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Mise à jour 2.8.1 : Cloudplay DS et Connexion Wi-Fi Nintendo

La Nintendo DS intègre la liste des systèmes portables compatibles avec les serveurs Cloud.   L'émulation du Multijoueur local (connexion sans fil) sur DS n'est actuellement pas aussi performante que sur les autres systèmes portables. En revanche, le jeu en ligne (connexion Wi-Fi) est parfaitement opérationnel grâce à l'émulation de l'ancien serveur CWF. Vous devrez donc obligatoirement passer par les modes de jeu utilisant la connexion Wi-Fi pour espérer jouer à plusieurs sur un serveur Cloud. Les jeux compatibles sont facilement identifiables par le label bleu présent sur les jaquettes.   Les lobbys sont tous connectés au même serveur CWF. Les joueurs de Romstation peuvent donc tous s'affronter ou coopérer par lobbys interposés, ou connecter entre eux différents jeux compatibles (HeartGold et SoulSilver) sans être limité à la sélection d'un lobby.   Si vous souhaitez aborder la chose sous un angle plus compétitif, sachez que le serveur central conserve tous les classements en ligne. De plus, la nature du système rend toute triche impossible.   Comme avec les autres systèmes portables, n'oubliez pas d'activer l'option intitulée "Créer une instance par client pour les jeux en réseau", au démarrage du serveur, pour permettre à chaque joueur d'un même lobby de jouer sur son instance indépendante avec sa sauvegarde. Bien sûr, si vous souhaitez conserver l'écran partagé sur une instance unique et partager le même contrôleur avec tous les joueurs du lobby, désactivez au contraire cette option au démarrage du serveur.     ⚠️ Si vous possédez une version antérieure à l’actuelle 2.8.1, n'oubliez pas de redémarrer RomStation pour appliquer automatiquement la dernière mise à jour.

Kratos

Kratos

Star Wars Jedi : Fallen order

Disney, en reprenant la franchise Star Wars, n’a pas fait que des heureux. Fort heureusement, big D n’a pas tenté de produire un jeu se passant dans une période de réécriture massive, choisissant (judicieusement) de placer le contexte de Fallen Order dans l’ère ô combien classique et emblématique du règne de l’Empire. L’occasion d’oublier les épisodes multi et nous replonger dans une aventure bien solo, à la Dark Souls qui plus est, nous faisant jouer du sabre laser pour une quête tant énorme que vouée à l’échec : refonder l’Ordre Jedi ! Mais lorsque le Côté Obscur, marqué par le retour des initiales EA, accompagne la production, on pourrait perdre ce nouvel espoir et craindre que la médiocrité contre-attaque… A raison ? Réveillez votre pouvoir de psychokinésie et embarquez une bonne dose de stims médicaux, ami Lecteur : nous allons le découvrir séance tenante.     Le soft mettra l’accent sur les combats de boss (plus ou moins) endiablés, avec ici une belle référence à Shadows of the Empire.   Je me contentais de me cacher. Ce n’est pas une façon de vivre… Pas pour Un jedi.
Notre histoire du jour s’ouvre sur une planète de troisième zone, où la principale activité est le ferraillage et le recyclage de vieux vaisseaux, job ingrat et parfois dangereux auquel notre protagoniste, Cal Kestis, s’est habitué, une dizaine d’années après l’avènement de l’Empire. Après la Guerre des Clones, les carcasses ne manquent pas ! Une récupération périlleuse donne le prétexte parfait pour qu’on se fasse la main avec les contrôles du jeu, sautant et s’agrippant pour nous donner un aperçu de la façon dont nous évoluerons dans le titre. Le travail se passe bien… Jusqu’à ce que le collègue de Cal chute, forçant ce dernier à utiliser la Force pour l’empêcher de mourir. Car Cal est naturellement un Jedi, ou du moins, un ancien padawan ayant échappé à la purge de l’ordre 66 (plus le temps passe, plus on s’aperçoit que cette purge avait pas mal de trous dans la raquette). Pour ne pas perdre de temps, les deux travailleurs sont arraisonnés dans leur train de retour par l’Inquisition impériale, qui a eu vent de la présence d’un Jedi sur la planète ! Le collègue de Cal est tué par l’inquisitrice car il faut bien rappeler qui sont les méchants, Cal lui-même n’échappant à la capture que par l’arrivée providentielle d’un vaisseau spatial, le Mantis. A bord, deux personnes, un non-humain pilotant le transport et une ancienne Jedi, qui espionnait fort opportunément et sans se faire repérer les communications de l’Inquisition. Si vous avez été attentif, ami Lecteur, vous savez quelle est la mission qu’elle veut confier au rescapé : bâtir un nouvel Ordre Jedi, censément le seul moyen perçu pour ramener la paix dans la Galaxie. Cela grâce à un objet bien particulier : un holocron Jedi recensant tous les jeunes êtres intelligents sensibles à la Force. Suite à sa démission inopinée, malgré son inexpérience et le manque d’un plan clair pour le futur (comment vont-ils s’y prendre à seulement trois pour rebâtir l’Ordre dans une galaxie verrouillée par l’Empire ?), Cal accepte de s’embarquer dans cette folle quête. Ce n’est en effet pas comme si se cacher lui avait réussi…   La difficulté de celle-ci, plutôt artificielle, est que l’holocron n’est évidemment pas prêt à être récupéré dans un point-relais galactique. Non, sur un monde sanctuaire ayant échappé à l’Empire, Cal trouve un droïde contenant plusieurs enregistrements holographiques d’un Maître Jedi, Eno Cordova, ayant programmé la machine pour ne se révéler qu’à un autre Jedi digne de confiance, afin qu’ils suivent ses traces à la recherche de ruines ayant appartenu à une antique race d’êtres sensibles à la Force, les Zeffos… Cordova annonce clairement qu’il avait perçu la chute à venir de l’Ordre et s’il est facile d’admettre que ses avertissements n’auraient pas fait mouche, cette manière de confier à un simple droïde perdu sur une planète (n’apparaissant pas sur les cartes !) un objet d’une telle importance a de quoi laisser sceptique. N’aurait-il pas pu accomplir mille autres petites choses pour cacher des ressources utiles à la refondation de l’Ordre ? Las, ce sera l’occasion de s’adonner à du tourisme archéologique pour suivre ce jeu de piste, en se confrontant forcément à l’Empire à tous les détours, pour une intrigue avec relativement peu de rebondissements. Si elle ne fera pas nécessairement rêver, on pourra lui reconnaître de « savoir rester à sa place » : contrairement à ce que dit Yoda, l’avenir n’est ici pas en mouvement mais bien figé par les dures lois d’un univers déjà établi : Cal ne portera nullement de coup dur à l’Empire. Le défaut étant qu’au terme de la narration, on peut avoir le sentiment de ne pas avoir accompli grand-chose… Mais nous y reviendrons plus tard : pour le moment, examinons le gameplay offert par Fallen Order.   Les acrobaties plus ou moins improbables seront le pain quotidien de Cal, donnant parfois une légère impression de Prince of Persia.   L’échec n’est pas la fin. C’est une étape nécessaire du chemin à parcourir.     Le jeu se décline en deux aspects principaux : la castagne au sabre laser et l’exploration des différentes planètes à visiter. Le premier est là où on peut le plus attendre le jeu au tournant, découper de l’ennemi au sabre laser étant un attrait de longue date de Star Wars ! Cal pourra donc sauter, esquiver, parer et attaquer ses nombreux adversaires de plusieurs manières, que ce soit en assaut normal, en frappe puissante ou en utilisant un combo ; bien sûr, il pourra également compter sur la Force : principalement la poussée et la traction. Si, dès le mode normal, vous ressentirez le poids de vos erreurs de gameplay au niveau de votre barre de santé, un savant mélange de types d’attaque ne sera pas impératif pour venir à bout de vos adversaires. La clé sera d’étudier leur pattern offensif tout en prenant grand soin de préserver votre jauge de vie, savoir esquiver au bon moment (sachant que même l’ennemi le plus faible dispose d’une attaque imparable- vous verrez alors le belligérant devenir rouge) et parer avec le bon timing (ce qui permet de sonner votre assaillant, vous donnant l’opportunité de contre-attaquer- vous ne pouvez pas rester éternellement en parade, si votre jauge de parade est vide, vous allez être roué de coups !) feront toute la différence entre la vie et la mort, particulièrement lors des combats de boss. Les dégâts s’accumulent assez rapidement et vous avez une réserve limitée de stims médicaux (3 au début, vous pourrez en obtenir jusqu’à 7). N'imaginez pas vraiment des combos de folie : il s’agira plus d’enchaînements simples, à effectuer lorsque votre cible sera la plus vulnérable, si vous vous montrez trop gourmand dans votre offensive, vous risquez de vous prendre un retour de bâton pas piqué des vers…   Vous affronterez toute une panoplie variée de Stormtroopers (classiques, lance-missiles, avec bâton de combat, lance-flammes etc.) mais ceux-ci, à moins d’être en grand nombre, vous poseront rarement souci- exception faite des Purgetroopers, entraînés par l’Inquisition et bien plus redoutables. Comme dans d’autres jeux de la franchise, il sera fort plaisant de renvoyer les tirs de blaster à l’envoyeur ! Outre des ennemis humains, vous aurez à faucher de nombreuses bestioles, du rat géant à d’énormes araignées vindicatives, en passant par des béhémoths frénétiques ou des rapaces à l’appétit trop aiguisé. Dans l’ensemble, cela produit une diversité suffisante pour que notre intérêt soit maintenu pendant les affrontements, la joie de trancher au sabre laser étant bien là, ponctuée par des exécutions grisantes. Il faudra admettre que votre sabre ne laisse parfois que de vilaines balafres au lieu de coups mortels, on ne pouvait néanmoins pas attendre du jeu qu’il nous laisse terrasser d’un coup une multitude d’ennemis… Et encore moins les boss, qui sauront mettre à l’épreuve votre coordination et votre patience. Si l’on fait abstraction des mercenaires vraiment pas adaptés pour affronter un Jedi, ils sont convaincants : de quoi vous donner un réel sentiment d’accomplissement une fois que vous en aurez fini avec leur barre de santé, qui, gageons-le, vous semblera parfois trop grande. Mentions spéciales aux duels contre d’autres utilisateurs de sabre laser, particulièrement intenses ! Afin de pouvoir être à la hauteur de toutes ces personnes et bestioles chagrines désirant mettre un terme à l’existence de Cal, celui-ci dispose d’un arbre de compétences, que vous acquerrez en dépensant les points d’expérience durement acquis.   Ceux-ci s’obtiennent d’une part en terrassant vos ennemis, d’autre part en « ressentant » des échos : Cal dispose en effet d’un don rare, la psychokinésie, lui permettant d’expérimenter des fragments de souvenir liés à des objets. C’est d’ailleurs la principale justification de ce pouvoir, en-dehors de donner de petites pastilles narratives : lors de l’intrigue, ce don n’aura pas un impact sidérant. Les talents coûtent 1, 2 ou 3 points de compétence, beaucoup ne pouvant être acquis que si un autre talent a déjà été appris. En plus des améliorations « linéaires » (santé, jauge de Force, puissance d’attaque, efficacité des stims, pouvoirs de Force plus efficaces…) vous apprendrez de nouveaux coups : lancer de sabre laser, attaque sournoise après une esquive, enchaînement après une attaque simple, etc. Sans même chercher à grinder, vous obtiendrez probablement suffisamment d’expérience pour obtenir tout ce que vous souhaitez, ce qui casse l’impression d’avoir à réaliser des choix… Non pas que l’arbre permettre de se spécialiser à outrance, de toute manière. En lien avec les combats, il est nécessaire de mentionner la mécanique de sauvegarde dans Fallen Order. Vous ne pourrez le faire que sur des cercles de méditation – placés sans espacement rédhibitoire, le plus généralement – qui serviront également à vous régénérer entièrement : santé, Force et stims médicaux. Si vous choisissez la régénération, tous les ennemis du niveau réapparaîtront ! En pratique, cela reste moins punitif que dans un Dark Souls où la simple sauvegarde produit le même effet. Au vu du nombre de cercles de méditation (qui permettent également de dépenser vos points de compétence) l’impact ne se fait réellement sentir que dans les difficultés élevées, quand bien même vous pourrez également prendre vos jambes à votre cou pour éviter des combats redondants.                     Votre mascotte ambulante, BD-1, aura fréquemment l’opportunité de scanner l’environnement et les ennemis- de quoi ajouter un peu d’expérience et de lore.   C’est le choix de poursuivre le combat qui fait de nous ce que nous sommes   Autre aspect : l’exploration, à travers des biomes bien différents (désert et grottes arides de Dathomir, forêt dense de Kashyyk, temples antiques des Zeffos, étendues gelées…). Ne serait-ce que pour atteindre son but, Cal n’en finira pas de sauter dans tous les sens, se faufiler dans des passages étroits, se rattraper de justesse à d’opportunités corniches, défier les lois de la gravité en sprintant sur les murs, se balancer de liane en liane, glisser sur des pentes dantesques… Souvent en utilisant la Force, comme pour détruire une section friable avec la poussée ou ralentir un obstacle mortel, à l’instar d’un ventilateur géant. Ces pouvoirs se débloquent de manière commode lorsque le Jedi se « remémore » son entraînement de Padawan, pour des pures raisons de level-design, vous amenant ainsi à revenir sur des planètes déjà visitées afin d’arpenter des sections qui vous étaient auparavant inaccessibles. Même principe pour BD-1, qui, pour le bien du gameplay, obtiendra des améliorations à certains établis, à l’instar de la tyrolienne allant dans les deux sens ou de la faculté de pirater des systèmes électroniques. Il y a quelques puzzles environnementaux, notamment dans les ruines Zeffos, rien de compliqué ou de transcendant- Link pousse des blocs, Cal propulse des sphères géantes et branche des câbles (pour l’essentiel). Rien d’essentiel non plus, à un moment vous devrez vous rendre dans un ancien temple Jedi où il faudra orienter la lumière de telle manière à faire fondre de minces piliers de glace… Qu’on imagine pourtant fort aisément être détruits par une poussée de Force ! Il pourra également être crispant d’être arrêté par des portes, alors qu’un sabre laser est un ouvre-boîte prouvé pour ce genre d’obstacles. Enfin, toujours est-il que l’amateur d’exploration sera comblé car il y a beaucoup de détours et sections plus ou moins cachées, la récompense étant soit des coffres, des échos de Force ou des essences, lesquelles, par ensemble de trois, peuvent augmenter ou votre jauge de santé, ou votre jauge de Force. En difficulté normale, la chose peut être survolée, au-delà, ce seront des coups de pouce non-négligeables. Les coffres, hélas, n’ont qu’un intérêt purement cosmétique : apparence de Cal et BD-1, tuning du Mantis, customisation de votre sabre laser. Si à un moment vous dénicherez un sabre laser à lame double (comme celui de Dark Maul) on pourra regretter l’absence d’éléments pour renforcer l’arme proprement dite, ou même une quête optionnelle afin de retrouver les pièces d’un sabre spécial. Mais pour ceux aimant tout collectionner, peu importe la valeur intrinsèque des éléments à récolter, le défi est bien là pour atteindre les 100% : de quoi facilement augmenter la durée de vie du soft, lequel se plie en une grosse douzaine d’heures, n’ayant pas grand-chose à raconter.   Même si on peut comprendre une certaine logique metroïdvania à retourner sur des lieux déjà visités, le soft en abuse parfois, l’illustration la plus frappante étant certainement Dathomir. Vous serez bloqué une première fois car Cal ne sait plus comment effectuer un double saut de Jedi, une fois la capacité « en poche », nouvel impedimenta : le Jedi, qui n’a aucun mal à s’agripper à des murs de lierre, a oublié son matériel d’escalade. Un prétexte en mousse pour une virée dans les profondeurs de la planète, afin de trouver des griffes d’escalade sur un cadavre aléatoire de frère de la nuit, non sans devoir trucider un rapace gigantesque ! Tout cela pour qu’en aboutissant au temple, votre sabre ne soit endommagé par un certain évènement, vous forçant à chercher un nouveau cristal kyber dans un vieux temple Jedi ! Un peu fastidieux, d’autant plus que si sur les autres planètes la présence impériale explique pourquoi le Mantis ne peut vous déposer au plus près de l’objectif, il n’y a rien sur Dathomir justifiant le fait qu’on en débarque pas Cal à l’entrée du temple. On en comprendrait presque, après tous ces tracas, pourquoi l’objet à y trouver est obtenable sans autres puzzles ou traversée compliquée… La palme du filler reviendra toutefois à la section où vous êtes capturé de manière improbable par des chasseurs de prime arrivant de nulle part : une phase sans combats et avec des puzzles mous pour aboutir à une séquence d’affrontements en arène, qui n’aura aucun impact sur le reste de l’histoire. D’un autre côté, on ne pouvait guère en demande beaucoup à une structure narrative maladroite, rappelant un peu celle de Kotor au final- sans la brillance de ce dernier. On appréciera quand même que les personnages soient un minimum travaillés, la seconde Sœur (votre antagoniste principale, celle qui débusque Cal au début du jeu) n’étant pas qu’une vilaine Sith ; encore que son passé évoque un refrain familier. Fallen Order s’axe au fond sur un thème principal : le trauma et les erreurs du passé, ainsi que la manière de les dépasser pour aller de l’avant, Cal étant rongé par ce qu’il a vécu durant la Purge et Cere, anciennement Maître Jedi, dévorée par ce qu’elle a dû faire pour survivre, tant et si bien qu’elle a choisi de se couper de la Force. Un troisième personnage, qui rejoindra votre groupe, sera tout aussi tourmenté, mais je tairai son nom pour préserver le peu de surprises contenu dans le jeu. La fin, nous gratifiant de la présence d’un personnage bien connu, est une invitation ouverte à une suite, en cours de préparation au moment où ces lignes sont écrites. A EA donc de savoir proposer quelque chose de convaincant, car cette aventure-ci n’aura eu au final pour but que de servir de marchepied pour l’ascension de Cal…   « Tu devais rétablir la paix dans la Force, pas la condamner à la nuit !»   Aspects négatifs   -          Plan peu vraisemblable pour récupérer l’holocron -          Des obstacles parfois téléphones ou rallongeant sans honte la sauce -          Un arbre de compétences peu aventureux -          Des séquences fillers -          Final en point d’interrogation -          Devoir faire le chemin en sens inverse jusqu’au Mantis à chaque fin de mission, sans retour rapide   Aspects positifs   -          Une DA qui va bien -          Des environnements et un « bestiaire » variés -          Des séquences de grand spectacle -          Sabre laser, sabre laser, sabre laser ! -          Adaptable à tous les niveaux de compétence -          N’essaye pas de se la raconter au niveau narratif -          Du grain à moudre pour les complétionnistes
Fallen Order n’excelle dans aucun domaine. Les combats demeurent plaisants, sans probablement répondre aux exigences d’un public habitué aux Dark Souls, les personnages se laissent suivre, dans une intrigue condamnée à l’avance. Si le tout se passait dans un univers de science-fiction n’étant pas estampillé Star Wars, on pourrait douter que le jeu ait connu un grand succès ; même ainsi, on sent par trop qu’il doit être complété par une suite.

Aronaar

Aronaar

 

guerre ukraine

déjà + de 80 jour que la guerre a commencer, poutine a attrapé plusieurs maladie (concert etc.).  donc quand poutine sera mort = fin de la guerre en Ukraine.    suite a venir.    

gamer999

gamer999

Le miracle Ducktales 2017

En 2017, Disney lance un reboot de l’une de ses franchises majeures. Projet risqué, car Ducktales a une image culte qui a tendance à le rendre intouchable. Peu de nouvelles histoires sont créées, que ce soit pour Picsou, Donald ou Mickey et les quelques innovations ont tendance à rester inaperçu, ou du moins, à ne pas vraiment avoir d’adaptation télévisuel. Ce n’est pas pour rien qu’à mes yeux, cette nouvelle série de 2017 est non seulement un petit bijou, mais également un véritable miracle.   Produit par Matt Youngberg et Francisco Angones, dont le premier est connu pour des séries de superhéros populaire comme Teen Titans, The Batman ou l’une des nombreuses itérations de Ben 10, la série fait un pari très risqué : réécrire l’histoire de la franchise, réécrire les personnages qui la compose, faire hommage aux séries Disney des années 1980-2000 et le tout avec un nouveau visuel. Autrement dit, prendre le risque que plein de gens remplis de nostalgie déboulent en mode ‘’Vous détruisez notre enfance, c’est honteux, les personnages ne doivent pas être comme ça !’’   D'ailleurs messieurs dames, voilà à quoi vous ressemblez quand vous sortez cet argument. De quoi donner envie de rajouter plus de temps à l'avortement.   Pourtant, la plupart des gens ayant vu la série seront d’accord pour dire que non seulement elle est de qualité, mais qu’elle est également très respectueuse de ses origines. Mieux, elle puise dans ses origines pour créer de nouvelles histoires. Dans ce premier article, je vais m’atteler à critiquer la série dans son entièreté. Dans un second, qui arrivera peu après et qui sera bien plus court, je ferai un exercice d’interprétation sur la fin de la série.   Attention du coup, il y aura des megaspoiler.   Ne nous contentons pas de recommencer…   La seule chose qu’a la série de 2017 en commun avec son ainé de 30 ans, c’est son début, lorsque Donald se voit contraint de demander à Picsou de garder ses neveux. Mais il n’y a que cela de similaire, puisque dans la série de 2017, on enchaîne sur la découverte de Zaza qui va introduire moult faits d’armes sur Picsou. Contrairement à l’ancienne série, dans la version de 2017, Picsou est déjà au sommet de sa gloire au point d’être un personnage de légende. Mais là j’entre déjà dans les détails. Je pourrais énumérer tout ce qui a été fait de différents alors que ce qu’il y a d’important, c’est la façon de considérer son jeune public.   Dans l’ancienne série, on traite les enfants comme des êtres qu’il faut conserver dans l’enfance et ne pas brusquer. La nouvelle série de 2017 considère les enfants comme des adultes en devenir à qui on peut parler de beaucoup de choses du moment que c’est traité avec délicatesse. Et juste ça, ça change énormément de choses, notamment au niveau des enjeux. On n’hésite pas à montrer des confrontations où les personnages, adultes comme enfants, s’échangent des bourre bec, peuvent être blessés, où les méchants tentent de tuer les gentils… et où donc la mort existe, même si délicatesse oblige, la plupart des décès sont écrites de manière métaphorique ou par le biais de synecdoque. Avoir comme producteur un homme qui s’est occupé de séries d’animation sur des super héros a du énormément aider et certaines scènes d’actions sont incroyablement dantesques.   Et oui, on a des morts à l'écran.   L’humour est toujours présent bien entendu, mais ne gâchera jamais les enjeux, tout d’abord parce qu’il intervient par des doses plus douces (pas faible, juste douce dans le sens où il n’y en a pas moins, mais qu’ils ne créent pas de rupture de ton) et qu’ils servent la plupart du temps à l’écriture des personnages. Et mine de rien, chez Disney qui en vient à faire des blagues de gros pour Thor dans Endgame, c’est un début de miracle.   Des Gimmicks en veux-tu en voila   Pour ceux qui ne le savent pas, ou qui confondent gimmicks et clichés : Le Gimmick est un procédé qui défini un objet de narration de manière tellement marquante qu’elle en devient un élément de l’histoire ou du personnage, même s’il peut être utilisé dans des œuvres non fictionnel, comme la publicité, où le gimmick peut prendre la forme d’une musique qui s’incruste dans votre cervelle.    Ducktales 2017 est bourré à ras bord de personnages à gimmicks. Excellente idée je pense, car des personnages, il y en a plusieurs dizaines et si on passait notre temps à essayer de nous rappeler qui ils sont par le biais de la narration, on s’embêterait très rapidement, surtout qu’ils ont parfois tendance à apparaître le temps d’une scène ou deux. Mais surtout, ça permet de respecter la règle première des œuvres audio-visuel : Show don’t tell.   Ici par exemple, on suggère subtilement que Hercule est gay et amoureux de Donald   Par exemple, Loulou qui porte un sweet à capuche, qui passe son temps les mains dans les poches, qui entourloupe continuellement tout le monde et qui est le seul avec Picsou à savoir nager dans les pièces d’or, ça en dit beaucoup plus sur le personnage que si on faisait dire tout le temps aux personnages que le personnage est vénal au point d’être plus machiavélique que les méchants auquel la famille Duck est confrontée.   Ou bien Flagada Johns, qui peut paraître très con avec son obsession pour Mister Mask mais qui inspire CONTINUELLEMENT les autres personnages secondaires à se comporter héroïquement au point de créer deux super héros, la futur agence tout risque de Tic et Tac et un peuple antique à se révolter contre une momie. Ce mec que tout le monde méprise parce qu’il passe son temps à se crasher avec tout ce qu’il pilote, mais qui passe son temps à vivre ses propres aventures hors champ où il aura toujours une nouvelle conquête amoureuse. Des cons comme ça, moi je ne sais pas pour vous, mais j’en veux beaucoup plus.   Alors, bien entendu, au bout d’un moment, la série explicitera ce qu’il veut raconter pour la plupart de ses personnages, mais toujours une seule fois et au bon moment. Pour le spectateur astucieux cependant, ça devient à ce moment-là une forme de récompense, car la série lui donne raison tout en restant cohérent. Contrairement à My Little Pony par exemple qui avait régulièrement besoin de remettre ses personnages dans les même situations, quitte à ce que ça en devienne débile, dans Ducktales, un personnage qui apprend une leçon et qui évolue ne reviendra jamais en arrière.

C’est l’un que l’on a l’un des éléments qui me fait penser que cette série est un miracle : il s’agit d’une fiction qu’il faut suivre continuellement, puisque même les fillers racontent des histoires qui peuvent faire évoluer la psyché des personnages, les relations qu’ils ont entre eux, voir les deux.   Un nouveau design nécessaire   Je pense que je ne vais choquer personne en disant cela : Disney joue énormément sur la nostalgie et il n’est pas rare de constater un certain immobilisme au niveau de leurs anciennes mascotte, même si parfois on a des fulgurances assez spéciales comme ces nouveaux cartoon Mickey qui ressemblent à des dessins animés Nickelodeon. Encore aujourd’hui, quand on a de nouvelles histoires sur Donald, le design ne change pratiquement pas.   Alors forcément, dès qu’une œuvre ose changer un peu le design, on a tendance à le remarquer, comme X Mickey, un univers alternatif où tous les personnages que l’on connaît sont des monstres, en dehors du protagoniste qui lui, a voyagé dans le dit monde. Mais même dans cette série, il y a que des changements mineurs de design, et son héros, Mickey, est celui que l’on connaît tous, donc pas de changement, en dehors du fait qu’en Italie, ce bon vieux Topolino a tendance à s’habiller comme un enquêteur privé.   Ducktales 2017 est beaucoup plus radical : les personnages ont des jambes plus grandes, les traits et les silhouettes sont découpés presque à la serpe, pour être moins rondouillards et de manière générale, la plupart des personnages sont de tailles et de physionomie différentes, ce qui permet de différencier Goldie de Daisy par exemple, ou Gripsou de Picsou. Autre ajout, ici un peu étrange cependant : rajouter des chevelures aux personnages qui n’en avait pas, mais de la même couleur que leur plumage. D’un côté, quand on nous dit que les enfants canard naissent dans des œufs et qu’ils doivent éclore, ces chevelures sont donc certainement faites en plumes, cohérence donc. Mais d’un autre côté, plein d’autres personnages ont des coiffures de couleurs variés : Flagada Jones est châtain tirant sur le roux, Goldie est blonde comme le soleil et je vous passe tous les détails, mais il y a beaucoup de possibilités qui deviennent donc étrange dans la logique de l’univers. Là encore c’est certainement parce qu’avec la nostalgie typiquement Disney, on n’a peut-être pas pu tout changer ?   Avant   Après   Une autre possibilité soit donc que comme certains peuple ont majoritairement les cheveux noirs, la race des canards aient bel et bien des cheveux (et pas des plumes donc) et que la norme soit la couleur blanche. Une possibilité qui me plaît bien plus pour ma part, car plus cohérente. Mais à vous de faire votre choix.   En tout cas, les designs sont très variés et donnent de la personnalité aux personnages, exemple avec les trois neveux :   - Riri qui est terre à terre, rationnel mais parfois trop rigide. Comme il est celui qui ressemble le plus à son ancienne version, on lui laisse une chemise bien plate et la casquette, et surtout, son manuel des castors juniors (dont il est le seul du trio à en faire partie). - Fifi est celui qui ressemble le plus à un héros de shonen japonais des années 2000 : il est un peu con mais également très athlétique. Il est celui qui fait très teenager, avec son polo longue manche en dessous de son t-shirt. Sa grosse houppette peut sembler faire vieillot, mais peut également indiquer un besoin d’attention puisque ça agrandit sa silhouette. - Loulou est celui qui s’éloigne le plus des origines. C’est un gros pantouflard, fainéant, mais également incroyablement malin au point d’être qualifié de jumeau maléfique par lui-même et ses frères. Il a une chevelure très plate donc, qui couplé à son hoodie vert digne d’une petite racaille des cités, représente parfaitement sa personnalité. A noter qu’il est celui qui se rapproche le plus de Picsou sur certains points, mais également au niveau de sa relation avec son oncle.   Le design des personnages va pour la plupart avoir cette volonté de raconter quelque chose à travers lui, ou de rendre un hommage ! Je pense que ce n’est pas pour rien que Picsou porte sa redingote rouge et non sa traditionnel tenue bleue et ses guêtres rouges.   C’en est presque une transgression, comme ce Gripsou obèse ou le Flairsou rachitique. Au départ, donner aux antagonistes richissimes de Picsou la même silhouette que lui racontait également quelque chose. Changer tout ça est un gros risque, mais le fait qu’ils y réussissent fait également partie du miracle.   La famille, le thème principal de la série   Là, je pense que c’est l’une des rares choses qui semble ne pas changer au prime abord. J’ai revu les trois premiers épisodes de l’ancienne série pour essayer de me remémorer un peu, mais dans le fond, l’ancienne série Ducktales se concentre plutôt sur l’aventure et la famille de Picsou est un prétexte à l’aventure.   La série de 2017 prend le contrepied de cette logique : l’aventure est un prétexte pour parler de la famille, ou pour approfondir les relations qu’ont les personnages entre eux, et du coup forcément, à créer et à renforcer ces liens familiaux. Mais la nouvelle série va un peu plus loin : ainsi par exemple, Flagada, les amies de Zaza, Mister Mask, Robotik et même Geo Trouvetout sont intégré à la famille de Picsou. Le message étant que la famille n’est pas constituée que de gens ayant des liens du sang entre eux, mais également de personnes avec qui tu as suffisamment d’affection pour les considérer comme faisant partie des membres de ta famille. Ce n’est pas pour rien que dans le final de la saison 1, Picsou propose à Lena une place dans sa famille, tout simplement parce que c’est la meilleure amie de Zaza, qu’elle s’entend très bien avec les neveux et qu’elle a sauvé la vie de Mamie Baba.   La famille ce n’est pas seulement choisir les gens qui peuvent la composer, c’est également choisir le lien que tu auras avec ces gens. Le meilleur exemple ici, c’est Zaza qui appela Baltazar ‘’Monsieur Picsou’’ jusqu’à être autorisé par ce dernier à ce qu’elle l’appelle ‘’Oncle Picsou’’. Et quand, à la toute fin, celle-ci découvre qu’elle est un clone formé à partir de son ADN, elle n’hésitera pas à l’appeler ‘’Papa’’.   Choisir ses liens familiaux et sa famille, c’est aussi choisir de la renier, bon là on aura que le personnage de Léna par contre, mais soit, son personnage représente beaucoup ce que je vis moi-même à la différence que contrairement à elle, je ne saute pas le pas. Léna est très spéciale, elle est née à partir de la magie de Mystic (ou Magica De Spell si vous préférez). Elles pourraient très bien avoir une relation mère/fille donc. Pourtant, Léna préfère dire qu’il s’agit de sa ‘’tante’’ comme pour mettre une distance entre elles. Et bon, Mystic, vous vous en doutez, pour elle ce n’est qu’une chose corvéable à exploiter, donc même pas de titre.   La galerie de personnage au complet Si dans tout ça, vous n'avez pas un ou deux chouchous, je ne comprend pas   Des défauts à noter ?   Bien sûr, la série parfaite n’existe pas et n’existera jamais.   Tout d’abord c’est une série qui bien qu’elle prenne le temps de boucler pas mal d’intrigues et de pistes, quitte parfois à réutiliser des éléments vus en saison 1 dans le final de la saison 3, a semble il été arrêté un peu trop tôt. En effet, des éléments et des cliffhangers ont tout simplement disparus par la suite alors qu’il aurait été intéressant de les utiliser afin de continuer de développer les personnages. Je pense par exemple :   - A l’anti-Mister Mask qui aurait été plus qu’intéressant de réutiliser afin de confronter à la vision de l’héroïsme qu’ont les autres personnages, inspiré par Flagada. - Au milieu de la saison 3, Mister Mask naît pour de bon, puisqu’il adopte Poussinette. Cependant, à la façon dont elle est intensivement active pendant le final de la série, on peut sans doute émettre l’hypothèse qu’elle devait avoir plus d’épisode pour elle. - Pareil pour l’Agence Tout Risque de Tic & Tac dont tous les personnages naissent au début de la saison 3 et qui.. réapparaissent là aussi au final quand on montre tous les personnage que le mauvais pilote a inspiré pour qu’ils deviennent des héros. Sans aucun doute devaient ils avoir eux aussi plus d’épisodes.   Ensuite, même si ici, ça va diverger : en adoptant une ambiance beaucoup plus pulp, une grande partie de l’innocence et donc, de la partie nostalgique, de la franchise a foutu le camp. Y’a toujours de l’humour et des scènes d’actions basé sur l’humour, mais la plupart des affrontements se régleront beaucoup plus à coup de bourrepif. Ceux qui s’attendaient à des batailles de tartes à la crème et à des persos qui se débarrassent des méchants avec des slapsticks seront forcément déçues. Vient donc le vrai défaut : le manque de com’ de Disney sur cette série. Concrètement, si vous n’avez pas lu en diagonale, je considère qu’il s’agit d’un petit bijou. Le problème, c’est qu’en dehors de Disney XD, ça n’a pratiquement été diffusé nulle part en France. Une série Disney de cette qualité n’a pas été diffusé sur les chaînes de la TNT, par contre cet hiver on aura encore et toujours les suites Disney pourries qui n’étaient dispo qu’en VHS à la base. Quand c’est Star Wars, avec la série Rebels, on a eu une diffusion impeccable sur Fr4, aucun souci. Maintenant FR4 essaie juste de concurrencer Gully et Teletoon.   Je ne sais pas ce qui fait que tout est parti en cacahuète pour les chaînes les plus disponibles, mais beaucoup de séries animées sont devenues très peu disponibles. Entre Adultswim qui rafle toutes les séries de superhéros pour sa chaîne Toonami, et qui se garde aussi les cartoons pour adulte (qu’il produit d’ailleurs, le bon plan), Disney a un énorme boulevard afin de pouvoir de nouveaux s’étendre à tous les publics. Et ils ne le font pas. Resistance n’a pas été diffusé non plus alors qu’il s’annonçait très bien. En fait, si vous n’avez pas d’abonnement à Canal +, la seule et unique façon de découvrir des nouvelles séries d’animations reste l’abonnement à Disney +

Et bon, sur Disney +, avec la pelleté de série Marvel et Star Wars qui sortent chaque année, ce n’est certainement pas les produits Disney qui sont mis en avant, surtout celles qui ont commencé en 2017 et qu’on a arrêté définitivement. Je me souviens que Netflix, à chaque saison de She Ra, ils faisaient de la pub pour vendre leur série, histoire de garder au moins le public des fans au courant. Moi j’ai su que plusieurs mois après que Disney + a rajouté le dernier chapitre de Ducktales sur sa plateforme, uniquement parce que Facebook a diffusé des news au hasard. C’en est presque scandaleux tellement c’est mal vendu… et du coup, mal considérée, car ceux qui vont le chercher risque de trouver quelque chose sur lequel ils auront d’autres attentes.   S’il vous plaît …     Donner une chance à cette série.   Je ne vais pas cacher le fait que l’écriture de cet article a été inspiré par la vidéo du Troppeur sur Avatar le dernier maître de l’Air. Le youtuber qualifiant cette série de miracle à cause de son écriture vis-à-vis de Nickelodeon qui est plus axé sur les cartoons comiques avec humour un brin cracra.   Par rapport à Disney, Ducktales 2017 a un peu le même statut à mes yeux. C’est une série qui avait énormément de chances de ne jamais exister. Mais contrairement à Avatar, il a été mal vendu et mal distribué, Disney semble même vouloir l’enterrer. Donnez-lui une chance et peut être que, tout comme moi, vous verrez en quoi il mérite de devenir un succès.   Pis regardez comme elle est choupinoute, allez quoi, donnez lui une chance  

MaiffaInes

MaiffaInes

Shin Megami Tensei V

La fatalité est probablement l’une des plus grandes craintes, ainsi l’apocalypse nourrit les imaginaires depuis longtemps. Tout n’est que lutte entre la vie et la mort, motivée entre l’envie et l’amour. La série Shin Megami Tensei revient sur switch, prête à lutter contre ange et démon, où seule règne la loi du plus fort. Vous serez contre tous, vous serez le Nahobino.     La série Pokémon a été un tel impact dans la pop culture (ah oui, tout de suite le grand écart) que tout jeu qui s’est essayé à la même formule s’est vu affublé de divers comparatifs. Pourtant, il faut rendre à César ce qui est à César, à savoir le laurier qu’il a sur sa tête mais en l’occurrence dans le cas présent les Shin Megami Tensei faisaient déjà ce que Pokémon proposera des années après.
Petit retour en arrière, donc. A la base, tout part du roman japonais Digital Devil Story, écrit par Aya Nishitani en 1985. Celui-ci raconte les aventures d’un lycéen tokyoïte ayant créé un logiciel lui permettant d’invoquer Loki dans le monde réel. Vous vous en doutez, c’est la porte à d’autres démons et un gros bazar dans la capitale nippone. La société Atlus s’est alors penchée sur le sujet et en a fait une adaptation vidéoludique : Megami Tensei (titre du premier roman), sur divers supports dont la NES en 1987. Par la suite, la série a migré sur Super Nintendo et devint Shin Megami Tensei (pour se différencier de l’œuvre originelle) et qui continue encore aujourd’hui de perdurer. Comme je n’ai pas joué aux anciens volets je ne vais pas rentrer dans les détails et autres comparaisons mais dans l’absout il s’agit d’une série de donjon RPG (plus exactement du style dungeon crawler à la Wizardry) dans laquelle vous arpentez des dédales de couloirs et recrutez des divinités ou autres créatures issus de tous les horizons. Tout y passe : de l’hindouisme à la mythologie grecque, du catholicisme au folklore japonais. Ne soyez donc pas surpris d’y voir la vierge Marie combattre aux côtés de Shiva, Kelpie et Yamata no Orochi. La série a toujours eu un groupuscule de fan mais n’a jamais vraiment connu le succès public et a finalement plutôt hérité d’une réputation de RPG « hardcore » et obscur étant donné le peu de jeux traduits. Il faudra attendre le 3ème volet sur PS2 dans une édition améliorée sous-titrée Lucifer’s Call (avec Dante de Devil May Cry en bonus…) pour enfin y jouer légalement et en français. Pour la petite parenthèse, la série eut d’innombrables spin-off dont un à part entière : Persona (qui comporte elle-même ses spin-off musicaux et de combat). On peut alors être surpris que des années séparent chaque SMT (et non une certaine maladie), puisque le IV sorti sur 3DS remonte déjà à 2013 mine de rien. Et si Persona a réussi à gagner en popularité surtout depuis l’étonnant succès du 5, Atlus s’est certainement dit que pour le V de SMT le succès pouvait être réitéré. Sorti en Europe, en boite et traduit, ajout d’accessibilité (un mode très facile est à télécharger) et autres options de confort avec un léger remaniement de la formule. Serait-ce le bon épisode pour pactiser ?

Vous l’avez compris, tout l’univers et l’histoire tourne autour de la religion et du manichéisme Bien vs Mal, lumière vs ténèbres, etc. Autant vous dire que si les questions philosophiques sur l’existence de l’humanité, son importance (ou sa futilité), sur quel sont les meilleurs choix pour mener à la vertu, le tout avec des démons qui prennent la pose en déblatérant leurs tirades sont des choses qui vous parlent, alors vous serez happé par son ambiance étrange, glauque et mystique. Dans le cas contraire, peut-être que Persona avec ses lycéens, ses psychologies plus travaillées, le tout avec un enrobage pop sera plus de votre gout. SMT a donc toujours eu une ambiance un brin sinistre, dans laquelle on explore quasiment seul un monde postapocalyptique où l’on croise des individus étranges à qui on ne saurait trop faire confiance. Rassurez-vous, rien de pesant pour autant puisqu’il y a un certain équilibre entre des dialogues amusants et le fait qu’on ne bassine pas le joueur de messages anxiogènes. Néanmoins, tout est assez aride à l’image de son Tokyo en ruine dans un désert, il faudra donc se satisfaire de quelques bribes de dialogues par-ci par-là entre des grosses cinématiques toutes les… 10 heures de jeu environs. Pour autant l’aventure n’est pas vide de substance puisque des sujets sérieux y sont abordés, il y a notamment tout un passage sur une élève qui se fait harceler et certains descriptifs historiques de démons ne sont vraiment pas des plus joyeux… Autant le dire d’emblée, de par son ambiance et ses sujets, SMT V n’est pas vraiment un jeu à mettre entre toutes les mains. J’ai apprécié jouer à un jeu avec un parti pris aussi radical et ça change des RPG conventionnels, voir même un peu trop « lisse » dans leur ambiance et leurs univers médiévaux. SMT n’est pas vraiment violent pour autant (pas de sang), mais il présente un univers fataliste et sans concessions.                         Vous y incarnez un lycéen tokyoïte faisant sa rentrée, un individu sans la moindre personnalité puisque c’est une véritable coquille vide à l’exception de son nom et prénom qu’il vous est possible de choisir. Muet comme une carpe, vous tentez de rentrer au dortoir en passant par un tunnel après que la gare du coin a été fermée à cause de meurtres étranges. Soudain le tunnel s’écroule et alors que vous auriez pu connaitre la mort, vous voila arrivé dans ce qui semble être un Tokyo en ruines où le sable et les démons ont pris le dessus. Heureusement vous serez secouru par Aogami, une divinité mystérieuse qui va se lier à vous et ainsi former un Nahobino, un être mi-homme mi-dieu. Armé, vous partez en quête de connaissance sur ce monde alternatif…
Si au départ Aogami présente des trous de mémoires, concept scénaristique éculé et facile pour laisser des révélations sous le coude, rassurez-vous cela ne dure que l’intro du jeu. Rapidement vous retrouvez d’autres camarades tout aussi paumés que vous et apprendrez que à la suite de l’Armageddon survenu à la mort de Dieu, tué par Lucifer, le monde fut ravagé et depuis lors les divinités et autres créatures luttent pour monter sur le Trône pour ainsi recréer le monde. Dans l’absolu, l’histoire n’est pas dense mais très étirée par des passages « vides » dans lesquels on explore avec 2-3 dialogues par-ci par-là. Ce qui n’est pas dérangeant dans la mesure où le gameplay est excellent et que l’univers a suffi à me tenir en haleine. Néanmoins si vous recherchez du développement psychologique et des twists à tout va, vous resterez sur votre faim. L’histoire, ou devrais-je dire l’univers, se révèle au compte-goutte après chaque grande zone mais rien que la première grosse révélation sur les deux Tokyo donne envie d’en savoir plus, ainsi la narration ménage ses effets. Cependant suite à ça le fil rouge se mettra en pause avec la poursuite de Lahmu possédant l’élève harcelée, ce qui donne l’impression que finalement tout traîne un peu en longueur. Il va falloir attendre le dernier quart du jeu pour véritablement connaitre les enjeux autour du Trône et la raison pour laquelle les démons s’attaquent aux humains en plus d’avoir quelques retournements de situation qui rendent la fin plutôt épique. Ce n’est donc pas le point fort de ce RPG mais j’ai beaucoup aimé l’univers qui s’avère tout à fait cohérent et s’inspire de la mythologie chrétienne notamment avec Adam, Eve et le paradis. Il y a une osmose qui justifie la présence de toutes les divinités et le coup de devoir « sauver l’univers » s’avère certes classique mais prenant de par sa mise en scène et son ton sérieux.

Surtout qu’il y a un certain recul à tout ça, permettant non seulement de ne juger aucune religion mais de toutes les accepter et de laisser le joueur décider de ce qu’il pense et de comment il voudrait créer le monde. Tout au long du jeu des questions vous seront posées, suivant la logique suivante : ordre, neutre, chaos (ce que l’on peut retrouver dans les JdR d’ailleurs). Il est cependant regrettable que vos choix n’influencent qu’une poignée de dialogues puisque le choix décisif se fera à la toute fin, entre le donjon final et quelques boss bien costauds. En ce sens il existe donc quatre fins, les trois selon le camp choisi + la fin secrète. Les personnages que vous serez amené à croiser durant vos escapades changent un peu de point de vue, mais seul le couard Ichiro Dazai va connaitre un vrai développement… à la Anakin Skywalker, bien que maladroit car trop brusque. Quitte à encore râler, il y a un véritable deus ex machina à la fin du second désert, même si par la suite c’est mieux justifié mais j’ai trouvé ça quand même un brin maladroit. Le coup du perso qui meurt mais en faite non, 2 secondes après, bof bof.
Pour enrichir un peu l’univers vous serez amené à croiser quelques créatures non agressives et qui pourront vous livrer quelques anecdotes, histoire de donner un peu de consistance à l’ensemble. Mais il n’y a aucun village à proprement parlé, à l’exception du Tokyo « normal » que vous pourrez visiter de la même manière que les anciens SMT, c'est-à-dire un curseur sur une carte avec quelques PNJ et 2-3 lieux/décors à explorer pour faire avancer l’histoire. Mais l’essentiel de l’action se passe dans le Da’at désertique. Autrement toute les quêtes annexes sont justifiées par des petits prétextes, certaines sont même plutôt amusantes comme ce démon qui veut absolument défendre la veuve et l’orphelin lorsque personne n’a besoin de lui. Ce que j’ai bien apprécié, c’est qu’il y a certaines quêtes avec deux points de vue. Un démon  plaintif va vous demander d’éliminer un ange bourreau, mais en allant lui parler il vous dira que le démon vous manipule et c’est donc lui qu’il faut abattre. Alors qui croire ? À vous de choisir mais vous n’aurez ni le même ennemi ni la même récompense. Tout ceci permet donc de ne pas vraiment se sentir seul ou largué sans histoire, surtout que les ennemis sont visibles et donnent un semblant de vie dans le paysage. Bref, dans l’ensemble grâce à une belle mise en scène épurée et classe, un univers mystérieux et des allégories intéressante j’ai été satisfait même si tout pourrait tenir sur 2h de jeu tant il y a peu à raconter.                     S’il n’y a pas de villes classiques, vous pourrez subvenir à tous vos besoins via les points de sauvegarde disséminés un peu partout. A partir de là vous pouvez soigner votre équipe moyennant de l’argent, vous téléporter vers un autre point ou bien accéder à deux autres dimensions : l’antre du cadavre et le royaume des ombres.
L’antre du cadavre est la seule boutique du jeu, son stock se renouvelle un peu passé certains points de l’intrigue. Vous pourrez y vendre les babioles trouvées dans les distributeurs qui parsèment le Da’at, ce qui est la meilleure source de revenus puisque les combats ne sont pas tant rémunérés que ça. Vous pourrez aussi obtenir des récompenses en trouvant les nombreux Mimam (petit bonhomme rouge) qui se cachent dans l’environnement. Il s’agit un peu de la grosse quête annexe façon mini médaille des Dragon Quest, à partir de certains montants de Mimam vous obtiendrez des objets dont la valeur sera de plus en plus grande.
Le royaume des ombres est quant à lui l’autre gros morceau du jeu, c’est pour ainsi dire la partie technique dans laquelle vous allez éplucher des sous-menus et prendre des décisions. De ce fait, abordons ce qui structure la progression : l’équipe de monstres. Vous ne serez pas seul à combattre puisque de par votre charisme et des pots de vins vous pourrez recruter les démons sur votre chemin.
Il faut pour cela leur parler en plein combat et répondre à une série de questions qui vont dans leur sens, dans le cas contraire ils couperont toute négociation et attaqueront. Les dialogues sont parfois amusants (les commentaires sur votre chevelure) voir même peuvent déboucher sur des dialogues privés où un démon de votre équipe prend votre place pour faire la causette avec l’ennemi ! Bref, si la négociation se passe bien (et s’il n’y a pas de pleine lune, ce qui peut gêner la majorité des démons) vous pourrez alors donner argent et PV/ PM pour satisfaire la demande et ainsi conclure. Cela peut sembler beaucoup mais on s’y habitue et un retour à la sauvegarde suffit à se remettre d’aplomb. Bref, là intervient une problématique : votre stock de monstres est très limité. Mais surtout, au fur et à mesure de votre progression, vous remarquerez que toute votre équipe prend du retard en niveau par rapport à vous. La fusion rentre en jeu !
Via le monde des ombres, vous aurez donc la possibilité de fusionner des monstres ou bien d’appeler d’anciens acquis moyennant une somme colossale d’argent via le compendium. Autant vous dire qu’il est plus judicieux de recruter dans la nature. L’excellente idée étant que pour créer un monstre plusieurs combinaisons de fusion sont possibles, ce qui laisse une marge de liberté évitant la contrainte de perdre un membre encore potable et surtout choisir ses techniques ! Car oui, le nouveau monstre héritera des techniques de ses deux géniteurs, à vous de les choisir car les places sont limitées. Autant vous dire qu’à force de fusions, on se retrouve à faire des transmissions de génération en génération aux possibilités exponentielles. Mais elles ne devront pas être faites à la légère car toute la subtilité du jeu repose dans le concept de force et faiblesse.

