuels pendant tout le film ? Il est question de la peur de la castration lors de l’acte sexuel, Shijin voyant Rei sous sa véritable forme, une femme nue qui veut s’unir ‘corps et âme’ avec lui, ce qui provoque en lui une peur immense. Il est de même pour Asuka, c’est la raison de son acte dégoûtant et une nouvelle fois une preuve de lâcheté. On peut ajouter que Rei est la mère de Shijin (du moins sa représentation) ce qui renvoi au complexe d’Œdipe : le désir inconscient pour l’enfant d’avoir une relation sexuel avec sa mère au point de vouloir la mort du père. Shijin voulait s’unir avec Rei dans la série mais sans osé s’approcher d’elle mais en étant conscient inconsciemment (vous suivez?) que c’était sa mère, ce qui est la raison de pourquoi il pilote l’Eva selon moi. Cette acte incestueux de Shijin amène la fin du monde et la mort ou plutôt l’apogée destructeur de ses fantasmes. Déjà dans la série Shijin avais des fantasmes auprès de Rei, d’Asuka et de Misato et le film met l’accent sur ce fantasme car lorsque deux personnes se rencontre, il y a des questions sur les sentiments mais aussi sur la ‘consommation’ de cette relation (Faire l’amour pour faire simple) d’où l’omniprésence du sexe aussi dans le film. Finalement, cela a servit à deux choses : parler psychologiquement du sexe et parler de problème d’Otaku face à la réalité surtout face aux sexe.   Rei est terrifiante dans ce film !     Le sexe et la mort sont indissociable dans ce film, à chaque fois qu’on parle de la mort, on parle de sexe : Shijin qui regard la ville détruite au début du film pour enchaîner sur la scène de l’hôpital ; Misato qui embrasse Shijin puis qui meurt quelques minutes après ; La décapitation de l’Eva 02 ou le Third impact qui insinue que Shijin et Rei font un acte incestueux. Une autre scène attire mon attention, la mort du personnel de la Nerv, tués par des Rei. La position et son regard est très charnel mais en réalité elle est venu pour ‘tuer’ en se transformant en fantasme selon le personnage en question. Quand je dit ‘fantasme’, je veux dire la personne dont la victime apprécie le plus : Maya avec Ritsuko, Le gars à lunette avec Misato, Fuyutsuki avec la mère de Shijin (Plus un amour paternel qu’autre chose ici) et l’autre gars du groupe tuer par plein de Rei !? 2 interprétations possibles, soit il n’a pas de fantasme ou c’est inconnu (on s’en fout un peu me direz vous), soit c’est Rei, c’est plutôt dégueu mais pas illogique car il me semble qu’il a déjà dit que Rei était sexy ou quelque chose dans le genre. Ma mémoire fait défaut ici….dans ce cas là, je suis étonné que Gendo n’a pas appelé la Police. Plus sérieusement, Je pense qu’ici que les Otaku sont une fois de plus visé.     à ce point là, ce n'est plus un animé, c'est un film d'horreur !   cela prendrai du temps de tout montrer sachant qu’il est fort possible qu’il ai encore des signes que je n’ai pas vu même après plusieurs visionnages. Il faut comprendre aussi qu’il ne s’agit que d’interprétation et que tout n’est pas forcément systématiquement lié au sexe et qu’il y a plusieurs niveau de lecture dans une même scène. (même si je pense que tout renvoi au sexe.)                 This is the end   En parlant de niveau de lecture cela m’amène à ce pourquoi ce film est génial, dire que le sexe et la violence sont liés est assez visible dans le film, par contre ce que je vais dire nécessite de bien connaître ce qui s’est passé autour du film. Je l’ai dit dans l’intro mais Hideaki Anno à eu un retour difficile sur la fin de la série, surtout de la part de fan qui n’ont pas hésité à le lynché au point de recevoir des menaces de morts, Oui des menaces de mort ! Les personnes qui ont envoyés ces lettres n’ont pas imaginés à cette époque qu’ils viennent de tuer leur licence favorite. Comment cela ? Disons que j’ai une vision assez particulière du film. Je ne sais pas si tout ceux qui ont vu le film et particulièrement ceux qui ne l’ont pas aimés sont au courant de ces menaces de mort que l’auteur a reçu après la série. Quand j’ai revu pour la énième fois ce film mais avec l’idée que l’auteur a fait ce film suite à ces menaces, ça change tout la vision du film ! Et si ce film n’est rien d’autre que la réponse d’Hideaki Anno envers ces fans ? pour ne pas dire sa vengeance ! Ça explique la violence du film dans ses propos et dans sa manière d’être. Je pense fortement qu’il ai fait ce film pour faire chier les fans, tout simplement ! Vous aimer Asuka ou Misato ? Je vous offre leurs morts ; Vous fantasmer sur Rei ? Je vous offre de quoi réalisé ce fantasme mais Shijin ne la choisira pas à la fin et provoquera sa mort ; Vous vous dite que ça va bien finir, pas de chance ! Mais en plus, je détruit votre univers pour qu’enfin on me fout la paix ! Fallait pas m’énerver…..je pense qu’il s’est dit ce genre de chose en écrivant ce film. Beaucoup de gens à l'époque ont dus avoir cette tête quand ils ont vu ce film   D’ailleurs, sa vengeance va plus loin que de détruire tout ce que l’auteur avait imaginé puisqu’il redonne les coups qu’il a reçu. En effet, les lettres de menaces de morts sont visible dans le film ! Ils apparaissent très vite mais on les voient ! Il y a même une photo du studio de la Gainax tagué avec des insultes et le mot sexe...quand je vous dit que tout s’explique ! Autre élément invisible à l’œil nu mais si je vous dit qu’il y a une pub dans le film, vous me croirai ? Pourtant il y a une figurine de Misato et d’Asuka placées de manière subliminale dans le film ! Quand la fiction et notre réalité ce mélange ! Il y a d’autres anecdotes ‘rigolotes’ dans le film comme la biographie du studio Gainax sur un écran d’ordi ou des corps de Rei avec des têtes de Shijin. Je vous conseil la vidéo «  Ten things you might have missed the end of evangelion » pour voir tout ce que j’ai dit .Cela m’a beaucoup permis de réalisé l’importance de la violence et du sexe à la fois, par contre c’est en anglais !   Ces figurines sont dans le film mais invisible à l'œil nu à moins de mettre pause au bon moment !   Notre réalité est relié à ce film par le biais de scène en prise de vue réelle, une première pour Hideaki Anno qui montrait déjà sa volonté de faire des films avec des vrais acteurs. On peut y voir une salle de cinéma rempli de spectateur qui regard la caméra, peut-être des gens qui sont venu voir Death And Rebirth (on peut même voir un gars faire l’abruti devant la camera pendant cette séquence). Cela nous renvois à nous, spectateurs qui somme assis dans cette même salle (plus pour ceux de l’époque mais bon…) et regardons quelque chose d’imaginaire comme si on se regardait dans un miroir. Il y a aussi Asuka, Rei et Misato en cosplay dans ces séquences, qui accentue l’idée que ce n’est qu’un film ! On peux le dire aussi autrement : arrêter de regarder ces conneries et sortait donc rencontrer des vrais filles plutôt que de fantasmé sur ces trois là ! On peut le dire, l’auteur c’est lâché ! En plus, il devait avoir beaucoup plus de scène en prise de vue réelle mais par manque de temps (ou peur de la Gainax qui sait ?) ces extrait ne sont pas mis dans le film mais trouvable sur le net !   Les fameuses lettres de menaces auquel l'un d'entre eux est écrit : "Anno je vais te buter" Charmant   C’est comme le compteur dans Death And Rebirth, une manière de dire que vous êtes vraiment des ‘minables’ à attendre comme des imbéciles devant un compteur alors que vous pouvez vivre une vie ! Ce qui m’amène enfin à la fin du film qui pour beaucoup a due être un choc pourtant après tout ce que je viens d’écrire….c’était prévisible !   La confusion entre la fiction et la réalité   Cette fameuse scène où Shijin étrangle Asuka contre toute attente, surtout après un magnifique texte sur la réalisation de soi. Pourquoi ça finit comme ça ? Il y a différents niveaux de lecture, la première est scénaristique : Shijin choisit de vivre dans la réalité malgré la difficulté de se lié avec des gens mais seul solution pour se réalisé et vivre sa vie. Alors qu’il échoue sur la plage avec Asuka (symbolisant Autrui) il voit pour la dernière fois Rei (sa mère du coup) et regrette son choix comme un enfant gâté d’où le fait d’étrangler Asuka, cette femme castratrice envers lui. Par son geste de la main, elle avoue son amour pour lui mais ce dernier, confus dans son acte fond en larme revenant ainsi au point de départ….tout ça n’a servi à rien ! Cette fin n’est pas optimiste et casse avec la fin de la série, une manière de dire aux fan : ‘C’est ça que vous voulez ?' Pour résumer si vous êtes un Otaku sans vie social, il serai temps de grandir et d’assumer ce monde qu’est le notre. Shijin serait ici l’Otaku et Asuka autrui. La deuxième interprétation, celui dont personne ne pense : cette fin est un bon gros doigts d’Honneur à tout ceux qui sont fan de la série, Shijin étant l’Otaku et Asuka serai Hideaki Anno. L’auteur qui a voulu montrer sa bonne foi dans la série et qui se fait étrangler par ses fans comme récompense, concluant ainsi le film par un « Tu me dégoûte » ou « ça me dégoûte » selon les traductions. Le Third Impact ! L'apocalypse tellement redouté se produit   Il y a aussi une fin alternative pas présent dans le film mais dans le jeu Evangelion sur Nintendo 64. Dans cette version, Asuka est éveillée et dit quelque chose. Shijin ne l’ étrangle pas ! Par contre, on ne voit pas Rei ! Cela a l’air d’être une version censuré du film ou peut-être pour éviter de finir le jeu avec un goût amère mais cette fin existe et est peu connu ! Et comme je suis sympa, je vous le montre (ça commence à 2:40) :               C’est vraiment la fin cette fois-ci ? (Conclusion)   Et bien, je peux dire que cela n’a pas été facile de parler de ce film, sachant que j’ai dû oublier des choses mais le principal y est. Personnellement j’ai toujours aimé ce film depuis mon premier visionnage. C’est une expérience qui ne plaira pas à tout le monde, j’en suis conscient mais le film ne se laisse pas faire ! C’est littéralement un cri de colère de la part d’Hideaki Anno qui a prit le risque énorme de transformer Evangelion en un orgie de violence et de sexe au détriment de ses fans, payant ainsi leurs comportement vis à vis de l’auteur. Hideaki Anno à cependant dit qu’il avait regretté d’avoir fait ce film pour justement tout ce que je viens de dire. Cela ne l’empêchera pas de faire un remake de la série en 2007, peut-être dans l’idée d’enlever The End Of Evangelion des mémoires. Les critiques était très mitigés, certains le trouvait génial, d’autre vraiment horrible (surtout chez nous d’ailleurs) , allant jusqu’à dire qu’il s’agit d’une fin alternatif, bien que le film s’appelle La fin d’Evangelion. Est-ce une manière de ne pas accepter la fin ? Dans mon cas, j’ai toujours considéré qu’il s’agissait de la vrai fin mais après chacun ses opinions. Alternatif ou pas, je ne peux que vous laisser décider par vous même de ce film mais sachez qu’avec le temps, ce film a remonté dans les estimes des gens, peut-être parce qu’ils ne l’ont pas vu à l’époque et ne ce sont pas senti visé ! alors laissez lui une seconde chance !   Merci à ceux qui ont aimer mon premier article sur Evangelion 🙂

SweetBloodegde

SweetBloodegde

Le cas Brock Lesnar

Je sens que ça va être encore un article qui ne va pas beaucoup m’attirer la sympathie des gens, et en particulier, des fans de ce monsieur, mais au bout d’un moment, faut y aller, faut se confronter à la dure réalité. Et l’une des réalités que l’on a dans le catch depuis bien des mois, c’est que Brock Lesnar, il fait chier. Laissez-moi vous expliquez…   Tout d’abord, rendons à César ce qui lui appartient : Brock Lesnar est une force de la nature et un sacré bon guerrier. Le mec, dès son plus jeune âge, quand il apprenait à lutter, il n’a jamais eu une seule défaite. Quand il va dans le MMA qui est l’un des sports de combat les plus impitoyables, avec un risque de blessures important, il gagne les titres. Ce mec est certainement l’une des raisons pour lesquelles aucun attentat terroriste n’a jamais eu lieu lors d’un show de la WWE, car ces salauds savent très bien qu’il serait capable de sauter ensuite sur leur pays pour leur latter la gueule. Bon là, j’exagère un peu j’avoue. Mais tenez-vous bien, Brock Lesnar est capable de calmer un Braun Strowman berzerk en deux coups. Vous ne me croyez pas ? Très bien…   https://www.youtube.com/watch?v=5lHOZUGkL8s   Ici, pendant un match qui devait être un Battle Royal, on voit que Braun Strowman perd le contrôle et met un gros coup de genoux dans la tête de Lesnar. Normalement, chez n’importe qui, ça devrait finir par une blessure, voir, le KO complet de la victime. Mais pas chez Lesnar. Le mec, lui, il se relève et il calme immédiatement un mec plus gros qui soulève des ambulances avec deux coups de poings. Le mec, faut pas le faire chier. Et il est ambitieux aussi : il rejoint la WWE et commence à remporter tous les lauriers possibles. Il est même le premier lutteur à qui on autorise de gagner contre The Undertaker. Et oui. C’est lui qui a mis fin au règne du bonhomme.   Mais on est pas là pour parler de tout le palmarès du monsieur. On est là pour discuter et pour montrer ce qui est ennuyeux avec lui aujourd’hui. Avant de réellement commencer, je tiens à rappeler que la plupart des sources disponibles ne viendront pas de la WWE eux même (puisqu’ils vont le protéger pour couvrir leur business), mais d’élément rapporté par d’autres catcheurs lors d’interview perdu parfois dans les méandres d’internet. Entre le téléphone arabe et les points de vues forcément peu objectifs (le catcheur n’est pas souvent diplômé en philosophie relativiste), je vous recommande de prendre les informations suivante avec des pincettes.

Brock Lesnar, donc, il fait chier.
Il fait chier la WWE pour commencer, ce qui est fort, car ce sont tout de même les mecs qui l’emploient. Le premier problème est apparu avec Lesnar en 2005, alors qu’il était encore en plein contrat avec la fédération, il se casse faire du football, car ce serait sa passion. Comme il ne perce pas, il se casse et essaye de faire du catch au Japon (la passion de cet homme me submerge et me prend à la gorge… Ou bien c’est l’un de ses fan ninja avec une corde à piano, attendez que je m’en occupe…)   Regardez le, à quel point il s'amuse et semble être épanoui.   Sauf que  non, car il est toujours en contrat exclusif avec la WWE et sa clause de non-concurrence. Ce qui est bien normal, après tout, tu n’es pas sensé t’engager dans plusieurs entreprises simultanément pour enchaîner les contrats et les salaires. Mais lui, il va en justice, il gagne (alors que bon, il avait signé le contrat quoi) et après son petit caprice, il revient en 2012 dans la WWE, enchaînant des contrats très très cher (qui s’élève à plusieurs millions) où il commencera à faire son petit jeu du ‘’regarde à quel point j’apparais le moins souvent possible’’. Il cumulera ses contrats de catcheurs avec des contrats à la UFC, ce qui provoquera alors d’autres problèmes : - La WWE doit faire attention pour ne pas blesser Lesnar, car sinon, il peut les attaquer à cause du MMA. - La notoriété et les précédents résultats en justice de la Bête lui permettent d’imposer son rythme de travail à la WWE. Ce qui amène donc les points suivants…

Il fait chier les autres lutteurs. Je n’ai pas d’éléments sur la carrière passé de Brock Lesnar là-dessus, mais pour les quelques dernières années, j’en ai pas mal. Les plus objectives et vérifiable tout d’abord : Lesnar blesse souvent les lutteurs avec qui il se bat, et souvent pas les plus ‘’sacrifiables’’ hein, on parle par exemple de Triple H là. Et le fait qu’il les blesse aussi souvent signifient deux choses : déjà qu’il ne travaille pas comme il faut, car les catcheurs doivent coopérer sur le ring pour offrir du spectacle aux gens, et ensuite, qu’il a un problème relationnel avec ces même lutteurs car il serait égoïste. Sur la base de cette deuxième supposition, je vous propose de citer Dean Ambrose lorsque, dans une interview, il est revenu sur un match qu’il a eu avec Lesnar à Westlemania. En effet, le Lunatique a expliqué que la Bête a été complétement infect lors de la préparation du match, et refusait obstinément de coopérer, ne souhaitant que balancer des supplex avant de s’en aller et d’encaisser son chèque. Il paraît, selon d’autres lutteurs, que si le match n’intéresse pas monsieur Lesnar, celui-ci fait toujours le strict minimum, et chez lui, c’est-à-dire seulement ses prises et c’est tout. Pourquoi Braun Strowman, capable de se prendre une voiture dans la margoulette, ne résiste plus à un petit coup de ceinture derrière la tête pour que Brock Lesnar lui assène cinq F-5 d’affilé dans un match à sens unique à Crown Jewel ? Est-ce uniquement parce que personne n’a été capable de booker le match à cause du cancer de Roman Reigns ? Ou est-ce plutôt, parce que Lesnar a fait comme d’habitude, et qu’il a refusé de travailler ?
Je sais que je ne devais parler que des rapports entre Lesnar et ses co-employés à la WWE dans ce paragraphe, mais je dois à ce stade faire un petit retour sur Lesnar et la WWE. Comme toute entreprise de cette taille, la WWE a une culture d’entreprise ainsi que des règles bien précises. Par exemple, si un fan surgit pour attaquer un catcheur, non seulement il peut se défendre, mais il DOIT le faire s’il en a l’occasion afin de protéger le produit, c’est-à-dire, le divertissement et l’image de marque de l’entreprise. Un catcheur n’est pas seulement une ‘’Superstar’’, c’est aussi sensé être un surhomme et un monstre. Et bien entendu, protéger l’image de marque est à appliquer au sens large, en travaillant dans et en dehors du ring pour offrir le meilleur spectacle possible. Je pense que vous voyez où je veux en venir : Brock Lesnar ne se donne pas visiblement pas la peine de protéger le business, et semble à peine y travailler, puisque même pour les promotions, c’est Paul Heyman qui s’en occupe, le plus souvent seul. On ne parle pas d’un manager interagissant et ayant une certaine complicité avec le lutteur, comme on peut le voir la plupart du temps, non là c’est le mec qui fait ta part de travail à ta place, ce que l’on retrouve avec Leo Rush et Bobby Lashley. Mais revenons au sujet principal.   Lesnar nous fait chier, nous, le public.
Là, on entre dans la critique purement subjectif, mais je vous pose le contexte pour que vous puissiez me comprendre : je commence à regarder le catch, et je suis en pleine découverte. Et à chaque fois que je regarde Raw, on me parle d’un champion qui n’est jamais présent et ne vient pas se battre. Mais par contre, il prend toujours une place fou lors des PPV, et comme son principal concurrent était Roman Reigns, on ne cessait d’avoir un énième match Lesnar/Reigns au fil des mois. Si on ajoute le fait que Roman Reigns, bien que fort sympathique et physiquement impressionnant, était peu varié au niveau des mouvements, le main event de RAW était, de mon point de vue, quelque chose de vraiment ennuyeux et j’ai été plus que ravie quand Roman a enfin eu la ceinture. Du changement ! Enfin ! Même si la Bête revenait pour un triple menace, je m’en fous, il y avait enfin une dynamique différente. Le reste, vous le connaissez : Reigns à cause de son cancer a dû abandonner la ceinture, et le match entre Strowman et Lesnar a été une véritable blague. Et maintenant, il était de nouveau là, à être absent, à avoir des affrontements à sens unique où il ne ménage aucunement ses partenaires, et comme par hasard, il veut emmener la ceinture majeure de RAW à l’UFC pour faire le kéké, et donc, comme son match est en Mars, il faut qu’il conserve la ceinture jusqu’à cette date, où on doit faire attention à ce qu’il ne soit pas blessé… et… Et que dire d’autre ? Moi je ne sais pas pour vous, mais d’abord, je pense que ce mec sait bien mieux tenir les autres par les couilles que Jacques Chirac lors des affaires…
En attendant, je commence à en avoir marre de lui. A mes yeux, il parasite le show plus qu’il n’y participe. Sur ce, Survivor Series, c’est ce week end ! Je vous retrouve après le PPV si en parler vaut le coup.

Mais soyons sérieux, avec seulement deux semaines pour préparer ce show, ça va être difficile.

