En manque de produits d'appel en provenance d'éditeur-tiers, Nintendo regardait avec convoitise le Metal Gear Solid de Kojima, comme à l'époque le Resident Evil de Mikami. Par un échange de bons procédés avec plein de zéros derrière, Solid Snake est alors matérialisé sur GameCube, grâce aux efforts conjoints de Konami, bien sûr, mais aussi de Silicon Knights, l'équipe canadienne à l'origine d'Eternal Darkness. Ainsi le serpent a élu domicile dans un nouveau jardin.
Ceux qui craignent de rencontrer une I.A. à la traîne peuvent se rassurer, les gardes de Shadow Moses sont aussi malins voire plus qu'à l'époque de Sons of Liberty. Dans les faits, ils n'hésitent plus à envoyer des grenades dans le trou à rat qui vous servait de cachette, à venir en groupes pour vous stopper bien calés derrière leur bouclier pare-balles, et à s'enquérir de tout ce qui leur paraît suspect. Les nouveaux venus seront certainement mis à mal, le temps d'assimiler les codes de l'infiltration façon MGS. Heureusement, l'actualisation du gameplay profitera aussi à Solid Snake, notamment grâce au passage en vue subjective et au flingue anesthésiant. Le fils de Big Boss peut également passer d'un côté à l'autre d'une rambarde, s'y suspendre, faire des roulades, tenir en joue, collectionner les dogtags... Bref, toute la panoplie du nouveau Snake dans les environnements du premier MGS.