Chaque créature sera douée et vulnérable, voir neutre, dans différents éléments : feu, glace, foudre, etc. Mais aussi des plus spécifiques comme le soin, le soutien et malus par exemple. Rassurez-vous, tout est très clair via des petits logos et des + ou – avec un chiffre. Par conséquent, un monstre avec glace +3, choc +1, ombre -2 et soin -3 aura tout intérêt à récupérer des bonnes techniques de glace et évitez-lui les compétences de soin qui deviendront aussi médiocres que coûteuses. Vous pouvez très bien lui octroyer des sorts de feu, à défaut d’exceller il sera au moins polyvalent. A partir de là, choisir les géniteurs devient presque casse-tête et l’on cherche qui pourra donner les bonnes compétences ou les p’tits avantages qui vont faire de votre version un monstre de puissance par rapport à la version « normale » que l’on peut recruter dans la nature. Et c’est pour moi la grande réussite des Shin Megami Tensei qui surpasse tous les Pokémon et autres copies dans leur système de capture. Car dans tous ces jeux il n’y a aucune restriction : vous capturez et si vous avez trop de monstres il y a une zone de stockage. En plus ces jeux sont peu exigeants donc vous pouvez terminer l’aventure avec votre Aligatueur niv 70, alors pourquoi se fatiguer avec un Léviator niv 30 en cours de route. Dans SMT V, en créant un stock très limité et une courbe d’évolution de plus en plus infime, cela force le joueur à régulièrement remodeler son équipe via les fusions et à recruter pour découvrir de nouvelles possibilités, car oui, tout ne vous est pas proposé à la fusion, permettant de faire des découvertes voir même avoir des résultats improbables si vous le faite en cas de pleine lune. Je ne vous cache pas que ça été quelque peu difficile au début car je n’ai pas l’habitude de changer mon équipe, je suis du genre à en garder une viable jusqu’au bout. Sauf qu’ici une équipe viable ne l’est que sur quelques heures, au-delà d’un certain stade il faudra préparer la relève. Ce qui n’est heureusement pas trop frustrant d’une part car le compendium permet de récupérer facilement au cas où, d’autre part car l’évolution est quand même significative entre un ancien et un nouveau monstre, ne serait-ce qu’en termes de niveau. Là où ça peut s’avéré agaçant, c’est que les fusions ne sont pas logiques. Pour obtenir un monstre très fort en foudre, vous pouvez fusionner un qui est bon en feu et l’autre bon en ombre… qu’est ce que vous voulez faire de leurs compétences sur le nouveau qui n’a aucune affinité avec ça ?                       Bien sûr, chaque monstre est doté de ses propres compétences, donc tout ce qui est transmis n’est de toute façon que du bonus. Au départ il n’y a quatre slots de compétence possible, mais il existe quatre autres emplacements à débloquer via les miracles, permettant d’élargir les possibilités aussi bien lors des transmissions qu’après une montée de niveau. Les miracles, ce sont les bonus passifs liés au Nahobino ou aux systèmes de jeu, se débloquant en détruisant les abcès qui parsèment les zones du Da’at. Sorte d’œil de Sauron qui brouille votre carte et génère des ennemis à proximité, une fois le chef battu l’abcès disparaît et la carte se révèle avec à la clef une nouvelle poignée de miracles. Un très bon concept, qui motive à les prioriser pour se défaire un élément gênant et obtenir des récompenses. Chaque miracle coûte un montant plus ou moins important en points de gloire, ces dernier pouvant être principalement obtenus soit en trouvant des Mimams (petite quantité) soit avec des fruits de gloire (grosse quantité) peu nombreux et placés dans des coins reculés de l’environnement. Bref, vous l’avez compris, ces points sont rares et des choix devront être faits. Vous pourrez par exemple baisser le coût des soins ou recrutements dans le compendium, augmenter vos places dans le stock de démons, donner des petits bonus de stat aux monstres tout juste fusionnés, augmenter l’une de vos affinités élémentaires, etc. Les choix sont donc nombreux et cela motive vraiment à trouver de la gloire, détruire les abcès, et donc explorer.
Concernant le dernier exemple, le Nahobino est une feuille vierge personnalisable via les miracles et les essences. De base vous êtes lié à Aogami, donc vous bénéficiez de ses résistances en foudre et lumière mais aussi ses faiblesses en choc et ombre, en revanche pour ce qui est des affinités vous n’en avez de base aucune et seuls les miracles permettront d’en avoir. Les techniques aussi sont celles d’Aogami, pour en débloquer d’autres vous devrez vous les attribuer par les essences, là aussi réalisable via le royaume des ombres. Dans la nature en détruisant des espèces de sphères jaunes (l’équivalent de coffres) ou lorsqu’un monstre resté longtemps dans l’équipe monte de niveau, voir simplement après certaines quêtes, vous obtiendrez une essence d’un démon. Il s’agit donc de toutes ses aptitudes : forces, faiblesses, affinités et techniques, tout est applicable sur votre héros, en revanche les monstres ne peuvent que prendre des techniques. A partir de là, les combinaisons sont nombreuses et lorsque certains boss vous mèneront la vie dure en exploitant un de vos points faibles, changer de résistance via une essence sera plus que recommandé. Le risque étant qu’une fois une essence utilisée, elle est perdue. Même si plusieurs peuvent être achetées ou redonnées via un monstre, comme expliqué.

Car attaquons le gros du sujet : les combats. Lorsque vous frappez un ennemi vous pouvez avoir plus de chances d’avoir l’avantage, ensuite ce n’est que du tour par tour : attaques (avec liste de techniques), objet, fuite, etc. Pour autant le système est loin d’être classique et s’avère même stratégique car tout repose sur son système de forces/faiblesses récompensées ou punies, hérité de Shin Megami Tensei III.
En gros, lorsque vous faites une attaque critique ou que vous touchez un point faible vous gagnez un tour supplémentaire ! À l’inverse, si vous ratez votre attaque ou si vous touchez une résistance non seulement vous ne faites pas de dégâts mais en plus vous perdez un tour supplémentaire. Ce système est valable aussi pour l’ennemi, il faudra donc en profiter pour lui faire perdre des tours et vous d’en gagner. Vous ne pourrez pas cumuler à l’infini cela dit, au maximum vous pouvez agir jusqu’à 8 fois. Cela peut donc devenir avantageux comme dévastateur, on pourra par exemple avoir envie de faire un sort de foudre sur tout le monde, sauf que dans la bande il y en a un qui résiste et par conséquent vous perdrez quand même un tour. Ça va même un peu plus loin car certains peuvent carrément aspirer un élément pour se soigner ou même le renvoyer, ce qui aura pour effet supplémentaire de supprimer tous les tours ! Cela dit, il faut quand même le faire exprès, le jeu est clair puisque sur chaque ennemi visé un p’tit barème élémentaire vous précise tout. Cependant les boss qui font une attaque lumière sur le monstre qui résiste c’est quand même la preuve que l’IA est un poil défaillante. Cela dit j’ai joué en normal, c’est peut être fait exprès pour éviter trop de difficulté…                        Vous comprenez donc que le système de fusion, d’attribution de techniques et de défenses via les essences n’est pas du tout à prendre à la légère et qu’il faudra régulièrement bidouiller dans le royaume des ombres pour braver les nombreux boss redoutables. La présence de plusieurs ennemis face à votre équipe, couplé au système de force/faiblesse très radical, permet bien plus de stratégie qu’un Pokémon et ses 1vs1 (ou plus, mais plus rare) un peu trop souple par exemple. C’est bien simple, presque aucun combat ne m’a ennuyé, on ne peut quasiment jamais bourriner comme un demeuré (même s’il y a une option combat auto) sauf si bien sûr l’ennemi est faible lors d’un trop grand écart de niveau… A ce propos, la difficulté est très bien calibrée et ne demandera pour ainsi presque aucun farm. Presque ? Hm, difficile à dire, mais dans l’absolu à part pour le boss de fin ou j’ai fait une session de rattrapage pour mes quelques monstres retardataires il n’y a en principe pas de raison de tourner en rond pendant 1h pour entrainer l’équipe. Déjà car, comme expliqué, vos créatures montent de plus en plus difficilement de niveau et ce même si le boss ou monstre en face de vous en ont 5 de plus qu’eux. C’est un peu moins le cas pour le Nahobino même si les ennemis d’à peine deux niveaux en dessous seront une source bien maigre d’xp, vous incitant à aller de l’avant. Si un boss vous bloque, ce n’est donc pas à cause de votre niveau mais de votre stratégie et/ ou de votre optimisation. Et ça fait plaisir d’avoir un RPG bien pensé dans lequel on avance de façon fluide et réfléchie, sans être trop dur au point de farmer ou trop facile au point de jouer passivement. Pas vite, car il faudra recruter, explorer et optimiser, ce qui peut donner l’impression d’avancer à tâtons, mais surement et sans aller-retours poussifs ou mur de difficulté décourageant. Des boss laborieux il y en a, qui vous démontent après quelques minutes, mais généralement c’est parce que je n’avais pas la résistance, un objet pour annuler une attaque surpuissante ou le monstre dans mon équipe qui pouvait faire de bons gros dégâts qui font toute la différence. Car il est souvent très tentant d’aller tabasser du monstre juste le temps de monter un seul niveau, mais le niveau qui vous donnera le droit de faire la fusion voulue. Car non seulement il faut associer les monstres demandés mais aussi avoir le niveau de fusion calqué sur celui du Nahobino. Ah bah oui, sinon ce serait trop facile et vous brûleriez les étapes à fusionner monstres puissants sur monstres puissants.

Le magatsuhi quant à lui ne sera pas à négliger, puisque c’est le petit joker du système de combat et vos adversaires en ont aussi. En principe la jauge se remplit un peu à chaque tour, mais via les miracles de nouvelles conditions comme se mettre en garde, avoir un allié KO ou toucher une faiblesse permettent de la remplir plus vite. Une fois pleine vous pouvez utiliser soit le Critique de base, c'est-à-dire que pendant un tour vous ferez forcément que des coups critiques (et donc pouvez agir 8 fois), soit utiliser un autre magatsuhi propre à une de vos races de démons… à condition d’avoir son talisman pour y avoir accès. Ces derniers se débloquent après certaines quêtes, là encore. Ainsi d’autre bonus pourront être enclenchés à la place : soin et résurrection sur toute l’équipe, double d’xp et d’argent si le combat se finit pendant ce tour ou encore gros regain de PM pour toute l’équipe, etc. Intéressant… mais je ne vous cache pas que le classique Critique reste la valeur sûre qui peut renverser un combat. Evidemment, quand c’est le boss qui enchaîne critique sur critique, vous vous doutez bien que ça va très mal finir pour votre équipe. Quelques subtilités permettent de contourner ça, la plus simple étant d’espérer avoir la résistance ou assez d’agilité pour annuler ses actions dévastatrices. Au-delà d’un certain stade il ne faudra surtout pas négliger toutes les magies de bonus et malus, comme l’augmentation de la défense ou de la force, voir réduction pour l’ennemi. La stratégie et l’ordre des priorités seront donc de rigueur. Il sera d’ailleurs possible de recruter les boss rencontrés via l’option Fusions Spéciales, ces derniers demandant plusieurs monstres (allant de 3 à 4) et un niveau requis souvent bien plus élevé au moment où vous les avez battus.                          
En ce sens, avec ces différents modes de difficulté et une plus grande accessibilité (d’après les fans) par rapports aux précédents volets, Shin Megami Tensei V s’avère une très bonne porte d’entrée pour la série et parvient à concilier sa difficulté exigeante sans pour autant être décourageant ou injuste. J’ai cru comprendre que le mode très facile rendait beaucoup trop puissant au point de finir sans soucis le moindre combat… Si tel est le cas j’estime que c’est passé à côté du jeu, donc je pense que si vous avez l’habitude des RPG vous pouvez jouer en normal sans peine. J’ai trouvé l’expérience bien calibrée avec des combats normaux plutôt faciles et pas mal de boss tendus. En ce sens pour un néophyte en la matière ou si vous ne voulez pas vous prendre la tête avec les histoires d’essence et de sensibilité, le mode facile devrait être un bon compromis.
Pour le reste donc, l’exploration ne devrait pas vous bloquer. L’autre gros morceau étant le Da’at, le Tokyo en ruine partagé en plusieurs grands déserts majoritairement déconnectés les uns des autres. Si l’on peut craindre au départ de ne voir que du désert il faut avouer… qu’il n’y a que du désert. C’est lassant d’arpenter autoroutes et vallées arides du début à la fin, surtout que le coup du changement de couleur d’une zone à l’autre fait vraiment cache misère du pauvre. Même si, comme quoi, mettre du sable (si ça en est) en gris donne l’impression que c’est de la cendre et en blanc que c’est de la neige. Néanmoins le monde reste plus varié qu’il n’y parait ! Déjà en termes de topographie, les plaines succèdent aux monts, vallées et cavernes, permettant donc du relief et d’avoir de jolis panoramas. Il y a quelque chose de gratifiant à monter en haut d’une montagne et voir la tour de Tokyo au loin ou glisser le long d’une dune et s’engouffrer dans une rue délabrée dans la brume. D’autre part, malgré le sable subsiste encore de l’eau et des arbres. Il y a donc des zones un peu plus humides voir même des forêts, ce qui permet au final de varier les lieux à défaut de l’ambiance. La deuxième zone notamment m’a surprise avec toute sa vallée boisée, sa grande rivière et son ciel bleu qui tranchent radicalement avec le désert rouge sous le ciel crépusculaire parcouru juste avant. Des petits éléments urbains ou détails viendront apporter une petite touche personnelle, tels que des arbres morts dans la 3ème zone par exemple. Le travail sur le level-design et la variété des assets font qu’avec une habile disposition des éléments je n’avais au final pas trop l’impression de tourner au rond. De plus, le choix d’alterner désert et ville est judicieux. D’une part cela donne l’impression de voyager, faible mais présent tout de même, d’autre part cela permet de combiner deux types de level-design : l’ouvert avec les grands espaces sablonneux et le linéaire avec les rues étroites des ruines. En résulte un level-design semi ouvert qui est grand sans l’être trop, proposant de multiples chemins verticaux grâce à ses obstacles montagneux, d’immeubles ou de débris évitant donc les km de « vide ». Il y a même un soupçon de plateforme puisqu’il est possible de sauter, nécessaire pour accéder à une falaise, un morceau d’immeuble ou de sauter d’un toit à l’autre pour récupérer un Mimam ou une essence.

Ce 5ème volet n’oublie pas pour autant ses origines, ce qui amène à retrouver cette logique labyrinthique dans la construction des zones. C’est surtout flagrant dans la 3ème qui n’est qu’un mélange tortueux de vallées et d’immeubles effondrés où l’on passe de niveau inférieur à supérieur, trouver son chemin ou arriver à grimper peut s’avérer assez compliqué tant la verticalité et les chemins cachés rendent la chose laborieuse pour s’y balader. La carte reste lisible malgré tout, mais il y a des zones où on se demande vraiment comment faire pour y accéder, ce qui est un bon point car je préfère fouiller et utiliser mon sens de l’observation que d’avancer bêtement en ligne droite passivement. Et rassurez-vous si vous n’aimez pas être perdu, des curseurs sur votre carte viendront indiquer la voie à suivre et autres éléments importants.
Puis bon, c’est certes peu varié mais à titre de comparaison, les précédent SMT se passaient toujours dans des villes avec uniquement des donjons à base de couloirs urbains, donc au final c’est l’épisode aux décors les plus variés et ouverts. Car oui, c’est là sa principale différence et en ce sens fait un peu une entorse au reste de la série. N’y a-t-il donc aucun donjon ? Il y en a… au nombre de trois. Un petit et deux grands, vraiment longs. Cependant après avoir goûté aux grands espaces où la moindre incartade au chemin principale est récompensée (gloire, Mimam, essence, quête, boss bonus…) la linéarité ou du moins la sobriété des donjons tranche avec le reste. Moins de types d’ennemis, que des couloirs étroits et une vraie impression de tourner en rond pour volontairement perdre le joueur, bref ce ne sont clairement pas les meilleurs moments du jeu… Si encore le premier gros donjon passe, notamment grâce à une mécanique qui rend le level-design intéressant via des souffleuses à éviter ou exploiter pour sauter plus loin, le suivant est assez exécrable. Car j’ai beau faire les louanges du jeu, s’il ne comporte à mes yeux pas de défaut majeur, il présente quelques détails discutables et la fin en fait partie. Déjà la dernière zone a la bonne idée d’être véritablement ouverte, là où tout le reste du jeu est linéaire (les zones sont comme de larges couloirs à la Xenoblade). Vous pourrez aller où bon vous semble, à vous d’être organisé pour aller dans les coins difficiles progressivement. Il sera demandé d’abattre 3 boss et il est fort probable que vous serez trop faible si vous foncez vers eux au départ, mais même après avoir bien exploré le coin ça ne devrait pas passer. Dès lors la seule solution que j’ai trouvée était de faire des quêtes qui donnent plein d’expérience, en particulier des boss annexes. En enchaînant les combats optionnels + les 3 ennemis obligatoires, la fin du jeu s’est transformée en une sorte de gros boss rush sur plusieurs heures. Heureusement ça reste toujours passionnant, mais j’ai trouvé que l’on perdait de la dynamique exploration-combat.                    Une fois fait c’est donc le dernier donjon du jeu qui vous attend et mis à part son décor bien joli, rien ne va. Rien ! Déjà les ennemis ont des niveaux au dessus de vous, allant même à bifurquer entre le 76 et le 88 (alors qu’en temps normal vous devriez arriver là niveau 70-72…). Et pour certains si vous n’avez pas l’avantage ou exploitez des malus, c’est le game over assuré donnant presque un p’tit côté die & retry par moment. N’allez pas croire qu’en les battant vous gagnerez plein de niveaux. La musique n’est pas laide mais ne colle ni à l’ambiance du lieu, ni à ce que devrait ressentir le joueur dans cette dernière ligne droite. Enfin le level-design est juste raté. Là où le deuxième donjon avait évité cet écueil, je ne comprends pas que celui-ci tombe en plein dedans : la carte qui révèle tout. Dans le deuxième donjon, les chemins sont encastrés les un aux autres avec en plus une notion d’hauteur peu lisible sur un plan 2D, résultat la carte aidait mais il fallait quand même essentiellement observer pour s’orienter. Ici, les couloirs sont bien détachés par rapport aux autres, c’est donc parfaitement lisible et on évite aisément les culs de sac et couloirs qui ne servent à rien. Donc ça ruine tout le labyrinthe. Pire encore, des culs de sac qui ne servent à rien et ne mènent à rien il y en a une pelletée et c’est à se demander à quoi ça sert ou pourquoi ça a été validé. C’est flagrant dans une partie du 3ème étage constitué d’une multitude de salles, vous pouvez esquivez les ¾, qui ne sont que du vide. Pas d’objet, pas forcément des ennemis, juste des salles vides répété en boucle... Le donjon propose même une idée, une des rares avec les souffleuses, mais là encore ce n’est pas fameux puisqu’il faudra exploiter un système de portail particulier (que je ne vais pas décrire pour ne pas spoiler et ce serait inutilement long) mais si c’est intéressant sur le papier au final c’est assez peu utilisé et ça force à faire un peu plus d’allers retours, bof bof.

Cela rallonge donc un peu l’ensemble mais reste assez mineur dans la mesure où le reste du jeu évite globalement les allers-retours fastidieux. Au pire, très tôt vous débloquerez la possibilité de vous téléporter n’importe quand au dernier point de sauvegarde utilisé. Il faudra néanmoins revoir les propriétaires de quête pour valider après réussite, elles sont en nombre tout à fait raisonnable : ni trop ni pas assez (une bonne soixantaine au total). Plusieurs se débloquent plus tard après avoir fini une précédente ou un personnage intervient selon l’issus d’une autre. La grande majorité d’entre elles se résument juste à battre un ennemi, coriace vous vous en doutez. En ce sens elles sont donc intéressantes, évitant les sempiternelles quêtes Fedex imbuvable ou insignifiante qui pullulent dans beaucoup de RPG actuel. Enfin, presque. Il y a d’autres quêtes plus minoritaires qui demanderont d’apporter des objets précis mais ils sont en faible nombre, clairement indiqués sur votre carte et placés à des endroits que vous n’avez pas encore explorés, évitant juste de vous faire perdre du temps à tourner en rond en arrière.  Pour le reste, pas mal demanderont que vous leur donniez un certain nombre d’objets lambda, soit achetable en boutique ou trouvable après combat, ce qui fait qu’elles se valident souvent dans la seconde qui suit. Bref, rien de pénible dans l’ensemble, au contraire les quêtes ne sont pas à négliger tant elles sont source d’xp et même un peu d’argent. Quand en plus une nouvelle fusion ou une intégration directe dans votre équipe vous est proposée, il y a de quoi être bien récompensé.
Cela rallonge forcément la durée de vie, déjà bien garnie. En ce qui me concerne je suis arrivé au bout en 60 heures et des poussières, j’ai pris mon temps et fait la grande majorité des quêtes proposées, avec près des ¾ des Mimams trouvés. Au passage, chaque zone possède un PNJ qui peut vous révéler leur emplacement contre une grosse somme d’argent, un coup de pouce sympa pour qui voudrait faire le 100% sans devoir farfouiller des heures ou consulter une soluce. Mais si vous jouez en facile ou êtes rapide, disons que l’aventure se boucle en une grosse cinquantaine d’heures, ce qui en fait donc un RPG long et généreux. Par contre n’espérez pas trop de post game ou d’à-côté tel des mini- jeux, il y a bien une poignée de boss très puissants réservée à la toute fin, dont notamment un nécessaire pour obtenir la fin secrète, mais c’est tout. D’un autre côté je trouve ça dommage, de l’autre ça reste compréhensible vu le ton et l’ambiance apocalyptique. A défaut de s’éparpiller comme le font pas mal de gros jeux récents, SMT V propose peu de choses mais il les fait très bien. Vous pouvez aussi toujours essayer à obtenir tous les monstres possibles, vous connaissez la chanson : « Attrapez les tous ! ».
Ce qui est en revanche bien plus intéressant c’est que le jeu a une bonne rejouabilité. D’une part car il y a tellement de monstres et fusions possible qu’il y a moyen d’avoir une équipe différente d’une partie à l’autre (normal, me direz vous). Mieux, après avoir fini une première fois vous débloquerez deux New Game +. L’un est classique : vous recommencez du début avec argent, niveau, monstres, etc. de votre précédente partie. Ce qui permet d’avancer à toute vitesse, idéal pour juste suivre l’histoire et/ou viser une autre fin. L’autre option est nettement plus intéressante puisqu’elle fait recommencer de zéro, à l’exception du royaume des ombres. Ce qui veut donc dire que vous avez dès le début vos miracles, compendium et liste de fusions de la précédente partie, permettant de garder la difficulté d’origine mais avec encore plus de versatilités d’équipe et d’options. Petit détail qui pouce encore à jouer, chaque fin vous octroie quelques nouveaux monstres et même de nouveaux miracles. Niveau exploration par contre, mis à part snober les quêtes et autres annexes, vous ferez exactement la même chose et ce ne sont pas les réponses différentes qui vont vraiment changer l’expérience. Au moins la dernière zone permet une approche plus rapide et libre de par son ouverture.                    Les environnements sont jolis, j’ai beaucoup apprécié la direction artistique plutôt originale avec ce sujet. Le post apo’ désertique a déjà été vu plein de fois depuis Mad Max 2, mais avec de telles dunes et des immeubles déchiquetés il y a comme un effet accentué intéressant. Plus intéressant encore, j’ai aimé les étranges formes qui pullulent dans le ciel, entre les tours déstructurées en petits cubes dans leurs cimes, les sphères coupées en rondelles et autres racines blanches, le panorama aérien donne l’impression d’être dans une autre dimension où plus rien n’a de sens. Dommage par contre que la 3ème zone fasse vraiment « zone ténébreuse » lambda avec son ciel sombre, son sable gris et ses arbres morts, pour le coup c’est assez cliché et même plutôt repoussant… Les plus mauvaises langues diront que c’est toute la technique qui est repoussante. Cela me lasse de lire toujours les mêmes reproches à chaque nouveau jeu switch, surtout que bon ce n’est vraiment pas si dramatique. Je n’ai joué qu’en portable et j’ai eu quelques baisses de framerate de temps en temps, surtout près des abcès quand 5 ennemis apparaissent d’un coup par exemple. Bizarrement une des dernières cinématiques lague terriblement (limite 5 fps) sans raison… souci d’optimisation je suppose. Il y a aussi du clipping, tout ce qui est buisson/ touffe d’herbe pop au loin sachant que les espaces sont grands et ouverts, ça arrive souvent. Pour le reste le jeu tourne bien (30 fps), sans saccades grossières ni bug. J’ai beaucoup aimé la direction artistique bien que froide, mais épurée. Tokyo est très désaturé (ciel nuageux, immeuble et pavé gris…) ce qui contraste avec le Da’at bien plus coloré avec son sable et le Nahobino d’un bleu étincelant. Certaines textures sont peu travaillées mais avec les effets de lumière et l’ensemble homogène, il se dégage une forme d’épure assez classieux et qui va de pair avec le chara-design de Mazayuki Doi pour ce volet et l’héritage du travail de Kazuma Kaneko. Les nombreux monstres qu’il a créé durant toutes ces années sont magnifiquement retranscrits en 3D et certains designs sont vraiment surprenants (Zeus par exemple avec ses deux faces, ou Cait Sith qui ressemble plus au chat botté). Dans l’ensemble il y a un peu de tout pour tous les gouts : des humains ou humanoïdes classieux, des p’tits monstres mignons et des gros beaucoup plus dégoutants.

La bande-son est aussi dans cette veine étrange et parfois entraînante. Les thèmes d’exploration ont un rythme plus éthéré avec un fond sonore et quelques notes (souvent de guitare électrique) en guise de mélodie. Cela permet d’être écouté longuement sans trop s’en lasser car les zones, déjà peu nombreuses, possèdent assez peu de musiques. Cela reste variable car si le premier désert n’en comprend que deux sachant que la dernière (que je trouve un peu laide) s’entend qu’à la fin, dans la dernière zone il faudra se contenter que d’une seule musique. Mais qu’elle est bonne, l’une des meilleures selon moi, donnant un aspect décisif avec une certaine férocité. Ce que je trouve excellent dans cette bande-son c’est que le compositeur a mélangé des sons de mauvaise qualité, très souvent de guitare qui saturent, avec des sons plus propres et mélodieux, comme une voix féminine qui chante « la la la », provoquant un mélange entre l’ordre et le chao, une sorte d’harmonie fascinante. La musique participe beaucoup à l’ambiance et ne sombre jamais dans le triste ou angoissant sous prétexte que c’est du post apo avec des monstres. Les combats quant à eux contrastent par leur nervosité et il existe plusieurs musiques pour ne pas lasser. Entre la version plus folle et métal du thème de combat principal ou le thème électro avec des voix incompréhensibles, il y a un côté expérimental qui fonctionne autant qu’il marque. Une très bonne OST, avec aussi son lot de thèmes plus doux et sacré lors de certaines scènes. Il y a même des p’tites musiques spécifiques à des dialogues de PNJ. Après, tout n’est pas mémorable pour autant, mais dans l’ensemble elle fonctionne à merveille, à l’image du jeu et ses mécaniques bien huilées.  

3 Positifs :
+ Un système de combat simple et stratégique.
+ La gestion de l’équipe et la mécanique de fusion addictive.
+ Un monde vaste et bien construit où la curiosité est récompensée.

3 Négatifs :
- Une dernière partie d’aventure un peu en deçà du reste.
- Un scénario assez convenu au final.
- Faut aimer le désert.
  Conclusion :
Si Persona est le pendant narratif, Shin Megami Tensei est le pendant ludique. Le gameplay va à l’essentiel mais n’en reste pas moins touffu et diablement efficace. La synergie entre exploration et combat, tous deux pertinents dans leurs idées en font une valeur sûre dans le genre et plus spécifiquement du Pokémon-like. Couplé à son ambiance prenante et atypique, j’ai grandement apprécié mon expérience sur ce 5ème volet. Reste le scénario qui, sans être mauvais, ne satisfera pas les personnes qui cherchent avant tout cet aspect. Mais pour le reste il figure pour moi comme l’un des meilleurs RPG de la Switch et un très bon SMT pour débuter. Une très bonne surprise donc, qui me donnerait presque envie de me mettre aux précédents…   Ma note: 18 /20

Paxdu92

Paxdu92

 

Top 100 des projets de remasterisation/ graphismes actualiser pour la Nintendo Switch.

Date de sorties calendaires - Noms - Améliorations - 1Améliorations 2Améliorations 3Améliorations 4   01) 2022Amazonia - PC Puzzle match gamesmode de contrôle au choix - Tactile et+ boutondébuggerralentisement corrigéstraduits en 25 langues   02) 2024Pokémon Let's Go - Jotho Cristal édition   03) 2026 - pour les 30 ans de la sériePokémon Let's Go - Hoenn Emeraude édition   04) 2028Pokémon Let's Go - Sinn'oh Platine édition   05) 2030Pokémon Let's Go - Unys Gris édition   06) 2023Pokémon Stadium édition 2006 - compilation NGC + NGBA   07) 2022Pokémon Stadium édition 2002 - COMPILATION N64 + NGB + NGBC   08) 2024Pokémon Stadium édition 2012 - COMPILATION WII + NDS   09) 2025Pokémon Stadium édition 2017 - compilation NWIIU + N3DS   10) 2026Pokémon Stadium island édition 2002 - ile de stadium arène +et capture de pokémon en arène pendant des étapes de story mode+ boutique d'achat de CT avec la monnaie gagner après les combats+ ile de stadium arène par programmation 1996 - 1998 - 1999 - 2000 - 2001 NGB+NGBC+N64   11) 2027Pokémon Stadium island édition 2006 - ile de stadium arène +et capture de pokémon en arène + story mode par programmation 2002 - 2003 - 2004 - 2005 - 2006 NGBA+NGC   12) 2028Pokémon Stadium island édition 2012 - ile de stadium arène +et capture de pokémon en arène + story mode par programmation 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 NDS + NWII   13) 2029Pokémon Stadium island édition 2017 - ile de stadium arène +et capture de pokémon en arène + story mode par programmation 2011 - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2016 - 2017 N3DS + NWIIU   14) 2026Pokémon 2D plateforme games adventures   15) 2026Pokémon Mini games and Party games   16) 2025 - 35 ans de la sérieFire Emblem Compilation et Traduction - 1 Path of Radiance GC + 2 Radiant Dawn Wii + 3 The Sacred Stones GBA + 4 Fire Emblem GBA + 5 Sword of Seals GBA + 6 Seisen no Keifu + 7 Thracia 776 + 8 Shin Monsho No Nazo DS + 9 Shadow Dragon DS + 10 BS Senki original translated + 11 Mystery of the Emblem + 12 Shadow Dragon and the Blade of Light + 13 Gaiden + 14 3DS Awakening + 14 3DS Fates les 3 voies + 15 3DS Echoes Shadows of Valentia   17) 2022Super Mario Land complète édition COMPILATION - SML 1 + SML2 + SML 3 Wario Land 1 + WL2 GB + WL2 GBC + WL3 GB + WL3 GBC + WL4   18) 2029 - 40 ans de la série Super Mario Land complète Remastered édition - SML 1 + SML2 + SML 3 Wario Land 1 + WL2 + WL3 + WL5   19) 2023Fire Emblem Tellius Story Remastered - original gameplay + traduction + level class base de 1 à 40 + level class advanced de 41 à 80 + level class master de 81 à 120 + les 80 chapitres des 2 jeux NGC et Wii réunis à la suite   20) 2026Fire Emblem Grandbell Story Remastered - original gameplay + traduction + level class base de 1 à 40 + level class advanced de 41 à 80 + level class master de 81 à 120 + tous les chapitres des 2 jeux SUPER FAMICOM réunis à la suite   21) 2029Fire Emblem Elibe Story Remastered - original gameplay + traduction + level class base de 1 à 40 + level class advanced de 41 à 80 + level class master de 81 à 120 + tous les chapitres des 2 jeux GBA réunis à la suite   22) 2024Fire Emblem Akanea Story Remastered - original gameplay + traduction + level class base de 1 à 40 + level class advanced de 41 à 80 + level class master de 81 à 120 + tous les chapitres des 2 jeux DS + Awakening 3DS réunis à la suite   23) 2028Fire Emblem Seima no Kouseki Story / The Sacred Stones Remastered - original gameplay + traduction + level class base de 1 à 40 + level class advanced de 41 à 80 + level class master de 81 à 120   24) 2030Fire Emblem Gaiden Story - original gameplay + traduction + level class base de 1 à 40 + level class advanced de 41 à 80 + level class master de 81 à 120 + les 30 chapitres du jeu d'origine à la suite   25) 2022F-zero compilation - 1 X Expansion Kit + 2 AX + 3 GX + 4 Maximum Velocity + 5 GP Legend + 6 Climax + 7 F-Zero GP 2 + 8 F-Zero X NTSC + 9 F-Zero   26) 2022StarFox compilation - 1 Adventures - 2 Assault - 3 StarFox 64 NTSC - 4 StarFox - 5 StarFox 2 - 6 StarFox Super Weekend - 7 StarFox Command - 8 StarFox Zero   27) 2023 - pour les 25 ans du jeu F-Zero X : F-Zero X ultimate édition - 60 best characters + 100 best track - voir 90 best characters + 90 best track + X Story mode pour chacun des personnages + mode Time Attack avec record pour chacun des personnages   28) 2022 - pour les 30 ans de la sérieMario Kart ultimate édition - 60 best characters + 100 best track + mode Time Attack avec record pour chacun des personnages + Story mode "personnage + kart + roues + ailes" imposés et différents par étape de "carrière / Pilots Carrières"   29) 2024 - pour les 25 ans de la série Super Smash Bros compilation édition - N64 + NGC + NWII + NWIIU + N3DS   30) 2029Super Smash Bros compilation ultimate édition - 100 best characters + 200 best stages + avec record pour chacun des personnages   31) Logiciels et Services inclus dans la prochaine CONSOLE NINTENDO SWITCH 2023 Nintendo Game Boy Online 2023 Nintendo Game Boy Color Online 2023 Nintendo Game Boy Advance Online 2024 Nintendo Dual Screen Online 2024 Nintendo 3D Dual Screen Online 2026   32) Logiciels et Services inclus dans la prochaine CONSOLE NINTENDO SWITCH 2025 Nintendo N64 + Game Cube Online 2025 Nintendo Wii Online 2026   33) Mario Kart compilation édition - SM1 + MK64 2 + MKSC 3 + MKDD 4 + MKDS 5 + MKWii 6 + MK7 + MK Arcade GP + MK Arcade GP 2 + MK Arcade GP 3 + MK8 Deluxe - 11 jeux vidéo Mario Kart   34) 2023The Legend of Zelda : Oracle of Ages and Oracle of Seasons Remastered édition -   35) 2024The Legend of Zelda : The Minish Cap Remastered édition -   36) 2026The Legend of Zelda : Collector édition 20th Anniversary -Volume 1: Skyward Sword + The Minish Cap + Four Swords + Ocarina of Time   37) 2026The Legend of Zelda : Collector édition 20th Anniversary -Volume 2: Ocarina of Time + A Link to The Past + Oracle of Seasons + Oracle of Ages + Link's Awakening + A Link Between Worlds + Tri Force Heroes + The Legend of Zelda + The Adventure of Link   38) 2026The Legend of Zelda : Collector édition 20th Anniversary -Volume 3: Ocarina of Time + Majora's Mask + Twilight Princess + Four Swords Adventures   39) 2026The Legend of Zelda : Collector édition 20th Anniversary -Volume 4: Ocarina of Time + The Wind Waker + Phantom Hourglass + Spirit Tracks   40) 2026The Legend of Zelda : Collector édition 20th Anniversary -Volume 5: Salon TV GamesThe Legend of Zelda + The Aventure of Link + A Link to the Past + Ocarina of Time + Majora's Mask + The Wind Waker NGC + Ocarina of Time Master Quest + Four Swords Adventures + Twilight Princess + Skyward Sword   41) 2026The Legend of Zelda : Collector édition 20th Anniversary -Volume 6: Portable GamesLink's Awakening GB + Link's Awakening DX GBC + Oracle of Seasons + Oracle of Ages + Four Swords + The Minish Cap + Phantom Hourglass + Spirit Tracks + A Link Between Worlds + Tri Force Heroes   42) 2025The Legend of Zelda : Remastered édition -Four Swords

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Doki Doki Littérature Club !