MaiffaInes

MaiffaInes

Neon Genesis Evangelion

Depuis les années 60, les Mechas ont largement contribués au succès de l’animation japonaise, du petit robot astroboy d’Osamu Tezuka jusqu’à Darling In The Franxx, en passant par Gundam, le genre mecha a fait un sacré chemin pour être ce qu’il est aujourd’hui. Pourtant, quelques Animes mechas sortent du lot : Gundam, marquant pour ses sujets matures à l’époque ; Macross (ou Robotech chez nous) pour son space-opera ainsi que ses triangles amoureux sur fond musical ; Code Geass avec son héros charismatique qui possède le pouvoir de manipuler qui il souhaite dans des conflits geo-politiques. Mais pour beaucoup, celui qui a contribué au genre mécha ainsi qu'aux Animes en général c’est Neon Genesis Evangelion. Véritable phénomène au japon en 1995 qui perdure encore, Neon Genesis Evangelion a marqués les esprits de tous avec ses robots qui sont un mélange de Super Robot et de Real Robot. Ses personnages tourmentés psychologiquement et surtout ses thèmes philosophiques en font la renommée de la série, souvent désigné comme la meilleur série de mécha. Que l’on aime ou pas, Neon Genesis Evangelion a su marquer le monde de l’animation Japonnaise. D’ailleurs, on doit la série au studio Gainax et particulièrement à Hideaki Anno. Qu’en est-il aujourd’hui de Neon Genesis Evangelion ? Mérite-elle tant d’éloges ? est-elle surcotée ? c’est ce que je vais tenté de répondre avec un regard objectif, chose difficile quand on est un gros fan de cette série 😉          God in heaven all's right with world      Commençons par son intrigue : En l’an 2000, une partie de la planète Terre est invivable suite à une explosion au pôle Sud, il s’agit du second impact provoqué par la fusion d’un humain et d’Adam. Adam est le premier ange venu sur terre il y a très longtemps et un ange...c’est un très gros extra-terrestre pour simplifier. En 2015, alors que les humains tente de s’adapter à leur nouvelle vie dut au second impact qui provoqua la montée des eaux, des anges commence à venir sur terre pour détruire Tokyo-3, la ville forteresse contre les anges. C’est à ce moment que notre héros, Shinji Ikari arrive en ville, rappelé par son père Gendo Ikari qui est le chef de la Nerv. La Nerv c’est l’organisation qui lutte contre les anges et Gendo en est son commandant. Shinji sera accompagné de la très agressif Asuka Langley et de la très mystérieuse Rei Ayanami (Véritable porte étendard de la série dit en passant) . Misato Katsuragi, Directrice des opérations de la Nerv viendra superviser les pilotes pour les combats. Nos Héros vont piloter des Eva, des robots géant pour lutter contre les anges mais cela ne va pas être si facile. Dit comme ça, rien de bien incroyable me dirait vous mais je n’ai fait que d’érafler la partie supérieur de l’iceberg, car Evangelion (c’est plus court que Neon Genesis Evangelion) est bien plus compliqué et ce n’est pas là où on pouvait si attendre. En effet, je l’ai mentionné très vite mais l’anime est très, très, très psychologique, tellement psychologique qu’en vérité par grand monde a compris Evangelion. Je ne vous l’ai pas dit mais Shinji n’a pas vu son père depuis 10 ans parce que ce dernier l’a abandonné à la mort de sa femme. Shinji vivra ce moment comme un véritable traumatisme et fera de lui, un enfant qui manque de confiance en lui et d’estime de soi. Son passé va l’amener à fuir toute situation qui le blesse comme monter dans l’Eva pour affronter les anges. Ne vous méprenez pas, si Shinji est le personnage le plus détesté de la série, il reste un personnage très intéressant car finalement humain. On est loin d’un personnage de mécha qui monte dans le robot sans se poser de question, Shinji va s’en poser des questions mais ici existentialiste. Shinji ne sera pas le seul qui va se poser des questions ! Rei et Asuka ont aussi leurs passés et leurs traumatismes, comme pour Misato et bien d’autre personnages.   La révélation du Traumatisme des personnages va permettre de montrer leurs vrais visages   Pourquoi cette tournure pour un Mecha à l’époque ? c’est dut à plusieurs raisons Techniques mais c’est surtout une démarche artistique de la part d’hideaki Anno. En effet, le créateur de la série à souffert de dépression Borderline et a tenté plusieurs fois de mettre fin à ces jours. il a finit par vouloir raconter son mal être dans Evangelion bien que ce mal être était déjà présent dans Nadia et le secret de l’eau bleu, anime du même créateur qu’Evangelion. On peut ajouter aussi que Evangelion est une œuvre très symbolique, il faut être attentif à chaque petit détail qui semble anodin mais qui sont très important. Par exemple, Shinji regard beaucoup sa main lorsqu’il se questionne, ce simple geste va revenir constamment dans la série. ici, l’exemple est très simple car assez mis en avant dans la série mais il faut se dire que chaque personnage à ses problèmes psychologiques et ses symboles propres, rendant la série très dense de sens et d’interprétation. Un autre point, la religion et ses symboles sont très présent mais par contre ici pas d’interprétation a avoir car il s’agit plus d’un style, ce n’est pas moi qui le dit mais bien l’équipe derrière la série. Pourtant ça n’empêche pas d’avoir des théories farfelus mais aussi intéressantes. Je pourrai parler encore longtemps de la psychologie dans Evangelion mais j’en aurai pour des années à tout raconter, sachez cependant qu’ Evangelion est vu comme un anime anti-Otaku. Les Otaku c’est les personnes beaucoup trop passionnés par les manga et les jeux vidéo, au point qu’ils n’ont plus de vie social. Dans ce cas, Shinji serait leur représentant et autant vous le dire toute de suite, il s’en prend plein la face ! Hideaki Anno est un ancien Otaku et d’une certaine manière, il communique à son ancien lui, représenté par Shinji fessant d’Evangelion une œuvre introspective.              Chance !       En plus d’être un anime anti-Otaku, Evangelion est un anime anti-Mecha ou pour être plus précis, un anime de la déconstruction. Rien que de se demander si Evangelion est un Mecha ou pas est déjà un débat. Pour rien vous cacher mais vous le savez sûrement, Evangelion a fait couler beaucoup d’encre mais je reviendrai plus tard sur ce détail. Si je peux affirmer quelque chose, c’est qu’Evangelion aime beaucoup se démarquer des autres Mechas en tant que Mecha. Je m’explique, la série va reprend beaucoup de cliché de Mecha pour mieux les démonter. Prenons le 1er épisode de la série, en tant normal n’importe quel héros de Mecha, formé ou pas à piloter, va monter dans le robot et va se battre avec beaucoup d’envie….sauf que pour Evangelion, ça ne va pas être le cas ! Shinji refuse de monter dans l’Eva et même lorsqu’il finit par accepter de piloter, par un plan machiavélique de son père, il fait à peine un pas et il tombe ! De nos jours, il est dur de voir ce genre de détail mais imaginer à l’époque, c’était une claque pour le fan de Mecha !  Le robot en lui-même aussi est incroyable ! Lorsque le robot prend un coup, le pilote ressent le coup aussi! Des coups , les pilotes vont s’en prendre, accentuant leurs traumatismes. Shinji en tant que pilote est un protagoniste qui reprend des codes du genre Mecha. Il reste l’élu qui sait piloter l’Eva comme les autres pilotes même si plus tard dans la série, cette affirmation sera faussé, sauf pour Shinji. Les combats dans la série sont impressionnant de créativité : deux Eva doivent se battre sur le rythme d’une musique Classique ;Un autre épisode montre un Eva au sniper tandis qu’un autre doit le défendre avec un bouclier ; Dans un épisode, les trois Eva fonce à pied pour réceptionner un ange qui s’écrase à vive allure ; il y a même un épisode où un Eva se bat dans l’eau, rappelant un certain Nadia et le secret de l’eau bleu.   L'Eva 02 en pleine action !     Ce que je viens de citer ne sont pas les épisodes les plus mythiques (sauf pour un ou deux) car les combats dans la série vont être de plus en plus dur à supporter pour les pilotes. Oh oui ! Les combats vont prendre une autre dimension dans la deuxième moitié de la série, les pilotes vont plus se battre pour s’affirmer dans ce monde que pour le sauver. Les combats deviennent alors beaucoup plus psychologiques et à la fois beaucoup plus cruels, sans parler du mode Berserk quand l’Eva pète un plomb. Hideaki Anno et son équipe ont su créer une certaine homogénéité entre la réflexion et des combats explosives qui sert de soutient au propos lors des réflexions des pilotes. Le mode Berserk qui rend l'Eva incontrôlable   En parlant de pilote, si j’ai longuement parler de Shinji, je n’ai pas trop parler de Rei et d’Asuka. Asuka est une tsundere avant même que le terme tsundere existe (enfin, je crois) et Rei n’est rien d’autre que la première kuudere de l’histoire de l’animation Japonaise. Pour beaucoup de fan, ces deux filles sont les stars de la série bien qu’il ne sera pas question de savoir ici laquelle est la meilleur, on sait tous que c’est Misato  ;)…. Hum-Hum je reprend mon sérieux. Rei est une fille très froide avec tout le monde sauf avec le commandant et plus tard avec Shinji. Ce qui définit Rei n’est pas son côté Kunndere mais plutôt ce qu’elle est vraiment. Il faut dire qu’au file de la série, c’est un personnage qui va prendre de l’ampleur et évoluer. Par contre, indépendante n’est pas le mot que j’emploierai pour la décrire et d’un point de vue ‘Schématique ‘, elle n’est pas le personnage qui fait avancer les choses malgré son charisme mais heureusement Asuka est là ! Oui, parce qu’Asuka va prendre partit dans les combats et est même la seul volontaire à vouloir casser des gueules. L’entrée d’Asuka redonne un coup de fouet à la série! Elle est un personnage très discuté parce que son caractère la rend pour beaucoup casse bonbon, cependant, elle reste aussi très appréciée, surtout quand on en saura plus sur son passé . Ce passage reste le meilleur épisode de la série pour moi. De plus, ces deux jeunes filles ne s’apprécient pas trop et des règlements de comptes vont parfois avoir lieu dans une atmosphère déjà lourd . Il me reste encore à parler de Kaworu dont sa présence à beaucoup marqué malgré qu’on le vois qu’ un seul épisode. Je suis obligé de vous parler du « KawoShin » (taper ce mot sur internet !) qui en faite est intéressant parce que vous connaissez beaucoup de série de Mecha avant Evangelion où le Héros devient gay ? Personnellement, non ! L’auteur a affirmé qu’il y avait plus que de l’amitié entre ces deux personnages. c’est un véritable coup de pied dans la fourmilière chez les Méchas ! On a plus connu des amours entre un homme et une femme qu’ entre deux hommes dans les animes, surtout en 1995 ! On peut dire que Anno était en avance sur son temps. Bien sûr, Kaworu ce n’est pas qu’un personnage qui drague Shinji, il a charisme et une histoire que je ne spolierai pas ! Evangelion se démarque par les quelques différences que je viens de citer mais aussi parce que c’est le croisement entre des gros robots et des robots plus réalistes, d’où le terme d’Eva- Gundam. En revenant sur les combats, j’ai oublier de mentionner qu’il s’agit beaucoup de corps à corps, les Eva n’ayant qu’un petit couteau pour se défendre  (le rapide Knife pour les connaisseurs) aboutissant à des contacts direct, illustrant les problèmes social de Shinji et des pilotes, c’est pas merveilleux tout ça !   Profitez bien de ce sourire car ça sera le seul de Rei                 Fly Me To The Moon ?        Expliquer la subtilité d’Evangelion serait une longue tâche comme je l’ai déjà dit alors je vais venir à ce qui fait mal : les défauts. Ce n’est pas parce qu’Evangelion à tout fracassée sur son passage à l’époque qu’il n’est pas exempte de défauts. Hormis la qualité de l’animation qui peut rebuter quelque un d’entre vous mais qui pour l’époque était très bon. Par contre, je dois vous expliquer que la série à connu une galère pas possible pour être animé dut à un problème d’argent. Je ne sais pas trop comment cela s’est fait mais l’équipe d’Hideaki Anno a réussi à cramer presque tout le budget de la série alors qu’elle venait à peine de commencé. Les Conséquence ? Des petits astuces d’animation qui consiste à ne pas trop, voire pas du tout animer une scène. C’est pourquoi Gendo à sa fameuse pose avec ses mains devant sa bouche parce que cela cache ses lèvres, qui n’auront pas besoin d’être animé et ainsi faire des économies. Gendo n’est pas le seul à avoir cette pose puisque même Misato et Rei le font dans un épisode, devenant un gimmick assez drôle je trouve.   La Gendo Pose, plus qu'une mode, un style de vie     Ce n’est pas la seul technique des animateurs pour faire des économies, on a le droit aussi à des scènes qui se prolonge inutilement comme la célèbre scène de l’ascenseur où Rei et Asuka se font la tête, prouvant ainsi que la Nerv à les ascenseur les plus longs du monde. Il faut se dire que pendant 50 secondes environs, les personnages ne parle pas et ne bouge pas (sauf un petit reniflement pour Asuka). La scène de l’ascenseur n’est pas une mauvaise scène bien qu’elle me fait rigoler, cela permet de montrer la tension des personnages surtout à ce moment de l’animé. Un dernier pour la route, il y a la technique de la répétition qui consiste à faire répéter une séquence pendant 2 minutes, au point de connaître par cœur des textes alors que c’est votre première visionnage (Bon, j'abuse un peu !). Cette Technique est plus utilisé pour les scènes introspectives donnant une mise en scène original, artistique mais surtout économe.   ça commence à devenir long     Un autre défaut moins cité parce qu’il faut revoir la série, la première moitié de la série est pas si ouf que ça. Du moins, elle ne représente pas forcément l’intérêt de la série contrairement à sa deuxième moitié, beaucoup plus psychologique et sombre. Quand on pense à Evangelion, on pense surtout à cette deuxième moitié. Qu’est ce que  je lui reproche dans sa première moitié ? Des épisodes assez moyen. Franchement, pour ceux qui ont vu la série, vous vous rappeler de l’épisode où les américains viennent avec un pseudo Eva nucléaire ? Ou l’épisode avec le piratage informatique de la Nerv ? Parce que moi Non ! l’épisode « Magma-Diver » n’est pas très aimé des fans malgré que je trouve qu’il soit bien écrit, sans compter l’affreux mais un minimum intéressant épisode 4 où Shinji fuit de chez Misato à peine installé. Rei bien que présente ne peut pas sauvée ces épisodes moyens, surtout qu’elle n’est pas aussi présente qu’on le croit. Mention Spécial quand même à la fin de l’épisode « Rei II » qui m’a sacrément marqué pour sa fin et je n’en suis pas le seul 🙂 mais sinon pour un premier visionnage, la première partie d’Evangelion reste agréable malgré tout.     Comment ça ? il n'y a plus de budget Anta Baka !   Un défaut, exclusivement chez nous par contre est le doublage français. Oh mon dieu qu’elle est atroce ! J’ai regardé quelques passages et j’avais l’impression d’être Alex dans Orange Mécanique lorsqu’il se fait torturer en voyant des scènes violentes sur fond de musique classique. En vérité, chaque doublage des différents pays ont eu le même sort à l’exception du Japon, tout simplement parce qu’ Anno a beaucoup travailler sur le doublage avec les Seiyū alors que chez nous, Donald Reignoux, le doubleur de Shinjin (et de Spider-man) en était à son premier doublage, malheureusement pour lui.   Qui je suis ? l'éternel question sans réponse   Venons enfin au défaut que vous attendais tous, La fin. C’est un défaut pour celui qui veut mais ça n’empêche pas que la fin est bâclé, vraiment bâclé. En faite, les personnages sont dans le noir à se lamentés puis révélation et Fin, comme ça ! Autant vous dire que beaucoup de monde était insatisfait et ça a fait pas mal couler d’encre. Pourquoi, cette fin ? L’Argent comme déjà dit sauf qu’ici ils pouvait même plus faire de plan achevé tellement ils étaient fauchés ! Il y a cependant une autre raison, la censure ! Le dernier quart de la série a eu beaucoup de soucis avec la censure : Nudité de Rei et d’Asuka trop détaillé ; scène de craque - craque entre Misato et Kaji bien qu’on ne voit rien, on comprend ce qui se passe ; des idées sur le papier trop choquant pour la Télévisons et…. Hop! ça fait des polémiques. Du coup, Anno a dut faire une fin dans l’urgence et à la place d’avoir la fin espérée, on a eu droit à un pingouin qui dit « Félicitation ». La pilule est passé depuis mais il a fallut beaucoup de temps avant qu’on accepte vraiment cette fin et qu’on la défende. Cette fin est en vérité satisfaisante d’un point de vue thématique mais scénaristiquement , ouille ! D’ailleurs, Evangelion a plusieurs fins, trois actuellement : la série, le manga papier (fait par le dessinateur et chara design  Yoshiyuki Sadamoto ) et le film de fin. Pour ce dernier, je lui réserve un article à lui tout seul, tellement il a des choses à dire sur ce film.         Ils vont tous passer à la casserole           Conclusion   Que faut-il retenir sur Evangelion ? D’abord, que cette série doit être vu pour son influence dans l’Anime. Ensuite, que cette série est avant tout intéressante et dynamique malgré ses défauts, même si ce sont des défauts pas si gênant. Enfin, que cette série est un petit peu surcotée. Il y a deux ans de cela, je n’aurai pas dit qu’elle serai surcotée mais les gens ont tendance à retenir ce qu’ils apprécie, par conséquent, on oublie ce qui nous a pas marqué et Evangelion n’a pas toujours été au top dans ses épisodes. Qu’importe ce que l’on aime ou pas dans cette série, Evangelion a marquer une génération et reste encore aujourd’hui très regardé. Je n’aurai qu’un seul mot à ajouter : « Félicitation ! »           PS: Je m'excuse par avance si il y a des fautes d'orthographes ou de syntaxe malgré mes relectures.      