Oh ! Je ne vous ai pas vu, entrez entrez donc, ne soyez pas timide ! Quand j'étais petit (je n'étais pas grand) je lisais beaucoup, certes pas des romans mais je lisais beaucoup, plus tard j'ai lu pas mal de roman mais quelques peu d'entre eux ont su me marquer, cependant je m'y suis remis mais cette fois-ci en sirotant un bon thé. Le rapport avec les jeux-vidéo ? Et bien au Pays du soleil levant on a pousser le concept de lecture avec le Visual Novel, vous savez ces jeux où il faut lire mais à la différence qu'il y a de la musique, des voix et j'en passe. Personnellement le papier reste le meilleur support de lecture mais un jeu m'a piquer mon intérêt il y a trois ans de cela maintenant, son nom ? Doki Doki Littérature Club ! Pourquoi celui-ci ? Disons qu'il est spéciale et puis il avait ce petit "je ne sais quoi", pourquoi résister à la tentation ? D'autant qu'il est gratuit et traduit par les fans, toujours partant ? Parfait ! Vous m'en voyez ravis mais par contre je dois de vous prévenir que vous risquerez bien de le regretter. Toujours là ? Vous ne pourrez pas dire que je ne vous avait pas prévenus.....   Bienvenue dans Anime & Game et je vous souhaite un bon voyage.....en enfer !       ! Avertissement ! Le jeu que je vous présente est très fortement déconseillés aux enfants mais également aux personnes souffrant d'Angoisse, de dépression et de solitude. Le jeu parle aussi de sujet grave et certaines scènes peuvent choqués les plus sensible d'entrevous ! Cette avertissement n'est pas à prendre à la légère croyez-moi, maintenant si vous vous sentez prêt pour ce qui vous attends, ma foi que la force soi avec vous mais dans tout les cas, vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu !                  A little bit of Monika in my life !   Parlons du genre du Visual Novel histoire qu'on sais où on met les pieds. Le Visual Novel est un jeu purement textuel qui raconte une histoire accompagné de son et d'image, très populaire au Japon il est quasiment absent chez nous ou plutôt que ce genre a débarqué très tardivement dans nos contrées. La particularité de ce genre de jeu est que la majorité des softs proposent de faire des choix qui influencerons l'histoire et les personnages, un genre de livre dont vous êtes le héro mais plus interactif.   Au Japon, ce genre est considéré comme des jeux d'aventure et le distincte des "Adventure Game" qui est un Visuel Novel mais avec des énigmes ou autre interactivité, je pense à la série des Phoenix Wright: Ace Attorney de Capcom par exemple. Sauf que nous on a tendance à englober le tout parce qu'on a la flemme de distinguer les variations d'un genre absolument pas populaire chez nous, dans le cas de Doki Doki Littérature Club il s'agit d'un Visuel Novel pur et dur.   Vous avez constatés qu'on a très peu de chose à faire si ce n'est lire et faire un choix de temps en temps, c'est pour ça que l'histoire du jeu doit être sacrément bien écrit et soit passionnant si on veut en venir à bout. Certains éditeur on trouvé un moyen de contourner le potentiel ennuie qui pourrait s'abattre sur le joueur : Le Sexe !   Si globalement les Visual Novel sont des histoires de tranche de vie, d'enquête policier ou de science-fiction, certaines histoires sont simplement des jeux de drague qui mène à vous savez quoi, ça c'est qu'on appelle des Eroges mais tout les jeux de drague ne sont pas nécessairement des Eroges. Il serait délicieux de vous parler des choix dans ce genre d'histoire comme le fait de savoir si le héro doit lâcher la purée (ou plutôt où) mais le jeu du jour n'est pas un Eroge donc on va se passer de ce genre de détail 😅   Bon alors c'est quoi Doki Doki Littérature Club ? Comme je l'ai dit plus tôt il s'agit d'un Visuel Novel du studio Team Salvato, sorti le 22 septembre 2017 sur PC dans un premier temps, il viens de connaitre une nouvelle version qui viens de sortir très récemment dans une version plus complète nommé Doki Doki Littérature Club Plus ! le 30 juin 2021 sur PS4,Xbox One, Nintendo Switch et sur PC, j'expliquerai en détail un peu plus tard les différentes versions à la place parlons du studio.   La Team Salvato a fait.....uniquement ce jeu, Ah ! Bon et bien cela a été rapide ! La chose que je peux vous dire est qu'il d'agit d'un tout petit studio créer par un certain Dan Salvato. Qui est Dan Salvato ? Et bien, c'est un gars comme vous et moi, il est speed Runner sur Yoshi's Story, il adore l'Amiga et il fait des compositions musicaux pour ses propres créations, voilà voilà ! Pour faire simple, La Team Salvato pourrait être comparé à un Dōjin, un cercle d'amateur qui créer des jeux ou de la musique, sauf qu'ils sont américains, car oui Doki Doki Littérature Club est un jeu américain !   Il faut savoir que Doki Doki Littérature Club est un jeu qui a connu une énorme côte de popularité puisqu'il a beaucoup était joué en Live par des streamer et des youtubeurs. J'ai d'ailleurs connu ce jeu via le Let's Play de Farod comme beaucoup je suppose, il m'avais séduit dès le premier épisode donc je n'ai pas attendu pour le télécharger et y jouer.....j'aurais peut-être dus attendre un peu.....     Voici les quatre protagonistes de l'histoire que vous allez fréquenter tout au long du jeu.            Je t'aime, Oh oui je t'aime......moi non plus.   J'ai essayé ce jeu pour la première fois lors de sa sortie, je me suis pressé de dézipper le fichier et d'installer la fan-trad, pendant ce temps je réfléchis à mon expérience sur le Visuel Novel qui frôle le zéro, j'ai bien tenté trois Eroge (dont Fate Stay/Night et School Days) sans voir ne serait-ce une petite scène coquine car j'ai abandonné très tôt, le seul véritable expérience reste le mode histoire de la franchise Blazblue dont j'en ai vu le bout malgré une seconde moitié vraiment pas terrible.   Je lance enfin le jeu pour découvrir un bien étrange avertissement, similaire à celui pour ce billet je suis intrigué, comment un jeu qui promet d'être aussi mignon peut choquer les âmes sensibles mais surtout des angoissés et des dépressifs ? C'est plutôt précis comme avertissement. On me demande d'accepter ce que je verrai dans le jeu..... pourquoi j'ai l'impression de signer un pacte avec le diable ?   S'affiche alors le nom des développeurs et une fois de plus cette avertissement qu'on rabâche sans cesse alors que je n'ai pas encore accès au menu principal, menu d'accueil très mignon avec du rose partout et quatre filles qui le sont toutes autant. Je lance une nouvelle partie et on me demande mon nom : Penpen fera l'affaire.   Voici l'histoire, nous somme le protagoniste de cette histoire tel un persona où nous vivons à côté de Sayori, une amie d'enfance qui nous accompagne chaque jour depuis des années....ça sent le syndrome Tifa ! Cette dernière veut qu'on rejoint un club de l'école mais on n'est pas trop motivé si ce n'est par celui du club des animés (j'ai de l'expérience dans ce domaine après tout !), cela déplait à Sayori qui ne veut pas qu'on finit comme un Otaku entouré de ces figurines sexy de ces héroïnes préférés (je n'ai qu'Asuka d'Evangelion en petite tenu ne me juger pas !). Sayori propose alors de rejoindre son club de littérature ou plutôt nous y oblige vu qu'elle a fait la promesse à ses autres membres qu'on viendrais faire un petit tour, en plus il y a des cupcakes ! Nous acceptons parce que les cupcakes c'est bon !   Nous entrons alors dans le club pour découvrir trois filles dont je m'empresse de vous présenter :                     - Natsuki, la Tsundere du groupe qui aime tout ce qui est mignon, cuisine des cupcakes en forme de chat, écrit des poésies et possède une grande passion pour les mangas.                     - Yuri, l'introvertie du groupe qui est passionnée par la littérature dont les récits d'horreurs, sa grande timidité la rend très mignonne (ainsi que ces formes) mais c'est son expérience dans l'écriture qui fait d'elle une experte dans le domaine.                       - Sayori, l'amie d'enfance extravertie et maladroite parfois énervante mais qui veille sur nous depuis longtemps. On sait pas trop ce qu'elle fout là pour l'instant si ce n'est qu'elle est la vice présidente de ce club.                       - Monika, la leader et fondatrice de ce club, élève parfaite, belle et intelligente pour ne pas dire inaccessible et est une connaissance lointaine dans une ancienne promotion de l'école.   Un constat frappe au yeux, elles ont tous mignonne et opportuniste que nous somme on compte bien rester dans ce club,  non pas pour la littérature en soi mais plutôt pour draguer ces filles, à la sortie du club nous avons alors qu'un objectif en tête : séduire notre préférée parmi Sayori, Natsuki ou Yuri.....mais pas Monika, pourquoi ? Je suppose  que c'est le boss ultime et qu'on pourra la séduire après avoir fait fondre les trois autres.....   La composition de poème et les choix qu'on nous donne durant l'aventure sont les seules éléments de gameplay.   Mais on fait comment pour les séduire ? C'est plutôt simple, nous devons écrire une poésie en choisissant vingt mots parmi une liste de mots dont certains correspond aux goûts de chacune d'entre-elles. Par exemple, Yuri aime les récits d'horreur donc privilégiés tout ce qui est dans le champs lexical et sémantique de l'horreur. Pour connaître les goûts de chacun, il y a deux façons :   D'abord, les conversations avec elles nous informe de ce qu'elle aime, leurs caractères aide aussi. Puis la lecture de leurs poème permet de trouver des mots ou des sens qui permettrons de mieux choisir lors de nos prochains poèmes. Parce que oui les filles écrivent notamment des poèmes puisque c'est l'exercice que Monika impose à tout le monde, la lecture de ces poèmes nous informe de ce qu'elle ressent et de ce qu'elles aiment, pratique, non ?   La première poésie est hasardeux mais pour être sûr de savoir à qui elle touche, des chibi des trois héroïnes sont à côté de la liste et se mettent à sauter de joie lorsque l'on choisit un mot qu'elle aiment, celle qui aura le plus de mots dans votre poème déclenchera sa "route", c'est à dire que vous allez vous rapprocher d'elle et vous en serez plus sur la fille en question mais aussi vous débloquerez des scènes inédits avec cette dernière, rien de bien nouveau pour le genre.   Pour ma part, c'est Yuri qui a eu mes faveurs, il faut reconnaître qu'elle a tout ce qu'il faut pour plaire, j'en apprend plus sur cette jeune demoiselle dans des scènes plutôt tendre, j'apprend notamment qu'elle aime profondément un livre plutôt étrange pour ne pas dire mystique, le très célèbre « Portrait de Markov»  (ne chercher pas, il n'existe pas). Ce livre parle d'une expérience sur une jeune femme qui devient une meurtrière sanguinaire qui démembre ses victimes dans une asile....très glauque pour une fille comme Yuri, non ?   On échange encore des poèmes, une petite dispute entre Yuri et Natsuki éclate pour une indifférence artistique, bref je vous passe des détails qui ne vous servirons pas pour la lecture de ce billet. On réécrit un nouveau poème mais je décide d'aller du côté de Natsuki pour tester un peu les routes possibles. Le principe est le même que précédemment et les jours passent tranquillement dans le club, à croire qu'on a fait des caisses pour pas grand chose en ce qui concerne les avertissements.   Cependant, deux éléments de l'intrigue vont précipités les choses, d'abord Monika veut organiser une activité pour le festival de l'école qui arrive à grand pas, on assiste alors à de nouvelles scènes mignonne où les personnages tentent de vaincre leurs peurs de réciter leur poème devant une foule, cela me fait penser à ces animés « tranche de vie » où on suit le quotidien d'adolescents dans leur vie scolaire, personnellement ce genre d'animé m'ennuie un peu et je commence un petit peu à le ressentir dans ce jeu, ce qui me fait rester est ce mystère autour de ces avertissements, c'est intriguant vous ne trouvez pas ?   La lecture des poèmes de vos futurs conquêtes est primordial pour toucher leurs cœurs !   Je disais donc que le festival de l'école arrive est que des préparations sont de mise cependant et contre tout attente, Sayori la fille énergique du groupe ne va pas bien, elle semble avoir le moral dans les chaussettes, on ne comprend pas pourquoi et cette dernière finit par partir plus tôt que d'habitude, on apprendra plus tard qu'elle est en réalité dépressive pour une raison inconnue, révélation assez triste qu'on pouvait devinez dans ces poèmes. Cette facette jusque là inconnue de Sayori ne nous fait pas perdre le nord puisque selon le choix que vous aurez effectuer vous passerez votre Dimanche à préparer soit des banderoles avec Yuri ou des cupcakes avec Natsuki. Que ce soit avec l'une ou l'autre vous vous rapprocherez de l'une d'entre-elles de façon très intimes alors qu'on avait fait un petit coucou à Sayori le jour même dans sa chambre (Quel connard je suis, non ?)   Puis alors qu'on pensait embrassé l'heureuse élue Sayori débarque sans prévenir et les choses vont se compliqué très rapidement, Sayori déclare sa flamme envers nous et un choix très important se présente : Accepter ses sentiments ou la friendzoner, sachant selon votre choix qu'elle est dépressive autant vous dire que vous aller enregistrer votre partie et bien réfléchir. C'est un choix délicat pour tout ce que j'ai énuméré auparavant mais aussi parce que Sayori n'est pas vraiment mon premier choix, j'ai alors fait le triste choix de la friendzoner (c'est officiel je suis un enfoiré de la pire espèce !)    Sayori se met à hurler et à fuir me laissant pantois et avec un peu de regret parce que c'est douloureux comme expérience. Puis vint enfin le jour J du festival où l'on se dit que tout va bien se passer et que Sayori retrouvera son sourire ou que tout s'arrangera, c'est souvent comme ça dans ce genre d'intrigue ! Monika nous présente les livrets où sont présentés nos poèmes sauf que deux détails cloches, la première est l'absence de Sayori dont on sait depuis un petit moment qu'elle a du mal avec le réveil (la dépression vous vous en souvenez ?) mais c'est le second détail qui vous attire, un poème 'inédit' de Sayori et autant vous dire qu'elle vous glacera le sang.   Nous comprenons que quelque chose cloche et autant vous dire que j'avais une petite idée de ce qui se tramait, malheureusement cela ne me rassure pas du tout mais vraiment pas du tout ! Nous courrons rapidement chez elle et là....Bordel  c'était quoi ça !? On découvre avec effroi que les avertissements du jeu sont avérés par le terrible choc que le jeu nous envoie littéralement dans la gueule, excusez du terme mais c'est très violent !   C'est ainsi que ce termine l'acte I et on nous balance au menu principal mais il est différent et quand je dis différent, je veux dire pas rassurant..... Pas le temps de se poser des questions car je fonce charger ma partie avant le choix fatidique en espérant que les choses s'arrangent mais une mauvaise surprise m'attend, notre sauvegarde est étonnamment corrompu et le jeu nous projette dans une nouvelle partie de force.   Nous comprenons deux choses à ce moment, le jeu de drague est en réalité un jeu d'horreur (je l'avais devinez merci) et également que vous ne jouer pas à ce jeu mais que c'est le jeu qui joue avec vous, autant vous dire que la suite sera moins agréable et que les ennuies commencent .....   Comme tout bon Visual Novel vous aurez accès à des illustrations mignons (qui a dit aguicheur ?)             Voyage au bout de l'enfer.....   à la vue de la conclusion de l'acte I, j'ai littéralement abandonné ma partie il y a trois ans de cela. Était-ce si effrayant que cela ? Disons que c'est un sacré choc mais c'était surtout dus au contexte où j'ai joué à ce jeu, je vais être franc je ne me sentais pas bien du tout et j'ai découvert avec ce jeu que j'avais des problèmes d'angoisse, j'ai alors senti que c'était trop pour moi.   Mais le monde et le temps change, j'ai fini par attendre gentiment de retrouver le courage nécessaire pour me remettre à ce jeu, d'autant que dans mon esprit j'entretenais une relation plutôt étrange. D'abord, le jeu me fascinait pour les raisons que je citerai plus tard mais en même temps j'ai créer une sorte d'aura effrayant autour de ce jeu, m'imaginant qu'il était le jeu le plus effrayant auquel j'ai joué, cependant je me suis juré de reprendre ma partie quand ma vie (et mon courage) sera au top niveau.   Mesdames, messieurs ce jour est arrivé très récemment lorsque j'ai appris l'exportation du jeu sur PlayStation 4, je me souviens encore du visage de Monika sur le PSN qui avait mis le titre en avant ! Il ne m'a pas fallut plus pour replonger dans Doki Doki Littérature Club, tel Ripley je devais affronter mes peurs, c'était l'heure du second round et j'étais chaud patate !   Commence alors l'acte II où nous revivons l'Acte I mais avec quelques différences, la présence de glitch aussi soudain que passager, cela n'a l'aire de rien mais ces petits interventions génère en moi une montée de stress et une méfiance à chaque clic de ma souris. Le jeu joue beaucoup sur le concept d'angoisse sans pour autant que cela soit des Jumpscare  mais de simple turbulence qui contribue à ce mal-être, surtout avec la conclusion de l'acte I en tête.   En vérité, il y a deux types 'd'interférence', ceux prévu par le jeu comme des glitch sur le visage de Yuri par exemple puis ceux qui sont aléatoires. Ces derniers sont plus des Easter Eggs qu'autre chose mais il en demeure pas moins des élément perturbants dont voici quelques exemples.   Lors de l'écriture du poème, il se peut qu'au bout des vingt mots vous aurez une petite surprise, un dessin malaisant le tout dans un bruit sourd. Il se peut aussi que la 'caméra' se rapproche lentement sans raison lors d'un dialogue ou encore lors du lancement d'une partie vous trouver un message différent au lieu de l'avertissement du jeu. Ceci n'est qu'un petit aperçu de ce qui vous attend mais sachez qu'il se peut que pas grand chose arrive lors de votre partie ou qu'au contraire pas mal de chose se produit, cela dépend de votre chance..... Sachez également que chaque partie est différent, tout le monde n'aura pas les mêmes choses ce qui amplifie une nouvelle fois cette angoisse perpétuelle.   Cette fois-ci ce n'est pas Sayori qui nous convînt de rejoindre le club mais Monika elle-même ! On revit globalement les mêmes choses puis arrive l'instant d'écriture du prochain poème. Si lors de l'acte I, on avait tendance à prendre l'exercice à la légère, autant maintenant vous avez l'impression d'avoir le baril d'un pistolet sur votre tête.   Vous aurez toujours  le choix entre dans votre quête de l'amour (pour ne pas dire survie) toujours en fonction des mots qui leurs font plaisir, je décide de continuer avec Natsuki.   Pour ne pas spoiler ce qui se trame globalement dans l'acte II gardez à l'esprit que je n'ai pas été tranquille et que le jeu commence à partir dans tout les sens, les poèmes deviennent de plus en plus énigmatiques quand ils ne sont tout simplement pas lisible du tout !   C'est surtout du côté de Yuri que les premières sueurs découle de mon front, il serait délicieux de raconter tout ce qui se trame avec elle mais je gâcherai le plaisir de la découverte, pour ceux qui ont fait le jeu je dirais simplement : Stylo ! Croyez moi vous n'en verrai plus de la même façon. Quelque frayeurs vous attend avec des glitch mais aussi des évènements inattendu pour un Visual Novel et l'Acte II se conclue d'une façon que vous ne serez pas prêt d'oublier.   Puis nous voilà à l'Acte III qui est le dernier (bon certains disent qu'il y en a 4 mais pour moi cela fait un tout), je resterais flou pendant cette Acte puisqu'on apprend plusieurs révélations mais sachez uniquement que l'Acte peut durer très longtemps ou être très court en fonction d'une action qu'il faut faire à n'importe quel moment, techniquement cela peut durer plusieurs jours voire des années en fonction de votre envie.   Puis le jeu se termine sur une note.....particulier. J'en suis venu à bout mais je pense qu'il est temps de vous expliquer pourquoi vous vous devez d'essayer ce jeu.   Les poèmes vont devenir de plus en plus inquiétant à défaut d'être incompréhensible !                   Your Reality   Une bonne semaine est passé depuis que j'ai fini l'expérience Doki Doki Littérature Club et je dois bien admettre que je n'arrive pas à m'en sortir, ce fut tellement intense, court mais intense !   Par quoi commencer ? Et bien parlons de ce qui est selon moi l'un des points essentiel de ce jeu : l'écriture ! Je vous rappelle qu'on est dans un Visual Novel un genre très particulier qui n'attire pas des foules dans nos contrées, disons que lorsque ton seul élément de gameplay est de lire un texte (en dehors de choisir des mots lors des 'compositions' de poème) il faut reconnaître que l'on peut s'ennuyer. Heureusement que ce n'est pas le cas et tout ça grâce à la justesse de la Team Salvato d'avoir fait ce Visual Novel  accessible pour tous....ou plutôt presque à tous ^^'   Le jeu est court pour le genre, j'ai mis environs huit heures lors de ma run que j'avais filmé et commenté pour la première fois, on est loin de la centaine d'heure d'un Fate Stay/Night ! Le petit défaut concerne la répétition en soi de l'acte 1 qui de plus est un acte long, c'est à dire quatre heures soit la moitié du jeu ! C'est un peu bête de constater cela après avoir terminer le jeu mais j'expliquerai un peu plus tard en quoi cette répétition (et cette longueur) est selon moi essentiel pour la 'magie' du jeu.   Un autre point dans son gameplay à noter est l'utilisation de certains fonction comme « passer » ou « sauvegarder » qui sont utilisé comme élément de gameplay, parce que d'habitude ce ne sont pas des éléments de gameplay (fin de l'acte II pour ceux qui ont fait le jeu)       Le jeu garde aussi pas mal de secret comme le fait de checker à un moment précis l'historique des dialogues mais tout ceci sont des éléments dans le jeu mais sa force tient du fait qu'il joue beaucoup sur des éléments extérieur du jeu.   Je vais tenter d'analyser le jeu et d'expliquer en détail ce qui rend DDLC un jeu marquant ! Comme je l'ai dit plus tôt, le jeu est un jeu d'horreur mais il joue énormément sur la destruction du quatrième mur. Le quatrième mur pour ceux qui ce sont endormis à l'école renvoi aux spectateurs lors d'une représentation de théâtre, la scène comporte trois 'mur', l'une à droite de la scène, l'autre à gauche puis le fond de la scène. Normalement, on suppose que la représentation ce fait dans un pseudo huit-clos où les personnages de la pièce sont seul....sauf qu'il y a nous spectateurs qui n'existons pas en tant que personnage mais qui voyons ce qui se passe alors que les personnages ignorent notre présence : c'est le quatrième mur.   On parle alors de « briser le quatrième mur » lorsque un média se rend compte qu'il y a la présence d'un publique, les exemples les plus parlants sont Deadpool dans les comics ou encore Jak et Daxter ...et bien sûr DDLC qui est devenu une référence dans ce domaine.   Excusez-moi de le dire ainsi mais le jeu part en couille dès l'Acte II !   En général, le but de ce briser le quatrième mur est souvent un effet humoristique puis avec le temps on l'a utiliser pour faire réfléchir le spectateurs (Metal Gear Solid ou Evangelion en tête) mais ici il sert à créer une angoisse perpétuel.   Le conseil de Monika de sauvegarder lors d'une décision difficile dans l'acte I est un petit pas vers la destruction de ce quatrième mur, parce que oui le mur ici va être détruit littéralement ! C'est dans l'acte II que les choses vont partir en cacahouète, en vérité le jeu à tout prévu pour vous 'punir' mais tout ceux qui ont fini le jeu ont en tête l'acte III où la frontière entre le réelle et le virtuel est plus que flou. Ce qui contribue selon moi à cette angoisse omniprésent est cette frontière qui disparaît pour devenir notre réalité, ce qui fait que lorsqu'on quitte le jeu on ne le quitte pas vraiment d'où les avertissements à prendre au sérieux. C'est très difficile d'expliquer ce concept et il faut vraiment le vivre pour comprendre la conception d'horreur du jeu qui va bien plus loin que de simplement partir dans tout les sens.   J'ai employé le terme « punir » plus tôt, peut-être que ce terme vous a intriguer ou que vous vous êtes dit qu'il parle de « Jumpscare », laissez-moi plutôt vous expliquer ce qui fait de ce DDLC un Visual Novel excellent !   Pour faire très simple, Doki Doki Littérature Club est un anti-Visual Novel, il possède le syndrome « Evangelion » c'est à dire un genre qui va se remettre en question sur ce qu'il est réellement en jouant avec ces codes mais à la différence que dans le cas de ce DDLC qu'il va encore plus loin, il va jouer avec les codes des Otakus ! Pour moi, c'est comme si vous écoutez de la musique classique et que tout d'un coup vous écouter « Smack my bitch up » de The Prodigy, DDLC est ce « Smack my bitch up » du Visual Novel !   Pour mieux comprendre tout cela il faut comprendre la mentalité d'un Visual Novel, j'oserai même aller à la comparaison avec un Eroge cela sera encore plus claire dans vos esprit. Pourquoi joue t-on à des jeux de drague de ce type ? Pour l'histoire ? Certes mais ce n'est pas le but premier, très souvent le but du jeu est de séduire des filles inaccessibles, d'avoir une relation avec elles puis selon le jeu d'avoir des moments intimes (des scènes Hentai pour ceux qui n'ont pas compris). Ce dernier points est souvent la récompense ultime pour certains Visual Novel au delà même de l'intrigue, l'histoire est important bien sûr mais ces scènes sont des récompenses d'une patience à toute épreuve allant à de nombreuses heures pouvant aller à une dizaine d'heures voire plus pour certains titres ! Autant vous dire qu'il faut être patient pour voire votre waifu nue et gémissant à vos désirs.   Revenons à DDLC, pourquoi avez-vous télécharger le jeu ? Soit vous êtes un habitué du genre et vous croyez qu'il s'agit d'un énième jeu de drague, soit vous n'avez jamais touché à ce genre de jeu et vous vous êtes dit que cela serait amusant de voir ce qu'il en est, dans tout les cas vous êtes parti dans un état d'esprit de séduction qu'importe si c'est sérieux ou non.   C'est le cas de votre persona également, pourquoi êtes vous entré dans le club ? Pour la littérature ? Laissez-moi rire ! Non c'était pour draguer, ce fut même votre première réflexion lorsque vous avez dit qu'elles étaient mignonnes ! Pourquoi avez vous composez des poèmes ? Pour choisir votre waifu et débloquer l'illustration qui est une autre forme de récompense dans ce type de jeu....ce que vous ignorez c'est que le jeu vous a dupé comme vous avez dupé ces filles en jouant avec leurs sentiments, sauf qu'ici impossible de revenir en arrière vous devez assumER vos choix et vos erreurs comme dans la vrai vie.   Oui vous êtes une personne méprisable du moins c'est que le jeu veut nous dire mais rassurez-vous le jeu aussi est comme vous, c'est ce qu'on apprend dans l'acte III....       Le jeu part dans le creepy et s'amuse à vous torturer psychologiquement, c'est votre punition !   C'est alors que vous croyez que vous allez profiterez de ce plaisir puisque ce genre de jeu accorde toujours une récompense mais ici ce n'est pas une scène Hentai qui vous attend, même pas un bisou ou la satisfaction d'avoir aider une âme perdue mais bien le twist de l'acte I et autant vous dire qu'elle fait mal ! Puis c'est la cascade avec les frayeurs et l'angoisse, le jeu vous puni pour votre état d'esprit que ce soit vous ou votre persona, c'est le retour des chose, le retour à la réalité.   En vérité, il y a encore quelque chose que vous ignorez pendant que votre culpabilité par rapport au twist de l'acte I et que vous subissez les multiples punitions du jeu dans l'acte II, ce que vous ignorez c'est que le jeu vous a manipulé. Oui il vous manipule que ce soit par les pensée de votre persona qui dicte votre mentalité et votre but, le fait également qu'il a toujours un coup d'avance ou que certains actions n'en a réalité aucune conséquence que ce que le jeu désire....     Vous croyez jouer à Doki Doki Littérature Club mais en réalité c'est Doki Doki Littérature Club qui joue avec vous ! Je vais prendre un exemple simple, à un moment dans le jeu Monika et les filles vous demande de faire un choix concernant avec qui vous allez passer le week-end, ce qui revient à un moment intime (donc récompense), au moment de choisir la fille vous constatez que votre souris va directement sur l'une d'elle et qu'importe si vous bougez elle reviendra immédiatement sur ce choix, chose plutôt rigolo aux premières abords puisqu'on avait reproché à cette fille justement d'abuser de ses pouvoirs, la preuve ici.   Il y a deux actions possible, soit vous vous soumettez au jeu sachant qu'il vous a dupé (et qu'il vous dupera encore) soit vous jouer les rebelles et oser choisir une autre fille, si comme moi vous avez fait la deuxième action il est fort probable que vous avez regretté ce choix. Je trouve ce passage assez parlant parce qu'il vous montre que si vous n'allez pas là ou le jeu veut que vous allez il vous punis mais si vous écouter le jeu, il vous épargnera comme un toutou (quand il veut vous épargner je veux dire) mais dans tout les cas, le jeu vous manipule qu'importe vos choix, c'est plutôt paradoxale pour un Visual Novel que de vous imposez ses choix, non ?   Cette duperie va très loin et le jeu à tout prévu pour vous piégé qu'importe vos choix et qu'importe vos comportement, oser quitter le jeu subitement lors du twist de l'acte 1 (par reflexe par exemple) et le jeu vous punira, oser tricher avec les sauvegarder et le jeu s'en rendra compte, oser enregistrer votre partie et le jeu se vengera, c'est ce genre de chose qui contribue à l'ambiance du jeu.   Depuis un moment je parle de briser le quatrième mur mais le summum est atteint lorsque parfois vous jeter un œil sur le dossier où figure le jeu, il se passe des choses plutôt étrange et effrayant : des fichiers qui ne sont plus là, d'autres fichier qui s'ajoute et dont ignore comment ils sont arrivé là, des documents texte qu'il faudra déchiffré ou tout simplement lire avec un traitement de texte pour comprendre certains point de l'intrigue, des images perturbants mais le top du top reste que pour finir le jeu, il faut effectuer une certaine action directement dans le dossier du jeu....celui dans votre Windows, la peur va au delà du jeu, elle est immersive mine de rien.   Le jeu est plutôt court mais en sachant que tout dépend de votre vitesse de lecture, de vos choix dans l'acte III, qu'on peut refaire le jeu pour voir les autres routes qui sont tout aussi effrayants, trouver tout les Easter Egg et autre phénomène étrange du jeu (qui change à chaque partie pour mieux vous surprendre), obtenir la fin caché ou la mystérieuse fin au milieu du jeu si vous l'avez raté.....bref le jeu offre une certaine re jouabilité et même plus que ça.   C'est bien trop tard qu'on réalise que le jeu s'est moqué de vous durant tout l'acte I   Comment cela ? Je vais parler rapidement des nombreux théories sur le jeu, il faut savoir que les développeurs ont laissé un certains nombre fichier dans le dossier du jeu qui permet de découvrir une toute autre histoire parallèle, le seul lien avec DDLC semble être ce mystérieux livre : Le troisième Œil ! Il y a eu tout un travail de la part des joueurs pour découvrir le mystère de certain fichier, c'est assez fou d'ailleurs puisqu'il faut changer des police d'écriture, convertir en html base 64, convertir en fichier audio....c'est très long à résumé mais il y a pas mal de vidéo sur ce sujet que je vous recommande de jeter un petit œil après avoir fini le jeu. C'est une théorie très connu sur le net et il y a même des chances que vous en avait entendu parler.   Parlons rapidement aussi de la version plus dont je ne vous cache pas que j'ai précommander la version physique (qui est un collector) mais vaut-il le coût de dépenser de l'argent dans un jeu qui est initialement gratuit ? Cette réponse je ne l'ai pas encore bien qu'il soit sorti sur les stores de vos console préféré mais sachez que les possesseurs Xbox ne pourrons pas obtenir le collector puisqu'ils sont réservé à la Nintendo Switch et à la Playstation 4....c'est con.   La version plus m'a l'air d'être une version fan-service qui possède des chapitre supplémentaire mais seront t-il effrayants ? Mystère pour moi..... Cependant cette version possède deux défaut majeur à prendre en compte si comme moi vous avez aimé le jeu, d'abord le jeu perd en immersion puisqu'ils ont dus mettre en place un faux Windows pour pouvoir recréer l'expérience, certes nécessaire pour les consoles mais on perd tellement en immersion ! Cependant, ils ont ajouter un système de mail qui m'a l'air bien sympa, je n'ose imaginer ce qu'on me réservera ! L'autre défaut ne va pas vous plaire non plus puisque cette version est....censuré ! En faite c'est une scène qui est censuré (et aussi un certain terme) ce qui a valu un sacré Taulé chez les fans mais il faut comprendre que le jeu va loin, on sent que Sony et Nintendo n'aurait pas laissé passez ça.     Du coup, cette version plus est réservé avant tout à des gens qui ont joué à l'original et adoré l'expérience mais cela fait réfléchir tout de même : Mettrez vous de l'argent dans une version censuré et moins immersif alors que l'original est gratuit, immersif et non censuré ? La réponse est clairement pas puisque le jeu coûte 15 euros sur Steam et Xbox mais seulement moins de 13 euros pour la Playstation 4/5 et Nintendo Switch.....Pourquoi ?.....bonne question.   Dans tout les cas c'est trop cher pour ce que le jeu propose ou alors attendez une promo. Quand à la version physique/collector il vous coutera 40 euros avec comme « cadeau » des autocollants, un poème, la BO du jeu sur disquette et quatre petites figurines en plastique (je ne sais pas comment cela s'appelle mais c'est à la mode). C'est également trop cher pour ce qu'ils propose mais l'idée d'avoir ce jeu en physique dans ma bibliothèque me suffit pour que je craque (et aussi qu'il va devenir ultra cher dans les années à suivre, comme ça pas de regret), il m'a marqué ce jeu vous savez !   Donc je vous conseillerez d'essayer la version PC originale qui est gratuit et vous évitera une mauvaise surprise si vous acheter sans trop savoir ce que c'est réellement, bref c'est réservé aux fans.   Les décisions de vos choix seront de plus en plus stressant à travers le jeu, il faut dire qu'il ne vous aide absolument pas !                  Au revoir les filles......au revoir club de littérature (conclusion)   Que dire de tout ça, de ce que j'ai vécu à travers ce jeu ? Pour être très franc, je pense que je n'ai pas joué à un jeu aussi bien depuis une bonne dizaine d'année, le jeu en matière d'horreur met littéralement des coups de pied aux culs à des triples A alors qu'il s'agit d'un jeu à petit budget. Je vais même aller plus loin, je pense qu'il s'agit d'un jeu culte, ouais je pense que dans vingt ans on en parlera encore !   J'ai adoré ce jeu, j'ai adoré l'expérience qu'il m'a procuré, ce sentiment d'avoir été au delà de mes peurs est la plus belle des victoires mais aussi sur le message du jeu.   Que faut-il comprendre ? Le jeu pose beaucoup de question sur son média, le rapport avec les waifu, des questions sur la vie mais aussi sur l'écriture et la lecture. On parle très peu de l'éloge de l'écriture et de la lecture dans ce jeu alors que ce sont les deux seul élément de gameplay. DDLC nous invite à prendre en compte de nos faiblesse et nos peurs de la vrai vie mais il nous invite aussi à faire d'autre Visual Novel, n'oubliez pas que pour beaucoup ce jeu fut la première expérience dans ce genre si particulier et impopulaire chez nous.   Pour ma part, il m'a permis de revoir ma façon d'écrire, il m'a encouragé à relire des romans et de m'initier au Visual Novel (pourquoi pas continuer avec les adaptations d'Evangelion...), d'une certaine façon je trouve dommage que les gens retiennent surtout les twist du jeu (qui sont marquant) et qu'on oublie que le but premier du jeu était tout simplement de nous mettre à la lecture. Finalement est-il si effrayant que ça ? Je dirais oui et non.   Oui parce qu'il vous génère une angoisse constant (malgré quelques fou rire de mon côté) et même en connaissant le jeu par cœur, le sentiment d'angoisse ne part pas, c'est juste dingue, c'est une total réussite ! Non parce qu'il n'y a pas autant de Jumpscares (et encore c'est un grand mot en soi) que ça, quoi que si on peut en considéré comme tel, je dirais qu'il y en a quatre en tout sachant que le premier n'en n'est pas vraiment un et qu'on peut en esquiver deux....c'est probablement le seul jeu dont je tolère ses jumpscares parce qu'en général j'ai horreur de ça ! Tout ça pour dire qu'on est loin du train fantôme d'un Until Dawn par exemple.     Cependant, je me demande si on a réellement compris le jeu, quand je vois qu'il a tout un système de goodies et des oreillers à l'effigie de ces héroïnes dans des positions sexy, je me dit qu'il est un jeu incompris mais bon quand je vois les nombreux mêmes sur ce jeu, je me dit aussi à quel point il a marqué au fer rouge les joueurs.   Voilà je pense avoir tout dit si ce n'est que je vous recommande ce jeu à condition que vous n'avez pas de problème de dépression, de sensibilité ou d'angoisse car il faut vraiment prendre en compte ces avertissements je n'exagère pas !   Pour ma part je vous souhaite de bonne fête de fin d'années, éclatez vous bien !     Et n'oubliez pas, le jeu est gratuit mais pas la thérapie 😅   PS : deux petit cadeau avant de vous quitter, l'un est une petite vidéo rigolote sur DDLC que j'ai trouver par pur hasard   Attention Spoil :   Quand au second il s'agit du premier épisode de mon "Let's Play" sur ce jeu, c'est une première pour moi donc c'est très "amateur", on verra si je continue dans cette voie ^^'   

DrunkenPenPen

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Just Monika

Oh ! Je ne vous ai pas vu, entrez entrez donc, ne soyez pas timide ! Quand j'étais petit (je n'étais pas grand) je lisais beaucoup, certes pas des romans mais je lisais beaucoup, plus tard j'ai lu pas mal de roman mais quelques peu d'entre eux ont su me marqué, cependant je m'y suis remis mais cette fois-ci en sirotant un bon thé......   Oubliez ce que vous venez de lire, nous somme rien, nous somme juste des mots sur un écran. La seule chose qui a du sens et qu'il faut penser est Monika, pensez à Monika, just Monika...     NOBZCE@@!!!,:;^^zEFNVCIHEHVZC           Just Monika, Just Monika, Just Monika, Just Monika     Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Yuri,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just 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Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,   @XKYIFVAZEDU58731!!./..,;!:ù?..?             Just Monika, Just Monika, Just Monika, Just Monika     Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just 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Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Stylo,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika, Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,Just Monika,           JUST MONIKA

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Mise à jour des serveurs Cloud : GameBoy, GBC, GBA et serveurs privés PS2

La GameBoy, la GameBoy Color et la GameBoy Advance rejoignent les systèmes compatibles avec les serveurs Cloud.   Contrairement aux consoles de salon, le Multijoueur en écran partagé n'est pas possible sur ces trois consoles portables pour des raisons évidentes. Cette option se joue en effet par consoles interposées via la connexion locale établie par le "câble link".   Certains émulateurs reproduisent cette connexion avec plus ou moins de succès. En théorie, il est donc déjà possible de jouer en ligne en passant par exemple par un VPN. Dans les faits, le netcode des jeux qui exploitent le câble link est pensé pour des échanges au timing très strict avec une latence inférieure au millième de seconde. La latence supplémentaire induite par la connexion en ligne provoquera crashs et ralentissements dans le meilleur des cas.   Grâce aux serveurs Cloud, il est désormais possible d'offrir une expérience de jeu en ligne satisfaisante. Cette option est permise par une méthode déjà exploitée pour adapter en Cloud la connexion en mode ad hoc des jeux PSP. Les particularités de la GBA présentent toutefois un défi supplémentaire que nous pensons avoir surmonté.   Pour autoriser le Multijoueur par systèmes interposés, activez l'option intitulée "Créer une instance par client pour les jeux en réseau" à la création du serveur/lobby. Cette option reproduit les conditions du jeu en réseau local (LAN), lorsque le titre est compatible, en permettant à chaque client de jouer sur son instance avec sa sauvegarde. Contrairement au serveur VPN, les instances émulées par le serveur Cloud sont réellement reliées localement. De ce fait, la connexion est plus stable et plus directe. Certaines options sont exclusives au jeu en écran partagé : partager la manette et sauvegarder/charger l'état. Si vous souhaitez donc conserver l'écran partagé sur une instance unique, malgré la sélection d'un jeu en réseau, désactivez l'option d'un clic à la création du serveur.   Actuellement, cette option est uniquement effective sur les jeux GameBoy, GameBoy Color, GameBoy Advance et PSP.     Les serveurs privés Playstation 2 en Cloud   En plus de l'intégration des nouvelles consoles évoquées, cette mise à jour des serveurs Cloud est également l'occasion d'introduire nos premiers serveurs privés PS2 en Cloud. Resident Evil Outbreak, File 1 et 2, inaugurent le système en permettant la connexion aux serveurs privés en ligne PS2, directement depuis le Cloud.   Contrairement aux autres serveurs dédiés du Multijoueur, il s'agit ici d'un serveur central unique agissant comme un Hub et permettant à chacun de créer son salon, public ou privé, directement depuis les menus du jeu. Les joueurs partagent donc tous le lobby commun de RomStation en plus d'un salon en jeu propre à chaque groupe (jusqu'à 4 joueurs).     ℹ️ Notez qu'il s'agit seulement d'une mise à jour des serveurs Cloud. Aucune mise à jour de votre client (l'application RomStation) n'est donc nécessaire pour profiter de ces nouvelles options.

Kratos

Kratos

Neon Genesis Evangelion [Redux]

Le 5 Novembre 2018, c'est la date où pour la première fois je publiais quelque chose sur le net, c'est ici sur Romstation que j'ai dit mes premiers mots, très timide et hésitant j'ignorais si cette essai réussirait, j'étais loin de me doutez que cela serait une aventure ! 3 ans mes petits pingouins que je parle d'un animé chaque mois, parfois c'était bien parfois c'était discutable, parfois décevant et même parfois amusant, laissez-moi donc soufflez mes trois petites bougies sur mon gâteau mais il est de quel saveur ? Je me suis dit qu'on est en période de remake que ce soit en série ou en jeux-vidéo alors pourquoi ne pas faire un remake d'un de mes billet ? Et puis je me suis toujours demandé ce que cela donnerait si je réécrivais un de mes ancien sujet. Vous aussi vous vous êtes posez cette question ? Alors qu'il en soit ainsi et pour marquer le coup on va refaire mon premier billet qui concerne....Neon Genesis Evangelion, je crois que j'aime déjà ce cadeau !      Excusez-moi je dois changer de pantalon et je suis de nouveau à vous 😅                Tel un ange cruel, Jeune homme, tu deviendras une légende !    C'est pas la joie à la Gainax en 1991, le futur studio qui réalisera Neon Genesis Evangelion à le moral dans les chaussettes, pourtant il vient d'obtenir la renommé mondiale avec leur dernier bébé Nadia et Le Secret de L'eau Bleu, alors pourquoi on fait la tête ? Si Nadia et Le Secret de L'eau Bleu est un succès critique dont le célèbre magazine Animage écrira qu'il s'agit du meilleur animé de tout les temps, malheureusement ce n'est pas le cas d'un point de vue commercial. En effet, les produits dérivés tel des jouets ou autre marchandising comme des jeux-vidéo n'attire pas les foules, paradoxale n'est-ce pas que de voir un animé qui est un carton mondial mais qui n'engendre aucun bénéfice pour le studio, la raison d'une tel situation est probablement dus à la difficulté de vendre un produit sur un animé qui n'est pas réellement un space-opéra mais pas non plus un animé d'aventure. Sans la vente de produit dérivé un studio vie très peu longtemps, surtout quand on s'appelle Gainax qui ont pourtant déjà connu ce genre de cas et qui a été sauvé par les ventes de Gunbuster.   Nadia et Le Secret de L'eau Bleu devait donc renfloué les caisses mais ce ne fut pas le cas, bien au contraire puisque le studio est au bord de la faillite, alors on finit par chercher un responsable de cette fâcheuse situation et qui de mieux que le réalisateur de ce Nadia et Le Secret de L'eau Bleu, après tout c'était notre son projet qui n'est rien d'autre que Hideaki Anno.   Ce dernier commence petit à petit à plonger dans une dépression dont on ignore encore aujourd'hui l'influence qu'il a eu dans sa vie, j'ai entendu dire il y a plusieurs années de cela qu'il avait tenter à trois reprise de se suicidé mais selon certains membre de la Gainax il n'en n'était rien, bref on sais rien ! Hideaki Anno a vraiment, excusez-moi de l'expression, tout pris dans la gueule et en a payé le prix fort : on a limité son pouvoir créationnel sur la fin de Nadia et on l'écart du film qui se déroule après la série, on lui prive de deux projet qui sont Olympia un récit de science-fiction qui raconte la quête de vengeance d'une femme envers son père et Aoki Uru (ou Uru in blue) la suite des Ailes d'Honnêamise dont il ne reste que les artwork de Sadamoto. C'est également le manque de confiance, de soutient et de reconnaissance de la part de ses collègue ainsi que de la charge importante de travail qui va mentalement le fatigué, c'est la douche froide.   Cependant, contrairement à ce que je croyais à l'époque, Hideaki Anno ne s'est pas enfermé en attendant je ne sais quoi mais il a bossé.....sans sa signature. Pourquoi ? Je pense que le manque de reconnaissance l'a beaucoup affecté et pour éviter d'être blessé à nouveau dans son ego il préfère travaillé anonymement. C'est ainsi qu'il se retrouve dans différent projet tel que Mobile Fighter G Gundam (1994) mais surtout une certaine Sailor Moon (1992). L'expérience sur ce dernier animé sera plutôt bénéfique pour Anno puisqu'il va d'abord prendre plaisir à travaillé d'autant qu'il est personnellement fan de Sailor Moon (chose que je comprend tout à fait), son implication dans le premier long métrage ainsi que dans l'arc Le Silence (saison 3) va également donné des idées pour Neon Genesis Evangelion. Pour les curieux, on lui doit les transformations d'Uranus et de Neptune mais il va aussi réalisé un épisode, lequel ? C'est celui sur le retour de Chibiusa pendant un festival.....mon dieu c'est lui le responsable de son retour !   Les Eva sont tout aussi terrifiants que classes !   Cependant, Anno ne se sent pas bien pour les raisons cités plus tôt mais également pour des raisons plus personnelles. Il faut savoir qu'Anno est un homme qui préfère prendre ses distances avec les autres, on peut même dire qu'il ressent un désintéressement envers ses compères et si on voulait aller encore plus loin on peut dire qu'il n'aime personne, que ce soit les gens ou les animaux. Pour tout vous dire, on apprend en 2005 par le biais de sa femme Moyoco Anno (Mangaka de Chocolat & Vanilla) que le régime alimentaire de Mr.Anno consistait en des plats transformés tel des Chips, des Ramen, des Pizza, des Pâtes mais surtout évidemment du Saké ! D'ailleurs, il évite de manger de la viande (il est végétarien) et boire également du café en canette (ça me dit un truc dis donc) Vous vous dite probablement cette chose en lisant tout ça mais si vous avez vu Nadia et Evangelion ce sont normalement des choses qui vous dit quelques chose puisque ces éléments sont visible dans ces série comme Nadia et Rei qui sont végétarienne ou les fameuses canete de café dans Evangelion, moi qui pensais que c'était un sponsor pour financer la série.   Pourquoi un tel état d'esprit ? On peut trouvé son origine dans son enfance plutôt difficile puisqu'il vit avec un père qui passe son temps à se saouler et à le frapper, véritable traumatisme pour le jeune Anno qui est effrayé par ce père tyrannique auquel il lui manque un bras suite à un incident de travail dans une scierie, détail qui donne cette impression de monstre pour l'enfant.   Alors qu'est-ce qu'il aime ? Les robots et les séries Super Sentai ! Anno ne ressens que de la sympathie pour les choses "non-vivant" tel des mécha, sans se rendre compte Anno a déjà pas mal d'idée pour un nouveau projet qui commencera à écrire fin 1993, bien sûr c'est Neon Genesis Evangelion. C'est lors d'un rendez-vous avec un ami d'enfance Toshimichi Ohtsuki un producteur et directeur musical que les choses vont s'accéléré, les deux bonhommes se plaignent du manque d'originalité dans l'animation Japonaise et propose à Anno de lui amener "n'importe quoi" pour l'apporter à ses supérieur et créer un nouveau projet, ce "n'importe quoi" sera Neon Genesis Evangelion. Anno retourne à la Gainax toujours dans la dèche pour annoncer que les affaires reprennent, Le PDG de la Gainax est plus que ravi et impose plusieurs conditions au contrat dont les droits de la série pendant 5 ans et le fait qu'aucun enfant ne soit tué dans la série.   Pour faire simple, Anno veut faire revivre le genre Mécha et lui donné une ambiance plus mature et plus sombre mais aussi révolutionné l'animation Japonaise en ouvrant le genre à un public plus large et plus uniquement au simple Otaku, ouais il voit les choses en grand ! L' équipe va alors choisir un mécha dans une ambiance christianisme. Pourquoi ? Au Japon le christianisme est plutôt exotique ce qui leur permet de se distingué des autres productions, Anno commence à écrire un premier jet de scénario qui contient la base de la série mais il a une petite idée en tête, il souhaite que les monstres soient effrayant et que les enfants vomissent devant la série, pour information les EVA devaient "bouffer" les monstres pour les vaincre ce qui servira à certaines scènes.   Anno présente donc sa première version mais le comité est choqué de voir autant de violence surtout avec la stipulation qu'aucun enfant ne doit être tué mais Anno n'en n'a que faire, il va continué à exploité le concept quitte à délaissé le cannibalisme des Eva. C'est le 4 février 1994 que l'écriture originale de Neon Genesis Evangelion arrive à terme et en parlant de scénario il est peut-être temps de vous le présenter.   On trouvera quelques références subtile à Sailor Moon dans la série !         Emmène-moi jusqu'à la Lune, Laisse-moi jouer parmi les étoiles !   L'intrigue se déroule en 2015, l'Humanité à dus faire face à un cataclysme provoqué par une étrange explosion au pôle nord, cet incident va provoqué la montée des eaux et ainsi engloutir des villes comme Tokyo. La raison officiel de cette explosion est la chute d'une astéroïde mais la réalité est tout autre, il y a quinze ans de cela des hommes ont découvert une source de vie inconnue, l'être enfouis sous la glace se fait nommé Adam, cette découverte se nomme le "First Impact". Des scientifiques ont alors voulu faire des expériences sur cette être mais ça a mal tourné provoquant ainsi ce cataclysme qu'on appelle "Second Impact". Quinze ans après ce drame l'Humanité s'en est relevée mais des créatures géante appelées Anges tente de détruire Tokyo-3, la capital forteresse et provoquerai le "Third Impact" qui serait fatal pour l'humanité !   Mais on avais tout prévus ! L'organisation secrète Nerv fut créé dans cette éventualité et on créer un être humanoïde capable d'éradiqué ces monstres : Les Evangelions ou EVA pour les intimes. Les EVA ne peuvent être piloté que par des ado de quatorze ans, c'est ainsi qu'apparait Shinji Ikari, fils du commandant de la Nerv qui fut "invité" de piloté l'EVA-03 mais ce dernier refuse parce que son père est un fumier qui l'a abandonné à la mort de sa mère. Il changea d'avis à la vue de sa futur coéquipière dans un brancard qui arrive à peine à se relevée, cette fille n'est rien d'autre que Rei Ayanami de fil en aiguille Shinji va se retrouver dans une lutte de tout instant, accompagné de Misato Katsugari sa chef et tutrice mais surtout Rei et Asuka ses coéquipière qui vont se battre à ses côtés.   Ça c'est le pitch de base mais il y a également une sous-intrigue concernant l'origine de ces EVA et du Second Impact qui va permettre de mieux comprendre les fils de l'histoire.   Bon on commence par quoi ? Neon Genesis Evangelion une série mythique qui s'est fait une réputation pour la maturité de ses sujets abordés, son ton mais aussi pour son aspect psychologique. Ouais, Evangelion est très psychologique pour l'époque bien qu'il existe d'autres animés qui était aussi psychologique comme Gunnm ou Akira, Evangelion reste marquant pour ses personnages tourmentés et ses réflexions introspectives.   "Mais on parle bien d'un mécha, non ? Gundam avait aussi des personnages tourmentés alors pourquoi ce Evangelion est-il plus marquant ?" Bonne réflexion mais pour comprendre tout ça il faut expliquer plusieurs points.   D'abord, Evangelion brise les codes du genre mécha par la fusion entre le Real Robot et le Super Robot, les EVA sont donc un mélange de robot surpuissant face à des extraterrestres comme un bon vieux Goldorak mais en mettant l'accent sur le progrès scientifique et le mal être des héros, surtout le mal être des héros. Souffrance physique, morale et psychologique sans oublié une bonne crise existentialiste attend les héros mais aussi le spectateur.   L'EVA est un robot très mobile contrairement à un Gundam par exemple, il est presque humain dans ces gestes ce qui est déjà une révolution pour l'époque mais ça ne s'arrête pas là ! Le pilote subit les coups aussi bien que L'EVA, chose tout aussi nouveau pour l'époque (d'ailleurs, je crois qu'on a jamais repris ce concept). Mais le top du top pour moi est l'image même du mécha qui est ici remis en question, tout les précédents mécha sauve le monde, l'EVA le sauve aussi mais on sent aussi qu'il peut conduire à la fin de l'humanité. Non mais regarder moi cette gueule ! Vous seriez rassurez si ce genre de mécha existait dans notre monde ? Et encore quand il pète pas un plomb et se met à tout détruire voire bouffer ces adversaires.   Regardez donc ce passage mythique de la série : Si ça c'est pas effrayant comme mécha, je ne sais pas ce qu'il vous faut !   Il y a aussi un autre passage où Asuka est effrayé par l'EVA 01 et dit : "C'est ça que je pilote ?" remettant en cause le statut même du mécha dans la société Japonaise, brillant juste brillant ! Il faut reconnaitre qu'Anno avait déjà fait quelques pic sur la science avec Nadia mais Evangelion c'est juste la science qui part en vrille !   Beaucoup de spectateur ont été marqué par cette série car ils ont dus faire face eux aussi à une introspection "involontaire" de la part d'Hideaki Anno qui voulait faire réfléchir sur le média, le rapport que l'on a auprès de ces héroïnes (le phénomène Waifu en tête) et les dérivations trop extrême des Otakus.   Cependant concentrons-nous sur des choses plus simples voulez-vous ? C'est donc pas moins de 26 épisodes où combat spectaculaire et vie quotidienne se côtoye, j'ai pas vu beaucoup de mécha dans ma vie je dois bien le reconnaitre mais je dirais qu'Evangelion est le premier mécha qui mélange ces deux aspects (quoique Gundam...). Les épisodes sont construit d'une façon très précises, chaque épisodes est d'abord composé de Quotidien/Combat mais surtout d'une "thèse" et de son "application".   Qu'est-ce que j'entend par là ? Evangelion traite plusieurs sujet dans chaque épisodes, notamment beaucoup sur les relations humaines ou les apparences, au début cela semble très sommaire mais ça va très vite changé dans la seconde moitié de la série quand il sera question de confiance, de trahison et de mensonge. Pour développer mon argument je vais prendre l'exemple de l'épisode 16, c'est un épisode que j'aime beaucoup car il est question de confiance en soi. Shinji a réussie à battre Rei et Asuka au fameux test de synchronisation que l'on voit régulièrement quand soudain un ange apparait, Shinji se sentant extrêmement confiant suite au succès du test de synchronisation fonce vers l'ennemie pour se faire avoir bêtement se retrouvant ainsi piégé dans l'ange. Une fois piégé, Shinji se retrouve dans une toute autre lutte, une lutte psychologique face à lui-même, des questionnements sur les raisons de sa vie et du pourquoi il pilote. Il serait long et fastidieux de tout expliquer parce qu'il est aussi question de liberté (le fait qu'il ne suit pas les ordres par exemple) mais l'idée de "Thèse" (j'ai réussie le test donc je suis fort) et "d'application de la thèse" (j'ai voulu me battre tout seul parce que je suis fort mais cela a échoué) est ici appliqué, ce n'est pas toujours le cas mais cela l'est régulièrement.   Plus on avance dans la série, plus les combats gagnerons en violence et les souffrances psychologiques en feront de même !   On notera aussi que les combats sont en réalité double, d'abord physique avec les anges puis/ou psychologique face aux anges bien sûr mais aussi face aux autres humains. Parce que oui il est question du rapport des uns aux autres, Shinji en est le parfait représentant, enfant tourmenté à cause de l'abandon de son père et de la mort de sa mère, il impose des distance plus ou moins rapproché en fonction des évènements et du caractère des personnages. En vérité, Shinji est l'anti-pilote de mécha parce que contrairement à tout les autres pilotes de toute les autres série avant Evangelion, le pilote accepte de piloter sans se poser de question et même prennent l'initiative de piloter. Shinji quand à lui.....est imposé de piloter, d'abord parce qu'il n'aurait pas d'intrigue mais aussi parce que ce dernier est forcé de piloté, son père et Ritsuko le critique, Misato essaye de le résonner mais le force d'une certaine manière, le regard des autres qui voit la scène impose une pression, l'urgence du combat imminent est tout aussi une pression pour enfin avoir une Rei en piteuse état qui doit se battre alors qu'elle ne peut pas, sous-entendu que Shinji est un "salaud" de ne pas piloter.   C'est une interprétation comme il en a d'autre mais on ressent dans l'écriture l'angoisse de la sociabilisation car c'est de cela dont il en question dans Evangelion (et la souffrance de la sollitude). Il faut dire que l'une des force d'Evangelion est qu'il est parfois dérangeant dans son visuel, je pense fortement aux Anges, aux EVA mais aussi à Rei, la mise en scène y joue beaucoup mais quand j'entends le prénom de Rei, je pense avant tout aux scènes introspectives et ses apparitions mystérieuses qu'à l'aspect "Waifu".   Puisqu'on parle de jolie fille, parlons de Yoshiyuki Sadamoto le chara-designer d'Evangelion et de plusieurs travaux d'Hideaki Anno. Sans surprise c'est mon dessinateur préféré, j'adore son style et sa façon de dessiner, en particulier les femmes. Sérieusement je trouve qu'il réussie à donner un côté charnel à ses héroïnes sans tomber dans la facilité du "trop sexy" ou du vulgaire, d'ailleurs ce dernier avoue que si Misato existait dans la réalité il aurait voulu sortir avec elle (t'es pas le seul mec XD).   Petite anecdote, Misato était initialement une femme immature mais qui en réalité était une militaire qui devait sauver Shinji à chaque épisode....devinez ce qu'ils ont garder ^^ Misato est censé être un mélange entre Fujiko Mine (Edgar de la Cambriole) et Usagi Tsukino (Sailor Moon) mais sans ses couettes, non vraiment elles ont la même coupe de cheveux !   Ritsuko est plutôt l'opposé de Misato, inspiré d'Electra dans Nadia et le Secret de L'eau Bleu et d'une ancienne petite amie d'Hideaki Anno. Contrairement à Misato qui s'était inspiré de femme fantasmées comme des top model, Ritsuko est plus proche de femme réelle dans son design et dans son caractère....chose assez marrant quand on sait qu'elle est la personnage la moins aimé de la série alors que son but était d'être fantasmée.   Gendo, le père de shinji est inspiré du scientifique fou et de l'acteur Ed Bishop et partage les mêmes caractéristique que Shinji, c'est normal c'est son père. Shinji est un cas assez intéressant en matière de design puisqu'il est inspiré de Nadia dans Nadia et Le Secret de L'eau bleu, ouais il est inspiré par un personnage féminin, Sdamoto a juste changer ses sourcils et sa coupe de cheveux mais sinon c'est le même personnage. Il avait pour volonté de créer un homme avec des traits féminins.   Il reste qui ? Ah Rei évidemment, Aaah Rei, j'ai toujours eu un rapport compliqué avec elle, j'ai eu du mal à me reconnaitre en elle mais maintenant j'aime beaucoup ce personnage, par contre j'ai toujours adoré son design je trouve que c'est une leçon de dessin pour tout les dessinateur en herbe. Le prénom de Rei n'est pas anodin, d'abord c'est un jeu de mot avec le nombre zéro qui se prononce pareil, puis c'est un clin d'œil à deux personnage : Rei Asaka (Très Cher Frère) dans le but d'attirer un certain Jun'ichi Satō qui avait travaillé sur....sur....Sailor Moon qui a un personnage qui s'appelle....Rei Hino....sophistiqué pour simplement demandé de travaillé avec lui ^^'   Le plus difficile fut son caractère car Anno avait donné comme consigne : "quoi que tu fasse, elle doit ressembler à une fille amer et malheureuse qu'on remarque à peine"....Sayori ? Petit Hic, Anno ne veut pas tomber dans une ambiance morbide avec ce personnage, il a demandé de l'aide Junichi Sato (le réalisateur de Sailor Moon) pour l'écriture de ce personnage, ouais le gars qui a réalisé Sailor Moon à participé à l'écriture de Rei Ayanami, la classe ! Pourquoi lui ? D'abord Anno est fan de son travail sur Sailor Moon et aussi parce qu'il est spécialiste dans les problèmes d'adolescente et sur les Mécha, très pratique tout ça !   L'autre problème avec Rei était la tension sexuelle que l'équipe avais créer avec Shinji, en vérité personne ne sait comment on en est arrivé au fait que Shinji met la main sur la poitrine de Rei dans l'épisode 5, c'est plutôt drôle comme situation je trouve.   Rei ou Asuka ? Encore de nos jours on n'arrive pas à résoudre ce dilemme !   Vous savez ce qui est drôle aussi ? Le doublage VF de l'époque qui est une Ca-Ta-Strophe. Le problème est que la boite qui s'occupait du doublage à l'époque pensait qu'Evangelion était une bouse monumentale et que ça ne marcherait jamais, Raté !   Par conséquence, les doubleurs ont eu à peine 48 heures pour doubler une série comme Evangelion d'où la catastrophe. Quand au nouveau doublage "Netflix", il est bien meilleur que l'originale mais possède deux gros problème, d'abord une nouvelle censure concernant l'homosexualité de Kaworu (le fameux "parce que je t'aime" deviens "parce que je t'apprécie bien") quand à la seconde raison c'est qu'ils n'ont pas eu les droit de Fly Me To The Moon, le célèbre ending de la série qu'ils ont dus remplacer par un des thème de Rei....c'est balaud Netflix !   On ne sens rend pas compte mais Evangelion partage l'écriture Shojo dans une série de mécha, qu'est-ce que je veux dire par là ? De nos jours, la psychologie dans la fiction est trouvable aussi bien dans des shonen que des seinen mais on oublie que c'est les Shojo qui ont véritablement développer ce domaine, c'est peut-être pour ça que j'entends souvent cette bêtise que la psychologie est un truc de fille. Cependant, Anno a été marqué par une petite amie dans le passé (la fameuse Ritsouko) qui lui a fait découvrir des œuvres Shojo ce qui l'influencera dans quasiment tout ces travaux.   Sailor Moon en tête quand on pense à influence avec pas mal de référence comme on l'a vu mais aussi le fait d'avoir repris des membres du staff de la Toei et des doubleuses, Anno ira même jusqu'à mettre en scène une soirée qu'il a passé avec le réalisateur de Sailor Moon dans un bain chaud que l'on peut voir dans l'épisode 24, il ne l'a jamais avoué mais le réalisateur de Sailor Moon pense que cette épisode viens de cette soirée.   On reconnait aussi quelques clin d'œil subtile mais j'ai une petite théorie concernant Shinji, je pense qu'Hotaru dans Sailor Moon a été sa source d'inspiration, ils partagent beaucoup en commun (même passé, même caractère, même problème).   Le manque de budget poussa l'équipe à créer une mise en scène théâtrale mais incroyable !        Je ne dois pas m'enfuir, Je ne dois pas m'enfuir, Je ne dois pas m'enfuir......   L'ost d'Evangelion est mythique, épique et émouvant ! On le dois à Shirō Sagisu, un compositeur assez fidèle d'Hideaki Anno puisqu'il a travaillé sur quasiment tout ses projets mais il a aussi travaillé sur d'autres projets connu comme le second film de Sakura Chasseuse de carte (La Carte scellée) ou les films Berserk. Sinon il a composé sur des séries comme Jeanne et Serge (1984), Macross 7 (1994), Bleach (2004), Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans (2015) et bien sûr Nadia, le secret de l'eau bleue (1990) et tout ce qui est relié à Evangelion évidemment.   écoutons quelques extraits :   - Thanatos (thème relié à Rei)    - Angel Attack (thème de combat)   -  Barefoot in the Park (Thème de détente, sortie)   - Et bien sûr le très célèbre thème des batailles décisives !   - Bon un petit dernier avec le thème de Rei I :   J'ai oublié de mentionné qu'il y a également des compositions de musique classique très connu dans la série qui fut ajouter parce qu'Anno adore ce genre de musique et aussi pour contrer la musique pop qu'on utilise souvent dans les animés....qui à dit que c'était aussi parce que c'est libre de droit ?   Des défauts ? Comment cela ? Qui va a dit qu'Evangelion avait des défauts ? Elle est parfaite cette série....ou presque. Bon assez de mauvaise de foi, oui Evangelion a des défauts et pas des petits d'ailleurs ! Commençons par ce qui a fait parler le plus de lui, une animation parfois douteuse....du moins quand animation il y a.   Vous le savez très bien maintenant mais la Gainax était au bord de la faillite à l'époque, de ce fait le budget d'Evangelion était amoindri comparé à d'anciennes productions, l'équipe à mis le parquet dès le début de la série mais vers la seconde moitié c'est là que les choses se compliquent, au point même qu'ils n'ont même pas assez d'argent pour finir la série, la dèche total !   Une autre raison d'un tel manque de budget pour une série qui pourtant était un phénomène à l'époque est dus à la crise économique, non non ce n'est pas une blague ou une bonne excuse mais pour ceux qui l'ignore le Japon à connu une crise économique dans les années 90 et les studio d'animation en ont payé les frais comme tout le monde. Par conséquent, les studio d'animation était beaucoup plus enclin à refuser des créations originaux au risque de faire faillite et préfèrent miser sur des adaptations de manga beaucoup plus sûr. Imaginez alors un studio comme Gainax qui sont déjà en manque de budget dans une période de crise économique....ouais c'est la merde.   Pourtant Evangelion a réussie à aller jusqu'au bout alors comment ils ont fait ? D'abord, Anno a pris beaucoup à Sailor Moon comme on l'a vu mais ce qu'on pensent le moins est ce qu'il s'est tout aussi inspiré en matière d'économie d'argent. Vous avez pensez aux transformations, c'est à dire à la répétition des plans, en vérité il y en a peu (ils ont repris des plan de l'opening pour certains combat). La première méthode consiste à faire durer inutilement certaines scènes, la scène mythique de l'ascenseur en tête mais également d'autres petites scènes bien plus subtile.   Je pense à l'épisode 6 et précisément à la scène où Rei va voir Shinji à l'hôpital. Elle donne les instructions de la futur opération qu'elle a marqué dans un carnet. La première fois on ne fait pas trop attention mais dès un second visionnage on se rend compte que Rei tient son carnet de façon à ce que l'on ne voit pas sa bouche, c'est une méthode pour économisez de l'animation, d'ailleurs elle est très souvent utilisé avec Gendo avec sa fameuse pose, et non ce n'était pas que pour faire stylé c'est aussi une façon d'économiser de l'argent.   C'est stylé et économe, que demandé de plus ? (une animation ?)   Si au début ce genre de scène est rare cela changera dans la seconde moitié où ils seront plus fréquent et plus longues.   Je vous laisse la très célèbre scène de l'ascenseur comme exemple :   Ah oui la première fois on a l'impression que ça dure une éternité !   Vous aurez remarqué également que l'animation est différent que dans votre souvenir, c'est normal puisqu'il est très fréquent qu'une série bénéficie d'un retouchage. Comment cela est-il possible ? Il faut savoir qu'entre la première diffusion d'un animé et sa sortie en DVD, le studio retravaille certaines scènes parce que l'animation était pas top, très souvent par manque de temps, on le fait encore de nos jours puisque des séries comme Dragon Ball Super, Sailor Moon Crystal ou Seven Deadly Sins ont eu droit à cela (il faut dire aussi qu'ils ont été pointé du doigt tant l'animation était vraiment pas top lors de la diffusion à la télé).   Le second point est plus personnelle mais lorsque l'on parle d'Evangelion qu'avez vous en tête ? Des Eva en mode berserk ? Des révélations sur les personnages ? La mise en scène nerveux des combats ? Ou encore les scènes introspectives ? Et bien tout ça est majoritairement dans la seconde partie de l'animé. Qu'en est-il de sa première moitié ? Malgré quelques épisodes marquant comme l'arrivé d'Asuka, le premier affrontement contre le premier ange, le sourire de Rei, l'épisode où Shinji et Asuka doivent apprendre à se battre ensemble en dansant ou le combat contre l'ange en pleine canicule et sans courant dans la ville......le reste est oubliable triste de le reconnaitre.   Ouais la qualité des épisodes n'est pas très stable dans sa première partie quand certains sont contradictoires ! Qui se souviens de l'épisode où les américains ont créer leur propre EVA avec du nucléaire ? Qui se souviens de l'épisode où l'on te présente l'ordinateur de la Nerv ? L'épisode "Magmadriver" considéré comme le pire épisode de la série (ce que je conteste, l'épisode 13 avec le système Magi est pour moi le pire tant on se fait chier).   Ayant revu quelques épisodes, je constate aussi que certains "concept" n'ont pas été autant développer. Je vais vous poser une colle, il y a combien d'épisode où Shinji, Rei et Asuka se battent ensemble ? Il doit en avoir pas mal vu qu'on représente beaucoup les trois personnages ensemble....pas tant que ça, en faite il n'y a que deux épisodes....Ah oui c'est peu.   C'est très souvent par deux qu'ils combattent mais rarement pas trois et devinez avec qui Shinji se bat le plus ? Rei ou Asuka ? La réponse est Asuka puisque Rei est très souvent en retrait, il faut attendre un bon moment avant de la revoir en action. La raison à cela est en faite une erreur de Mr Anno, vous vous souvenez de l'épisode 6 où Rei fait un grand sourire à la fin (mon passage préféré de toute la série d'ailleurs) et bien Anno à trouver sur le moment que c'était cool mais lorsque la télé diffusa l'épisode il s'est rendu compte que c'était une grosse erreur puisque c'était censé être la conclusion du personnage....au début de la série....c'est con. Du coup, Anno à mis à l'écart Rei au point qu'il ne voulait plus l'impliqué dans l'intrigue mais les fans ont réclamer de la voir plus souvent et vous connaissez l'adage : Con et passion font compassion. Oui on ne voit pas beaucoup Rei malgré son statut de waifu ultime pour l'époque.   Certains épisodes sont vraiment passable contrairement au reste de la série !   Un autre point à parlé et qui a fait couler beaucoup d'encre, la censure ! Vous l'ignoriez peut-être mais Evangelion à eu pas mal de soucis avec la censure et cela à cause....D'une grand-mère. Non non ce n'est pas une blague, la Gainax avait tendance à rendre l'épisode à la chaine de télévision 5 minutes avant la diffusion, on ignore si c'était parce qu'ils ont galérés à faire les épisodes ou si c'était pour éviter que la Télévision regarde l'épisode avant et décide de modifié ce qu'ils ne leurs plaisaient pas.   Mais c'est l'histoire de la grand-mère qui vous intéresse, non ? Pour ça il faut remonter à l'épisode 20, cette épisode parle en gros....de sexe et de désir corporelle, certes c'est pas la première fois qu'on parle de cul dans la série mais alors qu'est-ce qui s'est passé ? Ceux qui ont une bonne mémoire se rappelleront de la fin de l'épisode où Misato et Kaji font crac-crac après avoir sauvé Shinji (c'est ce que je suppose le repos du guerrier lol). Après avoir soupirés un grand "Aaaa!" vous vous êtes dit : "Mais on voit rien !"....oui mais on entends ! C'est d'ailleurs la scène la plus hot de la série (en VO c'est....Whoa !), une rumeur prétend même qu'Anno a fait cette scène parce qu'il avait la doubleuse de Sailor Moon sous la main, sacré Anno !   Et la grand-mère dans tout ça ? Et bien on suppose qu'elle faisait ses activités de son âge, c'est à dire rien du tout et qu'elle a allumé la télé et....Oh ! Mais qu'est-ce donc ce dessin animé qui montre un homme et une femme faire l'amour ? Je vais appeler les associations et le responsable, ça va gueuler ! Donc suite à une grand-mère qui a allumé sa télé au mauvais moment et sur la mauvaise chaine, la Gainax et TV Tokyo ce sont retrouvé dans le caca, une rumeur prétend également que le responsable de diffusion a été viré à cause de cette histoire et concernant la Gainax, ils doivent se calmer dans leur série.   Sauf que c'est Anno qui est à bord et lui est déterminé à aller encore plus loin juste pour faire chier le monde (j'adore ce mec), ce sont les fameux épisodes Director's Cut ! Cela concerne les épisodes 21 à 24, ce sont des épisodes plus longs que les autres par le simple fait qu'ils ont ajouter et améliorer des scènes, quand on pense à censure dans Evangelion c'est ces épisodes qu'on a en tête. Ils ont été projetés à la télévision lors d'une seconde rediffusion dans la nuit si ma mémoire est bonne. Si de nos jours il n'y a rien de si choquant, à l'époque c'était une autre histoire : Des filles souvent représentées toutes nues (coucou Rei), mention de suicide voire on assiste à l'une d'entre elle, violence psychologique sur des enfants, meurtre d'enfant et j'en passe. Je pourrai continuer encore longtemps mais le temps me manque alors passons au sujet qui fâche: la fin ! On ne pourra pas dire que la fin de la série est oubliable loin de là par contre elle est très frustrante, pour tout vous dire la première fois j'ai crevé le plafond. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens n'ont pas aimé cette fin parce que les deux derniers épisodes sont....bizarres ?!   Le problème est qu'Anno n'a plus du tout de budget pour faire ses deux épisodes, pour vous dire à quel point c'était banqueroute à la Gainax que des croquis servent de plan comme tel ! Pour beaucoup, c'est un foutage de gueule Monumentale, certains parle même du scandale du siècle (si si) mais sans vraiment comprendre que derrière c'était dus à un manque de budget en plus d'une censure qui a vraiment bouleversé les plan d'Anno.   La fin, on la connaitra en 1997 avec le film The End Of Evangelion mais c'est une autre histoire.   exemple de scène qui a subit de lourde censure (chez nous particulièrement)          Merci les amis ! (Conclusion)   Alors qu'a t-on gardé d'Evangelion ? Pour certains c'est une œuvre introspective qui casse les codes du mécha et qui a remis en cause leurs vie (c'est mon cas), pour d'autre c'est simplement des jolies filles et des gros mécha bien badasse, la véritable réponse est selon moi aussi bien l'aspect psychologique que "fan-service".   Pour la Gainax, le succès sera grandiose, ils vont gagner plein d'argent mais ils vont surtout se prendre la grosse tête et dépenser dans tout et n'importe quoi causant ainsi leur déchéance. Pour Anno c'est une victoire amer, d'accord il a réalisé une série révolutionnaire et marquante mais les gens n'ont pas retenu la leçon du bonhomme : arrêter de mater des animés et aller dehors construire votre vie ! Bon il est assez extrême comme ça mais on peut combiner vie sociale et animé je vous rassure.   La suite sera les films Evangelions puis le départ d'Anno à la Gainax pour faire son remake/reboot qu'il viens à peine d'achever.   J'aurais souhaité faire plus mais le manque de temps par rapport à ma vie de manchot me permet simplement de faire un billet modeste qui j'espère vous aura plus. 3 ans et oui, je commence à devenir vieux maintenant mais j'ai encore pleins d'animé à vous présenter. Pour le mois prochain ? Pas mal de chose de prévu mais on verra bien ce que je vous réserverai. Neon Genesis Evangelion restera pour moi le meilleur animé que j'ai vu malgré ces défauts mais c'est pour ça qu'on l'aime et je conclurai de la même façon ce billet que j'ai fait il y a 3 ans : Merci à tout ceux qui m'ont lu pendant ces trois ans ou à ceux qui me liront dans le futur !    il existe 26 versions différentes de cette ending soit un par épisode, cool non ? Et Netflix n'en n'a aucun Ahahah !     PS: L'écriture de ce billet à été réalisé avec l'aide de l'ouvrage Neon Genesis Evangelion – Le renouveau de l'animation Japonaise – disponible chez Pix'n Love que je vous recommande à 300% si vous êtes un grand fan d'Evangelion comme moi !

DrunkenPenPen

DrunkenPenPen

Mise à jour 2.8 : Serveurs Cloud HD 60 FPS

RomStation passe en version 2.8 ! Cette mise à jour corrige certains bugs et apporte plus notablement la possibilité d'augmenter quelques paramètres vidéo pour l'hôte d'un serveur Cloud.   Le jeu en Cloud est tributaire du débit descendant (download) de votre réseau internet. Vous pouvez tester votre débit en moins de 30 secondes sur un site tel que speedtest. Une vitesse comprise entre 1 et 3 Mbs est considérée comme lente et ne vous permettra pas de jouer dans de bonnes conditions. Entre 3 et 13 Mbs, vous devrez sacrifier un peu de qualité vidéo au profit des performances. Pour déterminer votre compromis, vous pouvez manipuler 3 paramètres : Le framerate correspond au nombre d’images affichées par seconde. L'animation est plus fluide à 60 fps tandis que la consommation du débit est moins importante à 30 fps.   La résolution précise le nombre de pixels affichés. La résolution native préserve la définition originale du jeu et diminue le débit requis. La résolution HD multiplie la résolution native pour nettement améliorer l’image, mais le débit sera bien sûr plus important.   Le bitrate limite la quantité de données transmises par seconde. S’il est insuffisant, l’image sera compressée pour suivre le débit. Lorsque vous modifiez le framerate et la résolution, la valeur recommandée du bitrate est automatiquement sélectionnée. Vous pouvez toutefois diminuer ou augmenter cette valeur recommandée selon la vitesse dont vous disposez.   Si le débit descendant de votre réseau internet vous permet d’aller au-delà de 13 Mbs, augmentez simplement toutes les valeurs à leur niveau maximum pour profiter de la meilleure qualité vidéo sans vous soucier des performances.   Le jeu en Cloud consomme déjà d'importantes ressources (GPU, CPU, bande passante, ...) et l'augmentation des paramètres vidéo d'autant plus. C'est pourquoi nous décidons de réserver ces options aux membres Premium. Tout le monde peut cependant diminuer le bitrate du flux, de 5 à 2 Mbps. Ce "mode performance" permet aux connexions les moins rapides de profiter du Cloud malgré tout.   Enfin, gardez à l'esprit que les paramètres vidéo déterminés par l’hôte à la création du serveur sont imposés à tous les joueurs du lobby.   Note de version : Ajout des paramètres vidéo à la création d'un serveur Cloud. Correction d'un bug lors de la suppression d'un fichier de jeu depuis la fenêtre de modification. Correction d'un bug lors de la suppression d'un fichier d'émulateur depuis la fenêtre de modification. Correction d'un bug avec le téléchargement des jeux multi-disc rendant leur lancement impossible. Correction d'un bug potentiel forçant le mode hors-ligne au démarrage. Correction d'un bug relatif à l’émulation Cloud de la PSP. Optimisation des réceptions d'input en Cloud, notamment en cas de perte de paquets vidéo.   ⚠️ Si vous possédez une version antérieure à l’actuelle 2.8, n'oubliez pas de redémarrer RomStation pour appliquer automatiquement la dernière mise à jour.

Kratos

Kratos

The Legend of Zelda: Skyward Sword (HD)

25 ans ça se fête, le moins que l’on puisse dire c’est qu’en 2011 Nintendo n’a pas lésiné pour sa licence Zelda. Concert, livre, remake, Four Swords offert et un nouvel épisode pour une Wii en fin de carrière. Ce Skyward Sword était ambitieux : monde céleste, révélation sur la mythologie de la série et volonté de nous faire brandir l’épée « en vrai ». Il y avait de grandes attentes me concernant...  Alors mène-t-il jusqu’au 7ème ciel ? Attention, la chute risque d’être rude.  
Il y a longtemps que je souhaitais écrire un test sur Skyward Sword, mais je me défends de parler de jeux que je n’ai pas fini. Car oui, pendant près de 10 ans il faisait parti des rares Zelda dont je n’avais toujours pas vu le bout, le boss final avait été pour moi le coup de grâce. Si certains considèrent ce jeu excellent, beaucoup le voient comme le mouton noir des épisodes 3D et je vous avouerai me ranger de leur côté. Je reviendrai en détail sur ce qui m’a gêné, mais ce qui va mettre tout le monde d’accord c’est qu’il s’agit d’un épisode radical dans son approche, loin d’être si classique que ça. Rien que tout le gameplay qui gravite autour du motion gaming à outrance suffit à en rebuter beaucoup. Il ne faut non plus oublier qu’à l’époque, si vous n’aviez pas les derniers modèles de Wii, vous deviez repasser à la caisse pour l’accessoire qu’est le Motion Plus (ou une nouvelle wiimote l’intégrant, au choix). Prérequis assez agaçant pour juste profiter d’un jeu (allez, deux si vous voulez Wii Sports Plus). Ce n’est pas faute de proposer un bundle avec une superbe wiimote dorée bien bling bling… que je n’ai pas eu. Néanmoins en consolation, Nintendo a eu la gentillesse de fournir dans chaque boite un CD du concert Master Quest comprenant 9 remix/ medley orchestraux. Merci ! Cependant cela ne suffit pas à faire passer la pilule d’un Zelda qui m’a dans l’ensemble plutôt déçu sur beaucoup de points. Alors qu’il possède de grandes qualités, un jeu véritablement en dents de cie qui alterne les passages poussifs et les idées brillantes. L’attente était haute me concernant, car on n’avait pas eu de nouveaux épisodes 3D depuis Twillight Princess (en 2006) et que le jeu promettait plein de choses, ne serait-ce que son histoire revenant « chronologiquement » au début selon une frise inventée exprès pour l’occasion. Des années après, c’était à prévoir, Skyward Sword est de retour sur Switch dans un remaster proposant HD et légères retouches ainsi qu’une nouvelle maniabilité 100% boutons ! Ah… peut être vais-je revoir mon jugement ?

Ce qui est certain c’est que je garde le même avis concernant le scénario. Celui-ci nous narre lors d’une courte intro à la Wind Waker l’origine du monde avec son artefact divin appelé Triforce, protégé par la déesse Hylia. Lorsque vinrent les forces du Mal, elle le protégea au péril de sa vie et dissimula l’artefact tout en expédiant la race des Hommes haut dans le ciel sur des ilots volants en attendant que la terre redevienne saine. Depuis lors, ils se sont habitués à leur nouvel habitat en voyageant à l’aide de célestrier, des gros oiseaux colorés. On commence donc des siècles après, avec Link (que vous pouvez renommer) se préparant pour son diplôme de chevaucheur de piaf. Une longue intro qui nous présente l’école, le rival Ergo et Zelda la fille du directeur. Sans surprise, Link se voit remettre le titre de célestrier et remporte même le parachale de son amie. Les deux en profitent pour aller faire un tour dans les airs mais hélas un monstre surgit des nuages et emporte Zelda dans son sillon. Il n’en faut pas plus pour que Link parte à son secours avec l’aide de Fay, « l’âme » de l’épée Excalibur qui sommeille secrètement près de la statue de la déesse. Celle-ci va alors guider Link dans le monde terrestre et ainsi espérer retrouver Zelda. Un début de jeu chargé en informations, autant vous dire que vous ne poserez pas les pieds à terre avant une bonne heure de blabla à Celestbourg, seul village de tout le jeu. Cependant, on ne peut pas vraiment dire que ce soit épique avec sa petite ambiance « scolaire », on est loin de l’efficacité d’un Ocarina of Time, du côté épique d’un Wind Waker ou inquiétant de Twilight Princess. Détail qui me ne convainc pas pour un épisode « origine » : non seulement il y a déjà un passé (donc on n’est pas complètement au début) et en plus techniquement l’épée existe déjà. Il faudra attendre la seconde moitié pour la forger ou devais-je dire l’améliorer. Ce qui signifie qu’avant ça il faudra se farcir un premier tiers de jeu guère passionnant, se résumant à un jeu de chat et de la souris. Link arrive sur terre, Fay vous dit que vous avez 98,99% de chance de trouver dame Zelda, et lorsque que vous arrivez au bout du donjon elle vous échappe. Et ce trois fois ! Autre « souci » enfin, le monde est partiellement dépeuplé, restant dans un état sauvage. Heureusement quelques autres races comme les mignons Tikwi (sorte de graines) ou les plutôt disgracieux Mogma (des homme-taupes) pourront vous faire la causette au détour d’un chemin. Ce qui veut donc dire que l’on joue très souvent avec une quasi absence de narration, avec pour seule compagne l’inf-âme Fay qui s’exprime comme un robot. Ce n’est pas elle qui nous fera oublier Midona de Twilight Princess.                L’absence de personnalité de Fay empêche toute empathie pour cette dernière, ce qui est dommage dans un épisode où les personnages et la narration se font plus rares. Pire, elle devient même énervante car la majorité de ses interventions consistera soit à souligner l’évidence, soit à vous prémâcher le travail lors de certaines énigmes. Sur Wii elle servait aussi à vous signaler quand les piles/batterie de la wiimote étaient en rade ou que le pointeur n’était plus centré depuis un moment. J’ai subi quantité d’interruptions lors de mes parties à l’époque qui rendaient l’expérience d’autant plus poussive et le personnage crispant. Heureusement sur Switch, ce détail est maintenant de l’histoire ancienne ! Préférant jouer aux boutons en mode portable, aucun manque de batterie et pas de risque de pointeurs absents. De plus les développeurs ont un peu revu ses interventions à la baisse, même si cela n’enlève rien à son manque total de charisme. Autant vous dire qu’à la fin, sans spoiler, la voir faire ses adieux ne m’a fait ni chaud ni froid. Même si en relativisant elle devient, dans une moindre mesure, involontairement « attachante » dans le sens où il se crée une certaine proximité dû à son omniprésence. Une sorte de compagnon qui devient familière sur la durée. M’enfin que l’on arrête de se plaindre de Navi d’Ocarina of Time, on ne fera pas plus insipide que l’âme d’Excalibur qui manque de tranchant.

Passé ces deux points fâcheux, en définitive le scénario se révèle plutôt surprenant et bien plus prenant dans sa seconde moitié une fois que s’installe les vrais enjeux qui justifient les errances de Zelda. Voyage dans le temps et malédiction sont au programme, dans un sens on ne change pas la formule puisse que concrètement il sera toujours question de réunir des artefacts pour défaire le retour des forces du mal. Ici symbolisé par l’avatar du Néant qui a pour serviteur le disgracieux Ghirahim. La volonté de proposer un caractère qui lui est propre pour ne pas refaire un énième subalterne simplement démoniaque est tout à fait louable, du coup exit le méchant bien badass ou manipulateur, Ghirahim est… un fou androgyne. Du genre à prendre des postures bizarres, lécher son épée et gémir. Un antagoniste qui ne m’a pas bien convaincu et dont là aussi j’ai du mal à trouver du charisme. Lui reste néanmoins une par de mystère et des interventions rares (pas plus mal dans un sens) qui lui confèrent une sorte d’aura énigmatique. Pour le reste, l’aventure aura son lot de rebondissement et d’excuse pour que vous n’atteigniez pas chaque donjon trop vite. Cependant certains sont quand même un tantinet trop artificiel, comme les nombreuses fois où il faut chercher des morceaux d’artefacts ou personnages éparpillé dan la zone. L’histoire y est plus prétexte et si vous cherchez des enjeux aussi épiques que Twilight Princess ou proche d’un conte comme dans Wind Waker, il y a de quoi être un peu déçu. Certaines révélations tombent un peu à plat car avec un peu de jugeote vous pouvez anticiper, en particulier l’identité de la vieille du temple du sceau que j’avais deviné bien des années avant d’arriver à la fin. Néanmoins la mise en scène très efficace relève le niveau et quelques cinématiques assurent le spectacle, faisant passer la pilule d’une histoire finalement un peu trop convenu pour une « origin story ». Le final en ce sens ne répond pas vraiment à des questions (si tant est que l’on en ait), l’aventure se finissant de façon totalement prévisible : le Mal est vaincu et tout est bien qui finit bien.                 L’ambiance permet un peu de relever le niveau, mais comme le monde terrestre est souvent dépeuplé il y a comme une sensation de solitude qui plane, ou du moins une forme de simplicité dans le sens où le découpage en zones donne l’impression de parcourir des niveaux avec un début et une fin. Ne reste alors plus que Celestbourg et ses habitants pour y trouver un peu plus de substance. Bon point, comme Majora’s Mask qui avait lui aussi une ville centrale, chaque PNJ est développé avec son caractère propre et sa petite quête à mener à bien. Entre la petite fille qui se lie d’amitié avec un démon caché, la fille de la consigne qui en pince pour Link ou la lettre d’amour à transmettre entre plusieurs étudiants, il y a pleins de petites histoires assez mignonnes ou rigolotes qui rendent les habitants de Celestbourg attachants et mémorables. D’ailleurs, un détail ne vous aura sans doute pas échappé, il est question de peuple vivant dans le ciel et pourtant vous comprenez bien que la quête réside sur terre. C’est là une des déceptions : le ciel étant finalement mis de côté, relégué pour du bonus et faisant office de transition entre les zones.

Car s’il y a bien un détail qui fâche dans cet épisode, c’est son ciel. Sorte de réminiscence de la mer de Wind Waker, il ne garde pas ses qualités mais ses défauts. Déjà en taille, le ciel n’est pas bien grand (à titre de comparaison la superficie doit être à peine plus grande qu’un carré de la carte de WW). Ce qui dans un sens n’est pas un mal car cela évite de voyager longuement sans rien faire. Et pourtant… la faute à un environnement terriblement vide : on s’empresse d’arriver à destination. Après Célesbourg et une (petite) ile importante pour la progression, vous n’aurez que trois mini-jeux, une auberge et une myriade de micro-plateformes à vous mettre sous la dent. Ces dernières possèdent un ou deux coffres scellés qui ne peuvent être ouverts qu’en activant des Cubes de la déesse cachés sur la terre ferme. Bref, autant vous dire que niveau mystère et aventure on y est pas du tout et au final ce mini monde ouvert déçois pour qui aurait envie de vagabonder. Dommage car mis à part le village (plus grande île), il est possible d’atterrir sans transition, ce qui est assez grisant. La même année, voir un an avant au japon, sortait Solatorobo sur DS qui avait aussi un concept d’île volante et qui a mes yeux est nettement plus convaincant sur ce point là.                 Se pose alors la question : était-il possible de faire autrement ? Car l’horizontalité de la mer permet d’accoster puis de traverser les îles à pied de façon classique. Or voler est le moyen de déplacement ultime (pas pour rien si c’est souvent possible à la fin des J-RPG) car l’on peut tout passer. Si Nintendo avait créé des zones complexes que le joueur pouvait zapper à sa guise en les survolant, cela n’aurait pas eu de sens. Quoique, en forçant à fouiller… je pense qu’il y avait moyen. J’ai surtout cette impression que le ciel n’était pas forcément prévu à la base et qu’il aurait été ajouté en cours de route histoire d’unifier facilement les zones entre elles, je peux me tromper mais le gameplay ou la progression ne donnent pas vraiment l’impression d’avoir été pensé autour... Du coup, il y a un truc qui ne fonctionne pas et les aller retour incessant dans les nuages font clairement remplissage bidon et n’apportent pas grand-chose d’un point de vue ludique ou narratif. D’autant plus qu’il n’y a pas de réelle fonction de téléportation. Revenir en ville vous demandera à chaque fois de trouver une statue de sauvegarde et de refaire le chemin à vol d’oiseau. Il n’y a que pour les zones terrestres où vous pouvez choisir vers quelle statue atterrir. L’option s’est néanmoins assouplie sur Switch… à condition d’avoir l’amiibo adéquate.

Car l’autre souci, le talon d’Achille de cet épisode, celui qui m’a tant rebuté : son rythme. Aller-retour poussif, découpage clair et net + puzzles/énigmes incessants au point que la frontière entre donjon et zone extérieure en devient mince. Skyward Sword n’est pas vraiment un jeu d’aventure ! Mais un jeu d’action, dont la formule lorgne presque sur un Super Mario Sunshine avec ses retours dans des zones « niveaux » déjà visités mais avec des modifications et de nouveaux objectifs. Certes cela donne une dynamique propre à ce Zelda, mais qui peut déplaire pour qui attendait une structure plus « classique » axée sur une exploration souple. Car le ciel est le seul et unique moyen d’aller sur terre, dans des zones déconnectées les unes des autres. Il n’y a même plus de cycle jour-nuit, relégué au village pour le besoin de certaines quêtes annexes. Chaque environnement est lui-même structuré en (3 ou 4) grandes zones semi ouverte qui se suivent mais conçus de sorte à être exploré une première fois de façon linéaire en bouclant. Si la zone de la forêt est très agréable à parcourir car espacée, dès le volcan et sa lave qui balisent le chemin ça devient plus dirigiste et impose plus d’action (notamment les lancers de bombes). L’apothéose est alors atteinte dans le désert avec ses sables mouvants et ruine qui dessine un cercle qu’il faut traverser part par part de façon linéaire où il faut s’en arrêt exploiter les objets. Un ennui à l’époque de la Wii, qui m’avait fait prendre une courte pause.                Si l’utilisation intense du motion gaming est tout à fait louable, en plus de bien fonctionner (Motion+ oblige, tout de même), cela s’avère bien plus fastidieux qu’un simple pressage de bouton habituel. Si dans un ancien Zelda tuer un ennemi demandait 2-3 fois d’appuyer sur B, ici ça peut parfois devenir une épreuve à elle seule. Chaque ennemi étant pensé pour vous faire exploiter les possibilités liées au mouvement, ce qui est une excellente idée ! Mais dans la pratique, passé la découverte et surtout au rythme imposé cela peut devenir poussif. Car il ne suffit pas de juste lever la wiimote et agiter bêtement le poignet comme la majorité des jeux Wii, là ce sont carrément des mouvements plus amples et précis qui sont requis. Par exemple une simple plante carnivore va ouvrir sa bouche soit à l’horizontale soit à la verticale, à vous de vous adapter très vite sinon vous ne passerez pas. L’épée n’est pas seulement impactée par la nouvelle maniabilité, les objets traditionnels sont eux aussi repensés ! Au-delà de viser avec arc et lance-pierre, les bombes peuvent être projetées en hauteur avec un lancer en cloche, ou les faire rouler au sol comme une boule de bowling avec le mouvement idoine. Arrivé dans la zone du désert, donc, ce sont de nombreux mouvements qui vous seront imposés, avec un level-design linéaire, un scénario qui n’avance pas et une musique oubliable parachevant une ambiance relativement morne. Sans oublier Fay qui viendra vous casser les pieds, bien sûr.

Mais c’est là où je retourne ma veste. Car tout ce que je critique, c’est l’omniprésence du motion gaming et l’appauvrissement de l’exploration. D’habitude dans un Zelda, le monde s’explore de façon assez « simple » dans des zones semi-ouvertes ; seuls quelques rares passages et autres éléments annexes requièrent les objets. Ici, les lieux sont conçus comme des niveaux blindés de micro-puzzles avec de multiples raccourcis qui, mis bout à bout, finissent par créer des zones semi-ouvertes. Et je dois bien admettre que le level-design de Skyward Sword est plutôt brillant (dans sa proposition). Car il y a à plusieurs reprises une relecture de chaque zone via ses modifications d’environnement et ses raccourcis lors du premier passage. Prenez la forêt par exemple, plus tard il faudra la visiter dans une version inondée. Sans oublier les phases de Psysalis qui vous font tout retraverser sous un nouvel angle où les raccourcis prennent tout leur sens. Une des très bonnes idées : dans la seconde moitié de l’aventure il faudra revisiter chaque première zone de chaque région dans une version « dark » appelée Psysalis. Dans ces versions alternatives plongées dans la nuit et gardées par des espèces de fantômes il faudra, à la manière de Twillight Princess, récupérer 15 perles de lumière éparpillées. Celle-ci confèrent une immunité d’une minute trente avant que les fantômes ne vous traquent. Faites-vous toucher par l’un deux et vous recommencez l’épreuve. Ajoutez la musique qui va bien avec, ces phases sont véritablement stressantes ! Cependant, l’immunité étant assez longue, pour peu que l’on soit bien organisé et que l’on évite bien les halos de lumière ou les flaques qui pourraient vous faire repérer, en définitive ces phases ne sont pas bien dures et le stresse s’amoindrit passé la découverte.                Là où je change véritablement mon fusil d’épaule concernant Skyward Sword, c’est vis-à-vis de sa maniabilité et forcément de son rythme qui en découle en partie. En effet, le principal atout de la version HD étant les contrôles adaptés aux boutons (indispensable pour le mode portable et le model Lite). Et là ça change tout ! Les mouvements étant relégués au stick droit (en principe fait pour la caméra, ce qui mène à quelques complications), il suffit dès lors de coups brefs avec le pouce pour donner des coups d’épée, ramenant finalement à une maniabilité simple et vive bien plus proche des autres Zelda. Sans pour autant perdre une partie du sel de cet épisode puisqu’il faut toujours bien orienter et être précis. Même s’il est vrai que viser avec l’arc revient à une maniabilité ultra classique… Dès lors, tous les passages qui étaient à la longue poussifs avec le bras deviennent tout à fait agréables une fois que l’on s’habitue à ce nouveau style. Seules quelques confusions peuvent se présenter avec la caméra, qui nécessite de rester enfoncé sur L pour que le stick droit change de fonction. Au-delà de ce petit désagrément, ce fut en vérité un plaisir de rejouer à Skyward Sword sous de nouvelles conditions. Le désert se présente toujours comme un coup de « mou » dans l’aventure mais je l’ai traversé sans lassitude cette fois. D’autre part, avec les années et mes attentes de l’époque mises de côté, j’ai fini par accepter le parti pris de ce Zelda orienté action et bien moins exploration. Détail qui m’avait fortement déçu à l’époque au point de dire que le level-design était mauvais parce que non pensé comme les précédents. J’y ai finalement vu un épisode qui fourmille d’idées et qui se renouvelle très souvent dans ses situations. Un peu comme Mario Galaxy vis-à-vis de ces prédécesseurs dans un sens…

Car si le rythme effréné des puzzles et des actions demandées constituait finalement pour moi la cause du désagrément sur Wii (et non le motion gaming en lui-même), une fois avec une maniabilité plus dynamique et demandant moins d’efforts (sans vouloir passer pour une feignasse tout de même) j’ai alors pu « savourer » l’aventure. Le fait que de nombreux objets aient une relecture liée au mouvement permet d’apporter un certain vent frais à la série dans une structure hélas très rigide mais évitant assez bien la répétitivité en variant ses objectifs/situations comme susmentionné. Il n’empêche que les va et vient dans le ciel, revenir à chaque fois trois fois dans les mêmes environnements (avec même un donjon à retraverser une seconde fois) et recombattre certains boss à plusieurs reprises s’avère assez surprenant pour la série. Car Ghirahim se présente comme une sorte de Bowser de Mario 64 : même combat mais un peu plus dur, il faudra aussi affronter à trois reprises le Banni. Sans aucun doute le pire boss du jeu, ce dernier est un monstre gigantesque qui se déplace dans un cratère avec un chemin en spirale. La cause du désagrément étant que l’ennemi échappe assez facilement aux coups, lui courir après n’est pas difficile mais reste bien exaspérant tout de même. Puis bon, une fois d’accord, mais de là à le refaire trois fois… Les autres boss s’en tirent mieux, cela oscille entre le bon et le passable. Mention spéciale au boss du 4ème donjon, un peu long mais aussi épique qu’inventif ! Ce n’est pas pour rien s’il avait été montré dans les trailer de l’époque.                Et les donjons alors, parlons-en. Etonnamment ils ne sont pas très vastes, tout du moins ils sont constitués pour la plupart de très grandes salles avec plusieurs choses à y faire et peu d’aller-retour. Et surtout les ¾ des donjons ne font qu’un étage ! Leurs structures ne sont pas franchement complexes, à l’exception du bateau qui se rapproche plus de ce que l’on a l’habitude de voir dans le reste de la saga. Pas plus d’une clef sur soi et les boussoles ont disparu puisque les cartes indiqueront serrures et coffres. Rajoutez les conseils de Fay et dans l’ensemble il n’y a pas de difficulté pour qui a déjà poncé un Zelda 3D par le passé. Seul le bateau m’a donné un peu de résistance car il repose sur une mécanique originale déjà exploitée dans toute la zone et qui oblige à être assez attentif à une variation d’environnement… pour ne pas spoiler. Dans le même ordre d’idée le dernier donjon se montre particulièrement réussi et complexe dans sa structure, là aussi il vaut mieux laisser la surprise. Pour ce qui et du reste, ça m’a paru globalement classique, seul le 4ème se rattrape par un design qui sort vraiment du lot : Temple aquatique mais avec une architecture très orientale avec des nénuphars et des statues ressemblant à bouddha, le tout avec des couleurs chaudes. On est d’ailleurs loin des donjons lugubres hormis le premier, vite fait. Hélas pas de donjons vraiment mystérieux ou effrayant dans le lot, c’est un peu dommage, la majorité m’a paru un peu fade niveau ambiance.

Malgré leur petitesse il y a pourtant de quoi y passer du temps, le jeu est même long et bien dans la moyenne des Zelda 3D. Comptez environs entre 25 et 30h pour aller jusqu’au bout en prenant votre temps. Sachant que le jeu est riche en contenu et je conseille tout de même de faire le boss rush pour obtenir le fameux bouclier incassable, sinon le boss final serait bien laborieux sans. En effet, Skyward Sword propose aussi d’autres petites idées et innovations dans son gameplay. Les boucliers ont maintenant une jauge de résistance et vos potions comme vos objets pourront être améliorés moyennant rubis et matériaux dans le marché couvert de Célestbourg. Ce qui pouvait être original, à l’époque le craft n’était pas encore trop à la mode. Terre comme ciel posséderont soit des matériaux (crane, corne, gelée…) lâché par les ennemis ou trouvables dans de petits coffres, soit des insectes qu’il faudra attraper avec son filet. Cependant, les objets requièrent pas mal de matériaux différent et en définitive j’ai fais quasiment tout le jeu avec les versions de base… ce qui est suffisant. Charger ses flèches plus vite ou avoir une potion qui donne encore plus de cœurs ne m’ont pas paru d’une grande pertinence. Donc l’idée tombe un peu à l’eau et relève plus du 100%. Autre subtilité, dorénavant lorsque vous sélectionnez un objet dans votre inventaire (qui se présente sous forme de menu radial, bien pratique !) le jeu ne se met plus en pause. Cela dit Zelda n’est pas une série de jeux qui nécessite sans arrêt de grands réflexes, il y a toujours un moment tranquille pour fouiller dans sa sacoche en paix. Enfin en ajout bien plus notable Link peut dorénavant courir, ce qui a pour effet de vider une jauge d’endurance. Plus d’une fois il faudra se ruer, ou tout simplement escalader des parois où il faudra garder un œil très attentif à cette jauge. En bref, entre les mini-jeux, les nombreuses quêtes pour les habitants, le boss rush, trouver tous les quarts de cœur et avoir tous les objets et au max, il y a de quoi faire ! Et même un mode difficile une fois l’aventure terminée. Mais franchement vu l’exigence de certains combat et la précision demandée, cela faisait longtemps que dans un Zelda je n’ai pas autant perdu de vie.                 Maintenant, de là à retenter une aventure qui ne propose quasiment aucune incartade dans son exploration ou son déroulé, hormis faire les quêtes quand bon vous semble à Celestbourg... Je ne sais pas. Malgré la relative répétitivité à revoir les mêmes environnements, ils sont variés, en particulier la forêt qui propose aussi une toute autre thématique. La seconde partie du désert, beaucoup plus réussie que la première, a elle aussi des relents de Wind Waker ce qui propose aussi un certain renouvellement dans les paysages. Ce que j’apprécie surtout dans les graphismes c’est la direction artistique et plus particulièrement les textures inspirées du pointillisme (plus largement de la peinture impressionniste). Ce faisant, chaque texture est composée d’une myriade de petites taches de couleurs différentes donnant un grain et un cachet plaisant à regarder, me concernant. Moins convaincant pour certains par contre, les arrières plans un peu trop loin se retrouvent flouté et légèrement représenté sous forme de « tache », ce qui donne un rendu un peu baveux, parait-il accentué sur une Wii branchée à une télé HD. J’apprécie néanmoins ce cachet unique à cet épisode, avec ses nombreuses couleurs il se dégage quelque chose de chaleureux dans ce Zelda contrairement à ses artworks plus dans un style Twilight Princess peint à l’encre. Les proportions et les designs font sérieux mais il y a comme une sorte de cell-shading, sorte de mix entre le sérieux et le cartoon qui permet à cet épisode de trouver son identité par rapport aux précédents volets 3D. Les animations demeurent soignées, l’ensemble fluide et lisible… le seul défaut dans tout ça c’est le chara-design qui souffle le chaud et le froid. Entre les grosses lèvres de Link, la frange + le nez de Zelda, mention spéciale a Ergo qui a… un physique particulier. Dommage car d’autres PNJ, même caricaturaux, ont de bonnes trognes… Ceci étant une affaire de gout, mais rien de vraiment rédhibitoire cela dit.

Il en va forcément de même pour la bande-son qui à l’image du jeu ne me convainc pas complètement. D’autant plus étonnant que de nombreux compositeurs ont travaillé sur cet épisode, mais c’est peut-être ça aussi qui explique une certaine irrégularité dans la qualité. Objectivement et avec du recul, j’admets que Skyward Sword a une très bonne bande-son, Cependant il n’y a que 4-5 musiques que je trouve excellentes… ce qui n’est pas le cas de Twilight Princess par exemple. Le souci c’est que mes musiques préférées sont finalement rares et « mal » réparties dans l’ensemble de l’aventure, parce que ce ne sont pas les thèmes que l’on entend le plus souvent. De ce fait, les musiques qui vous accompagneront la majorité de l’aventure (à savoir : les donjons, les 3 zones, le ciel et Celestbourg) ne sont dans la majorité pas fameuses. Les zones et les donjons surtout ont tous des musiques passe-partout, ce qui contraste avec la musique épique et orchestrale du ciel. Très jolie mais dont la mélodie ne m’a jamais vraiment ému/ emporté. La forêt a quand même un air plutôt entêtant. Mais le reste bof. Et que dire des donjons quasiment tous oubliable avec quelques percussions et une nappe en fond, on est très loin d’un Ocarina of Time et ses ambiances très marquées. La seule qui sort du lot c’est le dernier donjon, alternant très vite passage inquiétant et envolée lyrique, le tout avec un effet de réverbération qui produit une ambiance étrange et presque mélancolique. Au final, parmi les musiques que je retiens, c’est le thème de Fay (que l’on a vite fait au début puis à la fin…), le thème du lac Farora qui est assez doux mais si l’on tend l’oreille s’avère très reposant et rappelle la musique impressionniste, le thème pour deux boss est épique et puissant (bien supérieur au thème du boss final, un comble) sans oublier celui de Celestbourg qui transmet une ambiance à la fois chaleureuse et légère. Enfin, comment ne pas évoquer le thème principal que l’on entend… au générique de fin. Super. Ce dernier est absolument remarquable, car si vous ne le saviez pas, il s’agit en faite du thème du premier Zelda mais composé à l’envers (et donc réorchestré). Et en définitive le thème est aussi mémorable qu’épique ! Dommage que le reste du jeu n’aie pas suivi…  
3 Positifs :
+ Des idées et renouvellement à foison.
+ Brandir l’épée apporte une certaine fraicheur et technicité aux combats.
(Wii) + Le CD de musiques offert.
(Switch) + Les nouveaux contrôles au stick !