SweetBloodegde

SweetBloodegde

Bilan de Crown Jewel [Catch]

Je viens de voir le PPV du 2 novembre 2018, appelé Crown Jewel, et se passant en Arabie Saoudite. Un véritable calvaire à supporter pour la WWE puisque trois lutteurs important pour trois différents matchs étaient absents, ce qui les a forcé à s’adapter et à combler les vides. Le premier était Roman Reigns… pour cause de maladie. Le pauvre doit subir les assauts de la leucémie pour la seconde fois, et de mes quelques connaissances… je sais qu’il y a peu de chance qu’il s’en sorte, ou même, qu’il revienne sur le ring.
Du coup, son match triple menace Braun Strowman / Broke Lesnar / Roman Reigns a été changé en un simple match 1vs1, ce qui l’a gravement changé comme on le verra plus tard. Les deux autres sont John Cena pour la coupe du meilleur lutteur du monde, et Daniel Bryan pour la ceinture de Smackdown. Leurs raisons à eux sont politiques, et pour que vous puissiez comprendre, il faut faire une parenthèse.   Il y a quelques semaines, il y a eu le meurtre très barbare en Turquie d’un américain. Cet américain était né en Arabie Saoudite, et il était journaliste là-bas. Sauf que, comme il était un peu comme moi (à savoir, ouvrir sa gueule même quand on lui faisait des gros yeux) il s’est exilé en urgence aux USA histoire de pouvoir espérer mourir de mort naturel, et non en étant suicidé de trois chargeurs dans la tête. Sauf que, le monsieur, il voulait se marier, et pour ça, il devait aller en Turquie. Et hélas, Khashoggi a été rattrapé là-bas, alors qu’il se rendait dans le consulat de Riyad, il a été interrogé, torturé, étranglé puis démembré. Suite à cela, en plus des lois Saoudienne qui empêche les femmes de monter sur le ring, plusieurs stars de la WWE ont émis des objections pour poursuivre le projet et faire le show au pays des émirats arabes, mais au final, seuls Daniel Bryan et John Cena sont allé jusqu’au bout et ont dit merde à tout le monde.   Ce qui, pour moi personnellement, attire mon plus grand respect pour ces deux lutteurs.   Et forcément, du coup, avec ce genre de problème, on partait très mal… Mais allez, laissez-moi vous expliquer le déroulement du show. On commence par un petit combat entre Rusev (hannnnwwww) et Shinsuke Nakamura (beuuuh) pour la ceinture du champion américain. Et le japonais a gardé son titre après un âpre combat sans grande surprise. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’ils se battent pour cela, et comme les autres fois, il n’y a toujours pas de scénario entre ces deux personnages. Pas d’interaction, de vrai rivalité, non, rien. Et quelque part je suis triste, parce que Rusev mériterait d’être autre chose qu’un challenger un peu pathétique compte tenu de ses prouesses physiques. De toute façon, on sent qu’ils ne savent plus trop quoi faire de lui, ou même, de Shinsuke, puisque même le champion n’a pas de véritable rivalité et d’interaction avec d’autre membre de Smackdown, une véritable aberration.   Vienne ensuite les quarts de final de la coupe pour déterminer qui est le meilleur au monde. Déjà, ce titre n’a aucun sens, puisqu’on a déjà le champion du monde à Raw et la ceinture intercontinentale à Smackdown, et ce, sans compter NXT, 205 Live et tout le toutim. Et en plus, les matchs n’ont pas été des plus foufous, pour ne pas dire moyen. Je pense que je vais être d’accord avec la plupart des gens qui réfléchissent sur le catch : la faute ne vient pas des lutteurs qui ont fait tout ce qu’ils pouvaient, sachant que du coup, certains devaient enchaîner les combats ! Les finalistes étaient Dolph Ziggler et The Miz, deux méchants donc, ce qui peut au départ surprendre, mais ce qui s’est passé ensuite était bien plus troublant. Lors de cette finale, et avant que l’arbitre puisse lancer le match, The Miz a immédiatement lancé les hostilités, histoire de prendre Dolph par surprise, mais malheur, lors d’une accrobatie les projetant hors du ring, l’ancienne star de télé réalité se blesse au pied.
Alors, j’arrête un instant la narration ici pour vous faire part, déjà, que mon immersion a été pété à ce moment-là, puisque le moment où The Miz se blesse n’est absolument pas clair. Déjà, je soupçonne un petit botch puisqu’à tous les coups, l’athlète devait tomber beaucoup plus lourdement et maladroitement sur le sol. Ensuite, c’était pour permettre au commissaire de Smackdwon de prendre la place du Miz pour se battre à sa place, comme ça, hop. Vous savez, le mec dont le rôle dans le scénario, c’est surtout de prendre des décisions dans les coulisses en se posant sur son gras ? Celui qui ne se bat donc presque jamais ? Et bien, non seulement il prend la place de quelqu’un de plus méritant (même si c’est le Miz… On va dire qu’il est méritant), mais en plus, il rétame Dolph Ziggler en moins de cinq minutes !
QUOIII ? Et puis, à la façon dont il se bat, avec ses petits mouvements de free fight tout mou, j’arrive pas à croire qu’il fait des dégâts à son adversaire. Le titre de meilleur lutteur du monde a été gagné… dans un squash opportuniste. Le squash, c’est quand on a un affrontement à sens unique qui sert à démontrer au public à quel point un personnage est fort. Et là, ça ne marche absolument pas. Déjà pour les éléments que j’ai exposé un peu plus haut, Shane McMahon qui n’est pas crédible en combattant tout ça, mais en plus, un titre qui devrait être super important a été remporté en quelques minutes à peine par un mec qui sors de nulle part. Le titre n’a aucune valeur dans l’imagination collective.   Mais ça, encore, c’est gentil, il y avait encore pire, comme le match pour le titre mondial à Raw. En l’absence de Roman Reigns donc, il ne restait plus que Braun Strowman, le monstre parmi les hommes, trois mètres sur deux, pouvant soulever des ambulances, contre Brock Lesnar, la bête, deux mètres sur trois, vétéran de l’UFC dont il est champion. Ca ne pouvait qu’être un combat de fou ! Deux géants se fracassant l’un contre l’autre ! Et ben non, parce que Baron Corbin, manager de Raw, a décidé de donner un coup de main à Lesnar en donnant un petit coup de la ceinture dans la tête de Braun Strowman qui passera le reste du match à se faire bolosser comme une victime… Je pense, pour ma part, que c’était un squash là aussi, puisque le match a durée moins de trois minutes, et que Brock Lesnar a utilisé une seule prise plusieurs fois pour remporter la victoire. On peut effectivement contre argumenter en disant que Brock Lesnar a dû utiliser cinq fois cette prise pour battre le Monstre… Mais comme Strowman ne s’est presque pas défendu… Donc, le titre majeur de Raw a été obtenu par un mec qui n’est jamais là puisqu’il est majoritairement à l’UFC, dans un match de moins de cinq minutes, à sens unique, et par tricherie. Ce titre n’a donc aucune valeur non plus.   Suite à la volonté de Daniel Bryan de ne pas aller en Arabie Saoudite, le combat pour la ceinture majeure de Smackdown a été effectué mardi dernier, et non vendredi lors du PPV, et à la place, on avait un éniéme combat entre AJ Styles et Samoa Joe. Alors, le match était divertissant hein, pas de soucis, mais c’est juste que c’est la 4eme fois, que ça n’a pas bougé donc entre les deux-là, que ça n’a toujours pas bougé et qu’on a déjà eu beaucoup plus impressionnant avec ces deux catcheur. Donc, le champion majeur de Smackdown a servi comme un bouche trou. Là, je bouillonne.   Mais bon, hein, fallait bien que l’on fasse n’importe quoi avec tous ces personnages hein, parce que voilà le main event ! Les quatre papys qui se foutent sur la gueule ! Youpi ! A nous les joies du combat mou du genou entre les Frères de la Destruction (Undertaker et Kane) et Dégénération (Triple H et Shawn Micheals qui semblait être blessé avant le match d’ailleurs). Quel joie de voir un coup distribué toutes les trois minutes, au point où on se croirait dans un shonen nul.   Au final donc, déception, même si je ne m’attendais pas à grand-chose. Et j’espère qu’ils sauront replacer de meilleurs idées rapidement, parce que sinon, le public va aller chez la concurrence.
Evolution, qui était un PPV 100% féminin, était vachement mieux, comme quoi les saoudiens nous emmerde plus qu'autre chose.

MaiffaInes

MaiffaInes

 

aot tribute games

(ceci est un repost) bonjour a tous ceci est mon premier blog sur rom station donc rester indulgent   aujourd'hui nous allons découvrir ensemble un jeux que j'affectionne attack on titan tributes Games      attack on titan tributes Games est un fan Games (gratuit) donc a était fait par des fan et quoi de mieux pour adapter un filme un manga ou une série que des fan car qui de mieux que les fan pour savoir ce qui on aimer dans leur licences préférer mais bon début du test      quand arrives on tombe sur l'écran de titre    Reveal hidden contents nan je rigole il y a pas de spoiler par contre il fait connaitre un minimum le manga voir même avoir regarder la premier saison de l'animer   sur cette écran de titre vous pourrez  choisir de jouer en solo ou en multi perso prenez d'abord le solo faite le tuto et entrainer vous a buter du titan car au début on galère en même temp on pourrai reprocher au jeux de ne pas être  ergonomique  car pour utiliser le grapin (gauche) l'équipement tri dimensionnel  il faut presser la touche E de votre clavier pour changer votre épée c'est R utiliser les deux grapin on utilise ESPACE et pour marcher c'est W sans oublier pour frapper CLIC GAUCHE   et attaque  spécial CLIC DROIT ah oui et quand vous commencer une parti appuies deux ou trois fois sur C  jusque a avoir votre viseur pour le grapin au milieu de l'écran  ca évite d'avoir une cameras qui va n'importe ou  bon après les graphismes sont pas top mais  assez pour reconnaitre les élément mais ce qu'on peux souligner c'est le nombre incroyable de mode de jeux c'est vraiment énorme perso mon préfère et le mode trost     bon on passe a la note   LA NOTE   bon mon avis sur ce jeux est subjectif  donc ma note sera de   6/10 car bon attack on titan tribute Games est et restera un excellent fan Games mais ca maniabilité est égale a 0/20 mais bon tributes Games est un excellent jeux pour les fan d'attack on titan

kitsunesenpai

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le nouveau nintendo direct special smash

bonjour ca fait longtemps et je reviens pour une grande occasions pour super smash ultimate et analysons ensemble le dernier Nintendo direct de se jeux qui sera mémorable oui je ne retient pas mes mots   le Nintendo direct commence par un gameplay  puis le logos du jeux apparais avec le titre :super smash  bros ultimate direct 😯magique tellement il est beau  puis un discours du saint sakurai😇 il nous annonce la terrible nouvelle que c'est le dernier live super bros ultimate 😣 avants sa  sortie  puis bim  animation  ou même Pixar ou Disney serait jaloux  et ou on nous confirmes Ken  et aussi mon chouchou flamiaou/felinferno plus stylé que  jamais 😎 bon a noter que Ken est un combattant écho et donc pas un vrai combattant  autre nouvelle tragique le casting est complet  bon ben pas de skull kid c'est triste 😥 il nous présente les amibo  du jeux bon ben (*la minute subjective*bon j'ai été fan des amibo pour moi ca faisait beaucoup trop goodies *c'était la minute subjective*)  puis il nous annonce les esprit la meilleure technique pour rajouter des perso quoi bref j'ai pas compris comment ca fonctionné si vous comprennes expliquer en commentaires mais je comprend pas donc on passe  la il arrive a une partie très croustiante le multi  bon il explique comment jouer avec des amis mais la c'est mieux que vous regarder  et la bim tu t'y attente pas  le mode en ligne  juste fableaux  il se découpe deux mode pour le fun quand on veut pas se prendre la tète et pour la gloire ce  deuxième mode je vais le saucer  vraiment si vous cracher du sang et avoir des combat jussifs prennes le mode pour la gloire   bon après on a un ment ou il nous annonce les règles préférer bref c'est pas ouf  et la et la on nous dit qu'on aura un Fuck*** classement c'est pour ca que je vais jouer en mode pour la gloire  pour être le plus dans le classement  je vous raconte pas tous les tournois qui vont se créer  bon après on a les match vip pour les gotaga du jeux  et un système bizarre d'ARENE dure a expliquer  et c'est c** oui j'insultes mes préférer dans le jeux vidéo   nous montre leur système de paysan pour le chat vocal  bon après on a les trophée aide bon ca va c'est pas trop nul    bon j'imagine qu'on peut sauter  l'aide car tout le monde sait a quoi ca ressemble  puis record nos combat bonne fonctionnalité si Nintendo n'empêcher pas les gameplay de leur jeux 😤  bon passons au défis la aussi tout le monde c'est a quoi sa ressemble  bon on peut aussi avoir les statistique de nos combat et on a les smash tags  qui sont juste le pseudo de joueur qu'on a vaincu bref bonne idée si on veut prouver qu'on butter un jouer super fort   on a aussi un shop pour acheter avec l'argent du jeux des skins musique thèmes du  copie fortnite  (*la minute subjective* fortnite c'est de la merde et gotaga c'est un kikoo *c'était la minute subjective*) on Pourrat aussi changer les voix    on peut maintenant en partie local changer la puissance des personnage  bon il montre les costume pour mii  et il nous apprend  que  il y aura des dlc payant (*la minute subjective*perso je suis déçu je croyez que Nintendo était de tout Seasons pass et autre dlc  je penser que Nintendo allait ajouter des dlc gratuit mais la 6€ le perso  la map et le thème non ca vaut pas bon je sais que vous allais penser que je gueule pour rien mais non pour moi c'était la seule entreprise qui était au dessus de ca *c'était la minute subjective*)  bon on va ce consoler car si on précommande le jeux on aura la plante piranha et la et la au mon dieux est la le LLLEEE mode histoire est annoncer ou on jouera Kirby  juste finir sur ca c'est diabolique tellement c'est efficace avec en plus derrière la version vocale du thème du jeux si vous vouler faire un cadeau a vos oreille voila le liens c'est cadeau me remercier enfin si en vous abonnent a mon compte et a mètre un cœur a ce blog  en plus en vous abonnent vous aurait une notification quand je posterait un blog en parlent de ca je ferais bientôt un blog pour faire un emploie du temp

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Secret Story (auteur : Psyko)

Vous commencez tout d’abord à définir votre futur personnage… à l’aide de 3 questions ! Le sexe, le caractère (excentrique ou calme), et les qualités (rigoureux ou fou). Voila comment on vous définit dans la vie chez Endemol ! Selon les réponses que vous donnez, vous contrôlerez un des membres du fabuleux casting. Par la suite, vous choisissez un secret parmi les objets présent à l’entrée de la maison.   Je suis une pure star, je suis ramener en clio !   Cette façon d’intégrer un candidat est parfaitement ridicule. Prenez les Sims par exemple, si vous décidez que votre personnage est un ermite, maniaque de la propreté avec une chance de malade, votre sim avancera rapidement dans sa carrière, sera heureux en ne parlant a personne et nettoiera votre appartement rapidement et tout cela même en faisant rien. Et si vous allez à l’encontre de son caractère, votre sim sera d’une humeur massacrante et vous ne pouvez plus avancer. Ici, même si vous décrétez que votre personnage et un excentrique fou, vous êtes complètement maitre de votre destin et vos actions n’auront aucune influence. Encore mieux, dans la maison, il n’y a rien qui influence votre personnage.   Moi c'est Izabelle, mon secret est que je suis la black de service !   En parlant de la maison… Elle est d’une simplicité incroyable, un grand salon qui fait office de « salle à manger » et de cuisine relié à l’extérieur et un couloir donnant sur la salle de bain, la chambre et le confessionnal. Mais bon passons.   Une cuisine High-Tech, pas de doute, on est dans un manoir !   Revenons à la gestion de votre personnage. L’humeur de votre héros est gérée par 4 jauges, l’humeur générale, la fatigue, la vessie et la faim. Vous avez aussi votre portefeuille avec vos gains théoriques que vous empocherez à la fin de l’émission, si vous gagnez, ainsi que le pourcentage de téléspectateur qui vous apprécie.   Regardez ce beau gosse, il est populaire, heureux, n'a pas faim et est un prince riche !   Regardons de plus près le pourcentage. Je n’ai pas vraiment saisi ce qui le fait augmenter ou baisser. J’ai l’impression que le fait d’être constamment en maillot de bain est un bon moyen pour conserver un bon pourcentage. La vie sociale semble être le meilleur moyen d’être populaire, mais là aussi c’est assez confus, des fois en discutant avec vos colocataires, vous perdez en popularité, et des fois en faisant des mauvaises blagues, vous gagnez en popularité.   Regardez ce corps de rêve nager, elle mérite d'être connue !   Parlons gameplay à présent, il est ridicule à souhait. Vous utilisez exclusivement le bouton A pour les actions et les touches directionnelle pour se déplacer. Le stylet de l’écran tactile peut se substituer aux touches directionnelles. Bon le but du jeu et de gagner l’émission et obtenir le maximum d’argent en obéissant à la voix mais surtout en découvrant les secrets des autres. Tout d’abord un secret est défini par 3 indices. Quand vous avez défini votre secret, vous recevez dans votre inventaire les 3 indices liés à votre secret. Le but du jeu, est donc de retrouver les indices de chacun caché dans la maison. Après avoir trouvé tous les indices, il suffit de jouer avec l’option « enquêter » pour rassembler les indices et découvrir les secrets par combinaisons d’indices. Sur le papier c’est sympa, mais il y a un énorme hic, il faut attendre que vos collègues cachent un indice, et être le plus rapide à récupérer ! En clair, vous devez constamment espionner les candidats. De plus, n’importe quel objet est une cachette ! Heureusement que des étoiles indiquent qu’un objet contient un indice. Et ceci rend le jeu ennuyant et chiant ! Remarquez, à part les pseudo-missions confiées par la voix, vous n’avez vraiment que ça à faire.   Je possède un casque de moto, je crois au soucoupe volante et je voyage beaucoup, je suis donc cosmonaute !   Autre chose qui rend le jeu long et pénible, la musique qui est ridicule mais surtout, le temps ! Il y a tellement peu de choses à faire, que vous voyez le temps passez. Il y a bien des soirées à thèmes pour pimenter, mais cela ne comble pas le vide du jeu. Prenez un GTA, il y a tellement d’actions à faire, que les 24 minutes qui représentent une journée filent à une vitesse pas possible. Quand aux graphismes, mon jeu de dès sur mon téléphone portable à de bien meilleur graphique. On retrouve ici le minimum rien de plus, rien de moins.   Je suis Zack, un sosie des Jonas Brother grâce aux graphismes !   Bilan, on retrouve ici un jeu qui résume bien la philosophie de Endemol : commandre un jeu pour pomper encore plus le pognon des pigeons qui regardent l’émission. Le concept du jeu est peu être le truc le moins mauvais du jeu, mais tout le reste est à revoir.   Et moi pendant de ce temps là, je prend une douche!

Aronaar

Aronaar

 

besoin d'aide en multi joueurs

Il y a presque 6 mois que j'ai découvert Romsation. Avant d'arriver ici je savais déjà ce qu'étais une ROM et un émulateur mais j'ai été agréalement surpris de voir la simplicité d'accés à tous un tas de jeux que cette plateforme propose mais aussi le soin avec lesquels ils sont répértoiriés et classés. Vraiment c'est le paradis pour celui qui aime les jeux vidéo. Il m'a fallu un temps pour m'adapter au site ainsi qu'à certains émulateurs. Je pense que maintenant je maitrise les bases nécessaires et j'aimerais donc passer à une étape suivante, c'est à dire faire des parties en multi joueurs. J'avoue que là, je suis un peu perdu. J'ai bien compris le fonctionnement de l'onglet multi joueur de Romstation et j'ai même installé Teamspeak. Je n'ai aucun problème technique à résoudre pour accéder ou créer une partie en multi joueurs mais mon soucis c'est que je ne trouve pas de joueurs. Soit je suis seul inscrit dans une partie, soit je crée une partie et personne ne me rejoint ou soit je n'ai tout simplement pas le mot de passe pour accéder à certaines parties. Bien sûr, je sais qu'il ya une chatroom avec un espace Multiplayers mais je n'y trouve pas souvent du monde. Peut être que je ne connais pas les bonnes chatrrom pour trouver d'autres joueurs. C'est pourquoi j'écris ce blog car là j'aurais besoin d'être renseigné, secondé, épaulé voir parainé par un joueur plus expérimenté et qui pourrait m'expliquer comment cela se passe. Comme on dit "apprenez à un homme à pecher et il aura du poisson toute sa vie" donc plutôt que de me proposer une partie de ceci ou de cela, j'ai plutôt besoin que l'on m'explique comment trouver d'autres joueurs. J'ai quelques autres questions toujours dans le même ordre d"idée à propos de Romstation mais encore une fois, je ne trouve pas de chat où les poser. Voilà donc si quelqu'un pouvait m'aider et me renseigner sur ces sujets cela m'aiderait beaucoup. Je ne sais pas si mon texte ici a bien sa place ici dans un blog mais je ne voyais pas ou d'autre poser ces questions. Merci d'avance pour votre aide.

Zorglub1972

Zorglub1972

Au secours, Papy revient [Catch]

Bien le bonjour.
Puisque dorénavant, exprimer un avis contrariant la majorité et les administrateurs, c’est écrire un billet d’humeur, donc pas un vrai article, et que cela conduit à une sorte de punition général où on revient en arrière, en permettant à n’importe qui d’écrire n’importe comment…   Aujourd’hui, nous allons donc parler de catch.   Si vous suivez quelque les news relatifs au milieu, vous devriez savoir que Hulk Hogan devrait revenir à la WWE pour participer aux shows. Et cette nouvelle me déplaît quelque peu.   Je pense qu’il y a une sorte de volonté de la WWE de se faire du fric en profitant de la nostalgie des fans de la première heure, plus que faire découvrir des anciens personnages d’antan. Procédons par ordre pour vous expliquer mon point de vue.   Pourquoi et comment surtout, la WWE peut miser sur la nostalgie pour obtenir un excellent résultat ? Tout d’abord, n’oublions pas l’écriture (dans le jargon, on dit booking, ce que j’utiliserai à partir de maintenant) qui sert à créer des attentes au fil des semaines. Mais ça, ce n’est que la base bien entendu, c’est ce que la fédération utiliser pour chaque rivalité, pour chaque match, chaque grand événement (que l’on appelle PPV). Cependant, même si parfois ils utilisaient de vieux catcheurs, c’était le plus souvent pour faire un match du type ‘’Jeune premier qui affronte le vieux briscard’’ comme le fameux The Rock Vs Hulk Hogan dans les plus gros PPV de l’année (Wrestlemania par exemple). Mais là, on parle de vieux catcheurs revenant pour de la longue durée : Rey Mysterio, le big show, et surtout, la rivalité quasi inintéressante entre le DX (Triple H / Shawn Micheals) contre le Undertaker et son frère. Et c’est cette dernière qui me gêne le plus. Rey Mysterio a prouvé  en effet qu’il était encore frais et vif. Le Big Show est un catcheur massif et gigantesque. Son boulot est d’écraser les autres et d’encaisser, c’est un tank, et même en étant vieux, ça passe (même si c’est risqué). La rivalité traitant des quatre catcheurs réparti en deux équipes cependant, quant à eux, ont prouvé qu’il y avait un peu de quoi s’inquiéter.   En effet, il y a quelque semaine, lors du Super Showdown, il devait y avoir le DERNIER match opposant le Undertaker et Triple H pour déterminer une bonne fois pour toute qui étais le meilleur. Après un bon match, il fallait tout de même se rendre à l’évidence : l’ensemble des quatre catcheurs étaient lents, très précautionneux (au point où ça se voyait) et il était possible de suivre le combat d’un œil distrait sans rien rater. Mais surtout, ce qui est dommage, c’est que ce combat n’ait servit qu’à préparer l’affrontement par équipe, voir quelque chose de plus long encore, et de plus large, puisque même Hogan revient.   Et j’ai l’impression de voir le projet Star Wars 7, mais appliqué au catch : on utilise tout ce qui peut rappeler l’ancienne époque, juste pour brosser les fans dans le sens du poil et pour ramasser un max de fric, car au niveau de l’art en lui-même, la formule ne marche pas et ne peut fonctionner. En fait, au moment où j’écris ces lignes, je me rends compte que c’est plus par espérance que par analyse.
Parce que le catch, ce n’est pas comme le cinéma ou tout autre divertissement : on met en scène des combats certes, mais on peut se blesser voir se tuer pendant un show. Et plus on est vieux, plus les risques sont grands.
Et face à de tels risques, il y a deux chemins possibles : - Ralentir tout le monde et prendre toutes les précautions dans le ring et donc, dans la chorégraphie des combats. Ce qui rend le tout beaucoup plus mou et moins impressionnant. A ce stade, il n’y a donc plus que la nostalgie pour motiver les fans et leur faire plaisir. Et c’est ce qui s’est passé lors du dernier match entre l’Undertaker et Triple H. Et c’est pour ça que l’on refait les même équipes avec Les frères de la destruction et le DX, en tout cas, c’est mon analyse, n’hésitez pas à me partager les vôtres. - Faire comme d’habitude, et prendre ainsi le risque qu’il y ait des erreurs/ratés (dit botch dans le milieu), des blessures, voire pire. Notez que les botchs peuvent arriver même aux jeunes et brillants catcheurs, comme lors d’Evolution, où dans le formidable combat Charlotte Flair Vs Becky Lynch, l’arbitre a subtilement poussé une chaise vers Becky Lynch alors qu’il était au milieu du ring en face de dix caméras. Jamais mon immersion a été autant malmenée qu’à ce moment (ça revient à dire ‘’Non mais c’est Becky qui doit gagner là hein’’), mais jamais je n’ai autant rigolé dans un match (en dehors des moments où le Miz se faisait péter la gueule). Bon, imaginez que ce genre de chose arrive aux légendes de la WWE parce qu’ils se sont un peu trop poussé. Et là on rigolera beaucoup moins je pense.   Voilà, ça, c’était un petit billet d’humeur, un vrai.
J’espère que vous saurez faire la différence à partir de maintenant.
Si vous voulez lancer une véritable discussion là-dessus, je vous recommande cependant d’ouvrir des sujets dans les forums que de commenter, pour qu’un plus nombre de gens participe (et pour élargir le sujet au Crown Jewel qui arrive demain).

MaiffaInes

MaiffaInes

Pokémon Korosu- aimer Tarantino n'est pas suffisant

Un choix qui n'aura pas grande conséquence. Mais c'est dark !   Lorsque le monde est violent, il faut l’être encore plus que lui   Vous incarnez une jeune femme de 14 ans, dont la famille vient d’être tuée par des bandits. Vous êtes kidnappée et quittez les terres d’Hoenn, direction Kanto : vous allez être livrée comme fille de joie, simple propriété humaine de la famille du crime Salone. Alors que vous allez connaître votre premier « client », une volute de gaz s’infiltre dans votre sac à main, puis en ressort sous votre contrôle : c’est bien entendu un Fantominus, avec lequel vous battez le Pokémon du pervers, avant que votre monstre de poche spectral ne le tue d’un coup de langue. Pas dans le sens de le paralyser pour vous laisser le temps de le tuer vous-même- non, cela le fait fondre « comme de la neige au soleil » ! Pokémon Korosu n’y va pas avec le dos de la cuillère… Dès la fuite de la chambre, j’avoue avoir ressenti un premier coup de dague anti-immersion : l’un des malfrats de cette grande famille du crime tente de nous arrêter avec un… Chenipan. Le niveau bas se comprend aisément, mais bizarrement, l’un des pokémons les plus faibles qui soit ne cadre pas trop avec l’idée qu’on peut se faire d’une bande de proxénètes impitoyables. Bref ! Vous déglinguez quelques quidams peu recommandables, avant que la réalité ne vous rappelle à l’ordre : le second du boss vous rétame méchamment, avec un Pokémon niveau 44. Heureusement, Peter était dans le coin, et même s’il traite avec les Salone, il ne supporte pas qu’on tue une adolescente juste comme ça. Il vous sauve donc, et au lieu de vous amener dans une autre région moins corrompue que Kanto, l’ancien chef de la Ligue juge bon de vous larguer sur l’une des îles Sevii, où les bandits sont « suffisamment faibles ». Mais en fait, cela convient tout à fait à votre personnage, qui n’a qu’une seule idée en tête : se venger dans le sang des Salone, et éliminer tous ceux qui se mettraient en travers de sa route. D’ailleurs, c’est une des caractéristiques mises en emphase par l’auteur de la hack : un nombre de meurtres par le protagoniste jamais vu auparavant dans une pokéhack ! Fondamentalement, je n’ai rien contre une écriture sombre de l’univers Pokémon. C’est justement la liberté offerte par le romhacking, non ? Néanmoins et si j’ose dire, il faut savoir sur quelle épaule mettre son fusil. L’auteur avait créé une Pokéhack nommée Outlaw, dont Korosu est une suite spirituelle. Selon lui, Korosu n’est pas aussi « stupidement vulgaire » (ce qui est vrai) et se veut un bon cran plus sérieux. Parallèlement, le créateur avoue s’inspirer de Kill Bill et cela se ressent un peu… Sauf que Korosu peine à trouver le bon ton, flirtant entre le trash (un loubard annonçant que votre personnage va subir une tournante…), le surréalisme qui peut faire sourire (TRIPLE KILL !) et le comique moisi (implanter un mémorial uniquement pour entendre un personnage dire que c’est là la tombe de son onyx, qui s’appelait Tectonyx. Urgh.). On se retrouve dans un Kanto délirant qui semble avoir un ratio de 3 pour 1 en faveur des bandits/psychotiques/drogués/pervers et des habitants un peu près normaux (ce qui fait se demander comment le crime prospère s’il y a aussi peu d’éléments productifs de la société). Dans ce contexte, les fois où vous l’on propose d’épargner vos victimes  ne semblent avoir aucune incidence concrète ! Entendons-nous, la quête de notre personnage se laisse suivre, mais il y a de bons soucis de vraisemblance, et le fait que notre personnage n’ait pas une seule ligne de dialogue n’aide pas à l’immersion. Nous allons creuser tout cela, mais d’abord, Bob, détour par le gameplay !   Vous gagnez 0 point si vous notez la référence.   Quand tu seras grande, si tu éprouves encore de la haine pour moi, tu me trouveras   Avoir Fantominus comme starter est une bonne chose, dès le début puisque l’opposition aura du mal à vous atteindre. Vous trouvez en plus très tôt bomb-beurk, qui, avec la puissance attaque spéciale de votre starter et son type poison, submergera plus d’un ennemi ! L’exploration est d’ailleurs souvent récompensée par de très bonnes CT (laser glace, séisme…) sans pour autant demander trop d’efforts, ce qui permet de maximiser le potentiel de votre équipe. Et à ce niveau-là, peu à redire : tôt puis de manière régulière, vous aurez la variété nécessaire afin de composer votre bande d’assassins (littéralement : votre pokémon en première position aura un honorable score en frags), majoritairement dans la première génération mais avec quelques spécimens de générations postérieures. Pour exemple, mon équipe finale se composait d’Ectoplasma (forcément), Magmar, Pharamp, Drattak, Kaimorse et Noadkoko. Rien de trop néanmoins, car Korosu (qui veut dire « tuer », au passage, en japonais) est de ces pokéhacks où il va falloir grinder, pour deux raisons. La première concerne les pics de difficulté irréguliers. Une équipe niveau 25 battra sans problèmes les membres de la Team Ice. Un peu plus corsé pour leur boss, qui s’appelle Freeze (…), mais ça passe encore. Sauf que, surprise surprise, après l’avoir battu, il vous lance en pleine face Artikodin ressuscité, niveau 30 ! Savourez les Blizzard lancés avec son 95 de base en attaque spéciale, sur votre équipe probablement déjà mal en point. Il y a plusieurs moments ainsi… L’autre concerne le final. Vous devrez abattre le « héros » du Pokémon Outlaw, le Hors-la-Loi lui-même. Son plus puissant Pokémon ? Ho-oh niveau 86. Un petit bras d’honneur pour l’auteur de Korosu, qui vous insulte si vous perdez un combat en rappelant que Pokémon est un « jeu très facile », et qui, avant de vous remercier d’avoir joué à sa hack, espère que vous n’avez pas perdu trop de temps de votre vie à grinder pour vaincre l’Outlaw, ah ah ! Heureusement non pour moi, comme j’ai mieux à faire de mon temps, j’ai utilisé des super bonbons pour me mettre à un niveau acceptable. Cela dit, le créateur ne se prive pas de se payer votre fiole à d’autres occasions, un PNJ vous dit que vous êtes un loser pitoyable et sans amis puisque vous jouez à une romhack. Sans commentaires.   Il y a aussi les « énigmes ». Deux cas de figure, souvent : soit elles s’intègrent harmonieusement à la progression, soit elles font office de ralentissement de cette dernière, de manière plus ou moins artificielle. Le repaire Rocket ne peut être atteint qu’avec un mot de passe ? Déjà vu, mais raisonnable. Même s’il n’est pas intuitif (et franchement bizarre) de devoir traverser un mini-labyrinthe aquatique pour aboutir sur un morceau de terrain perdu, où un membre de la Rocket extorque de l’argent à un vieux. On voit clairement notre personnage menacer quelqu’un de mort à un autre moment pour obtenir des informations, pourquoi pas ici ? Passons encore sur la caverne perdue, semblable aux Bois Perdus (en moins fun) où l’on se rend afin de trouver Giovanni. A un autre moment, vous aurez besoin d’un mot de passe afin d’infiltrer le building d’une entreprise. Lorsqu’on repère une maison à la porte fermée, on se doute que c’est là qu’il faut se rendre afin d’obtenir le précieux sésame. La méthode d’ouverture ? Résoudre un puzzle de rochers dans une grotte, ce qui déverrouille magiquement la porte. Le gars à l’intérieur de la maison pensera que puisque vous êtes entré, vous êtes forcément un nouvel employé de l’entreprise ! A ce niveau-là, c’est digne d’Umbrella niveau attentat à la logique. Mais ce n’est pas le pire, oh non ! Dans le building (qui est, sans surprise, une copie adaptée de l’immeuble de la Sylphe) il vous faudra à un moment une carte. La porte qui barre votre chemin lance l’enregistrement d’un DJ, un personnage mineur de Pokémon Outlaw, qui est une procédure pour trouver une carte de rechange. Un prétexte misérable pour se rendre dans trois étages différents, avec un indice à chaque fois. Et lorsque je dis « indice », c’est la description précise de là où il faut aller- utiliser une barrière de langage (étage numéro trois, en français, étage numéro neuf, en espagnol…) est quasiment insultant. Cela n’a aucun sens, n’est pas drôle ; une magistrale perte de temps.     Cette femme a le droit de vouloir se venger. Et... Nous méritons de mourir. Mais cela dit, elle aussi.   Passons encore l’éponge. Korosu aurait pu sortir son épingle du jeu si l’auteur avait su correctement délimiter le cadre de son histoire. Il aurait été aisé de se concentrer sur la vendetta de notre personnage, d’avoir des rebondissements plus convaincants. Je dis « plus convaincant » car il y a bien un moment où le carnage se ralentit un brin : lorsque, après être débarqué du bateau, un membre des Salone vous assomme directement sans que vous puissiez utiliser vos pokéballs. Bam, vous vous retrouvez dans une maison de plaisir du syndicat criminel… Avec tous vos objets… Avec la clé de votre chambre cachée sous une tasse… Et la clé pour fuir cachée, de façon stupide, dans l’un des pots d’une des chambres… Clairement, le créateur a du mal à proposer des causalités narratives cohérentes. La raison pour laquelle un fantominus est venu à vous ? Une medium a eu l’intuition que vous seriez celle qui pourrait sauver son île, lorsque vous la rencontrez, elle dit d’ailleurs que c’est votre « destinée ». Ce qui ne cadre pas vraiment avec l’atmosphère terre-à-terre et rude du reste du jeu. Le plus grand problème résulte donc d’un autre enchaînement narratif éclopé. Peter vous sauve à nouveau la vie, et exige en tant que première faveur d’abattre le président de l’entreprise évoquée auparavant (du pur filler, au final), puis de l’aider à abattre l’Outlaw en personne, qui a renversé les gros pontes du crime pour prendre leur place et régner en tyran sur Kanto. Et quelle est la seule méthode pour approcher le despote ? Se qualifier pour un tournoi qu’il organise, pardi. Et le seul moyen d’être qualifié ? Remporter les huit badges de Kanto, évidemment ! Après avoir compris que l’Outlaw gouverne par la terreur avec son armée, narrativement parlant, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.     C’est une traversée laborieuse d’une région que beaucoup connaissent par cœur, contre des champions d’arène qui ne poseront pas de difficultés à une équipe de niveau 50/55. L’auteur ayant probablement jugé que c’était trop rapide, vous aurez droit à de nouveaux obstacles artificiels :   - Major Bob n’est pas à Carmin-sur-mer, il est dans la tour à la Lavanville ! - Auguste n’est pas dans son arène, mais dans les îles écume, avec une lettre vous trollant littéralement ! - Ondine est introuvable ? Il faut rentrer dans la caverne où se trouve Mewtwo, qui en sort, prêt à tuer tous les humains aux alentours. Pof, Ondine apparaît, mais est incapable de l’arrêter ! Sauf que l’Outlaw passait là « par hasard », et après avoir tué gratuitement deux « faibles » pour prouver qu’il est très très méchant, il menace Mewto de le tuer, pour prouver qu’il est très très badass. Et vous épargne alors même qu’il sait que vous avez tué le chef des Salone, parce que c’est un cliché du genre.   Le tournoi en lui-même est plus divertissant, avec la Miaouss qui parle comme présentateur, et plus relevé que le Conseil 4. Mais cela reste tout à fait misérable de s’être rabattu sur un modèle usé jusqu’à la corde- justement après avoir prouvé qu’on pouvait faire autrement ! Il aurait été tellement plus intéressant de miner l’organisation de l’Outlaw, d’organiser une sorte de coup d’Etat à son encontre ; une véritable petite guerre avec ses batailles, ses sabotages et ses tragédies aurait bien mieux convenu à l’atmosphère impulsée. Bien entendu, cela aurait demandé plus d’efforts- mais cette seconde partie, outrageusement classique, n’apporte rien, ne fait pas sens. C’est clairement pour faire le lien avec l’autre pokéhack, sauf que notre protagoniste s’y retrouve embarquée de façon totalement forcée, on nous sort le poncif que la vengeance ne résout rien, sauf qu’elle y perd toute motivation personnelle !   De la joie et de la bonne humeur.   Tu me trouves sadique ? Je parie qu'on pourrait faire frire un œuf sur ton front, si on le voulait.   Il est également difficile d’y croire pour qui est un brin exigeant. L’Outlaw est le plus puissant dresseur, et cela suffit à le rendre invincible ? Douteux. L’auteur ouvre une porte intéressante avec l’utilisation de pokémons en-dehors des combats, avec par exemple et tout simplement les Voltorbe, connus pour leur capacité explosives. Ce n’est pas nouveau en soi. Pokémon, la Grande Aventure, un manga au long cours puisqu’il traite de chaque nouvelle génération, offrait déjà moult utilisations : métamorph pour changer son visage, pokémons spectre qui animent des zombies, magneti qui forment un champ de force protecteur, un sabelette qui tourbillonne dans le sable pour piéger des Magmar sans les tuer, un Dardargnan qui menace de percer la gorge du héros avant qu’il ne puisse utiliser une pokéball… Plein de situations explorant donc le fait que les dresseurs sont tout aussi vulnérables aux monstres de poche, et peuvent parfaitement en être les victimes. Naturellement, impossible de programmer ça avec l’équipe du protagoniste dans Korosu (même en se limitant à des utilisations par type, ce serait casse-tête), néanmoins, du côté des antagonistes et des personnages aidant notre « héroïne », cela aurait été l’occasion, tout en restant dans le thème sombre de la hack, d’exploiter ces capacités. Tout autant de possibilités pour abattre l’Outlaw sans passer par un tournoi rassis, ou pour poser de obstacles crédibles et créatifs à notre personnage ! En dernière analyse, si la pokéhack est violente, cela ne suffit pas à la rendre terriblement réaliste ou mature : il y aurait beaucoup plus à faire qu’introduire la mort et le crime. Une idée toute simple : puisque la source de la puissance, c’est les pokémons, pourquoi est-ce que criminels et hommes de pouvoir ne font pas tout pour limiter l’accès aux bestioles, détruire des pans d’herbe sauvages, créer des réserves, des camps d’entraînement et de reproduction ? Ce serait un développement intéressant, non, ami Lecteur ? Et dans cette configuration, on imagine très bien de telles installations être détruites pour affaiblir l’armée de l’Outlaw. Hélas, non… On n’a droit qu’à une traversée plate de Kanto, couronnée par un discours convenu du Big Bad sur pourquoi il est devenu quelqu’un de si mauvais. Quel dommage ! Au moins, c’est une pokéhack dans laquelle il n’y a aucun intérêt à compléter le pokédex- ne serait-ce que parce que c’est impossible.   « Kill Thrill »
     