3 Négatifs :
- Des soucis de rythme et de recyclage.
- Ciel inintéressant et complètement sous-exploité.
(Wii) - Motion Control très lourd à la longue.
(Switch) - ça fait cher le remaster, sans CD offert.
    Conclusion :
Episode inverse du futur Breath of the Wild qui primera sur une liberté totale, Skyward Sword malgré son ciel vous enferme dans des zones terrestres aux puzzle et actions effrénés. Garantissant une grande inventivité mais un rythme, qui couplé au motion control à outrance, peut user sur la durée. Alternant moments mémorables (spysalis, la deuxième partie du désert, le dernier donjon…) et les coups de mou (première partie du désert, Banni, aller-retour dans le ciel) le jeu souffle régulièrement le chaud et le froid. Il n’empêche que si l’aventure m’avait déçu à sa sortie, j’avoue avoir eu grand plaisir à le refaire à défaut de le redécouvrir. Evidemment, si vous n’y avez pas joué à l’époque, laissez-vous tenter par le remaster, surtout si la partie « exploration » n’est pas ce qui vous intéresse le plus. A contrario, si une maniabilité exigeante vous refroidit, ou que vous soyez désireux d’une superbe histoire, de l’épique, des donjons tortueux et de l’exploration libre, alors vous ne trouverez pas votre compte dans cet épisode. Quant aux connaisseurs déçus, à vous de voir si payer plein pot pour jouer dans de véritables nouvelles conditions (et en portable) soit suffisant pour un épisode « mal aimé » et ainsi lui laisser sa seconde chance. En ce qui me concerne je ne regrette pas.   Mes notes:    14 /20 (Wii)    16 /20 (Switch)

Paxdu92

Paxdu92

Indochine The Single Collection 1981- 2021

On pourra dire tout ce que l'on veut et qu'on apprécie ou pas Indochine, il serait un tort de ne pas reconnaitre que ce groupe a su faire une place dans le paysage musicale français. Quarante ans plus tard Indochine est toujours là malgré les hauts et les bas surtout en grande partie par le seul membre restant du line-up original, Nicola Sirkis. Vous n'avez probablement pas passé à côté de cette anniversaire puisque un livre est sorti récemment, une nouvelle tournée est annoncé (déjà complet) mais c'est surtout la sortie de deux compilation qui a fait parlé d'elle. Oui vous avez bien lu, deux compilations pour revenir sur l'intégralité de leur carrière et aujourd'hui j'avais envie de vous en parler, vaut-il le coup ? C'est le moment de vérité !   à gauche la  pochette de la compilation 2001-2021 et à droite la pochette de la compilation 1981-2001 vendu séparément.                  Et soudain surgit face au vent, Le vrai héros de tous les temps, Bob Morane contre tout chacal, L'aventurier contre tout guerrier !   C'est le 28 Août 2020 que votre petit penpen s'est procuré la première compilation soit Day One, cette première compilation comporte les années 2001 jusqu'à nos jours, puis c'est le 11 décembre de cette même année que la seconde compilation est sorti et ce fut encore Day One pour moi.   Je pense que vous l'avez compris mais je suis fan d'Indochine, pour ne pas vous mentir je me suis procuré ces compilations trois fois ! La première fois en CD, la seconde pour offrir et quand à la troisième fois c'est en vinyle oui quand on aime on compte pas ! Je pourrais aussi vous parler du teddy "Je serai ton chaos" que je me suis procuré sur le site officiel dans la foulée mais je préfère faire un petit résumé sur l'histoire du groupe.   Indochine s'est formée le 10 Mai 1981 avec pour membre Nicola Sirkis (Chant) et Dominique Nicolas (Guitare) suite à une expérience d'un petit groupe qui leur avaient déplût. Ils écrivent leurs premières chanson et se produise au Rose Bonbon en Septembre 1981 accompagné d'un ami Dimitri Bodianski (Saxophone) et du frère jumeau de Nicola Sirkis : Stéphane Sirkis. Suite au succès de ce concert ils décrochent un contrat qui vont amener le premier album et leur premier gros succès, L'aventurier.   Ils sortirons en 1983 leur second album Le péril Jaune (un de mes albums préférés) qui connaitra quasiment le même succès que leur précédent album mais c'est le 10 Mai 1985 qu'Indochine connaitra la véritable consécration avec l'album 3 qui sera un énorme carton : 3ième Sexe, 3 Nuits par semaine, Canary Bay, Salombô, Tes yeux Noirs sont sur cette album. Puis c'est une tournée dingue qui les attends en 1986 avec leur premier album Live (que je vous recommande) qui sera tout aussi un carton.   C'est après tout ce succès que les soucis commence à se pointé, les premiers détracteur du groupe commence à dire que le groupe n'est qu'une vulgaire copie de The Cure, que Nicola ne sais pas chanté etc.... en 1989 Dimitri Bodianski quitte le groupe pour se consacré à sa vie de famille, il reviendra faire un petit coucou lors du Wax Tour en 1997 à Bruxelles.   Puis c'est la descente aux enfers, L'album Un jour dans notre vie (1993) et Wax (1996) ne se vend pas, Dominique Nicolas quitte le groupe en 1994 ne se reconnaissant plus dans le groupe, on dit qu'Indochine est un groupe de ringard mais c'est surtout le décès de Stéphane Sirkis qui enfonce le clou laissant Nicola Sirkis.....tout seul.   Cependant, le groupe va connaitre un étrange phénomène durant cette sombre période, tout d'abord le publique est majoritairement composé de jeune mais qui connaissent par cœur tout leurs albums, renouvelant un publique bien plus fidèle (et je ne dit pas ça parce que je suis de cette génération). Puis, si les albums ne se vend pas, ce n'est pas le cas des concerts qui sont des gros succès dont le Wax Tour en 1997 qui connaitra un sacrée push commercial par TF1 bien avant leur émission à la con genre The Voice mais si je continue dans cette voie je vais devenir méchant et je ferais surtout un bon gros hors-sujet.   Enfin, l'album Dancetaria (1999) n'est pas un succès commercial mais possède une aura très particulière puisque c'est le dernier album avec Stéphane Sirkis dont les fans en sont encore choqué par sa disparition mais c'est également les premiers prémisse de ce que sera le prochain album Paradize (2002).   A partir de là vous connaissez l'histoire, Paradize est un succès monstrueux avec J'ai demandé à la Lune puis les succès s'enchaine aussi bien en album solo qu'en live, bref une belle histoire que cette double compilation raconte.   La Track List des compilations respectives.             La vie est belle et cruelle à la fois, elle nous ressemble parfois, Moi je suis né pour n'être qu'avec toi !   Pour faire simple je vais parlé des deux compilations en même temps puisqu'ils ont les mêmes avantages, le point fort de cette compilation est avant tout le remixage. Oh mon dieu, quel remixage ! Autant vous dire que le terme "dépoussiéré" n'a jamais été aussi vrai, le son est très claire et on a l'impression qu'ils viennent de sortir ces chansons de nos jours. C'est Mick Guzauski qui s'en est occupé et si vous ne connaissez pas le bonhomme, sachez qu'il a travaillé avec Michael Jackson et Daft Punk rien que ça.   Bref, cette compilation n'est pas qu'une simple réédition d'ancienne chanson, il y a bel et bien un travail de son dessus pour notre plus grande plaisir. Ce qui est fou c'est que même les chansons plus récente d'Indochine bénéficie autant de ce son donnant une sorte de réécoute, je pense notamment aux chanson de l'album Black City Parade (2013) qui avais un mixage plutôt dégeulasse je trouve et qui ont enfin droit à un bien meilleur traitement, c'est véritablement le jour et la nuit !   Écoutons trois extrait pour vous faire une idée :   - Collège Boy   - Adora   - Marilyn   Je n'ai hélas pas trouvé de vidéo de comparaison avec les plus anciennes chansons mais je peux vous garantir que cette compilation fait l'effet d'un vent frais en matière de son.   Le second point fort réside en soi dans le choix des chansons dont particulièrement ceux de la période 2001-2021 qui n'ont jamais été compilé pour le bonheur de ceux qui n'ont pas les albums originaux. Mais qu'en est-il de ceux qui ont les albums ? Cela vaut le coup ? Oui pour deux raison, la première pour le son comme je l'ai déjà dit mais la seconde raison concerne certaines chansons qui possède des versions différentes de ceux de leur album.   C'est à dire ? Indochine a cette particularité que leurs chanson sont différent selon le single ou l'album, cela a toujours été le cas avec 3ième Sexe par exemple qui n'est pas pareil sur l'album originale. Le plus flagrant reste Un singe en Hiver qui est totalement différent que sur l'album, d'ailleurs j'ai découvert cette version sur cette compilation. C'est une très bonne chose d'avoir des versions différentes car elles sont rares ! Ouais les singles originaux sont difficilement trouvable à petit prix et font office de collection donc forcément des prix faramineux, alors retrouvé des versions "single" dans cette compilation pour moins chère et avec plus de chanson c'est forcément cool.   Enfin comment oublié les exclusivités comme Nos célébration ou 3SEX (qui n'a pas fait l'immunité parmi les fans mais dont j'aime bien), d'autant que certaine édition comporte 3 CD (ou 5 vinyles) pour 2001-2021 et 4 CD (ou 4 vinyles) pour 1981-2001. Ayant également les version vinyles, ils ont l'avantage d'avoir les bonus (Piano sans voix) directement contrairement au version CD qui dépendent de certaines éditions. Par contre, si vous prenez les versions vinyles j'espère que vous avez de la place car ils en prennent, mention spéciale à la compilation 2001-2021 et ces 5 vinyles qu'on ne peut même pas rangés dans leur intégralité puisqu'il n'y a que 4 place laissant toujours un vinyle qui traine, personnellement ça me fait rigoler, ça donne la sensation qu'ils ont bourré la pochette 😁   L'esthétique est très sobre, on ne voit pas bêtement des photos du groupe mais des enfants qui représente l'époque et les membres du groupe, c'est subtile, c'est classe, j'aime bien ! Ça a le mérite de donner un cachet à cette compilation.   les pochettes de Nos Célébrations et 3SEX les deux inédits de ces compilations sont disponibles en single à part.     J'arrive pas très fier de moi, Je prie pour que tu sois là, Comme si la vie n'avait pas changé, Comme celle que tu es, Comme celle que tu étais !   Cependant, il y a quand même quelques déception concernant cette compilation, la première en tête concerne des absents de certains singles comme Punker ou Je n'embrasse pas qui sont pourtant sorti en single mais absent dans la compilation, d'accord, c'est pas les plus connu, ni les plus indispensable mais ce sont de bonne chanson c'est dommage. Par contre, j'aurai aimé que certaines chansons popularisé par le groupe via des clips soit présent comme Kimono dans l'Ambulance ou Gloria qui ont pourtant bénéficiés d'un clip mais tout aussi absent. Je regrette aussi l'absence de Salombô qu'on peut considéré comme un classique puisqu'il est constamment joué en live mais une fois de plus absent dans cette compilation, dommage. Histoire de chipoter encore plus, peut-être qu'un ou deux titres live aurait été bien sympa parce qu'Indochine c'est aussi de sacré concert, je pense par exemple à la fin du Alice & June tour qui est très émouvant et aussi très étrange avec le groupe qui part laissant un public en larme qui refuse de partir, la version DVD filme l'évacuation de la salle qui met trois plomb le tout dans un bruit angoissant, franchement regardez-le c'est juste incroyable !   Bon revenons à nos compilations, on pourrait dire que je chipote et je ne le cache pas mais le problème c'est que ces chansons aurait pus figuré dans la compilation sachant que certains CD ne dépasse pas les 50 minutes, c'est plutôt léger de ce côté là et je trouve cela dommage parce qu'il y avait opportunité.   Quand au bonus....je ne les écoute pas à l'exception des deux titres exclusives, je trouve que les Piano sans voix sont pas intéressant, c'est juste certaines chansons joué au piano sans Nicola qui chante et cela constitue un CD entier (très court en plus), n'aurait été t-il pas plus judicieux de mettre des chansons moins connu ou des lives ? Je pense que cette compilation mérite un plus grand équilibrage des chansons en fonction des époque, surtout les années 90 qui sont peu nombreux, c'est dommage une fois de plus parce que c'était l'occasion de mettre en avant ces chansons qui n'ont pas eu de chance à l'époque et qui aurait trouvé leur public.   J'ai également un petit coup de gueule à donner concernant la version de 3ième Sexe qui est charcuté (beaucoup trop raccourcie) sans aucune raison, ma petite idée est je pense qu'ils ont fait cela pour mettre en avant la nouvelle version : 3SEX. Il n'empêche que c'est un choix plus que discutable sachant que de précédente compilation laissez au moins en entier la chanson, ça fait tâche sur une compilation de cette ampleur.   Il y a aussi cette histoire de coffret qui permet de réunir les deux compilation mais vendu uniquement avec la seconde compilation mais au prix des deux compilation, aie ! Du coup, au même prix vous avez les deux compilation à part que si vous prenez le coffret où vous payerait 20 euros de plus et toute de même acheter l'autre compilation à part, je vais être franc je trouve cela débile.   Le prix ? Ah bah oui le prix ! Comme cela va faire bientôt un an qu'ils sont sortis le prix à donc baissé (sauf pour les vinyles), je les avais payé dans les 23-25 euros chacun à l'époque alors que maintenant ils sont aux environs de 15 euros ce qui plutôt une très bonne nouvelles. Personnellement, prenez les compilations sans les bonus vous en aurez pour moins chère et ils sont très satisfaisant pour ce qu'ils propose.   Le Central Tour, prochaine tournée du groupe qui promet électrique mais déjà complet ! (par contre j'ignore si les dates sont toujours les mêmes)   À la vie, à y croire, À nos célébrations ! (Conclusion)   Alors à qui concerne cette double compilation ? Il concerne aussi bien aux fan du groupe qui verra un certains intérêt de retrouver les classiques du groupe dans un son entièrement et extrêmement bien remixer mais également à ceux qui veulent simplement une compilation d'Indochine et qui ne possèdent aucun de leur album.   Pour ma part cette compilation est une réussite, je me l'écoute régulièrement en vinyle mais aussi en CD malgré les petits défauts que je lui ai donné. On peut le dire c'est la meilleur compilation du groupe qui fête ses 40 ans d'existences, si ces deux compilation vous tente je ne peux que vous conseillé de succombé et c'est un fan qui le dit.   Cela sera tout pour moi en espérant que cette petite excursion musicale vous aura plut, je vous laisse j'ai bien envie de réécouter ces compilations.   PS: J'ai oublié de précisez qu'il existe également une version K7 audio pour les deux compilation au doux prix de 21 euros chacun.   Je ne peux m'empêcher de vous montrer le super Teddy que votre serviteur à payé, non franchement ce n'est pas pour me vanter 😅

DrunkenPenPen

DrunkenPenPen

Sailor Moon Stars

Le réveil est toujours une épreuve difficile, bien sûr je pense à ceux qui se lève tôt pour gagner de l'argent ou bien ceux qui ont la gueule de bois....comme moi 😅
Cependant je pense aussi à ce réveil lorsqu'on est dans une impasse, il faut se soulever pour avancer à nouveau même si c'est pour une dernière fois, c'était un peu le cas pour la Toei lorsqu'ils se sont planté avec Sailor Moon Super S, on a encore ce goût amer lorsqu'on y repense et pour conclure une franchise qui a fait le bonheur de nombreux fans, il fallait que cela soit grandiose. Toute chose mérite une bonne fin et on souhaite de tout cœur que le voyage en valait la peine mais encore faut-il que l'atterrissage se passe bien avant de se réellement poser la question, d'autant que cela se fera en deux temps, deux arcs pour achever le tableau, est-vous prêt à tenir le choc face aux turbulences ?   Nouveau Opening avec un nouveau thème pour de la nouveauté ?          Et la belle veut sa revanche, elle veut retenter sa chance, encore et encore.... [l'arc La revanche de Queen Nehellenia]   Avant de dire quoi que ce soit sur cette dernière saison, sachez qu’avant tout qu’elle reste inédite en dehors des frontières japonaises, oui seule les petits japonais ont eu la chance de voir la conclusion de la plus grande franchise populaire de Magical Girl à l’époque, laissant le monde entier avec comme conclusion….Sailor Moon Super S….je crois que je vais vomir (maudite gueule de bois). Mais alors pourquoi ? Difficile de répondre à cette question qui pourtant possède une réponse évidente : La déprogrammation des animés Japonais.   Hélas oui les années 90 c’était compliqué parce que les séries cartonnaient et en même temps des voix importantes mais très loin d’être ouverte d’esprit et peu intelligentes crachèrent sur le média. Pour vous dire à quel point ils ont tout fait pour déprogrammer les animés ils ont citer les Hentai comme argument que les animés c’est mal ! Alors selon leur logique on devrait bannir le cinéma à cause du cinéma pornographique….voyez le niveau de la connerie. De plus Sailor Moon en France commençait à devenir vraiment génant à cause de ses thématiques sur la liberté sexuelle (Haruka/Michiru on vous regarde) mais également de quelques scènes un peu “hardcore” pour des enfants (Hotaru crucifié avec des bras démoniaques ou encore des morts violentes), plutôt ironique comme situation quand on sait que Sailor Moon avait pour but d’évincé Dragon Ball Z pour les mêmes raisons. La télévision Française à donc recommencer le même processus qu’avec DBZ, c’est à dire d’évincer Sailor Moon par une autre série plus “adapté” aux enfants, c'est ainsi que le remplaçant de Sailor Moon fut tsuyoshi shikkari shinasai ou Un garçon formidable chez nous dont sa première apparition fut lors de la première partie de Sailor Moon R Le Film au cinéma remplaçant ainsi l'oav innitial sur le résumé de la première saison de Sailor Moon.   Le problème est simple, qui parmi vous connais Un garçon Formidable ? Toi là-bas au fond, non ? Vous au premier rang, non plus ? Vous lecteurs qui êtes si cultivé, pas une idée ? Vous pouvez chercher longtemps puisque même moi je ne connais pas alors que je suis un enfant des années 90 ! Bon, après une petite recherche il s'avère que c'était une comédie populaire au Japon mais qui fut très peu diffusé chez nous, il faut reconnaitre que lorsque tu passe derrière Dragon Ball Z et Sailor Moon qui était les deux séries les plus populaire à l'époque et qui encore de nos jours anime le cœur des gens....c'était mal barré 😅 Ajouté à cela qu'au même moment un certain Neon Genesis Evangelion allait faire la gloire de Canal + relançant le phénomène manga malgré tout, oui c'était perdu d'avance !   Alors quand a t-on eu accès officiellement à Sailor Moon Stars ? Accrochez-vous, les fans ont attendus 2015 pour voir cette fameuse saison, soit 19 ans d'attende pour l'occasion de fêter les 20 ans de la série et de l'annonce de son remake....on dit que les fans d'Evangelion sont très patient mais les fans de Sailor Moon le sont tout autant ! D'autant que de nos jours, le prix de l'intégrale atteint des sommes astronomiques allant jusqu'a maudit ces chiffres avec quatre zéros, ouais l'éditeur Kazé et sa politique "Du pognon et encore plus de pognon" qui ont rendu ce marché compliqué parfois (ouais je les ai dans le nez).   Cela ne te dérange pas que j'emprunte ton mec ? Les hommes en détresse ont toujours été ma grande passion !   Bon, c’est là que les choses vont se corser, comme je l’ai dit dans l’intro cette saison comporte deux arcs ou plutôt un mini arc qui va introduire la dernière arc : l’arc star ! Cette mini-arc comporte 6 épisodes et il faut plutôt le voir comme une fin de saison, oui c’est compliqué parce que le début de la saison 5 est en réalité une conclusion….mais une conclusion de quoi ?   J’ai beau avoir la gueule de bois mais j’ai encore des visions de ma précédente cuite puisque je vois encore Quenn ragnagna (Nehellenia...c’est pas évident à dire). Et bien non cher lecteurs (lectrices), je n’ai pas de problème de vue puisque cette arc est la conclusion de la saison 4….qui avait déjà une conclusion….késaco ? Si vous avez lu mon précédant billet je vous avais dit que la conclusion de Super S était nul à chier, et ben je ne suis pas le seul à le penser puisque la Toei a bien dûs admettre aussi que c’était nul. Le problème est que l’intrigue du manga et de l’animé par rapport à la saison 4 sont très différent surtout par ce petit fait : Les Sailors renforts (Outer-Senshi) sont présent dans l’arc Dream qui correspond à la saison 4 sauf que dans l’animé….elles ne sont pas là ! De plus, l’animé s’est concentré sur Chibiusa et sa relation avec Pégase ce qui aurait été compliqué de réintroduire des personnages importants, d’ailleurs j’ai trouvé une explication par rapport à ce choix de mettre en avant Chibiusa dans Super S. J’ai découvert après avoir poster mon précédant billet que Chibiusa est un personnage très populaire au point d’avoir même battu Sailor Mercury ! Comment est-ce possible ? Le truc c’est que Chibiusa est populaire auprès de jeunes enfants et c’est pour ça que la Toei a adapté la série par rapport à son public au détriment d’une fan-base plus âgée qui ont connu les premières saison et d’une écriture plus enfantine.   C’est pourquoi la Toei à décider de reconquérir les fans de la première heure, du moins je pense que c’était l’objectif de cette ultime saison. Pourquoi une telle affirmation ? Disons que lorsque le premier personnage que tu vois de cette saison est Hotaru, tu comprend qu’on veut faire revenir les fans. Oui c’est la première bonne nouvelle, les Outer-Senshi sont de retour et pas pour jouer un mauvais tour, loin de là ! Mais pourquoi sont-elles de retour ?   C’est l’instant résumé : Alors qu’on pensait que Queen Nehellenia était rentrer dans sa prison de verre en échange de la beauté éternelle, il s’avère que quelqu’un la libérée. En effet, apparemment elle n’était pas au courant que son “incroyable plan” avait foirée en beauté (faut-dire que c’était pas très difficile non plus), bref tout le monde est content sur Terre, sauf Nehellenia. C’est donc avec un nouveau plan mais surtout un nouvel objectif que Nehellenia revient, son but ? Détruire Sailor Moon et quand je dit détruire, je veux dire l’humiliée, faire souffrir ses amies et son mec en étant impuissant, voir sa ville en ruine, la faire souffrir à petit feu, tuer la gamine, lui faire regarder Sleeping With Hinako, reconnaitre que Mari dans Evangelion n’était pas un si mauvais personnage pour enfin la tuer (bon il y a peut-être quelques informations douteux dans ce résumé)   Le pire dans cette histoire est que Nehellenia en a profité pour “emprunter” Mamoru (alias Mamo-chou ou Mamo-sert à rien) et qu’elle lui donne une petite nuit pour aller le récupéré comme quoi passer ce délai le colis ne pourra plus être remis à son propriétaire et sera conservé pour l'éternité dans les objets perdu, ou pour résumé autrement Mamorue sera considéré comme le nouveau époux de Nehellenia…..tout ça pour un cheval quand même.   C’est donc avec la peur au ventre qu’Usagi doit faire face à son destin qui promet d’être compliqué.   Pour mieux comprendre cette arc, je considère qu’il est découper en deux partie (3 épisodes chacun), d’abord on va suivre principalement les Sailors Outer Senshi qui vont tenter de comprendre tout viens la menace et aussi pourquoi Hotaru est capable de recréer l’univers dans sa chambre (c’est pas une blague, elle est trop classe cette gamine), puis dans un second on suit l’affrontement des Sailors contre Nehellenia et principalement Usagi qui doit se rendre au château de cette dernière à poil….sans pouvoir évidemment, faite pas genre que vous n’avez pas compris.   Elles sont de retour ! Loué soit la rage haineux des fans !   Si la première bonne nouvelle était le retour des Outer Senshi, sachez qu’une bonne nouvelle ne viens jamais seule puisqu’on apprend dès le début de cette arc que la petite Chibiusa va (enfin) rentrer chez elle et que c’est sa dernière apparition dans la série. Ne sortez pas le champagne tout de suite puisque Nehellenia n’a pas attendu son départ pour envahir la ville, donc hélas oui il faudra (encore) se la coltiner mais rassurez-vous elle ne sera qu’en second plan durant presque tout l’intrigue et on la verra très peu, en faite elle parle même très peu, à mon avis on lui a donnée une consigne très simple, vous voila rassurez je le sens !   Détail assez rigolo quand on repense mais tout ce qui renvoi à la saison précédente est mis sous silence, pour tout vous dire on n’ose même pas prononcé le mot “Pégase” pour moi cela veut tout dire. Quoi donc ? Et bien que la Toei avoue qu’ils ont merdé tout simplement, c’est un aveu d’échec et cette saison aura vraiment pour but de ramener les fans auprès de la série en leur faisant plaisir. Dès les premières minutes du premier épisode on t’annonce le retour des Outer Senshi et qu’on vire Chibiusa...plus fort que ça je ne connais pas !   Je disais donc que la première partie de l’arc se concentre sur les Outer Senshi ce qui est une très bonne chose pour plusieurs raisons en dehors du fait qu’on adore ces héroïnes. Tout d’abord ça change, on est plutôt habitué à suivre Usagi mais là on suit ce petit groupe et elles font avancé l’intrigue d’autant que l’une d’entre elle viens de se réveillée à nouveau sans trop comprendre pourquoi, cette sailor en particulière donne le ton avec ces visions où elle voit la mort d’Usagi et du monde. L’autre point positif à cela est qu’il y a des combats face à plusieurs ennemies qui peuvent surgir de nulle part, on est loin du “monstre du jour” qui fait agrougrou. Enfin, cela créer une certaine tension et donne un récit bien plus mature que toute la saison précédente, je dirais même qu’il y a une volontée de recréer une ambiance comme Sailor Moon S.   C’est dans sa seconde partie que l’arc va devenir vraiment intéressant puisqu’on suit toute les sailors pour aider Usagi par groupe de deux, générant ainsi plusieurs situations avec des personnages qui ont tendance à être au second plan d’autant que ces duos ne sont pas forcément avec des Sailors qui ont l’habitude de se côtoyer, bref la narration est vraiment bien et on retrouve une véritable enjeu. Je pense à la scène avec Sailor Mars et Neptune qui affronte Nehelliena dans une forêt sombre, d’ailleurs je pensais que c’était la saison 4 quand j’avais vu l’extrait mais non c’est bien la saison 5 (ce qui m’avait déçu).   Et que dire de son dénouement qui change drastiquement d’un shonen classique même si dans la forme cela ne change pas tant que ça (et que surtout c’est un Shojo) mais il n’empêche pas que la conclusion est assez inattendue, on se demande jusqu’au bout comment cela va se finir et le résultat est satisfaisante et dans le ton de la série. Il faut dire que l’arc traite du cycle vicieux de la vengeance et de la haine représenté par notre Nehellenia. C’est aussi à partir de cette arc qu’Usagi ou plutôt Sailor Moon est divinisée, rien que sa première apparition est mémorable, elle se dresse devant nous avec la pleine Lune en fond….ah oui maintenant elle a des ailes parce que c’est classe les ailes.   Dans une position impériale elle dit ces mots le tout en se tournant vers nous :   “Je suis celle qui enveloppe tout, Je suis la guerrière née de l’amour de toute l’humanité, je suis éternelle.”   Ouais on est loin de la Usagi humaine qui passe son temps à bouffer et à dire des conneries (selon Mars) ou de celle qui en chie face à un simple ballon (ça par contre c’est de moi), plus sérieusement on comprend que c’est la dernière saison et que la Toei à tout misé sur l’épique, j’en parlerai en profondeur dans l’arc suivant de ce détail.   Globalement, il n’y a pas grand chose à dire sur cette arc puisqu’elle est courte, si ce n’est que je l’ai adoré, disons qu’après le calvaire que fut Super S autant vous dire que cette arc mérite vraiment d’être regardé. Je ne vais pas m’attardé sur cette arc puisque les qualités et les défauts sont similaire avec l’arc suivante qui n’est rien d’autre que le dernier de la série originale.   Alors les filles ça fait quoi d'être amies avec une déesse ? Quand elle le veut bien évidemment !           You must be my lucky star 'Cause you shine on me ! [Arc Stars]   Enfin nous y voilà, l’ultime arc de Sailor Moon ! Avant toute chose, il s’agit de l’arc canonique la plus courte (si on met de côté l’arc Ail et Ann) et comme pour la précédente arc on sent une volonté de la Toei de ramener les fans de la première heure. Il y a autre chose aussi à dire et qui ne vous aura pas échapper concernant l'opening....c'est pas Moonlight Detsestu ? Et bien non ! On ne le dirais pas comme ça mais c'était une prise de risque de remplacer l'Opening mythique de Sailor Moon pour sa dernière saison, est-ce un signe d'un changement pour la série ? Vous verrez bien....   Une dernière chose, ce nouveau opening est vraiment réussie et je l'ai beaucoup apprécié, il faut reconnaitre son potentiel d'une mélodie qui reste dans le crâne mais pour le plaisir.   Je demande le résumé de cette arc, s'il vous plait ! Usagi est un peu dans le brouillard dans sa vie, en effet l'homme de sa vie “Mamo-chou” (c'est son surnom officiel) part aux Etats-Unis pour achever sa thèse et ses études en....en quoi déjà ? C'est une bonne question ! Au même moment arrive trois garçon dans le vent, ce sont des ados-stars qui forment un genre de groupe de Boys-Band connu sous le nom des Three Lights. Parmi ces trois garçon populaire, Seiya va se rapprocher d'Usagi parce qu'ils sont dans le même lycée, d'ailleurs quasiment toute les sailors sont dans la même lycée à l'exception de Rei qui va dans son école chrétienne alors qu'elle une prêtresse Kiko qui possède des pouvoirs magique (je suis le seul à être perturbé par ce détail ?). Sauf qu'en parallèle, un nouveau méchant débarque et c'est Galaxia qui me fait étrangement pensé à Thanos, vous allez voir. Galaxia débarque sur Terre comme le frère de votre serviteur dans son igloo, cette dernière recherche les Stars Seed, des cristaux qu'on trouve chez des gens et qui....attendez, vous allez encore me faire le coup des recherches de cristaux chez des personnes lambda alors que c'est forcément un des alliés d'Usagi, c'est ça ? Je reviendrai sur ce détail plus tard, bref Galaxia recherche les stars seed qui lui permettent d'être encore plus forte et de conquérir non la Terre mais bien l'univers, ouais on voit grand chez Galaxia ! C'est donc avec sa petite armée de larbin qu'elle va embêter les Sailors qui vont dans un premier chercher qui est leur ennemie, comme d'habituuuuude. Puis des nouveaux sailors apparaissent connue sous le nom de Star Fighter, Star Maker et Star Healer, ces sailors ne sont pas amis ni ennemie et Usagi souhaitent s'alliée à eux mais refusent, comme d'habituuuuude.   Ces nouveaux sailors semblent chercher quelqu'un ou quelque chose mais on ne le saura que très tardivement, comme d'habituuuude. Puis enfin, apparait une gamine qui s'appelle Chibi-Chibi et ne parle quasiment que la langue Chibi, c'est à dire que 98 % de son langage consiste à dire “Chibi-Chibi”, par contre comment on conjugue, bonne question ! Est-ce que ce personnage est lié à Usagi ? Ou est-ce qu'elle possède l'objet de convoitise des méchants ? Est-ce lié à Chibiusa ? Non parce qu'on a galéré à s'en débarrassé mais tel le Terminator elle finit toujours par revenir alors comprenez mes craintes, comme d'habituuuuude.   Oh comme d'habitude, tout la saison elle va joué à faire semblant, comme d'habit....pardon quand je suis lancé dans ma connerie on m'arrête plus 😅 Bref, vous l'aurez compris, ça sent le réchauffé, j'ai l'impression qu'il n'y a que les transformations qui évolue vraiment.   Contrairement à Super S, Stars possède une sous-intrigue beaucoup plus intéressant au point même que je trouve que c'est la raison selon moi de regarder cette saison. Je vous avez parlé de Seiya qui se rapproche d'Usagi comme un très bon copain, vous savez qui est fidèle et qui n'oserai jamais tombé sous le charme de son amie, je parle du vrai copain qui est juste ami et qui ne profitera pas de l'occasion pendant que Mamo-cocu ne soit pas là pour tenter l'essai, non il n'est pas comme ça Seiya, j'y crois vraiment.....évidemment qu'il va tombé amoureux d'elle et qui n'attend que l'occasion pour transformer l'essai ! Je suis bête aussi c'est pour ça que je n'ai pas de petite amie, qui a dit que c'était parce que j'étais fan de Sailor Moon ?   Bref, on va donc assister à un étrange triangle amoureux entre Seiya, Mamorou et Usagi, pour ma part Mamorou risque d'avoir de mauvaise surprise en rentrant au Japon mais vous savez ce qu'on dit les absent ont toujours tort !   Parlons technique voulez-vous ? Cette fois encore on sent un progrès, je dirais même un très gros progrès, on sent qu'on est dans la deuxième moitié des années 90, il n'y a qu'a comparer avec la première saison pour se rendre compte que la série à réellement évolué d'un point de vue de l'animation et je trouve que cette dernière saison est particulièrement jolie. Bien sûr ce n'est jamais constant mais il reste la saison la plus stable dans ce domaine, bref il y a plus de budget, c'est plus jolie, c'est une réussite !   Sinon à part l'aspect technique, est-ce que l'écriture l'est tout autant ? Je tiens à rassurer tout le monde, c'est bien mieux écrit que Super S, on sent une volonté de revenir à l'écriture des premières saisons aussi bien dans son intrigue que dans son humour. D'ailleurs, l'humour de cette saison est correcte mais loin des fous rire que j'ai eu dans les trois premières saisons. Il faut reconnaitre aussi que cette saison se veut bien plus sérieux et que l'humour y est moins à sa place, cependant cela n'empêche pas quelques situations drôle comme un combat avec quasiment tout les sailors dans la cuisine d'Usagi ou encore Minako (Sailor Venus) qui débusque l'ennemie à chaque fois sans le savoir (il était particulièrement drôle celui-là).   Voici deux extraits de scène qui m'ont fait bien rigolé : Qu'est-ce que tu croyait Usagi ?    Perspicace Minako, trop même ^^'   On trouve aussi de bonne idée dans cette saison comme l'idée des “monstres du jour” qui sont en faite les victimes sans les star seed, c'était une très bonne idée.   Et puisque l'on parle d'écriture, il faut parler des fillers. Bon, la bonne nouvelle est que cette saison comporte très peu de fillers mais la grande question est sont-ils bon ou mauvais ? C'est pas évident une fois de plus.... D'abord, ce n'est pas la qualité de Super S si cela rassure les plus réticents d'entre vous mais je ne les ai pas trouvé fou-fou. On sent que la Toei n'arrive plus vraiment à faire des fillers avec Sailor Moon, c'est quand même la cinquième saison donc forcément cela se ressent qu'on n'a plus vraiment d'idée.   Globalement ils sont tous corrects, certains sont mieux que d'autres alors qu'est-ce qui ne va pas ? La grande majorité des épisodes sont oubliable sans pour autant être mauvais, ennuyeux ou What The Fuck, ils sont juste pas mémorable. Ils sont oubliable parce que les fillers se concentrent surtout autour des Three Lights, ce qui est bien en soi puisque cela permet de les développer un peu mais on tourne très vite en rond puisque c'est toujours la même chanson :        1/ Un des Three Lights ne s'entend pas avec Usagi ou les Sailors comme situation initiale      2/ Une situation va bousculé le status-quo entre les Three Lights et Sailor Moon (un personnage tier par exemple qui va réunir les personnages).      3/ Le membre des Three Lights réalise qu'il était con de penser de tel ou tel façon.      4/ Combat contre le méchant du jour où le membre des Three Lights va aider Sailor Moon ou une Sailor.      5/ Le membre des Three Lights éprouve une forme de sympathie ou de respect envers Sailor Moon.      6/ Sauf que c'est un filler et que ça compte pas donc retour à la situation 1.   Garçon ou fille ? Fille ou Garçon ? Sans contrefaçon je suis un garçon !   Vous aurez peut-être devinez deux chose dans ce petit schéma, d'abord que c'est quand même con de revenir à chaque fois à la situation initiale, non parce qu'un moment on conspue plus contre les Three Lights qu'autre chose. Oui, je n'ai pas trop aimé les Three Lights à l'exception de Seiya parce que c'est le seul personnage du groupe qui ne revient pas à la situation initiale. Non parce que Yaiten et Taiki, les autres membres du groupe sont vraiment antipathique selon moi, bon cela servira à développer un propos de la saison mais c'est pas avant les derniers épisodes donc d'ici là on suit des personnages antipathique. Peut-être avait vous en tête Uranus et Neptune qui avaient un peu le même schéma sauf que c'était mieux réussie due à cette étrange lien avec les sailors alors que les Three Lights sont “étranger” aux sailors malgré qu'ils jouent sur deux bord.   Comment ça ? Et bien les Three Lights sont en réalité les Sailor Starlights, des sailors en dehors du système solaire....mais ce sont des hommes, non ? Oui et non, en faite ce sont des femmes qui se transforme en homme pour se cacher de leur ennemie....ou l'inverse je ne sais pas trop vu que ce n'est pas vraiment précisez. Ce petit détail n'a pas plut à la mangaka qui était clair sur l'idée que les sailors sont des femmes et ne peuvent pas être des hommes mais la Toei la envoyé voir ailleurs, Naoko Takeuchi a toujours désapprouvé ce changement.   Pour en revenir avec les fillers, on retrouve de très bon épisode même si je trouve qu'on est loin de l'excellence de certains filler du début de la série. Je vous conseillerai l'épisode où les filles doivent retrouver le cousin de Rei (Sailor Mars) qui est un artisan tout en profitant d'un camping sauvage, il s'agit d'un épisode qui se rapproche d'une parodie d'un slasher movie (surtout Vendredi 13). Il y a aussi l'épisode suivant où Usagi et Seiya sont seul chez elle pour la nuit et que tout le monde vient un par un et qaund je dis tout le monde, c'est tout le monde : Les sailors, les three Lights, Haruka et Michiru, des journalistes qui s'incrustent (la victime) et enfin les méchants, le tout réunis à la cuisine auxquelles chacun cherche à se transformer sans que les gens les voient, bref c'était drôle.   Je vous conseille également l'épisode avec Taiki qui se demande pourquoi il chante et qui en a ras le bol de ses fans jusqu'à ce qu'il rencontre une petite fille à l'hôpital. Je vous conseillerai encore l'épisode 191 "L’envol des papillons de lumière ! Pressentiment d’une nouvelle vague." qui est l'épisode le plus bizarre de toute la série ! Usagi déprime dans son coin pendant que les autres tentent de rentrer en contact (encore) avec les Three Lights en participant à un concours de versus fighting. Elle se déguisent tel des otaku à la Japan Expo et font une mise en scène "dramatique" alors que c'est juste un tournoi d'amateur. Je passerai les détails concernant la deuxième moitié de l'épisode qui est réellement dramatique et de l'animation très douteux...quand je vous dit que c'est bizarre.   Vous aurez probablement noté que je ne mentionne pas d'épisode autour des autres sailors, c'est parce qu'il n'en n'a pas ! Seule Minako (Venus) à la chance d'avoir deux épisodes pour elle contrairement aux autres qui n'en n'ont pas du tout, on peut le dire Minako est vraiment la Star !    D'ailleurs l'arc Star ne s'appelle pas comme ça pour rien, en effet "Star" possède un double sens, d'abord l'intrigue qui concerne des guerrières considérée comme des étoiles filante (Les Three Light) ou l'enjeu même de ce combat (l'univers les gars !) mais aussi le sens de la célébrité car on retrouve beaucoup d'élément lié à cela comme la base des méchants qui est une chaine de télévision (qui s'appelle Galaxia TV et qui n'intrigue personne alors qu'elles savent que leur ennemie s'appelle Galaxia !) ou encore la célébrité des Three Light sans oublié le rêve de Minako de devenir une star.   Mais qui est donc cette Chibi-Chibi ? Tout ce que je sais c'est qu'elle est Kawaii ! Mais pas autant que ça !        I'm going to take my time, I have all the time in the world to make you mine, It is written in the stars above !   Vous vous êtes bien doutez que cette saison est plutôt bon mais pas si extraordinaire selon moi. Je comprend que pour plusieurs fan qu'il s'agit de leur saison préférée mais globalement les fans préfèrent la première et la troisième saison. Pourquoi je suis assez dubitatif concernant cette arc ? Disons que je lui reproche finalement un gros défaut : c'est du réchauffé !   Ouais j'ai trouvé que cette arc manquait d'idée pour se démarqué des autres, je le vois comme un best-of des précédents saison (sauf la quatrième et vous savez très bien pourquoi). Je ne vois pas nécessairement comme un mal puisque par exemple on sent cette volonté de revenir à au schéma de la première saison avec la relation entre Seiya et Usagi qui amène tout cette question de tromper son mamo-chou car il n'avait qu'à lui répondre bordel !   Je me demande bien ce qu'il fait là-bas tout seul, ça ne m'étonnerait pas qu'il s'éclate comme le clip des Prodigy Smack My Bitch Up ! Je comprend la situation imaginer que vous savez déjà tout votre avenir, surtout avec une gamine comme Chibiusa.   Il y aura aussi ce nouveau personnage que je n'ai pas encore présenté qui est Chibi-Chibi, une petite fille de 4-5 ans qui débarque on ne sais où et qui ressemble à Chibiusa mais dont personne ne semble se demander réellement pourquoi elle est là....je sais qu'elles sont habitués aux gamines mystérieuse mais de là en avoir quasiment rien à faire !   Du coup vous voyez aussi les limites de réutiliser les mêmes schéma des précédentes saison, on fait pareil mais en moins bien sur certains point. Les three lights sont l'équivalent d'Haruka et Michiru (saison 3), Chibi-Chibi de Chibiusa (saison 2), l'idée de reprendre encore des cristaux chez des gens (saison 3), Seiya qui casse les couilles d'Usagi comme Mamoru (saison 1) et encore plein d'autres chose dans ce style, vous voyez l'idée.   Même le dernier quart de cette arc renvoi à de précédant fin de saison comme celui de la première saison qui n'est pas aussi traumatisant que ce dernier mais dont j'ai quand même été dubitatif en y repensant parce que dans ma tête, ça sonnait comme ça :     D'ailleurs en matière de doute, j'ai également pas trop fait attention aux attaques des nouveaux sailors mais celui-là m'a bien fait poser des questions   Toi ne commence pas ! 😅   Soyons plus sérieux, l'arc star manque réellement de nouveaux concepts et de ce fait je trouve que cette arc manque ce petit quelque chose qui le rendrait unique. Bien sûr qu'il se démarque dans son ambiance bien plus sérieux et moins coloré que les précédentes saisons mais ça reste du repompage d'idée, pour tout vous dire je trouve que Super S a plus une identité que Stars avec ses gamineries, certes c'était pas terrible mais il a une aura....j'aurais cru le défendre 😶   Ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit, Stars est marquant mais pas aussi marquant que les autres saisons, c'est triste à dire mais on sent qu'on est à bout de souffle chez la Toei. Un autre défaut concernant qui est présent depuis la première saison est évidemment sa répétitivité mais étonnamment j'ai trouvé cette saison pas aussi répétitive que ça, on voit moins les transformations (et hélas les sailors également), il y a plus d'enjeu et malgré cette manie d'étirer le fil conducteur avec ce même schéma narrative depuis la saison 3, il faut bien reconnaitre que cette arc se débrouille bien.....mais je le trouve pas si passionnant.   Certains aspect de l'arc aurait mérité plus d'approfondissement notamment dans la relation de certains méchants qui sont amis (ou autre ?) comme Sailor Lead Crow et Sailor Aluminum Seiren. Je pense aussi à des développement plus personnelle comme avec Sailor Tin Nyanko dans ses dernières apparitions qui lui donne un côté "torturé"......     On regrettera aussi une méchante absente dans l'animé mais présent dans le manga, j'ignore la raison de son absence, il faudra que je lis le manga pour connaitre ce personnage.   Vous avez remarquez aussi que les subalternes ennemies sont des sailors, en effet par rapport à l'intrigue on suit plus ou moins une sorte de guerre entre des guerrières suite à une autre guerre contre Chaos : La Sailor Wars ! C'est qui Chaos ? C'était quoi cette histoire de guerre ? Et ben c'est là ou je vais chipoter parce que bien qu'on explique qu'il y a des guerres astronomique dans l'espace contre le "Mal"....on développe pas tant que ça. Je vais également reprocher ce manque d'implication des sailors (en dehors de sailor moon) qui reste trop à l'écart, il ont tenter de créer des conflits intérieur mais beaucoup trop limité et c'est toujours les Outer-Senshi contre les Inner-Senshi, ça aurait été cool de voir le groupe se brisé d'autant que c'est tout le propos de Galaxia, la grande méchante qui veut démontrer que dans une guerre on ne peut que compter sur soi et que l'amour n'a pas sa place.   La rumeur prétend qu'on avait fait une fête à la Toei avant la production de cette épisode ! (C'est quoi ces têtes !?)   Ce qui m'amène au dernier quart de l'animé, Oh mon dieu quelle spectacle ! Autant vous dire que les derniers épisodes vont vous scotcher sur votre canapé et c'est en partie grâce à notre Galaxia. Personnellement, durant toute la série Galaxia n'est pas vraiment mise en avant, on sens qu'ils ont voulu recréer une Beryl-sama mais je trouve qu'elle était beaucoup imposante, même si ce n'est pas ma méchante préférée elle représente pour moi l'incarnation du mal dans la série, bien plus que Chaos qui n'est qu'un petit brouillard en somme (c'est littéralement un brouillard).   Pour en revenir à Galaxia, elle possède les mêmes qualités que Beryl-sama : Imposante, cruelle et charismatique ! Sauf que durant presque toute la saison elle reste assis sur son trône et c'est tout. Bien sûr on te la vend comme LA méchante absolue de la série qui fait passer tout les autres pour des clowns (et le pire c'est qu'il en avait), Galaxia c'est l'ultime épreuve !   Cependant, il faut vraiment attendre ce fameux dernier quart pour la voir en action et tu comprend très vite qu'il ne faut vraiment mais vraiment pas la faire chier !     C'est d'ailleurs pendant le visionnage de ces derniers épisodes que je me suis rendu compte de quelque chose, j'ai remarqué que depuis la saison 3 la série pris une tournure beaucoup plus épique, je veux dire par là qu'on s'éloigne des premières valeurs de la série, le quotidien de jeunes filles qui apprend sur la vie et l'amour. Non pas que je lui reproche d'évoluer mais on comprend mieux pourquoi cette série est très souvent comparé à Dragon Ball en dehors de leur popularité.   Ces deux séries qui ont connu le même type d'évolution, c'est à dire un concept simple à la base pour évoluer dans de plus en plus dans de l'épique avec des combats de plus en plus impressionnant et de ce fait devient plus complexe. J'ai déjà entendu des gens qui regrettaient l'époque de Dragon Ball, n'aimant pas vraiment la tournure de DBZ, je ressens un peu ça avec Sailor Moon. Même si c'est bien traité, j'ai une préférence pour les premières saisons qui était plus terre à terre, plus fiévreux aussi mais avec un concept qui m'avais séduit. Non pas que je n'ai pas aimé la tournure des choses avec Galaxia il n'empêche que je trouve que la série c'était un peu perdue surtout depuis la saison 4 où finalement la série n'avait de cesse de recréer le succès de l'excellent saison 3.   Mais pour défendre cette fin de saison, je trouve qu'il s'agit d'une des meilleurs fin de saison et non pas parce que c'était la dernière saison (fin qui vous donnera une petite larme à l'œil si vous avez suivi la série depuis le début) mais bel et bien parce qu'elle envoi du pâtée ! Je pense notamment à une révélation précis qui était bien trouvé alors qu'il était pourtant évident mais dont je me suis fait avoir, preuve que comme quoi il était plutôt réussie d'autant que Sailor Moon a vraiment du mal avec les révélations, disons qu'ils ont le chic de te spoiler tout en t'annonçant le mystère !      Je reprocherai toutefois une incohérence scénaristique avec les Stars Seed qui transforme la victime en monstre mais dont le dernier quart c'est tout autre chose, genre pourquoi il y a pas de monstre mais cette autre élément que je ne peux pas dire sans spoiler ?   Ce que j'ai beaucoup aimé est justement ce incohérence scénaristique, je pense que la fin de saison parle bien sûr des limites de la gentillesse et de l'amour par la cruauté de la vie mais je trouve qu'elle parle aussi du deuil, le deuil idéologique de l'enfance et des valeurs qu'on nous a enseignés, qu'on a bafoué avec cette réalité difficile, puis bien sûr le deuil de la perte d'être cher, voire le deuil de la série, c'est presque une élégie funèbre qu'on assiste.   On regrettera aussi l'absence de quasiment tout les personnages secondaire : personne de la famille de Rei, personne de la salle d'arcade, pas d'ancien alliés et même pas Nanu et son copain Geek totalement absent ! C'est pas grave en soi mais je trouve que ces personnage contribue à l'univers de Sailor Moon et je trouve dommage que d'uniquement mentionné le grand père de Rei.   D'ailleurs, passage plutôt étrange où Rei devient diseuse de bonne aventure dans un centre commercial juste parce que son grand père l'a envoyé là-bas pour ce job. Ça tombe en plein milieu de l'intrigue, ça ne dure pas longtemps et le pire cela fait avancé l'intrigue....il y a des reste de Super S ou je me trompe ? Il y a cette princesse Kaguya qu'on n'arrête pas te de mentionner mais qui sert pas à grand chose, même pour tout vous dire à rien puisqu'à part faire "Twinkle-Twinkle" et "Lalala" bah on l'oublie très vite.   Un petit mot sur la VF qui n'est pas terrible, chose plutôt incompréhensible alors que c'est un doublage de 2014 mais dont on a l'impression qu'elle a été fait dans les années 90 par sa qualité d'enregistrement. Les voix ne correspond pas trop aux personnages et semble trop neutre dans sa globalité, ouais ça été fait à l'arrache.   Pour finir je vais vous laisser avec quelques extrait musicaux de cette saison dont le fameux Search for you love des Three Light, c'est cadeau !   - Thème de Seiya   - Thème pour Usagi (qui est une version alternatif de l'opening)   -Thème de Sailor Saturn   - Enfin le très célèbre Search For You Love que vous allez entendre un milliard de fois dans la série mais que j'aime bien ^^   L'affrontement final vous mettra en haleine du début jusqu'à la fin !   La puissance manque tout-à-fait à la haute conception mais déjà mon désir et ma volonté, se portaient ailleurs, dirigés par l'amour qui met en mouvement le soleil et les autres étoiles. (Conclusion)   Voilà c'est fini comme le chante si bien Jean Louis Aubert mais alors que faut-il en conclure ? D'abord, Stars est une bonne saison mais qui manque d'ambition malgré sa volonté de terminer une franchise en beauté, trop d'élément sont repris de la saison 3 sans vraiment avoir réussie à recréer le charme, j'aurais préféré qu'il créer sa propre "histoire" même si c'est ce qu'il fait. C'est le moins bien des bonne saison en somme et comme je n'ai pas souffert à ce visionnage je le recommande.   Maintenant il faut que je conclue la franchise, que dire ? Je ne pensais pas que j'aurais tout regardé et pourtant je l'ai fait et je ne le regrette pas ! Mon regard à pas mal évoluer depuis mon premier billet sur Sailor Moon, passant ainsi de simple découverte à fan, oui je suis fan de Sailor Moon parce que c'est une série en vaut le détour. Les saisons sont inégaux entre eux, certains plus par défaut (saison 2) d'autres l'ont vraiment cherché (saison 4) mais quel plaisir cela fut de suivre Usagi et ses copines, de rire et de pleurer avec elles, c'était chouette.   Je pense que si vous voulez vous lancer dans le Shojo et le Magical Girl, Sailor Moon est un très bon commencement, c'est un classique qui à instaurer les bases du Magical Girl, mais pour moi elle a fait plus que ça. Sailor Moon est en soi le premier animé à avoir réunis les garçon et les filles, certes pas comme on l'entend et pas non plus pour les mêmes raisons mais pour l'époque c'était énorme surtout avant Evangelion. De nos jours, on ne distincte plus vraiment quel animé pour quel type de personne, tout le monde regarde tout et c''est vraiment cool mais dans les années 90 c'était pas comme ça ! Les mentalités ont changé, les filles sont fan de DBZ (j'en connais personnellement) et les garçons adore Sailor Moon mais une chose important est à retenir : Aimer ce que vous aimer ! C'est con comme phrase mais croyez moi que cela a beaucoup de sens et puis comme le dit Amy :   Amen !   Alors, c'est un adieu ? Vous me connaissez non ? Croyez-vous vraiment qu'on en a fini avec Usagi ? Très loin de là puisqu'il y a le remake mais aussi les jeux vidéo ou encore le Drama et soyons fou le manga original, non c'est pas la fin du voyage pour le plaisir des fans de la petite blonde ! En parlant de voyage il y a aussi le voyage Romstation, le mois prochain je vais souffler mes trois bougies sur le gâteau d'anniversaire et j'ai prévu un cadeau digne de ce nom, c'est quoi ? Si je vous le dit ce n'est plus une surprise !   Par contre j'ai une surprise pour vous maintenant, je vous laisse avec une vidéo déconcertante à 360 degrés auquel nous pouvons dormir avec les Sailors, ne me demandez où je vais chercher ce genre de chose mais demandez le à mes recommandations Youtube !  Permettez-moi de partir faire dodo avec Makoto et de rejoindre les étoiles, a plus 😉   Usagi arrête de ronfler, j'essaye de dormir !     - Pourquoi c'est toujours moi qui se coltine les fillers à la con ? (déso en faite c'est canonique ^^')