Aronaar

Aronaar

Romstation 2.0

Évoquée furtivement il y a quelques mois, la prochaine mise à jour majeure de Romstation approche à grand pas. Une fois n'est pas coutume, nous allons vous présenter les grandes lignes de ce renouveau.     Moderniser l'interface Pratiquement une décennie s'est écoulée depuis l'élaboration du design originel. Bien sûr, l'interface s'est plusieurs fois actualisée au fil du temps, mais les tendances et les technologies ont également beaucoup évoluées. De ce fait, l'application peut paraître désuète ou mal pensée aujourd'hui. Pour nous mettre à jour avec les standards actuels, améliorer l’ergonomie globale et repenser une architecture logicielle plus flexible, il nous a donc fallu réécrire entièrement notre code.       Windows et macOS Le portage de Romstation sur les systèmes d'exploitation macOS semble évident et vous êtes nombreux à formuler ce souhait depuis longtemps. Les plus attentifs auront déjà remarqué l'arrivée de l'Arlésienne en observant la capture précédente. Mis au second plan jusqu'à présent, ce portage nécessitait une révision complète de l'ancien code. La modernisation de l'interface nous ayant imposé cette tâche, le moment semblait alors opportun pour nous y atteler.     Internet Explorer vs. WebKit Pour rappel, Romstation s'appuie sur l'API d'Internet Explorer pour son navigateur web intégré. Par conséquent, une version à jour d'Internet Explorer autorisant les cookies est requise pour permettre le bon fonctionnement de l'application. Historiquement, l'émulation s'est avant tout développée sur Windows et le navigateur de Microsoft s'est naturellement imposé. Aujourd’hui, en considérant notamment notre volonté de porter le programme sur macOS, ce choix est nettement moins pertinent. IE sera donc abandonné et avantageusement remplacé par WebKit, une bibliothèque logicielle libre qui ne dépend d'aucun navigateur préalablement installé sur votre OS.     Recherche multi-critères et requêtes sauvegardées Comme évoqué dans le premier paragraphe, l'ergonomie est entièrement repensée et enrichie de nombreuses options d'importance variable que nous ne détaillerons pas ici. Abordons néanmoins le cas de la recherche dynamique autour de laquelle s'articule une grande partie de la gestion de votre base de données locale. Illustré dans la capture ci-dessous, vous remarquerez notamment qu'un filtre peut désormais prendre plusieurs valeurs actives lors d'une recherche. Par ailleurs, des requêtes plus avancées faisant intervenir divers opérateurs logiques pourront être nommées, sauvegardées puis chargées d'un clic au besoin.       Gestionnaire d'émulateurs A l'origine, Romstation est pensé comme une solution tout-en-un simple et intuitive. Si les automatismes du logiciel sont appréciés par la plupart, quelques utilisateurs ont parfois besoin de plus de contrôle.     Dans sa version 2.0, Romstation est livré sans émulateur. Au lancement d'un jeu, si aucun émulateur compatible n'est détecté (cas par défaut) et que le programme n'est pas utilisé dans son mode hors ligne, la base de données en ligne est interrogée pour trouver l'émulateur offrant la meilleure compatibilité. Dès lors, deux choix s'offrent à vous : Installer automatiquement l'émulateur retenu par l’algorithme, ou bien sélectionner manuellement un émulateur compatible en vous redirigeant vers la nouvelle section du site sobrement intitulée : Émulateurs.     Les émulateurs répertoriés dans cet espace seront plus nombreux qu'actuellement, tenus à jour et distribués dans de multiples versions. Sur le modèle des jeux, les émulateurs sont automatiquement installés depuis leur page en ligne puis gérés à partir de l'onglet éponyme de l'application.     Profils de jeux et d'émulateurs Lorsqu'il est installé localement, un émulateur regroupe de nombreuses données permettant sa gestion, notamment des "profils". Ce terme désigne un ensemble de règles qui viennent altérer au besoin le choix du fichier exécuté et les paramètres de la ligne de commande. On peut ainsi préférer par exemple une version précise de Dolphin et lui joindre le paramètre opengl/direct3d/fullscreen dans un souci de compatibilité ou de confort. Les profils peuvent être automatiquement liés aux systèmes (consoles), à un jeu particulier ou bien être manuellement sélectionnés à chaque exécution. Enfin, si les jeux et les émulateurs téléchargés viennent avec leurs propres profils, vous êtes bien sûr libre d'ajouter et de nommer vos profils personnalisés.       Avant de conclure ce billet, nous pourrions encore citer dans une liste non-exhaustive quelques idées intéressantes, mais planifiées pour un avenir plus lointain, parmi lesquelles : Compléter les téléchargements SFTP par du HTTPS pour les connexions type Hotspot. Gérer le "versioning" des jeux sur le modèle des futurs émulateurs. Créer un format d'archive import/export pour récupérer automatiquement les ressources et les métadonnées des jeux externes. Synchroniser les imports externes aux données en lignes pour récupérer les ressources et les métadonnées absentes de l'archive. Développer les serveurs Cloud précédemment testés. Etc...   Bref, les idées ne manquent pas et l'envie de les réaliser non plus. Dans l'immédiat, nous essayerons de distribuer assez rapidement une première beta, probablement amputée de quelques options. D'ici là, nous vous invitons à réagir dans l'espace commentaire pour exprimer cordialement vos appréhensions, vos doutes, vos interrogations, voire votre enthousiasme.🤔

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Cage of Eden- où pourquoi il ne faut pas mélanger Lost et Jurassic Park

Version PDF : https://drive.google.com/file/d/1nsJQzRI9MLvvthppBsL2X2kL8WwiUm9J/view?usp=sharing   Dessine-moi un dinosaure   Une précision avant toutes choses : vous verrez parfois le manga catégorisé dans l’horreur, et si c’est cela que vous recherchez, vous allez être déçu. Bien entendu, on comprend la terreur des personnages (dont beaucoup sont des adolescents, notamment des collégiens) face aux hôtes de l’île, par exemple une ancienne espèce de crocodiles aux longues pattes, qui contrairement à nos sauriens actuels, sait très mal nager mais se déplace avec aisance sur le sol. Naturellement, le corps désarticulé d’une jeune femme ayant servi de jouet à une sorte d’énorme enfant gorille est horrifique. Mais la menace, le plus souvent, est clairement affichée, qu’elle provienne des bêtes ou des autres humains, par ailleurs, la mangaka ne verse pas dans des scènes de mort détaillées, ni même trop dans le gore. La sensibilité à ce qui fait peur varie grandement d’une personne à une autre, cela dit Cage of Eden n’a pas un énorme potentiel dans ce département-là. Par contre, et je dirai même bien au-delà de l’aspect survie, l’œuvre est un shônen jusqu’au bout des ongles- ce qui est à la fois un avantage et un désavantage. L’avantage est que si vous êtes amateur du genre, vous allez être servi. Un peu plus de la moitié du manga (une centaine de chapitres- il en contient 185, en 21 volumes) est en effet rempli à foison de bestioles sanguinaires et affamées, des pseudo-ours jusqu’à d’énormes oiseaux carnivores, en passant par les tigres à dents de sabre. Les combats sont donc fréquents, à tel point qu’on a l’impression de passer par « le monstre de la semaine » avec ses particularités que le nerd du groupe explique, avant d’être résumées à la fin du volume par de courts passages encyclopédiques. Ça cogne, ça panique, ça élabore des stratégies pour tenter de l’emporter contre des créatures évidemment mieux armées que nos protagonistes pour tuer, il y a des retournements de situation et des démonstrations de bravoure éclatante…   Oui, même les kangourous préhistoriques s’y mettent.   Le désavantage tient dans le fait qu’on oppose justement de jeunes adolescents à des bestiaux préhistoriques, selon une formule un peu ridicule à mon sens. S’il y a bien des exemples d’ingéniosité, l’arme principale des humains face à une telle menace (comme lorsqu’ils font brûler des plantes toxiques afin de neutraliser des créatures simiesques) on remarquera très souvent que la majorité d’entre eux n’ont pas d’armes- alors que plusieurs scènes montrent clairement qu’ils sont en capacité de créer des versions primitives d’arcs, de haches et de lances. Des armes, qui,  au hasard, auraient été fort utiles contre les grands oiseaux se mettant à brutaliser le groupe. La solution de Sengoku, le personnage principal, lorsqu’il constate que le groupe est en pleine débandade ? Se placer au milieu des oiseaux et pousser un cri primal de ralliement ! Et, shônen oblige, devant une telle démonstration de témérité, qui, dans des circonstances normales, lui aurait valu une prompte mort, le reste du groupe retrouve courage et se met à harceler les agresseurs. A un moment, Miraya, le monsieur je-sais-tout attitré, lui indique que l’ossature de l’oiseau doit être plus fragile à un certain endroit ; Sengoku s’arme d’une simple pierre, frappe et tue la bestiole, provoquant la fuite de ses congénères. Victoire ! Le souci tient donc notamment dans la suspension d’incrédulité. Que les « héros » doivent se sortir de situations les mettant de plus en plus à l’épreuve, c’est une mécanique narrative de base, encore faut-il que le rapport ne soit pas trop disproportionné. Lorsque vous voyez Yarai, 14 ans, 1m90, bâti comme un char d’assaut et aussi à l’aise en combat qu’un vétéran de la Légion Etrangère, se défaire de plusieurs créatures avec des clés servant de coup de poing américain improvisé, ou brillant de coolitude en sauvant de jeunes femmes in extremis, il y a de quoi hausser fortement les sourcils. Et se décrocher les sourcils en le voyant bastonner à mains nues une chimère dotée de trois têtes, mesurant cinq mètres et dotée d’une langue-fouet.   Bien sûr, Yarai humilie également les autres humains- sauf dans un cas particulier où le Script a besoin qu’il en aille autrement.   Si seulement il y avait plus de démonstrations d’intelligence, l’utilisation de pièges, d’outils spécifiques, en un mot de véritables préparations, à la place des trop régulières solutions sur le vif, ce serait autrement plus plaisant et crédible que de miser le paquet sur l’effet « pouvoir de l’amitié ». Assurer la cohésion du groupe et l’entraide pour que chacun ait le maximum de chances de survie, c’est tout à fait logique et rationnel- devenant un peu mièvre lorsqu’on veut trop le « shôneniser ». Une illustration frappante survient lorsque le groupe veut grimper sur la montagne la plus haute de l’île pour avoir une vue d’ensemble. Hélas ! Montant trop rapidement, à cause du changement de pression et d’oxygénation, ils sont tous frappés d’hallucinations. Mais Miraya indique que ces hallucinations ont toutes été efficacement combattues car chacun d’entre eux parlait de s’en sortir ensemble, merci Sengoku le leader sans peur et sans reproches, yaddi yadda. Parce que, pour continuer dans le cliché, Sengoku était quelqu’un de tout à fait médiocre, sans talent spécial, sans grand charisme, écolier dans la moyenne ; mais grâce à la force du Gary Sue et du dépassement de soi, il devient le pivot faisant tenir tout le groupe, la figure d’espoir à laquelle tous se raccrochent, n’hésitant jamais à se mettre en danger et faisant preuve d’une force de volonté hors du commun. Et vous savez quoi, ami Lecteur ? Tout cela ne serait pas tellement important si Cage of Eden jouait la carte du délire à fond, quitte à être aussi nanardesque que Jeux d’enfants, lequel vole haut dans l’outrancier et l’absurde. Mais Yamada veut se prendre au sérieux, veut qu’on s’attache à ses personnages et que l’on craigne pour leur survie, sauf qu’il est assez difficile d’avoir de la tension lorsque…   Achalander le client   Mise en contexte : elle et son compagnon de cellule sont supposés être exécutés dans quelques heures, le garde est sous la coupe d’un chef qui règne par la terreur et n’hésite pas à faire tuer les gens. Je sais que le désir sexuel embrouille le raisonnement, mais tout de même…   … le fanservice s’invite d’une telle manière. Passer d’une scène où un personnage frôle la mort à un plan se focalisant sur les dessous d’une adolescente n’aide pas vraiment à l’immersion. Ce ne sont pas des occurrences isolées, mais une récurrence devenant passablement lassante. Évidemment, un côté ecchi va aider à attirer des lecteurs, sauf qu’ici, cela devient réellement envahissant. Vous avez, forcément, les scènes de bain purement gratuites, avec des dialogues lumineux comme « Quand les seins sont assez gros, ils flottent, regardez ! » avec toute l’importance pour développer l’intrigue ou les personnages que l’on peut imaginer. Malgré la question de survie qui devrait s’imposer lorsque le groupe se stabilise, on surprend un personnage à vouloir tuer Sengoku afin d’avoir les filles pour lui tout seul (des rêveries un peu trop récurrentes, par ailleurs). Ou Sengoku se faisant reprendre à de multiples reprises sur son côté pervers par Rion, son amie d’enfance, dans une registre comique parfois franchement inapproprié. Ou lorsqu’une femme manipulatrice, habituée à être admirée, ne comprend pas pourquoi Sengoku ne veut pas d’elle, et alors qu’elle est quasiment nue, essaye de l’étrangler pour le punir (et meurt peu après). Il y a aussi le garçon de dix ans qui se fait passer pour une fille (et en joue à de très nombreuses reprises), attire à un moment l’attention d’un trio affublé du « complexe Lolita », trio qui jouera un rôle essentiel en plus ! Ou toutes les couvertures de chapitres qui mettent en scène les personnages féminins possédant les poitrines les plus opulentes de façon sexy. Mention « collector » à la couverture où elles sont justement classées par médailles selon la taille de leurs seins. Ou… Mais je pense que vous avez compris, ami Lecteur. Combiné avec des morceaux de romance étant parfois fort dispensables (comme la fille croyant que Yarai était amoureux d’elle mais l’avait rejetée à un moment critique, relation qui n’aboutira à rien tandis que la fille elle-même joue un rôle à peine tertiaire dans l’histoire) le manga perd encore en crédibilité et adopte un ton définitivement juvénile, qui ne cadre pas tellement avec l’optique de survie sur une île infestée d’espèces normalement disparues depuis des millions d’années. Le problème va toutefois plus loin que ça. S’il est heureux de voir les personnages évoluer et s’endurcir, une bonne part du casting féminin demeurer nettement plus fragile et plus vulnérable que la gent masculine : la senseï de Yarai qui lui sert de faire-valoir et déclencheur émotionnel, l’hôtesse de l’air (celle dans l’image précédente), maladroite et naïve, passe pas mal de temps à être enlevée ou en danger, même chose pour Rion qui se fait sauver plusieurs fois in extremis par Sengoku… D’autres, à l’instar de celle pratiquant des arts martiaux, relèvent le niveau, néanmoins et globalement, ne vous attendez pas à une image glorieuse de la femme dans Cage of Eden. Pardonnez-moi du peu lorsque vous avez des perles comme celle-ci :   « L’amour est toujours la chose la plus importante pour les filles. » Je n’ose imaginer, dans ce cas, quelle doit être la chose la plus importante pour les garçons… Rajoutez donc le pouvoir de l’amour à celui de l’amitié, pendant que je pousse un grand soupir. Avec tout cela, nous voilà bien mal partis pour compter sur le côté psychologique de l’œuvre, un aspect pourtant important lorsqu’on traite de la survie de groupes humains hétérogènes, dans des situations où le vernis de civilisation, loin du cadre de la société, se fendille plus ou moins fortement. Au début, il y avait quelques bonnes pistes. Le cas du personnage adulé, mais ayant secrètement tué quelqu’un dans un moment de confusion était intéressant : à un moment, le stress monte à force de voir afficher un message indiquant « j’ai tout vu », ce qui le rend paranoïaque, et il tue celle en train de tracer ces mots. Pas de chance ! Elle ne savait rien et avait été forcée d’accomplir cela par un lunatique se faisant appeler Hadès, qui lui avait tout vu. Rongé par le remords, l’assassin commence par craquer et… Forme un sous-groupe tuant d’autres personnes pour le fun ? Puis se fait pardonner par Sengoku, avant de supposément périr pour se racheter ? Un sentier narratif se terminant en rapide impasse. Il y a aussi le groupe qui a dans son sein une jeune voyante, dont le don est factice. Sa manager tient à conserver l’illusion, et quoi de mieux que de prédire des morts avant de les orchestrer soi-même, hein ? Sauf que la clairvoyante va se mettre à avoir de véritables prémonitions, dont celle de la mort sanglante du manager et du reste de son groupe. Elle aura ensuite et inexplicablement quelques autres visions funestes, à l’impact discutable, avant de prendre sa place dans la communauté de Sengoku en tant que personnage purement secondaire. Il y avait un peu plus d’espoir avec ce quidam :   N’est pas Negan qui veut.   Ce charmant gentleman dirige un autre groupe parce qu’il est médecin « et tient la vie de tous ses esclaves entre ses mains », rôle qu’il a décroché en laissant mourir l’ancien leader en refusant de le soigner. Un écrivain dit au groupe de Sengoku que sa méthode marche aussi parce qu’il fait comme les nazis, avec un système d’informateurs créant une ambiance de paranoïa (un des moments où Yamada essaye d’être informatif, sans que cela fonctionne à chaque fois). Oubliant que pour que cela marche, il faut quand même une « police »- élément qui n’est pas vraiment mis en avant, pas plus que la présence d’un bras droit. Le groupe du médecin fait réellement figure de moutons obéissants. Et comme Nishikiori joue surtout du bâton en utilisant pratiquement pas la carotte, même pour ceux qu’il veut privilégier, il est assez étonnant qu’il n’y ait aucune révolte- ou un départ massif pour aller survivre de façon plus confortable- au passage, la nourriture n’est jamais un problème, ni les intempéries. D’ailleurs, à partir du moment où cet arc narratif est introduit, les bêtes de l’île sont quasiment évacuées de l’histoire ! L’un comme l’autre camp de survivants ne semblent plus inquiétés, pas plus qu’en cheminant dans la jungle. Il y a bien le combat contre la chimère, surtout là comme remplissage et rajouter une lutte improbable ; le focus est réellement sur l’opposition entre Sengoku et Nishikiori, ainsi que sur la résolution du mystère. Cela fait une césure assez artificielle avec le reste, ce qui personnellement n’était pas un mal : les plans de Sengoku ne sont pas toujours stellaires (« Allons voir si on ne peut pas juste convaincre les gens d’arrêter de suivre Nishikiori ! ») mais au moins, on passe moins de temps à observer des adolescents effectuer des mouvements de combat et d’esquive plus ou moins improbables. Peut-on alors se rabattre sur le mystère ?   Perdu dans les volumes   Je ne vais pas jouer la carte du suspens : non. Si vous avez entendu parler de Cage of Eden, vous savez probablement quel triste sort on réserve à sa fin. Impossible en effet de parler du manga sans l’évoquer, car on sent bien la pression qu’a reçu le mangaka pour finir son œuvre : les derniers arcs narratifs sont menés tambours battant, des raccourcis sont pris et la conclusion tombe comme un morceau de fromage rance dans la soupe, avec rien de moins qu’une ellipse de trois ans pendant lesquelles rien de grave ne se passe, car, étrangement, les animaux préhistoriques ne s’approchent pas de l’endroit où ils ont établi leur camp définitif ! Si on a bien une épreuve finale (la guerre-éclair contre l’autre grand groupe de survivants) avec une montée des enjeux, le dénouement, lui, est comme une pelote de laine allant dans toutes les directions. Qui est Hadès, figure énigmatique survivant sans le soutien des autres ? Aucune idée, et après sa manipulation bien pensée du début, il ne fait que de rares apparitions, avec peu d’impact. Comment l’avion est-il réellement parvenu ici ? Que voulait dire le pilote en affirmant que ses compétences n’étaient pour rien dans leur atterrissage sans faille ? Vous n’en saurez rien. Une idée du futur du groupe ? A vous de la forger, les survivants vont sur un bateau, et à partir de là, chacun imagine ce qu’il veut, n’apportant aucun sentiment de clôture après autant de volumes passés à vouloir bâtir une trame narrative. Ce n’est pas le genre d’œuvre où l’on peut dire que c’est le voyage qui prime sur la destination. Clairement, Yamada voulait nous amener quelque part ; que ce soit à cause de la pression éditoriale, d’une planification peu efficace de sa part, ou probablement d’une combinaison des deux, on se retrouve à la dérive, avec des révélations confuses et abracadabrantesques.    «  Qui suis-je ? Tu ne le sauras pas ! »   Cage of Eden est également émaillé d’éléments invraisemblables, lesquels, rajoutés à une atmosphère déjà pas spécialement crédible au bout d’un moment, nuisent à l’œuvre. Miraya a un PC portable qui non seulement contient une encyclopédie avec des informations sur toutes les espèces qu’ils rencontrent, mais en plus, commodément, il se recharge avec un petit convertisseur d’énergie mécanique ! Les pseudo-ours menacent de tuer les humains ? La pluie (on n’en revoit jamais par la suite) tombe juste à ce moment, camouflant leur odeur ! Sengoku est blessé après une chute ? Un loup alpha avec lequel il avait sympathisé mystérieusement avertit le reste du groupe ! Une espèce de baie rouge provoque des réactions mortelles ? Pas de soucis, l’herbe qui lui sert d’antidote pousse dans le même coin ! Etc. Quant à la tension concernant la survie, elle vacille fortement. Pour une raison simple : on repère rapidement les têtes d’affiche, et le mangaka ne prenant pas trop de risques, on sait rapidement qui va avoir le droit à son ticket d’immunité narrative™, et les infortunés placés dans la catégorie « peut être tué selon les besoins du Script ». D’ailleurs, l’œuvre verse plus dans le manichéisme que dans les zones grises, si vous êtes un personnage doté de mauvaises intentions dans ce manga, vous avez 90% de chance de connaître une mort plus ou moins atroce à court ou moyen terme.  C’est beau, le karma. De l’autre côté du spectre, si vous êtes empli de compassion, vous obtenez un bonus dantesque pour survivre là où on ne s’y attendrait pas. Les enjeux sont donc attaqués de tous les côtés, et ce n’est probablement pas les dialogues, pollués entre autre par une dose d’ecchi trop prononcée, qui vont s’avérer passionnants. Voilà un bien sombre tableau, ami Lecteur, n’est-ce pas ? Et il vrai que de mon point de vue, il n’y a pas grand-chose à sauver dans Cage of Eden. Mais avant de prendre le bus pour la conclusion, un encadré  spécial !   Il spoil complètement la fin, donc ne lisez que si vous ne comptez pas lire le manga et que vous vous demandez comment cela peut être encore pire.   * SPOILERS *     « La cage de la désillusion »      

Aronaar

Aronaar

 

Sale Casu : Un billet sur le compétitif

Forcément qu'on tacle les sujets qui fâche. La communauté du jeu c'est un peu comme un bon repas Franc-Comtois : Pommes de terre, Cancoillotte et des saucisses de Morteau. Les trois dans le même plat, on apprécie un goût à l'autre, mais ils sont liés. Ceci n'est qu'un billet, ce n'est pas une dissertation, plutôt un partage d'opinion (non soutenue par des faits sauf pour les chiffres) et un peu de philosophie.
Je ferais référence à des termes précis, il y a un glossaire à la fin.   Définir le « compétitif » Dans ce billet, je fais beaucoup de référence au mot compétitif. Je vais prendre soin de le définir :
Pour moi, le compétitif fait référence aux modes de jeux et aux pratiques qui présentent un enjeu allant plus loin que la simple victoire : cela peut être le positionnement dans un classement virtuel, dans un tournoi réel, un cash-prize.
Cette définition exclu donc les simples parties qu’on appelle « non-classée » ou le seul enjeu est la victoire (ou la défaite).   La trinité Quand on baigne dans le jus du jeux-vidéos, on sait que la compétition elle est présente depuis ses origines. Le scoring? Immortaliser trois lettres (généralement DIC, ASS, CUL), les jeux de versus ? Taper l'adversaire parce qu'il ne peut en rester qu'un. Le speedrun ? Mais bon sang, même quand un jeu n'est PAS prévu pour la compétition, il finit par y être impliqué ! Du coup, on peut considérer, dans le domaine du compétitif, trois profils de joueurs :
-Le Casual
On aime bien se servir de lui comme une insulte, le profil type de la personne qui aime bien jouer de temps en temps, qui va surtout se tourner vers des jeux sans investissements sur le long terme, parfois il va aller jouer avec ses amis, mais ce n’est pas une habitude.
-Le Semi-Compétitif
C'est le gars, lui il bourre le ladder dès qu'il a le temps, il joue surtout sur des plateformes où il y a une manière de se positionner par rapport aux autres. Son rêve c'est d'être un vrai joueur e-sport, mais bon comme il n’arrive pas à se déplacer pour les tournois parce qu'il n’a pas de sous, il se limite au classement online (spoilers : ça ne veut rien dire. Combien de joueurs de Killer Instinct ont fait top 32 mais ne se sont pas présentés à l'EVO? Ou même un tournoi officiel KI ?) -Le compétitif C'est la crème de la crème, en plus de bourrer le ladder pour se chauffer, il va participer dès que possible aux tournois quand il y a possibilité. Online ou offline, on les retrouve au LCS, Dota Invitationnal, il gagne du pognon (plus ou moins ça dépend qui) et c'est pour le sport.   Des conflits d’intérêts dans le compétitif ?
De manière générale, je constate que les joueurs n'ont pas le même intérêt en fonction de leur position. Les joueurs semi-compétitifs vont avoir cette tendance à se faire des exemples des rediffusions des compétitions (LCS/Overwatch League/EVO), en se valorisant par rapport à son cousin le casual. Il y a cette différence et ce problème inévitable. Le joueur casual n'aspire pas en général à devenir compétitif ou semi-compétitif, mais quand il joue avec ses camarades semi-compétitif dans les instances compétitives (parties classées, typiquement) on lui reproche de ne pas avoir le même niveau de jeu.
  Mais chercher à se mettre en position de supériorité par rapport à son voisin est une idée bête (mais qu’on voit beaucoup) : Si je suis un joueur qui aspire à la compétition, je connais plus les mécaniques du jeu que toi, et je te reproche de ne pas être au même niveau (Bien sûr qu’on parle de manque d’empathie).  C’est le problème assez courant quand il s’agit d’intégrer des personnes qui souhaitent de passer de leur statut de casual et de s’investir. Surtout dans les jeux en équipe (Moba, fps) : Nous ne sommes pas tous des professeurs, il est compliqué pour une personne qui n’a pas les références, ne connait pas les ressources de bien s’intégrer. Avec cette peur un peu dans l’estomac qui provoque un retrait : est-ce que j’ose ? Est-ce que je vais être un poids pour mes camarades de jeux ? Et si je suis nul ?   Les bonnes choses au bon moment Il arrive aussi que les joueurs semi-compétitifs ne changent pas leur habitus en fonction du mode de jeu, ce qui est en soi et sans nul doute, l’un des plus gros problèmes.   Habitus : En sociologie, l’habitus désigne une manière d’être compte tenu du milieu social. Par exemple vous avez un habitus pour le travail en entreprise, un habitus quand vous êtes avec vos amis, etc…   Vous avez tous eu, je pense, ce camarade semi-compétitif qui « joue sa vie » dans les modes de jeux plus détendus, on parle bien sûr de l’online non-compétitif (les modes « casuals » comme on dit, comme l’arcade ou la partie rapide dans overwatch) mais qui ont cette gnaque de la victoire et de jouer de manière optimale. Il y a ce stress pour un mode de jeu supposé être détendu car il n’y a pas de véritables enjeux.   Mais l’inverse est vrai, il y a des joueurs casu’ qui en se lançant dans le semi-compétitif, n’adaptent par leur habitus à eux, ce qui créé cette espèce de dissonance entre ces groupes : pourquoi tu ne joues pas sérieusement en classé ?   Le problème des développeurs : développer un jeu pour le compétitif ou pour le fun ? Vous n’êtes peut-être pas sans savoir de quelques débats au sein des développeurs de jeux-vidéos et de la communauté qui l’entoure. Il y a une véritable volonté de développer des jeux « e-sports », en se focalisant sur l’aspect du compétitif parce que mine de rien, les tournois, ça brasse la masse de pognon (Hé, Dota International 18 c’est quand même un pot pour le cashprize initial d’environ 2 Millions de Dollars, mais avec les ventes des battle pass lié à Dota 2, c’est tout de même monté à $25,532,177 !).   Du coup, on a ce drôle de clivage : Street Fighter V (Capcom) a voulu instaurer cet aspect compétitif avec des pénalités en cas d’attitude déshonorable (le ragequit avant la fin du match), mais de l’autre côté, pour attirer plus de joueurs casu’ vers le compétitif, on simplifie les mécaniques de jeu : on se retrouve avec cette espèce d’hybride simple à apprendre, moyennement difficile à maîtriser, où les joueurs compétitifs du jeu d’avant (Ultra Street Fighter IV) ne retrouvent pas les sensations aussi fun.   De l’autre côté, on a Fighthing EX Layer (Arika), avec un très based Akira Nishitani qui dit : je veux un jeu fun, s’il est taillé pour le compétitif, so be it. Après tout, on a des tournois de Smash alors que Sakurai soutenait mordicus que ce n’était PAS un jeu de combat, un party game compétitif ? à quand nos tournois de mario party, quand même ?   La tentative d’instaurer l’E-Sport en France : le cas Française des Jeux On bat le fer tant qu’il est encore chaud, ça fait un an maintenant que la Française Des Jeux se lance dans l’E-sport game. Et je trouve qu’ils ont une bonne manière de tacler le sujet. Des tournois hebdomadaires pour tout le monde sous les FDJ Open Series, avec des jeux pour tout le monde : On parle quand même de Tekken 7, Street Fighter V et Dragon Ball Fighter Z pour les jeux de combats, Batlterite et Dota 2 pour les mobas, Rocket League pour taper dans le ballon, CS :GO en FPS et Fortnite Battle Royale pour… Attendez, le battle royale e-sport ? J’aime les visionnaires.   Du coup, avec des petits cash-prize ici et là (dans les 200€)   Le plus étonnant dans toute cette belle histoire, c’est que les Master League, le meilleur du meilleur avec mention : ce sont les plus gros tournois en termes d’investissement, et ne concernent QUE les jeux de combats. Fighter Z, Tekken 7 et Street V, à un niveau européen aussi. Aucune affirmation, que des questions : focaliser les gros events sur des jeux qui sont quand même moins populaire (Comparez les chiffres d’un tournoi de LoL contre un tournoi de DBFZ par exemple), ou même par rapport au nombre d’achat : en France, 2017, nous sommes quand même à 649 547 jeux de combat acheté contre 3 706 089 FPS achetés pour l’écosystème console, PC c’est encore pire, 4458 contre 217 900(LES SOURCES A LA FIN QU’ON TE DIT).   Est-ce que c’est à cause des coûts ? Les infrastructures liées au jeu de combat sont moins importantes que pour les MOBA par exemple, est-ce que c’est par amour du beau jeu où la FDJ se rends compte que l’individualité fait plus de show que l’équipe ? Ou cherche-t-elle à mettre en avant les talents de nos shoutcasters favoris (Ken Bogard parmi tant d’autre) ?   Cela étant, c’est encore tout jeune, mais au vu de la multiplication des jeux, que ce soit pour l’Open Series ou la Master League, on peut déduire que cela fonctionne bien.   Le mot de la fin Quel est votre avis sur l’e-sport et le jeu compétitif en général ? Est-ce que vous pensez que c’est une bonne chose qu’on évolue vers un milieu plus compétitif pour légitimer le jeu vidéo ? Est-ce que les développeurs n’en font pas des barres à vouloir investir dans l’e-sport ? Est-ce que vous pensez qu’on peut investir dans ce milieu de manière sereine ? Est-ce qu’être casu est vraiment un crime et une honte ? Finalement, on fait ce que l’on veut et quand on s’amuse, n’est-ce pas là le véritable intérêt ?       Sources :   Mon intellect limité L’Essentiel Du Jeu-Vidéo Février 2018 – Agence Française pour le Jeu-Vidéo     Glossaire :   Scoring : Populaire dans l’arcade, le but est de marquer un maximum de point pour rentrer dans le classement (ex : tetris, bubble bobble).   e-sport : Electronic Sport pour les intimes, se réfère à toute compétition sur les jeux-vidéos. N’est pas considéré comme un sport pour tout le monde (par l’absence d’exercice physique).   Speedrun : Terminer un jeu le plus vite possible, représenté par les communautés comme les Games Done Quick, European Speedrun Assembly, speedrun.com, speedrunslive, etc… Le classement s’établit en fonction du temps dans les catégories appropriées. Le temps est relatif d’ailleurs.   Jeux de versus : Généralement des jeux de combats, implique un jeu compétitif opposant 2 joueurs l’un contre l’autre. (Exemple : Puyo Puyo, Street Fighter, Tekken…) Est né avec l’arcade.   Ladder : Classement en ligne, utilisé sur de nombreux jeux, fonctionne généralement avec un système de point. Pour se la jouer auprès des copains « moi je suis Crazy-Diamond VI »   EVO : Evolution Championship, tournoi annuel en amérique regroupant de nombreux jeux de versus. Réunit la communauté des fans du genre, c’est pour ça que quand y’a l’evo tu vois des jeux comme Street Fighter V à 100 000 spectateurs.   LCS : League Championship, tournoi annuel sur le jeu de League of Legends. Réunit généralement une grosse communauté et c’est plutôt hype.   MOBA : Multiplayer Online Battle Arena, jeu en multijoueur opposant deux équipes de joueurs autour d’un objectif précis. Représenté principalement par DOTA 2, League of Legends, Battlerite.   FPS : First-Persoon-Shooter ou Jeu de tir à la première personne, tu sais, c’est le jeu où tu as un gros flingue dans la main et que tu dézingues des trucs en appuyant sur la gachette.   Ragequit : Pratique mal perçue socialement, consiste à se déconnecter d’une partie (souvent sous l’impulsion de la colère) pour ne pas perdre un match.   Based : Terme de 4chan, désigne une personne qui a son opinion et qui s’en fout un peu des réactions des gens et de ce que font les autres.   Akira Nishitani : L’un des papas de Street Fighter 2 et Street Fighter EX. Fondateur des jeux de combats !   Sakurai : Le japonais qui s’occupe de la série des Super Smash Bros. N’est pas responsable des hitbox foireuses de Cloud, il paraît !    