DrunkenPenPen

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Sailor Moon Super S

Un jour après une dure journée de travail, j'avais décidé de faire un petit détour dans un bar que je connaissais bien. Je me suis assis devant le comptoir et j'ai commandé une bière bien fraîche mais au moment où je buvais ma première gorgée j'ai remarqué un homme à côté de moi totalement vautrer sur le comptoir du bar, cette homme marmonnait quelques chose d'incompréhensible tout en tenant dans sa main une photo. Vous pouvez me faire tout les reproches du monde mais ma curiosité était telle que j'ai jeté un œil sur la photo, c'était la photo d'une fille blonde aux yeux bleu, son visage était rayonnante et dessinait un sourire à faire pâlir Rei Ayanami. Devinant que cette fille l'avait abandonnée j'ai ressenti de la pitié pour ce pauvre homme, je m'approcha de lui en posant ma main sur son épaule et je lui dit de ne pas perdre espoir en l'amour mais c'était vain, il s'était endormie l'alcool lui avait trop monté à la tête. Revenant à mon verre je n'avais même pas remarqué que j'avais pris la photo de cette charmante demoiselle, c'est à ce moment que je regarde avec plus d'attention la photo pour aboutir à l'idée que je connaissais cette fille.....   Un Opening toujours aussi entrainant et réussi !         Fly me to the moon, Let me play among the stars, Let me see what spring is like on a Jupiter and Mars   Enfin nous y voilà Sailor Moon Super S soit la quatrième et avant-dernière saison de la série originale. Je ne ferai pas l'affront de vous re-re-représenté Sailor Moon puisqu'il s'agit de mon quatrième billet à son effigie. J'aurais pus vous présenté plus tôt cette saison mais je ne vous cache pas que je n'étais pas très motivé à regarder cette saison. Pourquoi ? Pour différents raisons, d'abord, j'ai joué à ce fameux RPG sur Super Nintendo qui s'appelle Antoher Story dont j'avais cru comprendre qu'il était canonique pour la série (ce qui est plutôt faux) mais pensant que j'en aurai pour des mois à le finir, au bout de trois semaines je l'avais fini à 100%.....ouais il est court. La seconde raison était que je n'avais pas entendu vraiment d'éloge concernant Super S, beaucoup de gens disent que ce n'est pas leur saison préférée et qu'il était décevant ce qui m'a un petit peu rebuté. Quand à la troisième et dernière raison est que j'ai (enfin ?) décidé de me procurer les intégrales pour qu'elle puisse rejoindre ma collection entre Evangelion et Berserk, j'expliquerai plus tard ce qu'il en est devenu. D'ailleurs la saison 4 est la saison la moins cher parmi les autres, si les commentaires sur le net ne m'avais pas rassuré autant vous dire que j'aurais dû vraiment me poser des questions quand à cette étrange fait.   Mais voilà il fallait bien que je me lance alors j'ai pris mon coffret fraichement acquis et j'ai regardé les 39 épisodes que constitue cette saison.Maintenant que j'ai le recule nécessaire, je pense sincèrement que si on me demande mon avis sur cette saison, je répondrais.... Je savais que ce n'était pas une très bonne saison mais pas à ce point là ! Bon je crois qu'il va valoir que je dévellope....et que je commande une autre bière.   L'intrigue est très simple puisque c'est "presque" comme la saison 3, Usagi et ses copines vont assister à un éclipse solaire, ce spectacle mystique s'avère en réalité être le point de passage des nouveaux ennemie de Sailor Moon : Le Dead Moon Circus ! Leur base secrète est un chapiteau en plein centre-ville....suspendu dans les airs entre les buldings.....devant les citoyens Japonnais.....de couleur rose fluo.....bref, le chapiteau est dirigé par Zirconia qui contrairement à la VF est une femme mais qui n'est qu'un régent intermédiaire puisqu'elle suit les instructions de Queen Nehelennia (ou Queen Gnagnagna parce que je n'arrive pas à prononcé son nom). Cette méchante reine recherche le cristal d'or pour pouvoir se libéré de sa prison qui est un miroir mais que fera t-elle une fois libérée de sa prison de verre ? Conquérir le monde parce que c'est une méchante reine.   Mais pour ça il faut d'abord le cristal d'or qui est détenu par un étrange animal nommé Pégase qui s'est caché dans les rêves des humains mais plus précisément dans le plus beau des rêves et parmi le monde entier, parmi les millions d'humains, chez qui Pégase s'est installé ? Indice, elle nous casse les bonbons depuis la saison 2....et oui c'est Chibiusa ! Cette dernière va cachée l'existence de Pégase aux autres parce que.....c'est une gamine de 6 ans mais vous verrez par la suite que c'est un peu plus complexe et surtout plus malsain mais j'y reviendrai plus tard.   Je vous propose de commencer par le visuel de cette saison, l'animation est beaucoup plus jolie que les précédentes saisons sans pour autant être extraordinaire (sauf quelques moments), c'est très jolie et on est dans la continuité des améliorations visuelles de la série. Pour résumé, c'est plus beau que la saison 3 sans pour autant explosé la rétine mais c'est quand même notable.   C'est surtout dans les nouvelles attaques et transformation que l'on peut voir le progrès visuel, voici les nouvelles transformations (plus pour Sailor Moon que les autres mais bon)   La nouvelle transformation casse quand même la barraque !     Vous aurez probablement constaté que la transformation de Sailor Moon et de Chibiusa se font désormais ensemble (la transformation de Chibi toute seule est issu du second film) pour une raison très simple qui a fait crincé beaucoup de dent, Chibiusa est (une fois de plus) mise en avant mais cette fois encore plus qu'avant. Pour les non-initié à cette super franchise, Chibiusa est le personnage le plus détesté des fans parce que c'est une gamine de 6 ans qui énerve tout le monde, mais alors pourquoi cette étrange choix de mettre en avant Chibiusa ?   Je me suis posé cette question parce que globalement les gens ne vont pas plus loin dans la réflexion que de simplement dire que Chibiusa prend beaucoup trop de place dans cette saison, pour vous dire à quel point elle est mis en avant qu'Usagi est au second plan et les intrigues sont toujours lié à Chibiusa, même les transformation elle s'incruste auprès d'Usagi, ce qui a déplut les fans. En vérité ce n'est que la partie visible de l'iceberg puisque le choix de faire Chibiusa l'héroïne de cette arc amène sont lot de conséquence avec tout d'abord le public-cible.   Difficile d'expliquer pourquoi la Toei a fait un tel choix mais on peut deviner quelques pistes: Une volonté de mettre en avant un personnage détesté des fans et de leur faire changer d'avis; Usagi est une héroïne dont on a tout dit et qu'il est temps de laisser la relève avec Chibiusa ou le studio est en panne sèche d'idée et au vu du rythme de diffusion bah il fallait vite agir.   Il y a eu un peu de tout ça mais je pense fortement qu'il y a eu une volonté de renouveler le public...et oui les petites filles sont grandes maintenant et que peut-être suivre une ado en mini-jupe ça ne les attirent plus, du moins selon la Toei. Je ne dit pas que c'était une mauvaise idée de renouveler la série, c'est même tout le contraire surtout venant d'une série qui se répète beaucoup alors pourquoi ça n'a pas vraiment marché ? Probablement pour deux raisons, la première est que lorsqu'on voit une série qui s'appelle Sailor Moon je m'attend à voir Sailor Moon et non Sailor Moon Chibi-Moon, quant à la seconde raison est que ce renouvellement aurait bien mieux marché si les intrigues ne sont pas destinée à un public âgée d'enfant entre 3 et 5 ans.   Oh purée vous n'imaginez pas le calvaire que son visionnage a été pour moi, ce fut la souffrance, elle m'a mis en PLS dès le troisième épisode, ce fut une sacrée douche froide quand on voit qu'on est passé d'une saison 3 très bien écrite et mature à une saison 4 mal écrit et enfantin pour ne pas dire rempli de gaminerie. Je comprend ce que les fans ont dus ressentir à l'époque, c'est presque une trahison voire un rejet des fans de la première heure !   Pour cela il va falloir que je vous parle des Fillers de cette saison, sur le net on lit partout que ce sont les pires fillers de la franchise, de mon point de vue je n'irai pas jusque là étonnamment puisque que je trouve que la seconde saison avait de bien pire filler (il faudra que je vous parle un jour de cette épisode pseudo Jurrasic Park) mais je ne vous cache pas que les fillers de cette saison ne sont pas fameux. Disons que vous aurez trois émotions devant ces fillers : "On s'en fout", "On s'ennuie" et surtout "What The Fuck !!!" . Je tiens à rassurez on n'est pas au niveau d'un Naruto qui doit chevauché une autruche mais parfois je me dit qu'on s'en rapproche.   Pour faire un petit tour rapide de ce qui vous attend, vous aurez des fillers où Chibiusa croit que Mamoru va quitter Usagi pour une autre fille, un autre où Chibiusa s'inquiète pour sa professeur d'art plastique, il y a aussi cette épisode où Chibiusa rencontre le nerd du coin qui rêve de rencontrer une fée (s'il vous plait ne me demandez pas pourquoi), un autre encore où Chibiusa rencontre une ancienne cuisinière mais asociale (ah les vieux !), je vous passe les détails de l'épisode où Chibiusa est attiré par un garçon de son âge ou encore celui où elle devient danseuse étoile (le temps d'un stage faut pas déconner) mais également où elle rencontre un peintre des rues, sans oublié l'épisode où elle a peur de l'épreuve terrifiante du saut de cheval et encore moins où elle va soutenir un garçon qui veut voler avec son vélo......Pour résumé mon avis sur ces épisodes : C Fun !   J'espère que vous aimez Chibiusa et les intrigues plat parce que vous allez en bouffer !     Mais attendez ça ce n'était que les épisodes ennuyeux parce qu'il y a aussi des épisodes qu'on va qualifié de "What The Fuck ?!". Par exemple, il y a l'épisode où Usagi se déguise en shinobi pour espionner Mamoru qui travail sur sa prétendu thèse chez Rei (Sailor Mars) dont cette dernière a vu son petit itsi bitsi teeny weeny, tout petit, qu'elle avait vu pour la première fois (et dernière je suppose ?). Il y a également l'épisode du vieux tacot qui combine à la fois l'ennuie et le WTF, Amy (Sailor Mercury) tente de réparer la voiture d'une femme (je ne savais pas qu'Amy avait un BTS Maintenance des véhicules option A voitures particulières), femme qu'elle croyait être une amante de Mamoru.....je répète Amy la fille la plus intelligente du groupe croyait que Mamoru trompait Usagi parce que ce dernier avait remis une clé de voiture à la sortie de son appartement. Purée si la fille la plus intelligente de cette animé finit par sauter à la conclusion sans réfléchir à toute autre éventualité, autant vous dire qu'on est dans la mouise, plus sérieusement vous aurez pas trouver une autre fille pour ça ? Rei, Makoto ou Minako j'aurais rien dit mais pas Amy ! Depuis quand elle agit sans réfléchir ? Et encore je vous épargne le méchant qui se déguise avec une simple barbe dont sa couleur de cheveux ne correspond absolument pas à sa barbe mais tout le monde gobe le truc !   Il y a aussi l'épisode où une gamine de 4 ans est une "Samouraï/épéiste" qui bat Yojimbo sous un pont et qu'Usagi héberge chez elle....bon elle est où ma bière ? Ah elle était caché derrière les autres. Je vous épargne l'épisode où Usagi et Chibiusa rencontre la princesse d'un autre pays (Non elle ne viens pas de la contrée de Cagliostro !) ou enfin celui où les filles tentent de savoir qui est le garçon dont Chibiusa aime et qui d'après sa description à la gueule d'un cheval et elles finissent par rencontrer un homme....qui a littéralement la gueule d'un cheval.....Barman je voudrai un long Island Iced Tea, double dose s'il vous plait !   Le Saviez-vous ? Elle patinait, sur une jambe elle patinait !   Connaissez-vous Evgenia Medvedeva ? Cette jeune demoiselle d'origine Russe est une patineuse professionnelle qui à participer aux Tokyo World Trophy de 2017 et devinez quelle sujet elle à choisit pour sa chorégraphie ? Sailor Moon, bien sûr ! (sinon je n'en parlerait pas). Elle a donc fait une chorégraphie sur le très célèbre opening Moonlight Densetsu déguisée en Sailor Moon alors à peine âgée de 17 ans ! Elle remportera la médaille d'argent lors des Championnats d'Europe de patinage artistique 2018, il faut croire que les juges ont eux aussi saisie la réf (cristal d'argent).   Vous pouvez voir sa performance ici :   Je trouve ça dingue de gagner une compétition de cette manière et le tout en battant un record de point, la classe !   Et si vous vous dite que je passe trop de temps pour seulement des épisodes fillers, je dois bien reconnaitre que c'est vrai mais il faut dire que cette saison est quasiment constitué de filler ! Comparons avec les précédentes saisons : La première saison est constitué de 65 % de fillers, ça fait beaucoup mais pas mal d'épisodes sont mythiques de nos jours ! La seconde saison est composé de 51 % de filler (si on compte l'arc Ail et Ann en tant que filler) c'est quand même la moitié de la saison. La troisième en est à 44 % de filler c'est le bon élève d'autant que certains épisode pourrait être perçu comme canonique. Cette quatrième saison possède 56 % de filler ce qui en fait la seconde saison possédant le plus de fillers (la cinquième n'en possède que 26 %) mais quand on voit la qualité autant vous dire que vous aurez l'impression qu'on est plus proche des 85 % tellement on s'ennuie. La cerise sur le gâteau reviens à la continuité des fillers puisque si la première saison pouvait enchainer 7 fillers d'affilé, la quatrième saison en enchaine 12 fillers d'affilés !   Heureusement tout de même qu'il y a de bon filler, bon il se compte sur une main mais voici quelques fillers avec un minimum d'intérêt : Globalement il s'agit des épisodes où les Sailors sont les victimes des Trio Amazones mais je retiendrai l'épisode où Minako sort avec deux mec en même temps, on retrouve enfin un humour digne de la série et aussi pas mal de sous-entendu sexuelle, ouais c'est le seule épisode avec un humour adulte. Il y a aussi l'épisode où Makoto va dans un bal de son école en quête d'un homme, c'est un épisode classique en somme mais assez émouvant pour retenir mon attention. C'est également cette épisode où la théorie Amy X Makoto fut relancée dus à cette scène.   Pour finir, il y a l'épisode où les filles vont à la plage et on apprend que le frère d'Usagi à le béguin pour Amy chose difficilement reprochable me direz-vous. Plus tard Amy et le garçon se retrouve sur un bateau (on dirais le début d'une blague) et vont se naufragés dans une grotte pendant que les autres s'inquiète de leur absence...très sommaire en somme puis il y a ce plan :    je ne pourrais jamais expliqué la sensation que j'ai ressentie la première fois mais ça m'a fait quelque chose. Il faut dire qu'il manque tellement de tension/d'enjeu dans cette saison qu'un simple plan de quelques secondes suffit pour vous conseillé un épisode, c'est pour vous dire à quoi j'en suis réduit. Et pour la déconne, je vous laisserai tenter de regarder l'épisode où Usagi est un ninja (histoire de faire tout les épisodes où les sailors sont victimes des méchants) et finalement l'épisode avec le mec à la gueule de cheval parce que c'est le moins mauvais des mauvais épisodes.   C'est terrible tout ça mais on pourrait se consoler avec les épisodes canoniques n'est-ce pas ? N'est-ce pas ? On va dire que c'est pas évident. En effet, si l'ennuie était très présent dans les fillers, triste de constater que l'intrigue principale n'est pas mieux, on aura droit à des intrigues parfois...douteuse. Il y a un épisode très important dans le découlement de l'arc mais quand on voit la situation on se demande si c'est pas un filler qu'on regarde, la palme revient certainement à l'épisode où Usagi et Chibiusa échangent leur corps à cause du "vilain du jour", ça fait très filler vous ne trouvez-pas ? C'est bête parce que ça fait avancé l'intrigue mais de bien étrange façon mais le pire reste que les combats de cette saison ne sont pas vraiment des combats. Je sais bien qu'on n'est pas dans un shonen avec des combats bien vénère mais quand on voit que les combats consiste par exemple à sauter sur un trampoline maléfique ou se battre contre un ballon (à plusieurs reprise en plus !) et avoir des difficulté à vaincre un simple ballon géant alors que tu as sauvé à mainte reprise la Terre....je me dit que c'est une blague.   En voici une preuve de ce que j'avance : Crève ce putain de ballon ! Et le pire c'est qu'il te vend ça comme étant sérieux !     Pour résumé c'est comme les fillers sauf que cela fait avancer l'intrigue.   Je pense que la première moitié de l'arc fût les moments les plus douloureux pour moi, imaginez que vous ne voyez aucune Sailor durant un bon quart de la saison (du moins très peu), qu'Usagi est mise au second plan pour mettre en avant une Chibiusa désormais devenue une personne de sagesse bien plus que les sailors (chercher l'erreur 😅). C'est littéralement un gros mollard lâché sur la saison 3 qui jouait subtilement avec cette question de l'intelligence notamment avec leurs relations avec Haruka et Michiru.....d'ailleurs elle sont où les deux là ?   Désolé de devoir vous annoncer cette triste nouvelle mais pendant le visionnage j'ai prié de tout âme de voir ce célèbre couple, de voir le jolie minois d'Hotaru et même celui de Pluton, bref les sailors Outer-Senshi ou comme j'aime bien le dire les Sailor Renfort.....ne sont pas là ! Malgré qu'on les voit sur le coffret du DVD (j'ai même les cartes collectors en cadeau) bah nada, elles sont absente, il faut croire qu'en lisant le scénario de cette arc elles ont dit : Non, sans nous ! Mine de rien ce détail ajoute encore plus de déception comme si on n'en n'avait pas assez.   Donc pas de Sailor Inner-Senchi (Les classiques), pas de Sailor Outer-Senshi, même l'Homme masqué est rarement là puisqu'il doit travaillé sur la thèse machin-bidule-truc ! Heureusement que les autres sailor classique viendrons par la suite mais pendant plusieurs épisode, on s'est coltiné Chibiusa ou plutôt Usagi s'est coltinée Chibiusa. Mais du coup elle est devenue aussi forte que les autres, non ?  ....J'aurais dus m'en douter.   La relation entre Chibiusa et Pégase est....spéciale.                A tout le monde, à tout mes amis, je vous aime, je dois partir   Bon je vais laissez la petite Chibiusa un petit moment pour vous parler des  de Quenn Ngiénaniania (désolé l'alcool commence à faire effet bip 😖), on distincte deux partie dans cette saison comme vous l'aurez devinés, ils sont répartie en deux groupes : Le trio Amazon et le quatuor amazone.   Le trio Amazon sont les subalternes de la première moitié de la saison et c'est très difficile pour moi de donner mon avis sur ces vilains, je dirais que ce sont les pires méchants de la franchise mais en même temps qu'ils ne sont pas si désagréable que ça. On se retrouve donc avec Tiger's Eye, un homme qui n'aime que les jeunes filles, même les gamines de 5 ans .....( °  ( II )  ° ) Puis Hawk's Eye, un homme qui n'aime que les femmes plus mature (même les vieilles pour tout vous dire) pour enfin finir avec Fish Eye l'Androgyne du groupe car oui messieurs c'est bien un homme contrairement à la version français qui en avait fait une femme.   La question que vous vous poser depuis un petit moment est pourquoi je n'aime pas tant que ça le trio, en faite c'est plutôt l'écriture autour de ce trio que je n'aime pas trop. Contrairement aux précédents subalternes, il manque des liens entre ce trio et leurs méthodes voire même leurs personnalités, je m'explique. Pour faire simple, la stratégie du trio consiste à séduire les victimes pour leur prendre leur miroir en espérant trouver le fameux miroir d'or où se cacherait Pégase. Miroir ? Ah oui ici c'est des miroirs où on peut voir le rêve du propriétaire contrairement aux cœurs pur de la précédente saison, à la différence que la mort était omniprésent (le cœur en soi mais aussi le sacrificie de trois cœurs obligatoire pour obtenir le St-Graal) parce qu'ici à part enlever les rêves des gens (et encore)....bah la pression ne marche pas, c'est même très plat étonnamment vu qu'on parle de rêve mais quand tu suis une saison où la mort n'était jamais loin, triste de reconnaitre que ça fait tâche. D'autant qu'on ne cerne pas trop les conséquences d'un Miroir en dehors de la victime, ça la tue ? Elle devient un légume ? Cela n'a aucune conséquence ? L'animé ne répond pas vraiment à la question, il y a bien un cas où un miroir se casse mais j'ignore si la victime est morte ou pas, bref c'est flou.   Canonique ou Filler ? Saurez-vous faire la différence (vu la qualité c'est pas facile)   Revenons à notre trio, leur but est donc de "vérifié" si Pégase se la coule douce dans le rêve de la victime et leur plan consiste tout d'abord à séduire la victime pour gagner leur confiance puis les prendre au dépourvu pour "checker" si Pégase est là.....sauf qu'il y a un problème. Ce problème est que cette stratégie ne marche jamais, comment cela ? Quand je dit qu'ils séduisent la victime c'est vraiment séduire, sortir avec elle et tout le tralala, or ils ont tendance à mettre trois plomb et à chaque fois devinez qui c'est qui attend au tournant ? Evidemment Sailor Moon, Chibi-Moon et les autres sailors. Du coup c'est très con d'avoir à chaque fois un plan déja foireux sur le papier (sauf pour certain épisode) pour le répéter sans cesse alors qu'il faudrait changer de stratégie.   "Mais les précédant méchants utilisait toujours la même technique et tu n'en n'a pas fait un plat"   Oui mais à la différence que les échecs de leur prédécesseur était dus à la présence de Sailor Moon qui met des bâton dans les roues, ils ne passaient pas par quatre chemin, souvenez-vous de la subalterne qui défoncer tout à coup d'ambulance et de gun dans la précédant saison et même les plus malin attendaient simplement que la victime soit isolé pour attaquer. Notre trio piège les victimes rapidement mais alors qu'ils pourraient passer à l'action, bah ils ne font rien que de continuer leur petit jeu le temps que Sailor Moon arrive pour leur péter la tronche, l'épisode où le trio tente de créer un piège pour capturer Pégase avec Tiger's Eye qui séduit Naru la BFF d'Usagi (ou l'éternelle victime comme j'aime bien l'appeler) en jouant le condamné à mort d'une maladie incurable (dans le genre je vais mourir dans trois mois) puis...   "Puis va la piégée quand elle sera isolé de tous ?"   Raté ! Il va demander de plaquer son copain pour consacré véritablement trois mois à sortit avec lui, genre ton plan est réellement d'attendre trois mois avant de lui "chiper" son miroir ? Et le pire c'est que Naru va réellement plaquer son copain ce qui va évidemment attirer l'attention des Sailors.   Je pourrait dire de même avec l'épisode où Fish Eye séduit un nerd qui aime (un peu trop) les fées où ils passent des heures autour d'un lac dans une forêt où on peut facilement se perdre, il va sauter sur l'occasion ? Pas du tout, au point même qu'il demande à sa victime c'est quoi son rêve alors que de toute façon il est obliger de forcer le passage pour "examiner" le miroir, c'est con ! Parfois ils sont même au courant dès le début comme l'épisode avec "mini-Kenshin le vagabond" mais alors pourquoi tenter de la piégée ? Rentrer dans le tas bon sang !   "C'est quoi tout ses guillemets quand tu parle de regarder le miroir des victimes ?" Bonne remarque Billy, en vérité la première fois que j'ai vu le processus du trio pour obtenir le miroir d'une victime cela m'a plus fait penser à un viol qu'autre chose. Ils attachent d'abord la victime à distance (d'où mon questionnement concernant leur stratégie) puis extrait le miroir du corps de la victime pour regarder dans le miroir tel des prédateurs pendant que la victime hurle à la mort, voire très gênés sachant que la grande majorité sont des femmes.   Le Saviez-vous ? La parodie Hentai Officiel Sailor Moon ?!   Cela est devenu une tradition maintenant mais je ne peux m'empêcher de parler d'une petite anecdote coquine sur l'univers de Sailor Moon. Alors après les préservatifs Sailor Moon, la mention d'un film pornographique, la taille des poitrines des Sailors, le redraw challenge un peu trop inspiré, qu'est-ce qui reste pour le peu de salut de mon âme ? Les parodies Hentai !  Attention je ne parle pas des doujin qui circule depuis les années 90, non je parle d'un animé parodique qui a la prétention d'être "officiel" ou plus moins fidèle, bref on cache pas que c'est du Sailor Moon version coquine. Si certain on en tête la parodie mal foutue avec Son-Goku ce n'est pas celui là mais belle et bien un autre. Son nom ? Je vais vous le faire devinez, vous verrez c'est simple : Mon premier commence par Sailor Senshi, mon second est le nom d'une planète attribue d'une Sailor et le dernier est le nombre des Sailor Inner-Senshi, vous voyez c'est simple ! En plus il est sorti chez nous en DVD....interdit au moins de 18 ans bien évidemment. Et dire qu'initialement je devais vous parler de la richesse des Sailors 😆   Bon là si c'est pas assumé comme parodie !     Oui c'est assez malsain la première fois mais la sensation passe très vite cependant c'est quand même malaisant dans le concept, d'accord je trouve la saison manque de maturité mais là je trouve que c'est assez déplacé.   Je suis peut-être le seul à avoir des idées mal placé mais on parle bien de rêve là, non ?   Les choses plutôt positives concernant ce trio restent que ce n'est jamais le même membre qui s'occupe de cette tâche donnant un peu de diversité mais comme c'est toujours la même méthode cela reste très limité. D'autant que c'est dommage puisque lorsqu'on découvre l'origine de ce trio on se rend compte qu'ils ont une véritable histoire et également on comprend mieux leur position mais l'animé attend littéralement les deux dernier épisodes pour révélé tout ça, du coup quand ils deviennent vraiment intérressant....et bien c'est la fin, je trouve ça très bête.   Je peux comprend que l'on peut avoir de l'affection pour ce trio mais j'ai plus ressentie cela avec leurs remplaçants : Les quatuor amazones. Constitué de quatres filles, CereCere, PallaPalla, JunJun et VesVes sont pour moi plus intéressants que le trio Amazon. On voit mieux les liens thématiques de cette saison à travers ces personnages : Elles sont enfantines et ne pense qu'à s'amuser, elles jouissent d'une jeunesse éternelle et souhaitent rester dans une innocence propre à l'enfance. Chose plus étonnant encore quand on pense que ces vilains pourrait facilement être l'opposition de Chibiusa (qui rêve de grandir par exemple) sauf qu'il n'en sera rien et une fois de plus c'est dommage. Puis-je encore ajouter que contrairement au trio Amazon, elles ne séduisent pas mais rentre dans le tas, vous voyez c'était pas si compliqué que ça ! Il n'empêche que cette seconde moitié de la saison fut plus agréable, je ne dit pas qu'il est extraordinaire mais on sent quand même que c'est moins chiant, d'autant qu'on garde cette idée de changer les membres qui attaques les victimes, bref c'est un poil plus agréable.   D'ailleurs c'est surprenant de constater que je trouve Sailor Moon Super S le film s'en sort largement mieux dans la maitrise de ces thématiques pour une courte durée (une heure à peine) alors que cette saison qui parle pourtant de la même chose et possèdent plus de temps galère à maitriser son sujet, rien que pour ça je vais reprendre encore un petit dernier verre (quand le barman arrêtera de se multiplié).   Je parle encore et encore mais je n'ai pas encore fini de parler de Sailor Moon, un autre gros problème dans cette saison est l'affaiblissement de Sailor Moon. Dans cette saison Usagi a besoin de Chibiusa pour gagner les "combats" ou pour être plus précis de Pégase. En effet, le seule arme pour éliminer les monstres....c'est Pégase qui l'a et il doit à chaque fois venir en renfort pour donner l'arme à Sailor Moon (via Chibiusa le bordel !) ce qui affaiblie une héroïne qui dans le passé n'avait besoin de personne pour achever un ennemie !   Et puisque l'on parle de Pégase, ceux qui ont vu cette saison vont très vite savoir de quoi je vais parler : La relation entre Pégase et Chibiusa. Il faut reconnaitre que cette enfant à un sérieux problème de "fantasme" entre son complexe d'Œdipe dans la saison 2, son attirance pour une fille de son âge (du moins pour certains d'entre nous) et maintenant c'est avec un cheval ! Bon il s'avère que Pégase n'est pas en soi un Pégase mais un garçon de son âge, ce qui annule tout mais ce détail on l'apprend très tard du coup pendant ce temps on croit vraiment que c'est un cheval.....moi qui pensait avoir tout vu avec Sakura Chasseuse de Carte, ça mérite qu'on trinque pour ces deux là après tout qui je suis pour juger ?   Trio Amazon ou Quartet Amazones ? Cela va dépendre de vos goûts   Revenons très vite sur la relation Usagi/Chibimoon, c'est plutôt bancale et comme cette saison on tourne très vite en rond. Cette relation est très peu exploitée, cela se comprend en réalité c'est pas comme si il y avait déjà eu deux saison sur ce thème. Donc on se retape cette même thématique mais c'est pas vraiment traité, en faite c'est plus un prétexte comique qu'une véritable thématique, c'est encore une fois de plus dommage parce que la relation à quand même évoluer depuis la saison 2, il y a eu des révélations mais j'ai l'impression qu'elles ont la mémoire courte....je comprend mieux Mamoru, trinquons à sa mémoire ! Comment ? Evidemment qu'il n'est pas mort mais ça n'empêche pas qu'on peut trinquer quand même !   Finalement le problème de cette saison est qu'il souffre de sa comparaison immédiate avec la saison 3, c'est littéralement son opposé surtout dans son ambiance globalement trop enfantin, on est loin de l'ambiance adulte de la saison précédante, il n'y a qu'a regarder le premier épisode de ces deux saison pour se rend compte du décalage. Je pense que la Toei a du avoir des soucis vis à vis de la saison 3, c'est un studio qui entretiens une certaine image de Sailor Moon même encore de nos jours (et aussi une politique à la Nintendo de striker la création des fans, RIP Supreme Moon Senshi et Sailor Moon Says). Mon avis est que le studio à dus imposer à l'équipe de faire une saison sans violence et sans petite fille crucifiée....par contre la romance avec un cheval ça passe.   Je passerai très vite sur l'OST qui n'a pas vraiment changer et est toujours digne de la série, quand à la VF bien que pas mal de changement de doubleurs ont été opéré (dont Sailor Moon) il reste dans la même qualité que celui de l'époque, c'est à dire que si vous voulez rigoler un bon coup. La saison a subit pas mal de censure, très fréquent à l'époque au vu du contexte anti-manga de l'époque : Pégase possède une voix de fille (vous savez pourquoi), Fish Eye est une fille au lieu d'être un homme androgyne, tous allusion sexuelle (mention de la poitrine ou autre) est effacé ainsi que tous allusion d'une relation entre un adulte et un enfant (Tiger Eye dit quand même que les jeunes filles sont fraîches....purée !). Pour une fois, je trouve la censure plutôt juste même si elle a tendance à aller à l'encontre de certaines thématiques mais bon quand on voit Tiger Eye qui parle d'enfant mineur....je comprend tout à fait la censure et tant mieux d'un côté.   Il y a quand même des passages assez marrant qui permet d'oublier un peu la catastrophe globale    Il me reste quoi à parler ? Ah oui la reine Ngnié....Ngnié....Ngnia....lala ? Je déconne la reine Nehelenia, j'y peut rien si je n'arrive pas à dire son prénom....surtout avec 5 gramme d'alcool dans le sang. Mais avant de parler de l'antagoniste principale, parlons d'un autre personnage rapidement, Diana la petite chatte grise qui débarque dans l'indifférence total ! Non je ne plaisante pas, personne n'en n'a rien à faire de ce personnage tant elle n'apporte rien à l'intrigue, en faite elle est même pas impliqué, du coup pourquoi est-elle là ? Diana c'est le minou qui accompagne Chibiusa qui accompagne Sailor Moon qui accompagne.....euh....mon verre, Kanpai !   Plus sérieusement, Diana ne fait que simplement accompagné Chibiusa, c'est tout ! Pas d'intrigue autour d'elle sauf sa première apparition bien sûr dont on devine tout de suite d'où elle sort mais je ne dirai pas parce que cette blague va beaucoup trop loin. Pour résumé, il n'y a rien à dire sur Diana et tout le monde s'en fout que ce soit les Sailors, les méchants, Mamoru, la Toei et évidemment les spectateurs. Cela s'explique qu'à travers une recherche très rapide, Diana était censé apparaitre dans la deuxième saison (c'est le cas dans le manga) mais c'est finalement dans la quatrième qu'elle apparait...et bien elle a bien choisit son coup. De toute façon vu le peu de présence de ce personnage, il est inutile de s'attarder plus longtemps sur Diana.   Maintenant parlons de Queen Nehelenia....Oh, du premier coup ! Il faut fêter ça avec un verre ! Normalement je devais vous dire que je n'avais pas compris son histoire car elle c'était confus mais il s'avère que le visionnage d'une critique  m'a permis de constater que je n'était pas fichu de suivre une intrigue....par contre c'est quand même confus ! Queen Nehelenia est une antagoniste certes classique, c'est la méchante qui veut le royaume voisin de son satellite et qui comme par hasard est la lune ! La maman de Sailor Moon l'emprisonne dans un miroir et Nehelenia souhaite sortir de sa prison pour se venger, sauf que manque de bol comme Diana elle a un petit retard puisque Beryl-sama a fait le taff, du coup elle se venge sur sa fille (même si en réalité j'ai pas vraiment eu cette sensation).   Le saviez-vous ? Neon Genesis Moon Evangelion ?    J'en avais déja parlé auparavant mais Sailor Moon et Neon Genesis Evangelion partage pas mal de point communs mais c'est toujours marrant quand ils ce font mutuellement références. C'est assez connu des fans mais dans l'épisode où Sailor Mercury acquiert de nouveaux pouvoirs lorsqu'elle est prisonnière dans un PC (trop long à expliquer), la scène en question fait penser à une autre scène dans Evangelion.  Cela renvoi à l'épisode où Rei est confronté à Armisael, la mise en scène est assez similaire et c'est une référence assumé puisque plusieurs membres du staff qui travaillait sur Sailor Moon ont également participé sur Evangelion.  Comment ne pas être enthousiasmé face à cette anecdote quand on est fan des deux franchises ?     Vous pouvez voir la version Sailor Moon ici bas :     Le problème autour de ce personnage réside dans la confusion de son histoire, c'est mal expliqué je trouve alors qu'elle a un passé intéressant et même une thématique super cool autour de la jeunesse éternelle, sans oublié qu'elle est plutôt charismatique et imposante, elle est classe et on loin de son armée de cirque à la con ! Le hic est que j'ai du mal à voir l'opposition entre elle et Sailor Moon, par contre avec Chibiusa je le voit mais comme ce n'est pas développée, c'est décevant une fois de plus.   Quand au dernier quart de la saison et l'affrontement final, j'ai été déçu une nouvelle fois parce que c'est très mou malgré quelques bon passage comme celui où les Sailors rencontre leurs propres reflets maléfique qui argument sur l'idée d'abandonné la lutte, c'est vraiment un des rare bon passage de cette saison. Le combat final....n'est pas un combat, ouais pour résumé très vite c'est un genre de pari que font Queen Nehelenia et Sailor Moon concernant la vie de Chibiusa, en somme :   - Sailor Moon ! Je balance la petite Chibi depuis mon bout de cratère dans les airs, si tu la récupère avant que la gravité ne lui donne tort, tu aura gagné et je rentre chez moi la queue entre les jambes, mais si je gagne....bah j'aurai gagné Ha Ha Ha ! Je suis méchante !   Pardon mais ton plan est nul ! Tue-la et c'est régler ! Enfin bref, j'ai été déçu voire frustrer de voir un affrontement finale qui n'en n'est pas un ! Je viens d'y repenser mais le rêve de Chibiusa c'était quoi ? Non parce qu'à aucun moment on ne le dit, du coup pourquoi Pégase s'est caché chez elle ? Purée je me suis coltiné la saison entière pour rien, je vais boire ma déchéance....pourquoi mon corps est si lourd, j'ai la tête qui tourne, je crois que j'ai besoin de.....🤢   Heureusement qu'il y a quelques excellents passages mais trop rare hélas !        Hum....Conclusion ?   Cher Lecteur, je me présente je serais votre narrateur à partir de maintenant de cette triste histoire, mon nom n'a peu d'importance et notre DrunkenPenpen est tombé bien bas puisqu'il fait dodo sur ce comptoir de solitude en vomissant littéralement ses excès, pour une fois qu'il porte bien son nom. Malheureusement pour lui conclure ce biller sera très complexe vu son état alors je me permet d'intervenir.   Il faut dire qu'il en a bavé avec cette saison, déjà que l'acquisition de l'intégrale de Sailor Moon en DVD deviens réellement difficile (la première saison tourne autour des 300 euros ! La dernière saison autour des 500 euros et même à 1000 euros !), il a cependant eu la chance d'acquérir les quatres première saisons à des prix convenable mais on va se mentir, il a du bol.   Par contre, il a eu beaucoup moins de chance en traitant cette saison, il a vécu un calvaire et n'a pas apprécié cette saison, la réputation de "mouton noir" de cette saison par rapport à la série lui est amplement mérité. C'est une saison où il vaut mieux être rapide dans son visionnage, s'éternisé dans les fillers serait un calvaire, regardez donc où ça nous a mener ! C'est dommage parce que cette saison possède de bonne idée et des thématiques sympa mais l'écriture n'a tellement pas suivie.   Espérons pour DunkenPenPen qu'il s'en remettra pour la dernière bataille car oui ce sera tout pour ce soir, il a besoin de repos et je vous demanderez de bien attendre le mois prochain pour conclure avec la série Sailor Moon, d'ici là je vous souhaite de profiter pleinement de romstation, quand à moi, je vais aller aider PenPen à sortir de son vomi.   pff tout ça pour une photo.   Messieurs je vais appelez la police immédiatement !    

DrunkenPenPen

DrunkenPenPen

Mise à jour 2.7

Toujours en bêta-test, le jeu en Cloud s'enrichit de quelques options détaillées plus bas, ainsi que du support de nouveaux systèmes, notamment la PSP. Cette dernière voit même son Multijoueur local porté en Cloud grâce aux dernières améliorations.     Créer une instance par client Cette option reproduit les conditions du jeu en réseau local (LAN), lorsque le titre est compatible, en permettant à chaque client de jouer sur son instance avec sa sauvegarde. Contrairement au serveur VPN, les instances émulées par le serveur Cloud sont réellement reliées localement. De ce fait, la connexion est plus stable et plus directe. Certaines options sont exclusives au jeu en écran partagé : partager la manette et sauvegarder/charger l'état. Si vous souhaitez donc conserver l'écran partagé sur une instance unique, malgré la sélection d'un jeu en réseau, désactivez l'option d'un clic à la création du serveur. Actuellement, cette option est uniquement effective sur les jeux PSP.     Langue et région du système Lorsqu'un jeu multilingue ne permet pas de sélectionner la langue depuis les options du jeu, c'est la langue du système émulé qui conditionne ce choix. La région du système devra quant à elle correspondre à celle du jeu sélectionné. Et si la valeur automatique fonctionne pour la plupart des cas, la correspondance s'avère parfois incorrecte. Pensez donc à essayer une sélection manuelle si vous rencontrez un souci de compatibilité.     Sauvegardes Lorsque l'émulation le permet, vous pouvez "Sauvegarder/Charger l'état" depuis la barre d'options de la fenêtre du jeu ou le raccourci clavier Ctrl+S/Ctrl+L. Si la sauvegarde d'état permet d'enregistrer sa progression en dehors des moments autorisés par le jeu, les sauvegardes effectuées ainsi ne sont pas conservées au delà de la session de jeu. Préférez donc les méthodes prévues par le jeu pour enregistrer durablement vos sauvegardes. Ces dernières sont toutes conservées dans le Cloud du compte associé. Vous retrouverez donc toujours votre progression en vous identifiant avec le bon compte, indépendamment du PC utilisé. Sur Playstation 2 et GameCube, le jeu propose souvent un formatage de la Memory Card à la première utilisation lorsqu'il détecte un support vierge. Vous pouvez accepter sans crainte car le serveur crée une Memory Card unique par jeu pour éviter la saturation, d'où le comportement de la console.   Notez aussi que le serveur supprime automatiquement les Memory Card formatées dont les slots n'ont pas été utilisés pour sauvegarder. Dans ce cas, la console répète son message au prochain démarrage du jeu.     Changer de disque Quand le lecteur de disque est émulé par le système, vous pouvez "Changer le média" chargé dans le "Lecteur" directement depuis la barre d'options de la fenêtre du jeu. Vous devrez alors activer successivement et dans l'ordre les trois options du lecteur pour que le changement de disque soit reconnu par le système : Ouvrir le lecteur > Changer le média > Fermer le lecteur Cette option est essentielle pour les jeux Playstation et Saturn qui demandent souvent de changer de disque sans permettre de sauvegarder la progression. Les trois opérations s’exécutent en effet sans avoir à quitter le jeu.   Sur GameCube, l'option est inactive car le changement de disque est automatique.     Capture d'écran La "Capture d'écran" s’opère d'un clic depuis la barre d'options de la fenêtre du jeu ou via le raccourci clavier F12. Les captures d'écran sont toutes conservées localement dans le répertoire "app/screenshots", à la racine du répertoire d'installation de RomStation.     ⚠️ Si vous possédez une version antérieure à l’actuelle 2.7, n'oubliez pas de redémarrer RomStation pour appliquer automatiquement la dernière mise à jour.

Kratos

Kratos

The Great Ace Attorney Chronicles

Le pays du Soleil Levant a par plusieurs fois gardé pour lui des séries entières, ou plus souvent plusieurs titres, avant de se dire que, finalement, ils pourraient avoir du succès dans le reste du monde. On pourra notamment penser à Fire Emblem, qui ne fit son entrée internationale qu’avec le septième épisode ! Perdurant dans le monde entier en faisant le choix de proposer moins de traductions locales, la saga des Ace Attorney comportait elle aussi ses épisodes restés un long moment exclusifs au Japon. Cette isolation disparut en 2021, lorsque Capcom décida de publier une compilation de ces deux épisodes, tant sur Switch et PS4 que sur Steam. L’occasion de vivre dix aventures à l’ère victorienne, en incarnant l’ancêtre de Phoenix Wright, Ryunosuke Naruhodo… Pour qui maîtrise la langue de Shakespeare, cela vaut-il l’occasion de rempiler en tant qu’avocat de la défense au sein de cette duologie ? Enfilez votre brassard d’attorney, faites une provision de sachets de thé et découvrons-le ensemble, ami Lecteur.   Contrairement aux autres épisodes, plusieurs témoins seront fréquemment à la barre en même temps, ce qui aura plus d’une fois son importance.   Apporter le changement dans le monde judiciaire   Nous sommes à la fin du vingtième siècle et le nouveau système judiciaire du Japon en est encore à ses balbutiements, tout baigné qu’est le pays par les influences occidentales. L’archipel dispose désormais d’une cour suprême et Ryunosuke Naruhodo va avoir le douteux honneur d’y entrer au cours d’un procès à huis clos : il est en effet l’accusé dans une affaire où un docteur anglais a été assassiné dans un restaurant où il se trouvait ! Comme si les enjeux n’étaient pas suffisants pour un premier procès, on lui donnera également l’ordre d’assurer sa propre défense plutôt que de laisser ce rôle à son meilleur ami Kazuma (jeune juriste brillant) alors que lui-même n’est qu’étudiant… Procès se déroulant sous le regard attentif de pontes du gouvernement nippon : en effet, la victime étant anglaise, la Grande Bretagne exige une résolution rapide de l’affaire dans un contexte où un important traité a été récemment conclu entre les deux nations. Autant dire que le jeu met le paquet dès le début, même si le procureur en face de vous restera de peu de prestance : histoire de rajouter un côté filiation absurde mais comique, il s’agira d’un descendant du fameux Payne, punching-ball des nouveaux avocats dans la série ! En-dehors du physique et de quelques refrains gestuels de Ryunosuke (comme le fameux pointage du doigt pour lancer de vibrantes objections) le fait qu’il soit l’ancêtre de Phoenix n’aura pas grande importance, sinon symbolique.   Malgré toute la tension d’un tel évènement pour notre protagoniste, il arrivera néanmoins à prouver son innocence en dépit des circonstances, même si la victoire conservera une saveur plutôt amère concernant la personne coupable. Aussi impressionnante puisse cette performance être pour un novice, cela ne lance pas d’office Ryunosuke comme étant le protagoniste. Ce n’est qu’après la deuxième aventure qu’il se retrouvera à prendre la place de Kazuma en tant qu’avocat au cours d’un programme d’échange, dans lequel son meilleur ami était supposé perfectionner son art en Grande-Bretagne. Charge à lui d’étudier le droit britannique pendant les 50 jours de la traversée pour être aussi au point que possible ! Cette deuxième aventure est assez unique dans le sens où, se passant à bord d’un bateau, il n’y a aucun procès, seulement une phase d’investigation. On comprend rapidement que le but de cette séquence est d’introduire deux éléments liés : le personnage de Herlock Sholmes et ses « grandes déductions » que l’on retrouvera ensuite dans quasiment chacune des aventures proposées par la duologie. Ace Attorney oblige, l’illustre détective est loin d’être infaillible : bien au contraire, Ryunosuke devra à chaque fois corriger plusieurs de ses observations, modifiant le sens des déductions finales. Il y en aura en effet systématiquement un indice pertinent dans l’environnement, souvent pointé par un regard involontaire de la personne subissant le travail de déduction… Bien que cela apporte de la nouveauté à la série, en mettant en scène la gymnastique mentale point par point (exercice qui manque parfois lors des phases de procès), ces exercices de raisonnement impliquent une certaine longueur. En effet, vous devez en quelque sorte subir les hypothèses de Sholmes une première fois, puis les vivre une nouvelle fois en apportant ensuite de précieuses corrections, qu’on aimerait pouvoir offrir juste après les failles de raisonnement du détective- d’autant plus que certains indices sont douloureusement évidents, les possibilités étant de toute manière fort limitées. Bref, ce n’est qu’une fois Ryunosuke débarqué en Angleterre que les choses sérieuses commencent vraiment, aidé par la très digne et très compétente Susato Mikotoba, très mature pour ses 16 ans et dont le soutien en tant qu’assistante judiciaire sera essentiel. Réfléchie, déterminée et loyale tout en ayant également ses moments d’humour, Susato est un agréable contrepoint à Maya ! Et c’est en défendant un riche magnat au cours d’une affaire plus que trouble que ce duo va mettre les doigts dans un engrenage d’une sombre histoire dont la trame sera filée tout au long des affaires des deux titres, avec des retentissements pour les pays concernés tout aussi intenses, sinon plus, que ce qui se passe dans Spirit of Justice…   Une bonne partie des affaires se déroulera dans la cour du Old Bailey, comportant un jury qu’il sera essentiel de convaincre !   Dans une cour de justice, les preuves sont reines   Sans surprise aucune, à part le premier cas de chaque titre et la deuxième aventure du premier jeu, la structure de chaque affaire reste dans la droite lignée de la série : un entremêlement de phases d’investigation pour récolter indices et témoignages, avec des phases de procès où vous défendrez votre client. Celles-ci reposeront majoritairement, comme auparavant, sur des séquences de contre-interrogatoire où vous devrez traquer tel un (vrai) chercheur de vérité la moindre incohérence et le plus petit mensonge dans les paroles des témoins et des accusés, comme une pelote de laine à dévider fil par vil jusqu’à ce qu’il ne reste plus que la froide vérité. Il vous faudra attaquer certaines déclarations afin d’obtenir plus de renseignements, puis présenter la preuve adéquate afin d’exposer les propos fautifs, ce qui est toujours aussi satisfaisant ! Cette duologie rajoute une petite particularité, que l’on pourrait associer comme étant la « capacité spéciale » de Ryunosuke (au même titre que Phoenix pouvait discerner les verrous-psyché, ou Athéna utiliser la matrice des émotions) : repérer les attitudes dissonantes d’un personnage suite aux déclarations d’un autre témoin. L’avocat malgré lui interpellera la personne ayant tiqué pour approfondir sa réaction, ce qui apportera un éclaira différent sur le contre-interrogatoire en cours. Rien de flashy, mais cela met en avant le fait d’avoir plusieurs témoins à la barre et nous change quelque peu du surnaturel ou d’une technologie s’en rapprochant, comme il s’agit uniquement ici d’une capacité d’observation crédible (contrairement à un certain Apollo ?). J’ai pu lire dans un court avis sur le jeu qu’on pouvait tout aussi bien activer le mode Histoire (dans lequel tous les bons choix sont automatiquement réalisés en votre nom) car c’est justement l’intrigue qui fait l’intérêt de cette compilation, une assertion assez fantaisiste. Si le mode Histoire peut vous débloquer à des moments où vous seriez réellement perdu, le laisser en permanence ne vaudrait pas mieux que de regarder un Let’s Play sur Youtube ! Nous ne sommes pas dans un visual novel « kinétique » à la Higurashi, il serait plus que dommage de se priver du gameplay de The Great Ace Attorney Chronicles. Certains passages seront assez retors et vous demanderont d’avoir prêté une grande attention à ce qui s’est passé antérieurement, même en gardant à l’esprit un des principes moteurs de la série (la volte-face, plus que les retournements de situation, désigne finalement aussi la tendance fréquence à ce que les crimes aient été perpétrés de manière diamétralement différentes de ce à quoi on peut songer en première instance) les habitués comme les nouveaux venus trouveront de quoi se creuser agréablement les méninges.   Un autre élément inédit apporté par cette compilation est la présence d’un jury de six personnes. Il ne s’agit donc plus uniquement d’obtenir la conviction du juge mais bien que les jurés se prononcent majoritairement en faveur de votre client. Les jeux useront de cet élément à satiété, poussant le côté dramatique jusqu’à avoir les jurés déclarer l’accusé coupable alors que le procès aura à peine débuté ! La première fois que cela se produira, Susato arguera du droit de la défense à un « examen récapitulatif » au cours duquel chaque membre du jury devra expliquer les raisons pour lesquelles il a déclaré l’accusé comme coupable. Charge alors à Ryunosuke de creuser ces raisons et confronter des propos contradictoires afin de persuader plusieurs d’entre eux de modifier leur décision afin que le procès puisse continuer. Cette procédure, présentée comme rare et désuète, deviendra finalement un impondérable pour éviter un fatal verdict… Notamment du fait que le jury, bien loin d’être sélectionné au hasard comme on le prétend, contiendra toujours des membres ayant un lien pertinent avec l’affaire en cours. Dans la première que vous aurez à gérer en Angleterre, on trouvera par exemple le maître de la Guilde des Cochers, alors que le crime s’est justement déroulé à l’intérieur d’un cab, dans celle suivante, vous aurez carrément la femme d’un témoin, dans une autre encore l’expertise d’un juré permettra de trouver un indice déterminant dans des photographies… Si on pourra pointer du doigt le fait que le jury soit utilisé comme ressort dramatique avec un peu trop d’appui, le système apporte un brin de variété entre deux contre-interrogatoires garnis de mensonges, de de bonne hypothèse à choisir, de preuves à examiner soigneusement et de plans à détailler. On pourra retenir néanmoins quelques moments ridicules, comme le besoin d’avoir le témoignage d’un juré pour « prouver » que, oui, même en plein hiver glacial, lorsqu’un feu se déclare dans un appartement, on va ouvrir la fenêtre pour évacuer la fumée ! Il s’agit ici toutefois d’un problème récurrent dans la série, avec des passages où l’on sait parfaitement ce qui ne va pas et expliquer en quoi il y a problème, alors que le jeu nous impose un chemin alambiqué pour nous permettre de l’exprimer. On retrouvera également, sur un autre versant, la proportion des jeux à nous donner l’illusion d’avoir une option dans des situations désespérées alors que les personnages se corrigeront eux-mêmes si vous sélectionnez la mauvaise option… Jamais il ne servira en effet de garder le silence ou de ne pas émettre une objection !       Le design des personnages sera toujours aussi typé, tandis que les phases d’enquête comporteront moins le besoin de présenter des objets- ce qui n’est pas plus mal.   Ouvrir la boite de Pandore   Bien entendu, au-delà du gameplay, ce sont deux autres éléments qui assurent la solidité d’un Ace Attorney : la qualité des affaires proposées au joueur et sa galerie de personnages. Pour le premier, on ne sera globalement pas déçu : la duologie saura nous proposer des solutions insolites, en plus de se dérouler bien plus loin dans le passé (ce qui permet par exemple d’avoir un compteur de gaz qui fonctionne en insérant des pièces comme élément important d’un procès !), à l’instar d’un meurtre à l’intérieur d’un cab – la scène du crime étant littéralement transportée dans la cour ! – ou d’un incident concernant une invention loufoque lors de la Grande Exposition scientifique de Londres. De manière inédite, deux des procès ne comporteront même aucune victime- sans pour autant que le chemin vers la vérité soit évident. La force de ces affaires est qu’elles auront toutes un lien, plus ou moins important, avec un scandale vieux de 10 ans qui devra être dénoué et vous tiendra aisément en haleine. Ace Attorney oblige, les protagonistes seront impliqués plus personnellement que ne voudrait leur rôle dans ces affaires, Ryuonosuke se retrouvant ainsi sur les lieux d’un crime peu après qu’il a été commis et défendant ensuite l’accusée dans un mystère de pièce close. Cela ira parfois jusqu’à l’absurde (ce à quoi la saga nous habitue, néanmoins) lorsqu’un procès historique et décisif pour l’avenir du système judiciaire britannique aura pour avocat de la défense et pour procureur deux étrangers ! Rarement dans d’autres épisodes de la saga un fil rouge tissé de mensonges et de noirceurs aura pris tant d’importance, dans une atmosphère qui, si elle contiendra son cortège habituel de moments drôles ou burlesques, comporte également des occurrences plus nombreuses de moments poignants et d’un certain côté sombre avec des instances plutôt violentes ou déprimantes. Ce côté est assumé très tôt dans le jeu : la deuxième aventure, sans procès, est une tragédie, tandis que la première affaire dans une cour britannique vous fait bien sentir que l’accusé n’est clairement pas blanc dans l’histoire, la sombre vérité n’éclatant que plus tard. Fans de légèreté, attendez-vous donc à une alternance d’émotions tranchées ! A titre personnel, je pointerai néanmoins du doigt une des affaires du second jeu… Qui est en fait Chronologiquement la « suite » d’une autre affaire ayant eu lieu des mois plus tôt, avec le même accusé ! Si le concept derrière le crime avorté est toujours frappé au coin de la brillance de l’auteur, Shu Takumi (béni soit cet homme), on peut avoir l’impression d’un certain remplissage, d’autant plus que son impact sur le scénario global est insignifiant et placé de manière assez artificielle. L’affaire finale, d’une ampleur telle qu’elle sera séparée en deux cas distincts, aura pour sa part une tendance à la surenchère un peu trop appuyée, notamment à cause du besoin de deux inventions improbables au vu de l’époque pour qu’elle ait un dénouement heureux : un émetteur-récepteur longue distance et portatif, ainsi qu’un appareil capable de projeter le son et l’image d’une personne aussi bien qu’un hologramme !   Quant aux personnages, ils tiennent globalement la route également, entre les témoins/accusés pouvant être très perchés (comme « Shamspeare » qui parle comme un Shakespeare du pauvre…) ou le casting des personnages principaux, Ryuonusuke impressionnant par sa résolution à rechercher la vérité, aussi amère puisse-t-elle être. Barok van Zieks, le procureur que vous affronterez, est particulièrement retors- dans son comportement et son apparence, il peut donner l’impression d’être un croisement entre Miles Edgeworth et Manfred von Karma, avec une froideur et une aura qui commandent le respect. Avant de se confronter à Ryunosuke, il n’avait pas servi comme procureur depuis 5 ans, car une terrible réputation l’accompagne- celle d’être le faucheur du Bailey. Réputation compréhensible car la majorité des personnes acquittées durant les procès auxquels il a participé sont mortes de manière accidentelle, alors qu’il avait toujours un alibi indéboulonnable ! Le juge, de son côté, aura des réactions prêtant à sourire, tout en se montrant d’une allure plus compétente et solennelle que cela à quoi les épisodes originaux ont pu nous habituer (ce qui n’est pas forcément un mal). Au rang des personnages de soutien, vous pourrez compter sur Herlock Sholmes et ses créations (tel un réactif permettant de déterminer que des traces de sang n’appartiennent pas forcément à la même personne) et sa pupille Iris Wilson, une génie de 10 ans docteur en médecine, créant moult inventions et celle qui écrit les exploits de Sholmes ! C’est d’ailleurs au 221 B Baker Street que Ryunosuke et Susato vont vivre leur séjour en Angleterre, fait qui démontre toute l’absurdité, parfois, des questions de propriété intellectuelle puisque en intervertissant deux lettres, ça, passe, tout en conservant des références claires à l’œuvre de Conan Doyle. Ruban moucheté, chien des Baskerville, étude en rouge, « Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité », ce sont plus que des clins d’œil qui ajoutent un charme aux jeux. Herlock, pour sa part, s’il est très doué dans certains domaines, est un brin plus sociable que son modèle et sensiblement moins brillant, mais s’il l’était autant, il resterait bien moins de travail pour notre duo judiciaire ! Le voir poser comme faux mannequin dans le musée de cire de Madame Tussaud (qui devient ici une jeune femme mystérieuse en habits de sorcière) car il n’a plus assez d’argent pour payer le loyer est assez cocasse, entre autres moments drolatiques.     « Bon sang ne saurait mentir »   Aspects négatifs   -          Pas de traduction en français -          Un cas remplissage -          De petites fioritures dans certaines preuves à apporter -          Les « grandes déductions », longuettes -          Un final un brin outrancier   Aspects positifs   -          Le contexte historique offrant d’autres perspectives -          Une solide galerie de personnages -          Bonne durée de vie -          Compositions musicales agréables -          Les efforts pour apporter de petites variations de gameplay -          Histoire plutôt captivante -          Une ambiance sachant jongler entre moments sombres et d’autres plus légers   Beaucoup ne manqueront pas de critiquer le studio pour ne pas avoir mis la main au porte-monnaie concernant la traduction, fermant de facto les portes de cette compilation à ceux n’ayant pas un bon niveau en anglais. Si vous possédez ce dernier et que vous avez apprécié la saga par le passé, il serait dommage de se priver de cette duologie avec le retour de Shu Takumi aux manettes, réussissant savamment son coup en nous transportant dans une autre ère où, si les moyens d’investigations sont forcément moins avancés, la quête de la vérité et les affaires bien ficelées demeurent. Et si jamais vous vous retrouvez réellement bloqué, le mode Histoire vous permettra, de façon ponctuelle, de garder une progression fluide- mais jouer ainsi par défaut vous priverait d’une partie de la force de ces jeux.

Aronaar

Aronaar

Gunbuster

Au fil du temps certains animés sortent du lot, ils deviennent mythiques pour ne pas dire légendaire, leurs succès deviennent leurs héritages et on ressent encore leurs esprits aujourd'hui malgré que l'on n'arrive plus à mettre le doigts dessus, vous savez cette sensation de créativité, d'originalité et de liberté. Le succès des animés font la gloire des studios au point que certains ont créer un style propre, une sorte de marque de fabrique qui ont fait la gloire de leurs créateurs, car oui derrière des animés il y a des studios et au delà il y a des hommes (et parfois des femmes). Malheureusement, on voit aussi la déchéance de studio qui ont pourtant marqué les esprits comme un groupe de rock dont leurs membres ont trop vieillit, les sons deviennent monotones, la voix en a pris un coup et les déhanchés sexy et provocateur n'y ont plus leurs place....c'est triste n'est-ce pas ? Dans l'animation japonaise, je pense surtout à la Gainax, des esprits créatifs et dynamique qui ont connu la gloire à la fin des années 80 jusqu'au milieu des années 2000. Cependant ne broyons pas du noir, faisons honneur à ce studio en vous présentant le premier gros succès de la Gainax : Gunbuster !
Accrochez-vous à vos siège parce qu'on va viser les sommets !   Bienvenue dans les années 80 !         Revvin' up your engine, Listen to her howlin' roar, Metal under tension, Beggin' you to touch and go Highway to the danger zone !
  Commençons par le contexte, nous somme en 1981, à l'occasion de la vingtième édition du festival de Science Fiction Japonais surnommé Daicon III qui à lieu à Osaka, neuf potes de la fac expose fièrement un court métrage de 5 minutes, ce court-métrage je vous l'avais déjà présenté c'était en....Décembre 2018 (le billet Me!Me!Me!) ! Bon pour les nouveaux venus, ce court-métrage montrait une petite fille qui ressemble à Clarisse dans le Chateau de Cagliostro luttant contre plein de monstres et de vaisseaux. Sans vraiment le savoir, nous avons assister à la naissance du fan-service qui aboutira à celui qu'on connait : petites-tenues, plages, concombre des mers (merci Another)..... Parmis ces neufs étudiants on retrouve des noms qui en parlera à certains : Hiroyuki Yamaga (le réalisateur du film Les Ailes d'Honnéamise), Toshio Okada (le futur CEO de la Gainax entre 1986 et 1992), Takami Akai (illustrateur sur les jeux Princess Maker) mais surtout Yoshiyuki Sadamoto (illustrateur et Character designer de quasiment tout les projets Gainax), Shinji Higuchi (scénariste sur Evangelion) et enfin Hideaki Anno (le réalisateur d'Evangelion, Nadia et le secret de l'eau bleu ou encore Gunbuster).   Daicon III et par la suite Daicon IV sera un gros succès pour ces jeunes étudiants et se feront très vite remarqué par Bandai qui leur voit confié un énorme projet en 1984 : Les Ailes d'Honnéamise. C'est à l'occasion de ce projet qu'ils forment la Gainax, l'origine de ce nom viendrai d'un dialecte dans une région du Japon dont le mot Gaina signifie énorme, Grandiose.....le ton est déjà donné. Comme tout bon studio débutant, ils servirons dans un premier temps de mains-d'œuvre pour d'autres studio, ils participeront à un petit film pas très connue mais qui permettra de se faire un peu d'argent pour le futur film en préparation....il s'appelait comment déjà ce film qui à permis à la Gainax de renflouer les caisses ? Ah oui, Macross Do You Remember Love ! (un des plus gros succès du cinéma de l'époque).   En 1987 soit 3 ans de préparation intense sort enfin Les Ailes d'Honnéamise qui sera....un gros flop qu'il ne méritait pas un tel sort mais la vie est faite d'injustice que voulez-vous ? Il n'empêche que cela ne décourage pas les membres de la Gainax et que cette échec n'a pas fait couler l'entreprise, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. L'espoir de la Gainax s'est tourné du côté des OAV , un marché fleurissant et qui attire les Otaku en manque d'animé à découvrir, cela tombe bien puisque la Gainax ne connait qu'une formule qui le définit tel un précepte : Des animés d'Otaku pour des Otaku, fait par des Otaku !   Cependant, on ne va pas se mentir c'est surtout la dernière chance pour la Gainax pour relever la barre, un nouvel échec serait fatal pour ces gens qui vivent un rêve de gosse. Pourquoi ? Et bien l'échec de leur précédant film les ont un peu mis sur la paille, ils ont subits des pertes financières....des grosses pertes financières ! Un succès permettrait de se refaire une santé, surtout dans le domaine des OAV.   "Hey Penpen depuis tout à l'heure tu parle d'OAV mais c'est quoi un OAV ?"   Ah Billy te voilà ! Mesdames et Messieurs laissez-moi vous présentez Billy, c'est un nouveau venu qui viens de découvrir (comme beaucoup d'entre vous) mes billets, il n'est pas toujours à jour mais ce n'est pas grave puisque l'on aime malgré tout et puis cela va un peu vous rafraichir la mémoire.   L'OAV ou Original video animation est l'équivalent du Direct-To Vidéo mais en matière d'animé japonais. Ces productions peuvent être aussi bien des séries que des long-métrage et même des épisodes bonus pour une série. Comme je l'ai dit plus tôt l'OAV est un marché rentable car contrairement au Direct-To Video qui subit une mauvaise image (production peu onéreux et de mauvaise qualité) l'OAV possède un statut plus noble au Japon, il faut voir ces productions comme des "exclusivités" voire même de la collection puisque très souvent c'était du tirage limité et qui dit tirage limité dit prix élevé...tout le contraire du Direct-To Video. Cette pratique permet à des gros studio de se faire de l'argent facilement en jouant sur une franchise (épisode Bonus) et cela permet à des petits studio de se faire un nom en plus d'un revenu conséquent, voici 3 exemples d'OAV différents :   - Sailor Moon Ami's First Love est un épisode spécial sorti en VHS avec d'autres épisodes spéciaux (Les puristes savent qu'il est d'abord sorti au cinéma est que de ce fait ce n'est pas réellement un OAV mais bon cela n'a pas empêcher la Toei de le sortir uniquement en VHS) - Ninja Scroll est un film sorti uniquement en VHS donc un OAV. - GunBuster est une série de 6 épisode sorti exclusivement en VHS donc un OAV   Voilà Billy tu sais maintenant ce qu'est un OAV, revenons sur Gunbuster. Dans le cas de Gunbuster, la série est sorti en trois casette de deux épisodes, la production à coûté environs 25 millions de yens (200 000 euros) et s'est vendu à 30 000 exemplaires à chaque volume. Ce petit succès permet à l'expansion de la série sous différent format comme le LaserDisc ou le Betamax (dérivé de la VHS) ce qui permet d'engendrer encore plus de bénéfice, bref c'est le succès !   C'est bien mais qui est derrière ce Gunbuster ? On retrouve Hideaki Anno en tant que réalisateur pour sa toute première réalisation, si on a en tête Neon Genesis Evangelion ou Nadia et le secret de l'eau on a tendance un petit peu à oublié GunBuster. Etonnamment ce n'est pas Yoshiyuki Sadamoto qu'on retrouve au Character Design puisqu'il était Chef-animateur, c'est Haruhiko Mikimoto qui prend ce rôle mais j'expliquerais plus tard pourquoi ce choix pour Gunbuster alors pas la peine de googliser.   Amano et Noriko sont les deux héroines principaux de Gunbuster.             'Til I make you take me on your mighty wings, Make you take me on your mighty wings across the sky   L'intrigue de Gunbuster est très simple en soi, Noriko est une adolescente de 16 ans qui intègre une école de....de.....pilote de mécha (je suppose vu que ce n'est pas vraiment précisé) et qui rêve d'aller dans l'espace comme son défunt père qui s'est sacrifié lors d'une bataille (qui a dit cliché ?). Malheureusement Noriko est loin d'être la pilote la plus brillante de l'école, disons qu'elle ferait pâle figure à côté d'une certaine Asuka Langley Sōryū, sauf qu'à la surprise générale Noriko et Amano sont les deux seules pilotes sélectionnées pour aller dans l'espace, non pas pour prendre du bon temps mais pour botter des culs aliens, Yeah ! Amano est typiquement la pilote douée et déterminée à être la number 1 (Asuka tu as de la concurrence). Plusieurs péripéties vont amener Noriko à prendre confiance en elle et à piloter le Gunbuster, un robot super géniale capable de tout pulvériser (mais pas aussi cool qu'une Eva hein ?).   Bon on commence par quoi ? Et bien pourquoi ne pas commencer par le "délire" de Gunbuster, son concept en tant que série de Mécha est un étrange mélange entre ce que sera une des marques de fabrique de la Gainax , c'est à dire beaucoup d'exagération et de sensationnel qui croise une toute autre série très populaire à l'époque. Cette série est The Super Dimension Fortress Macross ou tout simplement Macross qui avait sensation en 1982 mais c'est surtout le film Macross Do You Remember Love (un de mes films préférés) qui marque les esprits, film auquel la Gainax avait travaillé en tant que studio de soutient, tout se rejoint. Sauf qu'à la Gainax "refaire" une série à la Macross n'est pas suffisant parce que quitte à faire du Macross autant en faire qui se rapproche le plus de la série original et savez vous comment on peut faire ça ? On fait des références ? On reprend une intrigue similaire ? Des thèmes similaire ? Et biens à la Gainax ils ont fait mieux que ça, ils ont embauchés Haruhiko Mikimoto qui n'est rien d'autre que le Character-Designer de Macross, la classe absolue ! C'est d'ailleurs pour ça que les filles et les "aliens" font très Macross sans oublier que le Gunbuster est un mécha qui peut se détacher en vaisseau ce qui fait penser aux transformations des valkyries dans Macross.   C'est cool de voir du Macross à la Gainax mais Gunbuster c'est aussi une autre étrange mélange, une autre série à aussi servi de base au concept de cette animé, il s'agit de Ace o Nerae! (Jeu,Set et Match chez nous) un Shojo très populaire au Japon et qui parlera au plus anciens d'entre nous (Le JDG en parle d'ailleurs). A ce moment vous vous dite : "Pourquoi s'inspiré d'un Shojo sportif ?" Pour faire simple, Hideaki Anno a été rapidement influencé par le Shojo (ce qui se verra plus tard dans Evangelion avec les inspiration de Sailor Moon) par une amie d'enfance, une certaine Ritsuko....ce prénom parlera aux fans mais on est là pour du Gunbuster. J'expliquais donc que le réalisateur avait été inspiré par Jeu,Set et Match mais dans le cadre de Gunbuster, il s'agit plutôt d'une parodie, pour ceux qui ne l'ont jamais vu on y voit des mécha faire des pompes......ça veut un peu tout dire !   Pour terminer les influences de Gunbuster, on notera également que le studio s'est inspiré d'un film culte des années 80, si je vous dit Berlin ? Avions ? Tom Cruse ? Il y a des chances que vous me répondez Top Gun et c'est effectivement le cas. D'ailleurs la subtilité du titre original de l'œuvre : Gunbuster Top wo nerae ! Est en réalité un croisement entre les noms de Top Gun et Ace o Nerae! J'aime bien ce genre de détails.
Donc résumons, Gunbuster est un mélange entre Macross, Top Gun et Jeu,Set et Match le tout par les gens qui ferons plus tard Evangelion, si cela ne vous donne pas envie de le regarder, d'autant qu'un certain Cristhopher Nolan s'en est inspiré pour faire son film Interstellar notamment pour un sujet précit mais j' reviendrai plus tard.   Si cette étrange combinaison à permis à Gunbuster de ce démarquer de ces concurrents, il reste cependant connu pour autre chose, il y a d'abord la Gainax Pose qui consiste à reprendre une pose précit de Noriko dans l'animé mais qui est tellement badasse que d'autres production y feront référence. Sinon, il y a aussi (et surtout) un autre élément dont j'en avais également déjà parlé dans le passé mais Gunbuster est le premier animé à créer un type de fan-service, le Gainax-Bounce ! Si vous ne savez pas ce qu'est le Gainax-Bounce, sachez que les images parle mieux que les mots.   La très célèbre Gainax Pose inventé par Noriko en personne !   Pour les quelques-uns qui auraient un doute concernant la définition exacte du Gainax-Bounce il s'agit tout simplement d'une animation réaliste de la poitrine, ce qui fait une bonne transition avec l'animation général de l'animé. Pour 1988 c'est magnifique, ça n'a pas vieillit d'un pouce, les combats sont superbement bien animé, comme j'aime bien le dire c'est propre ! Regardons un court extrait pour vous donner une très vague aperçu de la qualité de l'animation :     Et on n'oublie pas de gueuler le nom de l'attaque pour être encore plus stylé !   Vous aurez également remarqué que la mise en scène est très "Gainax" c'est à dire gigantesque, incroyable, on en fait des caisses et ça rend le tout épique. Cependant Gunbuster joue sur deux bord, d'abord le gigantesque comme je viens de le dire mais également le réalisme de la série.   En effet, Gunbuster comporte pas mal de terme scientifique concernant en particulier le domaine spatiale comme les trous noirs ou la Dilatation du temps (en gros le temps passe plus vite dans l'espace que sur Terre, élément qui sera repris pour le film Interstellar). Ce dernier point va prendre beaucoup de place dans l'intrigue vu que cela va affecté les personnages.   Ce qui m'amène à l'intrigue qui était plutôt complexe pour l'époque, perso il n'est pas si compliqué que ça, on est loin de terme ultra complexe à coup d'AT Field ou de Moteur S². On y suit l'initiation de Noriko dans un monde froid et glacial qu'est l'espace mais elle devra affronter les préjugés de sa sélection pour aller dans l'espace, les filles jalouses et un poil à cran et bien sûr les aliens qui ne ressemble à rien et qui tue tout ce qui voit parce que.....parce que ce sont des aliens.   Alors oui l'intrigue au début est assez décomplexé avec des mécha qui font du sport ou le fait que la narration est assez classique avec un coach qui va amener Noriko à repousser ses limites, bref il manque plus que la chanson Push it to the limit est on est dans l'ambiance. Mais comme je l'ai dit cela ne va pas durer puisque dès le second épisode on va comprendre qu' Hideaki Anno va parler d'un sujet qu'il aime beaucoup : Les Traumatismes lié à la perte d'un être cher ! Ajoutez à cela les morts lié au batailles, la menace incompréhensible de ces aliens et le manque de confiance de Noriko pour vous rendre compte qu'on ne rigole plus comme le premier épisode. Je tiens quand même à précisez qu'on est loin d'un Evangelion avec ces héros à la limite de perdre les pédales (si ça rassure certains de mes lecteurs).   L'ost de Gunbuster est typiquement dans l'ambiance de l'animé, c'est à dire de l'épique et de la pop 80 mais également beaucoup de mélodie mélancolique. On le doit à Kōhei Tanaka qui est connu pour son travail sur One Piece mais également les jeux vidéo Sakura Wars et Alundra ! Écoutons quelques extraits :   - Thème du Gunbuster   -Thème de Noriko   -Thème de combat   Peut-être serais vous d'accord avec moi mais je trouve qu'il est assez proche d'Evangelion dans son OST ou plutôt qu'il y a pas mal de similitude.   On retrouve rapidement l'écriture d'Hideaki Anno concernant la souffrance de ces personnages.        I need to walk on the wire just to catch my breath, I don't know how or where but I'm goin' it's all that I have left   Je ne vais pas vous mentir mais j'ai pas vraiment de défaut à reprocher à Gunbuster mais je vais toute de même chipoter sur quelques détails. D'abord, la série est court, très court puisqu'elle ne possède que 6 épisodes et implique forcément des défauts comme un manque de développement concernant l'univers. Bien sûr pour ceux qui ont vu Gunbuster ce n'est pas si grave dans ce cas là puisque l'intrigue est très codifié dans le genre Mécha mais quelques questions reste en suspens. Je pense en faite à Kazumi Amano concernant sa volonté d'être pilote, la question que je me pose est pourquoi est-elle pilote ? Parce que pour Noriko c'est très claire mais pour Amano ,bah on ne sais pas ! Je pourrait dire de même pour Jung Freud, une jeune pilote de l'URSS en 2023 dont on ne sais pas grand chose non plus....attendez l'URSS ? Je croyais que c'était la Russie.....   C'est un petit dommage que l'animé ne prend pas son temps pour développer un peu le contexte, c'est aussi le bémol des séries courte que de devoir être rapide dans son intrigue mais il faut comprendre qu'au vu des circonstances du studio il était impossible pour eux de faire quelque chose d'aussi complexe. Ils ont tout misé sur la mise en scène et l'animation est le pari à marché au détriment d'un approfondissement de l'univers mais cela reste assez appréciable pour ne pas être perdu dans l'intrigue.   Il faut savoir que suite au succès de Gunbuster il connut une version cinématographique....en 2006. Pour être très franc si j'avais aucun reproche à dire sur la série original, ce n'est pas le cas du film. On retrouve toujours le même problème dans ce genre de production puisqu'il s'agit d'une simple transposition de la série au cinéma mis bout à bout....ou presque.   Parce que quitte à faire un film de ce type autant mettre l'intégralité de la série dans le film d'autant que Gunbuster ne dure que 2 H à tout casser mais non, le film dure 1H30 et ce permet même de virer un personnage (adieu Jung Freud) ou encore de charcuter le scénario, souhaitons la bienvenue à des scènes hors-contexte que si tu n'a pas vu la série tu ne comprend pas....alors qu'elle est l'intérêt de regarder le film ? Aucun !   Sauriez vous reconnaitre les petites références dans ces deux images ?   Concernant mon avis par rapport à Gunbuster, je dois bien admettre que je ne l'ai pas autant apprécié que je le voudrai. C'est assez étrange comme sensation puisque je considère que je l'ai bien aimé voire même que c'est un classique qu'il faut voir mais j'ai mis beaucoup de temps à le regarder alors qu'il est très court (la sortie du dernier film Evangelion a peut-être aussi joué sur ce visionnage tardif ). Il faut dire aussi que Gunbuster est dans son délire et qu'on est encore loin d'un Evangelion ou d'un Nadia qui sont deux projets bien plus ambitieux. Je ne dit pas que Gunbuster n'est pas ambitieux mais je vous rappelle une fois encore que la Gainax était dans la dèche et qu'il fallait remplir les caisses.   Cependant, Gunbuster a permis à Hideaki Anno de créer de A à Z un univers et d'écrire comme bon lui semble comme Le Chateau de Cagliostro pour Hayao Miyazaki. On y voit les prémisses d'Evangelion (décès d'un proche, coopération avec un équipier pour s'en sortir, l'initiation dans un monde terrifiant etc....) mais il sait être avant tout divertissant et c'est tout ce que l'on demande d'un animé.   Pour finir rapidement, sachez qu'il existe des sortes de mini-série dans la série qui s'appelle Gunbuster Science Lessons. Cette mini-série composé de 4 épisodes sur les VHS originaux se verront ajouté de deux épisode en 1994 lors d'une réédition. Ces épisodes dure à peine deux minutes et servent surtout à expliquer aux spectateurs quelques notions lié à l'espace ainsi que des théories scientifiques, on retrouve toujours cette volonté de "réalisme" mélangé aux spectaculaires, sauf qu'ici c'est plus un cour qu'autre-chose. Mention spéciale à l'épisode 06 qui parlent du système solaire et évidemment on ne s'est pas privé pour faire une référence à.....et bien regardez pour le savoir !   Les plus grands connaisseurs auront remarqué la présence de la planète Nemesis qui est un autre clin-d'œil à ce même animé.   petite anecdote d'ailleurs, Noriko explique qu'elle n'a pas eu le temps de faire les autres cosplay mais en réalité en 1994 on n'était qu'à la deuxième saison, les autres guerrières n'existaient pas encore !
  Certains personnages auraient vraiment mérité un plus grand développement....c'est moi ou Jung ressemble à Meryl et Le coach à Miller dans Metal Gear Solid ?        Turning and returning to some secret place inside, Watchin' in slow motion as you turn my way and say: Take my breath away ! (Conclusion)   Alors faut-il consacré deux petites heures pour regarder Gunbuster ? Je crois que cela parait assez évident comme réponse : Bien sûr que oui ! L' avantage est que cette série est parfaite pour se lancer dans le monde des Mécha, regarder un animé des années 80 et découvrir le style Gainax !  C'est un classique un peu oublié sauf pour les fanas de gros robot que je vous recommande mais qui est pas évident à trouver, en effet la série originale n'a pas été réédité depuis un petit moment et on le trouve rarement à un bon prix (c'était encore pire il y a 3 ans de cela !), par contre vous pouvez toujours trouver la version du film mais bon malgré tout ce que j'ai dit sur ce film ça reste toujours un moyen de découvrir Gunbuster, on fait avec ce qu'on a !   En tout cas, Gunbuster est un très bon animé qui a bien vieillit alors si vous voulez regardez un animé épique avec ces personnages haut en couleur digne d'un Gurren Lagann alors vous savez ce qui reste à faire 😉 Ce billet fut relativement assez court mais c'est pour préparer celui du mois prochain qui sera plutôt long (voire en 2 partie) car on va finir une série qui dure et dure....je crois en avoir trop dit.   N'oubliez pas de jeter un rapide coup d'œil sur mon avis du dernier film Evangelion 3.0 + 1.0 (et oui il est enfin sorti)  Sur ce bon fin de vacance !   Allez faite moi bruler vos boulons !
 

DrunkenPenPen

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Loup Solitaire- Steam

Monument dans le petit monde des LDVELH, il était logique qu’un jour une aventure du Loup Solitaire se faire un chemin dans le format vidéoludique, ce dernier ayant déjà accueilli des adaptations de livre-jeux existants (comme l’excellente adaptation de Sorcellerie! par Inkle) ou des œuvres originales, à la qualité variable (tel An assassin in Orlandes). Produite lorsque le regretté Joe Dever était encore de ce monde, cette version Steam d’une aventure inédite peut donc avoir de quoi attirer la curiosité des fans et, pourquoi pas, achalander des personnes ne connaissant pas l’univers en question. Et s’il y a des efforts méritoires pour nous offrir des tribulations montrant leurs racines dans le genre papier, il serait malavisé d’ignorer les défauts qui guettent le soft comme autant de Gloks pernicieux… Partons en expédition pour découvrir ce qu’il en est précisément, ami Lecteur : prenez un havresac taille XXL rempli de potions et de munitions, le chemin sera périlleux !    Les déplacements « principaux » se font sur diverses cartes, qui ajoutent un degré d’immersion bienvenue.   De neige et de cendres   Pour ceux ne connaissant point l’univers de Loup Solitaire, le jeu vous expose un récapitulatif suffisant : vous êtes le personnage éponyme, dernier survivant d’un ordre de guerriers possédants des dons surnaturels, les autres seigneurs Kaï ayant été tué par les Maîtres des Ténèbres. Après avoir récupéré la seule arme capable de tuer un tel être – la Sommerswerd – et réglé son compte à un traître dans le grand nord, le roi vous a accordé un Novicomté. Être propulsé dans les rangs de la noblesse, c’est bien, mais il faut évidemment aussi administrer son fief. Or, plus aucune nouvelle n’est parvenue depuis Rockstarn depuis un moment, aussi VOUS décidez d’aller enquêter, en avance des troupes royales alertées. Cela ressemble quelque peu au pitch du quatrième volume du premier cycle et sans surprises, lorsque vous arrivez à Rockstarn, c’est la désolation : bâtiments en ruines, bâtisses pillées, cadavres dans tous les sens, Gloks (d’affreuses créatures goblinoïdes) errant dans tous les coins. Vous trouvez rapidement Léandra, une survivante et fille d’un inventeur local, apprenant alors qu’un seigneur de guerre a attaqué la ville pour son minerai rare, le bronin, ainsi qu’un prototype mystérieux qui pourrait conférer aux Maitres des Ténèbres un avantage militaire effroyable… Votre mission est alors aussi simple que claire : empêcher qu’une telle chose se réalise et sauver ce qui reste des habitants de Rockstarn, secondé en cela par l’impétueuse Léandra. Ce qui sera loin d’être une mince affaire et on retrouve bien là l’habitude du dernier des Kaï à se re trouver empêtré dans des situations désastreuses ! L’histoire n’est pas la plus palpitante écrite par Dever, contenant néanmoins quelques rebondissements et moults opportunités pour notre héros de montrer sa vaillance. Elle est composée de quatre actes, chacun divisé en plusieurs chapitres, impulsant un rythme bienvenu et une durée de vie tout à fait honorable (une solide dizaine d’heures) même si, version numérique oblige, une bonne partie de ce temps ne sera pas dédié à la lecture- j’y reviendrai.   Si, malgré son nom, notre Novicomte a l’habitude dans ses aventures d’avoir une compagnie plus ou moins éphémère, cette version Steam tranche avec le reste par la présence marquée de Léandra, dont l’aide sera essentielle pour venir à bout de certains obstacles rencontrés. Cela invite à plus de dialogues – ce qui est rarement une mauvaise chose dans l’univers LDVELH, où cet élément manque parfois cruellement – tout en portant un vice inhérent, à savoir… La personnalité même de Léandra ! On pourra se réjouir de son intelligence, de sa langue bien pendue et son adresse avec une arbalète, tout en pestant contre sa propension à ignorer encore et encore vos paroles de prudence élémentaire, se jetant plus d’une fois et fort inutilement dans des situations dangereuses. Même si elle peut s’adoucir au fur et à mesure de l’aventure, sa défiance vis-à-vis de Loup Solitaire, qui affronte pourtant des épreuves que même un Seigneur Kaï confirmé pourrait avoir du mal à endurer, ainsi que ce comportement suicidaire, pourront quelque peu lasser, surtout qu’une bonne partie du désastre est de sa faute… Je ne m’étendrai même pas sur la possibilité de pseudo-romance qui se déclare inopinément quelques minutes avant la confrontation finale, à la fois malvenue et pas du tout dans le caractère de Loup Solitaire. Lequel, sans que vous ayez vraiment le choix, n’arrêtera cependant pas de devoir abandonner des personnes qu’il est supposé protéger ! Bref, si l’on retrouve sans peine l’ambiance propre à la saga et une structure assez familière, tout en ajoutant une pincée d’éléments intriguant (notamment dans les ruines Majdar) l’histoire proposée ne sera pas forcément un puissant moteur pour vous inciter à y revenir ; en tant qu’aventure se passant dans un cadre déjà établi qu’elle ne peut changer, cela demeure décent.   A défaut de paragraphes, lorsque vous aurez plusieurs options, une roue de choix sera affichée- comportant aussi bien des décisions « génériques » (approche prudente, directe, agile…) que l’utilisation d’une Discipline.   Pour le Sommerlund et pour le Kaï !   Votre aventure débutera avec une création de personnage où l’on vous demandera quel est le style de votre Loup Solitaire, ce qui influencera vos statistiques de départ : Force (qui influe sur les dégâts et la vitalité), Intelligence (déterminant votre jauge de pouvoir Kaï et l’efficacité de vos disciplines au combat) et Agilité (liée à vos chances de frapper, d’esquiver les coups ennemis et d’infliger des dégâts critiques ; elle détermine aussi votre endurance). On vous demandera également de choisir quatre Disciplines Kaï parmi huit, même si à l’usage certaines sont clairement moins utiles que d’autres. Fort étonnamment, là où la Guérison est essentielle dans les livres, ici, elle a extrêmement peu d’usages en-dehors des affrontements. Votre méditation (qui permet de régénérer votre vitalité, votre endurance et votre pouvoir Kaï au risque, selon les lieux, d’être attaqué par des ennemis) est suffisamment efficace sans avoir besoin d’être améliorée par la Guérison. En combat, la possibilité de régénérer entièrement votre vitalité et votre endurance est alléchante, mais d’une part, vous aurez un stock bien assez généreux de potions de soins, d’autre part, la Discipline de la Survie (l’équivalent de l’Art de la Chasse) vous permet de transformer vos attaques en drain de vie pour vous régénérer pendant un court moment, ce qui remplit le même office… Tout en vous offrant de nombreuses opportunités d’échapper à des occurrences néfastes ou de commencer certains combats de manière avantageuse ! Le Sixième Sens fait également figure de parent pauvre. Cette itération vidéoludique vous offre amplement l’opportunité de revenir sur vos pas et d’explorer, vous aurez assez peu l’opportunité d’utiliser cette Discipline. En combat, le Sixième Sens vous permet de savoir quand un ennemi va attaquer, information dont vous pouvez finalement tout à fait vous passer. Enfin, cette Discipline permet de savoir exactement comment résoudre la dizaine de puzzles avec le Cube Majdar.   Le cube en question, qu’il faut manipuler afin de le faire correspondre à la forme de la serrure. Prenez trop longtemps et il explose !   Ce qui enlève tout le challenge… Et si comme moi, ami Lecteur, vos aptitudes spatiales laissent fortement à désirer, vous pourrez tout aussi bien laisser le cube se mettre en surcharge, vous blessant mais se configurant ensuite pour correspondre à la serrure. Les objets de soin et les possibilités de méditation sont suffisamment nombreusx pour le permettre, ce qui au final, est à mettre au crédit du jeu, plusieurs de ces puzzles étant obligatoires. Le reste des disciplines est un peu plus probant, même s’il est quelque peu étrange que la communication animale, d’un usage modéré en-dehors des affrontements, permette d’invoquer littéralement un loup durant ces derniers ! Personnellement, la combinaison Maîtrise des Armes/Camouflage/Puissance Psychique (qui englobe ici aussi le Bouclier Psychique)/Survie a très bien fonctionné en difficulté Normale.   Là où dans les livre-jeux la gestion de votre inventaire doit être soigneuse car il est assez limité, ici, vous récolterez beaucoup d’objets. Repas pour se soigner à n’importe quel moment en-dehors des combats, potions pouvant régénérer une jauge précise, bombes incendiaires, armes, couteaux, carreaux d’arbalètes, anneaux, colliers et, c’est un point original, des matériaux de craft ! Arme, armure, sac, bouclier, étui à couteaux, arbalète, tous ces éléments peuvent être améliorés jusqu’à trois fois chacun. Malgré le côté quelque peu urgent de la situation et le fait qu’en tant que Novicomte vous auriez tout à fait la possibilité de régler vos dettes après avoir réglé le léger problème d’une invasion des forces de Naar, vous devrez également débourser moult pièces d’or pour vos achats et améliorations. Baste, cela procure un plaisant sentiment de montée en puissance de votre équipement et rentabilise les (bien trop) nombreux combats, tout en ajoutant un aspect de gestion des ressources. Et vu l’opposition, améliorer votre attirail et utiliser des pièces d’équipement supérieures ne sera pas optionnel pour rester au niveau, tout l’équipement (à l’exception du sac) conférant des bonis à vos statistiques. Attendez-vous donc à des allers-retours vers les marchands, qui vous proposeront aussi de vous reposer contre une modeste somme, ce qui sera plus d’une fois un signalé service.     Le jeu comportera quelques illustrations, légèrement animées, du plus bel effet.   Une lame d’espoir au milieu des ténèbres   Votre progression sera guidée par un journal qui se mettra à jour au fur et à mesure des objectifs que vous devrez réaliser, même si vous n’en aurez certainement pas besoin pour garder le nord narratif en vue. S’il existe ainsi quelques zones et quêtes secondaires (comme retourner sur ses pas dans les tunnels Majdars, équipé d’une carte de l’ennemi indiquant des caches secrètes- rien de terriblement excitant, pas même les récompenses associées) les variations viendront majoritairement dans votre manière d’approcher une situation, plutôt que dans le chemin suivi. Les embranchements définitifs (opter pour un chemin qui condamnera la possibilité d’en prendre un autre) sont très peu présents, à l’exception notable d’un choix binaire dans la Forêt Engloutie : passer à l’ouest sur une voie lourdement gardée par vos ennemis, ou prendre un détour plus court sur un pont verrouillé par une porte Majdar. L’important est qu’on puisse très raisonnablement façonner le style de notre Loup Solitaire dans sa lutte contre les forces de Naar via des décisions qui, outre leur caractère narratif et leur impact direct sur la résolution d’un obstacle – par exemple utiliser votre Puissance Psychique pour déstabiliser un groupe d’adversaires avant de lancer l’assaut – joueront également un rôle sur l’évolution des stats de votre personnage. En effet, à chaque fin de chapitre (qui s’accompagne le plus souvent d’un combat plus ardu que les autres) vous gagnez un niveau et selon vos choix, vos scores de vitalité, d’endurance et de Kaï augmenteront plus ou moins, tandis que la montée en niveau aura l’heureux effet de vous régénérer entièrement. Cela comprend également en compte des décisions que le jeu veut vous vendre comme plus importantes, représentées par des dés violets. La première d’entre elle vous confronte à un survivant prisonnier des geôles de Rockstarn : s’il avoue être un voleur, il dément avoir effectué le meurtre pour lequel il a été incarcéré. Allez-vous le laissez dans sa cellule ou lui donner une chance de survie en le libérant ? Mis à part la dimension morale, la seule différence sera que si vous ne le libérez pas, vous n’obtiendrez pas son anneau, mais une paire de villageois vous en offrira un différent en sachant que vous l’avez laissé croupir ici ! L’impact est donc assez dérisoire et parfois, cela tiendra même du non-choix. Vous n’aurez ainsi aucun bénéfice à ne pas libérer un antique esprit Majdar, lequel, au contraire, ne sera que trop heureux de vous aider contre un puissant ennemi dans le secteur. Si l’aventure est agréable à vivre (ne serait-ce que par la qualité des descriptions) et que l’on se sent raisonnablement impliqué, le potentiel de rejouabilité n’est pas forcément excellent. La perspective de revivre la dernière partie peut notamment n’être pas enchanteresse : les obstacles ont déjà été nombreux et le jeu rajoute artificiellement une section où vous êtes capturé, alors que le chef ennemi avait toutes les raisons du monde de vous occire séance tenante. En marge, notez que vous aurez des QTE à accomplir (parfois) pour certains choix et l’utilisation de vos Disciplines en-dehors des combats, histoire, on peut le supposer, d’investir un peu plus le joueur, lui faire sentir que ceci est plus qu’un livre-jeu : une mécanique devenant répétitive et n’apportant au final pas grand-chose. Le mini-jeu de crochetage reste aussi assez anecdotique, comme dans Skyrim, vous pourrez pester devant vos crochets qui se brisent trop facilement, à moins que vous ne vous teniez le menton de façon perplexe en vous imaginant difficilement Loup Solitaire pratiquer une telle activité, assez peu dans ses cordes. Dans les faits, si le mini-jeu vous rebute, vous pourrez utiliser la manière forte, avec ou sans la Science des Armes- au risque néanmoins de briser une partie du contenu. Ce qui serait dommage, car pour être à la page face à vos ennemis, il sera judicieux de récolter autant de ressources que possible…     Les efforts pour faire correspondre les environnements des combats au lieu où vous vous trouvez n’empêcheront pas une certaine lassitude de s’installer.   A bras vaillant, rien d’impossible   Ce qui nous amène donc à un élément important du gameplay : les combats. Foin ici de dés, de table de hasard ou autres accessoires de ce genre. Les affrontements sont faits de successions de phases où Loup Solitaire peut agir (la barre jaune qui diminue) et de phases où il reprend son souffle, à la merci de ses adversaires. La clé de la réussite est donc de gérer soigneusement vos actions pendant votre « tour » et d’utiliser des actions défensives lorsque c’est impérieux pour préparer le « tour » ennemi, notamment vous mettre en garde avec votre bouclier, ce qui vous permettra, en réussissant un QTE, de parer un coup ou d’esquiver totalement. Pendant votre tour, vous avez 5 types d’action possible, chacune incluant un délai avant une nouvelle utilisation :   -          Attaquer avec votre arme/bouclier. Des études indéniables prouvent que cela reste encore la meilleure méthode pour tuer un ennemi. Au début de l’aventure, on vous aura demandé de choisir une arme parmi trois : épée, hache ou masse (peut-être auriez-vous adoré comme moi, ami Lecteur, de voir Loup Solitaire humilier les séides des ténèbres avec un simple bâton, mais on peut comprend que cette arme ne soit point proposée), chacune pouvant être utilisée plus ou moins rapidement et avec des dégâts différents. Dans l’absolu, notre Novicomte peut utiliser les trois, notez néanmoins qu’utiliser un seul type d’arme vous permettra de la maîtriser et d’améliorer vos techniques, la frappe lourde de la masse devenant ainsi susceptible d’assommer le tas de viande infortuné qui se reçoit le coup. Chacune des trois techniques de votre arme a un coût en endurance (laquelle se régénère pendant votre phase de récupération) a plus ou moins de chance d’être parée/évitée par l’ennemi. Sans surprise, une attaque rapide sera plus précise et moins puissante qu’une frappe lourde. Votre bouclier, outre la posture défensive qui sera essentielle à la survie plus d’une fois, peut également être utilisé pour assommer un antagoniste (tout aussi utile) ou pour faire saigner, infligeant des dommages sur la durée.   -          Dégainer le Glaive de Sommer. L’arme sacrée a posé des soucis d’équilibrage à Dever dans les livre-jeux, ici, il ne sera aucunement fair-play de la laisser au fourreau : vous en aurez grand besoin ! La technique de base est une vague d’énergie contre un seul ennemi, vous obtiendrez par la suite deux autres techniques touchant tous les ennemis. Toutes ont en commun le fait d’annuler le bonus d’armure adverse, c’est donc un coup d’ouverture judicieux, valant bien la dépense en pouvoir Kaï. Par ailleurs, vous regagnez du pouvoir Kaï à chaque fois que vous tuez un ennemi, encore plus si vous réalisez un finishing move avec un QTE. Le délai de réutilisation du Glaive est fort long, il est bien improbable que vous l’utilisiez plus d’une fois dans une bataille.   -          Utiliser une Discipline. Une seule fois à chacun de vos « tours », cependant elles feront régulièrement la différence. La Science des Armes vous permet par exemple d’attaquer à votre arme sans dépenser d’endurance pendant un tour, tandis que le Camouflage vous assure de toucher votre ennemi, augmente votre taux de coups critiques et vous permet d’esquiver pendant un court laps de temps.   -          Faire usage de votre arme tertiaire. Couteaux ou arbalète rétractable, soyons honnête néanmoins : en plus de vous faire passer pour Waylander, l’arbalète est plus efficace que les couteaux et remplacera avantageusement ces derniers après le premier acte. Difficile d’argumenter face à des carreaux empoisonnés et explosifs, en plus des carreaux normaux ! Cette arme ne coûte rien en endurance et peut donner l’impression d’être de la sorcellerie comme notre héros peut enchaîner les actions dans un laps de temps très court ; pour autant, ces dommages pourront aisément faire la différence pour achever un ennemi ou réduire sa santé sur la durée.   -          Utiliser un objet. Plus d’une fois, la survie du Magnamund sera assurée par la capacité de Loup Solitaire à boire moult potions !   Nous avons donc là un système de combat assez complet (en notant également la présence de statuts négatifs) qui, avec l’adjonction d’un système d’amélioration d’équipement, nourrit fort bien le gameplay… Quitte à être bourratif. Loup Solitaire pensera en effet à un moment que le dieu Kaï devait être avec lui pour lui permettre d’abattre autant d’ennemis, présence divine ou pas, le constat est clair : les combats sont simplement trop nombreux, une quantité telle qu’elle pourrait facilement remplir trois livre-jeux. Difficile de ne pas ressentir alors une certaine lassitude lorsque la confrontation est le mot d’ordre même lorsque vous essayez de vous faire discret, les types d’ennemis devenant routiniers, comme les affrontements eux-mêmes à la longue. Une fois que vous avez compris quelle était la meilleure méthode, il y aura assez peu de variations à mettre en place ; les combats de boss pourront s’avérer plus aisés que des batailles « normales » mais fournies en ennemis- vous ne savez d’ailleurs jamais trop combien de renforts vont apparaître. Ce côté « abondance » nuit également du fait que le jeu vous oppose à beaucoup trop de Gourgaz et de Vordak, des ennemis censément formidables que vous finirez par broyer. C’est d’ailleurs assez désolant de pouvoir rencontrer de tels adversaires lors de batailles aléatoires… Car oui, en plus des multiples combats obligatoires, cette mécanique est également en place, ce qui pour le coup est réellement superfétatoire. Un côté frustration s’ajoutera à certaines instances belliqueuses, lorsque vous ne comprenez pas trop pourquoi l’ennemi a l’avantage, ou bien en raison d’un pattern d’attaque laissant perplexe. L’exemple typique est un Gourgaz qui martèle le sol, vous infligeant de lourdes blessures tout en vous assommant, vous laissant vulnérable à son prochain assaut durant lequel vous allez piteusement décéder. On comprend alors d’autant plus la nécessité de mettre le paquet durant le premier « tour » de Loup Solitaire… Pour toutes ces raisons, on pourra raisonnablement ne pas désirer se frotter au mode Difficile, la difficulté normale paraissant bien suffisante dans ce contexte.   Quant au final de l’aventure, il sera expédié de manière assez rapide… Et il est dommage que cette aventure, s’insérant dans une série nous habituant à des voyages lointains, se déroule en quelque sorte dans « l’arrière-cour » du fief de Loup Solitaire, un territoire où se dresse une forteresse manifestement maléfique sans que cela ait inquiété les gens !   « Loup Solitaire sur le sentier de la guerre »   Aspects négatifs -          Un pitch convenu -          Plusieurs Disciplines en-deçà des autres -          Le comportement stupidement téméraire de Léandra -          Dernière partie longuette -          Hacher du servant de Naar à longueur de temps -          Quelques moments de remplissage   Aspects positifs -          Chouettes illustrations -          Système d’amélioration d’équipement -          L’utilisation des Disciplines -          Bonne durée de vie -          Véritable mise à l’épreuve du héros -          Un système de combats avec de bonnes intentions     Pour ceux ne connaissant pas les LDVELH en général et la saga en particulier, cette aventure inédite sur Steam ne représentera pas forcément la meilleure des introductions, par trop axée sur l’aspect martial, délaissant le côté voyage et avec quelques instances ne correspondant pas nécessairement au caractère de Loup Solitaire. Les fans y trouveront là de quoi retourner un brin en Magnamund, sans forcément en retirer de quoi vouloir vivre plusieurs fois cette expérience, laquelle demeure un effort méritoire en la matière.