Cyborgs

Cyborgs

Crash Bandicoot: N Sane Trilogy

Si je vous dis Play Station, vous me dites ? Sony ? Oui mais vous pensez, j’en suis quasiment sûr, à toute une brochette de héros qui ont marqué la console : Lara Croft de Tomb Raider, la voiture futuriste de Wipeout, Cloud de Final Fantasy VII ou bien… Crash, de Crash Bandicoot ! Présenté un temps comme la mascotte de la console à une époque où les jeux de plateforme étaient rois et où la transition vers la 3D s’est avérée fort délicate, voir casse-gueule pour certain. Heureusement le marsupial du tout jeune studio Naughty Dogs s’en était sorti avec les honneurs grâce à une trilogie qui refait peau neuve dans ce remake-compilation ! Hm, vous la sentez cette odeur de rance ?   Le milieu des années 90 fut une période charnière pour le jeu vidéo puisque les nouvelles générations de consoles sautaient le pas vers la 3D. Hélas Nintendo qui cherchait un partenaire pour sa nouvelle console connut deux déboires, l’un avec Phillips (ce qui donna la CDI) et Sony (ce qui donna la PlayStation). Pour ces derniers après quelques essais, tel le jeu Jumping Flash, c’est véritablement avec Crash bandicoot que la machine connut son premier « jeu-étalon ». Le marsupial créé par deux californiens devint vite connu. Il faut dire qu’il avait tout pour plaire au grand public : univers cartoonesque, exigeant, plein d’animation et une 3D très stable pour un premier jeu. Le succès étant au rendez-vous, la série connut deux suites puis un spin-off pour contrer le succès de Mario Kart 64 : Crash Team Racing, qui est pour beaucoup considéré comme l’un des meilleurs clones avec Diddy Kong Racing. Après quoi Naugthy Dog, développeur et créateur de la licence, vendit les droits à Universal Interactive, qui au même moment avait aussi racheté leur petit rival sur la même console : Spyro le dragon. Les deux grand mascottes de l’ère PS1 connurent à nouveau des suites à l’aube des années 2000 mais le succès ne fut plus tout à fait au rendez vous. Non seulement le public était passé à autre chose, mais ces suites s’avéraient très fainéantes dans ce qu’elles proposaient. Si Spyro connut un reboot par la suite, Crash sombra dans l’oubli après un Génération Mutant qui n’a pas beaucoup fait parler de lui.   Et alors qu’on le pensait bon pour figurer dans Skylander comme son ami le dragon violet, voilà qu’Activision (qui avait racheté Vivendi Games, détenteur d'Universal Interactive quelques années auparavant) profite de la mode nostalgie et remaster pour dépoussiérer ce qui est considéré comme les meilleurs épisodes de la série. C’est Vicarious Game, responsable des derniers jeux Crash qui est aux commandes de la refonte graphique et le moins que l’on puisse dire c’est qu’après plusieurs générations l’évolution est radicale ! Au-delà de la haute définition, des belles textures et remodélisations, la bande-son connait un petit réajustement et les trois jeux ont quelques modifications mineures venant du 3ème. Ainsi il est possible de jouer la sœur Coco Bandicoot (ce qui est totalement incohérent dans le contexte du 2) et il y a partout le mode contre la montre (qui ne sert donc à rien sauf pour les amateurs de défis). Enfin, depuis quelque temps une mise à jour apporté deux niveaux bonus issus de niveaux inachevés à l’époque, sympa. Pour la petite anecdote personnelle, je n’ai pas connu les premiers jeux, ayant grandi avec la Nintendo 64, j’ai toujours eu une image très floue de la série Crash. Mis à part un petit essai du 3 en émulation, le seul jeu auquel j’ai vraiment joué est le quatrième : La revanche de Cortex, sympathique bien que redondant et trop linéaire. Quoi qu’il en soit je jugerai donc ces jeux sur la découverte totale, sans la moindre nostalgie. Remake ou pas, mon jugement est aussi valable pour les originaux, je me sert de cette compilation comme d'une occasion pour parler des trois d'un coup. Voyons voir ce qu'ils valent :     Crash Bandicoot   Je ne vais pas tourner autour du pot : je n’ai pas aimé. Je trouve ce jeu très… très moyen. Le scénario est expédié en 30 secondes chrono : alors que le docteur Néo Cortex faisait des expériences sur diverses bêtes, l’un d’eux, Crash, parvient à s’échapper. Et c’est tout, mais visiblement il y a aussi une femelle bandicoot et Crash s’en va au moins lui porter secours, si c’est pas mignon. Il aurait tout aussi pu s’enfuir et vivre sa vie mais non, pour une raison inconnue Crash qui est sorti par la fenêtre se retrouve deux îles plus loin, très certainement emporté par les vagues. Vous l’avez compris, il sera donc question d’un jeu de plateforme tout ce qu’il y a de plus basique où il faudra explorer trois îles composées des niveaux qui se suivent, à l’exception de deux optionnels qui nécessitent de trouver une clef. M’enfin vu la platitude du level-design et la difficulté d’enfer du jeu, je doute que beaucoup de gens se sont réjouis en ayant obtenu les deux niveaux.   C’est bien là le problème, Crash Bandicoot premier du nom n’a rien de spécial. Il a un univers certes très exotique avec ses fruits Wumpa qui servent de collectibles et le masque Aku Aku qui représente la vie du personnage mais en ce qui concerne le level-design ou le game-design, les deux sont très pauvres. Déjà il s’agit de "fausse 3D", dans le sens où le jeu ne l’exploite pas vraiment, la faute à des niveaux couloiresque qui limitent grandement la verticalité et l’horizontalité, le jeu ne jouant que sur la profondeur, la 3D étant alors surtout cosmétique. Pour ainsi dire il s’agit en fait de niveau 2D où la caméra a été placée à l’arrière. Pourtant il existe aussi des niveaux 2,5D bien de profil à l’ancienne et qui pour le coup offrent un peu plus de verticalité, même si ça reste tout du long un immense couloir jonché d’obstacles.   C’est une des raisons pour lesquelles le jeu est aussi dur, les vies sont peu nombreuses, les obstacle sont légions et s’enchainent avec très peu de temps morts. On peut se réjouir en disant que c’est un concentré de pure plateforme mais cela a pour effet de rendre le level-design très répétitif, recyclant non seulement les même idées dans un niveau mais aussi dans d’autres. Deux niveaux où l’on est poursuivi par un boulet façon Indiana Jones, deux (horribles) niveaux sur une passerelle au-dessus des nuages avec des plateformes qui s’écroulent, deux autres sur une rivière parsemée de plantes carnivores qui se referment quand on leur marche dessus, etc. Heureusement il y en a 2-3 uniques qui sortent du lot comme un niveau sur une monture où l’on avance à toute vitesse et un autre où l’on est plongé dans le noir, on doit régulièrement trouver des Aku Aku lumineux.     Bon, il est vrai que si l’on cherche bien on peut trouver 2-3 spécificités de game-design mais c’est tellement léger… Crash est capable de faire sa fameuse attaque tourbillon, du coup il y a une différence entre sauter sur l’ennemi, ce qui permet en appuyant au bon moment d’allonger son saut, ou de tourbillonner dessus pour le propulser et ainsi tuer des ennemis ou briser des caisses à distance. Trois Aku Aku trouvés permettent d’avoir un pouvoir d’invincibilité pendant un court laps de temps et enfin chaque niveau est parsemé de jetons à l’effigie d’un personnage, le plus souvent de la femelle bandicoot. En dénicher trois permet d’accéder à une zone bonus pour y glaner quelques vies, compte tenu de la grosse difficulté qui vient brusquement à mi-parcours, ce n’est pas de refus. À noter que dans le jeu d’origine, ces zones bonus étaient la seule façon de sauvegarder. Une idée certes originale mais frustrante, qui a été remplacée par un système de sauvegarde conventionnel cette fois-ci.   Ce qui devait à l’époque rendre le jeu encore plus ardu et ainsi rallonger artificiellement la durée de vie qui peut varier de 4 à 6 heures environ. Il n’y a qu’une vingtaine de niveaux répartis sur les trois îles peu variées, et pour l’amateur de challenge (ou les gens qui aime perdre leur temps ?) vous pouvez chercher à exploser toutes les caisses de chaque niveaux, ce qui donnera un joyau en récompense. Et aussi une cinématique qui hache le rythme, montrant à chaque fois le nombre de caisses manquantes par le biais d’une animation plutôt rigolote. C’est d’ailleurs une des qualités du jeu, les animations sont variées et très soignées. Tel un Bubsy, Crash peut mourir de diverses façons : en angelo, en étant dévoré, en se noyant ou en brûlant par exemple. L’autre aspect positif du jeu et ce qui à mon sens l’empêche d’être qualifié de mauvais : la maniabilité est très bonne. Crash a une inertie un peu lourde mais il répond bien et l’on se surprend parfois à bien atterrir sur les plateformes, sauf quand la visibilité est peu lisible et que la plateforme est à une distance qui demande de faire des sauts millimétrés…   Graphiquement la refonte graphique est bonne. En ce qui concerne la version Switch il y a évidemment eu des concessions mais rien de dramatique, le jeu tourne bien avec de jolis effets de lumières. Les textures sont plus floues et Crash n’a plus d’effet de poils entre autres, m’enfin si on n’est pas ou peu regardant sur les graphismes, ça passe. Le souci, à mes yeux, vient surtout de la direction artistique très lambda. Certes l’univers tropical est très sympathique, mais les environnements proposés tournent tous autour de la même thématique, en plus d’être peu nombreux. Jungle, rivière, temple et façade en bois de village s’opposent au château et à l’usine de la fin. Seuls les deux niveaux au-dessus des nuages tranchent avec le reste. Mis à part l’aspect cartoon, rien de très créatif, ça se veut vraisemblable et le bestiaire n’en parlons pas tant il est basique au possible : hérisson, tortue, scientifique… bof bof… Bref, vous l’avez compris, Crash Bandicoot n’est pas terrible, juste correct. Les amateurs de challenge y trouveront leur compte mais ce n’est pas ce que je recherche… Frustrant, pas inspiré, pas très original, je me suis forcé pour le finir. Et de toute façon la fin ne vaut pas le coup avec sa cinématique de dix secondes. À moins d’être pris par nostalgie ou la curiosité, passez votre chemin sur celui-là.  
  Crash Bandicoot 2: Cortex Strike Back   Après un mauvais départ, je m’attends à du mieux dans cette suite sortie en 1997. Déjà ça commence bien puisqu’il y a du mieux dans le scénario qui est une suite directe. Après le combat final, Cortex tomba dans une mine de cristaux pleins d’énergie. Une idée va alors germer chez lui : utiliser leur puissance pour alimenter un satellite qui enverra un rayon sur le monde et ainsi contrôler les gens. Sauf que Cortex est un fainéant et plutôt que d’envoyer ses sbires, il parvient à emprisonner Crash dans son satellite bourré de téléporteurs. Le marsupial pris au piège n’a pas d’autre choix que de coopérer pendant que sa sœur Coco restée sur terre essaye de le recontacter. L’histoire et un poil capillotractée mais au moins c’est toujours mieux que l’espèce d’objectif cousu de fil blanc du précédent. Ça apporte aussi un peu de vie et de sympathie à l’univers, puisque régulièrement un hologramme de Cortex, son complice N Gine ou Coco interviendront le temps d’une phrase ou deux pour vous rappeler qu’il y a une histoire. Bon par contre le final est toujours aussi nul et que dire du boss de fin qui n’est pas un boss mais une espèce de mini jeux de 15 secondes… Néanmoins il existe une fin secrète avec un vrai combat final, bien.   En un an d’écart Naugthy Dog ne pouvait pas grandement faire évoluer la formule mais ils sont parvenus à apporter suffisamment de nouveautés pour rendre cet épisode 2 nettement meilleur ! Tout en conservant certains défauts. La première grosse nouveauté vient du déroulé de l’aventure, puisque la station se compose d’étages donnant accès chacun à cinq niveaux et un boss, faisable dans l’ordre souhaité. Ça casse un peu la linéarité, d’autant plus que certains niveaux ont des chemins alternatifs pour obtenir des joyaux spéciaux. De plus, chaque niveau possède son cristal… hélas en plein chemin donc quasiment impossible à rater, c’est à se demander pourquoi ils ne sont pas donnés d’office. Il faudra tous les avoir pour véritablement finir le niveau et avoir accès au boss, puis à l’étage suivant. La seconde nouveauté vient dans l’ajout d’un simple mouvement qui va un peu complexifier le gameplay : s’accroupir. En l’état c’est inintéressant, mais combiné à d’autres mouvements de base cela en donne de nouveaux. Marcher + accroupi permet de faire une glissade, utile pour vaincre les ennemis et esquiver à toute vitesse. Glissade + saut pour aller plus loin et saut + accroupi pour retomber au sol en faisant un choc qui explose tout, façon attaque rodéo de Super Mario 64. Ainsi avec une simple touche en plus cela gonfle la panoplie de coups et permet un peu plus de technicité et de variété dans les situations à base de caisses d’acier explosible avec un plat ou des barrière électrice passable avec une glissade.     Cependant ces petits moments inédits s’avèrent rares et souvent relégués aux zones bonus qui sont intégrées aux niveaux. Pour le reste ça ne change pas : fruits Wumpa à collecter, Aku Aku pour la vie, détruire toutes les caisses pour le 100% (mais plus l’animation à la fin), niveau où Crash est poursuivi par une boule (ou un ours) et… mêmes environnements !? Enfin presque. Très certainement par souci de temps et/ou pour rester cohérent avec l’univers du premier, les thématiques sont similaires, notamment les niveaux dans la rivière qui sont quasi identiques. Le véritable nouveau paysage sont des décors enneigés avec leur lot de sols glissants et de stalactites. Pour le reste : ruines, égouts, usine, forêts de sapins… Et les mêmes idées, puisque l’on retrouve bien plus de niveaux à dos d’animal, des roues à éviter et encore un niveau dans la pénombre avec cette fois-ci des lucioles à dénicher.   Il y a néanmoins une petite idée sympathique, certains niveaux proposent des véhicules : surf motorisé pour la rivière ou encore des phases en jet-pack à la fin qui exploitent pleinement l’espace 3D ! Quitte à rester dans les bons points, le jeu est un peu plus facile même si les vies sont plus rares, les niveaux retors arrivent plus tardivement et se comptent sur les doigts des mains. Quelques niveaux de neige et de ruines mettront vos nerfs à rude épreuve, sinon il y a ces deux horribles niveaux avec les abeilles dont certains passage sont très délicats. Après ça reste toujours aussi peu inventif et l’aspect recyclage se ressent beaucoup plus après avoir joué au premier. La refonte graphique est la même donc très sympa, les décors sont bourrés de détails, la bande-son est toujours dans le ton même si un poil plus varié et le thème du hub s’avère entêtant. Bref, ce deuxième épisode est bien plus emballant, ce n’est toujours pas de la grande plateforme mais enfin un bon jeu dans cette compilation.     Crash Bandicoot 3: Warped   Si le 2ème est mieux que le premier, on peut espérer qu’il en est de même pour le troisième épisode, sorti en 1998. Même année que Zelda Ocarina of Time, et c’est marrant car ce Crash 3 parle aussi de voyage dans le temps. L’histoire est devenue plus basique et nébuleuse, en dépit d’une meilleure mise en scène et de sympathiques dialogues. A la fin du 2, le satellite de Cortex s’écrase sur le temple qui enfermait Uka Uka, le frère maléfique de Aku Aku. Le masque malfaisant va s’associer au scientifique et tous deux veulent voyager dans le temps pour récupérer les cristaux et faire mordre la poussière une bonne fois pour toute aux Bandicoot. Heureusement Aku Aku prévient Crash et Coco des problèmes à venir et on ne sait trop comment arrivent aussi au chronotornade, sorte de nexus temporel. Comme dans le précédent il faudra faire les mondes un par un mais avec la possibilité de faire leurs cinq niveaux dans l’ordre voulu, en récupérant les cristaux pour accéder au boss… et une nouvelle compétence.   Principale nouveauté du 3, on peut gagner de nouvelles compétences pour assouplir la maniabilité et la complexifier. Il sera ainsi possible de faire un double saut et d’avoir un bazooka pour tirer des fruits en guise de missiles. Tout de suite ça rend certaines situations plus faciles, déjà que l’ensemble l’est de base. Et oui, finie la frustration du premier, ici le game over se fera rare et c’est tant mieux ! Mais paradoxalement après avoir autant trimé il en devient presque regrettable de ne pas trouver un peu plus de challenge tant la plupart des niveaux se finissent du premier ou du deuxième coup, déjà que le level-design n’est toujours pas formidable. Surtout flagrant dans les niveaux moyenâgeux qui prennent place dans des plaines vides et sans intérêt, simplement jonchées de trous, de boue et d’ennemis…   Autre nouveauté, c’est la grande présence de phases spéciales. Hélas si comme moi vous vous attendiez à un gameplay qui joue sur le temps façon Sonic CD vous vous trompez. À la place chaque lieu et époque traversés seront propices à un schéma de level-design ou de mini-jeux, garantissant non seulement une grande variété dans les paysages mais aussi de gameplay. Temple égyptiens blindé de pièges, phases en monture sur la grande muraille de Chine, phases sous-marines en 2,5D, courses de moto dans l’ouest américain sont au programme. Les niveaux plus orientaux sont d’ailleurs les meilleurs et il y a quelques nouvelles idées sympathiques (le niveau avec l’eau qui monte et descend régulièrement) ou déjà vues (encore un niveau dans le noir avec des lucioles). À croire que Naughty Dogs a beaucoup de mal à se réinventer ou proposer de vraies nouvelles idées…     Les phases spéciales aussi ont du mal à se réinventer et donnent l'impression d’une même déclinaison en deux ou trois exemplaires à peine plus dur à chaque fois. Pris à part, la plupart n’ont pas grand intérêt. Les espèces de dogfight en vol sont certes jouissifs au début, mais courts et tellement faciles qu’on dirait plus une zone bonus qu’un vrai niveau. Les courses en moto demandent de faire des dérapages peu évidents, amenant à quelques échecs frustrants, les phases en scooter sur l’eau sont d’une platitude abyssale avec un décor très vide, quelques boulets de canon par-ci, quelques mines disposées par-là et pleins de caisses, de fruits et de tremplins histoire de varier le parcours. Ce n’est pas mauvais, mas ça ne donne pas spécialement envie d’y revenir.   Plus facile, la durée semble plus courte puisque les 25 niveaux se finissent en 4-5 heures à peu près. Mais comme les précédents : pleins de caisses à détruire pour le 100%, du contre la montre et des joyaux cachés dans certains niveaux. Avec comme le 2ème, quelques niveaux cachés et un boss final secret, car une fois encore la fin est expéditive… m’enfin on a l’habitude. Néanmoins comme il est plus sympa, pour le coup je le trouve plus motivant a compléter. La bande-son et les graphismes sont plus variés mais toujours du même tonneau, il n’y a que le hub qui a une musique marquante. Le bestiaire est lui aussi plus diversifié et il est amusant de retrouver les scientifiques avec un look différent en fonction des époques. Donc au final ce troisième Crash conclut de manière positive cette trilogie qui partait assez mal.   Avec le recul j’ai du mal à comprendre le succès de Crash. À la limite pour le troisième je veux bien mais les autres sont si peu inventifs et peu faciles que j’ai du mal à me dire qu’un enfant qui découvre les jeux de plateforme y ai trouvé beaucoup de fun. Quoi qu’il en soit, Naugthy dogs avait su montrer à l’époque comment faire un jeu de plateforme avec une très bonne 3D et je pense que c’est ça + l’univers cartoonesque marquant qui ont permis de faire la renommée du marsupial chez Sony. Une trilogie plutôt correcte que je conseillerai aux férus du genre, aux nostalgiques et/ou aux curieux de la série, mais ne vous attendez pas à un chef d’œuvre, ça a globalement mal vieilli. Quand des jeux antérieurs sont plus inventifs (les Mega Man ou Yoshi’s Island pour ne citer qu’eux), Crash fait difficilement le poids même pour son époque.     3 Positifs: + Crash 3, le plus facile et varié. + Trois jeux pour le prix d’un. + Jolie refonte graphique.   3 Négatifs: - Level-design peu inspiré. - Univers peu inspiré. - Crash 1, le plus frustrant et insipide.   Pensé à l’origine comme un jeu, Naugthy Dog le distilla en trois et cela s’en ressent quelque peu, tant l’impression de déjà vu se retrouve tout du long. Cette compilation-Remake est donc dans l’idée une excellente chose, surtout pour se replonger avec nostalgie ou pour s’occuper. Au-delà de ça, la série Crash n’a pas grand chose pour elle si ce n’est une réalisation cartoon richement animée et une dose de challenge pour les durs à cuire. Corrects, voire bons pour l’époque, aujourd’hui les trois Crash pris individuellement ont mal vieilli et j’aurai du mal à conseiller N Sane Trilogy sauf pour s’occuper entre deux sorties ou à moins d’être en gros manque de jeu de plateforme. M’enfin sur Switch on trouve bien mieux à coté.
  Note : 14 /20

Paxdu92

Paxdu92

Parasite Eve

Si vous n’aimez pas la période de Noël (et je serai le premier à vous approuver), Parasite Eve vous propose quelque chose de plus palpitant : une catastrophe biologique totalement surréaliste, sur fond de croisement expérimental entre Resident Evil et Final Fantasy (avec Squaresoft sur le coup, donc aussi…). Un résultat aussi original que globalement bien pensé, faisant office de suite vidéoludique à un roman japonais déjà porteur d’un concept assez délirant. Parasite Eve, premier jeu classé M du studio, a-t-il toujours de quoi séduire ? Laissez vos mitochondries s’exprimer, ami Lecteur, et allons décrypter son ADN pour s’en assurer. Prière de laisser la vraisemblance au vestiaire.

Surprise surprise, la police - sauf Aya - ne sera pas super efficace, même si vous pourrez compter sur votre partenaire, Daniel. Notamment pour conduire en vitesse lumière dans les rues de New York.   Parasite Evil   C’est la veille de Noël à New York, et la jeune agente du NYPD, Aya Brea, a décidé de se rendre à un opéra en compagnie de son fiancé. Tout semble bien se passer, jusqu’à ce que dans la pièce, le roi ordonne au garde d’envoyer une femme au bûcher. Surprise ! Non seulement le bûcher factice n’est pas pour l’actrice, mais pour ses compagnons, qui s’enflamment spontanément ! Tout en continuant à chanter, ce sont bientôt les spectateurs qui se mettent à subir des combustions spontanées. Le fiancé de la policière s’enfuit à toute vitesse, tandis qu’Aya, qui n’a décidément pas froid aux yeux – et étrangement immunisée à ce phénomène ardent – tente d’appréhender la responsable de ce méchouis impromptu. L’actrice, Eve, s’étonne de la voir, et s’enfuit à son tour après avoir lâché quelques phrases cryptiques (et un premier combat-tutorial). Après de courtes péripéties, Aya l’affronte à nouveau, n’obtenant que de nouvelles indications nébuleuses, à l’instar de « l’éveil des mitochondries ». Eve part à nouveau, se transformant en slime pour passer à travers des barreaux, nouveau signe que quelque chose de pas très net se passe dans son corps. Et Aya de sortir, apparemment seule survivante, ne pouvant s’empêcher durant la conférence presse donnée par la police de révéler ce qu’elle a vu, ce qui la mettra ensuite sur la piste d’un expert en mitochondries, commodément installé à New York ! Bientôt, il sera clair qu’elle seule, manifestant également des pouvoirs surnaturels, pourra contrecarrer les plans d’Eve…   Le scénario de Parasite Eve pourrait être celui d’un Resident Evil auquel on aurait enlevé tous les inhibiteurs, de telle manière que même si on le plaçait en science-fiction, le pitch paraîtrait délirant. Attendez-vous donc à ce qu’on vous parle moult fois des mitochondries qui auraient un potentiel bien plus évolutif que les « humains inférieurs », auraient développé une conscience et auraient décidé qu’il serait temps de s’affranchir de la tyrannie des cellules eucaryotes ! Révolution ! On sait que tout degré de vraisemblance est jeté dans la fosse commune lorsque, en plus des mutations provoquées par Eve aux animaux et aux humains, le slime qu’elle peut générer est également capable de ressusciter et transformer des fossiles de dinosaures ! Plus fort que les scientifiques de Cramois’île, au même niveau que le film Resident Evil où le virus se met à animer des cadavres enterrés depuis longtemps. Si l’ambiance est teintée d’horreur (les créatures étranges, les carnages, les corps calcinés, les transformations perturbantes d’Eve…) et que le jeu cherche généralement à se prendre au sérieux, difficile néanmoins, si vous êtes un tant soit peu critique, de ne pas sourire devant ce focus sur une théorie de l’évolution aussi farfelue et permettant des choses aussi absurdes. Ou des moments délicieux, comme le chef de la police refusant la suggestion d’Aya de faire appel à l’armée, prétextant que c’est à eux de protéger la population, alors que le problème les dépasse manifestement ! L’important est sauf : cela capte l’attention, et la division en six journées induit un rythme faisant que l’on ne s’ennuie pas, avec un bon équilibre entre les moments où le scénario se rappelle à vous, et les séquences de gameplay. Il y a aussi le petit mystère de cette fillette fantôme qu’Aya voit fréquemment, indiquant son lien avec toute cette histoire de mitochondries… Bref, d’après ce que j’ai pu lire, ce n’est pas aussi perturbant que le roman japonais, mais cela se laisse suivre.   La façon dont les combats s'adaptent à l'environnement est assez cool, vous mettant parfois dans la panade (comme sur une passerelle avec un ennemi de chaque côté...)   Parasite Fantasy : Final Eve   L’autre élément faisant qu’on ne peut réellement pas classer le soft dans les survival-horror, c’est le système de combat, où vous aurez une abondance de soins et de munitions. Les affrontements se déroulent, comme dans certains Final Fantasy, dans un mode au tour-par-tour actif, ici donc avec une jauge, qui, lorsqu’elle est pleine, vous permet d’effectuer une action : attaquer avec une arme, changer d’arme, utiliser un objet ou activer un pouvoir parasitaire (MITOCHONDRIES !!!). La différence notable avec un FF est que vous pouvez bouger pendant que la jauge grimpe. Et lorsque j’écris « pouvez », 90% du temps, c’est « devez », pour tenter d’esquiver les attaques ennemies et vous placer de façon judicieuse pour tirer sur vos adversaires. Aya devient en effet assez imprécise au-delà d’une certaine distance, tandis qu’un tir rapproché augmente les chances de coup critique. J’évoque les armes à feu, car si vous disposez bien d’une matraque, économiser les balles ne sert rapidement à rien, et les assauts de mêlée, s’ils sont plus rapides, infligent peu de dégâts. En fonction de l’arme, votre jauge augmentera plus ou moins vite : ainsi, il faudra plus de temps pour tirer avec un fusil d’assaut qu’avec un pistolet. Généralement cependant, une arme suffit : en trouvant des outils, vous pouvez en effet sacrifier une arme pour obtenir ses bonus (puissance, portée, chargeur) sur une autre arme, ou bien un de ses effets spécifiques (nombre de balles tirées en un assaut, tranquillisants, dégâts incendiaires…). Le même principe s’applique pour votre armure. Ainsi, non seulement vous vous encombrez moins, mais même si vous trouvez un arsenal dont les valeurs de base sont équivalentes ou supérieures à votre dispensateur de mort actuel, vous pouvez sacrifier ce dernier pour récupérer tous les bonus accumulés ! Une formule intéressante avec un petit effet customisation bienvenu. L’aspect RPG est également présent avec les points d’expérience. A chaque montée de niveau, Aya gagnera automatiquement des points en attaque, défense, jauge d’action, jauge de pouvoir parasitaire et même – plutôt original ! – dans le nombre d’objets qu’elle peut transporter. Chaque combat rapporte également des points bonus, qui peuvent être dépensés pour augmenter la taille de votre inventaire et booster la vitesse de remplissage de votre jauge d’action. Et croyez-moi, entre les armes, armures, outils, objets de soin et objets nécessaires pour avancer dans l’histoire, il sera fort pratique d’avoir des poches bien larges pour tout transporter, même si pouvez déposer des objets au commissariat !   Selon certains paliers de niveaux, vous obtiendrez également de nouveaux pouvoirs parasitaires. La jauge se régénère automatiquement en combat, et pas du tout le reste du temps, ce qui est logique : le pouvoir que vous allez le plus souvent utiliser sera certainement le Soin, et ses variations plus puissantes qui se débloqueront, ainsi que le pouvoir annulant les altérations d’état (poison, ralentissement, cécité…). Hâte (mouvements plus rapides et jauge devenant pleine plus vite) et Barrière (annulation des dégâts contre des points d’énergie) est un combo utile contre les boss. Les autres, généralement, en valent moins la peine : scanner les faiblesses de l’ennemi n’est guère utile (très situationnellement, il peut être utile de changer d’arme si l’ennemi est résistant au froid ou au feu, par exemple), ralentir un monstre ou le rendre confus n’est pas forcément plus efficace que de continuer à vider vos chargeurs. Le tir énergétique vide votre jauge pour un assaut puissant, finisseur sympathique parfois, tandis que le pouvoir final, Libération (transformant temporairement Aya en humaine transcendée par ses mitochondries !) est surpuissant : contre toute votre jauge, il inflige plus de 1000 points de dommage en un seul assaut ! « Heureusement », à moins de récolter l’expérience comme un forcené, vous ne l’obtiendrez pas avant le milieu ou la fin du jour 5, ce qui est parfaitement suffisant.   Votre Némésis. Vous ne vous attendiez pas à ça, n'est-ce pas ?   Mitochondries de toutes les nations, unissez-vous   Il résulte de tout cela un sentiment de progression satisfaisant, entre les gains d’expérience et l’amélioration régulière de votre équipement. La difficulté est tout à fait raisonnable, attention toutefois à la zone optionnelle du jour 5 qui vous réservera de douloureuses surprises ! Mais aussi un lance-roquettes en prime, hé hé. Pour le reste, la progression est rythmée par un élément que les S.T.A.R.S. connaissent bien : l’acquisition de clés. Rien d’aussi perché néanmoins que le manoir Spencer, lorsqu’elles ne sont pas dans des tiroirs ou sur des corps, elles brillent dans l’environnement. A part le musée au jour 5 (chapitre vraiment plus long que les autres, pour le coup) où il faudra faire pas mal d’allers et retours, on va plutôt de l’avant. Pas réellement de puzzles non plus, sauf si vous comptez l’acquisition de trois fusibles, ou l’activation de deux pompes dans un certain ordre comme tels ! Assurément, les méninges ne seront pas trop creusées pendant cette période de Noël mouvementée. Les combats ne sont pas excessivement tactiques non plus, toutefois, le fait de se mouvoir rend les choses plus dynamiques, le bestiaire est suffisamment varié (avec même une créature lançant des cerveaux bondissants comme attaque principale !) et les boss vous opposeront une bonne résistance, sans être insurmontables. Si jamais vous avez soif d’un peu plus de challenge, abstenez-vous d’utiliser le pouvoir Libération… Quatre choses à noter concernant la réalisation. Autant tirer sur l’éléphant dans le couloir d’abord : la 3D de la vénérable Playstation n’a pas très bien vieillie, notamment durant les animations. Heureusement, et c’est la deuxième chose, les décors en 2D pré-calculée, eux, gardent un certain charme. Troisième élément : vos oreilles ne se régaleront pas de doublages aussi nanardesques que dans RE premier du nom, car ils sont purement absents, probablement pour une question de place sur les CD, et de coût. Gageons qu’à tout prendre, c’est aussi une bonne chose de s’en tenir au texte plutôt que d’avoir des doubleurs moyennement motivés par leurs textes. Enfin, expérience rétro style RE oblige, il faudra se satisfaire de contrôles assez rigides. Rien qui empoisonne sérieusement le plaisir de jeu, mais pénible à certains moments, comme se mettre bien en face d’une caisse ou d’une porte à ouvrir. La caméra n’est également pas toujours avantageuse durant les combats. Et la longévité, qu’en est-il ? Entre huit et dix heures devraient vous amener au final hollywoodien de Parasite Eve, avec une récompense à la clé, un New Game +. Celui-ci conserve évidemment votre niveau, mais également l’arme et l’armure de votre choix. Combinez cela avec des points bonus en pagaïe, et même si les ennemis sont plus costauds, vous allez débarquer comme le Terminator. Mauvais design ? Non, car l’intérêt est surtout d’obtenir la meilleure fin, après avoir terminé le bâtiment Chrysler et ses 77 étages. Une véritable épreuve d’endurance : nouveaux monstres, ennemis plus puissants, objets plus efficaces, possibilité de sauvegarder uniquement tous les dix étages et après avoir battu un boss. Sachant que cette fin est contredite en partie par la suite et que le système de combat, aussi plaisant qu’il soit, devient bourratif en une telle succession, je n’y ai personnellement pas trop goûté, mais les gourmands en recherche de défi y trouveront leur compte.