Aronaar

Aronaar

Evangelion 3.0+1.0 Thrice Upon a Time [Avis]

Il aura fallut pas moins de 15 ans pour Hideaki Anno pour donner à sa licence fétiche Neon Genesis Evangelion une nouvelle vision ,une nouvelle peau, un remake ! C'est hier soir que c'est achevé une longue attente pour les fans (presque 10 ans !) sur la plateforme Amazon Prime Vidéo, j'ignore le succès de ce dernier film à l'heure où j'écris ces lignes mais c'est loin d'être ma préoccupation première. Pour ceux qui ont l'habitude de me lire et qui savent que trop bien l'affection particulière que j'ai pour Evangelion vous vous êtes peut-être demandé si j'allais traité ce film, la réponse n'en n'était que trop évident, cependant cela ne sera pas une critique habituelle mais un simple avis sur le vif, un regard sur l'instant après à peine quelques heures son visionnage. Pourquoi un tel choix ? Pour différentes raisons, d'abord éviter l'erreur d'Alita Battle Angel écrit aussi sur l'instant et pas digne de mes autres billets; Le second choix est que ce Evangelion aura droit à un billet digne de ce nom mais pas tout de suite, il me faut digérer, disséquer la bête et cela prendra le temps qu'il faudra mais il était hors de question que je n'en parle pas alors un simple avis était le bon choix. Assez niaiser répondons enfin à cette question qu'on a tous sur les lèvres : Alors, Evangelion 3.0+1.0 Thrice Upon a Time est-il bien ? C'est ce que l'on va voir.....     Une des affiches du Film            Avant de dire quoi que ce soit.....   Il est bon de rappeler le but de ce billet, je pense que vous aurez compris le pourquoi du comment mais quelques détails sont à précisez :   1/ Ce qui va suivre est mon avis et n'est pas source de vérité, si votre avis est différent n'hésitez pas à donner votre vision des choses, ce billet est fait pour ça. 2/ Je ne serai pas totalement objectif, le fan-boy de la franchise va parler plus que le DrunkenPenpen habituel....quoi que ça a toujours été le cas, non ? 3/ Je vais Spoiler c'est évident mais rassurez-vous tout sera caché par l'onglet prévu à cette effet, alors si vous compter regarder le film, jouer le jeu ne lissez pas les spoils, ça vaut le coup croyez-moi. 4/ Mon avis n'est pas définitif, avec le temps je verrai ce film autrement donc rassurez-vous le futur billet de ce film ne sera pas une simple copie de cet avis. 5/ Ce billet ne sera pas aussi exhaustif qu'à l'accoutumé, normal c'est un avis sur l'instant donc n'ayez pas trop d'attente sur les détails de production ou autre. 6/ La lecture de mon billet sur Evangelion 3.33 sera probablement nécessaire car je ne vais pas m'attarder à résumé les anciens films (j'en ai déjà parlé).   Bonne Lecture mes Pingouins !             Evangelion 3.0+1.0 Thrice Upon a Time c'est quoi ?   Evangelion 3.0+1.0 Thrice Upon a Time, alias Evangelion 4.0, alias Evangelion Final (j'utiliserai ce dernier pour une raison évident de longueur) est un film d'Hideaki Anno 'créateur de la série originale), Kazuya Tsurumaki (co-réalisateur depuis la série originale), Katsuichi Nakayama (animateur clé de la série originale) et Mahiro Maeda (Le mec derrière le design des Anges de la série originale).   Il s'agit du film qui conclut la quadrilogie Rebuild of Evangelion qui est un projet de remake en chantier depuis 2006. La question qui vous viens à l'esprit est probablement pourquoi ce dernier film à mis autant de temps ? La réponse est Evangelion: 3.0 You Can (Not) Redo. Le rapport ? Et bien Hideaki Anno en a été très affecté par ce film au point qu'il a faillit prendre sa retraite à cause de ce film ! Ce film était trop personnelle et il s'est épuisé à le faire d'autant que la critique était assez mitigé à l'époque.   Il faut dire que ce troisième film à fait le curieux choix d'être un reboot en plein milieu du remake, d'où le bordel sans nom qu'a été ce projet. C'est Hayao Miyazaki qui redonna la motivation au bonhomme (Le vent se lève a été fait avec Anno) puis le film Shin Godzilla (Godzilla Resurgence) qui motiva Anno de terminer ce qu'il devait être achevé : Evangelion Final !   En bref, on retrouve l'équipe originale sur ce projet mais c'est pas ça qui vous interresse n'est-ce pas ?     Le film envoi de la pâtée en matière de mise en scène !               Ça raconte quoi Evangelion 3.0+1.0 Thrice Upon a Time ?   Le film commence par un résumé rapide des anciens films en.....3 minutes chrono, ouais résumé c'est vraiment pas ton point fort Anno 😅 Sinon on reprend là où le troisième film nous a quitté, Shinji est devenu une sorte de légume suite à son histoire avec Kaworu et est raccompagné par Rei et Asuka dans le désert rouge. Ils finissent par rejoindre le point d'extraction qu'Asuka avait demandé et......je n'irais pas plus loin parce qu'il n'est pas évident de résumer sans spoiler mais sachez que des évènements vont conduire à l'affrontement finale entre l'organisation Nerv et Willie, le groupe Rebel mené par une Misato discrète et un poil vénère.              Quand The End Of Evangelion rencontre Evangelion 3.33 You can (not) Redo   Avant de répondre à la question, je tiens à précisez que le film dure 2H30 et qu'il est coupé en deux partie, une première partie dans un village où nos héros ont trouvé refuge (cette partie dure une petite heure) et une seconde partie qui concerne l'affrontement final (partie qui dure 1H30 si vous avez suivie).   D'abord, j'ai adoré cette première partie même quelques heures depuis son visionnage je trouve cette partie incroyablement réussie. L'inquiétude que l'on pourrait avoir est de voir un début mou surtout quand on a encore en tête le précédent film mais il n'en n'est rien. On va de découverte en découverte ou plutôt de révélation en révélation, et oui on nous a pas tout dit concernant le troisième impact comme le fait qu'il y a des survivants et pas n'importe qui.....     Cette partie est très bien rythmé mais aussi assez émouvant notamment vis à vis de Rei que je trouve choupi, je crois que c'est la première fois depuis son sourire exagéré dans la série originale que Rei a fondu mon cœur de pierre (de la part d'un mec qui vante le kawaiisme absolue d'Hotaru dans Sailor Moon je vous rappelle), sérieusement elle est trop mignonne....ou d'une grande naïveté puisqu'elle est devenu sacrément ingénue. Comment ça ? Et bien notre petite Rei découvre la vie, les gens, les coutumes, les expressions comme bonjour ou au revoir, le remerciement, la sociabilité.....elle est clairement l'héroïne de cette partie. Vous l'avez compris, j'ai été beaucoup touché par les expériences de Rei parce que je me suis vu en elle, d'autant que ces scènes sont touchant voire attendrissant comme la scène où elle découvre comment on nourris un bébé, Anno réussit à nous donner une douceur dans un monde apocalyptique, voire Miyazakienne (j'invente des mots). On est entre l'attendrissement et le rire mais aussi entre la joie et la tristesse, tout se mélange mais c'est très bien fait, je pense que cette partie me marquera à vie.   Pourquoi je parle de tristesse ? Disons que c'est pas la joie avec Shinji et qu'Asuka passe son temps à passer à l'engueuler tout en étant à moitié dénudée, d'ailleurs le Fan-Service est présent mais assez discret je trouve. Cependant, la scène la plus triste est celle qui conclue cette première partie.....     ....je pense qu'il s'agit largement de ma scène préféré de ce film, voire de la quadrilogie !   Cette première partie est une véritable réussite pour moi surtout grâce à Rei !     Puis viens la seconde partie....et là c'est plus difficile pour moi, je dois admettre que je suis mitigé. Pourquoi ? D'abord, parce que le réalisateur a fait des choix qui amène un certains goût amer durant quasiment tout le reste du film....  

....on se retrouve avec pas mal de retardataire voire d'absent durant un petit moment et je trouve que cela créer un étrange vide, on va aussi se concentré sur des personnages qui n'ont pas (encore) de développement, sincèrement parfois j'en avais rien à faire que tel personnage pleurniche pour tel ou tel chose. Les scènes d'action sont peu nombreux (trois dont celui d'ouverture du film) et malgré qu'ils étaient impressionant....je suis sorti mentalement du film, j'étais plutôt concentré sur le développement mis en place dans la première partie mais il y a cette coupure qui casse tout, on se retrouve avec uniquement des personnages secondaire ou qui n'ont pas eu de développement (ou très peu) pour se concentrer sur l'action, je trouve cela dommage parce qu'il manque une forme d'enjeu ou de réelle implication.   Cependant, le dernier gros quart et son combat final totalement What The Fuck relève le niveau, non franchement Anno m'a mis plus d'une fois une claque dans la tronche dans ce film mais ce dernier quart : Whoa ! D'autant que le développement MindFuck digne de la série fait son retour en force, ça fera plaisir aux fans !     D'ailleurs mention spécial à ce "truc" lors de l'affrontement final qui est creepy, malaisant et va me faire beaucoup beaucoup de cauchemar, quand j'ai vu ce "truc" je me rappelle exactement ce que j'ai dit à voix haute : "Putain" et croyez-moi que ce mot est sorti du cœur !   Pour ceux qui ne voit pas de quoi je parle :

Alors autant vous dire que j'avais cette tête quand j'ai vu ce "truc" :   Ouais j'étais pas prêt....   J'ignore si le but était de ressentir ce que shinji ressentais dans le film The End Of Evangelion et bien c'était réussie !                   Le blanc au niveau symbolique c'est un peu lourdingue, non ? Même pour des funérailles....   Je vais être très franc, je ne sais pas quoi penser de ce film, j'ai envie de dire qu'il est le film qu'on mérite depuis le temps et que sa conclusion est probablement la plus jolie des conclusions que j'ai vu dans Evangelion (je reviendrais dessus) mais en même temps il souffre de beaucoup de maladresse dans son rythme avec une première partie parfait mais une seconde partie mou malgré l'action à la Gurren Lagane et un dernier quart qui reprend les choses en main.   Parce que oui, je trouve ce film maladroit notamment en ce qui concerne certaine explication laissé dans le flou depuis plus de dix ans. Le problème est que ce film doit expliquer ce qui s'est passé entre le second film et le troisième (non parce qu'on n'a rien expliqué dans le 3.33) mais en plus entre le troisième film et le quatrième, c'est à dire qu'est-ce qui passe durant que les héros sont dans le village, c'est quoi le plan de la Nerv et de Willie par exemple, sans oublier Mari qui j'attend depuis maintenant trop longtemps ne serait-ce une explication, un développement, un truc quoi !   Il faut croire qu'Anno a lu mes billets sur Evangelion parce qu'il donne enfin des explications, même pour Mari.....du moins je crois, vous allez comprendre. Le hic est que cela ressemble plus à du rafistolage qu'autre chose (oui je suis chiant), sensation que j'ai depuis la première partie du film notamment envers certaines insinuations dans le 3.33 qui s'avère être faux. Il y a aussi des explication en ce qui concerne des révélations qui explique le lien entre le 2.22 et le 3.33....     Sans oublier tout les nouveaux termes du film que l'on nous balance au visage, sincèrement si vous me demander mon point de vue sur la deuxième partie du film, je dirai tout simplement "J'ai rien pigé"                                                                                                                                                                                DrunkenPenpen 13 Août 2021   Il faut dire que ce film ne caresse pas les fans dans le sens du poil, c'est même plutôt le contraire et je vous préviens que si vous êtes fan vous allez faire deux trois crise cardiaque....     Même si j'ai la sensation qu'Anno fait des doigts d'honneurs à ses fans, cela reste gentillet contrairement à The End Of Evangelion qui était bien plus vénère.   Donc pour résumé, le fan-boy en moi a été déçu pour des broutilles de fans mais le Penpen objectif quand à lui à beaucoup aimé ce film car il s'affranchi de la licence.....peut-être même un peu trop. Ouais parce que franchement parfois j'avais plus l'impression de regarder autre chose qu'Evangelion tellement on est dans un délire à la Macross/Space Battleship Yamato mais c'est ce qui fait son charme à la fois. Je trouve également le film un peu trop long par rapport à son rythme cassé en pleine milieu de l'intrigue.   De plus, la première partie possède des décor MAGNIFIQUE, j'étais sur le cul sur certains paysages, même la technique était impressionnant avec de la 3D bien utilisé (mais qui vieillira hélas) et j'ai même appris qu'ils ont utilisé de la Motion Capture notamment pour.....le vous saviez quoi, le "Truc".   Il s'agit probablement du plus beau film de la quadrilogie !   Pour faire une rapide analyse, je pense que ce film est un miroir qui reflète la franchise Evangelion, il y a constamment des clins d'œil subtile aux anciennes productions que ce soit dans le remake, l'original, les films des années 90 et même Nadia et Le Secret de L'eau Bleu. Des plans voire animations issue de la série originale sont réutilisés comme s'il étaient en manque de budget (clin d'œil à la situation financière de l'époque ?) mais je pense que c'est surtout par hommage parce que ce film est un hommage à Evangelion mais aussi sa mort.   Oui ce film est selon moi le dernier souffle d'un vieillard qui dit ces derniers mots à ses enfants, la fin de ce film montre clairement cette appel de tourner la page (en plus d'être une dinguerie en matière technique), c'est presque un deuil que l'on nous impose mais je pense qu'Anno dit clairement dans ce film que c'est la Fin.....la vrai fin véritable de la franchise, il n'aura plus de production pour Evangelion, c'est presque un enterrement que l'on assiste.   Evangelion redeviens ce qu'il est censé être à la base: un animé ni plus, ni moins. On assiste à la dégénérescence de la franchise, on voit les travers des décors, on nous rappelle que c'est un film : Oui c'est un brisage du quatrième mur à coup de char d'assaut. Evangelion n'est plus, il faut revenir à nos vies, à la réalité comme c'est l'homme que je suis qui écrit ces lignes et non DrunkenPenPen.   Nos héros réalisent ce qu'ils sont vraiment, le film réalise ce qu'il est réellement, Hideaki Anno réalise qui il est véritablement, j'ai réalisé qui j'étais en faite. Oui Evangelion n'est plus mais il est quelques part, dans un coin de mon coeur et dans ceux des fans aussi et c'est avec beaucoup d'émotion et de bienveillance qu'Anno nous dit :   "Evangelion c'est fini mais il demeure dans nos cœurs à tout jamais"   Je crois que c'est ce que le film veut dire et j'accepte volontiers ce destin comme celui de ces personnages.   2 exemples de plan quasi-similaire avec la série originale (et c'est très souvent le cas)                   Bonne Nuit, Bonjour, Merci, Au revoir (Conclusion....du premier round !)   J'aurais voulu dire plus de chose mais je crois avoir dit l'essentiel, Evangelion Final retournera les cerveaux et les cœurs. C'est un film particulier que je regarderai à nouveau avec plaisir et l'analyse en sera excitant, je l'ai beaucoup aimé malgré une légère déception au fond de moi mais bon vivre c'est changer comme le dit si bien Anno.   L'ai-je aimé ? Je crois que c'est une question bien plus complexe qui nécessite une réflexion plus approfondie dans un véritable billet. En tout cas, si vous êtes d'Evangelion vous vous devez de terminer ce que vous avez commencer comme son réalisateur, j'ai fait ma part du travail et c'est avec beaucoup d'émotion dans mon cœur que je vous dit à une prochaine !   J'en ai loin d'en avoir fini, croyez-moi !   Bye Bye, All Of Evangelion Et encore merci !

DrunkenPenPen

DrunkenPenPen

Ys IX: Monstrum Nox

Après que la série Ys se soit davantage ouverte au public suite à l’excellent 8ème volet, l’attente du 9 était grande (du moins en ce qui me concerne). Annoncé comme plus sombre et se déroulant dans une ville, il y avait de quoi avoir des craintes mais ne boudons pas notre plaisir sur un très bon action RPG de plus. Très bon ? Disons que j’ai quelques réserves… Devenez vous aussi un Monstrum et arpentons la cité de Balduq pour mieux comprendre le souci.
  Ys VIII fut un véritable coup de cœur, je ne peux que vous renvoyer vers mon test pour savoir plus précisément tout le bien que j’en pense, mais surtout pour mieux comprendre ce qui ne va pas avec sa suite. Difficile de ne pas comparer, les deux jeux partagent le même moteur graphique, le même gameplay et sont disponibles sur globalement les mêmes machines. D’abord sorti sur PS4 en 2019 au Japon, puis 2021 chez nous, il fallu attendre quelques mois pour le voir porté sur PC et Switch. L’attente fut longue mais j’avais déjà quelques réserves. En effet, Ys a pour particularité, entre autres, de faire voyager dans une région précise un peu comme les Pokémon, donnant finalement un univers et un cachet à chaque volet. Si le VIII nous faisait parcourir les rives azurées de l’île de Seren, le IX prend place dans la cité pénitentiaire de Balduq. Aïe... ville + prison, pour une série qui mise sur l’exploration, ça semble plutôt mal parti.
Les premiers retours d’ailleurs vont à peu près tous dans le même sens : « c’est bien, mais pas autant que le VIII ». Il fallait s’y attendre, le précédent avait placé la barre tellement haut qu’hormis faire un peu mieux c’était difficile. Le souci ici, c’est qu’à peu près tout est un peu moins bien… Néanmoins pour se consoler la boite possède une fois de plus quelques cadeaux : jaquette réversible, 5 musiques à télécharger (à l’heure des OST sur YouTube ça n’a pas grand intérêt, mais ça reste mieux que 3 pauv' cartes) et un mini-artbook plutôt jolis.

Se plaçant chronologiquement après Ys Seven, Adol Christin et son ami Dogi continuent leurs voyages. C’est de retour en Gllia (l’équivalent de la France) qu’ils décident de faire une halte dans la ville de Balduq au bord de la Loire. Mauvaise idée, le royaume a été annexé à l’empire de Romun il y a 8 ans de cela et une garnison accompagnée de l’Ordre de la croix bleue (l’équivalant des Templiers) décident d’envoyer au cachot notre héros, qui soi-disant « sème le trouble » partout où il va. De fil en aiguille (ou de fourchette en cadenas) Adol parvient à s’échapper de sa cellule mais dans sa lancée il tombe face à la mystérieuse Aprilis, une sorcière qui lui jette une malédiction le transformant en Monstrum. Sous cette apparence alternative notre héros se retrouve avec de nouvelles capacités mais est condamné, avec d’autres compagnons, à rester dans Balduq. De plus ils doivent participer aux Nuits de Grimwald, sorte de dimension parallèle où pullulent des monstres appelés Larvas qui menacent la ville. Adol retrouvera en partie sa liberté, avec l’aide de Dogi et des gens rencontrés un peu partout, ils créeront un QG secret sous un bar : le Dent-de-lion. Le but sera donc de découvrir ce qu’il se trame dans la prison : pourquoi tant d’innocents sont-ils enfermés ? Qui est Aprilis ? Pourquoi la Nuit et surtout comment retirer cette malédiction ?                   Le début est des plus exaltant, mouvementé et laisse en suspens pléthore de questions. Qui ne trouveront majoritairement leurs réponses qu’à la quasi toute fin. Et oui, il faudra prendre son mal en patience, les scénaristes prennent un malin plaisir à épaissir certains mystères et avec les héros qui lâchent en continu un « hm, c’est mystérieux » s’avère un brin poussif. En définitive cela donne presque l’impression que l’intrigue pouvait tenir sur quelques pages mais pour éviter que le jeu soit trop court toutes les révélations sont retardées, donnant presque 2/3 où j’avais cette impression que l’histoire n’avançait pas. Surtout que le but de nos héros Monstrum sera toujours le même au gré des 9 chapitres : trouver une entrée dans la prison, dont les fondations semblent être un véritable gruyère, pour aller enquêter. J’ai dû louper un détail, mais pourquoi ne pas passer par le même passage ? Surtout qu’avec leurs dons spécifiques, il y a moyen d’esquiver les gardes. Bref, l’intrigue semble quelque peu cousue de fils blanc et les personnages qui en savent beaucoup mais attendent la fin/le bon moment pour déballer leur sac fait quand même artificiel, même si justifié. Certains mystères sont très saugrenus, ce qui permet de ne pas trop deviner la suite, néanmoins les explications apportées sont bonnes dans l’ensemble. Attendez-vous à beaucoup de parlotte dans ce volet sous le signe des trahisons et complots politiques. Pas vraiment ma tasse de thé. En ce sens la motivation des antagonistes est bien justifiée et garde un minimum de nuance évitant tout manichéisme. Cette fois Adol ne sauvera pas le monde d’un dieu, donc avoir une intrigue plus « humaine » change des canons du JRPG. Ce qui n’empêchera pas son lot de légendes anciennes, de guerre de jadis et de divinité. D’ailleurs, l’aspect plus mystique qui justifie les Nuits peut paraitre un brin hors sujet avec le reste mais ça ne m’a pas gêné car on reste dans un univers d’héroïque fantasy. Dans l’absolu, l’écriture est bonne et l’intrigue plaisante à suivre, heureusement en grande partie grâce aux personnages.

Adol, dit « Roi Rouge » sous sa nouvelle forme, fera vite la rencontre des autres Monstrum qui, vous vous en doutez, intégreront l’équipe au compte-goutte. Cet aspect « double identité » dans une ville donne à ce 9ème volet un p’tit côté super héros plutôt original dans ce genre de jeu. Pour combler la relative vacuité de l’intrigue principale, chaque chapitre (du moins les 6 premiers) se concentreront à chaque fois sur un personnage, permettant de mieux les cerner et de développer des histoires plus ou moins touchantes. Chacun d’eux s‘avère bien développé et évitent d’être caricaturaux. Alba Felis est une jeune fille pleine de bonne volonté mais manquant d’assurance, Falco est un teigneux vindicatif, Puppa une poupée amnésique et sans émotion, Furens Taurus est maternelle et enjouée, enfin Renegatus est maussade et direct dans ses propos.
Des personnages qui ont globalement tous un p’tit problème et dont cette aventure permettra d’en apprendre plus sur eux-mêmes et de se surpasser. Alba Felis est sans doute mon personnage préféré, présente très tôt, elle sera la compagne et la porte-parole d’Adol pour un bon moment. J’ai été tout particulièrement surpris sur la véritable identité d’un des membres, je ne spoilerai pas qui, mais il est question d’handicap physique. Il apporte alors une réflexion intéressante : et si la malédiction pour les uns, ne pouvait pas être une bénédiction pour d’autres ? J’ai trouvé son segment poignant, puisqu’il est aussi question d’un conflit père-fils, évitant le tire-larme facile. Risqué vu les sujets abordés. Aprilis quant à elle est taciturne et il faudra attendre aussi la toute fin pour comprendre qui elle est vraiment, mais je ne l’ai pas trouvé d’un grand charisme pour autant. Elle fait plus prof qui donne des infos à ses élèves Monstrum, qu’une alliée au caractère développé. Comme le VIII, une pelletée de quêtes permettra d’apporter un peu de bonheur aux citoyens ou membres de l’équipe, l’occasion de conclure chaque sous-intrigue de façon plutôt poignante ou mignonne.                     Parque des quêtes, vous allez en avoir et pas qu’un peu. Elles ne sont pas vraiment annexes car le jeu vous incite à les faire. Déjà, et c’est d’ailleurs le principal reproche que j’ai concernant Ys IX, c’est que le rythme est lourd et répétitif. A chaque début de chapitre il sera question d’obtenir des points Nox, qui sont récoltés soit en faisant des petits combats en ville (le temps est figé et il faut abattre 4-5 Larvas) en passant des portails disséminés, mais ça rapporte peu. Soit en accomplissant les nombreuses quêtes des citoyens et autres membres du Dent-de-lion. Et pour le coup ça en rapporte beaucoup ! Une fois le seuil de 100 Nox atteint, un portail d’une Nuit de Grimwald se matérialise près d’une zone jusqu’alors inaccessible par une barrière (dû à la malédiction, une excuse habile pour mettre des murs « invisibles »). Résolu, vous pourrez alors débloquer une nouvelle parcelle de carte pour faire avancer l’intrigue, puis donjon, puis phase « prison » avec un autre personnage à l’histoire parallèle (un peu comme Dana dans le VIII). Répétez ça à chaque fois et vous comprenez bien que le duo quêtes + Nuits freine considérablement les ardeurs d’aventurier. Autant je saluais le VIII pour sa véritable frénésie de son gameplay et de découverte sans cesse, autant le IX limite constamment la progression en plus d’être très linéaire. Deux zones annexes et les quêtes à réaliser dans un ordre de préférence, mais dans l’absolu tout le reste suit un rail précis dont il est impossible de s’écarter.

Mais bon, les quêtes sont-elles bien ? Heu… pff, vite fait. J’ai connu pire mais il y a mieux, ne serait-ce encore Ys VIII. La grande majorité d’entre elles se résument à aller parler à des PNJ ou se rendre à un endroit pour inspecter ou combattre. De ce fait d’un point de vue ludique c’est ennuyeux, même si certaines demandent de combattre quelques ennemis plus coriaces, voir même d’explorer un micro-donjon. Les quêtes sont très scénarisées (et donc bavardes) mais là où ça marche moins bien ici, je trouve, c’est que globalement on se fiche des habitants de la ville. Dans le VIII le scénario était plus resserré dans ses enjeux, les seuls PNJ étaient les survivants du camp et en ce sens chaque quête leur était dédiée pour les développer. Dans le IX, entre savoir pourquoi un paysan est malade et redonner la peluche perdue à une fillette, il n’y a vraiment pas de quoi se lever la nuit. Ça permet quand même de développer l’univers et les Monstrums.
Pour contrebalancer il y sera aussi question d’aider une résistance face aux Romuns ou obtenir encore quelques infos de la prison par exemple, mais très souvent ça donne plus l’impression de jouer les bons samaritains. L’intrigue ne bouge pas d’un iota pour autant et ajoutez à ça la mise en scène rigide/limité, il y a une soudaine sensation de lenteur dans la progression. Ça ne m’empêche pas d’aimer l’histoire, mais je trouvais que son prédécesseur était moins envahissant et se contentait d’être clair et efficace. Cependant là où le VIII donnait l’impression d’embrayer subitement sur une deuxième intrigue un brin exagérée, ici la transition entre les deux parties se fait de façon très naturelle, puisque les enjeux autour de la prison sont posés dès le début et sont plus terre à terre. Ce qui amène à un final pas vraiment épique.                   Si plusieurs chemins mènent à Rome, dans l’univers de Ys plusieurs chemins mènent au pénitencier, ce qui sera donc l’occasion d’arpenter des donjons qui y sont connectés. C’est finalement plus dans ces endroits-là que l’on joue vraiment à du Ys, mais si cela peut vous rassurer il sera quand même possible d’explorer les zones qui bordent la cité. Cependant (et c’est là encore une p’tite déception) Balduq occupe plus d’1/3 de la superficie de la carte et le nombre de zones explorables ne sont pas nombreuse : 7, en comptant la ville donc. D’ailleurs une bonne partie de la carte restera grisée, mais n’espérez pas encore découvrir de nouveaux lieux. Grosso modo la région de cet épisode est construite comme une grande ligne droite avec une double bifurcation au nord et Balduq au centre. On perd le côté « complexe-metroidvania » du VIII avec plusieurs embranchements ou aller retour pour découvrir de nouveaux chemins. Vu le nombre de quêtes (une quarantaine), il en va sans dire que les allers-retours dans les quartiers et le Dent-de-lion sont plus que nombreux.
Les zones extérieures beaucoup moins. On sent que les level-designer ont travaillé en priorité sur la structure de la cité, faisant d’elle la meilleure zone du jeu : visuellement cohérente et agréable à arpenter avec son lot de secrets et ruelles tortueuses. Monuments, coffres, pétales bleus et écrits sur les murs seront dispatchés aux quatre coins de la ville et seront à dénicher pour des grosses quêtes sur le long terme. Avec ses hauts bâtiments, son fleuve et sa colline où ce situe le quartier noble et la prison, il y a assez de complexité et de verticalité pour s’amuser à crapahuter de toit en toit.

Et oui, car Balduq sera le meilleur terrain de jeu pour exploiter vos dons. Chaque Monstrum possède un pouvoir qui lui est propre, enrichissant le gameplay par de nouvelles mécaniques. Adol peut se téléporter à des points précis (symbolisés par des halos rouges) dans son champ de vision, Alba Felis peut courir sur les murs, Falco permet de planer et… le reste je vous laisse découvrir. Mais si je vous parle des trois premiers c’est parce que ce sont tout simplement les plus utilisés de tout le jeu. Et encore, planer ne sera pas tant nécessaire, quelques endroits dans les donjons et c’est tout.
Il en va de même pour les trois autres compères, puisque ni Balduq ni les zones extérieures ne requerront vraiment leurs dons (tout juste pour une poignée de coffres annexes). Par exemple, les zones hors villes possèdent toute des falaises incurvées vous empêchant de grimper. Et ça présente une ambigüité : d’un côté c’est intéressant pour empêcher les zones d’être trop ouvertes et en ce sens l’on retrouve une construction en chemins à l’ancienne. De l’autre, c’est en partie renier le concept des dons, qui après réflexion rappellent beaucoup le principe des Objets d’Aventure du VIII qui permettaient aussi d’élargir ses horizons (respirer sous l’eau, double saut, etc.). Et c’est dommage, car c’est supposé être une des grosses nouveautés du jeu mais ne s’avère finalement pas assez pertinente.                      Ys IX reprend presque tout de Ys VIII. Normal me direz-vous, mais le VIII évoluait par rapport à ses prédécesseurs. Là on a vraiment l’impression de jouer au même jeu : mêmes graphismes, même inertie, mêmes contrôles, grosso modo les mêmes idées. Sauf que ce qui était pertinent sur une île avec un camp de survivants, l’est moins dans une ville occidentale. Le Dent-de-lion avec ses nouveaux arrivants n’est pas sans rappeler le camp et ses naufragés secourus, les Nuits de Grimwald sont les phases de défense de camp, les matériaux et la forge sont toujours là, mais en plus s’ajoute un classique système de monnaie qui n’apporte pas grand-chose, etc. Si vous avez lu mon test du VIII, il n’y a pas tant de raisons que je me répète concernant certaines petites subtilités ou le système de combat.
Mais dans le doute je vais faire bref : le gameplay est souple et nerveux, une touche pour attaquer et quatre techniques assignées aux quatre boutons (ABXY) peuvent être enclenchées pour faire de plus gros dégâts sur un certain périmètre. Elles consomment des PT, qui se gagnent en frappant normalement ou avec le temps. A cela s’ajoute le concept d’esquive au bon moment pour ralentir le temps, et de technique placée au bon moment pour créer une contre-attaque et ainsi réaliser des coups critiques dans un laps de temps très court. Enfin s’ajoute la mécanique de point faible, chaque personnage est dédié à un type de coup : tranchant, contendant ou perçant, qu’il faudra donc permuter à la volée selon le type d’ennemi afin de maximiser les dégâts. Voila pour le principal : simple, efficace, complet et un minimum technique.
Et rien de plus là-dedans ? Il y a une p’tite nouveauté, oui. Il y a toujours la jauge de Super Attaque (attaque très puissante autour du personnage) qui se charge en exécutant des techniques. La nouveauté cette fois c’est qu’elle se divise en deux niveaux, permettant de l’activer plus tôt, mieux encore lorsque l’on fait une première fois L+R le personnage rentre d’abord dans une phase de Boost qui décuple sa force et recharge ses PV et PT jusqu’à que la jauge soit vide. Mais avant que cela n’arrive, à vous de déterminer quand réappuyer sur L+R pour enfin utiliser la Super Attaque. Une très bonne idée donc qui apporte un peu d’attention/gestion. C’est tout, mis à part la possibilité de faire des attaques concentrées plus tard.

Ça fait chiche comme ajout. Et en plus on perd certaines idées comme le mini-jeu de pêche (bon, sachant qu’il y a moins de rivages je peux comprendre). Les Nuits de Grimwald, qui sont majoritairement imposées ici sont sensiblement pareilles que les phases de défense : des éléments sont à améliorer moyennant des matériaux : pièges, appâts, renforcement, etc. Puis dans une zone close vous exterminez des vagues de Larvas. La nuance c’est qu’il faut protéger un cristal qui peut être attaqué de toute part, contrairement à la palissade du VIII. Les ennemis apparaissent plus près de l’objectif que vous devez défendre et en ce sens les Nuits sont plus dures mais aussi bien plus intenses. J’avoue que c’est plus plaisant dans cet épisode mais ces phases purement beat them all ne sont toujours pas ce que Ys propose de mieux, surtout quand les dernières trainent en longueur.
Par contre les phases « Dynastie Warrior » ont laissé place à une nouvelle : la destruction de cristaux. Certaines Nuit de Grimwald prendront place dans un quartier ou un coin de plaine dans lequel une centaine de cristaux rouges seront placés, le tout avec plein de Larvas déchainés. Il faudra donc tout briser en moins de 5 minutes, mais il est possible d’abréger lorsque vous mettez au tapis un boss qui n’interviendra qu’après la moitié des cristaux détruit. C’est déjà moins bourrin et ça oblige à se déplacer, mais il y a trop de temps pour être véritablement sous pression et le coup de détruire les cristaux les uns après les autres dans des lieux déjà connus, ça ne semble pas bien inspiré et fait plutôt office de remplissage. Bref, pas mauvais mais pas super convaincant.                     Le reste est vraiment chouette je vous rassure ! Du moins quand on joue, soit quand on ne passe pas son temps à enchainer des cinématiques ou des Nuits bourrines. Dès lors qu’il est possible d’explorer et se battre rapidement, le jeu regagne en intérêt. Il faudra quand même attendre le chapitre 4 pour enfin se perdre dehors, surtout que l’autre petite « nouveauté » de ce Monstrum Nox, c’est que le level-design est plus ouvert ! Sans aller jusqu’à de l’open world, on sent clairement une volonté de s’en rapprocher. Ne serait-ce qu’avec Balduq qui est une très grande ville mais qui passé les GTA, Saint Row 4 et autre Assassin’s Creed ne semble pas si originale ou fraîche. Néanmoins ça reste encore rare dans le paysage du JRPG, ça m’a d’ailleurs pas mal rappelé Transville de One Piece Unlimited World Red.
Les zones extérieures ne sont pas en reste, notamment les deux plaines, où il y a quelque chose de grisant et excitant à s’y perdre. Fini le découpage en petite zone à la Final Fantasy XII, l’absence ou du moins la raréfaction des temps de chargement fait plutôt du bien et va avec cette idée d’action et découverte sans temps mort. Il n’empêche que les plaines sont quand même un peu trop grandes et donc un peu trop vides. Celle du nord s’en sort un peu mieux avec ses plateaux surélevés et murailles en ruines qui donnent divers petits secrets et chemins.

Les donjons quant à eux sont beaucoup plus linéaires et à part quelques grands espaces par moment, il y a plus une sensation d’arpenter un long couloir avec des ramifications qui bouclent ou sont des culs de sac. Etonnamment la plupart des donjons sont construits dans le même moule : une première moitié avec que des tunnels ternes, puis une seconde plus « naturelle » et espacée, comme un ravin aride ou même une caverne de lave (il y a aussi des égouts, hein, vous vous en doutez). Heureusement la variété sera de mise avec quelques petites idées pour diversifier l’exploration, mais par rapport au VIII c’est bien plus léger.
Surtout les 6 premiers donjons qui servent globalement à exploiter le nouveau don récemment acquis. Et à aucun moment ne cherche à complexifier les situations, ce qui passé la découverte fait un peu basique. Dans la caverne de lave par exemple, des courants d’air chaud vous font monter en planant, mais pourquoi ne pas avoir implémenté un réseau de vent descendant et ascendant dans le quel il faudrait se dépatouiller ? Non, l’idée reste dans sa forme de base, sans chercher plus loin. Comptez aussi quelques pièges et leviers à activer. Bien sûr on y retrouve de la plateforme, qui s’enrichit grâce au pouvoir de grimper permettant encore plus de souplesse et ainsi faire mumuse dans certaines situations à essayer de trouver d’autres façons de traverser ou accéder à un coffre. Ça c’est sympa !                   En suite, la frénésie l’emporte. Le cocktail plate forme-exploration-combats fonctionne toujours du tonnerre et si vous aviez adoré jouer au VIII, vous ne devriez pas bouder votre plaisir sur le IX. Mais clairement son rythme en dents de scie peut s’avérer usant et j’ai attendu plus d’une fois que le jeu me laisse libre de découvrir le monde à mon rythme en explorant. Heureusement aussi que l’histoire et l’univers tiennent suffisamment la route pour éviter d’avoir un jeu en demi-teinte. J’ai l’impression que le concept de la ville a complètement sabordé le déroulé. Cela oblige à créer un monde plus réduit (ce qui est paradoxal puisque les zones sont grandes et ouvertes) et forcément plus narratif avec le contexte + tout les PNJ qui s‘y baladent. Propice à des intrigues complotistes qui, sans rendre l’histoire complexe, ne la rend pas pour autant aussi efficace que le VIII. Enfin, il fallait trouver une excuse pour voyager et éviter que tout se règle en quelques heures puisque la prison est sous le nez de nos héros, ce qui explique les quêtes à rallonges. La durée de vie est par conséquent très bonne pour le genre, comptez une trentaine d’heure pour libérer Adol de sa forme de Monstrum. Sachant que j’ai pris mon temps et que j’ai bien complété la carte et terminé la quasi-intégralité des quêtes (j’en ai loupé une). Ah oui, parce que comme le précédent elles sont limitées dans le temps, mais c’est moins pertinent puisque de toute façon on est incité à les faire et pas de fin secrète qui en découle cette fois.

Cependant, le jeu s’avère moins complet… Moins vaste, et à par deux zones annexes comme susmentionné, il reste à tout compléter en apportant toute les recettes de cuisine à la nonne, trouver tous les coffres, explorer la carte à 100%, battre un boss caché, etc. Il existe 6 mini-zones optionnelles bien cachées dans Balduq, ce qui est une annexe plutôt intéressante. Mais niveau post-game, c’est un peu la déception. Aucun donjon bonus, même pas de mode galerie ! En revanche le boss rush reste très complet (et jouable à deux cette fois) avec difficulté et équipe personnalisable. A cela s’ajoute un New Game + avec choix des éléments à conserver (niveau, carte découverte, objets, etc). Hélas, on perd la fonctionnalité d’augmenter la puissance des ennemis faços Dark Souls, ce qui je trouve est plutôt dommage…
Bref, c’est certes une longue aventure, mais qui semble bien étirée et avec bien moins de contenu annexe que son prédécesseur (qui était déjà bien garni), donc ce n’est pas non plus rachitique dans le IX. Surtout que l’on peut avancer sans soucis puisque vous aurez plusieurs modes de difficulté permutables à tout instant. Cette fois le dernier (Inhumain) ne proposera pas de détruire vos flacons de potion après utilisation, sans doute pour éviter d’être coincé dans ce mode-là une fois choisi. Pour l’explication : la seule façon de se soigner se fait uniquement avec des potions limitées par vos nombre de flacons, des aliments peu efficaces ou des plats octroyant des bonus temporaires à l’équipe. Mais bon, en Normal vous aurez rarement besoin de tout ça, le jeu reste facile et j’ai dû faire une bonne partie en Difficile pour relever le tout, mais mon équipe prenait un peu de retard en niveau ce qui rendait certains boss un peu trop longs et ardus (alors que le reste passait).                 Les boss comme les ennemis, d’ailleurs, ont de bon design et certains d’entre eux ont des points faibles et un déroulé spécial. Les larvas auquel vous ferez face sont dans un style un peu « Sans-cœur » de Kingdom Hearts, je trouve, avec un côté plus « macabre ». Les monstres rencontrés dans les alentours sont plus classiques : rat géant, grosse plante carnivore et même des gobelins qui semblent tout droit sortir d’un The Elder Scroll. Le chara-design des protagonistes est assez recherché, mettant l’accent sur une forme d’animalisation (Alba Felis et sa queue et ses oreilles de chat, Furen Torus et ses sabots de fer et son serre-tête avec des cornes…), mais leur version en civil s’avère tout aussi réussie, bien que simple. Le souci c’est qu’il y a encore ce côté un peu lambda (que j’appellerai « manga générique ») pour les visages, mais on s’y habitue et chaque personnage à un code couleur qui lui est propre et permet de bien ressortir par rapport aux décors ternes. Ça ne vous a pas échappé avec les screenshot mais la ville est vraiment grise, faisant d’avantage ressortir les quelques éléments (PNJ, objets, ciel…). Après réflexion je pense que le choix de cette gamme de couleur permet à Balduq, et le jeu, d’avoir une identité au-delà de coller au concept de pénitencier sinistre. Chaque quartier de la ville possède son style, entre les bains à l’architecture provençale, le centre-ville plus normand avec sa cathédrale gothique, le quartier noble et ses rues plus propres et uniformes, etc. Mention spéciale au bas-quartier, complètement enfoncé dans une cavité rocheuse, avec bâtiments et pontons qui se superposent. En définitive, la ville a quand même son charme et possède quelques jolis panoramas. Les alentours s’avèrent étonnamment variés ! Forêt, mont et même une plaine aride. En définitive on arrive à un minimum voyager tout en restant dans des lieux homogène et cohérent. Juste dommage que plusieurs donjons soient vraiment plongés dans l’ombre, au point d’en devenir gênant si vous n’avez pas adapté la luminosité.
Il n’empêche que ça reste bien moins coloré et dépaysant que l’île de Seren. Pourtant il s’agit du même moteur graphique, adapté pour la PS Vita. Conférant encore ce rendu « PS2 en HD » qui n’est pas fameux sans être vilain, il y a clairement plus beau à côté. Le hic c’est que ça se permet de ramer, y compris sur PS5 ! Notamment dans Balduq, les chutes de frame rate arrivent et ça peut bien saccader quand il y a des Larvas. Là-dessus la version Switch trinque et ce n’est franchement pas mirobolant par moments. Lorsqu’il y a un déluge d’effets et d’ennemis lors des Nuits le jeu passe presque à 15 fps pendant 2 secondes, j’ai bien cru que la switch allait planter. Autrement dans les autres zones ça reste globalement stable à 30Fps, contre 60 pour les autres supports. Bref, ça fait vieux, mais j’y trouve un certain charme nostalgique. Après Falcom n’est pas un très gros studio, mais espérons que pour le prochain ils passent à l’étape supérieure.

La bande-son continue toujours d’être de qualité, rendant honneur au reste de la série. On retrouve la même équipe de compositeurs que le VIII, ce qui occasionne quelques sonorités et mélodies un peu dans le même ton que ce dernier. Toujours ce mélange rock-électro qui confère une pêche d’enfer et s’accorde plus avec le sentiment d’action et de précipitation que de vraiment coller aux lieux. Balduq étant plus calme, la musique le sera tout autant, avec plusieurs thèmes au fur et à mesure du jeu. Un peu lancinant au début (ça m’a fait un peu penser à du Dragon Quest), puis toute mignonne et guillerette, puis ma version préférée : un peu zen et mélancolique.
Je dirai que l’OST de cet épisode est aussi bien que celle du VIII, voir même un chouilla meilleur, il y a beaucoup de bons morceaux qui restent en tête ou touche. Il y a bien le thème principal (le thème d’Aprilis) que je trouve sympa sans plus, je préfère le thème de Dana. Sinon quelques musiques sortent du lot, comme le morceau du 3ème donjon et son saxophone qui donne une ambiance jazzy surprenante ou encore celle des zones montagneuses qui est pour moi la meilleure musique du jeu : épique, nerveuse et restant en tête. Le doublage aussi est de qualité, toujours le choix entre anglais et japonais, ce qui accompagne bien les nombreuses cinématiques. Bref la progression même freinée reste plaisante malgré tout. Et c’est bien là l’essentiel.  
3 Positifs :
+ L’OST, toujours superbe.
+ Balduq, un bon terrain de jeu.
+ Gameplay toujours aussi bon et diversifié…

3 Négatifs :
- … mais pas grand-chose de 9.
- Les quêtes et Nuits qui cassent le rythme.
- Dons pas suffisamment exploités.     Conclusion :
à défaut de renouveler ou faire évoluer la série, Ys IX : Monstrum Nox change surtout par son cadre et sa progression qui se résumerait de la façon suivante : « moins d’exploration, plus de blabla ». Mais plus de dialogues n’est pas synonyme de qualité et si vous vous attendiez à jouer à un jeu aussi jouissif que son prédécesseur, vous risquerez d’être un peu déçu. Dans l’absolu ça reste toujours aussi prenant, de par son histoire intrigante et son gameplay dynamique, ce IX est tout à fait recommandable dans le genre. En revanche si vous n’avez jamais touché à un Ys, j’insiste encore, mais jouez plutôt au VIII qui est encore l’apogée de la série. Maintenant qu’elle s’est essayé à un univers plus dark et une grande ville, espérons un futur plus radieux. Ma note: 16 /20

Paxdu92

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