Parasite Eve aura probablement du mal à paraître horrifique, encore plus avec l’âge. Toutefois, il réussit une hybridation entre jeu d’aventure et RPG tout à fait convaincante et plaisante, sachant doser l’expérience pour qu’elle ne soit pas trop longuette tout en donnant un bon sentiment de progression du personnage. Si vous n’avez rien contre une intrigue totalement barrée et un scientifique evil à la Hojo, voilà un titre assez particulier à découvrir, ami Lecteur !

Aronaar

Aronaar

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    • tu me fais beaucoup penser a savun le youtubeuyr je te felicite pour ton travaille 🙌  
    • Oui je sais mais je voulais en savoir plus .
    • Salut 🙂 Merci pour ton commentaire. Je ne savait pas qu'il existait un autre article sur Ghost In The Shell, je le chercherai car je suis assez curieux ^^ Oui, j'ai pas trop insisté dessus mais c'est vrai que l'intrigue est simple (une course poursuite pour résumé) et en effet, la fin laisse sur la faim mais symboliquement, il est puissant. C'est une bonne remarque par rapport à la chanson qui découpe le film en deux, c'est le genre de détail qu'on fait pas trop attention la première fois.   Je n'ai pas vu l'œuf de l'ange mais je compte le regarder, surtout avec le style de Yoshitaka Amano que j'aime beaucoup. Par contre, j'avais vu Vampire Hunter D dont Amano est aussi au chara design mais sans Mamoru Oshii.   Je ne savais même pas qu'il y avait un troisième film ^^ , comme pas mal de film qu'on me conseille, je les ai en DVD mais je n'ai pas eu le temps de les regarder. Surtout le 1er Patlabor  qui à chaque fois que je commence à regarder, il y a un imprévu et je dois arrêter de le visionner, j'ai pas de chance avec ce film ^^ Quand à Jin-Roh, l'intrigue est beaucoup plus compliqué que Ghost In The Shell car tout tourne autour d'espionnage et de contre espionnage. Par contre, le film est lent aussi mais il est cool. C'est un film qui faut être d'humeur à regarder et il y a aussi une adaptation live sur Netflix qui est bien malgré sa fin que je préfère à l'original.   J'ai bien aimé ton anecdote ^^  après c'est le genre de film qu'un enfant peut avoir du mal à accroché car en général très peu patient (c'était mon cas). Heureusement, que j'ai vu ce film très tard parce que j'aurai probablement pas accroché étant enfant. Quand au film avec Scarlette, je ne suis pas trop motivé mais ayant lu le manga, vu les films de Mamoru Oshii, ma curiosité l'emportera pour le film live mais après j'en attend pas grand chose.   Je pense surtout que c'est une question d'époque. Les années 80 avait pas mal de film violent et les années 90 ont apportés une notion psychologique plus profond, tout en gardant une violence, créant ainsi une forme de violence ''artistique''. C'est vrai que maintenant il n'y a plus de film de cette trempe (surtout que tu cite beaucoup de classique dont Ninja Scroll que j'ai adoré mais qui m'aurait traumatisé gamin). Ce n'est plus aussi violent mais certain film récent vaut le coup mais on ne retrouve pas l'ambiance 80-90. D'un côté, ce n'est pas plus mal car le surplus de violence sans notion psychologique ou symbolique ne sont pas très intéressant, ils juste la vocation d'aller le plus loin dans le choquant et ils en avaient beaucoup aussi dans ces années là.
    • @Kratos c'est bientôt la mise a jour ?  Vous avez dit avant noel et c'est proche . Merci pour le logiciel/site .
    • Après le ton est justifié. Les arguments je penses que ça se ressent dès que je parle de la publicité. Citer les exemples c'est encore moins facile parce qu'avoir des archives de ces trucs c'est impossible. Mais je prends note!
    • Le billet a un sujet intéressant, et il a du potentiel. Mais je pense que tu aurais pu faire mieux, moins de colère, plus d'argument, plus d'humour pour mieux ridiculiser la publicité, ce genre de chose   Pour ma part, j'utilise très peu mon téléphone, je n'ai donc pas de publicité sur ce support. Je suis beaucoup plus embêtée sur mon PC, et ce, même si Adblock fait un gros travail.
    • Comme l'ont dit les autres avant moi, prends le temps d'écrire ce que tu veux dire, travaille d'abord avec un carnet, mets-y toutes les idées qui te viennent sur le sujet que tu veux aborder puis commence la rédaction sur un traitement de texte comme LibreOffice ou Word. Je te conseille ensuite de faire relire ce que tu as écris avant de le publier par quelqu'un qui pourra t'aider à te dire ce qui n'est pas clair ou qui ce mérite d'être retravailler ainsi que t'aider à corriger les fautes d'orthographe. Il n'y a aucune honte à faire appel à quelqu'un, même les  écrivains le font. Dans tout les cas, fais toi plaisir !
    • Tu as tout a fait raison! Je rajouterai les mêmes pubs réutilisée pour plusieurs jeux!! Je joue en ce moment a Gun of Glory (très bon jeu en passant), dans la pub , on voit que l'on peux interagir lors des défenses alors que ce n'est pas possible dans le jeu et j'ai revu cette même pub pour deux autres jeux avec juste comme différence la couleur des vêtements!!!
    • Salut Je voudrai aussi dire mon avis 🙂  Je n'ai lu que quelques billets et ton premier problème est l'orthographe 😐 Je suis aussi une brêle en orthographe mais pourtant je ne fait pas autant de faute, tu sais pourquoi ? Parce que je me relis et je prend mon temps quand j'écris des articles. L'orthographe, ça s'apprend et à toute âge ! Je suis pas agrégée de Lettres mais j'ai un Bescherelle et d'autres livres sur le français, crois moi, avec de la volonté, on ne peut que s'améliorer 🙂  Il y a des fautes de syntaxe aussi mais souviens toi surtout que moins tu feras de faute, plus tes billets seront plaisant à lire (comme les commentaires) Ton deuxième problème concerne tes sujets, on a souvent l'impression que tu n'a rien à dire. Pourquoi écrit tu ? Quel est ton objectif lorsque tu écrit ? Parle de ce que tu aime, exprime toi mais sans être vulgaire et sans agressivité. Parle de chose qui te font plaisir parce que écrire sur des sujets qu'on aime, ça se ressent. Ne cherche plus à critiquer les autres ! N'écris pas pour être reconnu car tu sera déçu ! Ecris pour toi ! Sur les domaines que tu aime et tu verra que la première personne qui sera satisfait, ça sera toi 🙂  Tu es jeune, ne te presse pas lorsque tu écrit, réfléchis bien sur tes sujets et ça roulera ! Bon courage !
    • Tu es jeune. Tu as beaucoup à apprendre. Et c'est en forgeant qu'on devient forgeron.   J'suis pas du genre à cracher parce que voilà c'est de la merde et t'es une honte non. Souvent quand les gens trouvent les trucs bâclés, tu me rappelles mon moi du passé qui un matin se lève il fait "AH OUAI CA C'EST COOL ALLEZ JE LE FAIS" ce qui finit en un truc rédigé en 1h sans relecture posté sur un coup de tête parce que forcément. T'as envie et ça c'est bien. (ça rappelle le test de Mystic Quest tiens. Oh d'ailleurs je trouve que ce jeu c'est toujours autant une honte!)   Le français, ça se travaille, t'as bonpatron pour aider, il faut écrire, prendre un Bescherelle parfois (oui ça fait jamais plaisir moi non plus ça m'a pas fait plaisir).

      Déjà, oublie pas la ponctuation. Bordel de merde, c'est important. Si tu mets pas de virgule ou de point, notre cerveau ne prends ni de pause et ne s'arrête pas, c'est usant. (oui je sais c'est juste un caractère ou deux mais c'est important).   Ton contenu il doit répondre à une question que tu te poses ou que les gens se posent. C'est pour ça que moi je parle de billet d'humeur dans mon "unique" article : je ne soutiens pas par des faits, c'est une opinion (et les opinions c'est comme les trous des fesses tout le monde en a un).   Prends ton temps, relis toi, note tes idées générales, tes arguments, tes exemples, ce que tu veux avancer. Utilise des images pour mettre un peu de vie. Au début ça va être hyper classique, mais à force de te faire les dents là dessus, tu t'amélioreras.   Mais ça ne se fait pas en un claquement de doigt, ça peut demander du temps, et il faut prendre ce temps. Nous ne sommes pas dans une guerre à la productivité, t'es pas payé à l'article jeuxvideo.com, faut juste souffler y aller tranquillou. Un projet de passion est toujours mieux qu'un projet du stress.
    • Mon avis est différent, il va être rempli de conseils et d'amour ❤️   Prends des exemples de blogs ? Genre Aronaar et MaiffaInes par exemple !   Et puis tu te mets le challenge de faire ENCORE MIEUX ! et là je peux te garantir que tu feras de la qualité.   Tu peux également faire "aussi bien", mais attention, ça n'doit pas virer au plagiat 😉   Mets des images, ajoutes la mise en page, corriges les fautes, rends ton texte esthétique : il y a de multiples façons de bien faire j'en suis persuadé 🙂
    • Ouh, intéressant 👽 alors, perso, je veux pas te clasher avec mes commentaires, je donne juste mon avis très négatif sur ton "travail", parce que, oui, je trouve vraiment ton travail bâclé. Tu peux croire que je souhaite te clasher comme un kikou autiste du 15-18, ou que je suis de mauvaise foi...crois-le si tu veux, j'm'en fous 😕   Bon, après, pour pas dire que du négatif, j'apprécie que tu prennes du recul sur ton travail, et que tu te rendes compte que c'est de la merde : ça prouve que tu vas de l'avant 🙂 après, quelques uns de tes blogs ont du potentiel, c'est juste que c'est bâclé, quoi 😕 comme par exemple ton avis sur le dernier Nintendo Direct : ça pouvait être intéressant de connaître ton ressenti personnel, mais malheureusement c'était fait à l'arrache avec aucun approfondissement, sans relecture, et tous les problème habituels...c'est bin dommage !    Mais je le redis : la plupart de tes blogs ont du potentiel ; faut juste que tu prennes compte des remarques dans les com's pour que ça forme quelque chose, quoi 😐   Ah oui, et pour l'orthographe, tu peux pas juste utiliser un correcteur automatique ? (en pensant au préalable à relire au cas où ça t'as mis une connerie)
    • Très bon article sur ce classique de l'animation ! 🙂 Il me semble que quelqu'un d'autre sur RS avait posté un article sur ce film, mais en étant plus succinct J'ai appris des choses en tout cas, et je suis globalement de ton avis, même si je n'ai pas trouvé le scénario si compliqué (juste la fin qui m'a un peu laissé sur ma faim... ah ah ah, et pas super clair) et je trouve qu'hormis le scénario c'est surtout l'ambiance qui est l'autre point fort de ce film même si tu le sous entend en parlant de la qualité de l'univers cyber punk et de la bande son de Kenji Kawai. Le fait d'avoir une chanson qui découpe le film en deux avec notamment la deuxième version au milieu du film quand on voit les rue de la ville qui nous amène à la fameuse scène ou le Major voit son double. ^^

      On retrouve ce coté contemplatif, mais en plus exacerbé, dans l'oeuf de l'ange qui m'a beaucoup intrigué (surtout pour la présence d'Amano au chara design) mais qui m'a un peu laissé sur la touche après l'avoir vu.
      J'aimerai voir d'autre de ces film, notamment les Patlabor, dont j'ai vu le coffret trois DVD à la fnac. Je sais que le style graphique et d'ambiance change entre le premier et le second, à voir... ça va être un patlabordel.
      Il faudrait aussi que je regarde Jin-roh même si hormis sa couverture très classe, le pitch de base ne m'intéresse pas plus que ça et j'ai peur d'avoir un autre film lent et contemplatif.

      Pour en revenir à GitS, cette fois ci sur mon expérience personnel, j'avais détesté très jeune. Mon père a eut la mauvaise idée de me le montrer alors que le début est très sanglant (alors que le reste moins.. bizarre... un peu le même soucis que Ninja Scroll d'une certaine façon) du coup on a arrêté net le visionnage. ^^'
      Par la suite am mère est tombé sur une VHS en sortant les poubelles, et là dessus était enregistré GitS, que j'ai revu partiellement et d'ont l'ambiance m'avait cette fois ci happé. Des années après mon père avait acheté un DVD comprenant quelques épisode de la série... au quel nous n'avions pas accroché à l'intrigue. et les voix n'étaient plus les même je crois. Et enfin, il y a de ça 2-3 ans je l'ai vu en entier. 🙂 En parallèle un ami m'avait parlé du manga et de son humour.
      Toujours pas vu les suites et je suis moyennement tenté par le film avec Scarlette, même si parait il qu'il n'est pas si mal.

      Concernant ce que tu dis sur les animes des années 90 et leur ton plus mature et sombre, je suis tout à fais d'accord et aujourd'hui j'en viens à regretter des films comme ça. C'est moi ou les distributeurs chez nous, mais je ne vois plus de film d'animation de cette trempe là 😕 à la Akira, Metropolis, GitS, Les ailes d'Honneamise, Animatrix, Ninja Scroll, ect. (je déborde un poil sur les dates).
    • Je sais pas quoi en penser ¯\_(ツ)_/¯ j'ai envie d'être optimiste, mais connaissant la """"qualité"""" de tes billets de blog précédents, je pense que ça a de très grandes chances pour que ce soit un travail bâclé, sans relecture, avec 30 fautes d'orthographe par ligne, n'enseignant que dalle et qui n'a aucune source sûre donc beaucoup de conneries racontées.....   .....mais je peux (peut-être) me tromper 🤷‍♂️
    • Salut 🙂  J'aime beaucoup le 1er film par contre innocence, je ne l'ai pas trop apprécier malheureusement alors qu'il est bien ! le problème que j'ai avec ce film est qu'il va beaucoup plus loin que le 1er film d'un point de vue psychologique (donc plus dur à comprendre) et qu'il ne fait rien pour aider son spectateur à comprendre. Je trouve que le film en est presque moqueur vis à vis de ceux qui ont rien compris mais ce n'est que mon ressentie    En vérité, je n'ai vu que les 3 premier épisodes de Stand Alone Complexe mais j'ai accroché, j'attend juste me payer les 2 saisons en DVD pour en profiter pleinement et probablement en parler. Le film avec Scarlett Johansson me fait peur vis à vis de la tournure qu'il prend (beaucoup d'action et peu de réflexion apparemment) mais un jour je le regarderai.   J'ai l'anime mais je ne l'ai pas encore regardé, quand au manga, je ne les ai pas lu mais me donne envie (il y a plusieurs série de manga, il me semble) J'ai vu la bande annonce d' Alita battle angel, les yeux de l'héroïne mon choqué mais après ça à l'air d'être comme le manga. Je pense que j'irai le voir mais je lirai les manga et je regarderai l'anime avant 🙂   
    • je prefere les films animations de ghost in the shell (ghost in the shell et innosence). ils sont cool par contre j'ai pas connu les series animée sur ghost in the shell, et dois-je parler du film avec Scarlett (que j'ai trouvé bof) ?   après dans le même genre t'as gunm (animé et manga) ils sont super. je sais qu'il y existe un film dessus qui s'appel aelita (non pas le personnage de code lyoko!) et quand j'ai vu la bande annonce j'ai fait beurk wtf*   *c'est sur le design du perso principal. le film reprend environ l'animé.
    • Re re re Salut  (je vais peut être arrêter avec ça 🙂 ) Oups j'avais mal lu ce passage, oui après tu ne va pas toujours répéter.   D'abord, merci de l'avoir lu même ne serait-ce que quelques lignes et tu as raison je spoile la fin, j'explique aussi le pourquoi du comment et si on n'a pas vu la série, ça gâche l'expérience. Je devrai mettre un avertissement la prochaine fois ! Tu parle probablement de  'Rebuild Of Evangelion' qui est un remake (décidemment 😁) de la série. Tu as tout à fait raison, l'histoire est vraiment condensé, surtout le 2ième film. Le 1er film est similaire à la série mais différent dans ses propos et le 3ième est….spécial. Si ça peut te rassurer, la série est beaucoup plus développée et a son propre délire (la mise en scène surtout) mais le 3ième film n'a plus aucun rapport avec la série. Je compte en faire des articles prochainement 🙂  Je te conseil de regarder la série, tu verra c'est assez différent des films.     Je comprend cela, c'est jamais agréable d'être critiqué. Après, je ne voulais pas être négatif envers toi, c'est même cool que tu donne un avis très différent des autres, il faut juste savoir nuancé ses propos je dirais. Jusque là j'ai toujours eu des retours positifs sur mes critiques mais je compte parler aussi de chose que j'aime pas et qui sont souvent populaire. Je devrai voir cela comme un défi de dire mon avis sans choqué. Je trouve que tu écrit bien aussi ^^ et j'espère que tu t'améliorera !
    • Alors ça c'est une surprise, je ne l'ai jamais vu.
      Mais du coup c'est pas comme ça que j'me l'imaginé donc il existait belle et bien un moyen.
      Je l'avais déjà vu ce truck là mais j'me disais qu'c'était seulement une sorte de lien à partager avec les gens pour qu'ils viennent sur le live de romstation.
      Au passage super ton gif d'aventure time ^^ (un animé kiffant juste dommage qu'il n'y a jamais eu la suite en vf)